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Gazettes & Sites Royaux

rois.jpg
 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 23:00



    Mai-24 Août 1216


        Siège de Beaucaire

        Le fils de Raymond VI, le futur Raymond VII, débarque à Marseille et assiège Beaucaire.

 

Montfort se porte au-devant de lui.

 

Toulouse en profite pour se révolter.

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 23:00


Printemps

    Reddition de Quéribus

    Après la chute de Montségur, la résistance cathare continue dans le Fenouillèdes, s'appuyant sur l'aérienne citadelle de Quéribus et sur quelques autres châteaux des Corbières: plus en retrait, les grandes places de Puilaurens et de Fenouillet épaulent la forteresse principale.

 

800px-queribus.jpg

 

     Le château de Quéribus, qui veut dire en occitant "Rocher des buis", est perché sur un étroit piton rocheux à 728 mètres d'altitude.

 

On a une vue sur le massif des Corbières, la Fenouillèdes et la plaine du Roussillon.

plan-queribus.jpg

     Il est mentionné pour la première fois en 1020, sur le testamentde Bernard Taillefer, comte de Bésalù.

 

En 1111 il est sous la domination du comte de Barcelonne.

 

Quand celui-ci devient roi d'Aragon, en 1162, Quéribus garde la fontière nord de l'Aragon.

 

      Lors de la croisade contre les albigeois (1208-1244), il abrite des religieux cathares.

 

 Le château est tenu par le chevalier Chabert de Barbaira, hérétique notoire et farouche opposant aux croisés.  

 

 Benoît de Termes, diacre puis évêque cathare du Razès y réside en 1230 jusqu'à sa mort en 1241.

 

C'est l'un des derniers châteaux cathares avec le Château de Puilaurens à accueillir des responsables de l'église cathare après la chute de Montségur.

 

La vicomté de Fenouillèdes est d’ailleurs encore sous la protection du seigneur de Roussillon, Nuno Sanç, qui agit comme intermédiaire face au roi de France, c'est pourquoi, alors que la guerre fait rage dans le comté de Toulouse, le château est laissé à l'écart des conquêtes croisées.

 

À la mort de Nuno en 1241 son cousin le roi Jacques Ier d'Aragon hérite du Roussillon et abandonne sa politique de protection du Fenouillèdes, dont la possession est tacitement reconnue au roi de France.

 

Le roi Louis IX ordonne au sénéchal de Carcassonne, Pierre d'Auteuil, de s'emparer du château.

 

La conduite des opérations est confiée à Olivier de Termes, qui connaît les lieux et leur défenseur, pour avoir combattu avec lui face aux croisés.

 

Après un court siège de trois semaines, Chabert de Barbaira se rend à Olivier et échange sa liberté contre la reddition du château, en mai 1255.

 

Le château de Quéribus tombe durant la troisième semaine de mai 1255.

 

     Le château est annexé à la couronne de France, sous le règne de Louis IX.

 

Le traité de Corbeil (1258) fixe la frontière entre la France et l'Aragon, au sud des Corbières, à portée de vue de Quéribus.

 

Il devient, par le fait, une pièce maîtresse du dispositif défensif français, dont le centre de commandement est Carcassonne.

 

Il est l'un des "cinq fils de Carcassonne", les autres sont: Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens, Termes.

 

Il est entièrement reconstruit par les rois de France, a la fin du XIII et XIVe siècle.

 

Mais en 1659, avec le "Traité des Pyrénées", il perd son intérêt stratégique.

 

L'ensemble constitue un groupement défensif des plus formidables à cette époque.

    Saint Louis ne néglige aucun effort pour s'en emparer.

 

Il est vraisemblable que des motifs d'ordre politique et stratégique ont primé les raisons d'ordre spirituel.

    Quant aux derniers Cathares réfugiés dans ces places, on ne sait ce qu'ils sont devenus.

 

Il est probable qu'ils ont eu la possibilité de s'enfuir avant l'arrivée des troupes royales.

    Avec la chute de Quéribus, l'Eglise termine pratiquement l'anéantissement d'une hérésie dangereuse pour elle, et l'unité française franchit une importante étape.

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 23:00
15 mai 2010: commémoration des 400 ans de l'assassinat d'Henri IV

Samedi 15 mai 2010, après les commémorations du quatrième centenaire de l’assassinat du roi Henri IV, le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, Bailli Grand Croix de dévotion de l’Ordre de Malte, était l’invité d’honneur du Bal Renaissance organisé au Grand Hôtel intercontinental Opéra de Paris par les jeunes de la Noblesse française et le Groupe Renaissance en faveur de l’Ordre de Malte et de son action en Haïti. Monsieur de Saint Pulgent, président de l’association de la Noblesse française et le comte de Beaumont-Beynac, président de l’Ordre de Malte France présidaient cette soirée de charité. Outre le duc d’Anjou, le deuxième invité d’honneur était Son Excellence Monsieur Gaspard Fritzner, ambassadeur d’Haïti en France. Assistaient notamment à cet événement caritatif le prince Emmanuel de Bauffremont-Courtenay, président de l’Institut de la Maison de Bourbon et le prince Charles-Henri de Lobkowicz.

Ici, sur la photo, le duc d’Anjou en compagnie de la princesse Benigna Reuss .

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 23:00

LECTURE DU LIVRE DES ACTES DES APÔTRES   6,  1-7

 

1        En ces jours-là,
          comme le nombre des disciples augmentait,
          les frères de langue grecque
          récriminèrent contre ceux de langue hébraïque,
          parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées
          dans le service quotidien.
2        Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples
          et leur dirent :
          « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu
          pour servir aux tables.
3        Cherchez plutôt, frères,
          sept d’entre vous,
          des hommes qui soient estimés de tous,
          remplis d’Esprit Saint et de sagesse,
          et nous les établirons dans cette charge.
4        En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière
          et au service de la Parole. »
5        Ces propos plurent à tout le monde,
          et l’on choisit :
          Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint,
          Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas
          et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.
6        On les présenta aux Apôtres,
          et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
7        La parole de Dieu était féconde,
          le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem,
          et une grande foule de prêtres juifs
          parvenaient à l’obéissance de la foi.
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              Au fond, si on y réfléchit, cette difficulté était déjà en germe le matin de la Pentecôte. Vous connaissez le récit de la Pentecôte dans les Actes des Apôtres : « À Jérusalem, résidaient des Juifs pieux, venus de toutes les nations qui sont sous le ciel. » Dès ce matin-là, il y eut des conversions, trois mille, paraît-il, et d’autres dans les mois et les années qui suivirent ; ces nouveaux convertis sont tous des Juifs, (la question de l’admission de non-Juifs ne s’est posée que plus tard) mais, très probablement, un certain nombre d’entre eux sont justement des Juifs venus d’un peu partout à Jérusalem en pèlerinage ; ils sont ce qu’on appelle les Juifs de la Diaspora (c’est-à-dire dispersés dans tout l’Empire Romain) ; leur langue maternelle n’est pas l’hébreu ni l’araméen, mais le grec, car, à l’époque, c’était la langue commune dans tout le bassin méditerranéen.

             

Si bien que la jeune communauté toute neuve va être affrontée à ce que j’appellerais « le défi des langues ». Nous savons d’expérience que cette barrière de la langue est beaucoup plus qu’une difficulté de traduction : langue maternelle différente veut dire aussi culture, coutumes, compréhension de l’existence, manières différentes d’envisager et de résoudre les problèmes. En tête d’un Nouveau Testament en grec, j’ai trouvé cette formule : « Une langue est un filet  jeté sur la réalité des choses. Une autre langue est un autre filet. Il est rare que les mailles coïncident ».  

              Pour revenir à la jeune communauté de Jérusalem, il y a donc un problème de cohabitation entre les frères  de langue grecque et  ceux  de langue hébraïque ; très concrètement, la goutte d’eau qui va faire déborder le vase c’est l’inégalité flagrante dans les secours portés quotidiennement aux veuves ; on n’est pas étonné que la communauté ait eu à cœur de prendre en charge les veuves, c’était une règle du monde juif ; mais il faut croire que ceux qui en étaient chargés (logiquement recrutés dans le groupe majoritaire donc hébreu) avaient tendance à favoriser les veuves de leur groupe.

              Ce genre de querelles ne peut que s’envenimer de jour en jour, jusqu’au moment où le bruit revient aux oreilles des apôtres. Leur réaction tient en trois points :

              Premier point : ils convoquent toute l’assemblée des disciples : et c’est en assemblée plénière que la décision sera prise ; il y a donc là, semble-t-il, un fonctionnement traditionnel de l’Église... on peut se demander pourquoi cette habitude s’est perdue ?

              Deuxième point : ils rappellent l’objectif : il s’agit de rester fidèles à trois exigences de la vie apostolique : la prière, le service de la parole et le service des frères.

              Troisième point : ils n’hésitent pas à proposer une organisation nouvelle ; innover n’est pas un manque de fidélité ; au contraire : la fidélité exige de savoir s’adapter à des conditions nouvelles ; être fidèle, ce n’est pas rester figé sur le passé  (ici, par exemple, ce serait confier la totalité des tâches aux Douze puisque ce sont eux que Jésus a choisis...) ; être fidèle c’est garder les yeux fixés sur l’objectif.

              L’objectif, comme dit saint Jean, c’est « Qu’ils soient UN pour que le monde croie » ; c’est certainement pour cela que les apôtres n’ont pas envisagé de couper la communauté en deux, les frères de langue grecque d’un côté, ceux de langue hébraïque de l’autre ; l’acceptation des diversités est un défi pour toute communauté qui grandit ; (et je connais telle ou telle équipe qui préfère ne pas s’agrandir pour ne pas risquer les désaccords ...). Mais quand les différends surgissent, la séparation n’est certainement pas la meilleure solution. C’est l’Esprit-Saint qui a suscité ces conversions nombreuses et diverses ; c’est lui aussi qui inspire aux Apôtres l’idée de s’organiser autrement pour en assumer les conséquences.

              Les Douze décident donc de nommer des hommes capables d’assumer ce service des tables puisque c’est cela qui pose problème. « Cherchez, frères, sept d’entre vous, qui soient des hommes estimés de tous, remplis d’Esprit-Saint et de sagesse, et nous leur confierons cette tâche. Pour notre part, nous resterons fidèles à la prière et au service de la Parole ». On notera que les sept hommes désignés portent des noms grecs ; ils font peut-être partie du groupe des chrétiens de langue grecque puisque c’est dans ce groupe qu’il y avait des récriminations.

              Voilà donc une nouvelle institution qui est née ; ces nouveaux serviteurs de la communauté n’ont pas encore de titre ; je remarque que le mot « diacre » n’est pas employé dans le texte ; n’assimilons donc pas trop vite nos diacres d’aujourd’hui à ces hommes chargés du service des tables à  Jérusalem. Retenons seulement que l’Esprit saura nous inspirer à chaque époque les innovations qui seront indispensables pour assurer fidèlement les diverses missions et priorités de l’Église.

PSAUME  32 ( 33 )

 

1     Criez de joie pour le SEIGNEUR, hommes justes !         
       Hommes droits, à vous la louange !
2     Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
       Jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

4     Oui, elle est droite, la parole du SEIGNEUR,
       il est fidèle en tout ce qu'il fait.      
5     Il aime le bon droit et la justice ;    
       la terre est remplie de son amour.

18   Dieu veille sur ceux qui le craignent          
       qui mettent leur espoir en son amour,        
19   pour les délivrer de la mort,
       les garder en vie aux jours de famine.
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                J’ai envie de commencer par là où nous avons terminé la lecture de ce psaume, parce qu’il me semble que nous avons là une clé de l’ensemble. Je vous rappelle l’avant-dernier verset (le verset 18 pour ceux qui ont le psautier entre les mains) : « Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour ». Nous découvrons ici une belle définition de ce que l’on appelle « la crainte de Dieu ». Craindre le SEIGNEUR au sens biblique, c’est tout simplement mettre notre espoir en son amour. Le croyant au sens biblique, c’est quelqu’un qui est plein d’espoir ; et s’il est plein d’espoir, quoi qu’il puisse arriver, c’est parce qu’il sait que « la terre est remplie de l’amour de Dieu » comme dit un autre verset que nous venons d’entendre.

              En hébreu, la formule est plus belle encore : ce n’est pas « Dieu veille » sur ceux qui le craignent, mais « L’œil du SEIGNEUR est sur ceux qui le craignent ». Savoir que le regard plein d’amour du Seigneur est en permanence penché sur nous est la source de notre espérance. Encore faut-il préciser que, dans le texte hébreu, toujours, ce nom de Seigneur est celui qu’il a révélé à Moïse dans l’épisode du buisson ardent : ce fameux mot de quatre lettres YHVH que, par respect, les Juifs ne prononcent jamais, et qui signifie quelque chose comme « Je suis, je serai avec vous, depuis toujours et pour toujours, à chaque instant de votre histoire. » Ce simple nom rappelle toujours à Israël la sollicitude avec laquelle Dieu a entouré son peuple tout au long de l’Exode. La traduction « Dieu veille » dit bien cette vigilance.

            C’est ce qui nous permet de comprendre le verset suivant : « pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine ». Ce sont également des allusions à la sortie d’Égypte : en permettant à son peuple de traverser la mer à pied sec, à la suite de Moïse, le Seigneur l’a fait échapper à la mort certaine programmée par Pharaon ; puis, en lui envoyant du ciel la manne chaque jour, pendant toute la traversée du désert, le Seigneur a réellement gardé son peuple en vie aux jours de famine.

            Alors la louange jaillit spontanément du cœur de ceux qui ont fait cette expérience de la sollicitude de Dieu : « Criez de joie pour le SEIGNEUR, hommes justes ! Hommes droits, à vous la louange ! » 

Cette expression « hommes justes » peut nous surprendre ; elle est très habituelle pourtant dans la Bible. On sait qu'est considéré comme « juste » dans la Bible celui qui entre dans le projet de Dieu, celui qui est accordé à Dieu, au sens où un instrument de musique est bien accordé. C’est ce que l’on dit d’Abraham, par exemple : « Abraham eut foi dans le Seigneur et pour cela il fut considéré comme juste » (Gn 15, 6). Il eut foi, c’est-à-dire il fit confiance à Dieu et à son projet. Si bien qu’on pourrait traduire « hommes justes » (en hébreu les « hassidim ») par « les hommes de l’Alliance », ou « les hommes du dessein bienveillant de Dieu » c’est-à-dire ceux qui ont entendu la révélation de la bienveillance de Dieu et y répondent en adhérant à l’Alliance. Donc, ne prenons pas pour de la prétention ces titres « hommes justes »... « hommes droits »  : il ne s’agit pas de qualités morales ; le « hassid » (pluriel hassidim) est un homme comme les autres, pécheur comme les autres, mais il est celui qui vit dans l’Alliance du Seigneur, qui vit dans la confiance envers le Dieu fidèle ; parce qu’il a découvert le « Dieu de tendresse et de fidélité », très logiquement, il vit dans la louange : « Criez de joie pour le SEIGNEUR, hommes justes ! Hommes droits, à vous la louange ! Jouez pour lui sur la harpe à dix cordes. Chantez-lui le cantique nouveau. »

              Cet appel à la louange qui résonne ici était le chant d’entrée d’une liturgie d’action de grâce. Au passage, nous relevons une indication sur la mise en œuvre des psaumes et sur l’un au moins des instruments de musique utilisés au Temple de Jérusalem. Ce psaume était probablement prévu pour être accompagné à la harpe à dix cordes.

Je continue : « Chantez-lui le cantique nouveau ». Le mot « nouveau » dans la Bible ne veut pas dire du « jamais vu » ou « jamais entendu » ; le chant est « nouveau » au sens où les mots d’amour, même les plus habituels sont toujours nouveaux. Quand les amoureux disent « je t’aime », ils ne craignent pas de répéter les mêmes mots et pourtant, la merveille, c’est que ce chant-là est toujours nouveau.

              « Oui, elle est droite, la parole du SEIGNEUR ; il est fidèle en tout ce qu’il fait ». Contrairement aux apparences, il n’y a pas là deux affirmations distinctes, l’une concernant la parole de Dieu, l’autre portant sur ses actes, ce qu’il fait ; car la Parole de Dieu est acte ; « Il dit et cela fut » répète le récit de la création au chapitre 1 de la Genèse.

              Ou encore, rappelez-vous Isaïe au chapitre 55 : « La parole qui sort de ma bouche ne retourne pas vers moi sans résultat, sans avoir exécuté ce qui me plaît et fait aboutir ce pour quoi je l’avais envoyée ».

              Et ce n’est pas un hasard si ce psaume comporte exactement vingt-deux versets, (qui correspondent aux vingt-deux lettres de l’alphabet hébreu) : c’est en hommage à la Parole de Dieu, comme pour dire, elle est le tout de notre vie, de A à Z. Et ce n’est pas un compliment en l’air, si j’ose dire : c’est l’expérience d’Israël qui parle : depuis la première parole de Dieu à son peuple, celui-ci a expérimenté à la fois la parole qui est promesse de libération et dans le même temps l’œuvre libératrice de Dieu : à chaque époque de l’histoire de son peuple, la parole de Dieu l’appelle à la liberté, et c’est la force de Dieu qui agit le bras de l’homme pour conquérir sa liberté ; liberté par rapport à toute idolâtrie, liberté par rapport à tout esclavage de toute sorte.

 « Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour ». C’est la vocation de la création tout entière qui est dite là : Dieu est amour et la terre entière a vocation à être le lieu de l’amour, du droit et de la justice. Rappelez-vous le prophète Michée : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien, ce que le SEIGNEUR attend de toi : rien d’autre que pratiquer a justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec ton Dieu »  (Mi 6, 8).

LECTURE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PIERRE APÔTRE  2, 4-9

  1.  À cause de la nouvelle traduction, et aussi, dans l’espoir d’être un peu plus claire sur le thème de la pierre angulaire, j’ai complètement modifié le commentaire de cette deuxième lecture.

 

            Bien-aimés,
4          approchez-vous du Seigneur Jésus :
            il est la pierre vivante
            rejetée par les hommes,
            mais choisie et précieuse devant Dieu.
5          Vous aussi, comme pierres vivantes,
            entrez dans la construction de la demeure spirituelle,
            pour devenir le sacerdoce saint
            et présenter des sacrifices spirituels,
            agréables à Dieu, par Jésus Christ.
6          En effet, il y a ceci dans l’Écriture :
            Je vais poser en Sion une pierre angulaire,
            une pierre choisie, précieuse ;

            celui qui met en elle sa foi 
ne saurait connaître la honte.
7          Ainsi donc, honneur à vous les croyants,
            mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit :
            La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
            est devenue la pierre d’angle,
  
            une pierre d’achoppement,
8          
un rocher sur lequel on trébuche.
            Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole,
            et c’est bien ce qui devait leur arriver.
9          Mais vous, vous êtes une descendance choisie,
            un sacerdoce royal,
            une nation sainte,
            un peuple destiné au salut,
            pour que vous annonciez les merveilles
            de celui qui vous a appelés des ténèbres
            à son admirable lumière.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

            C’est le même verbe en hébreu qui signifie « construire une maison » et aussi « fonder sa famille », ou « fonder une société ». Et donc, dès l’Ancien Testament, les prophètes, employaient volontiers le vocabulaire du bâtiment pour parler de la société humaine. Isaïe, par exemple, avait inventé une parabole sur ce thème et il comparait le royaume de Jérusalem à un chantier mal dirigé. Sur ce chantier, il y avait un bloc de pierre admirable qui aurait dû devenir la pierre angulaire du monument. Mais les architectes méprisaient ce bloc de pierre, et préféraient utiliser des pierres de mauvaise qualité. C'était une manière pour Isaïe d'accuser les autorités d'abandonner les vraies valeurs et de fonder la société sur de fausses valeurs.

            Plus tard, avec le temps, on avait pris l’habitude d’appliquer ce terme de pierre angulaire au Messie : lui saurait reprendre et restaurer le chantier de Dieu. Pierre, à son tour, développe cette comparaison pour parler du Christ. Jésus, le Messie, est bien la pierre la plus précieuse que Dieu a mise au centre de l’édifice ; et à tous les hommes, il est proposé de devenir des pierres du monument ; ceux qui acceptent de faire corps avec lui sont intégrés à la construction, ils deviennent eux-mêmes des éléments  porteurs.

              Mais, bien sûr, c’est un choix à faire et les hommes peuvent tout aussi bien faire le choix inverse, c’est-à-dire refuser le projet et même le saboter. Tout se passe alors pour eux comme si la pierre maîtresse n’était pas au cœur de l’édifice ; elle est restée par terre, bloc admirable, mais encombrant sur le chantier : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue une pierre d’achoppement, 
un rocher sur lequel on trébuche. »

              Notre Baptême a été l’heure du choix, si j’ose dire ; désormais, nous sommes intégrés à la construction de ce que Pierre appelle le Temple spirituel : par opposition au Temple de pierre de Jérusalem où l’on célébrait des sacrifices d’animaux. On sait bien que depuis le début de l’histoire, l’humanité cherche à rejoindre Dieu en lui rendant le culte qu’elle croit digne de lui ; au fur et à mesure de son  expérience historique, le peuple élu a découvert le vrai visage de Dieu et a appris à vivre dans son Alliance. Et peu à peu, à la lumière de l’enseignement des prophètes on a découvert que le vrai temple de Dieu est l’humanité et que le seul culte digne de lui est l’amour et le service des frères et non plus des sacrifices d’animaux.

              Mais voilà qui nous engage terriblement : le Temple de Jérusalem était le signe de la présence de Dieu dans son peuple... désormais le signe visible aux yeux du monde de la présence de Dieu, c’est nous, l’Église du Christ. La phrase de Pierre résonne donc à nos oreilles comme une vocation : « Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle. »

              Encore une précision : il s’agit bien d’un choix, qui met en œu­vre no­tre li­ber­té, il ne s’agit pas de pré­des­ti­na­tion. Pier­re dis­tin­gue en­tre ceux qui don­nent leur foi au Christ et ceux qui re­fu­sent de croi­re. « Don­ner sa foi », « re­fu­ser de croi­re » sont  deux ac­tes li­bres. Pier­re ajou­te : « Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole, et c’est bien ce qui de­vait leur ar­ri­ver » ; cet­te der­niè­re phra­se dit seu­le­ment la consé­quen­ce de leur choix li­bre mais pas une prédestination par dé­ci­sion ar­bi­trai­re de Dieu : le Dieu li­bé­ra­teur ne peut que res­pec­ter no­tre li­ber­té.

          Lors de la Présentation de Jésus au temple, Sy­méon l’avait an­non­cé à Jo­seph et Ma­rie : « Il est là pour la chu­te ou le re­lè­ve­ment de beau­coup en Is­raël » (Luc 2, 34). Syméon ne dit pas là une nécessité exigée par Dieu, mais les conséquences de la venue de Jésus. Effectivement, sa présence a été pour certains occasion de conversion complète, tandis que d’autres se sont endurcis.

          Pierre conclut : « Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal ». Au jour de notre baptême, nous avons été greffés sur le Christ : le rituel du Baptême dit : « Vous êtes devenus membres du Christ, prêtre, prophète et roi ». Cela ne veut pas dire que chacun de nous est désormais prêtre, prophète et roi. Le Christ est le seul prêtre, prophète et roi, et nous, nous sommes greffés sur lui, nous sommes membres de son Corps. Par le Baptême, nous avons été agrégés à ce peuple saint, « naturalisés » si vous préférez. Nous avons acquis ce jour-là une nouvelle nationalité, celle du peuple de Dieu ; notre hymne national, désormais, c’est l’Alléluia ! Pierre termine en nous disant « Vous êtes donc chargés d’annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ».

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN   14, 1-12

 

              En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
1            « Que votre cœur ne soit pas bouleversé :
              vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
2            Dans la maison de mon Père,
              il y a de nombreuses demeures ;
              sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place’ ?
3            Quand je serai parti vous préparer une place,
              je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi,
              afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
4            Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
5            Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.
              Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
6            Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
              personne ne va vers le Père sans passer par moi.
7            Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père.
              Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
8            Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
9            Jésus lui répond :
              « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe !
              Celui qui m’a vu a vu le Père.
              Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ?
10          Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
              et que le Père est en moi !
              Les paroles que je vous dis,
              je ne les dis pas de moi-même ;
              le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
11          Croyez-moi :
              je suis dans le Père, et le Père est en moi ;
              si vous ne me croyez pas,
              croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
12          Amen, amen, je vous le dis :
              celui qui croit en moi
              fera les œuvres que je fais.
              Il en fera même de plus grandes,
              parce que je pars vers le Père »
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              Si Jésus commence par dire « Ne soyez donc pas bouleversés »... c’est que les disciples ne cachaient pas leur angoisse et on les comprend ; ils se savaient cernés par l’hostilité générale, ils savaient que le compte à rebours était commencé.

              Cette angoisse se doublait, pour certains d’entre eux au moins, d’une horrible déception : « Nous espérions qu’il était celui qui allait délivrer Israël (sous-entendu des Romains) » diront les disciples d’Emmaüs quelques jours plus tard ; les apôtres partageaient cette espérance politique ; or leur chef va être condamné, exécuté... finies les illusions.

              Et donc, Jésus s’emploie à déplacer leur espérance : il ne va pas combler l’attente que ses miracles ont fait naître ; il ne va pas prendre la tête du soulèvement national contre l’occupant ; au contraire il n’a cessé de prêcher la non-violence. Mais la libération qu’il apporte se situe sur un autre plan. S’il ne comble pas l’attente terrestre de son peuple, il est pourtant celui qu’on attendait.

              Il commence par faire appel à leur foi, à cette attitude fondamentale du peuple juif que nous lisons dans tous les psaumes par exemple. L’espérance ne peut s’appuyer que sur la foi et Jésus revient plusieurs fois sur le mot « croire »  « Ne soyez donc pas bouleversés (puisque) vous croyez en Dieu... »

              Seulement, une chose est de croire en Dieu, et cela c’est acquis, une autre est de croire en Jésus, au moment précisément où il semble avoir définitivement perdu la partie. Pour accorder à Jésus la même foi qu’à Dieu, il faut, pour ses contemporains, faire un saut formidable. Et donc il faut qu’il leur fasse percevoir l’unité profonde entre le Père et lui ; et c’est la deuxième ligne de force de ce texte :

              « Je suis dans le Père et le Père est en moi » (et, cette phrase-là, il la dit deux fois)... « Celui qui m’a vu a vu le Père »... Cette dernière phrase résonne tout particulièrement lorsqu’on sait ce qui est arrivé quelques heures plus tard : cela veut dire que la révélation du Père culmine sur la croix ; et que fait Jésus mourant sur la croix ? Il continue à aimer les hommes, tous les hommes, puisqu’il pardonne même à ses bourreaux.            

              Il faudrait avoir le temps de s’attarder sur chaque phrase de ce dernier entretien de Jésus avec ses disciples, sur chacun des mots lourds de toute l’expérience biblique : « connaître », « voir », « demeurer », « Aller vers »... la Parole qui est en même temps œuvre... l’expression « Je suis » qui pour des oreilles juives ne peut pas ne pas évoquer Dieu lui-même. Oser dire « Je suis la vérité et la vie » c’est s’identifier à Dieu lui-même. Et en même temps ces deux personnes sont bien distinctes, puisque Jésus dit « Je suis le chemin » (sous-entendu vers le Père)

               « Personne ne va vers le Père sans passer par moi » : autre manière de dire « Je suis le chemin » ou « Je suis la porte » comme dans le discours du Bon Pasteur ; ce n’est certainement pas une mise en garde ou une sorte d’obligation qui est dite là : il me semble que c’est beaucoup plus profond que cela : il s’agit du mystère de notre solidarité en Jésus-Christ ; c’est vraiment un mystère, nous avons bien du mal à nous en faire une idée... et pourtant c’est l’essentiel du projet de Dieu ; le « Christ total », comme dit saint Augustin, c’est l’humanité tout entière.

              Cette solidarité en Jésus-Christ est dite à toutes les pages du Nouveau Testament ; Paul, par exemple, la dit quand il parle du Nouvel Adam et aussi quand il dit que le Christ est la tête du Corps dont nous sommes les membres. « La création tout entière gémit dans les douleurs d’un enfantement qui dure encore » (Rm 8, 22) : l’enfantement dont il parle, c’est celui du Corps du Christ justement. Jésus lui-même a très souvent employé l’expression « Fils de l’Homme » pour annoncer la victoire définitive de l’humanité tout entière rassemblée comme un seul homme.

              Si je prends au sérieux cette phrase « Personne ne va vers le Père sans passer par moi » et que j’y entends la solidarité de toute l’humanité en Jésus-Christ, alors il faut aussi dire la réciproque : « Le Christ ne va pas vers le Père sans nous ». C’est le sens des phrases du début : « Là où je suis, vous y serez vous aussi » ... « Quand je serai  allé vous préparer une place, je reviendrai vous prendre avec moi ». Paul le dit encore autrement : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ »  (Rm 8, 39).

              Jésus termine par une promesse solennelle : « Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi » ; après tout ce qu’il vient de dire sur lui, le mot « œuvres » ne veut sûrement pas dire seulement miracles ; dans tout l’Ancien Testament, le mot « œuvre » en parlant de Dieu est toujours un  rappel de la grande œuvre de Dieu pour libérer son peuple. Ce qui veut dire que désormais les disciples sont associés à l’œuvre entreprise par Dieu pour libérer l’humanité de tout esclavage physique ou moral. Cette promesse du Christ devrait nous convaincre tous les jours que cette libération est possible.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 23:00

Louis V Joseph de Bourbon-Condé

8e prince de Condé (1740)


 

prince du sang

né à Paris le 9 août 1736 

mort à Chantilly le 13 mai 1818 à l'âge de 81 ans

Inhumé dans la Basilique Royale de Saint Denis

 

Fils de Louis IV Henri de Bourbon-Condé (1692-1740)

duc de Bourbon puis 7e prince de Condé1

et de la princesse née Caroline von Hessen-Rheinfels-Rotenburg (1714-1741)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_V_Joseph_de_Bourbon-Cond%C3%A9

Biographie


Portrait de Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé (1736-1818), en uniforme de colonel général de l'infanterie, avec le cordon du Saint-Esprit, Musée Condé.


Combat de Gruningen 1762

 
 
 

Enfant, Louis-Joseph porte le titre de duc d'Enghien.

 

À la mort de son père, en 1740, il devient Grand maître de France.

 

Il n'a encore que 5 ans lorsque sa mère décède à son tour, un an plus tard.

 

Il est alors confié à la garde de son oncle paternel, Louis, comte de Clermont.

 

De quatre ans l'aîné du marquis de Sade, né lui aussi à l'hôtel de Condé (sa mère étant parente et dame d'honneur de la princesse), élevé avec lui jusqu'à l'âge de huit ans, il est le parrain de son fils Louis-Marie, baptisé dans la chapelle privée des Condé à Chantilly.

 

Le 3 mai 1753 il épouse à Versailles, Charlotte de Rohan-Soubise (1737-1760), fille de Charles de Rohan, prince de Soubise, duc de Rohan-Rohan (1715-1787) et d'Anne Marie Louise de La Tour d'Auvergne (1722-1739)

 

Louis-Joseph n'a encore que 13 ans et sa jeune épouse est de trois ans son aînée.

 

Durant la guerre de Sept Ans il sert avec une certaine distinction aux côtés de son beau-père le prince de Soubise.

 

Il est nommé lieutenant général des armées du roi, en 1758 et remporte les rares victoires françaises à Grüningen et à Johannisberg (1762)

 

Il administre ensuite la Bourgogne.

 

En 1764, il rénove et agrandit le Palais Bourbon et quitte l'hôtel de Condé où il est né.

 

Il fait également embellir le château de Chantilly.

 

En 1765, il hérite de sa tante paternelle Élisabeth Alexandrine de Bourbon, et reçoit les généreuses pensions qu'Élisabeth Alexandrine avait elle-même rachetées à sa cousine Mademoiselle du Maine (en)

 

En 1770, il marie son fils à Bathilde d'Orléans, fille de Louis-Philippe, duc d'Orléans et sœur de Philippe Égalité.

 

Le mariage est censé guérir les relations entre les Condé et les Orléans, tous descendants des filles illégitimes de Louis XIV et de Madame de Montespan.

 

Par l'ordonnance du 5 avril 1780, le roi Louis XVI recrée à son intention le grade de Colonel général de l'infanterie2


« Marche du Don Quichotte moderne pour la défense du Moulin des Abus »
Caricature anonyme de 1791 montrant le prince de Condé en Don Quichotte accompagné du vicomte de Mirabeau (Mirabeau Tonneau) en Sancho Panza, entourés d'une armée de contre-révolutionnaires se portant à la défense du « moulin des abus » surmonté d'un buste de Louis XVI.

 

 

À la Révolution française, bien que passant pour libéral, il s'oppose au doublement du tiers état.

 

Il est un des premiers à quitter la France, et émigre juste après la prise de la Bastille aux Pays-Bas puis à Turin.

 

Il organise une armée à Worms, sur les bords du Rhin tandis que les frères du roi établissent leur quartier général à Coblence (voir armée des émigrés)

 

Soucieux de contrôler étroitement les mouvements des émigrés, les Autrichiens et les Prussiens le tiennent à l'écart des opérations militaires en 1792 et le subordonnent à un général autrichien en 1793.

 

Stationnée sur les bords du Rhin en 1794 et 1795, l'armée de Condé passe ensuite sous le contrôle de la Grande-Bretagne, de l'Autriche qui assurent successivement son entretien.

 

En 1797, après le traité de Campo-Formio, l'armée de Condé passe au service du tsar de Russie.

 

Après le traité de Lunéville, avoir fait en pure perte des prodiges de valeur à Wissembourg, à Haguenau, à Bentheim, le prince est obligé de congédier son armée et se retire en 1800 en Grande-Bretagne avec son fils.

 

Ils logent à Wanstead, servis par des domestiques dont les gages ne sont payés qu'irrégulièrement mais continuant d'observer le cérémonial de l'Ancien Régime.

 

Ils reçoivent de George III une pension de 675 livres pour deux.

 

De Londres, il envoie à son petit-fils, le duc d'Enghien des instructions belliqueuses sans comprendre que les temps ont changé

 

Celui-ci sera enlevé, condamné à mort et exécuté en 1804 sur les ordres du consul Bonaparte.

 

En 1814, il revient en France avec Louis XVIII et retrouve, malgré son grand âge (78 ans), sa charge de Grand maître de la Maison du Roi, ce qui lui vaut d'être assidu à la cour des Tuileries, que son fils déserte.

 

Il meurt à Chantilly en 1818, à l'âge de 81 ans.

 

La correspondance des princes de Condé avec le duc de Bourbon est conservée aux Archives nationales sous la cote 34AP3.


Monsieur le Prince en 1814, par Louis Pierre Deseine. Château de Chantilly

 

 

 
 
 
 
 

 

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 23:00

  Louis IX (Saint Louis) conclut le 11 mai 1258 à Corbeil, avec le roi Jacques 1er d'Aragon, un traité par lequel il abandonne toute forme de suzeraineté sur la Catalogne, la Cerdagne et le Roussillon cependant que le roi d'Aragon renonce à ses prétentions sur la Provence et le Languedoc (à l'exception de Montpellier), les domaines de Marguerite de Provence, épouse du roi de France.

 


Pour scellé ce traité, Louis IX marie sa fille Blanche avec l'infant de Castille Ferdinand de la Cerda, et Jacques Ier d'Aragon maria sa fille l'infante Isabelle avec le fils de Louis IX, le futur Philippe III.


        Le traité de Corbeil, conclu entre Saint Louis et Jaime Ier, sanctionne l'état de fait imposé par la France avec la prise de possession des forteresses du Fenouillèdes.

        Les églises cathares du Languedoc ont probablement subsisté quelque temps, après la chute de leurs derniers points d'appui.

 

Peut-être un petit nombre de bons hommes ont trouvé asile dans certains lieux fortifiés, le château d'Usson ou les spulgas du Sabarthès, par exemple.

 

Mais il s'agit de cas isolés et de plus en plus rares.

        Beaucoup se retireront dans les lieux déserts, grottes, forêts, haute montagne.

 

D'autres se cacheront chez des amis dévoués, ou s'enfuirent en Italie.

        La plupart mourront peu à peu de misère et de privations, ou tomberont dans les griffes de l'Inquisition ...

 

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 23:00

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Charles Lepic

Charles Philippe Adolphe LEPIC

(1822-1890)

 2ème  baron Lepic (30 mai 1863)
(Charles Philippe Adolphe Lepic)
  • Préfet, receveur général des finances

 

 

Le titre de baron héréditaire conféré à Joachim Hippolyte LEPIC, par décret impérial du 2 avril 1814 est confirmé en faveur du fils, Charles Philippe Adolphe Lepic, préfet, par arrêté ministériel du 30 mai 1863

Dans la rue Affre* se trouve l´église St-Bernard, qui est sur l´emplacement d´une chapelle du XIIe siècle. La première pierre de l´église actuelle fut bénite par Mgr Morlot, archevêque de Paris, et posée par le baron Lepic, sous préfet de l´arrondissement de St-Denis (1858).
* Rue Affre. S´appela rue d´Alger avant 1864. Nom en mémoire de l´archevêque de Paris (1794-1848), tué sur une barricade du faubourg St-Antoine.

 

Il aurait exercé aussi la fonction de Trésorier payeur général

 

Parents

Fils du Colonel baron d'Empire Joachim Hippolyte Lepic, maire d'Andrésy en 1830-31
Neveu de Louis Lepic (le général d'Eylau)

Recensé à Andrésy en 1831 avec ses parents et ses trois soeurs

 

Nommé préfet de l'Aude en 1860

 

Préfet de l'Aude, qui est à l'origine de l'expansion du chemin de fer et de l'amélioration de la voirie vicinale dans l'Aude.

Profitant des renouvellements consécutifs aux divers changements politiques entre 1848 et 1851, il entra jeune dans la carrière préfectorale et fut nommé préfet de l'Aude à 38 ans. Conscient que le décollage vino-viticole du Narbonnais avait des effets induits sur le reste du département, il soutint toutes les initiatives visant à améliorer la desserte des villes de l'intérieur, pressa les projets de lignes ferroviaires secondaires et s'occupa du financement des chemins vicinaux par les communes. Le baron Lepic illustre bien cette nouvelle génération de grands commis de l'État qui se motivèrent pour le développement des territoires et des populations qu'ils administraient.
(Source: Les Audois - Dictionnaire biographique sous la direction de Rémy Cazals et Daniel Fabre & Archives de l'Aude)

Employé à l'administration centrale des finances de 1842 à 1848, il est nommé sous-préfet de Pontoise (12 juillet 1850), de Dieppe (9 mai 1852) du Havre (16 mars 1853) puis de Saint-Denis (23 novembre 1855)

 
Préfet de l'Aube (5 juin 1860), il passe ensuite à la Charente-Inférieure (16 octobre 1865)

 

En disponibilité avec traitement (29 décembre 1866)

 

Trésorier-Payeur général de la Vienne (27 juin 1869), il sera mis à la retraite le 26 décembre 1877

 

Officier de la Légion d'honneur (25 septembre 1862)

 

Il fut confirmé dans le titre de baron de son père le 30 mai 1863.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 23:00

10 mai-10 juin: les Éduens pillent Noviodunum, s’emparent des chevaux, des bagages et de l’argent des Romains, massacrent les commerçants romains et brûlent la ville.

César traverse la Loire et marche vers le pays des Sénons (Sens), puis celui des Lingons (Langres)

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 23:00

LECTURE DU LIVRE DES ACTES DES APÔTRES   2, 14a. 36-41

 

          Le jour de la Pentecôte,
14      Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,
          éleva la voix et fit cette déclaration :
 36     « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude :
          Dieu l’a fait Seigneur et Christ,
          ce Jésus que vous aviez crucifié. »
37      Les auditeurs furent touchés au cœur ;
          ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres :
          « Frères, que devons-nous faire ? »
38      Pierre leur répondit :
          « Convertissez-vous,
          et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ
          pour le pardon de ses péchés ;
          vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.
39    Car la promesse est pour vous,
          pour vos enfants
          et pour tous ceux qui sont loin,
          aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
40      Par bien d’autres paroles encore,
          Pierre les adjurait et les exhortait en disant :
          « Détournez-vous de cette génération tortueuse,
          et vous serez sauvés. »
41      Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre
          furent baptisés.
          Ce jour-là, environ trois mille personnes
          se joignirent à eux.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              Nous continuons la lecture du discours de Pierre à Jérusalem au matin de la Pentecôte ; parce qu’il est désormais rempli de l’Esprit-Saint, il lit « à livre ouvert », si j’ose dire, dans le projet de Dieu : tout lui paraît clair ; il se souvient du prophète Joël qui avait annoncé « Je répandrai mon Esprit sur toute chair » (Jl 3, 1) et pour lui, c’est l’évidence, nous sommes au matin de l’accomplissement de cette promesse : c’est par Jésus, rejeté, supprimé par les hommes, mais ressuscité, exalté par Dieu que l’Esprit est répandu sur toute chair.

              Ces gens qui sont en face de lui, ce sont des pèlerins juifs venus de tous les coins de l’Empire Romain : ils sont partis de chez eux, parfois de très loin, du fin fond de la Mésopotamie, ou de la Turquie, ou d’Égypte et de Libye, par obéissance à la Loi de Moïse ; et ils ne sont pas venus faire du tourisme ; ils sont venus en pèlerinage pour célébrer la fête de la Pentecôte, la fête du don de la Loi ; pendant tout le trajet, et encore une fois arrivés au Temple de Jérusalem, ils ont chanté les psaumes et prié Dieu de faire venir son Messie.

              La tâche de Pierre, ce matin-là, c’est donc de leur ouvrir les yeux : oui, le Messie dont vous n’avez pas cessé de parler ces jours-ci, c’est bien lui, qui a été exécuté ici même à Jérusalem, il y a quelques semaines. « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. »

              Pour  des auditeurs juifs, ces titres de  « Seigneur » et « Christ » décernés à Jésus sont très osés : le mot « Christ » est la traduction en grec du mot hébreu « Messie » ; quant au mot « Seigneur », il était appliqué tantôt à Dieu tantôt au Messie ; dans le psaume 109/110, par exemple, vous connaissez la phrase « Le SEIGNEUR a dit à mon Seigneur »... qui voulait dire « Le SEIGNEUR Dieu a dit à mon Seigneur, le roi ».

               Pierre ne l’emploie certainement pas encore au sens de « Jésus est Dieu », c’était par trop impensable pour des Juifs, lui compris. Mais il veut bien dire par là, ce qui est déjà considérable, que l’homme de Nazareth est le Messie attendu : c’est donc faire reposer sur Jésus toute l’espérance d’Israël ; or si, de très bonne foi, des quantités de contemporains de Jésus ont pu vouloir la mort de Jésus, c’est que son caractère de Messie n’était pas du tout évident.

              Les auditeurs de Pierre furent « remués jusqu’au fond d’eux-mêmes », nous dit Luc ; là on touche le mystère de la conversion : ils étaient venus à Jérusalem en pèlerinage, donc le cœur ouvert, certainement. Et Pierre a su toucher leurs cœurs.

              Ils posent la même question très humble qu’on posait à Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain  : « Que devons-nous faire ? » (verset 37) ; et la réponse est la même également, tout aussi simple : « Convertissez-vous » (verset 38)... et un peu plus tard, Pierre reprend une formule analogue : « Détournez-vous de cette génération égarée » ; se convertir, dans le langage biblique, c’est précisément se retourner, faire demi-tour ; l’image qui est derrière ces expressions, c’est celle de deux routes (on disait deux voies) : on peut se tromper de chemin ; « génération égarée » veut dire « qui a perdu sa route ». Dans cette expression  « génération égarée », il ne faut certainement pas lire du mépris : Pierre fait une simple constatation. La génération contemporaine du Christ et des apôtres a été affrontée à un véritable défi : reconnaître en Jésus le Messie qu’on attendait malgré toutes les apparences contraires ; et elle a commis une erreur de jugement, elle s’est trompée de chemin. Et cette constatation de Pierre est un appel pour ses auditeurs, un appel à se convertir, à faire demi-tour. 

              Concrètement, se convertir, c’est demander le Baptême « au nom du Christ » ; et nous avons là  une petite catéchèse du Baptême tel que les apôtres en parlaient dès le début de l’Église. « Que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ pour le pardon de ses péchés. Vous recevrez alors le don du Saint-Esprit ». 

              Car, dit-il, « la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » Ici, il rapproche, pour des auditeurs juifs, donc familiers des Écritures, deux textes de l’Ancien Testament ; d’abord l’annonce du prophète Joël citée plus haut (« Je répandrai mon Esprit sur toute chair ») ; et puis une phrase d’Isaïe qui était bien connue  : « Paix pour ceux qui sont loin (sous-entendu les païens) comme pour ceux qui sont proches (le peuple élu) » (Isaïe 57, 19). Le peuple d’Israël se sentait proche de Dieu, grâce à sa vie dans l’Alliance : il était le peuple choisi, le fils, comme disait le prophète Osée. Les autres peuples lui paraissaient étrangers à Dieu, éloignés de Dieu. Et quand Isaïe dit « la paix est aussi pour ceux qui sont loin », il rappelle ce que le peuple élu a retenu de la promesse faite à Abraham : à savoir que l’humanité tout entière est concernée par ce qu’on pourrait appeler « le plan de paix de Dieu »

              Ce jour-là ils furent trois mille à se faire baptiser, trois mille Juifs qui devinrent Chrétiens ; ils faisaient partie de ceux que Pierre appelait les « proches ». Mais peu à peu, au long du livre des Actes, puis de l’histoire de l’Église, ceux qui étaient loin vont rejoindre les appelés de Dieu. C’est à eux que Paul dira dans la lettre aux Éphésiens : « Maintenant, en Jésus-Christ, vous qui jadis étiez loin, vous avez été rendus proches par le sang du Christ. C’est lui, en effet, qui est notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité «  (Ep 2, 13 - 14).

PSAUME 22 (23)

 

1       Le SEIGNEUR est mon berger :        
         je ne manque de rien.              
2       Sur des prés d'herbe fraîche,               
         il me fait reposer.

         Il me mène vers les eaux tranquilles    
3       et me fait revivre ;                   
         il me conduit par le juste chemin        
         pour l'honneur de son nom.

4       Si je traverse les ravins de la mort,                 
         je ne crains aucun mal,            
         car tu es avec moi,                   
         ton bâton me guide et me rassure.

5       Tu prépares la table pour moi              
         devant mes ennemis ;              
         tu répands le parfum sur ma tête,                   
         ma coupe est débordante.

6       Grâce et bonheur m'accompagnent     
         tous les jours de ma vie ;                     
         j'habiterai la maison du SEIGNEUR              
         pour la durée de mes jours.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              Nous avons déjà rencontré ce psaume 22/23 il y a quelques semaines pour le quatrième dimanche de Carême, et j’avais insisté sur trois points :

              Premier point : comme toujours dans les psaumes c’est d’Israël tout entier qu’il est question, même si la personne qui parle dit « JE » .

              Deuxième point : pour dire son expérience croyante, Israël utilise deux comparaisons, celle du lévite qui trouve son bonheur à habiter dans la Maison de Dieu et celle du pèlerin qui participe au repas sacré qui suit les sacrifices d’action de grâce. Mais il faut lire entre les lignes : à travers ces deux comparaisons, il faut entendre l’expérience du peuple élu, vivant dans l’émerveillement et la reconnaissance l’Alliance proposée par Dieu.

              Troisième point : les premiers Chrétiens ont trouvé dans ce psaume une expression privilégiée de leur propre expérience de baptisés ; et ce psaume 22/23 est devenu dans la primitive Église le chant attitré des célébrations de Baptême.

              Aujourd’hui, je vous propose de nous arrêter tout simplement sur le premier verset : « Le SEIGNEUR est mon berger, je ne manque de rien ». Dans le même esprit, le prophète Michée exprimait cette prière : « Fais paître ton troupeau sous ta houlette, le troupeau, ton héritage » (Michée 7, 14)... Je remarque au passage que c’est le peuple qui est l’héritage de Dieu ; dans le psaume 15/16, nous avions rencontré l’expression  inverse : « SEIGNEUR, mon partage et ma coupe, de toi dépend mon sort. La part qui me revient fait mes délices ; j’ai même le plus bel héritage. » (Ps 15/16, 5-6).1 C’est bien la réciprocité de l’Alliance qui est dite là.

              Dans un pays d’éleveurs, un troupeau c’est la richesse d’une famille et le livre des Proverbes donne des conseils  pour l’entretien de ce patrimoine : « Connais bien l’état de ton bétail et porte attention à tes troupeaux. Car la richesse n’est pas éternelle et un trésor2 ne passe pas de génération en génération ! » (Pr 27, 23). Ce qui veut dire que quand on compare Dieu à un berger et donc Israël à son troupeau, on ose penser que le peuple élu est un trésor pour son Dieu. Ce qui est une belle audace !

              L’emploi d’un tel vocabulaire est donc une invitation à la confiance : Dieu est représenté comme un bon pasteur : c’est-à-dire celui qui  rassemble, qui guide, qui nourrit, qui soigne, qui protège et qui défend... en un mot, c’est celui qui veille sur tous les besoins de son troupeau. Tout cela, on le dit de Dieu : je vous en cite quelques exemples :  

              le berger qui  rassemble,  je le trouve encore chez le prophète Michée : « Je vais te rassembler, Jacob tout entier, je vais réunir le reste d’Israël, je les mettrai ensemble... comme un troupeau au milieu de son pâturage... » (Mi 2, 12) ; et encore : « En ce jour-là je rassemblerai ce qui boite, je réunirai ce qui est dispersé » (Mi 4, 6). Et Sophonie reprend le même thème : « Je sauverai les brebis boiteuses, je rassemblerai les égarées ». (So 3, 19). Ce qui veut dire, au passage, que chaque fois que nous faisons œuvre de division, nous travaillons contre Dieu !

              le berger-guide et défenseur de son troupeau, nous le retrouvons souvent dans les psaumes : en particulier dans le psaume 94/95 qui est la prière du matin de chaque jour dans la liturgie des Heures : « Nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main ». (Ps 94/95, 7). De même dans le psaume 77/78 : « Tel un berger, il conduit son peuple, il pousse au désert son troupeau, il les guide et les défend, il les rassure. » (Ps 77/78, 52 ) ; et le psaume 79/80 commence par cet appel : « Berger d’Israël écoute, toi qui conduis Joseph, ton troupeau... révèle ta puissance et viens nous sauver »  (Ps 79/80, 2).

              Évidemment, c’est dans les périodes difficiles, quand le troupeau (traduisez Israël) se sent mal dirigé, délaissé, malmené ou pire maltraité, que les prophètes recourent le plus souvent à cette image du vrai bon berger, pour redonner espoir ; on ne s’étonne donc pas de retrouver ce thème chez le deuxième Isaïe, celui qui a écrit le livre intitulé « Livre de la Consolation d’Israël ».

               Par exemple : « Comme un berger, il fait paître son troupeau, de son bras il rassemble ; il porte sur son sein les agnelets, il procure de la fraîcheur aux brebis qui allaitent. » (Is 40, 11) ; et encore : « Le long des chemins ils auront leurs pâtures, sur tous les coteaux pelés leurs pâturages. Ils n’endureront ni faim ni soif, jamais ne les abattront ni la brûlure du sable, ni celle du soleil ; car celui qui est plein de tendresse pour eux les conduira, et vers les nappes d’eau les mènera se rafraîchir. » (Is 49, 9-10).

              J’ai gardé pour la fin ce magnifique texte d’Ézéchiel que vous connaissez  : « Je viens chercher moi-même mon troupeau pour en prendre soin. De même qu’un berger prend soin de ses bêtes le jour où il se trouve au milieu d’un troupeau débandé, ainsi je prendrai soin de mon troupeau ; je l’arracherai de tous les endroits où il a été dispersé un jour de brouillard et d’obscurité... je le ferai paître sur les montagnes d’Israël, dans le creux des vallées et dans tous les lieux habitables du pays. Je le ferai paître dans un bon pâturage, son herbage sera sur les montagnes du haut pays d’Israël. C’est là qu’il pourra se coucher dans un bon herbage et paître un gras pâturage, sur les montagnes d’Israël... La bête perdue, je la chercherai ; celle qui se sera écartée, je la ferai revenir ; celle qui aura une patte cassée, je lui ferai un bandage ; la malade, je la fortifierai ... » (Ez 34,11s).

              À notre tour, nous  chantons ce psaume 22/23 parce que Jésus s’est présenté lui-même comme le berger des brebis perdues ; il nous invite à mettre notre confiance dans la tendresse du Dieu-pasteur ; mais, plus largement, en un moment où tant d’hommes traversent des jours de brouillard et d’obscurité, nous sommes invités également à contempler l’image du bon Pasteur, pour nous comporter en imitateurs du Père et en continuateurs du Fils.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Notes

1 – Voir le commentaire de ce psaume au Troisième Dimanche de Pâques – A.
2 – En hébreu, le mot employé signifie « diadème ».

Complément

Le rassemblement du troupeau de Dieu réparti dans le monde entier annoncé par les prophètes voit un début de réalisation au matin de la Pentecôte : Pierre s’adresse à une foule de tous horizons.

LECTURE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PIERRE APÔTRE  2, 20b-25

N.B. En raison de la nouvelle traduction liturgique, j’ai dû modifier sensiblement mon commentaire. Impossible de signaler les différences par de simples italiques comme je le fais d’habitude pour marquer les passages simplement supprimés.

 

 

            Bien-aimés,
20        si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien,
            c’est une grâce aux yeux de Dieu.
21        C’est bien à cela que vous avez été appelés,
            car c’est pour vous que le Christ,
            lui aussi, a souffert ;
            il vous a laissé un modèle
            afin que vous suiviez ses traces.
22        Lui n’a pas commis de péché ;
            dans sa bouche,
            on n’a pas trouvé de mensonge.
23        Insulté, il ne rendait pas l’insulte,
            dans la souffrance, il ne menaçait pas,
            mais il s’abandonnait
            à Celui qui juge avec justice.
24        Lui-même a porté nos péchés,
            dans son corps, sur le bois,
            afin que, morts à nos péchés,
            nous vivions pour la justice.
            Par ses blessures, nous sommes guéris.
25        Car vous étiez errants
            comme des brebis ;
            mais à présent vous êtes retournés
            vers votre berger, le gardien de vos âmes.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Dans ce passage, Pierre s'adresse à une catégorie sociale toute particulière : ce sont des esclaves  (on sait que l’esclavage existait encore à son époque) ; or, en droit romain, l’esclave était à la merci de son maître, il était un objet entre ses mains. Il arrivait donc que des esclaves subissent des mauvais traitements sans autre raison que le bon plaisir de leurs maîtres ; et être un esclave chrétien chez un maître non chrétien exposait certainement à des brimades supplémentaires.

Pierre leur dit en substance : imitez le Christ : lui aussi était esclave à sa manière, puisqu’il a mis sa vie tout entière au service de tous les hommes. Or, comment s’est-il comporté ? « Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice. »

Je reprends le raisonnement de Pierre au début : « Si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu. » Ce qui est une grâce, ce n’est pas de souffrir, c’est d’être capables de se conduire comme le Christ lorsqu’on est dans la souffrance. On ne redira jamais assez qu’il n’y a pas de vocation du Chrétien à la souffrance ; mais, dans la souffrance, un appel à tenir bon à l’exemple du Christ. Suivre les traces du Christ, suivre son exemple, ce n’est pas souffrir pour souffrir, c’est tenir bon dans la souffrance comme lui : « C’est bien à cela que vous avez été appelés, car c’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert ; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces. »

Pierre en profite pour rappeler le Credo des chrétiens : « Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris. »

Voilà bien ce qui est au cœur de notre catéchisme et en même temps la chose la plus difficile du monde à comprendre ! Nous affirmons « Dieu nous sauve... Christ est mort pour nos péchés », mais comment aller plus loin ? Comment expliquer ? De quoi nous sauve-t-il ? Comment nous sauve-t-il ?

Pour commencer, il me semble que nous entendons ici une définition du salut : être sauvés, c’est devenir « capables de vivre pour la justice ». Nous sommes guéris de nos blessures, comme dit Pierre. Nos blessures à nous, ce sont nos incapacités d’aimer et de donner, de pardonner, de partager ; c’est une humanité déboussolée : au lieu d’être centrée sur Dieu, l’humanité a perdu sa boussole, elle est désorientée ; Pierre dit « Vous étiez errants comme des brebis ». « Mourir à nos péchés », pour reprendre l’expression de Pierre, c’est être capables de vivre autrement, de vivre pour la justice, c’est-à-dire dans la fidélité au projet de Dieu.

Reste à savoir comment la croix du Christ a pu opérer ce salut : d’après Pierre, « c'est par ses blessures que nous avons été guéris ». Or les blessures du Christ, n’oublions pas que ce n’est pas Dieu, ce sont les hommes qui les lui ont infligées. Le Christ est mort parce qu’il a eu le courage de porter témoignage à son Père, de se comporter en homme de prière et de paix, de s’opposer à toute forme de mépris ou d’exclusion. Mais le Père dont il parlait ne répondait pas à l’image que s’en faisaient la majorité de ses contemporains ; Jésus, lui, malgré les menaces, n’a pas changé de ligne de conduite : « Je suis venu pour rendre témoignage à la vérité », disait-il (Jn 18, 37). Alors on l’a supprimé. Mais, même sur la croix, il a continué à rendre témoignage à son Père en révélant jusqu’où va le pardon de Dieu. Ses derniers mots sont encore des mots d’amour : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Alors, cette croix qui était le lieu de l’horreur absolue, de la haine humaine déchaînée est devenue, grâce au Christ, le lieu de l’amour absolu dans ce pardon du Christ à ses bourreaux.

Et, désormais, il nous suffit de contempler la croix, de croire à cet amour de Dieu pour l’humanité, révélé dans la croix du Christ, pour être transformés, convertis, réorientés ; comme le disait Zacharie « Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé » (Za 12, 10). Alors nous sommes guéris, sauvés, c’est-à-dire rendus capables à nouveau d’aimer et de pardonner comme lui. Si nous voulons bien nous laisser attendrir par cette attitude d’amour absolu de Jésus et de son Père, nos cœurs de pierre deviennent cœurs de chair. Et nous devenons capables de vivre comme lui. Et d’autres, alors, pourront se laisser transformer à leur tour. C’est comme une contagion qui doit se répandre.

Car l’œuvre de transformation de l’humanité tout entière n’est pas terminée ! Il faut donc encore des témoins de l’amour et du pardon de Dieu : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups », disait Jésus. Quand Pierre dit : « le Christ vous a laissé son exemple afin que vous suiviez ses traces », il nous rappelle que, à notre tour, nous devons prendre sa suite pour, avec lui, continuer l’œuvre du salut de l’humanité

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN   10, 1-10  

 

            En ce temps-là, Jésus déclara :
1          « Amen, amen, je vous le dis :
            celui qui entre dans l’enclos des brebis
            sans passer par la porte,
            mais qui escalade par un autre endroit,
            celui-là est un voleur et un bandit.
2          Celui qui entre par la porte,
            c’est le pasteur, le berger des brebis.
3          Le portier lui ouvre,
            et les brebis écoutent sa voix.
            Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom,
            et il les fait sortir.
4          Quand il a poussé dehors toutes les siennes,
            il marche à leur tête,
            et les brebis le suivent,
            car elles connaissent sa voix.
5          Jamais elles ne suivront un étranger
            mais elles s’enfuiront loin de lui,
            car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6          Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens,
            mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
7          C’est pourquoi Jésus reprit la parole :
            « Amen, amen, je vous le dis :
            Moi, je suis la porte des brebis.
8          Tous ceux qui sont venus avant moi
            sont des voleurs et des bandits ;
            mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9          Moi, je suis la porte.
            Si quelqu’un entre en passant par moi,
            il sera sauvé ;
            il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.
10        Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr.
            Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie,
            la vie en abondance. »
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              La cohérence des textes de ce dimanche est particulièrement frappante ! Le psaume, puis la deuxième lecture et maintenant l’évangile nous transportent dans une bergerie. Le psaume comparait la relation de Dieu avec Israël à la sollicitude d’un berger pour son troupeau ; il disait « le SEIGNEUR est mon berger, je ne manque de rien ; sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. » Dans la deuxième lecture, saint Pierre comparait les hommes qui n’ont pas la foi en Jésus-Christ à des brebis perdues : « Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous. » Et, ici, dans l’évangile de Jean, Jésus développe son long discours sur le bon pasteur.

              Une bergerie, ce n’est pas un spectacle habituel pour une bonne partie d’entre nous, il faut bien le dire. Il faut donc que nous fassions l’effort d’imaginer le paysage du Proche-Orient, le troupeau regroupé pour la nuit dans un enclos bien gardé ; au matin le berger vient libérer les brebis et les emmène sur les pâturages.

              Si nous avons un effort d’imagination à faire, en revanche ce genre de réflexion était très familier aux auditeurs de Jésus : parce que, tout d’abord, il y avait de nombreux troupeaux en Israël, et ensuite parce que les prophètes de l’Ancien Testament avaient pris l’habitude de ce genre de comparaisons. Nous en avons relu certains passages à propos du psaume. Je ne retiens qu’une phrase du prophète Isaïe qui insiste sur la sollicitude de Dieu envers son peuple : « Celui qui est plein de tendresse pour eux les conduira, et vers les masses d’eau les mènera se rafraîchir. » (Is 49, 9). Enfin, du futur Messie on disait volontiers qu’il serait un berger pour Israël.

              En même temps, les prophètes ne cessaient de mettre en garde contre les mauvais bergers qui représentent un véritable danger pour les brebis. C’est évidemment une affaire de vie ou de mort pour le troupeau. Jésus, à son tour, s’inscrit bien ici dans le même registre : il dit à la fois la sollicitude du berger pour ses brebis et le danger que représentent pour elles les faux bergers.

              Ces thèmes familiers, il les reprend dans l’évangile de ce dimanche, sous la forme de deux petites comparaisons successives : celle du berger, puis celle de la porte. Il prend la peine de les introduire l’une et l’autre par la formule solennelle : « Amen, amen, je vous le dis ». Or cette expression introduit toujours du nouveau ; mais, justement, le thème du berger était bien connu, alors où est la nouveauté ? D’autre part, Jean précise que ces deux paraboles sont adressées aux Pharisiens : Jésus leur a raconté la première, mais, nous dit Jean, « ils ne comprirent pas ce que Jésus voulait leur dire. » Alors Jésus enchaîna sur la deuxième.

              Pourquoi les Pharisiens n’ont-ils pas compris la première ? Peut-être tout simplement parce que, de toute évidence, Jésus laisse deviner qu’il est lui-même ce bon berger capable de faire le bonheur de son peuple ; et eux se voient ravaler du coup au rang de mauvais bergers. Ils ont donc parfaitement compris ce que Jésus veut dire, mais ils ne peuvent l’accepter. Ce serait admettre que ce Galiléen est le Messie, l’Envoyé de Dieu, or il ne ressemble en rien à l’idée qu’on s’en faisait. C’est peut-être la raison pour laquelle Jésus a pris soin de dire « Amen, amen, je vous le dis » ; chaque fois qu’il introduit un discours par cette entrée en matière, il faut être particulièrement attentif ; c’est l’équivalent de certaines phrases que l’on rencontre souvent chez les prophètes de l’Ancien Testament : quand l’Esprit de Dieu leur souffle des paroles dures à comprendre ou à accepter, ils prennent toujours bien soin de commencer et parfois de terminer leur prédication par des formules telles que « oracle du SEIGNEUR » ou « Ainsi parle le SEIGNEUR ». Même ainsi mis en garde, les Pharisiens n’ont pas compris ou pas voulu comprendre ce que Jésus voulait leur dire.

              Mais il persiste ; Jean nous dit  « C’est pourquoi Jésus reprit la parole » ; on devine la patience de Jésus qui lui inspire cette nouvelle tentative pour convaincre son auditoire : « Je suis la porte des brebis ; si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ». C’est une autre manière de dire qu’il est le Messie, le sauveur : par lui, le troupeau accède à la vraie vie. « Moi je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » C’est presque une confidence : Jésus nous dit pourquoi il est venu. 

              Pour terminer je retiendrais volontiers une leçon de cet évangile : Jésus nous dit que les brebis suivent le berger parce qu’elles connaissent sa voix : derrière cette image pastorale, on peut lire une réalité de la vie de foi ; nos contemporains ne suivront pas le Christ, ne seront pas ses disciples si nous ne faisons pas résonner la voix du Christ, si nous ne faisons pas connaître la Parole de Dieu.  J’y entends une fois de plus un appel à faire entendre par tous les moyens « le son de sa voix ».  

 

Complément

À plusieurs reprises dans l’évangile de Jean, Jésus révèle sa mission dans des termes qui sont tout à fait clairs ; tantôt, il insiste sur le fait qu’il est l’envoyé du Père : un jour, à Jérusalem, par exemple, il a dit « Je suis venu au nom de mon Père » (Jn 5, 43) ; tantôt il dit le contenu de sa mission : à Pilate, il affirme : « Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité » (Jn 18, 37) ; ailleurs il parle de sauver le monde : « Je ne suis pas venu juger le monde, je suis venu sauver le monde. » (Jn 12, 47). Ou encore : « Moi, la lumière, je suis venu dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. » (Jn 12, 46).

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 23:00

File:Bourbon, Marie Anne.jpg

Marie Anne de Bourbon

File:Autograph Marie Anne de Bourbon.jpg
dite « (la première)

Mademoiselle de Blois
duchesse de La Vallière

 

  princesse de Conti (1680)

 

aristocrate française

 

Légitimée par lettres-patentes dès le 14 du mois de mai 1667 et dès lors nommée Mademoiselle de Blois.

Inhumée à Paris en l'église Saint-Roch, dans la chapelle de la Vierge

Parents

Portrait par L. Edouard Rioult de Melle de Blois en 1673 (avec son frère le comte de Vermandois)

 

Portrait en 1676 avec sa mère la duchesse de la Vallière et son frère le comte de Vermandois

 

Portrait en 1680 de Melle de Blois (à l'occasion de son mariage)

 

 (signature du contrat de mariage et célébration des fiançailles le 15 janvier 1680, dans la chambre du Roi, à Saint-Germain, sans postérité)

 

Deux portraits de Marie-Anne de Bourbon par François de Troy - 1680

 

Le prince de Conti, amoureux éconduit par sa propre épouse, est la risée de la cour.

 

Il quitte alors la dévotion et se réfugie dans la débauche puis part combattre les Turcs en Hongrie.

 

La jeune princesse, dont la beauté et la grâce font les beaux jours de la cour, mène une vie joyeuse et galante.

 

En 1685, la princesse de Conti est atteinte d'une violente attaque de petite vérole.

 

Son mari rentre de Hongrie au triple galop et soigne lui-même sa femme.

 

Le couple se réconcilie.

 

La princesse réchappe de la maladie, mais son mari la contracte et meurt en quelques jours.

 

Veuve à vingt ans, fille du roi et très riche, Marie-Anne est une femme libre mais convoitée.

 

Sa beauté est si renommée que le roi du Maroc en tombe amoureux sur la simple description de son ambassadeur et la fait demander en mariage, ce que Louis XIV refuse poliment.

 

 

De son côté, la princesse s'éprend d'un capitaine des gardes qui veut profiter de la situation et devenir un courtisan influent.

 

Il est dans le même temps l'amant d'une suivante de la princesse qui elle-même est la maîtresse du dauphin.

 

La supercherie est découverte par le roi et l'idylle brisée.

 

La dame d'honneur, Marie-Émilie de Joly de Choin, est renvoyée discrètement pour ne pas indisposer le dauphin qui finira par l'épouser secrètement.

 

Les relations si chaleureuses entre le frère et la sœur se refroidissent à jamais.

 

Nonobstant Marie-Anne reste la fille préférée du roi et elle visite fréquemment sa mère dans son couvent.

 

Portrait de Melle de Blois en 1690 par François de Troy, et portrait vers 1692 par anonyme

 

En 1698 elle transmet le duché de la Vallière à son cousin.

 

Elle prétend un moment, mais en vain, épouser son petit neveu le duc d'Anjou devenu le roi Philippe V d'Espagne (1700)

 

 portrait par Hyacinthe Rigaud en 1706

 

 

En 1710, elle perd sa mère et en porte le deuil au grand dam des filles de la marquise de Montespan qui, n'étant pas "officiellement" les enfants de leur mère, ne purent en faire autant lors du décès de la marquise trois ans auparavant.

 

En 1713, la princesse douairière de Conti achète l'hôtel de Lorge, rue Saint-Augustin à Paris, où elle s'installe en 1715.

 

En 1716, elle fait l'acquisition du château de Choisy.

 

Elle conserve ses deux propriétés jusqu'à sa mort.

 

En 1718, elle achète le château de Champs-sur-Marne et en cède aussitôt la nue-propriété à son cousin, Charles François de la Baume Le Blanc, marquis de La Vallière.

 

Connue pour sa droiture et son élégance, elle est chargée par son beau-frère, le régent, de l'éducation de l'infante d'Espagne Marie-Anne d'Espagne fiancée de Louis XV (1721)

 

 

Lorsque les fiançailles du petit roi sont rompues, quatre ans plus tard, elle se retire dans ses châteaux où elle mène une vie de plus en plus recluse.

 

La princesse fut longtemps une très belle femme, très proche de son père et de son demi-frère le Dauphin, mais souvent en désaccord avec ses demi-sœurs, Mlle de Nantes et Mlle de Blois, filles de Mme de Montespan.

 

Malgré cela, avant de mourir, elle obtint que ses sœurs, qui étaient fâchées, se réconciliassent

 

 

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C
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T
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Lothaire de France
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Louis V dit le Fainéant
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Dernier roi de la lignée
des Carolingiens
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H
ugues Capet
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Robert II le Pieux
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Hugues II de France
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(1007-1025)
Roi de France associé
1017 - 1025
Henri Ier de France
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Philippe Ier de France
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Louis VI le Gros
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Louis VII Le Jeune
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Philippe II Auguste
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Louis VIII le Lion
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Louis IX (Saint Louis)
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Philippe III de France
dit le Hardi
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Philippe IV le Bel
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Louis X le Hutin
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Jean Ier le Posthume

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Philippe V
le Long
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Charles IV le Bel
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Valois
Philippe VI le Fortuné
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Jean II le Bon
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Charles V le Sage
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Charles VI le Fol ou le Bien-Aimé
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Charles VII le Victorieux
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Louis XI de Valois
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Charles VIII de Valois
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Louis XII d'Orléans
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François Ier d'Angoulème
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Henri II d'Angoulème
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François II d'Angoulème
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Charles IX d'Angoulème
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Henri III d'Angoulème
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