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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 23:00

LECTURE DU PROPHÈTE ISAÏE   50, 4-7

 

4     Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
pour que je puisse, d’une parole,
soutenir celui qui est épuisé.
Chaque matin, il éveille,
il éveille mon oreille
pour qu’en disciple, j’écoute.
5     Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
6     J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
7     Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
je sais que je ne serai pas confondu.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

ISRAËL, SERVITEUR DE DIEU          

Isaïe ne pensait certainement pas à Jésus-Christ quand il a écrit ce texte, probablement au sixième siècle av.J.C., pendant l’Exil à Babylone. Je m’explique : Parce que son peuple est en Exil, dans des conditions très dures et qu’il pourrait bien se laisser aller au découragement, Isaïe lui rappelle qu’il est toujours le serviteur de Dieu. Et que Dieu compte sur lui, son serviteur (son peuple) pour faire aboutir son projet de salut pour l’humanité. Car le peuple d’Israël est bien ce Serviteur de Dieu nourri chaque matin par la Parole, mais aussi persécuté en raison de sa foi justement et résistant malgré tout à toutes les épreuves.

Dans ce texte, Isaïe nous décrit bien la relation extraordinaire qui unit le Serviteur (Israël) à son Dieu. Sa principale caractéristique, c’est l’écoute de la Parole de Dieu, « l’oreille ouverte » comme dit Isaïe.

« Écouter », c’est un mot qui a un sens bien particulier dans la Bible : cela veut dire faire confiance ; on a pris l’habitude d’opposer ces deux attitudes types entre lesquelles nos vies oscillent sans cesse : confiance à l’égard de Dieu, abandon serein à sa volonté parce qu’on sait d’expérience que sa volonté n’est que bonne... ou bien méfiance, soupçon porté sur les intentions de Dieu... et révolte devant les épreuves, révolte qui peut nous amener à croire qu’il nous a abandonnés ou pire qu’il pourrait trouver une satisfaction dans nos souffrances.

Les prophètes, les uns après les autres, redisent « Écoute, Israël »  ou bien « Aujourd’hui écouterez-vous la Parole de Dieu...? » Et, dans leur bouche, la recommandation « Écoutez » veut toujours dire « faites confiance à Dieu quoi qu’il arrive » ; et saint Paul dira pourquoi : parce que « Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment (c’est-à-dire qui lui font confiance). » (Rm 8, 28). De tout mal, de toute difficulté, de toute épreuve, il fait surgir du bien ; à toute haine, il oppose un amour plus fort encore ; dans  toute persécution, il donne la force du  pardon ; de toute mort il fait surgir la vie, la Résurrection.

C’est bien l’histoire d’une confiance réciproque. Dieu fait confiance à son Serviteur, il lui confie une mission ; en retour le Serviteur accepte la mission avec confiance. Et c’est cette confiance même qui lui donne la force nécessaire pour tenir bon jusque dans les oppositions qu’il rencontrera inévitablement. Ici la mission est celle de témoin : « Pour que je puisse   soutenir celui qui est épuisé », dit le Serviteur. En confiant cette mission, le Seigneur donne la force nécessaire : Il « donne » le langage nécessaire : « Le SEIGNEUR mon Dieu m’a donné le langage des disciples »... Et, mieux, il nourrit lui-même cette confiance qui est la source de toutes les audaces au service des autres : « Le SEIGNEUR mon Dieu m’a ouvert l’oreille », ce qui veut dire que l’écoute (au sens biblique, la confiance) elle-même est don de Dieu. Tout est cadeau : la mission et aussi la force et aussi la confiance qui rend inébranlable. C’est justement la caractéristique du  croyant de tout reconnaître comme don de Dieu

TENIR BON DANS L’ÉPREUVE

Et celui qui vit dans ce don permanent de la force de Dieu peut tout affronter : « Je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé... » La fidélité à la mission confiée implique inévitablement la persécution : les vrais prophètes, c’est-à-dire ceux qui parlent réellement au nom de Dieu sont rarement appréciés de leur vivant. Concrètement, Isaïe dit à ses contemporains : tenez bon, le Seigneur ne vous a pas abandonnés, au contraire, vous êtes en mission pour lui. Alors ne vous étonnez pas d’être maltraités.

Pourquoi ? Parce que le Serviteur qui « écoute » réellement la Parole de Dieu, c’est-à-dire qui la met en pratique, devient vite extrêmement dérangeant. Sa propre conversion appelle les autres à la conversion. Certains entendent l’appel à leur tour... d’autres le rejettent, et, au nom de leurs bonnes raisons, persécutent le Serviteur. Et chaque matin, le Serviteur doit se ressourcer auprès de Celui qui lui permet de tout affronter. Et là, Isaïe emploie une expression un peu curieuse en français mais habituelle en hébreu : « J’ai rendu ma face dure comme pierre » : elle exprime la résolution et le courage ; en français, on dit quelquefois « avoir le visage défait », et bien ici le Serviteur affirme « vous ne me verrez pas le visage défait, rien ne m’écrasera, je tiendrai bon quoi qu’il arrive » ; ce n’est pas de l’orgueil ou de la prétention, c’est la confiance pure : parce qu’il sait bien d’où lui vient sa force.

Je disais en commençant que le prophète Isaïe parlait pour son peuple persécuté, humilié, dans son Exil à Babylone ; mais, bien sûr, quand on relit la Passion du Christ, cela saute aux yeux : le Christ répond exactement à ce portrait du serviteur de Dieu. Écoute de la Parole, confiance inaltérable et donc certitude de la victoire, au sein même de la persécution, tout cela caractérisait Jésus au moment précis où les acclamations de la foule des Rameaux signaient et précipitaient sa perte.

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 23:00

Soumission définitive de Raymond Trencavel à Béziers

 

Après la prise du château de Termes, l'infortuné seigneur Raymond, retenu prisonnier, mourait trois ans plus tard dans une tour de la Cité de Carcassonne; son fils, Olivier de Termes passa une partie de son adolescence à la Cour d'Aragon d'où, de retour au pays, il allait participer à la plupart des combats livrés par les « faidits »

 

Mais, après sa soumission rendue définitive à Béziers le 7 avril 1247, il prit la croix à plusieurs reprises.

 

Son énergie peu commune, son zèle extraordinaire, ses talents militaires furent certainement pour beaucoup dans la sollicitude de Louis IX qui, en 1250 lui fit restituer les terres spoliées à son père et le château d'Aguilar.

 

Toutefois, à peu près ruiné par ses campagnes successives en Terre Sainte, il dût se résigner à engager son patrimoine.

 

Cette même année, il vendit le bourg de Tuchan à l'abbaye de Fontfroide et, en 1260, le château d'Aguilar au Roi de France.

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 23:00

discours Pro Milone rédigé par Cicéron pour défendre Titus Annius Milon, jugé pour le meurtre de Clodius Pulcher

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 23:00

LECTURE DU LIVRE DU PROPHÈTE ÉZÉKIEL  37, 12-14

 

            12        Ainsi parle le SEIGNEUR Dieu.      
                        Je vais ouvrir vos tombeaux
                        et je vous en ferai remonter              
                        ô mon peuple,
                        et je vous ramènerai sur la terre d'Israël.
            13        Vous saurez que je suis le SEIGNEUR,      
                        quand j'ouvrirai vos tombeaux          
                        et vous en ferai remonter,                 
                        ô mon peuple !
            14        Je mettrai en vous mon esprit,                      
                        et vous vivrez ;          
                        je vous donnerai le repos sur votre terre.      
                        Alors vous saurez que je suis le SEIGNEUR :
                        J’ai parlé        
                        et je le ferai.   
                        - Oracle du SEIGNEUR.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ce texte est très court mais on voit bien qu’il forme une entité : il est encadré par deux expressions similaires ; au début « Ainsi parle le SEIGNEUR Dieu », à la fin « Parole du SEIGNEUR ». Un cadre qui a évidemment pour but de solenniser ce qui est encadré. Chaque fois qu’un prophète juge utile de repréciser qu’il parle de la part du Seigneur, c’est parce que son message est particulièrement important et difficile à entendre.

Le message d’aujourd’hui, c’est donc ce qui est encadré : c’est une promesse répétée deux fois et adressée au peuple de Dieu, puisque Dieu dit « ô mon peuple » ; les deux fois, la promesse porte sur deux points : premièrement « je vais ouvrir vos tombeaux », deuxièmement « je vous ramènerai sur la terre d’Israël », ou « Je vous installerai sur votre terre », ce qui revient au même. Ces expressions nous permettent de situer le contexte historique : le peuple est en exil à Babylone, réduit à la merci des Babyloniens, il est anéanti (au vrai sens du terme, réduit à néant), comme mort, c’est pourquoi Dieu parle de tombeaux.

Et donc l’expression « je vais ouvrir vos tombeaux » signifie que Dieu va relever son peuple. Si vous avez la curiosité de vous reporter à votre Bible, au chapitre 37 d’Ézékiel, vous verrez que notre petit texte d’aujourd’hui fait suite à une vision du prophète qu’on appelle « la vision des ossements desséchés » et il en donne l’explication. Je vous rappelle cette vision : le prophète voit une immense armée morte, gisant dans la poussière ; et Dieu lui dit : tes frères sont tellement désespérés dans leur Exil qu’ils se disent morts, finis... eh bien, moi, Dieu, je les relèverai.

Et toute cette vision et son explication que nous avons lue aujourd’hui, évoquent cette captivité du peuple exilé et son relèvement par Dieu. Car, pour le prophète Ézékiel, c’est une certitude : le peuple ne peut pas être éliminé parce que Dieu lui a promis une Alliance éternelle que rien ne pourra détruire ; donc, quelles que soient les défaites, les brisures, les épreuves, on sait que le peuple survivra  et qu’il retrouvera sa terre, parce qu’elle fait partie de la promesse. « Je vais ouvrir vos tombeaux, ô mon peuple, je vous ramènerai sur la terre d’Israël » : au fond ces phrases n’ont rien d’étonnant : depuis toujours, le peuple d’Israël sait que son Dieu est fidèle ; et l’expression « Vous saurez que je suis le SEIGNEUR » dit justement que c’est à sa fidélité à ses promesses que l’on reconnaît le vrai Dieu.

Mais pourquoi répéter deux fois à peu près les mêmes choses ? À dire vrai, la deuxième promesse ne se contente pas de répéter la première, elle l’amplifie : elle redit bien « J’ouvrirai vos tombeaux et je vous en ferai sortir, ô mon peuple ! Je vous installerai sur votre terre, et vous saurez que je suis le SEIGNEUR » et tout cela au fond c’est le retour à l’état antérieur avant le désastre de l’exil à Babylone ; mais dans cette deuxième promesse, il y a autre chose, il y a beaucoup plus, il y a du neuf, du jamais vu : « Je mettrai en vous mon esprit et vous vivrez » ; c’est la nouvelle Alliance qui est dite là : désormais la loi d’amour sera inscrite non plus sur des tables de pierre, mais dans les cœurs. Ou pour reprendre une autre formule d’Ézékiel, les cœurs humains ne seront plus de pierre mais de chair.            

Ici, donc, il n’y a pas d’hésitation possible, la répétition de la formule « ô mon peuple » montre clairement que ces deux promesses annoncent un sursaut, une restauration du peuple. Il n’est pas question ici d’une résurrection individuelle : pas plus qu’aucun des prophètes de son époque, Ézéchiel n’envisage encore une chose pareille. En fait, le peuple d’Israël n’a découvert la foi en la Résurrection qu’au deuxième siècle av. J.-C. Jusque-là, on affirmait que les morts descendent au « Shéol » ; un lieu sombre dont on ne sait rien ; mais aussi curieux que cela nous paraisse aujourd’hui, c’est un sujet dont on se préoccupait peu. Car la mort individuelle n’atteint pas l’avenir du peuple ; or, pendant bien longtemps, c’est l’avenir du peuple, et lui seul, qui comptait. Quand quelqu’un mourait, on disait qu’il était « couché avec ses pères », mais on n’envisageait pas de survie possible ; en revanche la survie du peuple a toujours été une certitude puisque le peuple est porteur des promesses de Dieu. On peut dire que, pendant des siècles, on s’est intéressé au lendemain du peuple et non à celui de l’individu.

Pour croire en la Résurrection individuelle, il faut combiner deux éléments :

D’abord s’intéresser au sort de l’individu : ce qui n’était pas le cas au début de l’histoire biblique : l’intérêt pour le sort de l’individu est une conquête, un progrès tardif. Ensuite, un deuxième élément est indispensable pour que naisse la foi en la Résurrection : il faut croire en un Dieu qui  ne vous abandonne pas à la mort.

Cette certitude que Dieu n’abandonne jamais l’homme n’est pas née d’un coup ; elle s’est développée au rythme des événements concrets de l’histoire du peuple élu. L’expérience historique de l’Alliance est ce qui nourrit la foi d’Israël. Or l’expérience d’Israël est celle d’un Dieu qui libère l’homme, qui veut l’homme libre de toute servitude, qui intervient sans cesse pour le libérer ; un Dieu fidèle qui ne se reprend jamais. C’est cette foi qui guide toutes les découvertes d’Israël ; elle en est le moteur.

Cinq siècles après Ézékiel, vers 165 av. J.-C., ces deux éléments conjugués, foi en un Dieu qui libère sans cesse l’homme, découverte de la valeur de toute personne humaine, ont abouti à la foi en la résurrection individuelle ; au terme de cette double évolution, il est apparu évident que Dieu libèrera l’individu de l’esclavage le plus terrible, définitif de la mort. Cette découverte est si tardive dans le peuple juif qu’au temps du Christ, cette foi n’était pas encore partagée par tout le monde puisqu’on désignait les Sadducéens par cette précision « ceux qui ne croient pas à la résurrection ».

Il n’est bien sûr pas interdit de penser que la prophétie d’Ézéchiel dépassait sa propre pensée sans le savoir lui-même ; l’Esprit de Dieu parlait par sa bouche et maintenant nous pouvons penser « Ézéchiel ne savait pas si bien dire ».

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 07:00
Louis-Charles de France

Louis XVII de Bourbon

DUC DE NORMANDIE
PRINCE ROYAL
 
duc de Normandie, dauphin de France (4 juin 1789 - 21 septembre 1792)
(Louis-Charles de Bourbon)
 

Son acte de baptême

Archives des Yvelines, Versailles, acte de baptême, année 1785, p.42

Louis-Charles de France par Alexandre Kurchaski (1792)
Château de Versailles

Parents

Louis XVI de Bourbon, roi de France 1754-1793

Marie-Antoinette von Habsburg-Lothringen, Erzherzogin von Österreich 1755-1793

Louis-Charles par Madame Vigée-Lebrun.

Parrain et marraine

Louis XVIII de Bourbon, (Louis Stanislas, comte de Provence) roi de France 1755-1824

Maria-Karolina von Habsburg-Lothringen, (Marie Caroline de Lorraine d'Autriche), Reine de Naples (ou des Deux-Siciles)1752-1814
représentée lors du baptême par Madame Elisabeth, soeur de Louis XVI.


Louis XVII Partie 1
envoyé par apocalyptique00.

Louis XVII Partie 2
envoyé par apocalyptique00. 
 
A sa naissance, Louis XVI le titre duc de Normandie et le surnommera "son petit normand"

Marie Antoinette le surnommera "son chou d'amour".
 
A la mort de son frère aîné Louis Joseph le 4 juin 1789, il prendra le titre de Dauphin de France.

Louis XVI fait modifier le registre de baptême de son fils en modifiant son nom en Louis Charles.
 
Avec l'adoption de la Constitution en septembre 1791 par Louis XVI, cette dernière prévoit que l'héritier du Trône portera le titre de prince royal.
 
En mars 1792, l'assemblée national s'intéresse à lui car il doit passer aux hommes. Pour concilier toutes les parties, Louis XVI nomme le comte de Fleurieu, ancien ministre de la marine ayant adopté les idées révolutionnaires comme modéré, comme gouverneur de Louis Charles. Du fait des évènements, le comte de Fleurieu ne prendra pas ses fonctions. Louis Charles restera sous la tutelle de la Gouvernante des Enfants de France, la marquise de Tourzel qui l'accompagnera après le 10 août au Temple jusqu'à leur séparation à la fin du mois d'août.
 
Il suit ses parents le 13 août 1792 au Temple. Lorsque son père emménage dans la grosse tour, Louis Charles loge avec ce dernier. Avec la comparution de Louis XVI à la barre de la convention nationale, Louis Charles loge avec sa mère.
 
Le 21 janvier 1793, avec la mort de son père, il devient le Roi Louis XVII. Il est "intrônisé" par Marie Antoinette dans la prison du Temple et reconnu par l'ensemble des Cours d'Europe.
 
En juillet 1793, il est séparé de sa famille pour être confié aucordonnier Simon. Ce dernier a pour tâche de  lui faire oublier son anicen statut.
 Au procès de Marie Antoinnette, il témoignera contre elle en allèguant des accusations d'inceste, d'attouchement que sa mère et sa tante lui aurait fait.
Après le départ de Simon en  1794, il sera enfermé dans l'ancien appartement de son père au Temple où il mourra seul de maladies le 8 juin 1795.

MAISON DE 1785 AU PASSAGE AU HOMMES EN 1792

 

 

Gouvernante des Enfants de France

duchesse de Polignac             1785-1789

marquise de Tourzel              1789-1792

 

4 Sous - gouvernantes

Nourrice

Gouvernante des nourrices

Remueuse

Premières femmes de chambre

8 Femmes de Chambre

mme de Neuville         -1792

mme Lemoine            -1792

 

Femme de Chambre ordinaire

mme de Rambaud      -1792

 

Premier Valet de Chambre

Hue                           1791-1792

 

2 Valets de chambre

Cléry                        1785-1792

 

2 Garçons de chambre

Portefaix

Argentier

3 Chapelains

3 Clercs de la Chapelle

Médecin

Brunier                   -1792

 

Chirurgien

4 Apothicaires

Porte chaise d’affaire

Balchisseuse

Instituteur

Maître de physique et d’histoire naturelle

Maître à danser

Maître de Musique

maître d’écriture

Maître de dessin

Maître d’armes

Maître de Paume

 

 

 

 

EDUCATION A PARTIR DE 1792

 

 

Gouverneur

comte de Fleurieu   18 avril au 10 août 1792

 

sous-gouverneurs

vicomte de Marigny   1792

 

 

 

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 00:00

LECTURE DU PREMIER LIVRE DE SAMUEL  16, 1. 6-7. 10-13a

 

          En ces jours-là,
1        le Seigneur dit à Samuel :
          « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !
          Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,
          car j’ai vu parmi ses fils mon roi. »
6        Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,
          il se dit :
          « Sûrement, c’est lui le messie,
          lui qui recevra l’onction du SEIGNEUR ! »
7        Mais le SEIGNEUR dit à Samuel :
          « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,
          car je l’ai écarté.
          Dieu ne regarde pas comme les hommes :
          les hommes regardent l’apparence,
          mais le SEIGNEUR regarde le cœur. »
10      Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,
          et Samuel lui dit :
          « Le SEIGNEUR n’a choisi aucun de ceux-là. »
11    Alors Samuel dit à Jessé :
          « N’as-tu pas d’autres garçons ? »
          Jessé répondit :
          « Il reste encore le plus jeune,
          il est en train de garder le troupeau. »
          Alors Samuel dit à Jessé :
          « Envoie-le chercher :
          nous ne nous mettrons pas à table
          tant qu’il ne sera pas arrivé. »
12    Jessé le fit donc venir :
          le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.
          Le SEIGNEUR dit alors :
          « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »
13    Samuel prit la corne pleine d’huile,
          et lui donna l’onction au milieu de ses frères.
          L’Esprit du SEIGNEUR s’empara de David à partir de ce jour-là.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

          Si je comprends bien, d’après ce texte, le grand prophète Samuel, lui-même, a dû apprendre à changer de regard. Chargé par Dieu de désigner le futur roi parmi les fils de Jessé à Bethléem, il n’avait que l’embarras du choix, apparemment. Jessé a commencé par appeler son fils aîné. Celui-ci s’appelait Eliav, il était grand et beau, il semblait digne de succéder au roi actuel, Saül. Mais non, Dieu fit savoir à Samuel que son choix ne se portait pas sur celui-là : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille... Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le SEIGNEUR regarde le cœur. » (verset 7).

          Alors, de très bonne grâce, Jessé a fait défiler ses fils l’un après l’autre, par ordre d’âge, devant le prophète. Mais le choix de Dieu ne se porta sur aucun d’entre eux. Finalement, Jessé dut se décider à faire chercher le dernier, celui auquel personne n’avait pensé : David, dont la seule utilité était de garder le troupeau ; eh bien, justement, c’est celui-là que Dieu avait choisi pour garder son propre troupeau !

 

Visiblement, le récit biblique se plaît à souligner qu’une fois encore le choix de Dieu s’est porté sur le plus petit : « Ce qui est faible dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre ce qui est fort », dira saint Paul (1 Co 1, 27) car « sa puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Co 12, 9). Voilà une bonne raison pour changer résolument de regard sur les hommes !

                   Au passage, ce texte nous apprend trois choses sur la conception de la royauté en Israël :

              Premièrement, le roi est l'élu de Dieu : mais ce choix, comme toute vocation, est pour une mission. On retrouve à son niveau la même articulation que nous connaissons bien : comme le peuple d'Israël est élu de Dieu pour le service de l'humanité... de la même manière, le roi d'Israël est l'élu de Dieu pour le service du peuple. Cela peut vouloir dire le cas échéant, une possibilité de désaveu : c'est le cas pour le roi Saül ; si l'élu ne fait plus l'affaire, il sera remplacé ; manière, donc, de rappeler le roi à l'ordre, peut-être ; manière, peut-être aussi, pour les descendants de David, de justifier ce changement de dynastie.

              Deuxièmement, le roi reçoit l’onction d’huile, il est littéralement le « messie », ce qui signifie « celui qui a été frotté d’huile ». Et visiblement, dans la suite, on a attaché beaucoup d’importance à ce rite d’onction puisque notre texte a l’air d’en faire l’élément majeur du récit : « Je t’envoie chez Jessé de Bethléem, dit Dieu à Samuel, car j’ai découvert un roi parmi ses fils. Prends une corne que tu rempliras d’huile et pars ! » 

              Troisièmement, cette onction confère au roi l’esprit de Dieu : « Samuel prit la corne pleine d’huile et donna l’onction à David au milieu de ses frères. L’esprit du SEIGNEUR s’empara de David à partir de ce jour-là ». Le roi désormais est inspiré par Dieu en toutes circonstances, il devient une personne sacrée et il devient sur terre le « lieu-tenant » de Dieu au véritable sens du terme, c’est-à-dire « tenant-lieu ». Ce qui veut dire qu’il gouvernera le peuple, non selon l’esprit du monde, mais selon les vues de Dieu, qui n’ont rien à voir avec celles des hommes, comme on sait.

              Je reviens sur le mystère des choix de Dieu : certains récits bibliques prennent un malin plaisir à faire remarquer que les choix de Dieu se portent souvent sur les plus petits : David n’était que le huitième des fils de Jessé et personne n’avait jamais songé à lui pour des emplois d’avenir ; il n’était sûrement pas vilain, puisque plus tard, il plaira beaucoup aux femmes, mais son frère aîné, Eliav, avait bien plus fière allure. Moïse avait des difficultés à parler, semble-t-il, puisqu’il a cherché à se soustraire à l’appel de Dieu en disant : « Je t’en prie, Seigneur, je ne suis pas doué pour la parole, ni d’hier, ni d’avant-hier, ni depuis que tu parles à ton serviteur. (sous-entendu cela ne s’est pas arrangé depuis que tu me parles). J’ai la bouche lourde et la langue lourde. » (Ex 4, 10). Certains en déduisent qu’il était bègue, ce qui n’est pas, à nos yeux, très indiqué pour un chef de peuple ! Le prophète Samuel (celui dont il est question dans cette lecture d’aujourd’hui) était tout jeune et inexpérimenté quand le Seigneur l’a appelé. Jérémie était trop jeune lui aussi et il objecte : « Ah, SEIGNEUR Dieu, je ne saurais parler, je suis trop jeune ! » (Jr 1, 6). Timothée, le collaborateur de Paul, était de santé fragile puisque Paul parle de ses fréquentes faiblesses... Et l’on pourrait certainement allonger la liste. Quant au peuple d’Israël, choisi par Dieu pour être le peuple élu, associé à l’œuvre de salut de l’humanité, c’était un peuple peu nombreux, et qui ne pouvait se targuer d’aucune vertu spéciale.

              Ces choix de Dieu ne s’expliquent pas à vues humaines : mais, une fois de plus, c’est l’occasion de nous rappeler la phrase d’Isaïe : « Vos pensées ne sont pas mes pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins - oracle du SEIGNEUR. C’est que les cieux sont hauts, par rapport à la terre : ainsi mes chemins sont hauts, par rapport à vos chemins, et mes pensées, par rapport à vos pensées. » (Is 55, 8-9). Notre texte d’aujourd’hui le dit à sa manière : « Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l’apparence, mais le SEIGNEUR regarde le cœur. » (1 S 16, 7).

Voilà qui devrait éviter deux pièges à tous les envoyés de Dieu : le piège de la prétention comme celui du découragement. Car, apparemment, ce n’est pas une affaire de mérite, mais seulement de disponibilité. Aucun d’entre nous ne possède en lui-même les qualités ou les forces nécessaires, mais Dieu y pourvoira.

PSAUME 22 (23), 1-6

 

                        1          Le SEIGNEUR est mon berger :      
                                   je ne manque de rien.
                        2          Sur des prés d'herbe fraîche, 
                                    il me fait reposer.

                                   Il me mène vers les eaux tranquilles
                        3          et me fait revivre ;     
                                   il me conduit par le juste chemin      
                                   pour l'honneur de son nom.

                        4          Si je traverse les ravins de la mort,   
                                   je ne crains aucun mal,          
                                   car tu es avec moi,     
                                   ton bâton me guide et me rassure.

                         5          Tu prépares la table pour moi
                                   devant mes ennemis ;
                                   tu répands le parfum sur ma tête,     
                                   ma coupe est débordante.

                         6          Grâce et bonheur m'accompagnent   
                                   tous les jours de ma vie ;       
                                   j'habiterai la maison du SEIGNEUR
                                   pour la durée de mes jours.
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              Nous venons d’entendre ce psaume en entier : c’est donc l’un des plus courts du psautier ; mais il est d’une telle densité qu’il a pu être choisi par les premiers chrétiens comme psaume privilégié de la nuit pascale : cette nuit-là, les nouveaux baptisés, remontant de la cuve baptismale, chantaient le psaume 22 en se dirigeant vers le lieu de leur Confirmation et de leur première Eucharistie. On en est venu à l’appeler le « psaume de l’initiation chrétienne ».

              Si les Chrétiens ont pu y déchiffrer le mystère de la vie baptismale, c’est parce que déjà, pour Israël, ce psaume exprimait de manière privilégiée le mystère de la vie dans l’Alliance, de la vie dans l’intimité de Dieu. Ce mystère est celui du choix de Dieu qui a élu ce peuple précis, sans autre raison apparente que sa souveraine liberté ; chaque génération s’émerveille à son tour de ce choix, de cette Alliance proposée : « Interroge donc les jours du début, ceux d’avant toi, depuis  le jour où Dieu créa l’humanité sur terre, interroge d’un bout à l’autre du monde ; est-il rien arrivé d’aussi grand ? A-t-on rien entendu de pareil ?... À toi, il t’a été donné de voir ... » (Dt 4, 32... 35) À ce peuple choisi librement par Dieu, il a été donné d’entrer le premier dans l’intimité de Dieu, non pas pour en jouir égoïstement, mais pour ouvrir la porte aux autres.

              Pour dire le bonheur du croyant, notre psaume 22 se réfère à deux expériences, celle d’un  lévite (un prêtre) et celle d’un pèlerin ; le peuple d’Israël est comme un lévite heureux d’être consacré au service de Dieu ;

              Vous connaissez l’institution des lévites ; d’après le livre de la Genèse, Lévi était l’un des douze fils de Jacob, les mêmes qui ont donné leurs noms aux douze tribus d’Israël ; mais la tribu de Lévi a depuis le début une place à part : au moment du partage de la terre promise entre les tribus, cette tribu n’a pas reçu de territoire, car elle est vouée au service du culte. On dit que c’est Dieu lui-même qui est leur héritage ; image que nous connaissons bien car elle a été reprise dans un autre psaume : « SEIGNEUR, mon partage et ma coupe, de toi dépend mon sort. La part qui me revient fait mes délices ; j’ai même le plus bel héritage ! » (psaume 15/16, 5)1. Les lévites habitent dispersés dans les villes des autres tribus, vivant des dîmes qui leur sont versées. À Jérusalem, ils sont consacrés au service du Temple. Notre lévite, ici, chante de tout son cœur :  « Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du SEIGNEUR pour la durée de mes jours ».

              Deuxième image, Israël se dépeint aussi sous les traits d’un pèlerin venu au Temple pour offrir un sacrifice d’action de grâce. Pendant son pèlerinage vers le Temple, il est comme une brebis : son berger c’est Dieu. On retrouve là un thème habituel dans la Bible : dans le langage de cour du Proche-Orient, les rois étaient couramment appelés les bergers du peuple et Israël emploie le même vocabulaire. Le roi idéal était souvent décrit comme un « bon berger » plein de sollicitude et de fermeté pour protéger son troupeau.

              Mais ce qui était particulier en Israël c’est qu’on affirmait très fort  que le seul vrai roi d’Israël c’est Dieu ; les rois de la terre ne sont que ses « lieutenants » (au sens étymologique de « tenant lieu »). De la même manière, le vrai bon berger d’Israël c’est Dieu, un berger attentif aux besoins véritables de son troupeau : « Le SEIGNEUR est mon berger, je ne manque de rien ; sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre. » Le prophète Ézéchiel, par exemple, a longuement développé cette image.

              Réciproquement, l’image du peuple d’Israël comme le troupeau de Dieu est très souvent développée dans l’Ancien Testament : « Oui, il est notre Dieu, nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main. » (Ps 94/95, 7). Ce psaume est une méditation sur l’Exode et la sortie d’Égypte : c’est là qu’on a fait l’expérience première de la sollicitude de Dieu ; sans lui, on ne s’en serait jamais sortis ! C’est lui qui a rassemblé son peuple comme un troupeau et lui a permis de survivre malgré tous les obstacles.

              Si bien que, lorsque Jésus a tranquillement affirmé « Je suis le Bon Pasteur », cela a fait l’effet d’une bombe ! Car, sous cette phrase anodine pour nous, ses interlocuteurs ont entendu : « Je suis le Roi-Messie, le vrai roi d’Israël », ce qui leur paraissait quand même bien audacieux.

              Je reviens à notre psaume : on sait bien qu’un pèlerinage peut parfois être périlleux : en chemin, le pèlerin rencontre peut-être des ennemis (« Tu prépares la table pour moi devant mes  ennemis » v.5) ; il frôlera peut-être même la mort (« Si je traverse les ravins de la mort » v.4) ; mais quoi qu’il arrive, il ne craint rien, Dieu est avec lui : « Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure ».

              Arrivé au Temple, le pèlerin accomplit le sacrifice d’action de grâce pour lequel il est venu, puis il prend part au repas rituel qui suivait toujours le sacrifice d’action de grâce. Ce repas prend les allures d’une joyeuse festivité entre amis avec une « coupe débordante » dans l’odeur des « parfums » (v. 5).

              On comprend que les premiers Chrétiens aient trouvé dans ce psaume une expression privilégiée de leur expérience croyante : Jésus lui-même est le vrai berger (Jn 10) : par le Baptême, il les tire du ravin de la mort, les fait revivre en les menant vers les eaux tranquilles ; la table préparée, la coupe débordante disent le repas eucharistique ; le parfum sur la tête désigne la confirmation.

              Une fois de plus, les Chrétiens découvrent avec émerveillement à quel point Jésus n’abolit pas, n’annule pas l’expérience croyante de son peuple, mais au contraire l’accomplit, lui donne toute sa dimension.

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Note

1 - C’est ce qui a inspiré le célèbre chant du « negro spiritual » : « Tu es, Seigneur, le lot de mon cœur, tu es mon héritage ; en toi, Seigneur, j’ai mis mon bonheur, toi mon seul partage ».
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            Frères,
6          autrefois, vous étiez ténèbres ;
            maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;
            conduisez-vous comme des enfants de lumière
7          – or la lumière
            a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –
8          et sachez reconnaître
            ce qui est capable de plaire au Seigneur.
9          Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,
            elles ne produisent rien de bon ;
            démasquez-les plutôt.
10        Ce que ces gens-là font en cachette,
            on a honte même d’en parler.
11        Mais tout ce qui est démasqué
            est rendu manifeste par la lumière,
14        et tout ce qui devient manifeste est lumière.
            C’est pourquoi l’on dit :
            Réveille-toi, ô toi qui dors,
            relève-toi d’entre les morts,
            et le Christ t’illuminera.

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              Bien souvent, dans les Écritures, c’est la fin du texte qui en donne la clé. Je vous rappelle cette dernière phrase :  « C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera ». La formule d’introduction « C’est pourquoi l’on dit... » prouve bien que l’auteur n’invente pas le chant, il le cite. C’était certainement un (sinon le) cantique très habituel pour les cérémonies de baptême. « Réveille-toi ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera » était donc un cantique de nos premiers frères chrétiens ; ce qui, évidemment, ne peut pas nous laisser indifférents.

              Du coup, nous comprenons mieux le début du texte que nous venons d’entendre : il est fait tout simplement pour expliquer les paroles de ce cantique ; comme si, à la sortie d’une célébration de baptême, quelques personnes étaient venues poser des questions au théologien de service, Paul en l’occurrence (ou l’un de ses disciples, car on n’est pas très sûrs que cette lettre soit de Paul lui-même) des questions du genre « Qu’est-ce que cela voulait dire, les paroles du chant qu’on a chanté tout-à-l’heure, pendant le baptême ? » Et Paul explique :

              Grâce à votre baptême, une vie nouvelle a commencé, une vie radicalement neuve. À tel point  que, à l’époque et encore aujourd’hui d’ailleurs, le nouveau baptisé s’appelait un « néophyte », ce qui veut dire « nouvelle plante ». Notre auteur explique donc le chant en disant : la nouvelle plante que vous êtes devenu  est radicalement autre. Quand on fait une greffe, le fruit de l’arbre greffé est radicalement autre que celui du porte-greffe ; et c’est bien dans ce but précis que l’on fait une greffe, d’ailleurs ! Chaque printemps m’en donne un exemple : chaque année, dans un jardin que je connais, un rhododendron rouge profond fleurit sur un porte-greffe qui était primitivement violet ; mais certaines années, des fleurs violettes de l’arbre primitif, le porte-greffe, reviennent subrepticement ; évidemment,  par la couleur, on distingue très facilement ce qui est fleur du nouvel arbre et ce qui est rejeton indésirable du porte-greffe.

              Si je comprends bien, c’est exactement la même chose pour le Baptême : les fruits du nouvel arbre, entendez le baptisé, sont des activités de lumière ; avant la greffe (le baptême), vous étiez ténèbres, vos fruits étaient des activités de ténèbres. Et de la même manière qu’il arrive que des fleurs violettes apparaissent quand même encore sur le rhododendron, il arrive que vous soyez tentés de prendre part à vos activités antérieures ; alors il est important de savoir les reconnaître.

              Pour notre auteur, la distinction est bien simple : les fruits du nouvel arbre, c’est tout ce qui est bonté, justice et charité. À l’inverse, ce qui n’est pas bonté, justice et charité est un rejeton indésirable de l’arbre ancien. Or qui peut vous faire produire des fruits de lumière ? Jésus-Christ : car il est toute bonté, toute justice, toute charité ; un peu comme une plante doit demeurer au soleil pour fleurir, offrez-vous à sa lumière ; l’expression de notre chant dit bien à la fois l’œuvre du Christ et la participation de l’homme « Réveille-toi, relève-toi », c’est la liberté de l’homme qui est sollicitée. « Le Christ t’illuminera » : lui seul peut le faire.

               Pour saint Paul, à la suite de tous les prophètes de l’Ancien Testament la lumière est un attribut de Dieu ; et donc dire « Le Christ t’illuminera », c’est dire deux choses :

              Premièrement que le Christ est Dieu ; deuxièmement que la seule manière pour nous d’être en harmonie avec Dieu c’est de vivre greffés sur Jésus-Christ, c’est-à-dire très concrètement dans la justice, la bonté, la charité. Comme dit Jésus, il ne s’agit pas de dire « Seigneur, Seigneur... » il s’agit de faire la volonté du Père, lequel a en souci tous ses enfants. Et là bien sûr, saint Paul a certainement en mémoire le fameux texte d’Isaïe au chapitre 58 : « Si tu élimines de chez toi le joug, le doigt accusateur, la parole malfaisante (saint Paul dirait « les activités des ténèbres »), si tu cèdes à l’affamé ta propre bouchée et si tu rassasies le gosier de l’humilié, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, ton obscurité sera comme un midi ». Et encore « Les pauvres sans abri, tu les hébergeras, si tu vois quelqu’un nu, tu le couvriras : devant celui qui est ta propre chair, tu ne te déroberas pas. Alors ta lumière poindra comme l’aurore... la gloire du SEIGNEUR sera ton arrière-garde » (Is 58, 10. 7).

              Il s’agit bien de la gloire du Seigneur, de la lumière du Seigneur que nous sommes invités à refléter ; comme le dit Paul dans la deuxième lettre aux Corinthiens : « Nous tous qui le visage dévoilé reflétons la gloire du Seigneur, nous sommes transfigurés en cette même image avec une gloire toujours plus grande par le Seigneur qui est Esprit » (2 Co 3, 18). Le mot « refléter » dit bien que c’est le Christ qui est lumière et qui nous donne de refléter sa lumière.

              Refléter la lumière du Christ, telle est la vocation des baptisés : c’est bien pourquoi un cierge allumé au cierge pascal nous est remis au baptême et à chaque renouvellement de notre profession de foi baptismale, dans la nuit de Pâques. Mais on le sait bien, une lumière ne brille pas pour elle-même : elle est faite pour éclairer ce qui l’entoure. Dans la lettre aux Philippiens, Paul disait déjà que nous sommes appelés à être des sources de lumière pour le monde. Voici cette phrase : « Agissez en tout sans murmures ni réticences, afin d’être sans reproche et sans compromission, enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération dévoyée et pervertie, où vous apparaissez comme des sources de lumière dans le monde, vous qui portez la parole de vie... » (Phi 2, 14-16). 

              C’est sa manière à lui de traduire la phrase de Jésus : « Vous êtes la lumière du monde ».

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Compléments

1 - « Agissez en tout sans murmures ni réticences » : ici, Paul fait certainement allusion aux « murmures », c’est-à-dire au manque de foi des Hébreux dans le désert. (Ex 17, 1-7).

2 - On retrouve dans ce texte comme dans tant d’autres le thème des deux voies si cher à Paul comme à tous les Juifs : le même parallèle entre lumière et vie opposées aux ténèbres et à la mort.           

3 - Pour que des formules baptismales aient eu le temps de se fixer et de devenir des cantiques connus de tous, au point qu’on puisse les citer en exemple, il a certainement fallu beaucoup de temps.

Nous avons donc ici un argument pour ceux, et ils sont nombreux, qui pensent que cette lettre aux Éphésiens n’est pas de saint Paul : elle serait d’un de ses disciples. On sait que le procédé qui consiste à prolonger la pensée d’un auteur illustre en écrivant sous son nom était très courant à l’époque ; on appelle ce procédé la « pseudépigraphie ».

Ici, bien sûr, nous sommes dans le domaine des hypothèses et que la lettre aux Éphésiens soit de Paul lui-même ou d’un de ses disciples n’est pas le plus important : cela ne change rien à l’intérêt considérable qu’a toujours représenté pour l’Église chrétienne la lettre dite de Paul aux Éphésiens. De toute façon, si l'auteur n'est pas Paul lui-même, il en est extrêmement proche et par le contexte et par la doctrine.

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN 9, 1-41  (Commentaire de la lecture brève)

 

            En ce temps-là,
            en sortant du Temple,
1           Jésus vit sur son passage
            un homme aveugle de naissance.
6          Il cracha à terre
            et, avec la salive, il fit de la boue ;
            puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
7          et lui dit :
            « Va te laver à la piscine de Siloé »
            – ce nom se traduit : Envoyé.
            L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
            quand il revint, il voyait.
8          Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant
            – car il était mendiant –
            dirent alors :
            « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
9          Les uns disaient :
            « C’est lui. »
            Les autres disaient :
            « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »
            Mais lui disait : « C’est bien moi. »
13        On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
14        Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue
            et lui avait ouvert les yeux.
15        À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
            Il leur répondit :
            « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,
            et je vois. »
16        Parmi les pharisiens, certains disaient :
            « Cet homme-là n’est pas de Dieu,
            puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
            D’autres disaient :
            « Comment un homme pécheur
            peut-il accomplir des signes pareils ? »
            Ainsi donc ils étaient divisés.
17        Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :
            « Et toi, que dis-tu de lui,
            puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
            Il dit : « C’est un prophète. »
34        Ils répliquèrent :
            « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
            et tu nous fais la leçon ? »
            Et ils le jetèrent dehors.
35        Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.
            Il le retrouva et lui dit :
            « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
36        Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
37        Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
38        Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
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              On entend ici comme une illustration de ce que saint Jean disait dès le début de son évangile, dans ce qu’on appelle « le Prologue » : « Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme. Il était dans le monde et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu. » C’est ce que l’on pourrait appeler le drame des évangiles. Mais Jean continue : « Mais à ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »

             C’est exactement ce qui se passe ici : le drame de ceux qui s’opposent à Jésus et refusent obstinément de reconnaître en lui l’envoyé de Dieu ; mais aussi et heureusement, le salut de ceux qui ont le bonheur, la grâce d’ouvrir les yeux, comme notre aveugle, aujourd’hui.

             Car Jean insiste bien pour nous faire comprendre qu’il y a deux sortes d’aveuglement : la cécité naturelle, qui est le lot de cet homme depuis sa naissance, et puis, beaucoup plus grave, l’aveuglement du cœur.

             Lors de sa première rencontre avec l’aveugle, Jésus a fait le geste qui le guérit de sa cécité naturelle. Lors de sa deuxième rencontre, c’est le cœur de l’aveugle que Jésus ouvre à une autre lumière, la vraie lumière. D’ailleurs, vous l’avez remarqué, Jean se donne la peine de nous expliquer le sens du mot « Siloé » qui veut dire « Envoyé ». Or, dans d’autres cas semblables, il ne donne pas le sens des mots. Cela veut dire qu’il y attache une grande importance. Jésus est vraiment envoyé par le Père pour illuminer le monde de sa présence.

             Mais une fois de plus, nous butons sur le même problème : comment se fait-il que celui qui était envoyé dans le monde pour y apporter la lumière de Dieu a été refusé, récusé, par ceux-là mêmes qui l’attendaient avec le plus de ferveur ? Et, en ces jours-là, plus que jamais, peut-être, puisque, si l’on en croit les chapitres précédents de l’évangile de Jean, l’épisode de l’aveugle-né s’est déroulé le lendemain de la fête des Tentes qui était la grande fête à Jérusalem et au cours de laquelle on évoquait à plusieurs reprises avec ferveur la venue du Messie.

             On sait qu’au temps de Jésus cette impatience de la venue du Messie agitait tous les esprits. Il faut se mettre à la place des contemporains de Jésus : pour eux tout le problème était donc de savoir s’il était réellement « l’envoyé du Père »... celui que l’on attendait depuis des siècles, ou un imposteur ; c’est la grande question qui accompagnera toute la vie de Jésus  : est-il le Messie, oui ou non ?

             Or ce qui alimentait les discussions, c’était le côté paradoxal des faits et gestes de Jésus : d’une part, il accomplissait des œuvres bonnes, qui sont bien celles qu’on attendait du Messie : on savait qu’il rendrait la vue aux aveugles justement, et la parole aux muets, et l’ouïe aux sourds. Mais il ne se préoccupait guère du sabbat, semble-t-il ; car cet épisode de l’aveugle-né s’est passé un jour de sabbat justement. Or si Jésus était l’envoyé de Dieu comme il le prétendait, il respecterait le sabbat, c’est évident.

             Ce sont précisément ces évidences qui sont le problème : encore une fois, les Juifs du temps de Jésus attendaient le Messie, l’aveugle tout autant que l’ensemble du peuple et les autorités religieuses. Mais nombre d’entre eux avaient trop d’idées bien arrêtées sur ce qu’il est bien de faire ou dire et n’étaient pas prêts à l’inattendu de Dieu. L’aveugle, lui, en savait moins long : quand les Pharisiens lui demandent : « Comment se fait-il que tu voies ? » Il leur répond simplement : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois. » C’est à ce moment-là que les Pharisiens se divisent : les uns disent : « Cet homme est un pécheur puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » À quoi d’autres répliquent : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? »

             L’aveugle, lui, n’est pas empêtré dans des idées toutes faites : il leur répond tranquillement : « Comme chacun sait, Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire qu’un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Mais c’est toujours la même histoire : celui qui s’enferme dans ses certitudes ne peut même plus ouvrir les yeux ; tandis que celui qui fait un pas sur le chemin de la foi est prêt à accueillir la grâce qui s’offre ; alors il peut recevoir de Jésus la véritable lumière.

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Complément

Cet épisode de la guérison de l’aveugle-né se situe dans un contexte de polémique entre Jésus et les Pharisiens. À deux reprises, Jésus leur a reproché de « juger selon les apparences ». (Jn 7, 24 ; 8, 15). On comprend, de ce fait, le choix de la première lecture qui nous rapporte le choix de David et cette phrase : « Dieu ne regarde pas comme les hommes,    car les hommes regardent l'apparence, mais le SEIGNEUR regarde le cœur. » (1 S 16, 7).

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 00:00

Éléonore de Bourbon

 

Née au Louvre le 18 janvier 1532 en 1532 

Cette abbesse d’une grande bonté mourut le 26 mars 1611
à l'âge de 79 ans

 

Le Père Joseph fit son éloge funèbre 

Eléonore De Bourbon

 
 
 

Parents

 

 

Ses armoiries étaient de France au bâton péri de gueules.


Eléonore De Bourbon

, elle était la fille de Charles de Bourbon, duc de Vendôme, et de Françoise d’Alençon 

 

Sa soeur Renée fut Grande Prieure de Fontevrault avant d’être nommé Abbesse de Chelles.

 

Eléonore prit le voile à Soissons , à l’âge de … trois ans.

 

Au moment où elle venait d’être élue Abbesse du Calvaire, sa tante Louise de Bourbon la fit venir à Fontevrault (8 mai 1549) afin d’en faire sa coadjutrice.

 

 Nommée prieure du prieuré fontevriste de Tusson (Actuelle Charente), elle devint Abbesse de Fontevrault  en 1575, à la mort de sa tante.

    Elle fut  bénie par  son frére, Le cardinal Charles de Bourbon en présence de Catherine de Médicis et  de la Cour.


       D’une grande piété, Eléonore  poursuivit  et  termina la  construction des  grandes infirmeries de l’abbaye royale nommées Infirmerie Saint-Benoît et  envoya  son médecin personnel soigner les malheureux.

 

Elle  fit  également  distribuer  quotidiennement  du pain, des repas, aux pauvres.

    A son exemple, chaque religieuse prit sous sa responsabilité une famille de nécessiteux.

 

A la suite d’un voeu qu’elle avait prononcé en 1578, année ou l’abbaye avait souffert de la disette et de la peste, fut construite la chapelle Notre-Dame de Pitiè au Sud-Est de l’Abbaye.

 

 

 

En 1579, Eléonore ayant reçu la visite de son neveu Henri de Navarre, fonda une adoration perpetuelle pour obtenir la conversion de ce dernier 2. Devenu le roi de France Henri IV, celui-ci exempta l’Ordre de Fontevraud des impôts nommés décimes 

 

Sous l’abbatiat d’Eléonore, l’Ordre vit la fin des guerres de religion en 1590.

Antoinette d’Orléans, nièce d’Eléonore, fut co-adjutrice de 1604 à 1610 puis fonda avec l’aide du Père Joseph, les Bénédictines du Calvaire à Poitiers en 1617.

 

Ferme, Eléonore obligea les religieuses à la stricte observance de la règle.

 

Par ailleurs le caractère mixte de l’Ordre de Fontevraud étant critiqué, Eléonore se défendit par la publication en 1586 de plusieurs ouvrages dont "Baston de deffence d’y Magister" (en l’occurence Robert d’Arbrissel) , faisant l’apologie de l’Ordre.

 

 

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 00:00

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2009/04/07/200904070843_zoom.jpg

Anne-Marie Charvet

 

 

Préfet de l'Aude

Nommée le 25 mars 2009

 

 née le 20 mars 1947 à Marseille

 

haut fonctionnaire français

Distinctions 

Chevalier de l'Ordre de la Légion d'honneur (2005)

 

Officier de l'Ordre national du Mérite (1996)

 

Officier de l'Ordre des Palmes académiques (1995)

 

Biographie

Après des études supérieures, Anne-Marie Charvet est diplômée de sciences économiques et d'ingénierie territoriale.

 

Se destinant à l'enseignement, elle commence sa carrière comme maître assistant à l'Institut d'aménagement régional d'Aix-en-Provence.

 

Elle est vite happée par l'administration territoriale et elle occupe de hautes fonctions dans de grandes métropoles, dans lesquelles elle se forge une solide expérience de terrain.

 

À 54 ans, elle intègre le corps préfectoral par sa nomination comme préfète titulaire à Montauban dans le département de Tarn-et-Garonne, fonction qu'elle exerce pendant presque deux ans, avant de rejoindre le ministère de Catherine Vautrin, à la cohésion sociale et à la parité, travaillant autour de la refonte des métiers et des formations des formateurs, assistants sociaux, médiateurs, afin d'aboutir à des formations adaptées au travail de terrain.

 

 

Elle est ensuite déléguée pour organiser la présidence française de l'Union Européenne de 2008.

 

Le 25 mars 2009, elle est nommée en Conseil des ministres, préfète de l'Aude, en remplacement de Bernard Lemaire, décédé à la suite d'un accident le 6 mars 2009

 

Elle a fait pratiquement toute sa carrière et gagné ses galons sans jamais quitter le sud de la France.

 

Anne-Marie Charvet est mère de deux filles.

Carrière et fonctions

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 00:00

 

Recto du premier sceau connu de la ville (1303).

Recto du premier sceau connu de la ville (1303)

 

Dans la lutte qu'ils menaient depuis 1280 contre l'Inquisition, les Carcassonnais ne pouvaient l'emporter qu'avec l'appui du roi Philippe le Bel qui, au début du XIVe siècle, leur était favorable car le souverain s'inquiétait des abus de l'Office.

 

Les Languedociens croient dès lors être débarrassés de la tyrannie des dominicains et Bernard Délicieux va jusqu'à prêcher ouvertement l'insurrection, tandis que, en 1303, le consul Élie Patrice contrôle Carcassonne où l'église des dominicains est victime d'exactions : portail enfoncé, vitraux brisés… Le roi, constatant que la ville échappe à son autorité, décide de venir dans le Midi, mais lors de son séjour à Carcassonne, au début de 1304, il est excédé par les outrances d'Elie Patrice et de Bernard Délicieux, si bien qu'il affirme la souveraineté du pape sur l'Inquisition.

 

Cela déçoit énormément les Languedociens qui veulent tout simplement remplacer Philippe par Fernand, fils du roi de Majorque Jacques II, dont le royaume avait été fondé en 1262 au partage de l'héritage du roi d'Aragon Jacques Ier.

 

D'autres causes ont pu s'ajouter qui expliqueraient le comportement étonnant des Carcassonnais, mais le résultat est que, le 29 mars 1305, vingt-huit conjurés réunis à la maison commune par E. Patrice chargent B. Délicieux d'adresser à Fernand une lettre qu'il porte à la cour majorquine près de Perpignan. Or, Jacques II fait échec à cette proposition, car, en délicatesse avec le roi d'Aragon qui veut réunifier son royaume, il compte s'appuyer sur Philippe le Bel dont il est vassal pour Montpellier.

 

Dans ces conditions, l'opération projetée apparaît d'une naïveté politique incroyable, et le roi de France, mis au fait du complot qu'il assimile à une trahison, réagit énergiquement : quinze Carcassonnais, dont Élie Patrice, sont pendus le 28 septembre, tandis que le consulat est suspendu pour deux ans ; de plus, la ville paie 3 000 livres d'amende et les prisonniers réintègrent la prison inquisitoriale de la Mure. Seul, Bernard Délicieux échappe pour un temps à la justice, malgré les efforts des inquisiteurs.

 

Denisova (E.), La «rage carcassonnaise», 2011.

 

 

Claude Marquié

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 00:00

Louis Antoine de Bourbon-Condé adulte, par Jean-Michel Moreau, château d'Aulteribe.

Louis Antoine de Bourbon-Condé adulte

par Jean-Michel Moreau, château d'Aulteribe

 

Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé

duc d’Enghien

 

(Chantilly, 1772

 

prince du sang français

 

Il est le 10e et dernier duc d'Enghien

 

fusillé dans les fossés du Château de Vincennes le 21 mars 1804


File:Enghiencol.jpg

Colonne mortuaire érigée dans les fossés de Vincennes

 
Image illustrative de l'article Sainte-Chapelle de Vincennes

Inhumé dans la Sainte-Chapelle de Vincennes  (Val-de-Marne)
 

Biographie

Fils unique de Louis, dernier prince de Condé et de Louise Marie Thérèse Bathilde d'Orléans, il est le dernier descendant de la Maison de Condé.

 

Après un début d'union romanesque, ses parents se séparent en 1781.

 

Sa mère est confinée au château de Chantilly.


File:Enghien.jpg

Le duc d’Enghien enfant

Dès 1789, quelques jours après la chute de la Bastille et devant les troubles révolutionnaires, le jeune duc d'Enghien, âgé de 17 ans, rejoint l'Armée des émigrés qui se forme outre-Rhin sous le commandement de son grand-père, le prince de Condé et de son père, le duc de Bourbon.

 

Le but de cette armée est de marcher sur la France pour restaurer l'Ancien Régime.

 

En 1792, le duc d'Enghien prend la tête de l'auto-proclamée Armée Royale Française.

 

Cette dernière s'engage dans la tentative d'invasion (avortée) de la France aux côtés des armées alliées autrichienne et prussienne réunies sous le commandement du duc Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick.

 

Néanmoins, le 2 février 1794, il reçoit des mains du comte de Provence la Croix de Saint-Louis pour son comportement valeureux dans l'armée de Condé1

 

Il se réfugie à Ettenheim, dans le margraviat de Bade, à quelques lieues de la frontière française.

 

Ses projets de mariage avec la princesse Caroline de Bade ayant été contrariés par le margrave Charles-Frédéric, il vit ouvertement avec la femme de sa vie, Charlotte de Rohan-Rochefort2,3

Arrestation et exécution

Article détaillé : Affaire du Duc d'Enghien
 

Napoléon Bonaparte, Premier Consul de France, le soupçonne d'être à l'origine d'un nouveau complot royaliste en compagnie de Dumouriez4, à la suite d'une perquisition chez Armand de Chateaubriand (le cousin de François-René de Chateaubriand) qui fut fusillé plus tard.

 

Il le fait enlever par une troupe de soldats menés par le général Ordener dans la nuit du 15 au 16 mars 1804.


File:Arrestation du duc.jpg

Le duc d'Enghien arrêté dans sa maison d'Ettenheim

 

Bonaparte ne tarde pas à découvrir la vérité, grâce à des papiers saisis par les membres de l'opération, prouvant que le duc d'Enghien porte les armes contre la République et envoie des assassins, par le biais de l'Angleterre, contre la personne du premier consul.

 

Le duc est presque immédiatement traduit devant un conseil de guerre présidé par Pierre-Augustin Hulin.


File:Le jugement du duc.jpg

Le duc d'Enghien devant ses juges

 

Après un simulacre de jugement, il est condamné à mort et fusillé dans les fossés du Château de Vincennes le 21 mars 1804.

File:Exécution du Duc d'Enghien 1804 03 21.jpg

Son corps est jeté dans une tombe creusée à l'avance au pied du Pavillon de la Reine.

 

Cette exécution, presque sans intérêt politique, soulève des vagues d'indignation dans les cours européennes.

 

Les royalistes accusent Bonaparte de s'être lâchement débarrassé du dernier descendant de l'illustre Maison de France.

 

Mais beaucoup de ceux qui s'étaient émus du sort du duc d'Enghien se rallièrent à Napoléon dès que celui-ci parut solidement installé sur son nouveau trône d'« Empereur des Français »

 

Plus tard, la Restauration fait du duc d'Enghien un des martyrs de la royauté.

 

En 1816, Louis XVIII fait transporter les cendres du duc d'Enghien dans la Sainte-Chapelle de Vincennes, sous un monument d'Alexandre Lenoir.

 

En 1832, le légitimiste Édouard d'Anglemont lui consacre une tragédie.

 

Dans ses Mémoires d'outre-tombe (1848), Chateaubriand écrit des pages admirables sur l'exécution du duc d'Enghien, qui l'a profondément marqué. Antoine, comte Boulay de la Meurthe (1761-1840), stigmatise cette exécution qui reste à ses yeux pour l'Empire, non seulement un « crime », mais pire une « faute »

 

À l'image des généraux vendéens, son souvenir reste aujourd'hui vivace dans les milieux royalistes.

 

Le bicentenaire de sa mort est l'occasion de colloques et de débats.

 


L’affaire du duc d’Enghien, une machination contre Napoléon Thèse opposée à la responsabilité de Napoléon dans cette affaire.

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Roi d'Austrasie
561575
Roi d'Austrasie
Roi d'Austrasie
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Roi de Bourgogne
595613
Roi d'Austrasie
61261
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Roi de Bourgogne
Roi d'Austrasie
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629
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Roi d'Austrasie
656657
Roi d'Austrasie
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Roi d'Austrasie
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Roi de Neustrie, de Bourgogne
65767






Roi d'Austrasie
662675
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673675







Roi de Neustrie
673691
Roi des Francs 

(en fait uniquement de Neustrie)
L'Austrasie étant aux mains
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679
691

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675 - 676
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Roi d'Austrasie
676679
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Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
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Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
695711
Dagobert III









Roi des Francs de 711 à 715
Chilpéric II









roi des Francs de Neustrie et des Burgondes
de 715 à 719
puis de tous les Francs de 719 à 721.
C
lotaire IV


T
hierry IV









Childéric III
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roi des Francs, de Neustrie
de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

************

 

 


Pépin III le Bref
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Carloman Ier
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C
harles Ier
dit Charles le Grand
CHARLEMAGNE

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Louis Ier dit le Pieux
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Lothaire Ier
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Lothaire II

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C
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Louis III de France
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Robert Ier de France

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Hugues le Grand
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Raoul Ier de France
aussi appelé Rodolphe

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Lothaire de France
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Dernier roi de la lignée
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H
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Robert II le Pieux
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Hugues II de France
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1017 - 1025
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Charles VII le Victorieux
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