Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Médias

Réécoutez le dernier journal de

RCF Pays d’Aude

Image Hosted by ImageShack.us

  Curie Romaine
Liste des papes

Pape Liste des papes
Liste détaillée des papes
Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
Liste des primats de l'Église apostolique arménienne

Cité du Vatican
http://www.vaticanstate.va/FR/homepage.htm

Vatican Site Officiel
http://www.vatican.va/phome_fr.htm
  Musées du Vatican
http://mv.vatican.va/StartNew_FR.html



http://imageshack.us/ 
* * * Dernières minutes . . . A F P . . .H2 News . . . La Croix . . .
http://imageshack.us/

http://news.google.fr/news?hl=fr&ned=fr&ie=UTF-8&q=site:eucharistiemisericor.free.fr&scoring=n
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/index.religion.htm

 

 

 

 

 

 

     En direct
             de la
    Place Saint-Pierre
http://imageshack.us/ 
* * *  En direct de Rome  * * *


http://imageshack.us/
http://mediastream.vatican.va/mpeg4lan.sdp
http://www.sat2000.it/diretta/
http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/index.asp
3
journaux en Français

        (8h15 - 13h - 18h)


http:///
http://www.tv-direct.fr/live_ktotv.php
http://www.lejourduseigneur.com/  

 Catholique TV
http://img410.imageshack.us/img410/81/tvcatholiquelyon.png
http://www.catholique.tv/

Gazettes & Sites Royaux

rois.jpg
 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 23:00

LECTURE DU LIVRE DE BEN SIRA LE SAGE  27, 30 - 28, 7

Le commentaire de ce texte a été complètement remanié : j’ai reporté ci-dessous la nouvelle version.

 

27,30     Rancune et colère, voilà des choses abominables
              où le pécheur est passé maître.
28,1       Celui qui se venge
              éprouvera la vengeance du Seigneur ;
              celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
2            Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ;
              alors, à ta prière, tes péchés seront remis.
3            Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme,
              comment peut-il demander à Dieu la guérison ?
4            S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable,
              comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?
5            Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ;
              qui donc lui pardonnera ses péchés ?
6            Pense à ton sort final et renonce à toute haine,
              pense à ton déclin et à ta mort,
              et demeure fidèle aux commandements.
7            Pense aux commandements
              et ne garde pas de rancune envers le prochain,
              pense à l’Alliance du Très-Haut
              et sois indulgent pour qui ne sait pas.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

               « Sois indulgent pour qui ne sait pas » : cette invitation à l’indulgence ne nous étonne pas lorsqu’on sait que Ben Sira est un auteur très tardif. Quelques mots sur lui d’abord : Ben Sira le Sage (que nous appelons aussi le Siracide ou l’Ecclésiastique) vivait au deuxième siècle av. J.-C., (vers 180), c’est-à-dire très peu de temps avant la venue de Jésus au monde ; il avait donc profité de toute la découverte progressive de l’Ancien Testament.

               Car la Bible tout entière peut se lire comme une patiente tentative de Dieu par ses prophètes pour extirper la vengeance de notre cœur. Depuis Caïn qui était vengé sept fois, la spirale de la violence avait sévi au point que son lointain petit-fils, Lamek, se vantait de se venger soixante-dix-sept fois. Patiemment, les auteurs bibliques ont inversé la tendance : par le biais des lois ou celui des prédications des prophètes, on a fini par entrevoir un autre idéal, le seul digne des fils de Dieu que nous sommes. Ben Sira, lui, est tout au bout de la chaîne et transcrit le fin mot de la découverte d’Israël.

               Pour prêcher l’indulgence, il développe un premier argument : « Pense à l’Alliance du Très-Haut
et sois indulgent pour qui ne sait pas », c’est-à-dire pense à la fidélité de Dieu tout au long de l’histoire envers son peuple si souvent infidèle, individuellement et collectivement. Deuxième argument : « Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain ». Or que disaient les commandements ? Ils disaient : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Aimer son prochain comme soi-même, cela implique évidemment, en certaines circonstances, de savoir pardonner.

           Le troisième argument est plus étonnant : « Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort ». Est-ce la pensée de notre mort qui doit nous incliner à l’indulgence envers les autres ? C’est, je crois, un appel à la lucidité sur notre petitesse : nous sommes poussière, qui sommes-nous pour juger les autres ? C’est peut-être également une manière de nous rappeler que nous allons nous aussi comparaître devant le juste juge et alors notre petitesse s’étalera au grand jour. D’après Ben Sira, c’est précisément à cause de notre petitesse, de notre fragilité que Dieu nous traite avec indulgence. Quelques chapitres avant celui-ci, Ben Sira affirmait : « Le Seigneur est patient à l’égard des hommes et déverse sur eux sa pitié. Il voit et il sait combien leur fin est misérable, c’est pourquoi il multiplie son pardon. L’homme a pitié de son prochain, mais le Seigneur a pitié de toute créature... » (Si 18,11-13).

               Je reviens encore au dernier verset : « Sois indulgent pour qui ne sait pas ». On ne peut pas s’empêcher de penser à la phrase de Jésus sur la croix : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Ceux qui font le mal, à commencer par nous-mêmes, n’en ont pas évalué les conséquences. L’indulgence de Dieu, en somme, va jusqu’à dire que si nous commettons le mal, c’est par ignorance.

               Toujours sur ce dernier verset, la Traduction Œcuménique de la Bible propose une autre traduction très imagée : « Souviens-toi de l’Alliance du Très-Haut et passe par-dessus l’offense ». Il me semble que c’est une très belle définition du pardon ; elle dit bien la réalité : on ne peut pas effacer une offense... les coups d’éponge n’existent pas... mais on peut passer par-dessus. Après une blessure physique, on garde une cicatrice, la peau ne sera plus jamais neuve, et aucun coup d’éponge n’effacera la blessure ; pour une blessure morale, c’est la même chose : rien ne pourra faire qu’elle n’ait pas eu lieu ; et dans les cas graves, on peut être marqué pour la vie... Dans nos vies familiales, amicales, professionnelles, paroissiales… les exemples ne manquent pas. Rien ne pourra effacer la calomnie, le geste de mépris, la « peau de banane » comme on dit, l’infidélité grave, les coups et tous les gestes de violence. Nos paroles et nos actes produisent des fruits vénéneux, parfois même des ravages. On rêverait, quand on est le fautif, d’un retour en arrière, un retour à la case-départ, en quelque sorte… Mais cela n’est pas possible, ni pour le coupable, ni pour la victime.

               En revanche, on peut, comme dit Ben Sira, passer par-dessus ; le pardon consiste, non pas à oublier ou ignorer un passé qu’on ne peut ni oublier ni ignorer, de toute manière, mais à passer par-dessus, et à essayer de survivre et de renouer la relation qui a été coupée par l’offense ; de reproposer son amitié, sa confiance ; cela consiste à accepter qu’il y ait encore un avenir possible. Le mot « Par-don », étymologiquement, veut bien dire cela ; il s’écrit en deux parties « par-don » : c’est-à-dire le don parfait, parachevé, le don par-delà l’offense. Parce qu’il est parfait, il ne peut être en nous que l’œuvre de l’Esprit Saint.

PSAUME  102 ( 103 ), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12

 

 

1          Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme,   
            bénis son nom très saint, tout mon être !
2          Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme,   
            n'oublie aucun de ses bienfaits.

3          Car il pardonne toutes tes offenses  
            et te guérit de toute maladie ;
4          il réclame ta vie à la tombe    
            et te couronne d'amour et de tendresse.

9          Il n'est pas toujours en procès ,         
            ne maintient pas sans fin ses reproches ;
10        il n'agit pas envers nous selon nos fautes,    
            ne nous rend pas selon nos offenses.

11        Comme le ciel domine la terre,         
            fort est son amour pour qui le craint ;
12        aussi loin qu'est l'orient de l'occident,          
            il met loin de nous nos péchés.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

         La liturgie de ce dimanche ne nous propose que huit versets du psaume 102/103, mais en réalité il  en comporte vingt-deux ! Or vous savez bien, l’alphabet hébreu comporte vingt-deux lettres ; donc on dit de ce psaume qu’il est « alphabétisant » ; et quand un psaume est alphabétisant, on sait d’avance qu’il s’agit d’un psaume d’action de grâce pour l’Alliance. Et effectivement, André Chouraqui dit que ce psaume est le « Te Deum » de la Bible, un chant de reconnaissance pour toutes les bénédictions dont le compositeur (entendez le peuple d’Israël) a été comblé par Dieu.

         Deuxième caractéristique de ce psaume, le « parallélisme » : chaque verset  se compose de deux lignes qui se répondent comme en écho : l’idéal pour le chanter serait l’alternance ligne par ligne ; il a peut-être, d’ailleurs, été composé pour être chanté par deux chœurs alternés. Ce parallélisme, ce « balancement », nous l’avons rencontré très fréquemment dans la Bible, dans les textes poétiques, mais aussi dans de nombreux passages en prose ; procédé de répétition utile à la mémoire, bien sûr, dans une civilisation orale, mais surtout très suggestif ; si on soigne la lecture en faisant ressortir le face à face des deux lignes à l’intérieur de chaque verset, la poésie prend un relief extraordinaire.

         D’autre part, cette répétition d’une même idée, successivement sous deux formes différentes, permet évidemment de préciser la pensée, et donc pour nous de mieux comprendre certains termes bibliques. Par  exemple, le premier verset nous propose deux parallèles intéressants : « Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme, Bénis son Nom très saint, tout mon être » :

         Premier parallèle : « Bénis le SEIGNEUR »... « Bénis son Nom très saint » : la deuxième fois, au lieu de dire « le SEIGNEUR », on dit « le NOM » : une fois de plus, nous voyons que le NOM, dans la Bible, c’est la personne. Deuxième parallèle, toujours dans ce premier verset : « Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme, Bénis son Nom très saint, tout mon être » : on voit bien que le mot âme n’a pas ici le sens que nous lui donnons spontanément. À la suite des penseurs grecs, nous avons tendance à nous représenter l’homme comme l’addition de deux composants différents, étrangers l’un à l’autre, l’ÂME et le CORPS. Mais les progrès des sciences humaines, au vingtième siècle, ont confirmé que ce dualisme ne rendait pas compte de la réalité. Dans la mentalité biblique, justement, on a une conception beaucoup plus unifiée et quand on dit « l’âme », il s’agit de l’être tout entier. « Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme, Bénis son Nom très saint, tout mon être ».

         La deuxième strophe fait écho aux paroles de Ben Sira, dans la première lecture : « Il pardonne toutes tes offenses » ; et le psaume développe « Il n’est pas toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses... Aussi loin qu’est l’Orient de l’Occident, il met loin de nous nos péchés ».

         Une phrase comme celle-ci « Dieu n’agit pas envers nous selon nos fautes, Il ne nous rend pas selon nos offenses ... » prouve, s’il en était besoin, que le peuple d’Israël avait découvert bien avant nous que la logique de Dieu n’est pas celle du « donnant-donnant », mais celle de la gratuité. Cette découverte ne s’est faite que lentement, au long de l’histoire biblique. La pédagogie de Dieu à l’égard de son peuple s’est déployée progressivement, patiemment, pour lui révéler qu’Il est le Tout-Autre : tout-autre que nous, mais aussi tout-autre que ce que nous imaginons. Nous avons beaucoup de mal à abandonner nos représentations d’un Dieu calqué sur nous, d’un Dieu qui nous ferait des comptes et des procès... La Bonne Nouvelle qui court à travers toute la Bible, c’est justement le « Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère et plein d’amour » ; c’est, au livre de l’Exode (Ex 34, 6) la  révélation, la confidence que Dieu a faite sur lui-même à Moïse.

         Voilà qui nous permet de mieux comprendre le verset suivant : « Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ». Nous rencontrons assez souvent ce mot de « crainte » dans la Bible et il ne nous est pas forcément très sympathique a priori. Mais, une fois qu’on a découvert Dieu comme le Seigneur de tendresse et de pitié qui n’est pas en procès contre nous, on n’a plus de raison d’avoir peur de lui. Le mot « crainte » a changé de sens. Au fur et à mesure que le peuple d’Israël découvrait le vrai visage de son Dieu, peu à peu sa crainte spontanée s’est convertie en esprit filial. Le problème, c’est que ce chemin de conversion, chacun de nous doit le refaire pour lui-même...

          Mis en présence de Dieu, du sacré, l’homme éprouve spontanément de la peur ; et il faut toute une conversion des croyants pour que, sans rien perdre de notre respect pour Celui qui est le Tout-Autre, nous apprenions à son égard une attitude filiale. La crainte de Dieu, au sens biblique, c’est vraiment la peur convertie en esprit filial : une conversion qui est sans cesse encore à faire. C’est peut-être cela « redevenir comme des petits enfants »... des petits enfants qui savent que leur père n’est que tendresse. Cette « crainte » comporte donc à la fois tendresse en retour, reconnaissance et souci d’obéir au père parce que le fils sait bien que les commandements du père ne sont guidés que par l’amour : comme un petit s’éloigne du feu parce que son père le prévient qu’il risque de se brûler...

         C’est d’ailleurs dans ce même psaume 102/103 que nous rencontrons (dans un verset qui ne fait pas partie de la liturgie de ce dimanche) la phrase qui dit le mieux ce qu’est la « crainte de Dieu » au sens biblique : « Comme la tendresse du père pour ses fils, ainsi est la tendresse du SEIGNEUR pour qui le craint » (verset 13) ; ce parallèle nous  dit bien  que la crainte de Dieu est tout sauf de la peur, elle est une attitude filiale. Et pourtant, cela ne nous pousse pas au laxisme, bien au contraire : car une véritable fidélité à l’amour est pleine d’exigences. Mais nous avons toujours besoin pour repartir de cette tendresse qui « passe par-dessus » nos péchés, nos abandons ; celle que Jésus mettra en images dans la parabole du père et de l’enfant prodigue.

LECTURE DE LA LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX ROMAINS  14, 7 - 9

 

            Frères,
7          aucun d'entre nous ne vit pour soi-même,
            et aucun ne meurt pour soi-même :
8          si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
            si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
            Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,
            nous appartenons au Seigneur.
9          Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,
            c'est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

         La phrase centrale de ce passage, c’est « Nous appartenons au Seigneur. Aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même » : autrement dit, nous ne sommes pas des individus isolés, des espèces d’électrons libres lancés sur la planète-terre pour quelques années, avec des trajectoires indépendantes ! La grande conviction de Paul, et il ne l’a pas inventée, (car elle traverse toute la Bible), c’est la solidarité très étroite qui nous unit les uns aux autres, à travers le temps et l’espace. Il l’appelle le « dessein bienveillant de Dieu » : ce projet c’est une humanité tellement unie qu’elle ne fera plus qu’un en Jésus-Christ. Une humanité tellement unie qu’on pourra dire un jour qu’elle est « comme un seul homme » et cet homme, nous connaissons déjà son nom, il s’appelle Jésus-Christ.

         La première étape du projet est accomplie dans la mort et la résurrection du Christ : c’est le sens de cette dernière phrase « Si le Christ a connu la mort puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants ». Mais la poursuite du projet dépend de nous : cette solidarité ne supporte pas les divisions, les déchirures ; or c’est toujours avec les plus proches qu’il y a le plus de risque de brouilles  et sur les sujets auxquels on tient le plus, évidemment !

         Il faut croire que ce risque n’était pas seulement hypothétique car Paul y consacre tout ce chapitre 14 : son thème principal, c’est « vous risquez de vous disputer entre vous pour des choses secondaires : des manières différentes de pratiquer votre religion, mais finalement, chacun de vous croit bien faire et c’est cela qui compte ».

         Un peu plus haut, Paul a employé une phrase-choc : « Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ? » (Rm  14, 4) Il veut dire par là : par votre baptême, qui que vous soyez, quelle que soit votre origine, anciens juifs, anciens païens, quelle que soit votre sensibilité, vous êtes désormais unis au Christ... tout le reste est secondaire ; tous, vous  appartenez au Christ, vous êtes serviteurs du Christ. Alors ne vous surveillez pas mutuellement : c’est au maître de surveiller ses serviteurs. « Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ? »

         Du temps de Paul ces divergences se manifestaient surtout autour des pratiques alimentaires ; les chrétiens d’origine juive, habitués à une grande rigueur sur le plan de l’alimentation, ne comprenaient pas bien les libertés alimentaires des chrétiens qui venaient du paganisme et ils parlaient de laxisme. À l’inverse, ceux qui avaient des habitudes plus souples étaient tentés de ridiculiser la rigueur des autres et d’y voir un scrupule de gens faibles. Paul leur dit : « Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, car Dieu l’a accueilli »...  « La foi de l’un lui permet de manger de tout, tandis que l’autre, par faiblesse, ne mange que des légumes... »... « Accueillez celui qui est faible dans la foi, sans critiquer ses scrupules ». (Rm 14, 1-3).

         Aujourd’hui, les divergences ont changé de nature : mais elles ne manquent pas ! Que ce soit au sujet de la Messe en latin, des prières eucharistiques, de la messe anticipée du dimanche, célébrée le samedi soir... de la participation de la chorale ou de l’orgue... ou de la guitare... c’est au sujet de la pratique de notre foi que nous risquons d’être les plus féroces entre nous, au mépris de la seule réalité qui compte, notre unique baptême ! Et il n’y a pas que le domaine de la liturgie ; nos engagements peuvent être diamétralement opposés, au nom d’une même foi ! Enseignement public, ou enseignement libre, adhésion à tel ou tel parti politique, à tel ou tel syndicat... bon nombre de nos choix sont directement dictés par notre désir de nous comporter en chrétiens. Or au sein d’une même famille, d’une même paroisse, de l’entreprise ou du quartier, nous pouvons, au nom du même Baptême, prendre des décisions complètement opposées. D’après Paul la règle d’or dans ces cas-là est celle-ci : « Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ? »

         Nous savons très bien dire que « c’est l’intention qui compte », mais curieusement, c’est dans le domaine religieux que nous avons le plus de mal à l’admettre ! Paul nous invite à élever le débat : « Celui qui mange de tout le fait pour le Seigneur, et en effet, il rend grâce à Dieu. Et celui qui ne mange pas de tout le fait pour le Seigneur et (lui aussi) il rend grâce à Dieu » (verset 6). Il n’y a  donc pas qu’une seule manière de rendre grâce à Dieu.

         On a là finalement une superbe illustration de ce que Paul appelle le « sacrifice spirituel » : un peu plus haut, il avait dit « Je vous exhorte, frères, au nom de la miséricorde de Dieu, à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu : ce sera là votre culte spirituel »  (Rm 12, 1). Or chacun de nous, quand il veut de tout son cœur, s’offrir à Dieu, le fait avec ce qu’il est et il fait ce qu’il croit devoir faire ; cela peut prendre des formes différentes, peut-être même opposées : mais c’est la sincérité du désir de servir Dieu qui fait la qualité du sacrifice spirituel qu’il attend de chacun de nous.

         Paul continue : « Le Règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture ou de boisson ; il est justice, paix et joie dans l’Esprit-Saint... Recherchons donc ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle » (Rm 14, 17...19). Il aime bien le mot « édification » au sens de « construction ». L’objectif, c’est de bâtir la communauté, et le meilleur ciment d’une communauté, quelle qu’elle soit, c’est le respect mutuel, la tolérance... Paul dit encore : « N’ayez aucune dette envers qui  que ce soit, sinon celle de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime son prochain a pleinement accompli la Loi ». (Rm 13, 8) (c’était notre lecture de dimanche dernier) et aussi : « Rivalisez d’estime réciproque » (Rm 12, 10).

          Il semble que vingt siècles plus tard, le conseil de Paul reste tout-à-fait d’actualité !

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MATTHIEU   18, 21 - 35

 

            En ce temps-là,
21        Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander :
            « Seigneur, lorsque mon frère commettra
            des fautes contre moi,
            combien de fois dois-je lui pardonner ?
            Jusqu'à sept fois ? »
22        Jésus lui répondit :
            « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois,
            mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
23        Ainsi, le Royaume des cieux est comparable
            à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24        Il commençait,
            quand on lui amena quelqu'un
            qui lui devait dix mille talents,
            (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
25        Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser,
            le maître ordonna de le vendre,
            avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
            en remboursement de sa dette.
26        Alors, tombant à ses pieds,
            le serviteur demeurait prosterné et disait :
            Prends patience envers moi,
            et je te rembourserai tout.
27        Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
            le laissa partir et lui remit sa dette.
28        Mais, en sortant, le serviteur trouva un des ses compagnons
            qui lui devait cent pièces d'argent.
            Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant :
            Rembourse ta dette !
29        Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
            Prends patience envers moi,
            et je te rembourserai.
30        Mais l'autre refusa
            et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé ce qu’il devait.
31        Ses compagnons, voyant cela,
            furent profondément attristés
            et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
32        Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
            Serviteur mauvais !
            je t'avais remis toute cette dette
            parce que tu m'avais supplié.
33        Ne devais-tu pas, à ton tour,
            avoir pitié de ton compagnon,
            comme moi-même j'avais eu pitié de toi ?
34        Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
            jusqu'à ce qu'il eût tout remboursé tout ce qu’il devait.
35        C'est ainsi que mon Père du Ciel vous traitera,
            si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
            du fond du cœur. »
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              Cette parabole se présente comme une histoire en trois actes : acte 1, le roi règle ses comptes avec ses serviteurs, et on lui amène cet homme qui lui doit une somme énorme ; logiquement, légalement, c’est la prison pour dettes pour lui et pour toute sa famille jusqu’à ce qu’ils aient tous assez travaillé pour tout rembourser... Et encore, la somme est telle que plusieurs vies n’y suffiraient pas. Le débiteur implore un délai et le roi, pris de pitié, le laisse aller en lui disant « tu ne me dois plus rien ».

              Acte 2, ce même serviteur fait l’inverse avec son propre débiteur : pour une dette dérisoire, il n’écoute pas la pitié, il ne parle même pas de délai, et le fait jeter en prison. Acte 3, le roi lui reproche sa dureté de cœur : « Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? »

              C’est donc d’abord une parabole sur la pitié de Dieu : une pitié qui ne demande qu’à nous remettre toutes nos dettes ; une pitié qui devrait « déteindre » sur nous, en quelque sorte, puisque nous sommes à l’image et à la ressemblance de Dieu.

              Cette pitié ne nous est pas naturelle et la question de Pierre le prouve bien ; même quand nous sommes bien intentionnés, disposés à pardonner, nous voudrions quand même bien ne pas nous laisser entraîner trop loin ! « Seigneur, quand mon frère commettra une faute à mon égard, combien de fois lui pardonnerai-je ? Jusqu’à sept fois ? » On est encore loin de la remise d’une dette incalculable, comme celle de la parabole ! Et c’est certainement l’un des accents de cette petite histoire : le calcul n’est pas de mise. Il ne s’agit pas de savoir à partir de quel moment nous sommes en règle avec la pitié.

La pitié, par définition, c’est l’émotion qui nous prend aux entrailles, c’est plus fort que nous, cela déborde nos calculs mesquins.

              C’est à cela que Jésus invite Pierre : dépasser tout calcul, toute raison raisonnante. Sept fois, pourtant, ce n’était déjà pas mal... et saint Pierre, en proposant le chiffre sept, très symbolique, avait déjà fait un grand pas ! Mais Jésus l’invite à tout autre chose : il faut aller jusqu’à soixante-dix fois sept fois (ou soixante-dix-sept fois sept fois selon d’autres traductions) autrement dit indéfiniment ; Jésus ne reprend pas ces chiffres par hasard : rappelez-vous  l’histoire de Caïn et celle de Lamek : après le meurtre de son frère Abel, Caïn vivait dans la crainte de la vengeance tribale : « Quiconque me trouvera me tuera ». Et il ne devait sa survie qu’à la menace d’une vengeance encore plus terrible pour celui qui l’attaquerait : « Si quelqu’un tue Caïn, il sera vengé sept fois ». (Gn 4, 15). C’est ce qu’on peut appeler l’engrenage de la violence. Cinq générations plus tard, son arrière arrière petit-fils,  Lamek se glorifiait de se venger soixante-dix-sept fois ; et il chantait à ses femmes, Ada et Cilla, cette horrible chanson : « J’ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure ; oui Caïn sera vengé sept fois mais Lamek soixante-dix-sept fois ». En d’autres termes « Pour une simple blessure, je tue un homme ; pour une simple meurtrissure, je tue un enfant, mais si quelqu’un me tue, je serai vengé soixante-dix-sept fois ». (Gn 4, 23-24).

              Tout au long de l’histoire biblique, Dieu va inviter l’humanité à se libérer de cette spirale de la violence. Cela commence par la loi du talion qui limite déjà la vengeance (un seul œil pour un œil, une seule dent pour une dent, une seule vie pour une vie) ; puis, au long des siècles et des progrès de la découverte du vrai Dieu, les textes de la Loi aussi bien que des prophètes invitent au pardon en annonçant le pardon de Dieu ; ainsi le peuple d’Israël apprend peu à peu à passer de la vengeance au pardon.

              En prenant le contrepied de la chanson de Lamek (pardonner soixante-dix fois sept fois), Jésus invite Pierre, c’est-à-dire ses disciples, à franchir l’étape définitive, celle du pardon sans limites, tel que lui-même le vivra sur la Croix. Parce que le pardon du Christ est comme le pardon de Dieu, il ne connaît pas de limites.

              Reste que la fin de la parabole paraît contredire ce pardon illimité de Dieu. Le serviteur qui n’a pas pardonné à son frère perd le bénéfice du pardon du roi. Il y a là certainement une très grande vérité de nos vies ; prenons un exemple : après une période sèche, la terre du jardin est devenue imperméable ; inutile d’ouvrir le jet d’eau, l’eau glissera sans pénétrer ; même une pluie torrentielle ne peut plus l’abreuver ; il faudra labourer d’abord. Dieu sait combien il nous est parfois difficile de pardonner, de « passer par-dessus l’offense » comme dit Ben Sirac. Mais justement, peut-être le pardon  accordé à nos frères  « de tout notre cœur » est-il ce labour préalable, indispensable pour accueillir la pitié de Dieu. Le cœur dur, le cœur sec ne peut pas recevoir l’ondée du pardon de Dieu.

              Ce n’est pas Dieu qui cesse de pardonner, c’est nous qui sommes devenus imperméables ; mais au fait, c’est peut-être tout simplement parce que nous ne sommes pas assez lucides sur tous les pardons dont nous bénéficions : le serviteur de la parabole, grevé d’une dette monstrueuse, et qui s’en voyait libéré tout d’un coup, par pure bonté, aurait dû normalement être tellement envahi de reconnaissance qu’il en aurait oublié tout le reste ! 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Complément

Dans l’épisode de la femme adultère (Jn 8), c’est quand les plus anciens prennent conscience des nombreux pardons accordés par Dieu au long de leur vie qu’ils abandonnent leurs pierres.

Repost 0
Published by Il était une Foi
commenter cet article
16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 23:00

Image illustrative de l'article Charles II de Bourbon

Charles II de Bourbon

 

prélat français qui fut archevêque de Lyon (1444-1488)

 

duc de Bourbon (1488-1488)

5ème duc d'Auvergne (1488-1488)
 

 

créé cardinal par le pape Sixte IV

 

Évêque de Clermont (1476-1488)

Archevêque de Lyon, Primat des Gaules (1446-1488)


Légat du pape

Prieur de Notre Dame de la Charité-sur-Loire (1486-1488)

 

Parents

 

Biographie

Deuxième fils de Charles Ier de Bourbon (1401-1456) et d'Agnès de Bourgogne (1407-1476). Son frère ainé Jean II hérite du titre de Duc de Bourbon et son frère puîné Pierre, seigneur de Beaujeu, épouse en 1474 Anne, la fille de Louis XI.

Élection à l'archevêché de Lyon

À la mort de l'archevêque Amédée de Talaru, les chanoines du chapitre cathédral tentent d'imposer au pape et au roi de France leur candidat: Jean de Bourbon.

 

Mais le pape Eugène IV tarde à envoyer la confirmation et Jean renonce de lui-même au poste en proposant Charles de Bourbon son neveua 1

 

Le chapitre l'élit alors le 6 juin 1444 à l'âge de 11 ans.

 

Mais le pape casse l'élection, au mépris de la pragmatique sanction, et impose Geoffroy de Vassali, alors archevêque de viennea 2

 

Il ne prend jamais possession de l'archevêché.

 

En effet, la famille de Bourbon négocie avec lui et il renonce à son titre en octobre 1445.

 

Le roi et le pape accepte alors la candidature de Charles de Bourbonb 1

Régence du diocèse

L'archevêché est administré pendant sa minorité par Jean Rollin, évêque d'Autun, de 1446 à 1447, puis par Jean Du Gué, évêque d'Orléans, de 1447 à 1449, et Jean de Bourbon, évêque du Puy, de 1449 à 1466a 3

 

Ce dernier mandataire s'appuie pour la gestion du diocèse sur l'abbé de Belleville, Étienne de la Chassagne, qui est évêque in partibusb 2

 

En 1461, à l’avènement de Louis XI, il est fait abbé de Saint-Vaast d'Arras et de saint-Austremoine d'Issoireb 2.

Parcours politique et diplomatique

Avant tout homme de cour, Charles de Bourbon reste toute sa vie un proche du roi, à la fois diplomate et conseiller.

 

La multiplication des bénéfices, son poids politique important et son mécénat montrent qu'il n'appartient plus tout à fait au Moyen Âge, mais déjà en partie à la Renaissanceb 3

 

Après le conflit de la ligue du Bien public, Louis XI l'envoie en 1466 auprès du pape Paul II, en tant qu'ambassadeur, avec Thibaud de Luxembourg1

 

En 1468, Charles de Bourbon est à Péronne pour négocier la libération du roi auprès de Charles le Téméraire.

 

Il est en effet, un parent de ce dernier par sa mèreb 2.

 

L'année suivante, le 7 janvier 1469, il signe une lettre patente royale en tant que son conseiller, au Montilz-lèz-Tours, son principal château près de Tours2

 

En 1470, il suit Louis XI à Liège et l'année suivante, il baptise son quatrième fils Charles et en est le parrainb 2

 

Cette même année, il est fait prieur de Souvigny et de Saint-Pourçainb 2

 

 

Lors de la préparation de la clôture définitive de la guerre de Cent Ans en 1475, l'archevêque est à l'abbaye de la Victoire près de Senlis pendant la négociation avec Édouard IV d'Angleterre et François II de Bretagneb 2,3

 

Avec le roi et son frère aîné Jean II de Bourbon, il arrive à Picquigny le 29 août pour le Traité de Picquigny4

 

Le 16 octobre, il signe ensuite dans l'abbaye une lettre patente royale pour rétablir la paix avec le duc François II de Bretagne5

Crise de la légation

De 14726 à 1476, il exerce également la charge de légat du pape à Avignon.

 

Il n'y arrive cependant que le 23 novembre 14737

 

Le 23 mai 1474, le pape Sixte IV nomme son neveu Giuliano della Rovere en tant qu'évêque d'Avignon, puis deux ans plus tard, légat7

 

Cela provoque un conflit entre Louis XI et le pape, dégénérant à Avignon même entre l'armée royale et les troupes pontificales.

 

Finalement, le 15 juin 14768, afin de résoudre cette difficulté, Louis XI accueille Giuliano della Rovere à Lyon, et Charles II de Bourbon accepte de perdre la légation7

 

C'est la raison pour laquelle, en 1476, il devient administrateur de l'évêché de Clermont et est créé cardinal par le pape Sixte IVb 2.


Portrait présenté dans "Histoire des églises et chapelles de Lyon", 1908, tome II.

D'un roi à l'autre

Le 8 janvier 1476 encore, comme le premier rang du conseil du roi, il signe quatre lettres patentes dont une lettre concernant la liberté de l'Église gallicane, au château de Plessis-du-Parc-lèz-Tours9

 

Il semble qu'après avoir quitté Avignon, il suit de nouveau les itinéraires de Louis XI.

 

En effet, le cardinal était présent auprès du roi au cité d'Arras le 18 mars 147710, lors de la campagne faisant suite à la mort de Charles le Téméraire.

 

En 1480, il est fait abbé de l'Île Barbeb 2

 

Après le décès de Louis XI, il participe au conseil du nouveau roi Charles VIII.

 

Le 27 décembre 1483, il signe au château d'Amboise une lettre patente royale, à la tête du conseil11

 

Il est en 1486, premier prieur commendataire du Prieuré Notre-Dame de La Charité-sur-Loire.

Duc de Bourbon, un court moment

Duc de Bourbon et d'Auvergne à la mort de son frère le 1er avril 1488, il se trouve opposé à son frère Pierre, dont les prétentions au titre son soutenue par son épouse Anne, alors régente de Franceb 2

 

Il renonce à peine au duché qu'il décède le 13 septembre 1488.

 

Il meurt en laissant une fille naturelle, Isabelle, mariée à Gilbert de Chantelot, seigneur de La Chaise (Monétay-sur-Allier), et décédée en 1497.

Archevêque de Lyon

Charles II de Bourbon, vitrail de la cathédrale de Moulins
 

Charles de Bourbon est bien plus un homme de cour qu'un prélat et il s'appuie pour la gestion du diocèse de Lyon sur plusieurs hommes de confiance.

 

Ces derniers sont également des hommes de haute valeur religieuse.

 

Étienne de Chassagne, entouré des vicaires généraux, procède à une visite pastorale du diocèse en 1469 et 1470.

 

Son procès-verbal, bien plus complet que celui de la visite précédente d'Amédée de Talaru mentionne 804 églises et un état général du diocèse plutôt bonb 3

 

De nouveaux statuts synodaux sont également promulguésb 3

 

Sous son épiscopat, la cathédrale Saint-Jean est achevée, et il y est enterré dans la chapelle des Bourbon.

 

De même, il est le premier a occuper le nouveau palais épiscopal situé près de la cathédrale, laissant le [château de Pierre Scize] aux hommes du roib 3

 

Une de ces rares actions à Lyon est de rebaptiser en 1484 l'église des Cordeliers en Saint-Bonaventure, en l'honneur de celui qui y est enterré et que Sixte IV vient de canoniserb 3

 

Charles II de Bourbon dans la littérature

Charles II de Bourbon est mis en scène par Victor Hugo dans son roman Notre-Dame de Paris (v. chap. III. Monsieur le Cardinal)

 

Il évoque les titres et la parenté de Charles II de Bourbon en ces termes : "Charles, cardinal de Bourbon, archevêque et comte de Lyon, primat des Gaules, était à la fois allié à Louis XI par son frère, Pierre, seigneur de Beaujeu, qui avait épousé la fille aînée du roi, et allié à Charles le Téméraire par sa mère, Agnès de Bourgogne."

 

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Famille de Bourbon
commenter cet article
16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 23:00

Septembre 1211

    Siège de Castelnaudary 


http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Castelnaudary

 

    Simon de Montfort est assiégé dans Castelnaudary, par les comtes de Toulouse et de Foix.

 

Après cette bataille, la guerre albigeoise passe dans sa phase politique.

 

C'est vraiment la lutte du nord contre le midi.

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 23:00

Louis XVIII

Portrait de Louis XVIII en habits de sacre,par François Gérard, XIXe siècle. 

 

Louis XVIII

surnommé le Désiré1 

 

Louis Stanislas Xavier de France


(Louis Stanislas Xavier de Bourbon)

 

comte de Provence (1755-1795 

duc d'Anjou (1771-1814)

duc d'Alençon (1774)

 

 

roi de France Roi de France et de Navarre 8 juillet 181516 septembre 1824
(9 ans, 2 mois et 8 jours)
de 1814 à 1815 et de 1815 à sa mort

roi de Navarre (Louis VI, 1814-1815, 1815-1824)
VIIe Grand-Maître de l'Ordre du Saint-Esprit (rétabli en 1814)

Grand Maître de l'Ordre de Saint-Michel
 

 

né au château de Versailles le 17 novembre 1755  


ondoyé le même jour par le cardinal de Soubise2

Baptisé le 18 octobre 1761 à la chapelle du château de Versailles

 

Le même jour que son frère Louis Auguste, Louis Stanislas Xavier est baptisé par l'archevêque Charles Antoine de La Roche-Aymon dans la chapelle royale du château de Versailles, en présence de Jean-François Allart, curé de l'église Notre-Dame de Versailles. Son parrain est Stanislas Ier de Pologne, représenté par Louis François de Bourbon-Conti, et sa marraine est Victoire Louise Marie Thérèse de France3.

Décédé le 16 septembre 1824 au Palais des Tuileries à Paris à l'âge de 68 ans

Louis Stanislas Xavier est le quatrième fils du dauphin Louis-Ferdinand et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe, et ainsi le petit-fils de Louis XV. Il est le frère cadet de Louis Auguste, futur Louis XVI, et le frère aîné de Charles-Philippe, futur Charles X. Petit-fils de France, Louis Stanislas Xavier est d’abord titré comte de Provence.

 

Inhumé dans la Basilique royale de Saint-Denis


Tout comme son frère aîné, il passe son enfance au château de Versailles, ou il reçoit une éducation solide, comme le veut son rang.

 

Mariage dans la chapelle royale à Versailles


Louis, comte de Provence et son épouse Marie-Joséphine de Savoie, tous deux à droite.

 

Le 14 mai 1771, dans la chapelle royale du château de Versailles, Louis, comte de Provence, épouse Marie-Joséphine de Savoie, (1753–1810), fille du roi Victor-Amédée III de Sardaigne et de Marie-Antoinette Ferdinande d’Espagne (elle-même arrière-petite-fille du roi Louis XIV de France par la branche paternelle)


(par procuration à Turin, italie, le 16 avril 1771)

 

Les témoins sont Louis XV, Louis Auguste de France (futur Louis XVI), Marie-Antoinette, Charles Philippe de France (futur Charles X), Marie Adélaïde Xavière de France, Marie Adélaïde de France, Victoire Louise Marie Thérèse de France et Sophie Philippe Élisabeth Justine de France4

 

Marie-Joséphine de Savoie est la sœur de Marie-Thérèse († 1805), épouse du roi Charles X de France, frère cadet de Louis XVI et de Louis XVIII.

 

Favorites et favoris

 

 

 

Frère cadet de Louis XVI, exilé sous la révolution et l'empire, il adopte en tant que prétendant au trône le nom de jure Louis XVIII, l'ordre dynastique incluant son neveu Louis XVII (mort en prison sans avoir jamais ni été sacré, ni régné)

 

Émigré lors de la révolution, il revient en France lors de la restauration qui suit la chute de Napoléon et le rappelle au trône.

 

Il est renversé durant les Cent-Jours, puis revient à nouveau au pouvoir après Waterloo.

 

Il meurt sans descendance, et est inhumé à la basilique Saint-Denis.

 

C'est le dernier monarque français à recevoir ce privilège, et également le dernier mort sur le Trône, les trois le suivant ayant tous été renversés.

 

Son frère puiné, le comte d’Artois, benjamin de Louis XVI et chef des ultras, lui succède sous le nom de Charles X.

 

 

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Famille de Bourbon
commenter cet article
12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 23:00

13 Septembre 1217 au 22 Juillet 1218    

 

2e siège de Toulouse     


Simon de Montfort ne pouvant supporter l'humiliation que Raymond VI lui a infligée en faisant son entrée dans Toulouse.

 

 Il met le siège devant la ville. Mais une pierre lancée par un mangonneau (pointé par une femme, dit la légende) vient mettre fin à la carrière du condottière.

        On peut voir sur le mur du Jardin des Plantes une plaque commémorative de ce haut fait.

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 23:00

La Bataille de Muret d'après une enluminure du XIVe siècle (Grandes Chroniques de France, BNF, Ms français 2813, fol. 252v.)

    Bataille de Muret


    Réfugié dans le château de Muret, Simon de Montfort est assiégé par Raymond VI et Pierre II d'Aragon.

 

Malgré un déséquilibre important (1 contre 10), Simon de Montfort engage la bataille et réussit à mettre en déroute les assiégeants, gagnant ainsi une réputation d'invincibilité.

 

Pierre II est tué.

    Raymond VI de Toulouse s'exile à la cour d'Angleterre.

 

Montfort pourra entrer en vainqueur à Toulouse

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 23:00

Raymond VI reprend possession de Toulouse

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 23:00

LECTURE DU LIVRE DU PROPHÈTE ÉZÉKIEL   33, 7 - 9

 

       La parole du SEIGNEUR me fut adressée :
7     « Fils d'homme, je fais de toi un guetteur    
       pour la maison d'Israël.         
       Lorsque tu entendras une parole de ma bouche,      
       tu les avertiras de ma part.
8     Si je dis au méchant  
       Tu vas mourir 
       et que tu ne l'avertisses pas,  
       si tu ne lui dis pas d'abandonner sa conduite mauvaise,      
       lui, le méchant, mourra de son péché,          
       mais à toi, je demanderai compte de son sang.
9     Au contraire, si tu avertis le méchant           
       d'abandonner sa conduite,
       et qu'il ne s'en détourne pas,
       lui mourra de son péché,       
       mais toi, tu auras sauvé ta vie. »
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

         Ézékiel était prêtre à Jérusalem au sixième siècle ; il a été emmené à Babylone, par les armées de Nabuchodonosor, dès la première vague de déportations en 597 av. J.-C. C’est là-bas, au bord des rives du fleuve Kebar, dans un village appelé Tel-Aviv, qu’il apprend les malheurs qui s’abattent sur la ville sainte ; en 587, tout est fini, la ville est rasée, le Temple a été dévasté.

         Mais devant ces récits de catastrophes successives, Ézékiel ne baisse pas les bras ; dès son arrivée là-bas et pendant les vingt premières années de l’Exil, (dix ans avant la destruction de Jérusalem et du Temple, et dix ans à peu près ensuite), il consacrera toutes ses forces à maintenir l’espérance de son peuple. C’est d’ailleurs en souvenir de lui que la capitale de l’Israël moderne porte le nom de Tel-Aviv (qui veut dire « colline du printemps ») ; manière d’honorer l’un de ceux à qui Israël doit sa survie.

          Inlassablement, tout au long de ses vingt années de ministère, Ézékiel s’est battu sur deux fronts : premièrement, il fallait bien s’installer pour survivre ; deuxièmement, il fallait maintenir intacte l’espérance du retour. Ces deux objectifs sont ceux d’Ézékiel tout au long de son livre, et ce sont les deux axes de sa prédication. Dieu a fixé l’objectif de sa nouvelle mission de prophète : « Je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël » (Ez 3, 17).

         On sait combien les hommes de la Bible aiment les images : celle du guetteur est très suggestive ; dans les versets qui précèdent notre texte d’aujourd’hui, Ézékiel l’a longuement développée : il imagine une ville en danger ; les ennemis sont aux portes ; le guetteur est sur le rempart et il accomplit son office, il sonne du cor ; certains entendant le cor se mettent à l’abri, ils survivront à l’assaut ; d’autres font semblant de ne pas entendre le son du cor, ils ne se protègent pas et perdent la vie. Il se peut aussi malheureusement que le guetteur n’accomplisse pas son office : il ne sonne pas du cor pour avertir ses concitoyens du danger ; il sera le responsable de leur mort.

         C’est très exactement comme cela qu’Ézékiel comprend sa mission : il se doit de transmettre à ses frères exilés les avertissements de Dieu et les appels à la conversion ; s’il manque à sa mission, il sera responsable de leur malheur. Lourde responsabilité que celle du prophète : ses avertissements relèvent de « l’assistance à personne en danger ».

         Mais « Nul n’est prophète en son pays ! », on le sait bien ; cela veut dire que bien souvent malheureusement, les auditeurs, ceux que le prophète voulait sauver, n’écoutent pas : Dieu l’a prévenu : « Au fond, tu es pour eux comme un chant passionné, d’une belle sonorité, avec un bon accompagnement. Ils écoutent tes paroles mais personne ne les met en pratique. » (Ez 33, 32). Bien souvent, le prophète a connu le découragement : les gens semblent intéressés par la Parole de Dieu, ils se disent les uns aux autres « Viens, on va écouter ce que raconte Ézékiel, il parle si bien de la part de Dieu... » Mais cette parole, si elle est belle à entendre, est bien exigeante à mettre en pratique ! Cela aussi, Dieu lui avait dit : « Ils écouteront tes paroles mais ils ne les mettront pas en pratique car leur bouche est pleine des passions qu’ils veulent assouvir. » (Ez 33, 31).

          Ézékiel a donc bien souvent l’impression de prêcher dans le désert, comme on dit. Dans ces moments de découragement, il se rappelle sa mission de guetteur : il faut continuer sans jamais se décourager ; car le guetteur n’a pas le droit de faillir à sa mission. Alors, malgré les échecs répétés, Ézékiel a continué : cette mission exigeante, il s’y est montré fidèle, et doublement.

         Guetteur, il l’a été : guetteur à l’écoute de la Parole de son Dieu et aussi guetteur de l’aube qui ne manquerait pas de se lever pour son peuple. Poète, visionnaire, courageux, il a affronté toutes les résistances de ses contemporains découragés pour annoncer, dans une langue superbe et combien imagée, le seul message qu’ils devaient entendre pour trouver la force de survivre en attendant le retour : « Je vous ferai remonter de vos tombeaux, ô mon peuple, je vous ramènerai sur le sol d’Israël. » (Ez 37, 12).

         Un guetteur, voilà une belle définition pour tout prophète, chargé de lire dans l’histoire les signes de l’espérance. Car Dieu ne désespère jamais de son peuple : « Par ma vie - oracle du SEIGNEUR Dieu - est-ce que je prends plaisir à la mort du méchant ? Bien plutôt à ce que le méchant change de conduite et qu’il vive ! Revenez, revenez de votre méchante conduite ; pourquoi faudrait-il que vous mouriez, maison d’Israël ? » (c’est encore une phrase d’Ézékiel, dans ce même chapitre 33, 11).

         À noter que cette phrase « pourquoi faudrait-il que vous mouriez, maison d’Israël ? » est prononcée alors que tout espoir semble irrémédiablement perdu, et le peuple d’Israël définitivement mort : nous sommes à mi-chemin du ministère d’Ézékiel, au moment précis où l’effroyable nouvelle retentit aux oreilles des exilés : là-bas, au pays, Jérusalem vient de tomber. Plus que jamais, le guetteur se doit de prévenir ses frères : oui, la catastrophe est là, mais le relèvement est encore possible, à condition de s’en remettre à Dieu

         Le rapprochement avec l’évangile d’aujourd’hui est très éclairant : car nous voyons Jésus charger ses disciples d’une mission analogue ; au nom de l’amour fraternel, justement, il leur recommande de veiller les uns sur les autres, au point d’être capable de rappeler à l’ordre celui qui fait fausse route, le cas échéant. « Tu n’auras aucune pensée de haine, mais tu n’hésiteras  pas à faire des réprimandes... » disait déjà le livre du Lévitique ; réprimander à bon escient, voilà un art bien difficile ! Et pourtant cela aussi, c’est de l’amour. C’est vouloir le bien de l’autre, c’est, s’il le faut, savoir l’arrêter au bord du gouffre. La critique positive par amour fait grandir. La rude tâche d’Ézékiel était de cet ordre : quand on place une sentinelle au poste de garde, c’est bien pour sauver la ville.

PSAUME  94 (95), 1-2. 6-7. 8-9

 

1                 Venez, crions de joie pour le SEIGNEUR,           
                   acclamons notre Rocher, notre salut !        
2                 Allons jusqu'à lui en rendant grâce,           
                   par nos hymnes de fête acclamons-le !

6                 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,     
                   adorons le SEIGNEUR qui nous a faits.   
7                 Oui, il est notre Dieu :        
                   nous sommes le peuple qu'il conduit.

                   Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?     
8                 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert       
9                 où vos pères m'ont tenté et provoqué,       
                   et pourtant ils avaient vu mon exploit. »
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

            Je vais m’attacher à la dernière strophe : en fait, si vous allez vérifier dans votre Bible le texte que nous venons d’entendre, voilà ce que vous lirez « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? Ne fermez pas votre cœur comme à Meriba, comme au jour de Massa dans le désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »1 C’est dire que ce psaume est tout imprégné de l’expérience de Massa et Meriba. (Ex 17, 1-7). Là-bas, dans le désert, au temps de l’Exode avec Moïse, on a gravement douté des intentions de Dieu. Vous vous rappelez, il faisait une chaleur torride, et il n’y avait pas d’eau au campement ; on était arrivés là, assoiffés, bien décidés à se jeter sur les points d’eau ; mais tout était à sec. Alors, cela a très mal tourné ; on s’en est pris à Moïse qui se débrouillait bien mal, puis à Dieu lui-même : après tout, c’était peut-être ce qu’il cherchait, qu’on meure de soif.

            La suite de l’histoire a rempli tout le monde de honte : Dieu, égal à lui-même, a ignoré la révolte et donné de l’eau à profusion, qui s’est mise à ruisseler du rocher ; et Moïse, bien sûr, a fait la leçon à son peuple : on avait pourtant bien vu l’exploit de Dieu nous faisant échapper à la mer et aux cavaliers égyptiens ; comment avait-on pu douter des intentions de Dieu ? Désormais, quand on parle de Massa et Meriba, la honte revient à la mémoire.

            Dans cette simple strophe, donc, « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? Ne fermez pas votre cœur comme à Meriba, comme au jour de Massa » est résumée toute l’aventure de notre vie de foi, personnelle et communautaire. C’est ce que l’on pourrait appeler, au vrai sens du terme, la « question de confiance ». Pour le peuple d’Israël, la question de confiance s’est posée à chaque difficulté de la vie au désert : « Le SEIGNEUR est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n’y est-il pas ? » (Ex 17, 7), ce qui revient à dire « Peut-on lui faire confiance ? S’appuyer sur lui ? Être sûr qu’il nous donnera à chaque instant les moyens de nous en sortir... ? » Être certain que quand il nous invite à la conversion, par la bouche d’un Ézékiel, par exemple, (que nous entendons dans la première lecture de ce dimanche), il n’a en vue que notre bonheur ?

            La Bible dit que la foi, justement, c’est tout simplement la confiance. Cette question de confiance, telle qu’elle s’est posée à Massa et Meriba, est l’un des piliers de la réflexion d’Israël ; la preuve, c’est qu’elle affleure sous des quantités de textes bibliques ; et, par exemple, le mot qui dit la foi en Israël signifie « s’appuyer sur Dieu » ; c’est de lui que vient le mot « Amen » qui dit l’adhésion de la foi : il signifie « solide », « stable » ; on pourrait le traduire « j’y crois dur comme pierre » (en français on dit plutôt « dur comme fer »). Et Isaïe, par exemple, faisant un jeu de mots, disait au roi Achaz « Si vous ne croyez pas, (si vous ne vous appuyez pas sur Dieu), vous ne tiendrez pas debout » (Is 7, 9).

            Dans la même strophe, la phrase « Aujourd’hui écouterez-vous sa Parole ? » est une invitation à la confiance ; parce que quand on fait confiance à quelqu’un, on l’écoute. D’où la fameuse prière juive, le « Shema Israël » : « Écoute Israël, le SEIGNEUR ton Dieu est le Seigneur UN. Tu aimeras le SEIGNEUR ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit, de toutes tes forces. » (Dt 6, 4). Tu aimeras, c’est-à-dire tu lui feras confiance et tu t’attacheras à lui sans partage.

            Pour écouter, encore faut-il avoir l’oreille ouverte : encore une expression que l’on rencontre à plusieurs reprises dans la Bible, dans le sens de mettre sa confiance en Dieu ; vous connaissez le psaume 39/40 : « Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu m’as ouvert l’oreille » ; ou encore ce chant du Serviteur d’Isaïe : « Le SEIGNEUR Dieu m’a ouvert l’oreille... » (Is 50, 4). Et les mots « obéir, obéissance » sont de la même veine : en hébreu comme en grec, quand il s’agit de l’obéissance à Dieu, ils sont de la même racine que le verbe écouter, au sens de faire confiance. (En français aussi, d’ailleurs, puisque notre verbe « obéir » vient du verbe latin « audire » : obéir, « ob-audire », c’est mettre son oreille devant la parole).

            Cette confiance de la foi est appuyée sur l’expérience... Pour le peuple d’Israël, tout a commencé avec la libération d’Égypte ; c’est ce que notre psaume appelle « l’exploit de Dieu » : « Et pourtant ils avaient vu mon exploit. » Cette expérience, et de siècle en siècle pour les générations suivantes, la mémoire de cette expérience vient soutenir la foi : si Dieu a pris la peine de libérer son peuple de l’esclavage, ce n’est pas pour le laisser mourir de faim ou de soif dans le désert.

            Et donc, on peut s’appuyer sur lui comme sur un rocher... Le début du psaume, « Acclamons notre rocher, notre salut », n’est pas seulement de la poésie, c’est une véritable profession de foi. Une foi qui s’appuie sur l’expérience du désert : à Massa et Meriba, le peuple a douté que Dieu lui donne les moyens de survivre... Mais Dieu a quand même fait couler l’eau du rocher ; et, désormais, on rappellera souvent cet épisode en disant de Dieu qu’il est le Rocher d’Israël.

            Ce choix résolu de la confiance est à refaire chaque jour : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? » Cette phrase est très libérante : elle signifie que chaque jour est un jour neuf ; aujourd’hui, tout est de nouveau possible. Chaque jour nous pouvons réapprendre à « écouter », à « faire confiance » : c’est bien cela qu’Ézékiel prêchait à son peuple en exil, découragé.

            Dernière remarque, le psaume parle au pluriel : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? »... Cette conscience de faire partie d’un peuple était très forte en Israël ; quand le psaume 94/95 dit : « Nous sommes le peuple que Dieu conduit », là non plus, ce n’est pas de la poésie, c’est l’expérience d’Israël qui parle ; dans toute son histoire, on pourrait dire qu’Israël parle au pluriel. « Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous » sous-entendu sans vous demander où vous en êtes chacun dans votre sensibilité croyante ; nous touchons peut-être là un des problèmes de l’Église actuelle : dans la Bible, c’est un peuple qui vient à la rencontre de son Dieu... « Venez, crions de joie pour le SEIGNEUR, acclamons notre Rocher, notre salut ! »

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Note

1 - Notre traduction liturgique provient du texte grec qui ne donne pas les noms de Massa et Meriba. En revanche, on peut les lire dans nos bibles, car elles sont traduites à partir de l’hébreu.

Compléments

                       Pour certains d'entre nous la question de confiance se pose chaque fois que nous ne trouvons pas de réponse à nos interrogations : accepter de ne pas tout savoir, de ne pas tout comprendre, accepter que les voies de Dieu nous soient impénétrables exige parfois de nous une confiance qui ressemble à un chèque en blanc... Il ne nous reste plus qu'à dire comme Pierre à Césarée, « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».

            Quand saint Paul dit dans la lettre aux Corinthiens « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » on peut traduire « Cessez de lui faire des procès d’intention, comme à Massa et Meriba » ou quand Marc dit dans son évangile « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle », on peut traduire « croyez que la Nouvelle est bonne », c’est-à-dire croyez que Dieu vous aime, qu’il n’est que bienveillant à votre égard.

            Le récit du paradis terrestre, lui-même, peut se lire à la lumière de cette réflexion d’Israël sur la foi, à partir de l’épisode de Massa et Meriba : pour Adam, c’est-à-dire chacun d’entre nous, la question de confiance peut se poser sous la forme d’un obstacle, une limitation de nos désirs (par exemple la maladie, le handicap, la perspective de la mort)... Ce peut être aussi un commandement à respecter, qui limite apparemment notre liberté, parce qu’il limite nos désirs d’avoir, de pouvoir... La foi, alors, c’est la confiance que, toujours, même si les apparences sont contraires, Dieu nous veut libres, vivants, heureux et que de nos situations d’échec, de frustration, de mort, il fera jaillir la liberté, la plénitude, la résurrection.

LECTURE DE LA LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX ROMAINS   13, 8 - 10

 

            Frères,
8          n’ayez de dette envers personne,      
            sauf la dette de l'amour mutuel,       
            car celui qui aime les autres   
            a parfaitement accompli la Loi.
9          La Loi dit :    
            Tu ne commettras pas d'adultère,     
            tu ne commettras pas de meurtre,     
            tu ne commettras pas de vol,
            tu ne convoiteras pas.
            Ces commandements et tous les autres        
            se résument dans cette parole :         
            Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
10        L'amour ne fait rien de mal au prochain.      
            Donc le plein accomplissement de la Loi,    
            c'est l'amour.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

         Pour comprendre cette lecture d’aujourd’hui sans la réduire, il faut la replacer dans son contexte. Depuis le chapitre 12 de sa lettre aux Romains, Paul donne des conseils aux chrétiens sur la question la plus difficile peut-être à toutes les époques : comment vivre concrètement en chrétiens dans un monde qui ne l’est pas ? Vivre en chrétien, c’est, comme il l’a dit plus haut, faire de toute notre vie quotidienne un véritable hommage à Dieu, un « sacrifice saint », une chose sacrée ; c’était notre lecture de dimanche dernier, et il avait ajouté : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu. » C’était logique : un chrétien cherche en permanence à « reconnaître quelle est la volonté de Dieu ».

         Aujourd’hui, nous sommes au chapitre 13 de cette même lettre ; Paul entre dans le concret de la vie sociale, le rapport avec les autorités. Quand on lit l’ensemble du chapitre, on constate presque avec étonnement les précisions qu’il donne sur les obligations des citoyens : le respect des tribunaux, le paiement de l’impôt et des taxes, la soumission à toutes les autorités. Pour résumer, on pourrait dire : un bon chrétien se doit d’être un bon citoyen. D’entrée de jeu, il affirme : « Que tout homme soit soumis aux autorités qui exercent le pouvoir ». Soyons francs, cette consigne a dû en surprendre plus d’un.

         Dans le monde juif de l’Ancien Testament, de tels propos n’auraient surpris personne, car le pouvoir politique était entre les mains des autorités religieuses ; la loi civile ne se distinguait pas de la Loi de Dieu. C’est dans cette optique-là que Jésus avait pu dire à la foule et à ses disciples : « Les scribes et les Pharisiens siègent dans la chaire de Moïse ; faites donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire... » (Mt 23, 1)

         Mais on ne pouvait pas en dire autant du monde romain ; les autorités en question étaient les empereurs romains et toute la hiérarchie de leurs gouverneurs, magistrats et soldats dont la volonté de Dieu était évidemment le moindre souci ! Et si Paul avait pu écrire : « Ne vous conformez pas au monde présent », c’est bien parce que l’idéal de la société romaine était, sur certains points, aux antipodes de l’idéal chrétien. Alors, obéir à une autorité baignant dans le paganisme était-il possible ? C’est la question qui a été posée à Paul certainement, et qui est à l’origine de notre texte.
       

         Paul répond en deux points :

         Premièrement, ne prenez pas prétexte de votre appartenance chrétienne pour fuir vos responsabilités de citoyens ; son argument est le suivant : « Il n’y a d’autorité que par Dieu et celles qui existent sont établies par Lui. » (On trouve cela au début de ce chapitre). On entend résonner ici la phrase de Jésus à Pilate : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut. » (Jn 19, 11). Autre argument, les lois civiles poursuivent le bien elles aussi ; dans tous les pays du monde, la loi est normalement au service de la justice et de la défense des faibles. Paul dit : « L’autorité civile est au service de Dieu pour t’inciter au bien... et elle poursuit les malfaiteurs. » Visiblement, Paul ne traite pas ici du problème des lois iniques. D’autre part, il faut se souvenir que les juifs (et avec eux les premiers chrétiens, puisque les Romains ne faisaient pas encore la différence) étaient dispensés des lois romaines qui choquaient leur conscience : par exemple brûler de l’encens devant la statue de l’empereur, ou bien faire le service militaire. Donc premier point, obéissez sans hésiter aux lois romaines qui vous sont imposées (puisque vous êtes exemptés de celles qui sont contraires à notre religion).

         Deuxième point, il ne suffit pas d’être un bon citoyen et d’être parfaitement en règle avec l’autorité civile pour être un bon juif ou un bon chrétien ; quand vous êtes en règle avec la loi civile, nous dit Paul, vous n’êtes pas allés jusqu’au bout de la charité ; c’est le sens de la première phrase de notre lecture d’aujourd’hui : « Ne gardez aucune dette envers personne, sauf la dette de l’amour mutuel » : « ne gardez aucune dette envers personne », c’est-à-dire soyez en règle avec tous ; « sauf la dette de l’amour mutuel », c’est-à-dire « quand vous serez en règle avec tous » il faudra aller encore plus loin. Car, déjà dans l’Ancien Testament, on avait compris que le fin mot de la Loi donnée par Dieu, c’est d’aimer nos frères. Pour le dire autrement, on avait compris qu’il ne suffit pas de dire : je n’ai pas tué, pas volé, pas commis l’adultère... on savait bien qu’il faut encore aller plus loin ; je cite Paul : « Ce que dit la Loi de Moïse : Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras rien, ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Cela veut bien dire que pour être en règle avec la Loi de Moïse, il ne suffisait pas de ne pas faire de mal, il fallait surtout aimer. Cela exige une conversion profonde, on le sait bien. C’est pourquoi Paul a dit un peu plus haut : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. » Et là, nous aurons peut-être des surprises : c’est l’histoire de celui que Matthieu appelle le jeune homme riche. Il avait demandé à Jésus : « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Et Jésus avait répondu « Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. » Là-dessus, le jeune homme était parfaitement en règle ; alors Jésus l’avait appelé à aller plus loin et à le suivre au service des hommes : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres... puis viens, suis-moi. »

         Une chose est sûre, la décision de suivre le Christ peut nous mener très loin !

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MATTHIEU  18, 15 - 20

 

       En ce temps-là,
       Jésus disait à ses disciples :
15   « Si ton frère a commis un péché contre toi,
       va lui faire des reproches seul à seul.
       S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
16    S’il ne t’écoute pas,
       prends en plus avec toi une ou deux personnes
       afin que toute l’affaire soit réglée
       sur la parole de deux ou trois témoins.
17   S’il refuse de les écouter,
       dis-le à l’assemblée de l’Église ;
       s’il refuse encore d’écouter l’Église,
       considère-le comme un païen et un publicain.
18   Amen, je vous le dis :
       tout ce que vous aurez lié sur la terre
       sera lié dans le ciel,
       et tout ce que vous aurez délié sur la terre
       sera délié dans le ciel.
19   Et pareillement, amen, je vous le dis,
       si deux d’entre vous sur la terre
       se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
       ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
20   En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
       je suis là, au milieu d’eux. »

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

         Dans la deuxième lecture de ce dimanche, saint Paul nous disait : « Ne gardez aucune dette envers personne, sauf la dette de l’amour mutuel... l’accomplissement parfait de la Loi, c’est l’amour. » Tout le chapitre 18 de l’évangile de Matthieu, dont nous lisons un extrait ici traite sous différents angles de l’accomplissement de cet amour (des relations) à l’intérieur de la communauté chrétienne : il aborde en particulier deux thèmes : la priorité donnée aux petits et aux faibles, et le pardon mutuel. Pour introduire ses recommandations, juste avant ce passage, Jésus a raconté la parabole de la brebis perdue ; c’était une image facilement compréhensible pour ses auditeurs qui étaient nourris de la Bible : les images de berger et de troupeau étaient évidemment familières dans le paysage et on avait pris l’habitude de parler d’Israël comme le troupeau de Dieu ; sur terre, les chefs de la communauté étaient donc comparés à des bergers délégués par le berger suprême qui est Dieu bien sûr. La conclusion de la parabole, tout le monde l’avait deviné, c’était : « Votre Père qui est aux cieux veut qu’aucun de ces petits ne se perde. » (Mt 18, 14). C’est bien normal pour un berger.

         Et ce sera désormais la consigne de vigilance que Jésus confie à ses disciples : ne laissez pas vos frères s’égarer. Ce devoir de vigilance concerne d’abord et avant tout les responsables de la communauté, les bergers. Déjà Ézékiel disait : « Malheur aux bergers d’Israël... Vous n’avez pas fortifié les bêtes débiles, vous n’avez pas guéri la malade, vous n’avez pas fait de bandage à celle qui avait une patte cassée, vous n’avez pas ramené celle qui s’écartait... les bêtes se sont dispersées, faute de berger, et elles ont servi de proie à toutes les bêtes sauvages... mon troupeau s’est dispersé sur toute la surface du pays... sans personne qui aille à sa recherche. » (Ez 34, 2... 6).

         Mais le devoir de vigilance mutuelle existe aussi à l’intérieur même du troupeau ; ce ne sont pas seulement les bergers qui ont la responsabilité de la bonne santé et de la bonne marche du troupeau : les brebis sont responsables les unes des autres ; je cite encore Ézékiel : « Ainsi parle le Seigneur Dieu : je viens juger moi-même entre la brebis grasse et la brebis maigre. Parce que vous avez bousculé du flanc et de l’épaule, et parce que vous avez donné des coups de cornes à toutes celles qui étaient malades jusqu’à ce que vous les ayez dispersées hors du pâturage, je viendrai au secours de mes bêtes et elles ne seront plus au pillage. » Ézékiel annonçait alors que Dieu lui-même allait reprendre en main son troupeau par l’intermédiaire de son Messie : « Je susciterai à la tête de mon troupeau un berger unique ; lui le fera paître : ce sera mon serviteur David. Lui le fera paître, lui sera leur berger. » (Ez 34, 20-23).

         Jésus  s’est présenté comme ce berger annoncé par le Seigneur, ce bon berger qui connaît ses brebis et que ses brebis connaissent (Jn 10) ; il donne ici ses consignes pour la vie du troupeau, en particulier en ce qui concerne le soutien fraternel et l’aide de la communauté pour qu’aucun des frères « ne se perde ». « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. » Pour avoir le courage de reprendre celui qui « file un mauvais coton » comme on dit, il faut beaucoup d’amour ; un amour dont normalement, une communauté chrétienne doit pouvoir faire preuve. Car on sait bien que le véritable amour est exigeant : quand on aime réellement quelqu’un, on ne le laisse pas faire n’importe quoi ; il y va de « l’assistance à personne en danger ». Répéter inlassablement que Dieu est Amour ne pousse pas au laxisme que certains redoutent : car si Dieu est Amour, nous n’oublions pas que nous sommes appelés à lui ressembler, ce qui est terriblement exigeant !

         Sur le chapitre de la relation des Chrétiens entre eux, lorsque l’un s’égare, Jésus indique la voie à suivre : d’abord chercher personnellement le dialogue avant d’en parler à d’autres, pour éviter, sans doute, d’aggraver les blessures de la brebis. Et tout faire pour qu’elle puisse rejoindre le troupeau.

         Mais comment interpréter la phrase : « Si ton frère refuse d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain » ? À la lumière de tout ce que l’on sait par ailleurs au sujet de Jésus et de l’accueil qu’il a toujours réservé aux publicains et aux pécheurs, il ne peut pas s’agir d’un rejet définitif mais du respect de la liberté de chacun... en attendant que Zachée (ou le publicain Matthieu) se convertisse. Ce qui ressort de la progression que recommande le Christ, c’est la nécessité absolue du respect que l’on doit à quiconque, et en particulier, à celui que l’on dit pécheur. Toutes les démarches pour renouer avec le frère, que ce soit la rencontre individuelle, l’appel à témoins, ou le recours à la communauté, doivent être marquées de cette délicatesse et de cette discrétion.

         Telles sont les règles de base de la vie dans l’Église ; leur respect est semence de vie éternelle : « Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. » Le Royaume du Dieu de tendresse et de fidélité se bâtit dans la tendresse et la fidélité.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Complément

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. » (verset 20). On peut lire dans les maximes des Pères juifs (les Pirké Avot) : « Lorsque deux sont assis ensemble et s’occupent des paroles de la Torah, la Shekinah (c’est-à-dire la présence de Dieu) est au milieu d’eux. » (Avot 3, 2).

Repost 0
Published by Il était une Foi
commenter cet article
8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 23:00

À gauche, siège d'Avignon, au milieu mort du roi Louis VIII (Miniature de Jean Fouquet - XVe siècle)

 

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 23:00

Quand Notre-Dame de la Parade veillait sur l'église Saint-Vincent

Dans l'église St-Vincent dont les débuts de la construction remontent à 1247 pour se terminer au XVe siècle, il y a une statue autrefois vénérée par la paroisse.

Dans une niche pratiquée au nord-ouest du maître autel se trouve Notre-Dame de la Parade. Cette dernière a fait l'objet de toutes les dévotions lors des épidémies de choléra en 1854 et 1884, où des processions furent organisées pour stopper le mal. À la suite de la régression de la maladie, de nombreuses offrandes (ex-voto) vinrent orner la niche dans laquelle elle est placée. L'Impératrice Eugénie lui offrit même un coeur en argent et une croix diamantée. La fête de N-D de la Parade était célébrée le jour de la nativité de la Vierge c'est à dire les 8, 9 et 10 septembre. Cependant, plusieurs hypothèses sont avancées au cours de l'histoire sur l'origine de son nom...

Histoire

Mahul, dans son cartulaire, dit qu'une statue existait dans le mur d'enceinte de la porte de Toulouse et qu'à sa destruction celle-ci vint prendre place dans l'église St-Vincent. Sérieusement mutilée en 1793, le curé Pinel en aurait fait faire une réplique en 1803 qui serait celle que l'on voit aujourd'hui. "Paret" qui en occitan signifie mur, aurait donné son nom à la statue puisqu'elle s'y trouvait précisément, c'est l'opinion populaire défendue par l'Abbé Baichère. Ce dernier était alors membre de la Société des arts et sciences de Carcassonne. La seconde est que le mot parade est la traduction littérale qui signifie: Mère de Dieu (Dei para - Para Dei / Parade); elle avancée par Mahul. La troisième opinion est que parade vient du verbe patois "para" qui signifie protéger, défendre. Cette vierge serait donc celle du secours. Enfin la dernière, défend l'idée selon laquelle il s'agirait de la vierge parée, en patois "Bierjo parado". Dans la mesure où l'on sait que les costumes de la statue n'ont été apposés qu'à partir de 1822 par M. Bataillé, curé de la paroisse jusqu'en 1832, cette opinion n'es pas rationnelle.

Les indulgences

1. Une indulgence plénière accordée le 30 août 1905, à tous les fidèles qui, s'étant confessés et ayant communié, visitent l'église paroissiale de St-Vincent le 8 septembre, fête de la Nativité de la Sainte Vierge, où l'un des jours de l'octave et y prient pour la concorde des princes chrétiens, l'extirpation des hérésies, la conversion des pécheur et l'exaltation de notre sainte mère l'église. Cette indulgence est applicable aux défunts et a été concédée pour 10 ans.

2. Un indulgence de 300 jours qu'on peut gagner une fois par jour en récitant trois Ave maria devant l'image de N-D de la Parade. Elle a été accordée à perpétuité le 13 septembre 1905.

3. Une indulgence de 50 jours accordée par Mgr de Beauséjour, évêque de Carcassonne, aux fidèles qui récitent la prière à N-D de la Parade.

Cantique

1. Tous, à Carcassonne, chantons comme au ciel. de notre Madone le nom immortel.

2. Chantons la parade, titre glorieux. Nom cher au malade, cher au malheureux.

3. Notre église est belle, mais nous péférons, Vierge, la chapelle où nous vous prions.4. Le pauvre et le riche tombant à genoux près de votre niche ont recours à vous...

Refrain

Vierge, nous voici les Carcassonnais

Dont l'ardent amour ne faiblit jamais;

Attirés vers vous par de saints attraits,

Nous venons chanter vos bienfaits.

La statue de Notre-Dame de la Parade est dans une alcôve sombre... Encore faut-il savoir qu'elle existe. Qui s'offusquera donc de la voir ainsi cachée et dépouillée de ses habits? Où sont donc passées les parures qui ornaient la statue ? Quand on sait qu'un vitrail de l'église se trouve dans l'appartement d'un particulier situé dans la Bastide, plus rien ne doit nous étonner !

______________________________

© Tous droits réservés/ Musique et patrimoine/ 2015

Repost 0
Published by Il était une Foi
commenter cet article

Forum


Image Hosted by ImageShack.us
louis XX 01

Image Hosted by ImageShack.us

 


capetiens
(Pierre-Yves Guilain)
Cercle de réflexion royaliste

Heraldique-Noblesse
Joinville et ses princes
Amis et passionnés du Père-Lachaise
Pere-Lachaise
lescimetières
Généalogie, cimetières, patrimoine parisien
graveyart: sur les cimetières parisiens (en hollandais)

Histoires des souverains d'Europe et images de leurs tombeaux 

kaisergruft

(site sur les sépultures des Habsbourg notamment sur la crypte des Capucins)

MAISON CIVILE DU ROI. (1)

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)- Paris, 1816



Image Hosted by ImageShack.us

Introduction

  Accueil



Rois de France


Génobaud
roi Franc
(légendaire)
à la fin du IVe siècle
354-419
Sunnon
roi Franc des Ampsivares 
et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
388-xxx
Marcomir
roi Franc des Ampsivares 
et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
Pharamond
Image Hosted by ImageShack.us

Duc des Francs Saliens 

(légendaire)
ancêtre mythique des Mérovingiens
Clodion le Chevelu
Image Hosted by ImageShack.us

Duc des Francs saliens
428 - 448

Image Hosted by ImageShack.us
Duc des Francs saliens 
(incertain)
448 - 457
Childéric Ier
Image Hosted by ImageShack.us
Duc et Roi des Francs saliens
457 - 481
Clodomir
Image Hosted by ImageShack.us
Roi d'Orléans
511524
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Metz
(futur Austrasie)
511534
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie
511561
Roi des Francs
558561
Roi d'Austrasie
53454
Théodebald Ier
(Thibaut)
Roi d'Austrasie
548555
561567
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie 
Roi de Bourgogne
561592
Image Hosted by ImageShack.us
Roi d'Austrasie
561575
Roi d'Austrasie
Roi d'Austrasie
595 - 612
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Bourgogne
595613
Roi d'Austrasie
61261
sous la régence de Brunehilde
Roi de Bourgogne
Roi d'Austrasie
613
Roi de Neustrie
584629
Roi de Paris
595
629
Roi des Francs
613629
Roi des Francs (sans l'Aquitaine)
629639
Roi des Francs
632639
Caribert II
 Roi d'Aquitaine
629632
Roi de Neustrie, de Bourgogne
639657
Roi d'Austrasie
656657
Roi d'Austrasie
639656
Childebert III l'Adopté
Roi d'Austrasie
657662
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie, de Bourgogne
65767






Roi d'Austrasie
662675
Occupe la Neustrie
673675







Roi de Neustrie
673691
Roi des Francs 

(en fait uniquement de Neustrie)
L'Austrasie étant aux mains
de Pépin de Herstal
679
691

Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie, Bourgogne et Austrasie
675 - 676
Image Hosted by ImageShack.us
Roi d'Austrasie
676679
Clovis IV








Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
691695









Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
695711
Dagobert III









Roi des Francs de 711 à 715
Chilpéric II









roi des Francs de Neustrie et des Burgondes
de 715 à 719
puis de tous les Francs de 719 à 721.
C
lotaire IV


T
hierry IV









Childéric III
Image Hosted by ImageShack.us
roi des Francs, de Neustrie
de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

************

 

 


Pépin III le Bref
Image Hosted by ImageShack.us
Carloman Ier
Image Hosted by ImageShack.us
C
harles Ier
dit Charles le Grand
CHARLEMAGNE

Image Hosted by ImageShack.us
Louis Ier dit le Pieux
ou «le Débonnaire»
Image Hosted by ImageShack.us
Lothaire Ier
Image Hosted by ImageShack.us
Lothaire II

Image Hosted by ImageShack.us
C
harles II dit le Chauve
Image Hosted by ImageShack.us
Louis II dit le Bègue
Image Hosted by ImageShack.us
Louis III de France
Image Hosted by ImageShack.us
C
arloman II de France
Image Hosted by ImageShack.us
Charles III dit le Gros
Image Hosted by ImageShack.us
Eudes Ier de France
Robertin
Image Hosted by ImageShack.us
Charles III dit le Simple
Image Hosted by ImageShack.us

Robert le Fort
Image Hosted by ImageShack.us
Robert Ier de France

Image Hosted by ImageShack.us

Hugues le Grand
Image Hosted by ImageShack.us
Raoul Ier de France
aussi appelé Rodolphe

Image Hosted by ImageShack.us
Louis IV dit d'Outremer
Image Hosted by ImageShack.us
Lothaire de France
Image Hosted by ImageShack.us
Louis V dit le Fainéant
Image Hosted by ImageShack.us
Dernier roi de la lignée
des Carolingiens
Image Hosted by ImageShack.us

H
ugues Capet
Image Hosted by ImageShack.us
Robert II le Pieux
Image Hosted by ImageShack.us
Hugues II de France
Image Hosted by ImageShack.us
(1007-1025)
Roi de France associé
1017 - 1025
Henri Ier de France
Image Hosted by ImageShack.us
Philippe Ier de France
Image Hosted by ImageShack.us
Louis VI le Gros
Image Hosted by ImageShack.us
Louis VII Le Jeune
Image Hosted by ImageShack.us
Philippe II Auguste
Image Hosted by ImageShack.us

Louis VIII le Lion
Image Hosted by ImageShack.us

Louis IX (Saint Louis)
Image Hosted by ImageShack.us
Philippe III de France
dit le Hardi
http://www.visite-de-rouen.com/images/philippe_3.jpg
Philippe IV le Bel
image
Louis X le Hutin
http://www.livois.com/phpgedview/media/Louis_X_le_Hutin.jpg
Jean Ier le Posthume

image






Philippe V
le Long
http://www.livois.com/phpgedview/media/Philippe_V_le_Long.jpg
Charles IV le Bel
http://www.livois.com/phpgedview/media/Charles_IV_le_Bel.jpg
Valois
Philippe VI le Fortuné
http://www.france-pittoresque.com/rois-france/img/philippe-VI.gif
Jean II le Bon
image
Charles V le Sage
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0014/m502004_97de1712_p.jpg
Charles VI le Fol ou le Bien-Aimé
image
Charles VII le Victorieux
image
Louis XI de Valois
http://jargeau-tourisme.com/img/louis11.jpg
Charles VIII de Valois
image
Louis XII d'Orléans
image
François Ier d'Angoulème
image
Henri II d'Angoulème
image
François II d'Angoulème
image
Charles IX d'Angoulème
image
Henri III d'Angoulème
image