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Gazettes & Sites Royaux

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 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 23:00
1094 
reine de France
1233 

religieux allemand de l'ordre des Prémontrés, confesseur de sainte Élisabeth de Hongrie

premier responsable de l’Inquisition dans le Saint-Empire romain germanique



reine de France
et de Navarre, femme de Louis XIV 

1660-1683


Marie-Thérèse d'Autriche

(Madrid, 1638 - Versailles, 1683)

fut l'épouse de Louis XIV, infante d'Espagne et reine de France.

Fille du roi d'Espagne Philippe IV et d'Élisabeth de France, Marie-Thérèse naquit le 10 septembre 1638 à Madrid, et perdit sa mère en 1644 à six ans.

 

De tous ses frères et sœurs ne survivait que l'infant Baltasar Carlos, héritier du trône qui mourut deux ans plus tard âgé de dix-sept ans.

 

À 8 ans, Marie-Thérèse était le seul enfant survivant de Philippe IV et l'héritière des immenses possessions espagnoles sur lesquelles "le soleil ne se couchait jamais"

 

Son éducation a été étroite, rigide, et profondément catholique. Depuis son plus jeune âge, il était question qu'elle épouse, pour des raisons dynastiques son cousin, chef de la branche autrichienne et impériale des Habsbourg, d'abord l'archiduc Ferdinand qui mourut en 1654 puis le frère de celui-ci qui devint l'empereur Léopold Ier en 1658.

Marie-Thérèse vécut cependant dans l’intime conviction qu'elle épouserait le roi de France Louis XIV, son cousin doublement germain mais ennemi de sa maison. Velasquez envoya d'elle à la cour de France une caricature, qui ne réussit pas à dissuader Louis de l'épouser. Toutefois à la cour de France on voulait savoir si elle était au moins blonde. Une mèche de ses cheveux blonds fut envoyée. La France et l'Espagne étaient d'ailleurs encore une fois en guerre depuis 1635. Plus tard, après son mariage, on demanda un jour à Marie-Thérèse si elle avait éprouvé quelque penchant de jeune fille lorsqu'elle était encore en Espagne. « Mais non bien sûr, répondit-elle avec candeur, il n'y avait qu'un seul roi et c'était mon père ! »

 

À son mariage, elle ne parlait toutefois pas un mot de français mais elle apportait le chocolat et la première orange.

Elle épousa le 9 juin 1660, à Saint-Jean-de-Luz, conformément au traité des Pyrénées, Louis XIV. Œuvre du cardinal de Mazarin, premier ministre français, ce mariage n'était pour le roi que raison d'État. Il avait jusqu'au dernier moment espéré épouser la nièce du cardinal Marie Mancini, mais le ministre et la reine-mère, Anne d'Autriche, s'opposèrent à cette mésalliance. Cependant Marie-Thérèse était certaine que son futur époux était épris d'elle : à la manière de son grand-père Henri IV, Louis XIV avait fait porter à sa future épouse de nombreuses lettres et cadeaux avant leur mariage.

 

À son arrivée au Louvre, sa belle-mère et tante Anne d'Autriche la prit sous sa protection. Elle tenta de lui enseigner le métier de reine, mais Marie-Thérèse ne se montra jamais réellement à la hauteur. La princesse n'était pas une femme du monde. Même si elle finit par atteindre une bonne maîtrise du français, elle n’avait pas les capacités requises, et les représentations publiques ne furent pour elle que des occasions où elle laissait paraître sa gaucherie. Anne d'Autriche ne vit plus en sa nièce que la femme devant lui donner des petits-enfants.

Louis XIV délaissa bien vite son épouse pour ses nombreuses favorites. Il restait cependant un époux très consciencieux, et Marie-Thérèse mit ainsi au monde six enfants en dix ans :


Marie-Thérèse d'Autriche et son fils ainé

Cette considérable mortalité était certainement due à la consanguinité dont on ne connaissait pas les méfaits : la mère de Marie-Thérèse était la sœur de Louis XIII et Philippe IV d'Espagne avait pour sœur Anne d'Autriche, mère de Louis XIV.

 

Eux-même étant également, pour la plupart, issus d'unions consanguines.

 

Marie-Thérèse resta toute sa vie très pieuse. Elle invitait les "courtisanes" de son mari à venir faire des prières avec elle. Marie-Thérèse finit par se replier sur elle-même, vivant au sein d'une petite cour, isolée au milieu de la Cour, recréant l'atmosphère de Madrid, entourée "de ses femmes de chambre espagnoles, de moines et de nains", mangeant de l'ail et buvant du chocolat, chaussant des talons très hauts qui la faisaient souvent tomber. Pour faire venir à Versailles un confident, elle joua au jeu avec lui et perdit beaucoup d'argent. Le roi fut obligé d'intervenir.

D'une dévotion toujours plus intense, l'essentiel de son activité concerne les soins aux malades, aux pauvres et aux déshérités. Elle fréquente l'hôpital de St Germain en Laye, assurant les soins les plus pénibles. Elle soulage même en secret les "pauvres honteux" en accordant des dots aux filles de noble pauvres.

 

En 1665, son père meurt, laissant le trône à un fils souffreteux âgé de quatre ans issu d'un second lit. Louis XIV en profite pour demander une part d'héritage (guerre de Dévolution)

 

En 1666, la mort lui enlève le seul soutien qu'elle avait à la cour : sa belle-mère et tante, la reine-mère Anne d'Autriche.

 

Marie-Thérèse souffrit beaucoup de certains adultères du roi qui faisait de ses favorites des dames de compagnie de son épouse et voyageait ouvertement avec sa femme et ses deux maitresses. Confronté à ce spectacle immoral, on prétend que le peuple murmurait, goguenard ou affligé, "Le roi promène les trois reines". Elle souffrit également à partir de 1667 des légitimations successives des enfants naturels de son mari. Ces derniers faisaient de l'ombre au dauphin.

 

En 1680, le roi marie le Dauphin à Marie Anne Christine de Bavière sans la consulter, car le grand Dauphin était épris d'une autre femme. Elle est bientôt grand-mère d'un petit duc de Bourgogne.

 

À partir de l'été 1680, sous l'influence de Madame de Maintenon, Louis XIV se rapprocha de son épouse, qu'il avait publiquement délaissée. « La reine est fort bien à la cour », remarquera, toujours moqueuse, Madame de Sévigné. Marie-Thérèse, émue par les attentions inattendues de son volage époux dira : « Dieu a suscité Madame de Maintenon pour me rendre le cœur du roi ! Jamais il ne m'a traitée avec autant de tendresse que depuis qu'il l'écoute ! »


Mais Marie-Thérèse ne profita guère de ce regain de faveur. Elle mourut brusquement, le 30 juillet 1683, à Versailles, des suites d'une tumeur bénigne sous le bras gauche mais mal soignée. Ses derniers mots furent « Depuis que je suis reine, je n'ai eu qu'un seul jour heureux ». Louis XIV dira de cette mort « c'est le premier chagrin qu'elle me cause ». Guère plus de deux mois après ce trépas, il épousera secrètement sa dernière maitresse qu'il surnommait dans le privé "sainte Françoise" : Madame de Maintenon.

 

Cénotaphe de Marie-Thérèse - Saint-Denis.
Cénotaphe de Marie-Thérèse - Saint-Denis.
1912 
1961 
cardinal italien, secrétaire d'État du Vatican29 février 1888).
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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 23:01

Le 29 juillet est le 210e jour de l’année


(211e en cas d’année bissextile) du calendrier grégorien


Il reste 155 jours avant la fin de l'année


C'était généralement le jour du panic, 11e jour du mois de thermidor dans le calendrier républicain français

Signe du zodiaque : septième jour du signe astrologique du lion.

Mauvais temps le jour de Sainte-Marthe, n'est rien, car il faut qu'il parte.

Ne crains pas du mauvais temps de Sainte-Marthe, vite, il faut qu'il parte.

Souvent quand Saint-Lazare appelle le froid, il n'en reste pas.

Célébrations 

Saints des Églises chrétiennes

Saints catholiques   et orthodoxes   du jour

Prénoms du jour 

Bonne fête aux :

  • Marthe, au calendrier civil 2009, et ses dérivés : Marta, Martha, etc. (fêtée localement le 18 mars)

Et aussi aux :

  • Béatrix et ses dérivés : Viatrix, etc.
  • Gwilherm et ses dérivés : Gwillerm, ect.
  • Lazare et ses déivés : Lary, etc.
  • Loup et son dérivé féminin : Louve.
  • Olaf et ses dérivés : Olav, Oleg, etc.

Toponyme 

1187 
1188 
Saladin prend Saone (principauté d'Antioche) 
Le mercredi 29 juillet 1461
afin d'être sacré à Reims. 
1565 
 Marie Stuart, reine des Écossais et reine-veuve de France, épouse son cousin Lord Darnley, duc d'Albany, dans la chapelle du palais de Holyrood à Edimbourg (Royaume d'Écosse)
1696 
Le tsar Pierre le Grand prend Azov aux Turcs.
1789 Avioth 20050919.jpg

  L'Assemblée nationale se donne un règlement.

1793
 Le capitaine Bonaparte rédige « Le souper de Beaucaire »
Le capitaine Bonaparte se rend à Beaucaire, au milieu de l’insurrection fédéraliste du Midi, pour y réceptionner et organiser un convoi de munitions d'artillerie destiné aux soldats de l'armée d'Italie. Le soir, il dîne dans une auberge de Beaucaire avec 4 marchands venus pour la foire. C’est à la suite de ce repas que le jeune capitaine Bonaparte écrivit un texte dialogué intitulé Le Souper de Beaucaire, dans lequel il faisait profession de foi républicaine, tentant de convaincre ses interlocuteurs de la nécessité de la Révolution. Son attachement à la république montagnarde est affirmé par ce petit opuscule qui, à l'opposé des idées girondines, montre comment la cause de la Montagne est celle de la nation tout entière et que sauver la république naissante est le devoir de tous. Méfiant à l'égard des masses populaires, qu'il a vues à l'œuvre au 20 juin et au 10 août 1792, Bonaparte veut contenir, canaliser, utiliser leur action pour fonder la patrie des talents et de la richesse.

Cet essai est aujourd'hui librement consultable depuis le site: http://gallica.bnf.fr/ark: /12148/bpt6k44154z
1804
la garde impériale est constituée par décret impérial
Un corps mythique qui, plus de deux siècles après son épopée, fascine toujours autant.
Ils étaient grenadiers, chasseurs à cheval, lanciers polonais ou pontonniers ; ils ont servi dans l'administration, l'état-major, l'artillerie, la cavalerie, la marine ou l'infanterie, bref une unité d'élite qui a marqué de seon empreinte l'histoire militaire.

La Garde Impériale est constituée au tout début de l'Empire par décret Impérial du 10 Thermidor an XII (29 juillet 1804), la Garde des Consuls reçoit alors une nouvelle organisation et une nouvelle appellation: elle devient la Garde Impériale.
Mais alors que la garde des Consuls n'était qu'une simple unité assurant la protection du gouvernement à l'intérieur, la Garde impériale devint un corps d'armée d'élite, d'un effectif double et entièrement dévoué à la personne de Napoléon.
La Garde impériale constitua la force sur laquelle Napoléon pouvait s'appuyer en toutes circonstances.
Composée des plus valeureux soldats de l'armée, son effectif ne cessa d'augmenter.
Au début de l'Empire, son effectif est de 10.000 hommes dont le "chef de corps" est Napoléon lui-meme.
Sous son autorité, 4 colonels-généraux qui assurent à tour de role le service: Davout (Grenadiers à pied)
Soult (Chasseurs à pied)
Bessières (cavalerie, remplacé à sa mort par Suchet) et
Mortier pour l'artillerie.
Elle est divisée en Jeune, Moyenne et Vieille Garde, chacune possédant leurs unités de cavalerie (dont les chasseurs à cheval au célèbre uniforme vert), d'artillerie et d'infanterie, dont les célèbres grenadiers.
Une taille minimale est imposée, environ 1 m80 pour les grenadiers et 1 m70 pour les chasseurs.
La valeur des régiments de la garde provenait de rigoureuses conditions de recrutement. Les soldats étaient admis dans la Garde pour leurs qualités de soldat, non pour leur pedigree ou pour les éventuels «pistons»
 
Parmi ces conditions, il fallait être un valeureux soldat avec un minimum de 10 ans de service pour entrer au 1e Régiment de Grenadier-à-Pied de la Garde Impériale, et 8 pour le second.
Il fallait aussi avoir fait preuve, au combat, d’un comportement irréprochable, d’une bonne moralité.
Enfin, savoir lire et écrire faisaient aussi partie des critères d’admission souhaitables dans la garde.
La discipline au sein de ce corps était dure, mais humaine.
Les soldes étaient nettement plus élevées que dans la ligne.
Les châtiments corporels y étaient interdits, les Gardes se vouvoyaient et s'appellaient « Monsieur »
Le port de la moustache « en crosse de pistolet » était obligatoire, ainsi que celui des pattes ou favoris.
La moustache était cependant rasée pendant les quatre mois d'hiver.
Les sapeurs portaient la barbe.
La Vieille Garde portait les cheveux longs en deux tresses nouées sur la nuque et poudrées de blanc/gris, attachées avec un cordonnet frappé d'une grenade d'argent ou à l'Aigle.
Les cheveux poudrés blancs virant au gris ont contribué à son appellation « Vieille » Garde.
Chaque soldat de la Vieille Garde portait, à chaque oreille, un anneau d'or de la taille d'un écu.
Outre la Vieille Garde on trouve aussi la Moyenne Garde constituée en 1806 avec les Vélites de la Garde et composée de Fusiliers Grenadiers et de Fusiliers Chasseurs, puis la Jeune Garde créée en 1808, composée de Tirailleurs (futurs Grenadiers) et de Voltigeurs (futurs Chasseurs), unités destinées à servir de pépinière à la Vieille Garde.
La Moyenne Garde est plus exposée au combat que ses aînés.
Quant à la Jeune Garde, elle y est engagée sans précautions particulières, et presque systématiquement ; ils formeront la future Vieille Garde et doivent donc être des combattants expérimentés.
À Waterloo, la Moyenne Garde n'existe plus car elle est officiellement intégrée à la Vieille Garde. Néanmoins, ils sont toujours appelés Moyenne Garde par les autres troupes.
Les corps les plus prestigieux étaient les bonnets à poil du 1er régiment de grenadiers à pied, le 1er régiment de chasseurs à cheval (Napoléon portait volontiers son uniforme vert aux parements et retroussis écarlates), le 1er régiment de chevau-légers lanciers polonais.
Les plus remarqués étant, de loin, les mamelouks organisés en escadron commandés par Rapp.
Leur coquetterie les faisait jalouser
Réserve spéciale de l'Empereur, on les a dénommés, à tort, "les immortels", car "ils ne donnaient pas toujours"
Elle sera licenciée après Waterloo.
1836 
A Paris, inauguration de l’Arc de triomphe de l'Étoile, voulu par Napoléon Ier, par Adolphe Thiers.
1907 
Création du mouvement scout sous l’égide de Robert Baden-Powell.
1937 
Le prince héritier Farouk, 18 ans, devient roi d’Égypte.
1980 
Obsèques au Caire du Chah, dernier empereur d'Iran.
1981 
Charles, prince héritier d’Angleterre, épouse lady Diana Spencer, à Londres.
Picture of Lady Diana, Princess of Wales with Prince Charles of Wales at their wedding at St Paul Cathedral in London in this file photo dated 29 July 1981. Lady Diana and her lover, the Egyptian millionaire businessman Dodi al-Fayed died after a midnight car crash in Paris 31 August. At far (R) Earl Spencer, father of Lady Diana.
 
29 juillet 1981
 
Princess Diana died in a car accident in Paris early 31 August with her Egyptian millionaire Dodi El-Fayed.
1989

la comtesse de Paris au mariage de sa petite-fille Marie de France

Photo prise dans les jardins de Friedrichshafen chez le duc et la duchesse de Wurtemberg le 29 juillet 1989 ors du maraige religieux de la princesse Marie de France, fille aînée de l’actuel comte de Paris et de la duchesse de Montpensier, née duchesse Marie de Wurtemberg avec le prince Gundakar de Liechtenstein. Ici, la comtesse de Paris et sa belle-fille la duchesse d’Orléans. A l’arrière-plan, la princesse Marie Aglaé de Liechtenstein et le prince Ernst August de Hanovre.

à Friedrichshafen au Wurtemberg en Allemagne, la princesse Marie de France, fille aînée de l’actuel comte de Paris et de la duchesse de Montpensier, née duchesse Marie Thérèse de Wurtemberg épousait religieusement le prince Gundakar de Liechtenstein, fils du prince Johan de Liechtenstein et de la princesse Clotilde von Thurn und Taxis.
La mariée portait une création de la Maison Nina Ricci.
 La princesse Marie et le prince Gundakar ont eu 5 enfants : Leopoldine, Marie Immaculée, Johan Wenzel, Marguerite et Gabriel.


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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 23:00

 

 

1030 

Saint Olaf

 

roi de Norvège

 

1095 

Ladislas Ier de Hongrie

 

roi de Hongrie, canonisé par l'Église catholique (Saint Ladislas de Hongrie) (° 27 juin 1040 ou v. 1048)

1108

Philippe Ier (Capétiens)

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roi des Francs (4 août 1060 - 29 juillet 1108)

 quatrième de la dynastie dite des Capétiens directs.

Philippe (Capétiens)

 Au Château de Melun, décès du roi Philippe Ier des Francs (né le 23 mai 1052)
Il é tait le fils ainé du roi Henri Ier et de la reine Anne de Russie (née Anna Iaroslavna, princesse de Kiev)
Ce fut sa mère qui lui imposa le prénom d'origin grec Philippe (Philippos), lequel entra ainsi dans la tradition de la dynastie et dans l'Europe.
Son père l'associa au trône selon le coutume capétienne et le fit sacrer à sept ans, le 23 mai 1052.
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Le roi Henri Ier décédé l'année suivante, Philippe régna d'abord sous la régence de sa mère et, à partir de sa majorité en 1066 tout seul. Sous son règne se dessinèrent les grandes lignes de la politique des souverains capétiens du XIIe siècle : assurer une base réelle à la puissance royale en consolidant le domaine, et abaisser ou contenir les trop puissants vassaux, comme Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, devenu roi d'Angleterre depuis 1066. Il contracta deux mariages: le premier avec Berthe de Hollande ou de Frise, qui lui donna Constance (d'abord comtesse de Champagne et ensuite princesse d'Antioche et de Tarente) et Louis, son successeur (le futur roi Louis VI le Gros); le seconde avec Bertrade de Monfort, dont le Roi s'enticha (ce qui fit qu'il répudiât sa première femme), et qui lui donna Philippe de France, comte de Mantes. Le divorce et remariage de Philippe Ier lui valurent l'excommunication, prononcée en 1094 par le concile d'Autun. À cause de cela, le Roi ne put pas participer à la Première Croisade que le pape Urbain II vint prêcher en France au Concile de Clermont (1095). Ce fut son frère Hugues de Vermandois qui y se distingua. En 1104 Philippe et Bertrade se réconcilièrent avec l'Église. Le pape Pascal II se rendit en France pour sceller l'alliance avec les Capétiens. Le Roi ne se considérant pas digne d'être inhumé à Saint-Denis a cause de ses fautes, voulut que ses dépouilles fussent ensevelies dans l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire. Sa veuve, la reine Bertrade, prit le voile à l'abbaye de Fontevrault. Philippe Ier régna 47 ans, 11 mois et 25 jours. Le sien fut le troisème règne plus long de l'Histoire de France après ceux de Louis XIV et de Louis XV.
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Philippe est sans doute le premier prince en Europe occidentale à recevoir ce prénom qui allait se perpétuer jusqu'à nos jours.

Il le doit à sa mère, Anne de Kiev, dont l'arrière grand-père paternel Romain II, empereur de Constantinople, affirmait descendre des rois de Macédoine



 

Parents

 

Notes

Couronné à Reims le 23 mai 1059 du vivant de son père, Philippe Ier ne règne seul qu’à partir de 1066, car son oncle, le comte de Flandre Baudouin V, assisté de l’archevêque de Reims Gervais de Belleme ainsi que, dans un premier temps, d'Anne de Kiev, exerce la régence de la mort d'Henri Ier en 1060 à 1066.

Il sera couronné plusieurs fois dans son règne, par exemple le 25 décembre 1071, par l'évêque de Laon Élinand, en la cathédrale Notre-Dame de Laon, comme le voulait la coutume de son temps.

Sous son règne se dessinent les grandes lignes de la politique des souverains capétiens du XIIe siècle : assurer une base réelle à la puissance royale en consolidant le domaine, et abaisser ou contenir les trop puissants vassaux.

Pour agrandir le domaine royal, il s’empare d’une partie du Vermandois, du Gâtinais (1068), du Vexin français (1077), de la vicomté de Bourges et de la seigneurie de Dun-le-Roi (1101).

 Il développe l’administration royale et, pour assurer des revenus à la couronne, dispose des biens de l’Église et vend les charges ecclésiastiques, ce qui lui attire les foudres des réformateurs grégoriens.

Il soutient, en 1071, Richilde, veuve du comte de Flandre, et son fils Baudouin contre leur beau-frère et oncle, Robert le Frison.

Philippe est défait à la bataille de Cassel en février mais parvient à prendre Saint-Omer en mars et conclut la paix avec Robert qu'il reconnaît comme comte de Flandre, Baudouin étant mort à Cassel.

Mais pendant la plus grande partie de son règne, Philippe Ier lutte pour réduire la puissance de son vassal le plus redoutable, Guillaume le Conquérant, duc de Normandie devenu roi d’Angleterre en 1066.

Philippe trouve l’appui de Foulque IV le Réchin, comte d'Anjou et de Robert le Frison, comte de Flandre qui se sentent aussi menacés par ce trop puissant voisin. Afin de consolider son alliance avec la Flandre, il épouse Berthe de Hollande (v. 1055-† 1094), fille de Florent Ier comte de Hollande et de Gertrude de Saxe.

En 1076, Philippe inflige une grave défaite à Guillaume au pied de Dol, en Bretagne.

L'année suivante, fort de sa victoire, Philippe Ier s'empare du Vexin français, possession de Simon de Crépy (fils de Raoul de Crépy, beau-père de Philippe)qui se fait moine, avec les châtellenies de Mantes et de Pontoise. Guillaume le Conquérant renonce à la Bretagne et fait la paix avec Philippe Ier

Ce dernier reste toutefois inquiet de la menace anglo-normande. Selon une politique qui sera reprise par ses successeurs, il va s’efforcer de développer les dissensions à l’intérieur de la famille du Conquérant.

En 1078, il prend parti pour Robert Courteheuse ou Courtecuisse, le fils aîné de Guillaume, qui s'est révolté contre son père.

Après avoir confié la garde du château de Gerberoy, à côté de Beauvais, à Robert, il semble que Philippe 1er se soit retourné contre ce dernier.

On le retrouve en 1079, en train d'assiéger le château en compagnie de Guillaume qui est blessé au cours du siège.

Peu après, Robert Courteheuse obtient le gouvernement de la Normandie.

Le roi capétien reçoit en récompense la ville de Gisors située sur la rive droite de l’Epte.

En février 1079, alors que le roi hiverne à Étampes, éclate une rébellion des vassaux directs du roi, menée par Hugues Blavons, seigneur du Puiset

Au printemps l'armée royale est battue à plates coutures près du Puiset

L'autorité royale, profondément humiliée, ne sera restaurée dans le secteur qu'à la génération suivante.

Dans les années qui suivent la mort de Guillaume le Conquérant, le 9 septembre 1087, alors qu'il tentait de prendre au roi de France le Vexin français, Philippe aide Robert Courteheuse qui essaie de récupérer le trône d'Angleterre dont son frère, Guillaume II le Roux, a hérité.

Ce dernier tente, en représailles, de lui prendre le Vexin dans les années 1097-1099, mais échoue au cours de trois campagnes successives.

Au printemps 1092, Philippe s'entiche de Bertrade de Montfort († 1117), l'épouse de Foulque IV le Réchin.

Il répudie alors Berthe de Hollande et se remarie avec Bertrade de Montfort le 27 mai 1092.

Le 16 octobre 1094, le concile d’Autun où sont réunis trente-deux évêques prononce l'excommunication du roi.

Venu en France pour répandre la réforme grégorienne et excommunier le roi à nouveau, le pape Urbain II, le 27 novembre 1095, prêche la première croisade au concile de Clermont.

Frappé d'anathème, le roi ne participe pas à la croisade dont Hugues de Vermandois, son frère est l'un des principaux acteurs avec aussi Raimond IV de Toulouse.

A partir de 1098, Philippe laisse le soin des opérations sur le terrain à son fils Louis VI qu'il a associé à la couronne.

Après une controverse au sujet du dépositaire de l'évêché de Beauvais, entre 1100 et 1104, Philippe se réconcilie avec la papauté et est absous en 1104.

En 1107, le pape Pascal II se rend en France où il rencontre Philippe et le futur Louis VI à Saint-Denis.

L'alliance entre le royaume de France et la papauté contre l'Empire est alors définitivement scellée pour un siècle.

Le 29 juillet 1108, Philippe Ier meurt au château royal de Melun après quarante-huit ans de règne (le troisième plus long règne de l'histoire de France après ceux de Louis XIV (1643-1715) et Louis XV (1715-1774) qui ont tous les deux régné plus de cinquante ans)

Ne voulant pas, en raison de ses fautes, être enterré à côté de ses ancêtres en la basilique de Saint-Denis, il a demandé à être inhumé dans l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire.

Son fils Louis VI que l'on surnommera le Gros, âgé de vingt-sept ans, lui succède.

Son épouse Bertrade de Montfort, à trente-huit ans, prend le voile à l'abbaye de Fontevraud.


 

1578 

Louis de Lorraine

 

cardinal français, évêque de Metz21 octobre 1527).

 

1900 

Humbert Ier

 

roi d'Italie 

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 Le roi Humbert Ier d'Italie est assassiné dans l'anarchie Monza en Fra ... Gaetano Bresci. Né en 14 Mars Turin, 1844, était le fils de Victor-Emmanuel II d'Adélaïde de Savoie et Marie de Habsbourg-Lorraine. Suivi par son père en Janvier 9, 1878. Était un ferme partisan de l'expansion coloniale en Afrique, résultant en Italie sur le territoire de l'Érythrée et l'Éthiopie et le protecteur de la Somalie. Au cours de son règne est aussi mentionnée par la promulgation de la Zanardelli Code criminel (1889), l'âge le plus avancé. Roi Humbert, vient de monter sur le trône, déjà subi une attaque à Naples, ce qui montre que blessé, a réussi à se défendre avec son épée. En outre dû faire face à une forte opposition des groupes socialiste-anarchiste et républicains. Enfin sont morts sous les balles alors qu'il quittait la société de gymnastique Bresci Monzese fort et prospère, où il avait assisté à une gymnastique de performance sans le treillis en acier à protéger en vertu de la veste en raison de la règle de la chaleur. Son corps fut transporté à Rome et inhumé au Panthéon, il était devenu symbolique du mausolée de la famille royale italienne. Epouse sa cousine Marguerite de Savoie, fille du premier duc de Gênes, il avait un fils et son successeur, Victor-Emmanuel III.

1914

Henri de La Tour d'Auvergne-Lauraguais

3ème prince de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (1903)
(Marie Joseph Edouard Fortuné César Henri de La Tour d'Auvergne-Lauraguais)

Parents


1942


Gersende de Sabran-Pontevès


(Gersende Thérèse Françoise Dauphine Roselyne Marie Josèphe de Sabran-Pontevès)

Pianiste concertiste

Née le 29 juillet 1942 à Ansouis (84, Vaucluse)


Parents

Foulques, duc de Sabran-Pontèves 1908-1973
Roselyne Manca Amat de Vallombrosa 1910-1988

Mariée le 3 août 1969 à Ansouis (Vaucluse) avec Jacques, prince d'Orléans 1941

(mariage civil célébré à Ansouis, le 2 août 1969)

dont
Diane 1970-
Charles-Louis 1972-
Foulques 1974-

Portrait 

Gersende de Sabran-Pontevès, duchesse d’Orléans

 

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Gersende, Thérèse, Françoise, Dauphine, Roselyne, Marie, Josèphe de Sabran-Pontevès est née le 29 juillet 1942 au château d’Ansouis, dans le Vaucluse. Elle est la fille de Foulques de Sabran-Pontevès, 7ème duc de Sabran et de Roselyne Mancat-Amat, des ducs de Vallombrosa et d’Asinari. La Maison de Sabran qui remonte au début du XIe siècle appartient à la noblesse féodale du Languedoc. Gersende est une petite-nièce de Dauphine de Sabran, épouse du général-comte de Gondrecourt, lui même précepteur militaire du comte de Paris à partir de 1928. Gersende descend par sa mère de Madame de Tourzel, gouvernante des Enfants de France qui suivra la famille royale au Temple et de Jean Lannes, duc de Montebello, Maréchal d’Empire.

 

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Gersende de Sabran-Pontevès a effectué ses études primaires à Paris, à l’Institution Méréci. Elle a pris ses premières leçons de piano à l’âge de 10 ans et a découvert sa vocation pour le piano à cette époque. La jeune fille était très proche de son grand-père maternel, le comte de Vallombrosa, un musicien de renom, organiste de Saint-Eustache à Paris. Conseillée par ce grand-père musicien, Gersende rentra au Conservatoire à l’âge de 14 ans dans la classe de Bernard Gavoty. La jeune fille a poursuivi des études musicales poussées et obtient deux prix de Conservatoire. Elle a donné son premier concert en 1963 et s’exerce au piano six heures par jour.En 1969, Gersende de Sabran-Pontevès a enregistré un disque consacré à l’oeuvre de Mozart.

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Gersende rencontre le prince Jacques de France, un des fils du Comte de Paris, en 1968 au château d’Ansouis, lors d’une visite du Comte de Paris et du prince Jacques à la famille de Sabran. La jeune fille et le fils du Chef de la Maison de France tombent très vite amoureux l’un de l’autre et partent quelques jours plus tard ensemble au Portugal rejoindre la famille de France en vacances.

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Les fiançailles sont célébrées au château d’Ansouis le 5 octobre 1968 et le prince Jacques reçoit le titre prestigieux de duc d’Orléans à cette occasion. Le 3 août 1969, le duc de Sabran, très malade, conduit sa fille Gersende à l’autel de la petite église romane d’Ansouis sous les vivats de la foule et de la famille réunies.

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Gersende de Sabran-Pontevès, coiffée par Alexandre de Paris, porte une élégante guirlande de fleurs d’oranger dans les cheveux et une robe classique en patchwork à large ceinture de Saint-Laurent. Le prince et la princesse de Monaco, la reine Marie-José d’Italie, la comtesse de Barcelone, l’infante Pilar d’Espagne et bien d’autres membres du Gotha entourent les mariés durant ces trois jours de fête. Seule ombre au tableau les trois demoiselles d’honneur Catherine de Limburg-Stirum, Marie de France et Mathilde de Wurtemberg ont dû rester à Eu car elles avaient attrapé la coqueluche ainsi que tous leurs frères et cousins chez leur grand-mère la Comtesse de Paris quelques jours auparavant.

Après leur mariage, le duc et la duchesse d’Orléans s’installent à Paris, dans un appartement situé face aux Invalides. Le duc d’Orléans travaille dans une société immobilière et la duchesse d’Orléans continue à donner des concerts sous son nom de jeune fille.

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La princesse Gersende met au monde une fille prénommée Diane en 1970 puis en 1972 Charles Louis et en 1974 Foulques.

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Le duc et la duchesse d’Orléans mènent une vie mondaine intense et font partie du « Tout-Paris ». La duchesse d’Orleans et ses trois enfants passent les vacances d’été au château familial d’Ansouis et le prince Jacques les rejoint dès que possible. La duchesse d’Orléans est une princesse élégante, elle porte régulièrement des robes du soir réalisée par son amie la couturière Madame Grès.

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La princesse Jacques de France a mis sa carrière de pianiste entre parenthèses lors des naissances de ses enfants et la reprend au début des années 1980. Gersende de Sabran, spécialiste de Mozart, a effectué des tournées de récital en Inde, au Japon et aux USA. Elle continue de donner des concerts en France jusqu’au début des années 1990. Elle joua en 1991 à Eu pour la famille de France réunie à l’occasion du 80eme anniversaire de la Comtesse de Paris.

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La duchesse d’Orléans, ici au côté de la princesse de Kent, lors d’une cérémonie en l’honneur de Diane de Poitiers au château d’Anet, participe toujours à la vie parisienne et honore de sa présence les grandes soirées mondaines.

La duchesse d’Orléans assiste régulièrement aussi à des concerts et à des festivals musicaux.

Elle est présente à toutes les réunions de famille et événements de la Maison de France.

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Le duc et la duchesse d’Orléans ont marié leurs deux aînés. La princesse Diane, épouse du vicomte Alexis de Noailles est maman de trois filles et le prince Charles-Louis, duc de Chartres est le père comblé de cinq enfants. Seul le prince Foulques titré comte d’Eu et duc d’Aumale par le Comte de Paris défunt est toujours célibataire.

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La princesse Jacques de France cultive l’art d’être grand-mère et gâte ses huit petits-enfants. La duchesse d’Orléans, une princesse discrète, coquette, artiste et proche de ses enfants s’apprête à célébrer son 70 ème anniversaire en famille le 29 juillet prochain.


(Merci à Charles – Copyright photos : Point de Vue, Brigitte & Christian, Valentin D., Getty images et Jour de France)

 

 

1962 

Gabriele Acacio Coussa

 

cardinal syrien, secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales

 

 

2009

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Gayatri Devi, Rajmata de Jaipur est décédée à l’âge de 90 ans le 29 juillet 2009 à Jaipur.

 

Née princesse Gayatri Devi of Cooch Behar, fille du prince Jitendra Narayan de Cooch Behar et de la princesse Indira Raje de Baroda

 

Elle épousa en 1940 Sawai Man Singh II, Maharadja de Jaipur (dont c’était le 3ème mariage)

 

Le couple aura un fils le prince Jagat Singh

 

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Considérée comme l’une des plus belles femmes du monde, Gayatri Devi était une passionnée d’équitation et de polo. Elle incarnait cet âge d’or des princes indiens.

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Après le décès de son époux en 1970, elle se lança dans la politique, décidée à se battre contre la suppression des privilèges et titres des princes indiens.

 

Elue députée, elle sera incarcérée durant 5 mois.

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Très active dans le domaine de la santé et de l’éducation, elle favorisa l’éducation des jeunes filles de Jaipur en fondant la Maharani Gayatri Devi Girls Public School.

 

Hospitalisée à Londres pour des problèmes gastriques, elle avait souhaité être rapatriée au Rajastan où elle est décédée ce mercredi.




2009

Hélène SOURD

(descendante de Charles-Ferdinand de Bourbon, duc de Berry 1778-1820, fils du roi Charles X et de Virginie Oreille 1795-1875)


Carnet du jour  paru le 1 août 2009


Monique Sourd, Henriette et Stéphane Michaud, ses sœurs et son beau-frère, Sonia et Jérôme Acher Dubois, Alexis et Juliette-Xioajun Michaud, Raphaël et Perrine Michaud, ses neveux, les familles Bourcier, Challamel, Eyméoud, Fernet, Gasquy, La Roussière, Mathonnet et Michaud, et ses nombreux amis
ont l'immense tristesse de faire part du décès accidentel de
Hélène Sourd
survenu dans le Queyras, dans sa 63 e année, le 29 juillet 2009.
Une messe, suivie de l'inhumation dans le caveau familial, sera célébrée ce samedi 1 er août, à 15 heures, en la chapelle Notre-Dame de Château-Queyras.
Cet avis tient lieu de faire-part.
La Ribe, 05350 Château-Villevieille. Monique Sourd, 14, impasse du Bureau, 75011 Paris. Henriette et S. Michaud, 22, rue des Fossés Saint- Bernard, 75005 Paris.

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 23:00

1609 

Marie de Mantoue

noble italienne, épouse du duc Charles III de Mayenne

(† 14 août 1660, 51 ans)

 

1750

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Fabre d'églantine

Philippe-François-Nazaire Fabre
  né et baptisé le 29 juillet 1750 à Carcassonne
 guillotiné à Paris le 5 avril 1794

 acteur, dramaturge, poète et homme politique français.  
Chaque jour de nombreux carcassonnais passent devant cette maison au 81 de la rue de Verdun, en face du collège Chénier.
Peut-être ignorent-ils que là, est né le 29 juillet 1750 l'un des plus célèbres personnages de la révolution française: Philippe François Nazaire Fabre dit Fabre d'églantine.

Avant que la façade ne soit refaite récemment, une plaque en plexiglas indiquait le nom du révolutionnaire.

Elle a été déposée depuis.

Fabre d'églantine fut à la fois comédien, auteur dramatique et député à la convention.

L'histoire a retenu de lui, le calendrier révolutionnaire et sa romance "il pleut, il pleut bergère" extraite de son opéra-comique "Laure et Pétrarque"
 
Il fut guillotiné pendant la terreur le 5 avril 1794.

Biographie 

Fils d’un avocat au Parlement de Toulouse, Fabre d’Églantine, passionné par la poésie, obtient un « lys d’argent » pour un Sonnet à la Vierge présenté aux Jeux floraux de Toulouse.

 

Il préfère s’attribuer la première récompense à ce concours, l'« églantine d’or », qu’il accole à son nom, comme Jean-Marie Collot d'Herbois.


Fabre d’Églantine s’engage dans une troupe de comédiens ambulants et parcourt la France : il est à Grenoble en 1772, à Chalon-sur-Saône en 1775, à Beauvais l’année suivante. En décembre 1776, il arrive à Namur, dans les Pays-Bas autrichiens. Il en est chassé un an plus tard, pour avoir tenté de s’enfuir avec une jeune fille de quinze ans, fille de comédiens de la troupe[1].

Le 9 novembre 1778, il épouse à Strasbourg Marie-Nicole Godin, petite-fille par alliance de Lesage. Le couple joue à Maastricht de 1779 à 1781, où Fabre d’Églantine fait représenter, le 7 février 1780, sa première pièce Laure et Pétrarque, opéra-comique dont il reste la romance Il pleut, il pleut, bergère. Il joue ensuite à Arras (1781), Douai (1782) et Lyon (1784). L’année suivante, il obtient la direction du théâtre de Nîmes, en même temps que celle du Théâtre de la Comédie d'Avignon.

Établi à Paris à partir de 1787, il écrit plusieurs pièces :

  • Les Gens de lettres, ou le Poète provincial à Paris
  • Augusta
  • Le Présomptueux, ou l’Heureux imaginaire.

Sa fatuité, son besoin d’intriguer sans cesse l’ayant fait haïr de ses collègues, ceux-ci montent une cabale contre lui, et ses pièces, par ailleurs souvent médiocres, sont sifflées.

Seules Le Collatéral (1789) et Le Philinte de Molière (1790) obtiennent un triomphe. Sauvé de la prison pour dettes par une lettre de Louis XVI, il passe à la postérité avec la Révolution.

Fabre s’était déjà fait connaître au théâtre par plusieurs pièces qui avaient obtenu du succès, lorsqu’éclata la Révolution.

D’abord indifférent à l’agitation autour de lui, Fabre d’Églantine y voit à la fin de 1789 l’occasion de se faire un nom. Habitant le secteur des Cordeliers, membre du club local, il se lie avec Georges Jacques Danton et Jean-Paul Marat, fait aussi partie du club des Jacobins mais continue à se consacrer surtout au théâtre.

Épitre de Fabre d’Églantine à Turgot.



Il écrit :

  • Le Philinte de Molière ou la Suite du Misanthrope, pièce d’esprit révolutionnaire. C’est une comédie en 5 actes et en vers qui fut représentée en 1790 au Théâtre de la Nation : c’est le tableau de l’égoïste victime de son égoïsme même ;
  • Le Convalescent de qualité, ou l’Aristocrate, éloge du roi ;
  • deux opérettes : L’Apothicaire et Isabelle de Salisbury.

Sa farce, L’Intrigue épistolaire, a un grand succès. Sa dernière œuvre, Le Sot orgueilleux, représentée quelques jours avant le 10 août 1792, tourne en dérision les révolutionnaires au pouvoir et déplaît aux nouveaux détenteurs du pouvoir en France. Mais cela ne suffit pas à faire vivre Fabre d’Églantine qui dépense l’argent beaucoup plus vite qu’il ne le gagne.

Au début de 1791, il offre à la cour, par l’intermédiaire du ministre de la Marine Dubouchage, de créer au club des Jacobins une tendance favorable à la monarchie, moyennant trois millions. On ne prend pas au sérieux ce personnage dépourvu de toute influence. Le 11 août 1792 voit enfin le terme de ses problèmes financiers : devenu ministre de la Justice, Georges Danton l’engage comme secrétaire avec Camille Desmoulins et Pierre-François-Joseph Robert.

Puisant dans les fonds secrets, Fabre d’Églantine ne néglige pas non plus d’autres affaires véreuses : Maximilien de Robespierre l’accusera d’avoir vendu, avec un bénéfice net de 40 000 livres, des souliers destinés à l’armée qui s’en allèrent en morceaux au bout de douze heures d’usage. Publiant un journal par affiches, Compte rendu au peuple souverain, où il « dépassait Jean-Paul Marat en fureur », Fabre d’Églantine est un des principaux responsables des Massacres de septembre 1792 par ses appels au meurtre.

Élu député à la Convention par le département de la Seine (1792), il y intervient peu, préférant les intrigues dans l’ombre, votant au gré de ses intérêts. Il votera la mort de Louis XVI. Entré au Comité de guerre, il s’adonne avec délectation à la prévarication, aux dépens de l’État. Affairiste, il est en liaison avec Marc René Marie d'Amarzit de Sahuguet d'Espagnac et le baron Jean de Batz, spécule sur les actions de la Compagnie des Indes. Il agit surtout par des campagnes de presse dans La Gazette de France qu’il dirige. Il est l’auteur de la dénomination des mois et jours du calendrier républicain, dont le principe avait été établi par le Montagnard Charles-Gilbert Romme, et c’est lui qui le fit adopter à la Convention.

Fabre d’Églantine

 

Entré au Comité de sûreté générale, il aurait participé au montage d'une fructueuse opération de liquidation des sociétés commerciales et bancaires en affaires avec leurs homologues étrangers. Il est probablement - cela n'a pas été prouvé - l’auteur d'un décret modifié sur le papier après son adoption par la Convention. Il portait que la Compagnie des Indes se liquiderait elle-même et c'est Joseph Delaunay d'Angers qui livra l'article ainsi modifié à l'imprimeur. l'affaire fut découverte et le scandale éclata.

Ses votes à la Convention sont incohérents : d’abord en faveur de Jacques Pierre Brissot et de la faction des Indulgents ou dantonistes, puis en faveur de Maximilien de Robespierre contre les Hébertistes, les exagérés, contre les « pourris », enfin, ses anciennes relations d’affaires, lorsque le pot aux roses est découvert. C’est par lui que Robespierre peut frapper son protecteur Georges Danton. Robespierre le présente comme le mauvais génie de Danton. Fabre d’Églantine a, selon Robespierre, « l’art de donner aux autres ses propres idées et ses propres sentiments à leur insu ».

Exclu des Jacobins, accusé par André Amar de faux en écriture et de concussion, Fabre d’Églantine fut arrêté. Il fut condamné et guillotiné avec Danton le 17 germinal an II (le 5 avril 1794).

La légende veut qu’il ait pleuré sur la charrette le menant à l’échafaud, se lamentant de n’avoir pas pu terminer un poème. Danton, connu pour son esprit caustique, lui aurait alors déclaré : « Ne t’inquiète donc pas, dans une semaine, des vers, tu en auras fait des milliers... ».

Fabre avait eu une grande part à la rédaction du calendrier républicain. Ses Œuvres ont paru à Paris, 1802, 2 volumes in-8°. On a encore de lui Les Précepteurs, qui ne furent joués que cinq ans après sa mort : il y met en scène l’application des principes de l'Émile de Jean-Jacques Rousseau.

  1. Voir Georges de Froidcourt, Le procès de Fabre d’Églantine devant le Magistrat de Namur en 1777, Liège, Protin et Vuidar, 1941.

1919 

Gilbert Duchêne

évêque catholique français, évêque émérite de Saint-Claude.

1939

Xavier de Monts de Savasse

Parents

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 23:01

Le 28 juillet est le 209e jour de l'année


(210e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien


Il reste 156 jours avant la fin de l'année


C'était généralement le jour de l'arrosoir, 10e jour du mois de thermidor dans le calendrier républicain français.


Signe du zodiaque : sixième jour du signe astrologique du lion.

Dictons  

« Si le jour de Saint-Samson, le pinson est au buisson, tu peux, bon vigneron, défoncer ton poinçon »  

À la Saint-Samson, le temps est bon

Célébrations 

Saints des Églises chrétiennes 

Saints et bienheureux catholiques du jour
Saints orthodoxes[3] du jour

Prénoms du jour 

Bonne fête aux :

Et aussi aux :

Saints Nazaire et Celse SAINT NAZAIRE et SAINT CELSE

Ce sont des martyrs inconnus, à une date inconnue, mais dont saint Ambroise retrouva les corps en 397 dans un jardin de Milan.

 

La célébrité de saint Ambroise les rendit célèbres et le saint évêque évoqua ce qu'avaient pu être leurs tortures, habituelles à l'époque romaine.

 

Ainsi naquit une légende sur un fait historique.


À Milan, les saints martyrs Nazaire et Celse, dont saint Ambroise retrouva les corps.


Martyrologe romain

 

SAINT NAZAIRE et SAINT CELSE
Martyrs
(Ier siècle)

Nazaire naquit à Rome, d'un père païen, nommé Africanus, et d'une pieuse mère nommée Perpétue, qui avait été baptisée par saint Pierre. L'enfant répondit admirablement aux leçons maternelles et brilla par ses vertus précoces et son innocence.

Parvenu à sa neuvième année, Nazaire fut sollicité par son père d'abandonner le christianisme; mais il préféra la vérité au mensonge, fut baptisé par saint Lin et devint un des plus fervents chrétiens de Rome. Son père, irrité, employa la violence pour vaincre sa fermeté; mais, enfin, plein d'admiration pour ce fils, il lui fournit lui-même les moyens d'accomplir le projet hardi qu'il avait formé d'aller prêcher la foi.

Nazaire parcourut l'Italie, semant l'Évangile parmi les populations païennes et les édifiant par ses vertus. A Milan, son premier soin fut d'aller visiter les martyrs Gervais et Protais dans leur prison et de les fortifier dans la lutte par ses paroles. Saisi lui-même comme chrétien, il est cruellement flagellé et chassé de la ville. Près de Nice, il s'attache comme disciple un enfant nommé Celse, après l'avoir instruit et baptisé. Nazaire et Celse ne se séparent plus. Les conversions se multiplient d'une manière étonnante; Nazaire est de nouveau soumis à de cruelles tortures, puis rendu à la liberté, à la condition de ne plus reparaître dans ce pays.

Les deux saints jeunes gens remontent alors les Alpes, traversant sans se décourager d'immenses et solitaires forêts, des rochers inaccessibles, de rares villages où vivaient de pauvres idolâtres, et arrivent à Embrun, où leur zèle opère des prodiges de conversions. Vienne, Genève, Trèves entendent tour à tour leur voix, rendue éloquente par l'amour de Jésus-Christ. Les contradictions et la persécution donnent à leur prédication une fécondité nouvelle.

Condamnés à être noyés, ils marchent sur les ondes comme sur une terre ferme. Après cet éclatant miracle, Nazaire et Celse reprennent la route de Milan, où ils sont bientôt arrêtés comme chrétiens et zélateurs de la foi. A la lecture de la sentence de mort, ils se jettent, joyeux, dans les bras l'un de l'autre: "Quel bonheur pour nous, s'écrie Nazaire, de recevoir aujourd'hui la palme du martyre! – Je Vous rends grâces, ô mon Dieu, dit Celse, de ce que Vous voulez bien me recevoir, si jeune encore, dans Votre gloire." Ils sont alors conduits sur une place publique de Rome, où ils ont la tête tranchée, vers l'an 56 de l'ère chrétienne.

 

L'ANCIENNE CATHEDRALE
SAINT-NAZAIRE ET SAINT -CELSE
Médiathèque du Patrimoine. Cl. Philippe Berthé © CNMHS.
Projet de restauration de l'église Saint-Nazaire, élévation de la façade nord. Viollet-le-Duc, plume, lavis, aquarelle, 1844.
 extinction du chapitre cathédral en 1790 et le transfert de l'évêché en 1801 vers la bastide Saint-Louis menace l'état de l'ancienne cathédrale. L'inquiétude des paroissiens et la découverte par Jean-Pierre Cros-Mayrevieille du tombeau de l'évêque Guillaume Radulphe dans l'une des chapelles, favorise le classement de l'édifice en 1840. Dès lors, le sort de l'église est placé entre les mains de la Commission supérieure des monuments historiques. En 1843, Mérimée fait appel à Eugène Viollet-le-Duc pour lui confier l'étude et l'expertise de l'église, ce qui constitue en fait la première intervention du jeune architecte à Carcassonne.Les travaux de restauration débutent sous la responsabilité de Viollet le Duc dès l'année 1844. Il s'entoure d'une équipe de maçons, maîtres verriers, sculpteurs et de l'entrepreneur Jean Magné, qui l'accompagnera tout au long des travaux sur les fortifications de la cité. Le chantier se poursuit jusqu'en 1864. Viollet-le-Duc reconstruit la façade occidentale, rénove les vitraux, les piliers de la nef, les contreforts et les maçonneries du chœur. Par souci de conservation des sculptures originales, les gargouilles et les corniches ornant les parties hautes de l'église sont déposées et restituées.
Gargouilles pour la tourelle du transept sud de l'ancienne cathédrale, dessin de Viollet-le-Duc

 

 

28 juillet dans les croisades

1148 

Les croisés de la seconde croisade lèvent le siège de Damas[1].

 

1174 

Guillaume II de Sicile débarque en Egypte et assiège Alexandrie, comptant sur le soutien d'Amaury Ier de Jérusalem, malheureusement mort depuis 17 jours. Il est repoussé par Saladin[2].

 

1191 

Compromis de Saint-Jean-d'Acre : une assemblée de barons et de prélat du royaume de Jérusalem confirme Guy de Lusignan comme roi de Jérusalem, mais décide que Conrad de Montferrat en sera l'héritier[3].

 

 

 

 754

Pépin le Bref est sacré roi des Francs à Saint-Denis par le pape Étienne II.

Photo : 28 juillet 754 : Le pape Etienne II sacre Pépin

 

À l'abbaye royale de Saint-Denis, sacre de Pepin le Bref par le pape Etienne II, auquel le premier des carolingiens avait fait donation à Quiercy de l'Exarchat de Ravenne, la Corse, la Sardaigne et la Sicile, créant ainsi les États Pontificaux.

 

Pepin était fils de Charles Martel, de la maison des Pipinnides, maires du Palais d'Austrasie, c'est-à-dire ceux qui détenaient le pouvoir réel pendant le règne des derniers mérovingiens, appelés "rois fainéants"

 

Childeric III, les dernier de ces monarques, fut déposé et enfermé dans un monastère par Pepin avec l'approbation du pape Zacharie en 751.


Le successeur de ce pontife, Etienne II, harcelé par le Longobards, voyagea en France pour rencontrer Pepin en quête d'aide.

 

Le Roi la lui promit et lui fit sa célèbre donation.

 

En reconnaissance le Pape sacra et couronna personnellement Pepin.

 

  1332 

En l'église Notre-Dame de Melun, mariage de Jean II et de Bonne de Luxembourg.

 De cette union naquirent onze enfants :

  1. Blanche (1336-1336)
  2. Charles V (1337-1380), futur roi de France de 1364 à 1380.
  3. Catherine (1338-1338)
  4. Louis (1339-1384) duc d'Anjou épouse Marie de Blois-Châtillon (1345-1404)
  5. Jean (1340-1416) duc de Berry épouse en 1360 Jeanne d'Armagnac (?-1387)
  6. Philippe II le Hardi (1342-1404) duc de Bourgogne épouse en 1369 Marguerite III de Flandre (1350-1405)
  7. Jeanne (1343-1373) épouse en 1352 Charles II le Mauvais, roi de Navarre (1332-1387)
  8. Marie (1344-1404) épouse Robert Ier, duc de Bar.
  9. Agnes de Valois (1345-1349)
  10. Marguerite (1347-1352)
  11. Isabelle (1348-1372) épouse Jean-Galéas Visconti (1351-1402) duc de Milan

La réapparition de la peste en Occident entraîna son décès.

Elle ne put ainsi jamais devenir reine de France.

 

 1364

Bataille de Cascina entre les forces de la République de Florence (contrôlée par Galeotto Malatesta) et celles de la République de Pise (contrôlée par John Hawkwood et Anichino de Bongard) avec la victoire de Florence.

L'intérêt de ce fait d'armes réside plus dans sa transcendance pour l'histoire de l'art. En 1503 P. Soderini Iero, Mesdames et gonfalonier de Florence, a donné la mission de peindre deux murs adjacents dans la salle du conseil municipal au Palazzo Vecchio aux deux plus grands génies de l'époque: Léonard de Vinci et Michel-Ange, qui se considéraient comme directement abordé le domaine de la peinture. Leonardo était de représenter la Bataille d'Anghiari (1440), Michel-Ange aurait été beaucoup plus dans la Bataille de Cascina. La première a commencé à peindre avec une technique inspirée de Pline l'Ancien, mais qui s'est révélée désastreuse, car la peinture a commencé à tomber en morceaux qu'il n'était pas encore terminé. Avec Rubens, qui a fait une copie, comme on l'appelait le travail de gagner. Michel-Ange, cependant, sa bataille de Cascina cartoon réalisé que plus tard perdu, mais une copie faite par son disciple Aristote Sangallo nous sont parvenus (qui est montré dans l'image), montrant la belle composition de Michel-Ange.

 

1540 

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L'une des figures politiques les plus importantes du règne d'Henri VIII d'Angleterre, Thomas Cromwell, est exécuté pour haute trahison.

 

Le même jour, Henri se marie pour la cinquième fois, avec

Miniature représentant Catherine Howard.

Catherine Howard.

 

 

 

1750 :

 

Mort de Johann Sebastian Bach, compositeur allemand.

 

1794

 

Exécution de Robespierre, Saint-Just, Couthon et d'autres Robespierristes.

 

 1809 

 

Bataille de Talavera qui vaut le titre de vicomte Wellington à Arthur Wellesley, quoi que l'issue n'en soit pas très nette

 

1835 

L'attentat de Fieschi visant le roi Louis-Philippe Ier : une bombe explose à Paris lors du passage du cortège royal, faisant 18 morts, dont le maréchal Mortier, et ne blessant que superficiellement le roi.

 

1914 

Début de la Première Guerre mondiale. L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie dès la fin de l'ultimatum commencé le 23 juillet successif à l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand par Gabriel Princip.

 

Antoinette de Monaco


 

Le 28 juillet 1983, la princesse Antoinette de Monaco, fille aînée de la princesse Charlotte de Monaco et du prince Pierre de Polignac, sœur du prince Rainier III, épousait en troisièmes noces à Monaco le danseur britannique John Gilpin. Le 5 septembre, soit juste un peu plus d’un mois après la cérémonie, John Gilpin décédait à Londres des suites d’un malaise cardiaque. Il était âgé de 63 ans

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 23:00

28 juillet 2014, la comtesse des Ténèbres ne serait pas la fille de Louis XVI et Marie-Antoinette...


Les analyses ADN effectuées sur la dépouille de l'étrange recluse de Hildburghausen indiquent qu'elle ne descend pas de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche. Sophie Botta, dite la "comtesse des Ténèbres" est une femme mystérieuse arrivée à Hildburghausen en 1807. Elle s'installe au château d'Eishausen, de 1810 à sa mort en novembre 1837. Le relatif isolement de sa vie, sa grande discrétion, son visage toujours voilé, son train de vie remarquable, la protection dont elle bénéficie de la part des autorités ont donné naissance au mystère de la comtesse des Ténèbres. L'hypothèse la plus formulée pendant plus d'un siècle, quoique très contestée par les historiens, était que la comtesse des Ténèbres fût la véritable Madame Royale, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette, à laquelle une fille naturelle de Louis XVI eût été substituée. Les résultats de l'analyse, après les travaux de nombreux historiens, tendent à écarter cette hypothèse romanesque. Le secret de la comtesse des Ténèbres reste à percer...

(Photo extraite de "La Comtesse des Ténèbres", ARD)

 

 

La tombe se trouve dans le Jardin de la Montagne, une colline qui surplombe Hildburghausen. Le projet mené visait simplement à résoudre la question de savoir si la Dunkelgräfin était une Habsbourg. Il n'y a donc pas eu à notre connaissance d'investigations ADN sur la duchesse d'Angoulême. 

La Chapelle expiatoire Une photo de la tombe

  •  
    • La Chapelle expiatoire D'après le témoignage d'une domestique, des fleurs de lys ornaient en effet ses affaires et son linge. Nous n'avons rien lu concernant ses armes. A noter, plusieurs médias - dont Wikipédia - indiquent à tort que le test ADN prouve qu'elle est sans lien avec les Bourbon. Les chercheurs indiquent bien qu'ils ont comparé avec l'ADN des Habsbourg, en ligne féminine depuis Marie-Thérèse.

    • l'hypothèse selon laquelle Ernestine Lambriquet soit une fille naturelle de Louis XVI et qu'elle ait été substituée à Madame Royale semble historiquement fragile.

    • Le visage de la "comtesse", reconstitué par l'anthropologue Ursula Wittwer-Backofen
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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 23:00
  -48 
homme politique romain

  450 
empereur romain d'orient

1333 

duc de Świdnica

1540 
homme politique anglais 

1655 
écrivain français

1741 
compositeur italien

 À Vienne (Saint Empire), décès d'Antonio Vivaldi, prêtre, compositeur et violoniste vénitien (né le 4 mars 1678)

Il fut un créateur prolifique qui écrivit tout genre de musique: sacrée et profane, lirique et instrumentelle.

Il contribua aussi au developpement du concert de soliste à partir du concerto grosso.

Ses oeuvres eurent une influence pas négligeable sur d'autres compositeurs de son époque tels que le grand Bach.

 

compositeur 

10 thermidor An II


À la suite des événements du 9 thermidor, Robespierre, décrété hors la loi, est exécuté le 10 thermidor de l’an II (28 juillet 1794)

Il fut amené en charrette sur la place de la Révolution en compagnie de 21 de ses amis, dont son frère, Couthon et Saint-Just pour y être guillotiné.

Robespierre, en piteux état, est exécuté le dixième; il monta seul et sans aide, malgré sa blessure au visage.

Lorsqu’un des aides du bourreau arracha brusquement les linges qui lui entouraient la tête, la douleur fut horrible et Robespierre poussa un cri effroyable.

La mâchoire désarticulée pendait, la bouche s’ouvrait et laissait couler le sang.

Le bourreau se dépêcha de placer Robespierre sur la bascule et moins d’une minute après le couperet tombait.

Robespierre avait 36 ans, sa tête fut montrée au peuple comme l’avaient été celles de Louis XVI et de Danton, sous les applaudissements de la foule.

71 personnes de plus furent exécutées le lendemain, 12 le surlendemain, essentiellement des membres de la Commune insurrectionnelle de Paris.

Les vingt-deux têtes furent placées dans un coffre en bois, les corps furent rassemblés sur une charrette qui se dirigea vers le Cimetière des Errancis.
On jeta les têtes et les troncs dans une fosse commune et on répandit de la chaux vive pour ne laisser aucune trace.

Marquée par la Terreur et l'intolérance, la dictature jacobine n'aura duré qu'un peu plus d'un an, mais en dépit de sa brièveté, elle hantera à jamais la mémoire des révolutionnaires et de leurs opposants.

Louis Antoine Léon de Saint-Just

 

1818

Gaspard Monge

Gaspard Monge meurt à Paris

 

Né à Beaune le 9 mai 1746, Gaspard Monge, le mathématicien français qui a laissé une œuvre considérable mêlant géométrie descriptive, analyse infinitésimale et géométrie analytique est d’abord éduqué par les oratoriens au collège de Beaune, puis au collège de Lyon, où il enseigne dès l'âge de dix-sept ans les sciences physiques.

Sa vie durant, il effectuera de nombreux travaux de recherche dans le domaine des mathématiques de la physique, de la chimie et de la métallurgie.

Il enseignera aussi une grande partie de sa vie, formant les futurs professeurs de l'enseignement secondaire: l'École normale supérieure.

Devenu l’un des scientifiques les plus importants de France, la Révolution française à laquelle il adhère dès 1789, change le cours de sa vie.

Il y jouera un grand rôle politique. Dans sa carrière politique, il sera ministre de la Marine, membre du Sénat conservateur puis Président.

Il jouera un rôle important dans la création de l'École normale de l'an III et de l'École polytechnique (deux écoles où il enseignera la géométrie), et contribuera, avec Berthollet, Chaptal et Laplace à la création de l'École d'arts et métiers.

Son action et son influence se feront également sentir dans ses travaux en qualité de membre de la commission des sciences et des arts (campagne d'Italie de 1796-1797) et de chargé de mission dans l'expédition d'Égypte (1798-1799).

Fidèle serviteur de Napoléon, il sera nommé grand officier de la légion d'honneur et Comte de Péluse.

À la Restauration, Gaspard Monge tombe en disgrâce.

Il est écarté de la vie publique.

Oublié de tous, Monge est frappé de plusieurs attaques d'apoplexie et meurt le 28 juillet 1818.

Ses obsèques ont lieu en l'église Saint-Thomas d'Aquin à Paris.

Le 2 août 1818, les élèves de l'École polytechnique, passant outre aux interdictions, lui rendent un dernier hommage au cimetière du Père-Lachaise.
A l'occasion du bicentenaire de la Révolution, en 1789, les restes de Monge furent transférés au Panthéon.

 

1844

Joseph Bonaparte meurt à Florence

 

Le frère aîné de Napoléon, né en Corse en 1768 s’éteint à Florence le 28 juillet 1844.

Avocat, diplomate, soldat, roi de Naples, puis roi d’Espagne, il était destiné au barreau quand l’exil forcé de sa famille, l'obligea à rejoindre la Provence. Il épouse le 1er août 1794 Julie Clary, fille d’un négociant de Marseille avec laquelle il aura trois enfants.

Après avoir été, grâce à son frère cadet, commissaire des guerres à l'armée d'Italie, il est élu député au conseil des Cinq-cents en 1796. Il entame en 1797 une carrière diplomatique, d'abord à Parme puis à Rome auprès de Pie VI et quittera la capitale romaine après l'émeute du 28 Décembre 1797. Lors des préparatifs du coup d'État du 18 Brumaire, il tentera de concilier son frère Napoléon et le Général Bernadotte qui était son beau-frère depuis son mariage avec Désirée Clary.

Membre du Corps législatif et du Conseil d'État, Joseph se consacre aux missions diplomatiques du Consulat et signe le traité de Mortefontaine avec les États-Unis (1800), la paix de Lunéville avec l'Autriche (1801), et la paix d'Amiens avec le Royaume-Uni (1802).

Premier prince du sang à la proclamation de l'Empire, il doit assurer la régence pendant la campagne de 1805.

Devenu roi de Naples le 31 mars 1806, il s’efforcera de se faire aimer des Napolitains mais échouera à rallier la noblesse, malgré ses tentatives d’appliquer des réformes importantes dans le domaine judiciaire, éducatif et financier.

Le 5 juillet 1808, l'Empereur lui impose de remettre son royaume dans les mains de Joachim Murat: Joseph est destiné au royaume d’Espagne. Il y règnera sous le nom de Joseph Napoléon Ier, et son court règne sera constamment marqué par les combats contre Anglais et insurgés espagnols et les désaccords avec les maréchaux, en particulier Soult. Il sera forcé de quitter deux fois Madrid devant l'approche des armées ennemies, et abandonnera définitivement son royaume en 1813 après la défaite de Vitoria.

Joseph Bonaparte a laissé un mauvais souvenir en Espagne où on l’avait surnommé "Pepe Botella" ("Jojo la bouteille"), bien que ses tentatives de réformes visaient à moderniser le royaume (l'abolition en 1808 de l'Inquisition espagnole sera rétablie par Ferdinand VII).

Lieutenant-général de l’Empire en 1814, il se heurte sans cesse aux maréchaux, ne maîtrise pas les évènements et quitte Paris à l’approche des alliés pour accompagner l'impératrice à Blois.

Après l’abdication de Napoléon, il émigre aux États-Unis où il vivra de 1815 à 1832, s’occupant d’agronomie sous le nom de Comte de Survilliers (du nom d'une de ses anciennes propriétés proches de Mortefontaine). Il reviendra en Europe où il habitera successivement l’Angleterre puis l’Italie, après la mort de sa fille Charlotte Bonaparte,

Il meurt en Italie le 28 juillet 1844. Son corps se trouve aujourd'hui aux Invalides au côté de son illustre frère

 

 

1968

Ángel Herrera y Oria

cardinal espagnol, évêque de Malaga

 

2002

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María Cristina de Borbón

 3ème Duquesa de Durcal (29 mars 1944)

Parents

divorcés en 1958

 

dont

2008

Guillebert de Lannoy

Guillebert Ernest Marie Ghislain de Lannoy

Parents



Nous apprenons le décès de

Messire

Guillebert Ernest Marie Ghislain

Comte de Lannoy

Comte du Saint Empire

époux de la Comtesse Anne de Marnix de Sainte Aldegonde

né à Bruxelles le 10 décembre 1923 et décédé à Eyzer le 28 juillet 2008.

*

Lieu et date des funérailles : église Saint-Amand à Anvaing, le samedi 2 août 2008 à 11 heures.

 

   

 

2009 

Mme Sully Ledermann, née Anne de Nicolaÿ, fille d'Aymard, marquis de Nicolaÿ et de son épouse, née Marie-Thérèse de Lubersac Décès le 28 juillet 2009 du vicomte Benoit de La Barre de Nanteuil Décès le 28 juillet 2009 de Mme Bernard du Faÿ de Choisinet, née Odette de Rou

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 23:00

1728

Louise-Marie de Bourbon


Parents


Marie-Louise de France dite Madame Troisième

 

née le 28 juillet 1728 à Versailles

 

Elle est la troisième fille du roi Louis XV et de Marie Leszczyńska.


Sa naissance, survenue alors que tout le monde attendait un Dauphin, marqua une grande déception à la cour

« La consternation est ici générale » écrit un contemporain.

 

Titrée Madame Troisième à sa naissance, elle fut élevée à Versailles.

 


portrait en 1730 par Pierre Gobert

Elle n’est guère connue que par sa mort prématurée, qui montre bien l'incompétence des médecins de l'époque.

 

Pendant l’hiver 1733, elle avait contracté un rhume bénin.

 

Madame Troisième était confiée à un médecin gascon, Bouillac, aventurier et ignorant.

 

La fièvre s’intensifiant, il ordonna de saigner la petite princesse à quatre reprises, lui prélevant parfois jusqu’à trois palettes de sang !

 

Elle subit également des vomitifs.

 

Bouillac, devant l’état empirant de Madame Troisième, déclara forfait.


Hâtivement baptisée à la mi-février, elle reçut les prénoms de ses parents, Louise-Marie.

 

Elle mourut le 19 février 1733.

 


portrait par Charles Joseph Natoire en 1734 (représentée avec sa soeur Adelaide)

Il reste d'elle un portrait de Gobert, ainsi qu'une allégorie de Natoire, où elle apparaît aux côtés de sa sœur cadette, Madame Adélaïde.

1750

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François Fabre d'Églantine

poète révolutionnaire 

1886 

Gustavo Testa

 

cardinal et nonce apostolique italien 

 

 

1952

 Maha Vajiralongkorn de Thaïlande

Le prince Maha Vajiralongkorn de Thaïlande est né au Palais Dusit de Bangkok le 28 juillet 1952, il est le seul fils du Roi Bhumibol et de la Reine Sirikit de Thaïlande.

Parents


Le prince suit sa scolarité à Bangkok, puis ses études supérieures dans une école privée dans le Somerset en Grande-Bretagne ainsi qu’en Australie au King’s School de Sydney.  Maha Vajiralongkorn suit également un entrainement militaire à la Royal Military Collège de Dintroon à Canberra en Australie puis des études à la Sukhothai Thammatirat University de Bangkok. En 1972, son père lui confère le titre de prince héritier du royaume.

 

 

Le prince héritier est un pilote de chasse confirmé ainsi que d’hélicoptère, il a pris part à de nombreuses manoeuvres militaires et même à des combats dans le Nord du pays et à la frontière avec le Cambodge. Il a le grade de Général dans l’armée de l’air thaïlandaise.

 

En janvier 1977, le prince épouse la princesse Soamsavali Kitiyakara, une cousine de la reine Sirikit. Le couple aura une fille unique en 1978, la princesse Bajrakitiyabha. Cependant, le mariage bat très rapidement de l’aile et le prince vit auprès d’une actrice, Yuvadhida Polpraserth avec qui il aura 5 enfants : Juthawachara, Vacharaeson, Chakriwat, Vacharawee et Siriwannawari.


Le prince héritier divorce enfin en 1993 de sa première épouse (qui avait toujours refusé cette éventualité), et épouse la mère de ses 5 enfants.  Le mariage dure peu et un nouveau divorce est prononcé. En février 2001, il épouse Srirasmi Akharaphongpreecha. Les Thaïlandais n’apprendront que plus tard ce troisième mariage lors de la naissance du prince Dipangkorn Rasmijoti, né le 29 avril 2005.

 

Depuis, le prince héritier (moins populaire que ses soeurs auprès du peuple), a multiplié les apparitions officielles, se familiarisant de plus en plus aux obligations officielles et à la charge royale.

(Copyright photo : Getty images)

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:01

Le 27 juillet est le 208ejour de l'année

(209e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Il reste 157 jours avant la fin de l'année.

C'était généralement le jour de la mûre, 9e jour du mois de thermidor dans le calendrier républicain français.

Signe du zodiaque : cinquième jour du signe astrologique du lion.

 

Dictons 

« Les Sept Dormants redressent le temps »  

Pour leur fête souvent, les sept dormants redressent le temps

Célébrations 

Saints des Églises chrétiennes 

Saints catholiques   et orthodoxes   du jour
Saints orthodoxes du jour
  • Germain († 1837), Germain de l'Alaska, moine missionnaire.
  • Nicolas († 1392), Nicolas de Novgorod, fol en Christ.

Prénoms du jour 

Bonne fête aux :

  • Nathalie et ses dérivés : Natacha, Natalia, Natalie, Natelia, Nathalène, Talia, etc.

Et aussi aux :

  • Aurèle
  • Félix et ses dérivés : Féliz
  • Georges et ses dérivés : Geordie, Georgio, Jarod ou Jarrod, Joran, Jordan, Jordi, Jore, Jorgi, Jorick, Jorioz, Yerri, Yoran, Yorick, Youra, Youri, etc.
  • Liliane, et ses dérivés : Lilia, Lilian, Lilou, etc.
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1105 
troisième bataille de Rama

Trois batailles ont opposé les croisés aux Fatimides d'Égypte à Rama, Ramleh ou Ramla (Palestine) en 1101, 1102 et 1105.

Première bataille de Rama 

Le 7 septembre 1101, 260 chevaliers et 900 fantassins du Royaume de Jérusalem, commandés par le roi Baudouin, mettent en déroute une armée fatimide dix fois supérieure en nombre tout en perdant eux-mêmes un tiers de leurs effectifs.

Deuxième bataille de Rama 

En mai 1102, une armée égyptienne de près de 20 000 hommes, commandée par Charaf, le fils du vizir Al-Afdhal, arrive en Palestine et parvient à surprendre les troupes de Baudouin Ier de Jérusalem à Rama, près du port de Jaffa. Le roi n’échappe à la capture qu’en se cachant parmi les roseaux. La plupart des 500 chevaliers sont tués ou capturés. Charaf peut reprendre Jérusalem, mais par son indécision laisse des renforts Francs arriver par mer, et doit retourner en Égypte. En 1103 et 1104, le vizir du Caire lancera de nouvelles expéditions contre les Francs qui échoueront (rivalité entre la flotte et l’armée de terre, mort du général, etc.).

Troisième bataille de Rama 

En 1105, Baudouin Ier de Jérusalem repousse une offensive fatimide appuyée par l’atabek de Damas.

1214
Victoire écrasante de Philippe II Auguste, roi de France, à Bouvines, contre une co alition montée par Jean sans Terre, roi d'Angleterre.
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Ce dimanche s'affrontèrent, d'une part: le roi de France, le duc de Bourgogne, le comte de Dreux et le comte de Ponthieu, et d'autre: l'empereur germanique Othon IV, le comte de Boulogne, le comte de Flandre, le duc de Lorraine, le comte de Brabant, le comte de Hollande, le marquis de Namur et le comte de Salisbury (demi-frère de Jean sans Terre). La France se trouvait gravement menacée avant la bataille, mais en sortit consolidée et sa dynastie renforcée. Le dimanche de Bouvines est l'une des dates décisives et symboliques de l'histoire de France.

1447 
Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII, est l'instigateur d'une ordonnance décidant, pour la première fois depuis 1370, la frappe de pièces d'argent de bon aloi, à 92% d'argent fin, ce qui créait ce que l'on a appelé le « Gros de Jacques Cœur »
Le lundi 27 juillet 1461
à Maubeuge, afin d'être sacré à Reims. 
à La Luna.
Le jeudi 27 juillet 1475. 

 1675
Décès, à la bataialle de Salzbach, d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, vicomte  de Turenne, duc de Bouillon, prince de Sedan et maréchal de France et maréchal général des camps et armées du roi
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né au Château de Sedan, le 11 septembre 1611
Il appartenait à une des familles plus anciennes de la France et était apparenté a la reine Catherine de Médicis et a Guillaume le Taciturne, prince d'Orange et comte de Nassau. Élevé dans la religion réformée, il se convertit au catholicisme en 1668 sous l'influence de Bossuet, notamment après la lecture de son livre "Histoire des variations des Églises protestantes". Marié avec Charlotte de Caumont La Force, le couple n'eut pas d'enfants. Le maréchal-vicomte de Turenne ou simplement Turenne (comme on l'appelait) participa aux premières guerres du règne de Louis XIV (Trente Ans, Dévolution, Hollande), remportant souvent des victoires éclatantes. Ce fut pendant la Guerre de Hollande qu'il trouva la mort par un boulet de canon quand il avait déjà assuré la victoire des armes françaises. Son adversaire le comte de Montecuccoli dit de lui: « Il est mort aujourd'hui un homme qui faisait honneur à l'Homme ! ». Louis XIV lui octroya l'honneur posthume d'être enseveli à la basilique Saint-Denis. Malheureusement, ses dépouilles suivirent le même sort que celles des rois de France lors de la profanation sacrilège de la nécropole royale en 1793.

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Les ouvriers de Montmartre se répandent armés dans la plaine de Saint-Denis, détruisant les blés.
Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) prend brutalement fin la dictature de Maximilien Robespierre et son pouvoir sans partage sur la France révolutionnaire.
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Malgré les victoires révolutionnaires (Fleurus le 26 juin 1794), la situation politique de Robespierre s’était vite dégradée. Le Comité de sûreté générale souhaitait engager la lutte avec le Comité de salut public.

La veille, à midi, Robespierre était monté à la tribune de la Convention pour tenir un discours lourd de menaces dénonçant une «ligue de fripons» sans toutefois nommer clairement les ennemis de la République. Il conclut ses deux heures de discours par ces mots menaçants : «J'ai promis de laisser un testament redoutable aux oppresseurs du peuple ; je leur lègue la vérité, et la mort».

Les députés s'inquiétaient car la loi de Prairial (10 juin 1794) permettait au tout-puissant Comité de salut public et à son président de faire arrêter et exécuter le moindre suspect. Tous ceux qui avaient quelque motif de craindre Robespierre prenaient peur, parmi eux Collot d'Herbois, Billaud-Varenne, Barras, Fréron qui avaient tous quelque chose à se reprocher...

Le 9 thermidor An II (27 juillet 1794), à midi, Saint-Just s'apprête à dénoncer les suspects mais on lui coupe la parole. Robespierre lui aussi est empêché de monter à la tribune. On le montre du doigt aux cris de : «À bas le tyran !». Il est invectivé de toutes parts et Garnier de l’Aube lui jette « Le sang de Danton t’étouffe ! ».

Un député, Cambon, lance à la tribune une mise en accusation de Robespierre. Louchet, un député quasi inconnu s’écrie: « Je demande le décret d’accusation contre Robespierre ! ». Le silence venu d’un seul coup pèse sur l’Assemblée, quelques députés applaudissent, puis c’est toute la convention qui vote la proposition à main levée et fait arrêter le frère de Robespierre, Saint-Just, Lebas et Couthon.

Il est quatre heures de l’après-midi...

S'ensuit une grande confusion. Les prisonniers sont transférés à l'Hôtel de ville et se retrouvent sous la protection des sans-culottes. Tandis que sonne le tocsin, les sectionnaires hésitent sur la conduite à tenir. Pendant ce temps, le député Barras rassemble des troupes et entre dans l'Hôtel de ville.

C'est la fin. Le chef montagnard est blessé à la mâchoire par un coup de pistolet...

La suite, demain 28 juillet 2010...
(9 thermidor an II) 

9 Thermidor


La Révolution Française - Le 9 Thermidor

L'abattoir - Aigreur de Robespierre - Que fera la Plaine ?

Le Comité de Salut Public tente de se rapprocher de l’Incorruptible

Dès ce moment, blessé dans son amour-propre, aigri par l'opposition rencontrée parmi ses collègues quand il a demandé des têtes, Robespierre n'assiste plus aux séances régulières du Comité de Salut public. Il veut montrer qu'il s'est moralement séparé de lui. Déjà il pense, en prononçant un grand discours à la Convention sur la situation politique, à en faire éliminer ses ennemis.

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Robespierre - peinture anonyme - Musée Carnavalet

A ce moment, la Terreur redouble. Une sorte de vertige mortel a saisi les hommes responsables. Comités, bureau de police, accusateur public, jurés, juges du Tribunal révolutionnaire sont les rouages aveugles d'une machine qui depuis la loi du 22 prairial tourne toujours plus vite, toujours plus fort et qui, s'ils ne lui fournissent assez de victimes, les dévorera à leur place.

En vain la foule des victimes s'amoncelle au bas de l'échafaud. Sur toute l'étendue du territoire les têtes tombent « comme des ardoises par temps d'orage », selon le mot de Fouquier-Tinville. Aristocrates, bourgeois, artisans, écrivains, prêtres, soldats, courtisanes, paysans, la Révolution frappe en démente tous ceux qu'elle soupçonne d'inimitié ou de tiédeur. Depuis les guerres de religion on n'a jamais en France autant tué.

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Dévouement paternel - Loizerolles répond à l'appel du nom de son fils - dessin attribué à Swebach et Desfontaines - Musée Carnavalet

L'accusateur public n'est plus qu'un bourreau en chef. Il s'attelle à sa tâche avec un zèle redoublé. Jamais il ne demande un sursis, n'accorde un répit. Il réclame de nouveaux employés pour mieux activer la besogne : « Nous voulons que cela marche » répète-t-il. Et ça marche ! De moins en moins on acquitte. De son propre mouvement il grossit, il corse les fournées. «Il nous faut du sang, le peuple veut du sang. » Il saute sur les dénonciations; elles sont innombrables. Jalousies, rivalités de profession ou de famille, haines privées se joignent ici aux rancunes politiques. Femmes qui accusent leurs maris, enfants leurs pères, ouvriers leurs patrons, domestiques leurs maîtres, tous ce qu'un peuple démoralisé recèle de sanie s'étale au jour. On en tient grand compte. Une tyrannie qu'elle soit démagogique ou dictatoriale, ne peut se soutenir que par la délation.

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Carte de sûreté - collection Lenôtre

Les prisons sont peuplées de « moutons ». On y mène une vie curieuse. Les détenus sont entassés dans des pièces souvent étroites et obscures; aristocrates, prêtres, étrangers, gens de peu sont confondus. On n'y pleure pas toujours. Souvent on s'y égaie, on y chante, on y noue des intrigues galantes, on s'y invite à dîner, à souper, grâce aux provisions envoyées du dehors. On correspond avec ses amis par mille moyens ingénieux, qui vont du collier du chien à l'aile d'un pigeon. Le règne d'Herman sur l'administration pénitentiaire a fort gêné ces pratiques; il institue des réfectoires, fait cesser les visites, favorise les délateurs. Mais il ne réussit pas à abattre les âmes. Jeunes ou vieux, hommes ou femmes, riches ou pauvres, tous voient la mort comme la voient les soldats. La vie, pour soi-même comme pour les autres, ne compte plus. C'est une des explications profondes de la Terreur.

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André Chénier - par Suvée - collection de Pange

Sur les charrettes qui vont vers l'échafaud, on n'entend guère de plaintes. Certains, certaines, par lassitude ou par mépris, devant le Tribunal révolutionnaire provoquent leur condamnation par des mots de bravade. La guillotine est entrée dans le décor des jours. On va vers elle comme à une fin normale. Quelques-uns avec héroïsme, la plupart avec indifférence, beaucoup avec bonne grâce et frivolité. L'une des plus illustres victimes, et des dernières, André Chénier sera exécuté le 7 thermidor, avec Roucher, le poète des mois. Son frère Marie-Joseph, membre de la Convention, semble avoir fait peu de chose pour le sauver. En attendant la charrette, il griffonne un dernier poème plein d'une haine immortelle:

Mourir sans vider mon carquois,

Sans percer, sans fouler, sans traîner dans leur fange

Ces bourreaux, barbouilleurs de lois ! ...

Dans l'escalier de la Conciergerie, il frappe son grand front presque chauve et on l'entend dire ce mot navrant: « J'avais pourtant quelque chose là ! »

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Le "Corridor germinal" ou Corridor des Hommes - par Hubert Robert - Musée Carnavalet

Robespierre à cette heure paraît frappé de mélancolie. Si maigre, si bilieux, il maigrit, jaunit encore. Sans doute est-il pris, comme le fut Danton, d'une lassitude proche du découragement. A la vérité les meneurs successifs de la Révolution sont épuisés tour à tour par leur lutte contre des forces obscures qu'ils sont impuissants à maîtriser. Saouls de paroles, ils aspirent au silence. L'existence de Robespierre Si remplie hier encore s'est dégorgée tout à coup. Pour éviter ses collègues du Comité, il ne paraît presque plus à la Convention. Mais il continue d'aller le soir aux Jacobins. Le club est son refuge, il y parle, entouré de l'atmosphère adorante qui doit le réconforter, lui rendre foi dans son destin.

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Sieyes - gravure du temps

La victoire de Jourdan à Fleurus l'invite aux actions décisives. Le péril national a jusqu'ici servi, soutenu, cautionné le gouvernement révolutionnaire. A présent que l'invasion est écartée, semble-t-il sans retour, s'annoncent des jours bien différents. Plus de prétexte pour un régime extrême; la France tranquillisée en supportera-t-elle longtemps les excès ? Grave souci pour le pouvoir civil. Robespierre par essence est anti-militaire. Il méprise le bruit et le pouvoir des armes. Il n'aime pas la canonnade, il n'aime pas l'assaut, il n'aime pas ces chefs ceinturés de tricolore qui bondissent à l'ennemi, à la tête de leurs troupes, le chapeau levé au bout du sabre et chantant la Marseillaise. Enfin il n'aime pas la victoire. Elle dérange ses calculs, elle le diminue, l'efface. Certes il est patriote à sa manière, mais cette manière n'est point active. Il n'est pas comme Saint-Just un patriote de combat, comme Danton un patriote de tribune, il ne peut être qu'un patriote de cabinet.

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Boissy d'Anglas - par David - collection particulière

Pareille infériorité, qu'il doit sentir, l'exaspère. Comment balancer avec des discours, des décrets, des fêtes civiques la dévorante gloire de l'épée qui, chez un peuple fier, maîtrise tout? Quand il ne dort pas, dans la petite chambre des Duplay, si ordonnée, si proprette qu'elle paraît une chambre de jeune fille, il doit voir se profiler sur le mur la silhouette d'un soldat lauré qui étrangle la Révolution. Il affecte de croire que le Comité de Salut public veut l'éliminer. Ses collègues n'y songent pas. Ils l'avoueront plus tard: Robespierre est pour les sans-culottes l'incarnation de la démocratie. Se séparer de lui, c'est se rendre suspect de vouloir renverser la République. Au surplus il leur inspire un sincère respect. Mais, loin de s'adoucir, Maximilien poursuit avec ténacité ses adversaires. Il fouaille Barère aux Jacobins, fait chasser du club Dubois-Crancé, y attaque Fouché qui quelques jours plus tard (26 messidor) est exclu à son tour. Inquiets, les conspirateurs de la Convention, à qui se mêlent maintenant la plupart des membres du Comité de Sûreté générale, cherchent alors à se ménager des intelligences chez les modérés du centre.

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Durand de Maillane - dessin anonyme - B.N. Estampes

La Plaine, comme on les appelle, forme la grande majorité de l'Assemblée. Depuis longtemps, soucieuse avant tout d'exister, elle vote en masse pour le parti le plus menaçant. Elle a ainsi acquiescé à toutes les proscriptions, celle des Girondins, celle des Hébertistes, celle de Danton, aux mesures les plus arbitraires, aux lois de Ventôse comme à la loi de Prairial, elle a soutenu le gouvernement des Comités. Plusieurs centaines de députés d'origine provinciale et bourgeoise, probes et modestes, mesurés et prudents, qui, le cou souple, le cœur mou, suivent le vainqueur, quel qu'il soit, et quelle que soit sa doctrine. Ennemis de la violence, ils y aident toujours. Les Montagnards les nomment «les crapauds du Marais». Ils sont en général républicains, mais avant tout conservateurs de l'ordre établi. Leur tactique, plus ou moins consciente, est de laisser s'exterminer les groupes extrêmes, comme s'ils espéraient qu'un jour leur nombre leur vaudra une revanche. Parmi eux se trouvent des hommes remarquables par l'intelligence et le talent. Sieyès, qui peut-être fut le moteur principal de la Constituante, s'est tapi dans une espèce de surdité. Comme lui, Cambacérès, politique sagace, fuit le regard de Robespierre. Pour ne pas lui donner d'ombrage, ils ne sont jamais candidats à rien. Boissy d'Anglas, ex-Girondin, qui n'a pas voté la mort du roi et qui ne manque, on le verra, d'esprit ni de dignité, s'est fait, à propos de l’Etre Suprême, le thuriféraire de Maximilien qu'il a comparé à Orphée. Féraud, lui, est hostile, mais n'ose le déclarer. Durand-Maillane, sage et austère antijacobin, écrit à l'Incorruptible pour louer son désintéressement et son indépendance. Avec beaucoup d'autres, ils subissent son ascendant.

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Robespierre - croquis de Gros - Musée Carnavalet

Les conjurés antirobespierristes, voyant en eux 'les arbitres de la situation, cherchent à les gagner en agitant le spectre de la spoliation agraire à laquelle conduisent les lois de Ventôse. Ils n'y réussissent pas. La Plaine repousse leurs avances. Elle méprise ces anciens clients d'Hébert, ces anciens clients de Danton, ces spéculateurs tarés, avides de jouir, ces proconsuls d'hier contre qui crient trop de crimes. Elle leur préfère encore Robespierre, d'autant que les amis de celle-ci les entreprennent à leur tour et protestent de sa bonne foi, de ses intentions bienveillantes, de sa réelle modération. Cette lutte sourde se poursuit durant tout messidor. A la fin le Comité de Salut public penche vers un rapatriement formel avec le Triumvirat et il y entraîne bon gré, malgré, le Comité de Sûreté générale. Le 4 thermidor (22 juillet), Barère fait instituer quatre commissions populaires qui doivent «trier» les suspects. Gage éclatant de bonne volonté: l'exécution intégrale des décrets de Ventôse pour appliquer le programme social de Saint-Just. Le lendemain se tiendra une autre séance plénière. Robespierre y est spécialement prié; on espère qu'ainsi amadoué, il ne refusera pas d'y venir. Il y vient. Cette séance, ouverte à dix heures du matin, est restée longtemps mystérieuse; elle s'éclaire aujourd'hui. On peut se représenter Maximilien, assis à la table verte, entre ses collègues, froid, sec, impassible. A ses côtés Saint-Just, plus distant que jamais et Couthon, qui, le visage paisible, caresse sa petite levrette, couchée sur ses genoux...

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"Un Sans-Culotte, instrument des crimes de la Révolution, dansant au milieu des horreurs, tandis que l'Humanité pleure près d'un cénotaphe" - gravure allégorique antirévolutionnaire

Brisant le silence, Saint-Just prend la parole. Il s'élève contre les machinations entreprises pour changer la forme du gouvernement. Ce gouvernement doit être maintenu comme indispensable, en raison de l'attitude des «nouveaux Indulgents». Il proteste contre les projets de tyrannie imputée à Robespierre; celui-ci ne dispose d'aucun des moyens nécessaires à une dictature : ni l'armée, ni les finances ni l'administration. David appuie Saint-Just. Maximilien parle ensuite, en accusateur impérieux. Il désigne encore une fois ses principaux adversaires Vadier, Amar, Jagot, Billaud-Varenne et Collot d'Herbois. Billaud proteste : « Nous sommes tes amis, nous avons toujours marché ensemble !» Barère multiplie les efforts pour prévenir une crise. Saint-Just alors demande la concentration du pouvoir, afin d'éviter l'anarchie. « Il faut, déclare-t-il, confier le salut de la Patrie, à une destinée particulière. » Il pense visiblement à Robespierre quand il ajoute «qu'il suffit de trouver un homme pur, populaire, dévoué et sans ambition, qui n'accaparera pas le gouvernement, mais le dirigera au mieux des intérêts de la République ».

Les membres des deux Comités comprennent la proposition, mais ils ne la relèvent pas. Robespierre ressent profondément leur réserve. Pourtant leur désir de conciliation, presque de soumission, n'est pas douteux. Ils en offrent de nouveaux gages en chargeant Saint-Just de présenter à la Convention un grand rapport sur la situation politique. Le jeune tribun accepte; il « développera le plan ourdi pour saper le gouvernement révolutionnaire». Billaud et Collot lui demandent de ne pas parler de l'Etre Suprême. Il y consent. Sans observation il signe - et c'est de sa part une concession - l'arrêté ordonnant le départ pour l'armée du Nord de quatre nouvelles compagnies de canonniers. Les canonniers parisiens sont à bon droit regardés comme les plus fidèles tenants de l'Incorruptible. Saint-Just semble marquer ainsi sa confiance et sa volonté d'union. On se sépare dans une atmosphère éclaircie. Seul Robespierre, qui s'éloigne sans un mot, ne s'est pas laissé détendre, n'a pas désarmé.

En sortant de la séance, Barère se vante d'avoir ramené la concorde. Avec lui d'autres, tels Billaud et Collot imaginent les difficultés aplanies, la crise évitée. Mais les membres du Comité de Sûreté générale menacés nommément par Robespierre ne se font pas d'illusion. Ils se voient pousser à la mort, d'autant mieux qu'ils sentent que le Comité de Salut public les sacrifiera au besoin. Epouvantés, ils resserrent leur alliance avec les chefs de la Montagne. De leur côté ceux-ci adjurent de nouveau Boissy d'Anglas, Durand-Maillane, chefs de la Plaine. Ils continuent de résister. Certes ils sont tourmentés par l'idée du bouleversement social qui doit sortir des lois de Ventôse et de Prairial. Leur nature même, leur attachement d'origine à une tradition bourgeoise les soulèvent contre la perspective d'une secousse dernière où s'abîmerait la propriété. Mais quelles garanties un Tallien, un Fouché, un Barras, un Fréron et leur bande de massacreurs et de filous peuvent-ils leur apporter d'un gouvernement stable, honnête, humain, où la France enfin pourrait se retrouver? Ils hésitent, ne se décident pas. Tout ce qu'on parvient, à force d'instances, à leur arracher, c'est cette pleutrerie : « Soyez les plus forts, nous serons avec vous. »

Les conjurés seront-ils les plus forts? Depuis plusieurs semaines, ils ne couchent plus dans leurs lits. Portant sous leurs vêtements poignard et pistolets, ils gagnent chaque soir des gîtes imprévus, sans revenir deux fois dans la même maison. Beaucoup d'autres les imitent, car l'appréhension gagne de proche en proche. Fouché abrite sous sa redingote des listes vraies ou fausses qu'il montre en cachette comme le dernier état des proscriptions exigées par Robespierre. A l'un, à l'autre, il murmure : « Vous êtes sur la liste ! Vous êtes sur la liste ainsi que moi, j en suis sur »Et chaque jour il ajoute de nouveaux noms.

Nul à l'Assemblée ne sait plus où il va, s'il est un abri pour sa tête, s'il vivra demain. Fouché attise partout la peur, flamme basse qui consume les cœurs, mais souvent pousse à d'imprévus courages. Il excite les plus hardis, assiège les douteux. Il voudrait faire révoquer «la bourrique à Robespierre », Hanriot, maître des troupes parisiennes. Le Comité de Salut public n'ose pas. Dans les coulisses des Tuileries on déclame à haute voix contre le tyran, pour baisser le ton dès que paraît un de ses séides. Collot d'Herbois s'oublie parfois jusqu'à évoquer Guillaume Tell et Fouché, célèbre Brutus. De tous peut-être Cambon se montre le plus résolu.

Robespierre n'ignore pas grand-chose des projets de ses adversaires. La crise ultime va venir, il l'a prévue, il la veut. Quand sa route sera débarrassée des fripons et des assassins, il sait où il ira. Dans les concessions de ses adversaires il ne voit qu'hypocrisie. La réforme morale et sociale à laquelle il s'est attaché ne sera pas réalisée avec le concours de ceux qui ont voulu le déchirer dans l'esprit public. Tous ces jours-ci, retiré chez Duplay, il écrit assidûment, ne voit presque personne. Le discours qu'il prépare, et dont n'avertit ni Saint-Just ni Couthon - car il juge qu'ils ne l'ont pas soutenu avec assez d'élan - sera son testament philosophique et politique. C'est là-dessus qu'il veut être jugé par la postérité. Entre ses adversaires et lui, entre ces corrompus qui méditent l'étouffement de la démocratie et lui, l'Incorruptible, dont la seule pensée s'attache à la régénération des hommes, l'Assemblée choisira.

 

La séance du 8 Thermidor - Les fers sont au feu

Quand, le 8 thermidor, vers midi, Robespierre paraît à la Convention, le public des travées l'applaudit longuement. Gardes du corps habituels de Maximilien, hommes de la Commune, Jacobins éprouvés s'y mêlent à des agents de police. Cette grande journée où l'on sait que l'Incorruptible, après sa longue absence, doit révéler ses intentions a fait accourir les députés. Salles et couloirs sont combles et la foule devant les Tuileries s'entasse peu à peu.

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Le régime de Robespierre - gravure allégorique antirévolutionnaire

Collot d'Herbois préside la séance. Droit dans sa petite taille, soigneusement poudré, Robespierre se glisse entre les groupes compacts et monte à la tribune. Long, diffus, obscur, balancé à donner le vertige, avec de beaux mouvements d'ailleurs, des périodes de haut style, son discours, limé et poli pendant sa retraite, tourne entièrement autour de lui-même. Il se campe en victime, en persécuté.

Des scélérats ligués par de bas intérêts conspirent contre lui sans cesser de l'aduler; les Comités après l'avoir caressé le menacent. Il les menace à son tour, dans un vague effrayant. Avec dédain, il rejette l'accusation de dictature voilà six semaines qu'il a abandonné ses fonctions. Les excès de la guillotine, qu'on veut lui reprocher sont dus à ses pires adversaires; on épouvante à tort les ex-nobles et les prêtres. Mais tout de suite il se prononce pour un gouvernement révolutionnaire plus actif, plus opérant que jamais et, ayant attaqué tour à tour Cambon et son système financier, Carnot et l'organisation militaire, le Comité de Sûreté générale et sa horde d'agents véreux, il conclut de sa voix sans couleur mais qui tranche: « Il faut punir tous les traîtres, renouveler le Comité de Sûreté générale, soumis dès lors au Comité de Salut public lui-même épuré et qui gouvernera sous l'autorité de la Convention. »

Pendant plus de deux heures, les yeux abrités par de grosses lunettes, il a parlé dans un silence presque absolu, avec de-ci, delà, un geste mince de la main. On n'applaudit pas tout de suite. Les députés sont stupéfaits. Nul ne s'attendait à un tel discours, ni Couthon, ni Saint-Just, et moins encore les membres des Comités qui ont cru à une réconciliation ou à une trêve, et qui se voient tout à coup marqués pour le bourreau. L'effet est grand pourtant. La Convention, une fois de plus subjuguée, vote l'impression et l'envoi du discours à toutes les communes de France. Mais soudain une opposition se dessine.

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Cambon - gravure au physionotrace d'après Quedeney

Cambon prend la parole. Ça a été de la part de Robespierre une imprudence d'attaquer sans bases ce Méridional fougueux, plein d'énergie et d'âpreté, d'ailleurs d'une probité certaine. La face colorée, l’œil noir, Cambon lance à la Convention : «Avant d'être déshonoré, je parlerai à la France ! » Robespierre l'a accusé d'avoir miné les finances, d'être un fripon. Cela est faux crie Cambon. Et il ajoute «Il est temps de dire la vérité tout entière : un seul homme paralyse la Convention et cet homme, c'est Robespierre ! »

Des applaudissements éclatent sur la Montagne, quelques-uns même au Centre. Robespierre veut répondre. Il remonte à la Tribune. Mais les murmures, les interjections l'assaillent. Il est au bout de sa résistance nerveuse : on l'entend bredouiller « On me menace, on veut ma mort ! » Sur quoi un des secrétaires, le dantoniste André Dumont lui jette au visage : « Tu demandes la mort, scélérat, tu l'as méritée mille fois ! »Salle et tribunes sont en pleine houle. Alors Billaud-Varenne se lève.

Le discours de Maximilien, la réplique de Cambon, après tant d'hésitations, l'ont déterminé. Prenant l'offensive, il demande que le discours soit soumis aux Comités avant d'être imprimé.

- Quoi, s'écrie Robespierre frissonnant de colère, on enverrait mon discours à l'examen des membres que j 'accuse.

Panis, le septembriseur Panis parle des listes de proscription et somme Robespierre et Couthon de désigner les députés qu'ils mettent en cause. D'autres voix montent; un comparse, Charlier, crie : « Aie donc le courage de nommer ceux que tu accuses ! » Et la Montagne entière rugit : « Nomme-les ! Nomme-les ! »

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André Dumont - croquis de Gabriel - Musée Carnavalet

Interdit, l'esprit noyé d'amertume et de mépris, Robespierre se tait. La meute de plus en plus l'entoure, aboyant en désordre. Amar et Thirion parlent tour à tour pour défendre les Comités. L'Assemblée vote

elle rapporte l'envoi aux communes.

Maximilien s'est laissé battre, il a perdu sa majorité et par sa hauteur, sa maladresse, lié contre lui la conspiration encore éparse. Pourtant il ne semble pas le comprendre, car, la séance levée à cinq heures, il rentre rue Saint-Honoré chez Duplay, calme et même gai :

- Je n'ai plus à compter sur la Montagne, dit-il à ses amis, mais la masse de la Convention m'entendra.

Dans la séance il ne voit qu'un coup fourré ; il pense convaincre la Plaine. Seulement il ne s'occupe pas assez d'elle ce soir-là; il la laisse à ses conciliabules pense et aux intrigues adverses. Après dîner, il va aux Jacobins et s'y fait acclamer. Satisfait, rassuré, il rentre rue Saint-Honoré et se couche tranquille.

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Robespierre - dessin de David - collection particulière

Cette nuit où sans doute il dort, on ne sait sur quels rêves, les conjurés de la Montagne, eux, ne dorment pas. Tallien a reçu de sa maîtresse, la belle Thérésa, ce billet « Je vais demain au Tribunal révolutionnaire. Je meurs avec le désespoir d'être à un lâche comme vous. » Pour elle il osera. Avec Barras et Fréron, il a jure à dîner sur une bouteille de champagne « d'en finir avec l'ennemi ». Fouché court de cachette en cachette pour affermir les volontés, aiguillonner les haines. Demain doit tout sauver ou tout perdre. Lui; Tallien, Bourdon de l'Oise et Legendre redoublent d'efforts afin de persuader les chefs de la Plaine de se joindre à eux pour abattre enfin Robespierre. Que leur promettent-ils au

juste? On ne sait. Ils sont au point où l'on promet n'importe quoi. Sans doute renient-ils leur passé, s'engagent-ils formellement à abolir la Terreur. Sans ce gage essentiel, les modérés ne se décideraient point. Or, après d'interminables discussions, ils se décident... « Il n'était pas possible, dira Durand - Maillane, de voit tomber soixante ou quatre-vingts têtes par jour sans horreur. Le décret salutaire ne tenait qu'à notre adhésion, nous la donnâmes et dès ce moment les fers furent au feu. » On se met d'accord sur la suppression immédiate des lois de Ventôse et de Prairial, sur l'enterrement de la menace à la propriété.

Lorsque, passé minuit, Billaud-Varennes et Collot d'Herbois reviennent des Jacobins, où ils ont été fort

malmenés, ils trouvent dans I la salle du Comité de Salut public plusieurs de leurs collègues attardés sous leurs abat-jour verts. Carnot, Lindet et Prieur compulsent dossiers et plans. Barère ROBESPIERRR.

griffonne d'une main rapide une nouvelle «carmagnole». Quelques membres du Comité de Sûreté générale, convoqués dans la journée, vont et viennent. Rédigeant à un bureau isolé le fameux discours dont le Comité l'a chargé, Saint-Just l'envoie feuille à feuille à son secrétaire pour le recopier.

Collot, marchant sur lui dans la salle à demi obscure, lance d'un air égaré

- Tu prépares notre décret d'accusation ?

- Oui, Collot, répond Saint-Just; tu ne te trompes pas, j'écris ton acte d'accusation...

Il se tourne vers Carnot et ajoute

- Tu n'y es pas oublié non plus.

Collot poursuivant ses attaques, Saint-Just déclare qu'il lira le lendemain son rapport au Comité et qu'il le déchirera s'il n'est pas approuvé. Fréron, puis Cambon, puis Lecointre essaient en vain d'entrer dans la salle du Comité. Pour priver Robespierre de ses armes, ils voudraient faire arrêter Hanriot, le maire Fleuriot-Lescot et l'agent national Payan. Mais les huissiers les repoussent. Dans la salle la dispute peu a peu se détend. On discute des moyens de mettre la force armée parisienne aux mains des Comités. Saint-Just proteste et raille «les extravagants, toujours prêts a improviser la foudre ».

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Robespierre guillotinant le bourreau après avoir guillontiné tous les Français - gravure du temps

La longue veillée dure jusqu’à l'aube sans que Saint-Just, écrivant toujours, se départisse de son calme. A ce moment, il sort, après avoir assuré qu'il reviendra soumettre son rapport. On tire les rideaux. C'est le jour et déjà le soleil. Billaud-Varenne, Collot d'Herbois et Barère font appeler le maire et l'agent national pour les maintenir dans leur devoir. Ceux-ci ne cachent guère leur dévouement au Triumvirat. On les garde longtemps, Si bien qu'ils ne peuvent regagner l'Hôtel de ville qu'a neuf heures. A ce moment les Comités n'ont pas encore coupé les ponts avec Robespierre. Mais les conjurés de la Montagne vont s'en charger, suivant une tactique établie par Tallien et Fouché, et dont l'obstruction, une obstruction brutale, acharnée doit être le principal et le plus efficace moyen.

A dix heures les Comités sont réunis au pavillon de l'Egalité. Ils attendent Saint-Just qui ne reparaît.

Couthon, lui, est revenu. On discute de nouveau, et de nouveau on s'aigrit. Couthon s'élève avec force contre la destitution d'Hanriot. Il crie à la contre-révolution, et le ton montant, il échange des injures avec Carnot.

Il fait chaud, le ciel est gris, mais sans trace d'orage.

Vers midi un huissier de la Convention entre, porteur de ce billet de Saint-Just : «L'injustice a flétri mon cœur. Je vais l'ouvrir tout entier à la Convention nationale.»

Délibérément il renie sa promesse. En l'absence de ses adversaires, il s'apprête a lire son réquisitoire. Ce manque de parole de Saint-Just précipite tout. Ses collègues s'élancent: «Allons démasquer ces traîtres, crie le vieux Ruhl, ou présenter nos têtes a la Convention! »

 

9 Thermidor - A la Convention - La Commune contre l’Assemblée - Robespierre hors-la-loi

A la Convention, partout des groupes où l'on bourdonne et gesticule; intense travail de couloir. Les députés de la Plaine sont courtisés par les Montagnards. «Oh, les braves gens que les gens du côté droit ! » dit Bourdon de l'Oise à Durand-Maillane en lui prenant la main. Rovère, Tallien, Lecointre, Fouché, Barras glissent des uns aux autres, affairés, pressants.

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Allégorie relative à la suppression du Tribunal Révolutionnaire - gravure du temps

Le dantoniste Thuriot, qui est du complot, a présidé d'abord, Collot d'Herbois l'a remplacé ensuite. Une heure a passé à la lecture fastidieuse de la correspondance et du procès-verbal. Très longue et élevée, revêtue jusqu'à mi-hauteur de draperies vertes à bord rouge, ornée de figures de sages antiques et des deux toiles sinistres qui rappellent les meurtres de Marat et de Lepeletier de Saint-Fargeau, avec, derrière le bureau, un éclatant trophée de drapeaux pris à l'ennemi, la salle n'est encore garnie qu'au centre. Les anciennes banquettes des Girondins restent vides. Vides aussi sur la Montagne les places où s'asseyaient Danton et ses amis. Robespierre est salué du public quand il entre, vêtu de son bel habit bleu de la fête de l’Etre Suprême.

Il semble très calme. Il s 'est assis aujourd'hui devant le centre, en face du bureau. Saint-Just le rejoint et lui dit quelques mots. Elégant lui aussi, en culotte gris de perle, gilet blanc, habit chamois, haute cravate de mousseline, des anneaux d'or aux oreilles, il se dirige ensuite vers la tribune. Aussitôt les députés encore épars regagnent leurs places.

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Thuriot

Saint-Just déploie son rapport. A peine peut-il en lire le début. «Je ne suis d'aucune faction je les combattrai toutes...» Tallien lui coupe la parole pour « une motion d'ordre ». Sa voix triviale demande que l'Assemblée sorte enfin de l'équivoque, « que le voile soit entièrement déchiré». On l'approuve sur beaucoup de bancs. Resté à la tribune, Saint-Just veut continuer son discours. Billaud-Varenne s'est levé et Collot d'Herbois lui donne la parole. Rogue, sombre, avec une sincérité qui frappe la salle, il accuse les Jacobins de comploter l'égorgement de la Convention. Et, désignant sur la Montagne un des meneurs du club, il le fait arrêter aux acclamations des députés. Suit un réquisitoire haché que Le Bas essaie en vain d'interrompre. Billaud reproche à Robespierre «de n'être pas assez révolutionnaire». «L'Assemblée, s'écrie-t-il, périra si elle est faible. » Il est très applaudi :

- Je ne crois pas, poursuit Billaud-Varenne, qu'il y ait ici un seul représentant qui voulût exister sous un tyran.

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Augustin de Robespierre - par Ursule Boze - Musée Lambinet

Le cri attendu, le cri préparé : « A bas le tyran » ! emplit soudain la Convention. Robespierre va répondre: sa voix est brisée par le tumulte auquel se joint le bruit de la sonnette du président. L’œil à tout, en chef de la manœuvre, Tallien vient à la rescousse. Il faut frapper plus fort, aller plus vite, tout délai devant une assemblée aux courants si troubles peut mener au désastre. Il agite un long poignard:

- J'ai vu hier aux Jacobins se former l'armée du nouveau Cromwell et je me suis armé d'un poignard pour lui percer le sein, si la Convention n'avait pas le courage de le décréter d'accusation.

Il propose l'arrestation du commandant de la garde nationale Hanriot. Billaud-Varenne réclame celle du président du Tribunal révolutionnaire Dumas. L'Assemblée les vote d'acclamation.

Robespierre demande toujours la parole.

- Non, non, crient les députés, à bas le tyran!

La salle est une étuve. Collot d'Herbois a quitté le fauteuil; Thuriot y revient. Les Montagnards s'agitent en forcenés, pour accentuer l'obstruction. La Plaine reste muette, comme interdite par le fracas qui l'assiège. Les tribunes publiques, d'où les robespierristes se sont esquivés en voyant le tour que prend la séance, semblent acquises aux conjurés. Saint-Just,. ses papiers à la main, se tient méprisant au pied de la tribune. Chez le jeune tribun, d'habitude si plein d'énergie, on trouve aujourd'hui une sorte de fatalisme morne, d'incompréhensible abandon. Pas plus que Maximilien, il n'a la force physique pour lutter contre ce mascaret d'imprécations, d'apostrophes et d'injures.

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Couthon - par Bonneville - Musée Carnavalet

Il y faudrait les poumons, la gorge d'un Danton. Danton, son ombre est là, entre ces murs, qui rôde, inapaisée, et réclame ses victimes...

Barère, appelé à la tribune par de nombreux députés, a choisi tard, mais choisi. Il demande au nom des Comités la suppression de l'emploi d'Hanriot. Le maire et l'agent national de Paris répondront sur leur tête des troubles qui pourraient survenir dans la ville. L'Assemblée adopte son projet. Suit un instant de flottement. Tallien aperçoit le danger et bondit à la tribune. Il s'y campe, l'interdit à tout autre, entassant, sans se lasser, les phrases vides et sonores où il accuse la lâcheté de Robespierre au 10 Août, lui reproche l'arrestation des patriotes. « C'est faux » crie Robespierre. Il tente un effort surhumain pour se faire entendre. Mais la Montagne étouffe sa voix. Il ne faut pas qu'il parle, il ne parlera pas ! La sonnette de Thuriot retentit sans arrêt, impitoyable, et Tallien continue de pérorer. Robespierre a toujours éprouvé une espèce de crainte physique à l'égard de Tallien «Je ne puis le voir, disait-il, sans frissonner... » S'avançant au pied de la tribune, l'Incorruptible regarde vers la Montagne. Il n'y rencontre que des visages ennemis.

- On veut m'égorger, on veut m'égorger répète-t-il.

André Dumont lui lance

- Non c'est toi qui veux égorger l'opinion vie publique et la liberté !

Il se tourne alors vers la Plaine

- C'est à vous, hommes purs, hommes vertueux,

que je m'adresse, accordez-moi la parole que les brigands me refusent

Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent contre lui.

- De quel droit présides-tu des assassins ? crie-t-il à Thuriot.

- Tu n'as pas la parole, tu n'as

pas la parole ! répond Thuriot, à tue-tête.

On ne perçoit plus rien qui prenne sens. Le son continu et discord de la sonnette ajoute au bruit des pieds, des voix. On voit encore Maximilien, la sueur au visage, ouvrir la bouche, agiter ses minces lèvres. Mais pas un mot ne perce l'énorme rumeur.

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Fauteuil de Couthon - Musée Carnavalet

A la fin, tout à fait aphone, il renonce, s'assied. L'obstruction a rempli son objet, il est anéanti. Un montagnard, Louchet, un droitier, Lozeau, également obscurs, proposent son arrestation.

- Aux voix, aux voix! crie l’Assemblée.

Augustin Robespierre court vers son frère et, lui saisissant la main, demande à partager son sort.

Maximilien, tremblant de colère, montre le poing à l'Assemblée : «Lâches, lâches !» Il va et vient devant la tribune, poursuivi d'exclamations et d'injures. Billaud-Varenne a repris la parole. Inlassable, il accuse Robespierre, il accuse Couthon.

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Procès-verbal de la réunion du Conseil de la Commune, le 9 thermidor - Archives Nationales

Dans l'extrême confusion, personne ne l'écoute. Thuriot met aux voix l'arrestation des deux Robespierre. La Montagne, la Plaine, le côté droit se lèvent quasi-unanimité. On crie « Vive la liberté ! Vive la République ! » Maximilien hausse les épaules.

- La République, dit-il, elle est perdue, car les brigands triomphent.

Le jeune Le Bas se précipite, d'un généreux élan :

- Qu'on m'arrête aussi, je veux partager l'opprobre de ce décret

Fréron réclame sa proscription, celle de Saint-Just et de Couthon, qu'il accuse « d'avoir voulu monter au trône sur les cadavres des représentants ». Et l'Assemblée vote, à l'unanimité.

Couthon, caressant son petit chien, montre ses jambes inertes et sourit « Je voulais arriver au trône, moi ! »

Violente, confuse, la séance a été si courte qu'à peine est-il deux heures. Les tribunes se sont vidées. Les cinq proscrits restent assis assez longtemps l'un près de l'autre sur un banc. Aux acclamations de l'Assemblée, Collot d'Herbois, qui a repris la présidence, ordonne leur arrestation. Un appariteur s'approche de Maximilien et lui présente l'ampliation du décret. L'Incorruptible y jette les yeux avec indifférence et se remet à causer avec son frère. Sur un nouvel ordre, les huissiers évitent d'obéir. Les accusés semblent à tous encore formidables. il faut faire chercher les gendarmes. L'un d'eux hisse l'infirme Couthon sur son dos. Les autres prisonniers suivent. L'Assemblée, s'étant ajournée jusqu'à sept heures, disperse l'instant d'après.

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Proclamation de la Commune, le 9 thermidor - Musée Carnavalet

Robespierre est vaincu. Défaite définitive ? Tout dépend encore de la Commune de Paris. Une émeute comme celle du 31 Mai peut délivrer Robespierre et ses amis. Même si elle ne se produit pas, le Tribunal révolutionnaire peut les acquitter comme il a acquitté Marat et les renvoyer en triomphe à la Convention. Prodigieux suspens: doivent l'emporter les plus audacieux ; vont-ils être du côté de la Convention ou du côté des proscrits?

Quand, un peu avant trois heures, la nouvelle arrive à l'Hôtel de ville, le maire Fleuriot Lescot et l'agent national Payan, tous deux intelligents et énergiques, exhortent leurs collègues et déclarent la Commune en état d'insurrection. Ensuite ils rédigent une proclamation au peuple pour l'engager à se soulever avertissent les Jacobins, ordonnent de fermer les barrières, de faire battre le rappel dans les sections et de sonner le tocsin. De son côté, très agité, Hanriot mobilise ses chefs de légion; mais bientôt, comme un niais, il se fait arrêter au Comité de Sûreté générale, installé dans l'hôtel de Brionne.

La générale, battue dans plusieurs quartiers, y a produit la fermentation ordinaire. Les classes populaires paraissent incertaines. Les Comités des sections ouvrières prêtent serment à la Commune. Les sections bourgeoises se rangent autour de la Convention. Les gardes nationaux sont pareillement divisés. La joie éclate dans les milieux aisés qui voient dans la chute de Robespierre la fin de la Terreur. Les Jacobins se déclarent en permanence et députent à l'Hôtel de ville. Les Comités, après avoir fait dîner les cinq députés arrêtés, les envoient sous bonne garde dans des prisons séparées. Robespierre au Luxembourg, son frère à Saint-Lazare, Couthon à Port-Libre (ex-Port-Royal), Saint-Just aux Ecossais Saint-Victor, Le Bas à la Conciergerie. Les guichetiers refusent de les recevoir. Ils errent alors pendant près d'une heure de prison à prison. Robespierre finit par être conduit à la Mairie où il est reçu avec effusion.

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Hanriot - d'après Levachez

La Commune toutefois n'est pas sans inquiétude. Elle multiplie les appels aux sections, ordonne l'appréhension des principaux des Comités et la délivrance d'Hanriot. Echarpes au vent, Fleuriot-Lescot et Coffinhal, second d'Hanriot, haranguent la foule, les soldats et les artilleurs assemblés sur la place de Grève. Commandée par Coffinhal, une colonne part pour le Carrousel. Chargées à mitraille, des pièces s'alignent le long des grilles. D'autres menacent l'hôtel de Brionne. Le sabre à la main, géant déchaîné, Coffinhal s'élance dans les bureaux, réclamant à hauts cris, au nom du peuple, Robespierre et ses collègues. Il ne trouve qu'Hanriot et ses aides de camp. Tout est dans une étonnante confusion. Sectionnaires, canonniers de la Commune, gendarmes et soldats de la Convention, enchevêtrés dans les cours des Tuileries et voyant paraître et disparaître leurs chefs comme muscade, ne comprennent plus rien. Dans la nuit tombante Hanriot se fait acclamer par la foule. Il déclare bien haut que le Comité de Sûreté a reconnu son «innocence». Dans ces quelques minutes il pourrait tout. A cent pas, à peine gardés, les Comités, l'Assemblée, qui a repris séance, sont à sa merci. D'un geste, il les annihilerait. C'est l'instant essentiel, d'une journée si chargée de péripéties. Mais cette brute n'en profite pas, ni Coffinhal, pourtant homme de décision. Aveuglement étrange : il semble qu'ils aient souffert du manque d’un appui moral. « Mes amis, crie Hanriot, lâchant la proie offerte, suivez-moi à la Commune !»

Troupe et canons derrière lui repartent pour l'Hôtel de ville. La Convention, qui fut tout

près de périr, est sauvée...

Les nerfs fouaillés par le tocsin, les représentants ont écouté tour à tour Merlin de Thionville, Legendre, Barère, Fréron, qui leur ont prêché l'énergie. Lecointre a distribué dans la salle des pistolets et des cartouches. Bientôt on entend dans le. Carrousel les pas des chevaux, le bruit des armes, le roulement des canons : on apprend l'arrivée de Coffinhal et la délivrance d'Hanriot; Lacoste annonce celle de Robespierre, de ses collègues, de Dumas, mis en liberté par ordre de la Commune. Collot d'Herbois assis au fauteuil, dit aux députés d'un ton caverneux: « Citoyens, voici l'instant de mourir à notre poste ! »

Il doit être sincère. Autour de lui, on crie « Vivre libre ou mourir ! » La plupart des Conventionnels s'apprêtent à finir en Romains. Mais l'attaque prévue ne se produit pas. Les Comités profitent du répit pour faire adopter des mesures qui seront décisives. Le commandement de la garde nationale est donné à Barras. Douze députés l'assisteront dans sa tâche. Ils s'affublent aussitôt d'écharpes, de sabres et de chapeaux à panaches, et partent en troupe pour aller dans Paris lire la proclamation votée par l'Assemblée sur la proposition de Barère, et qui met « hors la loi » les députés accusés et leurs complices, soit la municipalité et la Commune tout entières. Hors la loi: excommunication sans merci pour un peuple aussi légaliste, coup de massue dont Saint-Just a assommé naguère les Girondins. L'en voici à son tour frappé avec ses amis : l'identité reconnue puis sans délai la mort.

Les Comités comptent que la mise hors la loi paralysera l'insurrection. Ils ne se trompent pas. Ces trois petits mots décident du destin de Robespierre. Les sections vont choisir pour la loi contre l'émeute, pour la Convention contre la Commune. L'Incorruptible, qui a représenté depuis des mois le pouvoir régulier, n'est plus qu'un rebelle.

Son piédestal a disparu, il est dès lors condamné. Si du moins les insurgés prenaient l'offensive ! Mais ils temporisent tandis que les Comités agissent. Barras a expédié aux sections l'ordre de diriger sur le Carrousel la moitié de leurs troupes et de leurs canons. La plupart obéissent. Dans sa grande majorité, la force armée Parisienne demeure fidèle à la Convention. Certains des gardes nationaux mêmes qui ont suivi Coffinhal font défection et rejoignent les Tuileries.

 

 

1804

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Le Conseil d'Etat discute de l'emblème qui convient à l'Empire

Le passage de la République à l’Empire nécessitait la création d’armoiries impériales, ainsi que la création de symboles destinés à établir une tradition. Napoléon, qui se voulait rassembleur, décida d’associer aux symboles de son règne les images qui représentaient auparavant la France.
Mais quel emblème donner à l’Empire ? Le coq sera écarté (« animal de basse-cour et faible »), les abeilles aussi (parce que leur chef est une femelle), et même le lion au repos. Napoléon choisit finalement « l’aigle éployé ».

L’aigle sera choisi en référence aux aigles portées par les légions romaines, mais également symbole de Charlemagne (l’aigle éployée). Napoléon se posera ainsi en héritier de l’Empire romain et de Charlemagne.
Les abeilles seront censées rappeler la branche des Mérovingiens (des broches les représentant ayant été retrouvées dans des tombeaux de cette époque), et leur disposition sur les armoiries et le manteau impérial devait rappeler les fleurs de lys des capétiens. Napoléon souhaitait montrer qu’il était le fondateur de la « quatrième dynastie », celle des Bonaparte, après les Mérovingiens, les Carolingiens, et les Capétiens...

 

1972

 

Noces d’émeraude de la princesse Chantal de France et du baron François-Xavier de Sambucy de Sorgue

 

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La princesse Chantal de France, sixième fille des défunts Comte et Comtesse de Paris a épousé le baron François-Xavier de Sambucy de Sorgue le 27 juillet 1972 à Dreux. Le marié, fils du baron Louis de Sambucy de Sorgue et de Charlotte de Queylar appartient à une authentique famille noble originaire de Bologne en Italie qui s’est fixée dès le XIVème siècle en Rouergue.

 

La princesse Chantal portait pour l’occasion une robe signée Pierre Balmain en gros crêpe de coton avec des manches ballon. Un long manteau de cour qui part des épaules se termine en traîne carrée. Les cheveux de la mariée sont tirés en hauteur sur le sommet de la tête et trois arceaux de torsades forment une coiffure très en vogue à l’époque de Louis-Philippe. Le diadème en brillants signé Mellerio est un présent de la famille de Sambucy à la princesse Chantal.

A l’hôtel de ville de Dreux, le sénateur-maire Cauchon rappela au marié que son arrière-grand-oncle l’abbé Gaston de Sambucy vint à Dreux le 2 juillet 1821 diriger la cérémonie d’inhumation de la mère de Louis-Philippe et que sa signature figure sur le registre la mairie.

A midi, la princesse Chantal pénètre dans la chapelle royale Saint Louis de Dreux au bras du Comte de Paris, ému de conduire à l’autel sa dernière fille. Le consentement des époux est reçu par le chanoine Deraisin, aumônier de la chapelle royale. Après la cérémonie religieuse, les mariés ont reçu les félicitations des invités dans un salon de l’Evêché sous un portrait de Louis-Philippe. On note parmi les invités : la comtesse de Barcelone, les infantes Pilar et Margarita d’Espagne, le prince Pedro d’Orléans et Bragance, la princesse Marie-Christine de Belgique, l’archiduc et l’archiduchesse Robert d’Autriche-Este, le duc de Bragance, le prince et la princesse Paul de Yougoslavie. Un lunch est ensuite servi aux invités dans le parc du domaine royal de Dreux.

 

1974

 Baptême de Maria Carolina de Bourbon-Parme

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Point de Vue n°1357 du 26 juillet 1974.

Au château de Lignières dans le Berry en France, la princesse Maria Carolina de Bourbon-Parme, quatrième enfant du prince Carlos Hugo de Bourbon-Parme et de la princesse Irène des Pays-Bas, est baptisée en présence de nombreux membres du Gotha. Ainsi, dans l’assistance, on relèvera les présences de la reine Juliana et du prince Bernhard des Pays-Bas, grands-parents de la petite princesse, la princesse héritière Béatrix et le prince Claus, la princesse Margriet et Peter van Vollenhoven, la princesse Christina des Pays-Bas, le prince et la princesse Xavier de Bourbon-Parme, le prince Sixte de Bourbon-Parme et ses soeurs les princesses Cécile, Marie des Neiges et Marie Thérèse, la princesse Françoise de Lobkowicz et ses enfants,… La princesse Maria Carolina a reçu pour marraine sa tante la princesse Marie des Neiges de Bourbon-Parme et son onlce le prince Claus des Pays-Bas.

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Published by Yann Sinclair - dans CALENDRIER
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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Ces commentaires, trouvés sur le site "Église catholique en France", permettent à toute personne de bonne volonté, chrétienne ou non, de mieux comprendre la Bible, le livre le plus diffusé au monde, en
  • décodant le langage imagé utilisé par l'auteur.

Je souhaite arriver à mettre ici, chaque dimanche, les commentaires de Marie-Noëlle Thabut. Ma seule contribution consiste à surligner les passages que je trouve les plus enrichissants et à écrire en rouge ceux qui parlent d'un thème qui m'est cher : la liberté (trois autres pages de mon blog sont consacrées à ces passages des Évangiles, du reste du Nouveau Testament ou de l'Ancien Testament qui parlent de la liberté). D'après Marie-Noëlle Thabut, "... si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c'est que nous ne les avons pas compris."

 

Version audio, trouvée sur le site de Radio-Notre-Dame.

PREMIÈRE LECTURE – Premier Livre des Rois 3, 5. 7-12

 

5 A Gabaon, pendant la nuit,
le SEIGNEUR apparut en songe à Salomon.
Il lui dit :
« Demande-moi ce que tu veux
et je te le donnerai. »
6 Salomon répondit : (…)
7 « SEIGNEUR, mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi
à la place de David, mon père :
or, je suis un tout jeune homme,
incapable de se diriger,
8 et me voilà au centre du peuple que tu as élu ;
c’est un peuple nombreux,
si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter.
9 Donne à ton serviteur un cœur attentif
pour qu’il sache gouverner ton peuple
et discerner le bien et le mal ;
comment sans cela gouverner ton peuple qui est si important ? »
10 Cette demande de Salomon plut au Seigneur,
qui lui dit :
11 « Puisque c’est cela que tu as demandé,
et non pas de longs jours,
ni la richesse,
ni la mort de tes ennemis,
mais puisque tu as demandé le discernement,
l’art d’être attentif et de gouverner,
12 je fais ce que tu as demandé :
je te donne un cœur intelligent et sage,
tel que personne n’en a eu avant toi
et que personne n’en aura après toi. »


Salomon fut le successeur de David sur le trône de Jérusalem à une époque où toutes les tribus d’Israël étaient réunies sous une même couronne. On situe le règne du premier roi, Saül, dans les années 1030 à 1010 av.J.C environ, celui de David de 1010 à 973 et celui de Salomon de 973 à 933.

Le texte du livre des Rois que nous lisons aujourd’hui nous rapporte la première grande cérémonie de son règne. Le roi, fraîchement couronné, s’est rendu en pèlerinage au sanctuaire de Gabaon, à quelques kilomètres de Jérusalem, pour y offrir un sacrifice (mille animaux précise le texte) ; et là, il prononce la fameuse prière qui est restée dans la mémoire d’Israël comme un modèle. Mais, pour comprendre les enjeux de ce texte, il faut en relire le contexte : car à ne lire que ces seules lignes, on risquerait d’orner Salomon de toutes les qualités ! La réalité est moins flatteuse : son accession au trône avait été émaillée de péripéties peu vertueuses, intrigues politiques et assassinats compris. Trois frères aînés au moins briguaient la place, car David avait plusieurs autres fils (nés de mères différentes) plus âgés que Salomon ; ses chances de parvenir au trône étaient donc des plus minimes. Les luttes fratricides des aînés se chargèrent de déblayer le terrain (1er livre des Rois) et sa mère, Bethsabée, fit le reste : au moment où Adonias, le survivant des trois aînés, savourait déjà sa victoire, elle s’arrangea pour le griller de vitesse. Salomon fut sacré en grande précipitation à la source de Gihôn.

Et le peuple, prêt à tout, acclama ce nouveau roi, comme il aurait acclamé l’autre. Salomon était parvenu à ses fins, il était sur le trône. Il ne restait plus qu’à liquider les opposants, ce qu’il fit sans tarder. Ce n’était donc pas apparemment un grand saint qui se présentait devant Dieu ! Et si sa sagesse est proverbiale, on voit qu’elle ne lui est pas venue tout de suite ! Elle fut pour lui un don de Dieu. (Celui qui écrit ce texte compte bien que nous retenions cette vérité élémentaire).

Salomon savait que, maintenant, il fallait régner, ce qui était bien difficile, et c’est là qu’il fit preuve d’un commencement de sagesse et de lucidité. Car ce jeune roi, et c’est là tout son mérite, avait compris au moins une chose, première leçon de ce texte, c’est que la sagesse est le bien le plus précieux du monde (Matthieu parlera de trésor et de perle ; cf. l’évangile de ce dimanche Mt 13, 44-46) et que Dieu seul détient les clés de la vraie sagesse. Ainsi la prière de Salomon au sanctuaire de Gabaon est-elle un modèle d’humilité et de confiance : « Je suis un tout jeune homme, incapable de se diriger. Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; comment sans cela gouverner ton peuple qui est si important ? »

La deuxième leçon de ce passage concerne les rois d’abord mais aussi tous les détenteurs d’un pouvoir, quel qu’il soit : ce qui est remarquable dans la prière de Salomon, c’est que sa demande vise exclusivement le service du peuple. Il ne demande rien pour lui-même personnellement, il demande seulement les capacités nécessaires pour exercer la mission que Dieu lui a confiée. Le jeune roi prouve ici qu’il a parfaitement intégré l’idéal monarchique prescrit par Dieu à David (par l’intermédiaire du prophète Nathan) : en Israël, dès le tout début de la royauté, les prophètes les uns après les autres rappellent à tous les rois qu’ils ne doivent avoir qu’un souci en tête, à savoir le bonheur et la sécurité du peuple qui leur est confié.

La réponse de Dieu insiste sur ce désintéressement tout à fait remarquable de la prière de Salomon : « Puisque tu ne m’as demandé ni de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis (y a-t-il là une pointe d’ironie ? Dieu n’ignorait pas que Salomon s’en était fort bien occupé lui-même), mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. » Voilà qui dépasse toutes les espérances du jeune roi. Et Dieu ne s’arrête pas là : la liturgie, malheureusement, ne nous fait pas entendre la suite qui est pourtant une bien belle leçon sur la générosité de Dieu : « Et même ce que tu n’as pas demandé, je te le donne : et la richesse et la gloire, de telle sorte que durant toute ta vie il n’y aura personne comme toi parmi les rois. »

Belle révélation pour nous : ce n’était pas un grand saint qui se présentait devant Dieu, mais parce qu’il a prié humblement, il a été comblé ; cela fait penser à un certain publicain de la parabole (Lc 18, 9-14) ; enfin et surtout, nous découvrons une fois de plus, grâce à Salomon, que Dieu continue à donner et pardonner quel que soit notre passé, si peu vertueux soit-il. Ainsi vérifions-nous le sens du mot « pardon » : c’est le don qui passe par-dessus toutes les offenses.

———————————–
Compléments

1 – Lire la méditation puis la superbe prière que le livre de la Sagesse prête au roi Salomon : Sg 8, 17-21 puis 9, 1-12. On sait que, malheureusement, vers la fin de sa vie, Salomon s’est écarté gravement de ce beau chemin de sagesse ; ses nombreuses femmes l’ont poussé à l’idolâtrie et il s’est laissé envahir par la mégalomanie du pouvoir. Il suffit de relire le résumé que Ben Sirac écrit de sa vie : Si 47, 12-22.

2 – « Et même ce que tu n’as pas demandé, je te le donne : et la richesse et la gloire, de telle sorte que durant toute ta vie il n’y aura personne comme toi parmi les rois. » : à rapprocher de Mt 6, 33 : « Cherchez d’abord le Royaume et la justice de Dieu et tout cela (le reste) vous sera donné par surcroît. »

3 – Pour une introduction au livre de la Sagesse et aux livres Deutérocanoniques, voir au seizième dimanche du temps ordinaire – A, le commentaire de la première lecture.


PSAUME – 118 (119)

 

57 Mon partage, Seigneur, je l’ai dit,
c’est d’observer tes paroles.
72 Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.

76 Que j’aie pour consolation ton amour
selon tes promesses à ton serviteur !
77 Que vienne à moi ta tendresse et je vivrai :
ta loi fait mon plaisir.

127 Aussi j’aime tes volontés,
plus que l’or le plus précieux.
128 Je me règle sur chacun de tes préceptes,
je hais tout chemin de mensonge.

129 Quelle merveille, tes exigences,
aussi mon âme les garde !
130 Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.


Dans la première lecture, nous avions vu que Salomon, tout au moins au début de son règne, avait tout compris : la vraie sagesse est le trésor le plus précieux, et elle ne peut venir que de Dieu. Dans ce psaume, c’est la même méditation qui continue : « Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche, plus qu’un monceau d’or ou d’argent. »

Et le bonheur, d’après ce psaume, c’est donc tout simple ; la bonne route, pour un croyant, c’est tout simplement de suivre la Loi de Dieu. Le croyant connaît la douceur de vivre dans la fidélité aux commandements de Dieu, voilà ce que veut nous dire ce psaume : « Quelle merveille, tes exigences, aussi mon âme les garde ! »

Les quelques versets retenus aujourd’hui ne sont qu’une toute petite partie du psaume 118 (119 dans la Bible), l’équivalent d’une seule strophe. En réalité, il comporte 176 versets, c’est-à-dire 22 strophes de 8 versets. 22…8… ces chiffres ne sont pas dus au hasard.

Pourquoi 22 strophes ? Parce qu’il y a 22 lettres dans l’alphabet hébreu : chaque verset de chaque strophe commence par une même lettre et les strophes se suivent dans l’ordre de l’alphabet : en littérature, on parle « d’acrostiche », mais ici, il ne s’agit pas d’une prouesse littéraire, d’une performance ! Il s’agit d’une véritable profession de foi : ce psaume est un poème en l’honneur de la Loi, une méditation sur ce don de Dieu qu’est la Loi, les commandements, si vous préférez. D’ailleurs, plus que de psaume, on ferait mieux de parler de litanie ! Une litanie en l’honneur de la Loi ! Voilà qui nous est passablement étranger.

Car une des caractéristiques de la Bible, un peu étonnante pour nous, c’est le réel amour de la Loi qui habite le croyant biblique. Les commandements ne sont pas subis comme une domination que Dieu exercerait sur nous, mais des conseils, les seuls conseils valables pour mener une vie heureuse. « Aussi j’aime tes volontés, plus que l’or le plus précieux. Je me règle sur chacun de tes préceptes, je hais tout chemin de mensonge. » Quand l’homme biblique dit cette phrase, il la pense de tout son cœur.

Et, non seulement la Loi n’est pas subie comme une domination, mais elle est accueillie comme un cadeau que Dieu fait à son peuple, le mettant en garde contre toutes les fausses routes ; elle est l’expression de la sollicitude du Père pour ses enfants ; tout comme nous, parfois, nous mettons en garde un enfant, un ami contre ce qui nous paraît être dangereux pour lui. On dit que Dieu « donne » sa Loi et elle est bien considérée comme un « cadeau ». Car Dieu ne s’est pas contenté de libérer son peuple de la servitude en Egypte ; laissé à lui-même, Israël risquait de retomber dans d’autres esclavages pires encore, peut-être. En donnant sa loi, Dieu donnait en quelque sorte le mode d’emploi de la liberté. La Loi est donc l’expression de l’amour de Dieu pour son peuple.

Il faut dire une fois de plus qu’on n’a pas attendu le Nouveau Testament pour découvrir que Dieu est Amour et que finalement la Loi n’a pas d’autre but que de nous mener sur le chemin de l’amour. Toute la Bible est l’histoire de l’apprentissage du peuple élu à l’école de l’amour et de la vie fraternelle. Le livre du Deutéronome disait : « Ecoute Israël, le Seigneur ton Dieu est le Seigneur UN ; tu aimeras1 le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force ». (Dt 6, 4). Et le livre du Lévitique enchaînait : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 18). Voici le commentaire que les rabbins faisaient de ce verset : « Tu aimeras ton prochain, de sorte que ce que tu détestes pour toi-même, tu ne le lui feras pas à lui. » C’est ce que l’on appelait « la Règle d’or ». Et le célèbre rabbin Hillel qui a précédé Jésus de quelques dizaines d’années (il a vécu de -70 + 10) commentait : « Ce que tu détestes pour toi-même, ne le fais pas à ton prochain : c’est là toute la Torah, le reste est explication. Va et étudie. » Il aimait dire également : « Ne juge pas ton prochain jusqu’à ce que tu sois à sa place ». Jésus était exactement dans la même ligne lorsqu’il disait que les deux commandements de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain étaient le résumé de la loi juive. Quant à la « Règle d’or », il la reprenait à son compte en disant : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : c’est la Loi et les Prophètes. » (Mt 7, 12).

Pour revenir au psaume 118 (119), il ressemble bien à une sorte de litanie : après les trois premiers versets qui sont des affirmations sur le bonheur des hommes fidèles à la loi, les 173 autres versets s’adressent directement à Dieu dans un style tantôt contemplatif, tantôt suppliant du genre : « Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi. » Et la litanie continue, répétant sans arrêt les mêmes formules ou presque : par exemple, en hébreu, dans toutes les strophes, reviennent huit mots2 toujours les mêmes en hébreu pour décrire la loi. Seuls les amoureux osent ainsi se répéter sans risquer de se lasser.

Huit mots toujours les mêmes et aussi huit versets dans chacune des 22 strophes : le chiffre 8, lui non plus, n’est pas dû au hasard ; dans la Bible, c’est le chiffre de la nouvelle création : la première Création a été faite par Dieu en 7 jours, donc le huitième jour sera celui de la Création renouvelée, des « cieux nouveaux et de la terre nouvelle », selon une autre expression biblique. Celle-ci pourra surgir enfin quand toute l’humanité vivra selon la loi de Dieu, c’est-à-dire dans l’amour puisque c’est la même chose !

———————–
Note
1 – « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force » : tu aimeras, ici, veut dire « tu t’attacheras » au Seigneur ton Dieu, à l’exclusion de tout autre. Le livre du Deutéronome lutte encore contre l’idolâtrie).

2 – On trouvera dans le commentaire de ce même psaume pour le sixième dimanche ordinaire – A, une étude de vocabulaire.


DEUXIÈME LECTURE – Romains 8, 28 – 30

 

Frères,
28 Nous le savons,
quand les hommes aiment Dieu,
lui-même fait tout contribuer à leur bien,
puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.
29 Ceux qu’il connaissait par avance,
il les a aussi destinés à être l’image de son Fils,
pour faire de ce Fils l’aîné d’une multitude de frères.
30 Ceux qu’il destinait à cette ressemblance,
il les a aussi appelés ;
ceux qu’il a appelés,
il en a fait des justes ;
et ceux qu’il a justifiés,
il leur a donné sa gloire.


Depuis plusieurs semaines, nous lisons le chapitre 8 de la lettre aux Romains : saint Paul contemple toute l’histoire de l’humanité, il la décrit comme une longue marche vers un avenir magnifique. Un jour, nous serons semblables à Jésus-Christ, nous serons à son image et nous ne ferons plus qu’un en Lui. Voilà le projet de Dieu : « les hommes sont appelés selon le dessein de son amour » (v. 28).

Le meilleur commentaire du passage d’aujourd’hui se trouve chez Paul lui-même dans sa deuxième lettre aux Thessaloniciens : « Dieu vous a choisis dès le commencement pour être sauvés par l’Esprit qui sanctifie et par la foi en la vérité : c’est à cela qu’il vous a appelés par notre Évangile, à posséder la gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ. » (2 Th 2, 13-14). Tout est là, dans ces quelques lignes, de ce que nous avons lu ces derniers dimanches dans la lettre aux Romains : ce projet de Dieu qui débouche sur notre union à Jésus-Christ (ce qu’il appelle « posséder la gloire de Jésus-Christ »), l’œuvre de l’Esprit sur laquelle Paul insiste beaucoup, et enfin notre propre participation sollicitée, mais libre, évidemment, à ce dessein de Dieu. Ailleurs, dans la première lettre aux Thessaloniciens, Paul dit plus simplement encore : « Dieu vous appelle à son Royaume et à sa gloire. » (1 Th 2, 12).

Nous sommes donc en chemin vers cette transformation de tout notre être, ce façonnage, pourrait-on dire, qui nous modèlera à l’image de Jésus-Christ. Plus haut, dans la lettre aux Romains, Paul comparait ce processus de transformation à une naissance : « La création tout entière passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore », disait-il (8, 22). Ici l’image est plutôt celle de l’entrée dans une grande famille : « Dieu nous a destinés à être l’image de son Fils, pour faire de ce Fils l’aîné d’une multitude de frères. » (v. 29). Quelques lignes auparavant, sur le même registre, il avait employé à notre sujet l’expression : « enfants de Dieu ». Et il avait continué : « Enfants, et donc héritiers : héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ » (8, 17).

Pour entrer dans cette famille, la porte est ouverte à tous, mais nous restons libres. Dans le passage de la lettre aux Thessaloniciens que je lisais tout-à-l’heure, Paul emploie le mot « foi » : à l’appel de Dieu, sa proposition de participer au grand projet, au « dessein de son amour », nous répondons par la foi, la confiance : « Dieu vous a choisis dès le commencement pour être sauvés par l’Esprit qui sanctifie et par la foi en la vérité ». Contrairement au proverbe « L’homme propose, Dieu dispose », il me semble que Paul nous dit « Dieu propose, l’homme dispose ».

Dans le passage d’aujourd’hui de la lettre aux Romains, notre liberté d’adhérer ou non au projet de Dieu est dite également, mais autrement : « Quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. » (v. 28). Le mot choisi ici par Paul « aiment » dit la réponse libre de l’homme à la proposition, l’appel de Dieu. Il est l’équivalent du mot « foi » dans la lettre aux Thessaloniciens.

Dieu ne nous impose pas son projet, il nous le propose ; c’est pourquoi, depuis les origines de la Révélation, on entend Dieu appeler l’homme et lui proposer son Alliance ; un peu comme si Dieu inlassablement répétait : « Aime-moi, fais-moi confiance, puisque je t’aime. » Paul nous dit en quelque sorte, « Dieu ne vous force pas la main, mais si vous décidez de lui faire confiance, de le laisser mener votre vie, soyez bien certains qu’il fera progresser son dessein en vous et par vous. »
Il reste que les formules de Paul peuvent prêter à confusion : ici, il dit : « quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. » Mais alors on voit bien tout de suite l’objection qui pourrait jaillir : alors, pour ceux qui n’aiment pas Dieu, son plan d’amour n’existe-t-il pas ?

Bien sûr que si : croire que la bonté de Dieu est restreinte à quelques-uns serait une mauvaise lecture des paroles de Paul et de toute la Bible, la fameuse lecture du soupçon qui nous guette toujours. Le vrai croyant sait bien que le « dessein » de Dieu ne vise que notre bonheur ; il veut rassembler tous les hommes, et même l’univers entier, nous le savons bien. Mais nous restons libres de ne pas aimer Dieu.

Autre difficulté, Paul continue : « Ceux qu’il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l’image de son Fils » ; et, à plusieurs reprises, il emploie cette expression « ceux que » : « Ceux qu’il destinait à cette ressemblance… ceux qu’il a appelés… ceux qu’il a justifiés… ». N’imaginons pas qu’il y aurait les privilégiés, les chanceux et les autres. Dieu ne fait pas des choix comme les hommes peuvent en faire. Pour reprendre le vocabulaire de Paul, nous sommes tous « connus » de Dieu, « appelés, justifiés, introduits dans sa gloire », à condition de l’accepter, bien sûr.

L’expression « Ceux qu’il connaissait par avance » n’est donc pas restrictive ; ce sont tous ceux qui acceptent d’entrer dans le projet de Dieu. Et ces formulations successives « ceux qu’il destinait à cette ressemblance… ceux qu’il a appelés… ceux qu’il a justifiés… » ne disent jamais une restriction : Paul décrit tout simplement l’itinéraire de tous ceux qui veulent bien entrer dans ce merveilleux plan de salut. En premier lieu, Dieu a envoyé son Fils ; c’est lui qui est « le commencement, premier-né d’entre les morts, afin de tenir en tout, lui, le premier rang. » (Col 1, 18). Ainsi ceux qui répondent à l’amour de Dieu ressemblent à ce Fils qui a réalisé la volonté de salut du Père. « Ceux qu’il destinait à cette ressemblance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a justifiés, il leur a donné sa gloire. » Manière de dire que cette rencontre les a mis en harmonie parfaite avec Dieu (justifiés), rendus participants de sa nature divine (sanctifiés), et d’ores et déjà accueillis dans sa gloire (glorifiés).
Pas étonnant que Paul écrive dans le verset qui suit immédiatement cette contemplation : « Que dire de plus ? »

—————————-
Complément
Les prophètes ont annoncé à plusieurs reprises que le projet de Dieu est pour tous les hommes ; Isaïe par exemple : « Le Seigneur, le tout-puissant, va donner sur cette montagne un festin pour tous les peuples… on dira ce jour-là : c’est lui notre Dieu… Exultons, jubilons, puisqu’il nous sauve. » (Is 25, 6… 9). Et ailleurs : « Ma maison sera appelée Maison de prière pour tous les peuples. » (Is 56, 7 ; voir le commentaire de ce texte au vingtième dimanche ordinaire – année A).

C’est bien ce que dit le texte de la lettre aux Ephésiens : « Dieu nous a fait connaître le mystère de sa volonté, le dessein bienveillant qu’il a d’avance arrêté en lui-même pour mener les temps à leur accomplissement ; réunir l’univers entier sous un seul chef, le Christ, ce qui est dans les cieux et sur la terre. » (Ep 1, 9-10). C’est exactement cela que Paul contemple ici.


ÉVANGILE – Matthieu 13, 44 – 52

 

Jésus disait à la foule ces paraboles :
44 « Le Royaume des cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède,
et il achète ce champ.
45 Ou encore :
Le Royaume des cieux est comparable
à un négociant qui recherche des perles fines.
46 Ayant trouvé une perle de grande valeur,
il va vendre tout ce qu’il possède,
et il achète la perle.
47 Le Royaume des cieux est encore comparable
à un filet qu’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons.
48 Quand il est plein, on le tire sur le rivage,
on s’assied,
on ramasse dans des paniers ce qui est bon,
et on rejette ce qui ne vaut rien.
49 Ainsi en sera-t-il à la fin du monde :
les anges viendront séparer les méchants des justes
50 et les jetteront dans la fournaise :
là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
51 Avez-vous compris tout cela ? – oui, lui répondirent-ils. »
52 Jésus ajouta :
« C’est ainsi que tout scribe
devenu disciple du Royaume des cieux
est comparable à un maître de maison
qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »


Voilà trois ou plutôt quatre histoires bien dans le style de Jésus et des rabbins de son temps1. Toutes les quatre parlent du Royaume de Dieu : il y a d’abord un laboureur qui trouve dans un champ (qui ne lui appartient pas) un trésor qui l’éblouit ; puis c’est un négociant en perles fines qui tombe sur une perle plus belle que toutes les autres ; et puis encore des pêcheurs qui ont ramené un filet tellement plein de poissons qu’il leur faut passer du temps à trier ce qui est bon pour le garder et ce qui ne vaut rien et qui sera rejeté à la mer. Enfin, un scribe juif devenu chrétien comparé à un propriétaire qui fait du tri dans ses affaires.

On peut se demander quel est le lien entre ces quatre paraboles.

Première remarque : dans les versets précédents, nous avions lu la parabole de l’ivraie et Jésus avait terminé par une annonce du jugement : à la fin du monde, les anges feront le tri entre les bons et les méchants ; et nous avions noté que bons et méchants ne sont pas deux catégories distinctes d’hommes mais des comportements. Or ici, Jésus reprend la même annonce du jugement après la troisième parabole : « A la fin du monde, les anges viendront séparer les méchants des justes ».

C’est certainement une insistance sur la gravité des enjeux qui sont représentés dans ces trois premières paraboles qui sont ainsi enchâssées entre deux annonces du jugement représenté comme un tri.
C’est dans la troisième petite histoire, celle du filet plein de poissons que l’image du tri est la plus manifeste. « Le Royaume des cieux est comparable à un filet qu’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. »

Mais de quel tri s’agit-il ? Là, ce sont les deux premières paraboles qui nous disent de quoi il s’agit : elles sont très ressemblantes : les deux personnages font une découverte. Pour le premier, c’est totalement inopiné ; la charrue qu’il pousse dans le champ du propriétaire qui l’a embauché bute sur quelque chose qui a été caché là et probablement oublié depuis longtemps : un trésor, quelle aubaine, cela va changer sa vie ! Pour le second, au contraire, c’est au bout de longues recherches qu’il découvre enfin la perle qui supplante toutes les autres.

L’évangéliste cherche-t-il à nous faire remarquer la différence de caractère des deux personnages ? Le premier exulte de joie devant sa découverte (« Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ »), le second est moins démonstratif, mais lui aussi « il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle ».

Le point commun entre ces trois histoires, c’est une affaire de choix : entre les bons et les mauvais poissons du filet, il y a un choix à faire ; entre le trésor enfoui dans le champ et ce que le laboureur possédait jusque là, entre la perle et ce que le négociant possédait jusque-là, c’est aussi une affaire de choix. La leçon est claire : Recevoir la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu exige un choix et mérite que nous sacrifiions tout le reste. Mais grâce à la joie de cette découverte, le dépouillement, le renoncement deviennent possibles !

Nous retrouvons là, en définitive, un thème très fort de l’enseignement de Jésus : « Nul ne peut servir deux maîtres » ; ou encore l’image de la porte étroite ou celle de la maison bâtie sur le roc. Et ces choix que nous avons à faire sont d’une extrême gravité. La sévérité de l’image du jugement est là pour nous le rappeler. Cela nous fait penser à la toute première prédication de la vie publique de Jésus : « Convertissez-vous : le Règne des cieux s’est approché. » (Mt 4, 17). Et au jeune homme riche de biens matériels et spirituels qui vient lui demander : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? », Jésus répond : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi ! » (Mt 19, 16… 21). On connaît la suite : le jeune homme n’a pas compris le trésor que représentait cet appel de Jésus, il n’a pas, du coup, trouvé la force du renoncement et il s’en est retourné à sa vie ordinaire, tout triste.

On voit tout de suite, bien sûr, les exigences que Jésus pose ici pour notre vie de baptisés : à l’entendre, il n’y a pas de demi-mesure. Cela veut dire que tout, désormais, dans nos vies, se juge à la lumière du Royaume de Dieu. « Réintroduire dans nos pensées, nos jugements, nos comportements, une référence au Royaume de Dieu qui vient, disait Mgr Coffy, est aujourd’hui une tâche essentielle de l’Église. »
Reste la quatrième parabole : elle est précédée d’un court dialogue entre Jésus et ses disciples : « Avez-vous compris tout cela ? », leur demande-t-il et eux répondent Oui. Alors Jésus reprend : « C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

Les scribes étaient familiers des Écritures, c’est-à-dire de l’Ancien Testament, pétri de la foi et de l’espérance de leur peuple. Mais Jésus savait quel effort ils auraient à faire pour accueillir la nouveauté qu’il apportait par rapport à leurs idées préconçues et pour se mettre au diapason de Dieu ; il les met en garde d’une certaine manière : pour accueillir le Royaume, vous aurez vous aussi des renoncements à opérer. Vous allez devenir propriétaires d’un trésor fait de neuf et d’ancien.2 Il vous faudra savoir garder tous les acquis de l’Ancien Testament, tout son trésor de découverte du mystère de Dieu et, en même temps, vous préparer à accueillir la nouveauté révélée par Jésus-Christ.

—————————
Notes
1 – Tout ce passage est propre à Matthieu

2 – Sur le rapport entre Ancien et Nouveau Testament, et notre trésor fait à la fois d’Ancien et de Nouveau, relire Mt 5, 17 : « N’allez pas croire que je sois venu abroger la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abroger mais accomplir. » Nous savons combien les mystères révélés par Jésus s’enracinent dans la révélation de la première Alliance ; nous savons aussi que celle-ci trouve tout son son sens et son accomplissement en Jésus-Christ. Connaître l’Une et l’Autre, inséparablement, voilà le grand, l’unique trésor.

Complément
La vie de Paul est une illustration de ces quatre paraboles ; il suffit de relire les confidences qu’il fait aux Philippiens : après avoir énuméré ses titres de fierté en tant que Juif et Pharisien, il ajoute : « Toutes ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai considérées comme une perte à cause du Christ. Mais oui, je considère que tout est perte en regard de ce bien suprême qu’est la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur. » (Ph 3, 7-8).

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