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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 23:00

Ces commentaires, trouvés sur le site "Église catholique en France", permettent à toute personne de bonne volonté, chrétienne ou non, de mieux comprendre la Bible, le livre le plus diffusé au monde, en

  • donnant des explications historiques ;

  • donnant le sens passé de certains mots ou expressions dont la signification a parfois changé depuis ou peut être mal comprise (aujourd'hui, "Béthel", "Bethléem", "écouter", "gloire", "Jésus", "germe", "mystère" ; je consacre une double page de mon blog à recenser tous ces mots ou expressions) ;

  • décodant le langage imagé utilisé par l'auteur.

Attention le texte écrit peut différer des versions audio (Radio-Notre-Dame) et vidéo (KTO TV) qui ont été modifiées par Marie-Noëlle Thabut, parfois pour les améliorer, parfois pour s'adapter aux formats imposés par ces chaînes de radio ou de télévision. Dans cette hypothèse, nous mettons en italiques les passages supprimés pour ces médias.

Je souhaite arriver à mettre ici, chaque dimanche, les commentaires de Marie-Noëlle Thabut. Ma seule contribution consiste à surligner les passages que je trouve les plus enrichissants et à écrire en rouge ceux qui parlent d'un thème qui m'est cher : la liberté (trois autres pages de mon blog sont consacrées à ces passages des Évangiles, du reste du Nouveau Testament ou de l'Ancien Testament qui parlent de la liberté). D'après Marie-Noëlle Thabut, "... si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c'est que nous ne les avons pas compris."

Version audio, trouvée sur le site de Radio-Notre-Dame (disponible seulement à compter du 12 juillet 2015).

En bas de page, vous avez désormais les versions vidéo des commentaires, trouvées sur KTO TV.

PREMIÈRE LECTURE – livre du prophète Amos 7, 12 – 15


En ces jours-là,
12 Amazias, prêtre de Béthel, dit au prophète Amos :
« Toi, le voyant, va-t’en d’ici,
fuis au pays de Juda ;
c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie
en faisant ton métier de prophète.
13 Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ;
car c’est un sanctuaire royal,
un temple du royaume. »
14 Amos répondit à Amazias :
« Je n’étais pas prophète
ni fils de prophète ;
j’étais bouvier, et je soignais les sycomores.
15 Mais le SEIGNEUR m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau,
et c’est lui qui m’a dit :
Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël. »

LA « MAISON DE DIEU » SUR LA TERRE
« Béthel » signifie tout simplement « maison de Dieu », comme « Bethléem » signifie « maison du pain. » « Maison de Dieu », c’est tout un programme ; et Béthel mérite son nom depuis longtemps : Abraham, déjà, y avait campé et le Seigneur lui était apparu ; en souvenir, il avait dressé là un autel (Gn 12, 8) ; on évoque là également le souvenir de Jacob : celui-ci en fuite après avoir peu élégamment déshérité son frère, avait reçu là néanmoins la promesse de l’assistance de Dieu. À deux reprises, le Seigneur lui était apparu (Gn 28, 12-19 ; Gn 35, 7-15) ; la première fois est restée célèbre sous le nom « d’échelle de Jacob » : alors qu’il dormait, la tête sur une pierre, il avait fait un songe : une échelle reliait la terre au ciel et des anges montaient et descendaient ; il avait appelé ce lieu « porte du ciel » (cf Jn 1, 51). Et les deux fois, le Seigneur lui avait réitéré les promesses faites à Abraham : « Je suis le SEIGNEUR, Dieu d’Abraham ton père et Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu couches, je la donnerai à toi et à ta descendance. Ta descendance sera pareille à la poussière de la terre… En toi et en ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre » (Gn 28, 13)… « Le pays que j’ai donné à Abraham et à Isaac, je te le donne ; à ta descendance après toi, je donnerai ce pays. » (Gn 35, 12).
Quand, des siècles plus tard, en 931, Jéroboam Ier, le roi du tout nouveau petit royaume du Nord, (né de la sécession des tribus du Nord, après la mort de Salomon), chercha à doter son pays d’un sanctuaire capable de concurrencer Jérusalem, le lieu de Béthel, si mémorable, était tout indiqué.
Et nous voilà deux cents ans plus tard, vers 750 environ, sous le règne de Jéroboam II ; c’est à Béthel, précisément, qu’Amos eut à accomplir sa très éphémère carrière de prophète : quelques mois à peine, probablement ; mais il a eu le temps d’en dire assez pour que ses prédications donnent naissance à un livre, le premier en date des livres prophétiques. Un livre très court (dix pages à peine dans nos Bibles), mais admirable : un souffle extraordinaire traverse ces pages et même si le prêtre Amazias a pu faire taire le prophète, rien n’effacera plus jamais ses paroles, puisqu’elles font désormais l’objet de ce petit livre. Il faut prendre le risque de le lire d’une traite et de se laisser emporter par la véhémence de ces neuf chapitres de propos plutôt musclés, bien représentatifs des prophètes de l’Ancien Testament. Amos use d’un style extrêmement imagé et varié qui alterne oracles solennels, visions étranges, récits quasi-journalistiques, et même parfois énigmes.

UNE « MAISON DE DIEU » BIEN MAL FRÉQUENTÉE
Quant au fond, on trouve bien chez Amos les deux axes de la prédication habituelle des prophètes : paroles d’espoir, promesses de salut pour ceux qui traversent une période difficile ; avertissements et même menaces à l’adresse de ceux qui oublient trop facilement les exigences de l’Alliance. Et sur ce chapitre, Amos a de quoi faire : partout il ne voit qu’injustices, règne de l’argent, corruption, écrasement des pauvres. Il ne mâche pas ses mots ; c’est probablement à Béthel même qu’il a dit de la part du Seigneur : « Je déteste, je méprise vos pèlerinages, je ne puis sentir vos rassemblements, quand vous faites monter vers moi des holocaustes ; et dans vos offrandes, rien qui me plaise ; votre sacrifice de bêtes grasses, j’en détourne les yeux ; éloigne de moi le bruit de tes cantiques, le jeu de tes harpes, je ne veux pas l’entendre. » (5, 21-23) ; au passage, il faut noter que le prophète Isaïe tonitrue à la même époque et presque dans les mêmes termes, à Jérusalem, cette fois (Is 1, 11-14).
Pas plus que les autres prophètes, pourtant, (pas plus qu’Isaïe à Jérusalem), Amos ne veut supprimer le culte ou les pèlerinages, ni même le sanctuaire de Béthel ; il ne sait pas que, cent ans plus tard, à peu près, le roi Josias supprimera tous les sanctuaires ; seul, le Temple de Jérusalem sera agréé comme lieu de pèlerinage ; mais on n’en est pas encore là. Pour l’instant on a le droit de célébrer des sacrifices à Béthel, mais il faut d’abord se convertir. Voici la suite de cette fameuse prédication : « Que le droit jaillisse comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable ! » (5, 24).
Traduisez : « Ne vous croyez pas quittes avec Dieu sous couvert de vos belles cérémonies ; commencez par vivre dans l’obéissance à la volonté de Dieu, c’est-à-dire la pratique de la justice. » Il faut dire que la corruption sévissait au point qu’Amos peut dire : « Ils changent le droit en poison et traînent la justice à terre. » (5, 7) ; « Je connais la multitude de vos révoltes, et l’énormité de vos péchés, oppresseurs du juste, extorqueurs de rançons ; ils déboutent les pauvres au tribunal. » (5, 12). Il va même jusqu’à se permettre un jeu de mots sur le nom de Béthel : la « maison de Dieu » est devenue « maison d’iniquité » (5, 5). Comme tous les prophètes, il rappelle que de telles pratiques engendrent toujours des catastrophes. Osée, son cadet de quelques années aura cette phrase magnifique et terrible à la fois, à propos, justement, de Samarie, la capitale du royaume du Nord : « Qui sème le vent récolte la tempête. » (Os 8, 7).
On comprend que le clergé local ait préféré se passer des services d’Amos ! Pour se débarrasser de ce trop bavard, on l’accuse de propos séditieux ; il est dénoncé auprès du roi pour incitation à la révolte ; c’est notre texte de ce dimanche (7, 10). Cette disgrâce nous vaut le récit de la vocation du prophète : éleveur de bétail dans le royaume du Sud, à Teqoa, dans les environs de Bethléem, rien ne le prédisposait à cette carrière inconfortable. Mais le Seigneur l’a « saisi », comme il dit, comment résister ?
« Un lion a rugi, qui ne craindrait ? Le SEIGNEUR Dieu a parlé, qui ne prophétiserait ? » (3, 8).

PSAUME – 84 (85), 9-10, 11-12, 13-14


9 J’écoute : que dira le SEIGNEUR Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles ;
10 Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

11 Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
12 la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

13 Le SEIGNEUR donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
14 La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

RETOUR D’EXIL : DU RÊVE À LA RÉALITÉ
Le psaume 84/85 a été écrit après le retour d’Exil du peuple d’Israël : ce retour tant attendu, tant espéré. Ce devait être un merveilleux recommencement : c’était le retour au pays, d’abord, mais aussi le début d’une nouvelle vie… Dieu effaçait le passé, on repartait à neuf… La réalité est moins rose. D’abord, on a beau prendre de « bonnes résolutions », rêver de repartir à zéro (nous en savons tous quelque chose !), on se retrouve toujours à peu près pareils… et c’est très décevant. Les manquements à la Loi, les infidélités à l’Alliance ont recommencé, inévitablement.
Ensuite, il faut dire que l’Exil à Babylone a duré, à peu de chose près, cinquante ans (de 587 à 538 av. J.-C.) ; ce sont des hommes et des femmes valides, d’âge mûr pour la plupart, qui ont été déportés et qui ont survécu à la marche forcée entre Jérusalem et Babylone… Cela veut dire que cinquante ans plus tard, au moment du retour, beaucoup d’entre eux sont morts ; ceux qui rentrent au pays sont, soit des jeunes partis en 587, mais dont la mémoire du pays est lointaine, évidemment, soit des jeunes nés pendant l’Exil. C’est donc une nouvelle génération, pour une bonne part, qui prend le chemin du retour. Cela ne veut pas dire qu’ils ne seraient ni très fervents, ni très croyants, ni très catéchisés… Leurs parents ont eu à cœur de leur transmettre la foi des ancêtres ; ils sont impatients de rentrer au pays tant aimé de leurs parents, ils sont impatients de reconstruire le Temple et de recommencer une nouvelle vie. Mais au pays, justement, ils sont, pour la plupart des inconnus, et, évidemment, ils ne reçoivent pas l’accueil dont ils avaient rêvé ; par exemple, la reconstruction du Temple se heurtera sur place à de farouches oppositions.
Dans le début de ce psaume 84/85, on ressent bien ce mélange de sentiments ; voici des versets qui ne font pas partie de la liturgie de ce dimanche, mais qui expliquent bien le contexte : le retour d’Exil est une chose acquise : « Tu as aimé, SEIGNEUR, cette terre, tu as fait revenir les déportés de Jacob ; tu as ôté le péché de ton peuple, tu as couvert toute sa faute ; tu as mis fin à toutes tes colères, tu es revenu de ta grande fureur. » (v. 2-4). Mais, pour autant, puisque les choses vont mal, on se demande si Dieu ne serait pas encore en colère : « Seras-tu toujours irrité contre nous, maintiendras-tu ta colère d’âge en âge ? » (v. 6). Alors on supplie : « Fais-nous voir, SEIGNEUR, ton amour, que nous soit donné ton salut. » (v.8).
Et on demande la grâce de la conversion définitive : « Fais-nous revenir, Dieu notre salut » (v.5) ; toute la première partie du psaume joue sur le verbe « revenir » : « revenir » au sens de rentrer au pays après l’exil, c’est chose faite ; « revenir » au sens de « revenir à Dieu », « se convertir »; c’est plus difficile encore ! Et on sait bien que la force, l’élan de la conversion est une grâce, un don de Dieu. Une conversion qui exige un engagement du croyant : « J’écoute… que dira le SEIGNEUR Dieu ? » « Écouter », en langage biblique, c’est précisément l’attitude résolue du croyant, tourné vers son Dieu, prêt à obéir aux commandements, parce qu’il y reconnaît le seul chemin de bonheur tracé pour lui par son Dieu. « Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles ».
Mais le compositeur de ce psaume est réaliste ! Il ajoute « Qu’ils (les fidèles) ne reviennent jamais à leur folie ! » (9c).

LE CHANT DE LA CONFIANCE REVENUE
La fin de ce psaume est un chant de confiance superbe, en quelque sorte « le chant de la confiance revenue », la certitude que le projet de Dieu, le projet de paix pour tous les peuples avance irrésistiblement vers son accomplissement. « La gloire (c’est-à-dire le rayonnement de la Présence de Dieu) habitera notre terre (10)… La justice marchera devant lui et ses pas traceront le chemin. (14)… Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent. » (11) : le psaume parle au présent ; pourtant, il n’est pas dupe, il n’est pas dans le rêve ! Il anticipe seulement ! Il entrevoit le Jour qui vient, celui où, après tant de combats et de douleurs inutiles, et de haines imbéciles, enfin, les hommes seront frères !
Pour les Chrétiens, ce Jour s’est levé depuis que Jésus-Christ s’est levé d’entre les morts, et, à leur tour, les Chrétiens ont chanté ce psaume, et pour eux, bien sûr, à la lumière du Christ, il a trouvé tout son sens. Le psaume disait : « Son salut est proche de ceux qui l’aiment » (10) et justement le nom de Jésus veut dire « Dieu-salut » ou « Dieu sauve » ; le psaume disait : « La vérité germera de la terre » ; Jésus lui-même a dit « Je suis la Vérité » et le mot « germe », ne l’oublions pas, était l’un des noms du Messie dans l’Ancien Testament ; le psaume disait « La gloire habitera notre terre », et saint Jean, dans son Évangile dit « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire qu’il tient du Père » (Jn 1, 14) ; le psaume disait : « J’écoute, que dira le SEIGNEUR Dieu ? » ; Jean appelle Jésus la Parole, le Verbe de Dieu ; le psaume disait : « Ce que Dieu dit, c’est la paix pour son peuple » ; lors de ses rencontres avec ses disciples, après sa Résurrection, la première phrase de Jésus pour eux sera « La paix soit avec vous » ; décidément, toute la Bible nous le dit, la paix, cette conquête apparemment impossible pour l’humanité, est pourtant notre avenir, à condition de ne pas oublier qu’elle est don de Dieu.

DEUXIÈME LECTURE – lettre de saint Paul aux Éphésiens 1, 3 – 14


3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ !
Il nous a bénis et comblés
des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.
4 Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde,
pour que nous soyons saints, immaculés
devant lui, dans l’amour. .
5 Il nous a prédestinés
à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ.
Ainsi l’a voulu sa bonté,
6 à la louange de gloire de sa grâce,
la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.
7 En lui, par son sang,
nous avons la rédemption,
le pardon de nos fautes.
C’est la richesse de la grâce
8 que Dieu a fait déborder jusqu’à nous
en toute sagesse et intelligence.
9 Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté,
selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :
10 pour mener les temps à leur plénitude,
récapituler toutes choses dans le Christ
celles du ciel et celles de la terre.
11 En lui, nous sommes devenus
le domaine particulier de Dieu,
nous y avons été prédestinés
selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :
12 il a voulu que nous vivions
à la louange de sa gloire,
nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.
13 En lui, vous aussi, après avoir écouté la parole de vérité,
l’Évangile de votre salut,
et après y avoir cru,
vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint.
Et l’Esprit promis par Dieu
14 est une première avance sur notre héritage,
en vue de la rédemption que nous obtiendrons,
à la louange de sa gloire.

LE « DESSEIN BIENVEILLANT » DE DIEU
Voilà peut-être la plus belle prédication de l’histoire chrétienne ! On pourrait l’appeler « L’hymne de jubilation » de Paul : dans le texte grec, ces douze versets ne forment qu’une seule phrase d’action de grâce ; Paul y déploie la grande fresque du projet de Dieu, et il nous invite à nous associer à sa contemplation émerveillée. Ce projet que nous avons pris l’habitude (avec la traduction œcuménique TOB) d’appeler « le dessein bienveillant de Dieu » est de rassembler l’humanité au point de ne faire qu’un seul Homme en Jésus-Christ, à la tête de la création tout entière : « Dieu nous a fait connaître le dessein bienveillant qu’il a d’avance arrêté en lui-même pour mener les temps à leur accomplissement : réunir l’univers entier sous un seul chef, le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. »
Première bonne nouvelle, Dieu a un projet sur nous et sur l’ensemble de la création ; l’histoire humaine a donc un sens, ce qui veut dire à la fois direction et signification ; pour les croyants, les années ne se succèdent pas toutes pareilles, notre histoire avance vers son accomplissement : nous allons, comme dit Paul, vers « la plénitude des temps ». Ce projet, nous ne l’aurions pas deviné tout seuls, c’est un « mystère » pour nous, car il nous dépasse infiniment, alors Dieu nous le révèle.
« Dieu nous a remplis de sagesse et d’intelligence en nous dévoilant le mystère de sa volonté ».
Dans le vocabulaire de Paul, un mystère n’est pas un secret que Dieu garderait jalousement pour lui ; au contraire, c’est son intimité à laquelle il nous convie. Il nous fait découvrir une autre sagesse, une autre intelligence que les nôtres, sous-entendu sa sagesse à lui, son intelligence à lui.
Deuxième bonne nouvelle, cette volonté de Dieu n’est qu’amour :
les mots « bénédiction, amour, grâce, bienveillance » parsèment le texte ; c’est également le sens de l’expression « à la louange de sa gloire » qui revient trois fois comme un refrain (v. 6, 12, 14).
En réalité, la première fois, il faudrait traduire : « à la louange de la gloire de sa grâce » :
c’est-à-dire que Dieu sera reconnu comme le Dieu de la grâce, ce qui veut dire « le Dieu dont l’amour est gratuit ». Déjà, le prophète Jérémie savait dire que « les projets de Dieu ne sont que des projets de paix et non de malheur » (Jr 29, 11) ; depuis la venue du Christ, nous savons mieux encore ce qu’est la volonté de Dieu : le Dieu qui n’est qu’amour (la communion trinitaire structure le texte) veut nous faire entrer dans son intimité : ce qui veut dire que nous pouvons toujours, en toutes circonstances, souhaiter « que sa volonté soit faite » : parce qu’elle n’est que bonne !

PAR LUI, AVEC LUI, ET EN LUI
Troisième insistance de ce texte : ce projet de Dieu s’accomplit à travers le Christ ; celui-ci est cité de nombreuses fois dans ces quelques lignes : tout advient « par lui, avec lui, et en lui », comme dit la liturgie : « Dieu nous prédestinés à être pour lui des fils adoptifs, par Jésus le Christ. » (v. 5). Au vrai sens du terme, le centre du monde, le centre de l’histoire humaine (l’alpha et l’oméga), c’est Jésus-Christ. Lui, le « Fils bien-aimé » en qui nous sommes « comblés de la grâce du Père » (v. 6), lui en qui nous serons tous réunis quand « viendra la plénitude des temps » (v. 10), lui en qui nous avons écouté cette Bonne Nouvelle (v. 13), lui par qui nous avons reçu « la marque de l’Esprit Saint » (v. 13). De toute évidence, ce rôle prééminent du Christ était prévu de toute éternité, dès « avant la fondation du monde » (v. 4). Le « mystère de sa volonté, ce que Dieu prévoyait dans le Christ pour le moment où les temps seraient accomplis… c’était de saisir l’univers entier… » Paul parle pourtant bien de « rédemption » au sens de libération (v. 7), mais le projet de la rédemption est second ; Dieu a de toute éternité projeté de faire de nous ses fils, et c’est seulement parce que nous manquons sans cesse le but que nous avons besoin d’être sauvés.
Providentiellement, la liturgie de ce dimanche nous fait chanter le psaume 84/85 qui est une variation sur le même thème ; et c’est peut-être bien le meilleur écho à la méditation de Paul : « J’écoute : que dira le SEIGNEUR Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple. Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre. Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice. Le SEIGNEUR donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin. »
————————————-
Complément
Une toute petite note pour ceux qui s’intéressent à l’histoire des textes : Paul connaissait bien la communauté d’Éphèse où il a séjourné deux ou trois ans : or, curieusement, on ne trouve dans la Lettre aux Éphésiens aucune allusion à des relations personnelles de l’auteur avec les destinataires ; par ailleurs, les thèmes abordés et le style employé témoignent d’une nette évolution par rapport aux écrits antérieurs de l’apôtre ; tout cela pousse certains spécialistes à penser que la lettre aux Éphésiens serait l’œuvre non de Paul mais d’un de ses très proches disciples qui aurait rassemblé la pensée de son maître peu après sa mort, donc dans les années 70.

ÉVANGILE – selon saint Marc 6, 7 – 13


En ce temps-là,
7 Jésus appela les Douze ;
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
8 et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,
mais seulement un bâton ;
pas de pain, pas de sac,
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
9 « Mettez des sandales,
ne prenez pas de tunique de rechange. »
10 Il leur disait encore :
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,
restez-y jusqu’à votre départ.
11 Si, dans une localité,
on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
12 Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
13 Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,
et les guérissaient.

CONSIGNES POUR MISSIONNAIRES
Voici les Douze au tout début de leur activité missionnaire : Jésus avait certainement formé depuis quelque temps déjà le projet de les envoyer ; puisque, dès le chapitre 3, Marc nous raconte qu’il les avait choisis dans ce but : « Il monte dans la montagne et il appelle ceux qu’il voulait. Ils vinrent à lui et il en établit douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher avec pouvoir de chasser les démons. Il établit les Douze : Pierre – c’est le surnom qu’il a donné à Simon -, Jacques, le fils de Zébédée et Jean, le frère de Jacques, – et il leur donna le nom de Boanerguès, c’est-à-dire fils du tonnerre -, André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, le fils d’Alphée, Thaddée et Simon le zélote, et Judas Iscarioth, celui-là même qui le livra. » (3, 16-19). Depuis, ils l’ont suivi partout et ont reçu son enseignement. Ils ont été témoins de sa puissance : les premiers chapitres de Marc rapportent de nombreux miracles de toute sorte.
Avec le texte d’aujourd’hui, voici que Jésus les envoie à leur tour, munis eux aussi du pouvoir de chasser les démons : « Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie… Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais. »
Il leur donne également trois consignes : aller deux par deux, n’emporter que le strict nécessaire, ne pas se laisser impressionner par la persécution inévitable, avec cette expression « secouer la poussière de ses pieds »..
Premièrement, aller deux par deux : cela semble une pratique habituelle de Jésus ; Marc en donne quelques exemples par la suite : par exemple, pour préparer l’entrée à Jérusalem : « Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, près de Bethphagé et de Béthanie, vers le mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez au village qui est devant vous… vous trouverez un ânon attaché… » (11, 1-2) ; même chose pour préparer la Pâque : « Il envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez à la ville ; un homme viendra à votre rencontre, portant une cruche d’eau… » (14, 13). Il y a là peut-être la trace de la coutume juive selon laquelle un témoignage n’était recevable que quand il était porté par deux personnes au moins : « C’est sur les déclarations de deux ou de trois témoins qu’on pourra instruire une affaire. » (Dt 19, 15). L’évangélisation, elle aussi, est affaire de témoignage, elle n’est pas une affaire individuelle. Plus tard, les Apôtres garderont cette habitude : ainsi Pierre et Jean vont ensemble prêcher au Temple de Jérusalem (Ac, 1) ; Paul et Barnabé font équipe longtemps en Syrie et en Asie Mineure (Ac 13-15) ; après leur séparation, Paul continue la mission avec Silas (Ac 16-17).
Deuxièmement, n’emporter que le strict nécessaire : « Il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n’est un bâton ; de n’avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Leurs seuls instruments doivent être ceux de la marche pour la mission. En entendant cette consigne, les apôtres ont probablement évoqué la marche de leurs pères dans la foi, la nuit de la fameuse Pâque de la sortie d’Égypte, « la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. » (Ex 12, 11). La longue marche de l’Église, peuple de Dieu, commence ici. Elle exige mobilité, disponibilité, liberté d’esprit.
Troisième consigne donnée par Jésus, ne pas se laisser impressionner par la persécution inévitable. D’après le récit de Marc, les apôtres viennent tout juste d’assister à l’échec de Jésus à Nazareth (6, 1-6) ; et, depuis le début de l’évangile, ils ont vu naître et grandir l’opposition des scribes et des pharisiens. Il semble bien que la persécution doive être de tout temps le lot des prédicateurs et des prophètes : la première lecture nous en donne un cuisant exemple avec Amos, renvoyé dans ses foyers au bout de quelques mois seulement de prédication (« va-t-en d’ici avec tes visions » ; Am 7). On peut se demander pourquoi la persécution est inévitable, pourquoi « nul n’est prophète en son pays » comme l’a déclaré Jésus à Nazareth (6, 4) ; si l’évangélisation consiste à annoncer partout l’amour et le pardon de Dieu, pourquoi rencontre-t-elle tant d’oppositions ? Parce que nous avons la « nuque raide », comme disait Moïse ; parce que nous avons d’autres idées sur Dieu ; enfin, parce que nous avons le cœur endurci : or, si Dieu est amour et pardon, il va nous demander d’être à son image et donc nous remettre en question. C’est pour toutes ces mauvaises raisons que Jésus a été crucifié, et tant d’autres martyrisés à leur tour.

SECOUER LA POUSSIERE DE SES PIEDS
Face à ces refus, Jésus ne préconise pas la violence, ni le mépris évidemment ; mais la persévérance et la sérénité : « Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Soit dit en passant, c’est exactement ce qu’ont fait Paul et Barnabé à Antioche de Pisidie quand les choses se sont gâtées. (Ac 13, 51). Comment comprendre ce geste qui doit être pour les gens un « témoignage » ? C’est d’abord une manière de dire : nous respectons votre liberté, nous ne sommes pas venus chez vous pour prendre quoi que ce soit contre votre gré, fût-ce de la poussière. Saint Luc a cette formule : « Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la rendre. Pourtant, sachez-le, le Règne de Dieu est arrivé. » (Lc 10, 11).
C’est aussi une invitation à ne pas se laisser arrêter par les échecs, repartir le pied léger, quoi qu’il arrive.
Mais les apôtres, heureusement, ne rencontreront pas que de l’hostilité et des cœurs endurcis. La croissance irrésistible des communautés chrétiennes dès après la Résurrection du Christ en est la preuve. Et les Actes des Apôtres rapportent les noms de nombreuses personnes qui ont ouvert leurs maisons aux prédicateurs de l’évangile. Dans ce cas-là, la recommandation de Jésus est simple : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. » Accepter l’hospitalité d’autrui, c’est l’honorer.

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Roi de Neustrie
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C
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T
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