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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 23:00

8 Septembre 1212


        Reddition de Moissac

        Montfort reprend une à une un certain nombre de cités de l'Albigeois et du Quercy qui s'étaient révoltés contre l'occupation des croisés.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 23:00


    7 Septembre-11 Octobre 1240


        Raymond Trencavel se révolte et assiège Carcassonne

        Une armée surgit tout à coup des Corbières méridionales ...


    16 Novembre
        Soumission de Peyrepertuse

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 23:00
de juillet à septembre 1835: De la peste au choléra au XIXe siècle

De la peste au choléra au XIXe siècle

Les dimanches dans l'histoire

De juillet à septembre 1835, le choléra provoqua la mort de 20 Carcassonnais et de 333 Audois. Or, ce type d'épidémie était jusqu'alors inconnu en France : du Moyen Âge au XVIIe siècle, les épidémies de peste furent une menace constante, que les curés s'efforçaient de conjurer lors de leurs oraisons dominicales en demandant à Dieu d'en préserver les populations, menacées également, il est vrai, de la famine et de la guerre. Cependant, la dernière peste qui frappa notre pays ravagea en 1720 Marseille, dont elle fit périr la moitié des habitants, environ 50 000 personnes, mais elle ne franchit pas le Rhône et épargna donc nos régions.

Curieusement donc, au siècle suivant, une autre épidémie, dont il n'était pas question précédemment, prend en quelque sorte le relais. Une raison de cette nouveauté est l'accélération des moyens de transport maritime, avec la taille croissante des voiliers, puis la navigation à vapeur. Jusqu'alors en effet, les malades éventuels étaient identifiés à bord du navire, lequel passait une quarantaine de jours, en principe, dans un lazaret comme celui de Marseille, ce qui permettait de détecter les autres cas. Désormais, le temps d'incubation étant plus court que celui de la traversée, les malades n'étant plus détectés avant de débarquer se dispersaient dans le pays d'accueil en répandant d'autant plus facilement l'infection que celle-ci est très contagieuse et que l'amélioration des transports routiers permettait des échanges plus rapides et plus intenses. Il faut ajouter que le vibrion du choléra, vibrio cholera, se trouve à l'état endémique dans la péninsule indienne, le Sud-Est asiatique et au Moyen Orient, pays avec lesquels les relations par mer s'intensifient au XIXe siècle, même avant l'ouverture en 1869 du canal de Suez.

On comprend mieux dans ces conditions l'épisode audois, qui s'inscrit en fait dans une grande pandémie dont fut victime l'Europe de 1829 à 1837 et fit pour la seule année 1832 plus de 100 000 morts en France, dont le Président du Conseil Casimir Perier ! Nous verrons prochainement les aspects locaux de cette catastrophe.

Galfano (G.), Le choléra dans l'Aude, s.d.

Claude Marquié

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 23:00

LECTURE DU LIVRE DU PROPHÈTE JÉRÉMIE 20, 7 - 9

 

7          SEIGNEUR, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ;
            tu m’as saisi, et tu as réussi.
            À longueur de journée je suis exposé à la raillerie,
            tout le monde se moque de moi.
8          Chaque fois que j’ai à dire la Parole,
            je dois crier, je dois proclamer :
            « Violence et dévastation ! »
            À longueur de journée, la parole du SEIGNEUR
            attire sur moi l’insulte et la moquerie.
9          Je me disais : « Je ne penserai plus à lui,
            je ne parlerai plus en son nom. »
            Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur,
            elle était enfermée dans mes os.
            Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir.

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         Jérémie nous décrit ici l’expérience spirituelle de persécution et de déchirement intérieur qu'il a vécue toute sa vie ; et il n'est pas le seul ; de nombreux autres prophètes et, plus tard, Jésus lui-même, ont affronté de telles situations1.

           Revenons à Jérémie, je vous rappelle le contexte de sa prédication : il a exercé son ministère pendant les quarante années qui ont précédé le désastre de Jérusalem en 587 av. J.-C. et la déportation à Babylone. Quarante années de décadence spirituelle, et son ministère, précisément, consistait à prédire la catastrophe : pas pour le plaisir de jouer les oiseaux de mauvais augure, évidemment, mais au contraire dans l’espoir d’obtenir in extremis la conversion du roi et du peuple.

         Il ne néglige rien pour alerter ses contemporains, s’il est encore temps ; mais eux-mêmes ne négligent rien non plus pour faire taire cet empêcheur de danser en rond. C’est dans ce contexte très polémique et donc très angoissant pour lui que sont nées ces confidences dont nous venons de lire un extrait, ce que nous appelons ses « confessions » ; malheureusement, le mot « jérémiades », qui vient de là, bien sûr, est devenu péjoratif, ce qui est tout à fait injuste ; car les confessions de Jérémie sont magnifiques, pleines de douleur, c’est vrai, mais plus encore pleines de foi et de passion pour la cause de son Dieu.

         Dans le texte d’aujourd’hui, par exemple, il nous livre le débat intérieur qui se joue au plus profond de lui : écartelé entre l’appel de Dieu qui le pousse à parler, et la sagesse humaine qui le pousse à se taire : « Je me disais : Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir. » Mais abandonner la partie serait abandonner ses concitoyens à leur triste sort et tromper la confiance de Dieu.

         On voit bien pourquoi ce texte nous est proposé ce dimanche où nous entendrons l’évangile de la confession de Pierre à Césarée. Quand Jésus avait demandé à ses disciples « Pour vous, qui suis-je ? » Pierre avait su répondre que Jésus était bien le Messie attendu ; mais aussitôt, Jésus avait dévoilé à ses disciples le sort qui l’attendait : la Passion, la croix, la mort, la résurrection ; je vous rappelle ce passage de l’évangile de saint Matthieu : « Pierre avait dit à Jésus : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. À partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. » Pierre, évidemment, s’était récrié : « Dieu t’en garde, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. » Mais Jésus l’avait traité de Satan et avait prévenu ses disciples qu’ils ne seraient pas mieux traités que leur maître : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. »

         Et il avait expliqué pourquoi : les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes, comme disait Isaïe ; un véritable prophète est donc inévitablement dérangeant pour les idées à la mode ; le feu dévorant de la parole de Dieu invitant à la conversion n’est pas fait pour plaire : « À longueur de journée je suis en butte à la raillerie, tout le monde se moque de moi » avoue Jérémie, et il ne cache pas qu’il lui arrive d’avoir peur. Il lui arrive d’entendre les gens parler dans son dos et comploter pour l’éliminer : « J’entends les propos menaçants de la foule » (Jr 20, 10).

         Le prophète est d’autant plus dérangeant qu’on n’arrive pas à s’en débarrasser : car s’il est vraiment l’envoyé du Seigneur, celui-ci lui donne la force de continuer malgré toutes les persécutions ; si bien qu’il n’y a pas moyen de le faire taire. On comprend bien pourquoi la persécution est inévitable.

         Par exemple, les versets qui précèdent notre lecture d’aujourd’hui nous décrivent un épisode particulièrement difficile de la vie du prophète : Jérémie avait tellement cassé les oreilles de tout le monde dans le Temple avec tous ses reproches que le prêtre Pashehour l’avait fait attacher au pilori la tête en bas, sur la place publique ; le lendemain, quand Pashehour en personne est venu le détacher, pensant que cette rude punition l’avait enfin calmé, Jérémie avait repris de plus belle et s’en était pris carrément à Pashehour lui-même.

         Et pourtant, ces confessions de Jérémie, empreintes de douleur, sont en même temps un aveu de la passion dévorante qui le brûle et, finalement, illumine sa vie : « SEIGNEUR, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi. » Il se plaint, oui, mais il ne donnerait pas sa place à un autre. « La Parole était comme un feu brûlant dans mon cœur. »

         Ce feu dévorant fait évidemment penser à la phrase du psaume 68 : « Le zèle de ta maison me dévorera », qui exprime bien la persécution endurée par tous les prophètes ; pour commencer, ce fut le cas du peuple d’Israël lui-même, investi d’une mission prophétique au service des nations. Tout au long de son histoire, il a cherché à rester fidèle à sa mission et cela lui valut par moments de terribles persécutions.

         Puis ce fut le cas de tous les prophètes, les uns après les autres, parmi lesquels Jérémie ; et, bien sûr, les premiers chrétiens ont relu la vie de Jésus de la même manière. Comme Jérémie, Jésus a finalement été réduit au silence. Mais rien ne peut faire taire la Parole de Dieu : le Christ est ressuscité ; et désormais nous savons qu’un jour viendra où les hommes écouteront la Parole et y trouveront enfin leur lumière. Qui accepte de perdre sa vie la sauvera, la sienne et celle des autres.

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Note

On lit un texte tout à fait semblable de Jérémie dans la liturgie du douzième dimanche ordinaire de l’année A : Jr 20, 10-13.

Compléments

« Le zèle de ta maison me dévorera » : saint Jean, lui, a appliqué cette phrase à Jésus ; comme Jérémie, il a prêché à Jérusalem, et comme lui, il a été amené à déplaire ; et comme lui encore, il a risqué sa vie pour continuer à annoncer à temps et à contre-temps la parole qui aurait pu sauver ses contemporains, si seulement ils avaient bien voulu l’écouter. L’épisode que Jean a choisi pour évoquer la parole de ce psaume, c’est ce que l’on appelle la « purification du temple », c’est-à-dire le jour où Jésus a chassé les vendeurs du Temple de Jérusalem. Ce jour-là, d’ailleurs, Jésus citait une phrase de Jérémie : « Cette Maison sur laquelle mon nom a été proclamé, (dit Dieu, traduisez le temple), la prenez-vous pour une caverne de bandits ? » (Jr 7, 11).

PSAUME  62 (63), 2…9

 

2          Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube :       
            mon âme a soif de toi ;          
            après toi languit ma chair,     
            terre aride, altérée, sans eau.          

3          Je t'ai contemplé au sanctuaire,         
            j'ai vu ta force et ta gloire.
4          Ton amour vaut mieux que la vie :    
            tu seras la louange de mes lèvres !          

5          Toute ma vie je vais te bénir,
            lever les mains en invoquant ton nom.
6          Comme par un festin je serai rassasié :         
            la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.       

8          Oui, tu es venu à mon secours :        
            je crie de joie à l'ombre de tes ailes.
9          Mon âme s'attache à toi,       
            ta droite me soutient.

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           Ce psaume fait parfaitement écho à l’expérience spirituelle de Jérémie qui était l’objet de notre première lecture : il disait son déchirement intérieur, les agressions perpétuelles dont il était l’objet, mais aussi sa passion pour Dieu qui était plus forte que tout et l’aidait à tout supporter. C’est bien parce que, pour lui, « l’amour de Dieu valait mieux que la vie » qu’il trouvait la force de résister à toutes les menaces et à toutes les humiliations ; mais c’est pour cela aussi qu’on s’acharnait sur lui de plus belle.   

         Mais ce n’est pas pour parler de Jérémie que ce psaume a été composé. Serait-ce une prière du roi David ? Car le premier verset lui donne un sous-titre : « Psaume de David quand il était dans le désert de Juda », sous-entendu « quand il s’était réfugié dans le désert de Juda pour échapper à ses ennemis ».

Pour entrer dans l’esprit de ce psaume, nous allons nous intéresser à sa toute première ligne qui ressemble à un sous-titre et qu’on appelle la « suscription » : la voici : « Psaume de David quand il était dans le désert de Juda », sous-entendu « quand il s’était réfugié dans le désert de Juda pour échapper à ses ennemis ». Ce psaume se présente donc comme une prière que le roi David aurait composée lorsqu’il était traqué par des ennemis

         L’Ancien Testament rapporte au moins trois épisodes au cours desquels David a dû se réfugier dans le désert de Juda : je vous les rappelle : les deux premières fois, c’était pour échapper à la folie meurtrière du roi Saül, son prédécesseur ; Saül était devenu tellement jaloux du petit David à qui tout réussissait trop bien, qu’il a essayé à plusieurs reprises de se débarrasser de lui ; et David a dû s’enfuir dans le désert pour échapper au roi ; on trouve ces deux récits au premier livre de Samuel (22, 5 ; 23, 14).

         La troisième fois fut encore plus dramatique : celui qui pourchassait David et voulait le tuer c’était son propre fils Absalom, un peu trop pressé de récupérer le trône et donc de hâter la mort de son père. Le dit Absalom avait déjà prouvé que rien ne l’arrêterait puisque, quelques années plus tôt, il avait réglé le sort de son frère aîné. David n’a pas tout de suite compris le danger : il était un cœur pur, lui, et avait jusqu’au bout respecté la vie de son prédécesseur ; il ne pouvait pas imaginer une âme aussi noire que celle d’Absalom. Quand il a enfin compris, il était trop tard : Absalom était sur le point de conquérir Jérusalem ; il ne restait qu’une seule solution, la fuite. Et tout Jérusalem a vu son roi, humilié, fuir à pied la ville sainte, témoin jadis de sa splendeur, et monter en pleurant le mont des Oliviers. (2 S 15, 23-28). Sa cause était perdue, tout le monde le savait : David était à pied, Absalom le poursuivait à cheval... c’est tout dire. Et on prête à David les paroles de ce psaume : « Ton amour vaut mieux que la vie ».         

         Mais nous avons déjà vu que les indications en tête des psaumes (ce que l’on appelle la suscription) ne désignent pas l’auteur du psaume, ici le roi David : ce psaume-ci en particulier recèle plusieurs allusions trop claires au Temple de Jérusalem que, bien sûr, David n’a pas connu puisque le temple n’a été construit que par son fils Salomon.

         Je reviens au sous-titre de ce psaume : il indique plutôt un état d’esprit. « Psaume de David », ici, signifie « à la manière de David, l’assoiffé de Dieu. La prière « Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi. » a pu être celle du roi David qui était un homme de prière, c’est certain. Mais  elle est également celle de toutes les générations du peuple élu, à toutes les époques de son histoire : depuis l’aube des temps (traduisez depuis Abraham) et jusqu’à la fin, jusqu’à la venue du JOUR.

         Et, là-bas, dans ce pays qui sait être torride, l’expérience de la sécheresse, souvent, de la famine parfois, donne tout son poids aux images employées : « Après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau. »

         Dans les périodes les plus dramatiques, (et Dieu sait s’il y en a eu) la prière ne prenait que plus de force : pendant l’Exil à Babylone, par exemple, on a connu cette soif de l’âme ; « mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair » et on se remémorait les joies passées des célébrations au Temple de Jérusalem : « Je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire. » Seul ce souvenir pouvait fortifier la foi et la volonté de rester fidèle dans le milieu idolâtre où on était plongés.

      De retour d’Exil, le peuple rend grâce : « Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes » ; ce sont les ailes des chérubins qui recouvrent l’Arche d’Alliance dans le Saint des Saints, d’abord ; mais elles rappellent aussi les ailes du grand aigle du désert qui protège sa nichée quand il lui apprend à voler : et Moïse avait repris l’image au compte de Dieu pour exprimer de quelle sollicitude il avait entouré son peuple : « Je vous ai portés sur des ailes d’aigle », avait dit Dieu (Ex 19, 4 ; Dt 32, 10-11).

         Dans ces conditions, bien sûr, les paroles de louange viennent d’elles-mêmes : « Tu seras la louange de mes lèvres  ! Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom.  Comme par un festin je serai rassasié : la joie sur les lèvres, je dirai ta louange. » (Le mot « festin » fait référence aux repas de communion qui suivaient certains sacrifices au Temple de Jérusalem).

         Et puis, il y a eu des périodes plus terribles encore, celles des persécutions : au deuxième siècle av. J.-C., par exemple, il a fallu affronter la terrible persécution du roi grec, Antiochus Épiphane ; et nombre de Juifs sont morts, au nom de leur foi, en disant : « Ton amour, Seigneur, vaut mieux que la vie ».

         Aujourd’hui encore, les croyants peuvent dire de toute leur âme : « Ton amour vaut mieux que la vie » : ce verset résonne particulièrement en ce dimanche où nous entendrons Jésus dire à ses disciples : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. » (Mt 16, 25).

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Complément

- Jérémie… Élie, même combat : « Je suis passionné pour le Dieu des puissances, mais on cherche à m’ôter la vie. » (1 R 19, 10).

LECTURE  DE LA LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX ROMAINS  12, 1 - 2

 

1          Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu,
            à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –,
            en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu :
            c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte.
2          Ne prenez pas pour modèle le monde présent,
            mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser
            pour discerner quelle est la volonté de Dieu :
            ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.
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         « Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu » : quelle magnifique entrée en matière ; jusqu’ici, en fin de compte, Paul n’a parlé que de cela, « la tendresse de Dieu ». Les onze premiers chapitres de la lettre aux Romains ont traité apparemment de questions doctrinales ; les grands thèmes de la théologie de Paul ont été longuement et profondément exposés : la puissance de la grâce, l’universalité du péché, la justification par la foi, le mystère pascal, l’action de l’Esprit, le salut promis et donné à tous. Mais tout ceci revient toujours à cet unique sujet, la tendresse de Dieu.

         Maintenant, comme dans toutes ses lettres, Paul tire pour ses lecteurs les conséquences de son enseignement : car la découverte de cette immense tendresse de Dieu ne peut que bouleverser, ou plutôt irriguer désormais toute notre vie. « Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu... ». Ce qu’il va dire maintenant est en lien étroit avec tout ce qu’il a écrit jusqu’ici, notamment dans les dernières lignes du chapitre précédent ; je vous en rappelle quelques mots : « Dieu veut faire à tous miséricorde... » suivis immédiatement de l’hymne d’action de grâce que nous avons lue dimanche dernier : « Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! »

         Donc, dit saint Paul, il n’y a pas à hésiter : à ce Dieu si étonnant par sa tendresse et sa volonté de sauver toute l’humanité sans exception, sa puissance inouïe de pardon, une seule réponse est possible : celle de l’abandon et de la confiance ; accorder toute notre vie, toute notre personne à cette réalité bouleversante, nous offrir à Dieu pour qu’il accomplisse en nous son œuvre. « Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c’est là pour vous l’adoration véritable. » On sait que le verbe « sacrifier - sacrum facere » veut dire « rendre sacré » ; on pourrait donc traduire ainsi : « Je vous exhorte à faire de vos personnes, de votre vie, une chose sacrée, une chose divine. »

         Pierre le dira autrement en affirmant avec force que cela est possible : « La puissance divine nous a fait don de tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa puissance agissante. Par elles, les biens du plus haut prix qui nous avaient été promis nous ont été accordés, pour que par ceux-ci vous entriez en communion avec la nature divine. » (2 P 1, 3-4). Nous sommes donc invités à la démarche qu’exprimait déjà le psaume 40 (39) : « Tu ne voulais ni offrande, ni sacrifice, tu m’as façonné un corps ; tu ne voulais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit voici, je viens » (Ps 40, 7-8). On est en droite ligne de l’enseignement du prophète Michée : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien, ce que le SEIGNEUR exige de toi : rien d’autre que de respecter le droit, aimer la fidélité, et marcher humblement avec ton Dieu. » (Mi 6, 8).

         Je reprends le texte : « Offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c’est là pour vous l’adoration véritable », nous dit saint Paul, d’après notre traduction ; mais si on scrute un peu les mots qu’il emploie, on s’aperçoit que le mot « véritable » de notre texte traduit le mot grec « logikos », au sens de conforme à la raison, à la logique : il est « logique » de vous comporter ainsi, dit Paul, cela est conforme à ce que Dieu a fait pour vous : pour le dire autrement, c’est la conséquence tout simplement de notre découverte de la tendresse de Dieu. Cette attitude est la réponse logique à l’œuvre de Dieu pour nous. Il ne s’agit pas de gestes extérieurs, mais d’un culte qui nous engage vraiment, totalement, qui nous transforme en profondeur (le mot « logikos » en grec a également ce sens-là) : Paul consacrera la suite de la lettre aux Romains à présenter la nature de l’engagement chrétien : chacun, en fonction de ses dons et qualités, est invité à tenir sa place dans la mission de l’Église qui est le service de tous les hommes. Cet engagement est une participation active à la « volonté de Dieu » : cette volonté « que tous les hommes soient sauvés, c’est-à-dire parviennent à la connaissance de la vérité » (comme dit Paul ailleurs, dans la première lettre à Timothée (1 Tm 2, 4).

         Cela exige sans doute que nous acceptions chaque jour de « nous transformer en renouvelant notre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. » Accepter de « renouveler notre façon de penser » est pour nous, parfois, une véritable conversion. Car, trop souvent, « nos pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes », comme l’a reproché Jésus à Pierre, à Césarée de Philippe (Mt 16, 23 : notre évangile de ce dimanche). Mais l’Esprit nous a été donné pour susciter en nous ce renouvellement : « Il nous mènera vers la vérité tout entière », nous a promis Jésus le dernier soir (Jn 16, 13).

         Cela exige également que nous acceptions de ne pas « prendre pour modèle le monde présent », ce qui est peut-être la chose la plus difficile à faire, pour les Romains du temps de Paul, comme pour nous. La véritable liberté consiste à frayer notre chemin, quelles que soient les sirènes de la mode ; et Paul s’est assez plaint dans les premiers chapitres que ses interlocuteurs se soient égarés.

         Aimer le monde sans être esclaves des comportements du monde exige une vigilance de tous les instants : c’est logique pourtant, comme dit saint Paul, quand on baigne dans la tendresse de Dieu ; mais nous savons tous que ce n’est pas facile ! Jésus le savait mieux que nous ; et ce n’est pas un hasard si ce fut justement l’objet de sa prière pour ses disciples, le dernier soir : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais. » (Jn 17, 15).

ÉVANGILE  DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT MATTHIEU 16, 21 – 27

 

21      En ce temps-là,
          Jésus commença à montrer à ses disciples
          qu’il lui fallait partir pour Jérusalem,
          souffrir beaucoup de la part des anciens,
          des grands prêtres et des scribes,
          être tué, et le troisième jour ressusciter.
22      Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches :
          « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. »
23      Mais lui, se retournant, dit à Pierre :
          « Passe derrière moi, Satan !
          Tu es pour moi une occasion de chute :
          tes pensées ne sont pas celles de Dieu,
          mais celles des hommes. »
24      Alors Jésus dit à ses disciples :
          « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,
          qu’il renonce à lui-même,
          qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.
25      Car celui qui veut sauver sa vie la perdra,
          mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
26      Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier,
          si c’est au prix de sa vie ?
          Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?
27      Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges
          dans la gloire de son Père ;
          alors il rendra à chacun selon sa conduite.

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         Ce récit fait suite à la mémorable profession de foi de Pierre que nous avons entendue dimanche dernier : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » ; cette affirmation lui a valu cette réponse de Jésus : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela (sous-entendu tu ne l’as pas deviné tout seul), mais mon Père qui est aux cieux. » Comme toute béatitude, celle-ci, « Heureux es-tu » sonne comme un compliment (et quel compliment !) mais aussi comme un encouragement. Et effectivement, il faudra beaucoup de courage à Pierre pour rester fidèle à cette première profession de foi. Car il n’en connaît pas encore toute la portée, Jésus n’a pas fini de le surprendre.

         En effet, celui-ci vient d’accepter au moins implicitement la reconnaissance par Pierre de son titre de Messie (« C’est mon Père qui t’a révélé cela ») et aussitôt après il présente son programme qui ne cadre nullement avec l’idée qu’on se faisait communément du Messie : « À partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup... » C’était le monde à l’envers : un roi sans armes ni privilèges... Pire, un roi maltraité et apparemment consentant... Il parle de souffrir beaucoup et d’être même mis à mort !

         Quelle idée ! Pierre a quelque raison de s’insurger. Comme beaucoup de ses contemporains, il attendait un Messie-roi, triomphant, glorieux, puissant, et chassant une bonne fois de Jérusalem l’occupant romain. Alors ce qu’annonce Jésus est inacceptable, le Dieu tout-puissant ne peut pas laisser faire des choses pareilles ! On pourrait presque intituler ce texte : « Le premier reniement de Pierre », premier refus de suivre le Messie dans la souffrance.

         Jésus affronte ce refus spontané de Pierre comme une véritable tentation pour lui-même et il le lui dit avec véhémence : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute1, tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Que nos vues soient spontanément « humaines », quoi de plus naturel ! Mais il nous faut laisser l’Esprit les transformer, parfois les bouleverser complètement, si nous voulons rester fidèles au plan de Dieu. Au passage, nous voyons que Jésus n’a pas affronté des tentations seulement une fois pour toutes au début de son ministère (Mt 4, 1-11), mais plusieurs fois au cours de sa mission, il a rencontré des « occasions de chute ».

         Comme dit Paul dans la deuxième lecture de ce dimanche, il nous faut accepter de laisser l’Esprit de Dieu transformer complètement nos façons de voir : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. »

         Et là nous risquons d’avoir des surprises ; car les manières de Dieu sont toutes différentes de nos propres manières de voir. Il ne faut jamais perdre de vue la fameuse phrase d’Isaïe (c’est Dieu qui parle) : « Vos pensées ne sont pas mes pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins, oracle du SEIGNEUR. C’est que les cieux sont hauts par rapport à la terre : ainsi mes chemins sont hauts par rapport à vos chemins, et mes pensées par rapport à vos pensées. » (Is 55, 6-8).  « Si je comprenais Dieu, ce ne serait pas Dieu » disait saint Augustin. Il nous faut donc accepter d’être surpris : les apôtres et tous les Juifs de leur temps l’ont été, Pierre le premier.  de rares exceptions près, ils avaient prévu un Messie puissant, triomphant ; or Jésus est aux antipodes de ces belles prévisions.

         Le dessein de Dieu, nous le savons, ce n’est rien d’autre que le salut du monde, c’est-à-dire la naissance de l’humanité nouvelle, celle qui ne vivra que de tendresse et de pitié, à l’image de Dieu lui-même. Or, le salut des hommes, c’est-à-dire notre conversion totale et définitive à l’amour et au pardon, à la fraternité et à la paix, au partage et à la justice, ne peut pas se faire par un coup de baguette magique : où serait notre liberté ?

         Le salut des hommes passe donc inévitablement par une lente transformation des hommes ; et comment transformer les hommes sans leur en montrer le chemin ? Alors, il fallait bien que Jésus emprunte jusqu’au bout le chemin de douceur, de bonté, de pardon, si l’on veut avoir quelques chances que nous l’empruntions à notre tour. C’est pour cela que Jésus, expliquant sa passion et sa mort aux disciples d’Emmaüs, leur dit « il fallait », au sens de « il fallait malheureusement ».

         Le plan de salut de Dieu ne s’accommode donc pas d’un Messie triomphant : pour que les hommes « parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2, 4), il faut qu’ils découvrent le Dieu de tendresse et de pardon, de miséricorde et de pitié : cela ne se pourra pas dans des actes de puissance mais dans le don suprême de la vie du Fils : on comprend mieux alors cette phrase de Jésus : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 13). Seule cette suprême preuve d’amour peut nous amener à emprunter à notre tour le chemin de l’amour.

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Note

1 – « occasion de chute » : le mot employé par Jésus signifie « pierre d’achoppement », la pierre qui fait trébucher. Voici encore l’une des facettes de la vie des disciples, dont Pierre est un exemple-type (cf l’épisode de la marche sur les eaux) : nos fragilités, nos doutes peuvent devenir pierres d’achoppement pour nous ou pour les autres.

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 23:00
Le Saint-Suaire de Carcassonne a t-il enveloppé le corps du Christ ?
Le Saint-Suaire de Carcassonne a t-il enveloppé le corps du Christ ?

Le Saint-Suaire de Carcassonne a t-il enveloppé le corps du Christ ?

http://musiqueetpatrimoine.blogs.lindependant.com/archive/2015/09/03/le-saint-suaire-de-carcassonne-213786.html

Carcassonne est l'une des villes au monde à posséder depuis le XIIIe siècle, une relique en étoffe qui aurait servi à envelopper le corps de Jésus après sa mort. La plus connue d'entre elles, est bien entendu le suaire de Turin. Grâce au travail remarquable de Claude-Marie Robion et de Michelle Fournié, nous en savons davantage sur l'origine, le parcours et la nature de ce linceul.

Origines

Selon le R.P Bouges et Alphonse Mahul, ce Saint-Suaire aurait été rapporté d'Orient par deux frères Augustins. La date de 1298 que donne le R.P Bouges correspond avec le départ des Occidentaux après la prise de Saint-Jean d'Acre. Elle coïncide également avec la construction à la fin du XIIIe siècle, de la nouvelle église des Augustins. La légende prétend que la relique aurait choisi elle-même Carcassonne puisque les frères ne trouvant pas le chemin de Toulouse où ils souhaitaient la déposer, la laissèrent dans la ville basse. A la fin du XIVe siècle, un nouvel oratoire aurait été bâti dans le couvent des Augustins pour le Saint-Suaire. Il concurrence celui de Cadouin, déposé à Toulouse.

Le procès

En 1403, les moines cisterciens de Cadouin intentent un procès pour récupérer le suaire de Carcassonne. Ils prétendent qu'il est une partie de celui de Cadouin, dérobé par les R.P Augustins et demandent la destruction de l'oratoire de Carcassonne et la restitution des émoluments. En fait, le suaire des Augustins concurrence directement celui conservé à Toulouse dans le collège Saint-Bernard. Les deux rapportent des offrandes grâce aux miracles qu'ils produisent et dûment constatés. Le 12 novembre 1403, le pape Benoît XIII remet le suaire comme possession des Augustins, avec défense aux abbés de Cadouin d'intervenir contre eux à l'avenir. Le jugement est signifié le 13 décembre 1403. Un jugement royal de Charles VI va dans le même sens, le 22 mars 1404.

Les miracles

Onze miracles début 1403 et quarante-sept fin à la fin de cette année, on été constatés d'official du diocèse d'après le procès.

"Le père Bouges en détaille quatre : celui d'Isabeau Albumen, trente ans, qui accablée de douleurs n'avait pu parler pendant quinze jours ; elle réussit à parler à la suite d'un voeu au suaire de Carcassonne ; ayant comparu devant l'official, elle dit croire que ce suaire était un de ceux qui enveloppèrent le corps du Christ. Elle en avait entendu parler par Flore, épouse de Pierre Brungerie qui avait été guérie d'une maladie aux yeux dont il a souffert pendant quinze ans. Jeanne Marini, elle, a été affectée d'une fluxion aux yeux pendant huit mois ; du miracle dont a bénéficié Paul Tussens, un chanoine de la cathédrale, et de sept autres miracles nous ne saurons rien. (Michelle Fournié)

L'ensemble de ces miracles a fortifié le culte au suaire de Carcassonne. La confrérie fondée peu avant 1397 s'étend à la fin du Moyen-âge au Languedoc, Catalogne, Aragon, Royaume de Navarre, Royaume de Valence. Les ostentions attirent près de 10 000 pèlerins.

Après une période de déclin aux XVIIe et XVIIIe siècles, le suaire est solennellement transporté à l’hôpital en 1791. Les ostensions, très rémunératrices, se poursuivent pendant tout le XIXe siècle. Confié à un notaire de la ville en 1795, le suaire est restitué à l’évêque en 1802 et réintègre la chapelle de l’hôpital en 1803. Au début du XXe siècle, il est transféré dans une chapelle de l’église Saint-Michel devenue cathédrale. Le culte s’interrompt de manière progressive et sans ordonnance épiscopale.

Les doutes

Le suaire de Carcassonne

Après que l'on a finalement désigné le suaire de Cadouin comme étant un manteau médiéval fabriqué vers 1100 en Égypte pour un émir arabe, les doutes se lèvent au sein de l'évêché de l'Aude sur l'origine de celui de Carcassonne dans les années 1930. En 1970, le linceul est transféré dans le trésor de la cathédrale Saint-Michel. En 1991, une datation au carbone 14 réalisée par un laboratoire de l'université d'Oxford, révèle qu'il s'agit d'un tissu de la fin du XIIIe siècle.

Note du blog

Comme pour les suaires de Cadouin ou de Turin, il n'y eut pas de miracle ; la science a parlé. Il n'en demeure pas moins que pour les deux derniers cités, la dévotion et la curiosité attirent encore des milliers de visiteurs. Ils sont exposés à la vue du public sinon comme des objets de culte, tout du moins comme des instruments de légende et d'histoires. À Carcassonne, c'est tout à fait différent. Le suaire est enfermé à double tour dans une commode de la sacristie de la cathédrale Saint-Michel. L'abbé refuserait systématiquement à toute personne de le voir, prétextant qu'il s'agit d'un objet de culte. Le carbone 14 a surtout révélé qu'il s'agissait d'un objet historique. D'après mes sources, ce linceul est la propriété de l'état puisqu'il se trouve dans la cathédrale ; il serait classé à l'inventaire des monuments historiques.

Pourquoi donc Carcassonne se priverait-elle de la manne touristique, qui pourrait découler de l'exposition dans une vitrine de ce tissu ? Avec quelques oboles laissées à la discrétion des visiteurs, l'évêché pourrait même envisager de financer la restauration de l'église des Carmes. Voilà donc une suggestion que je laisse à votre jugement, sans présumer bien sûr de la mentalité de certains dans cette ville à ne regarder que les intérêts particuliers.

Sources

Le Saint suaire de Carcassonne au Moyen-âge / Michelle Fournié/ Bull. SESA. Tome 110. 2011

Une relique dans la ville / Claude-Marie Robion/ Bull.SESA. Id

sanctuaires.coldev.org

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 23:00

Mémoire du Bienheureux Jean-François Bousquet

prêtre martyr de la Révolution française
Prêtre canoniste

Originaire de Ginestas et ses compagnons


Martyrs de la Révolution massacrés à Paris le 02 septembre 1792

Parmi les victimes des massacres de septembre:

prêtre du diocèse de Narbonne, demeurant à Paris dans la maison des Eudistes, incarcéré aux Carmes, martyrisé à Paris en 1792.
 (site des catholiques de l'Aude)

 
NAISSANCE: le 8 janvier 1751 à Ginestas (Aude)

ARRESTATION: à la maison des Eudistes à Paris

INCARCERATION: aux Carmes

Il écrit une lettre à Barrère pour demander sa libération.

Barrère communique le 1er septembre la lettre à Danton qui
répond :

“Votre ami sera demain en liberté”


DATE MARTYRE: le 2 septembre 1792

OEUVRES: Plusieurs publications subventionnée
à deux reprises par l'Assemblée du clergé de France
sur proposition de l'Archevêque d'Arles.

ARCHIVES: Arch prov. fr Cie de Jésus : CR Daubanel
n° 1

BIBLIOGRAPHIE: -J. Grente : "Les martyrs de septembre 1792 à
Paris", Téqui Paris 1926, page 179

 

L'un d'entre eux, le RP Jean-François Bousquet, Eudiste, était originaire de notre diocèse

 

Bienheureux Jean-François Bousquet

prêtre martyr de la Révolution française (✝ 1792)

Jean-François Bousquet, né à Ginestas en 1751, prêtre du diocèse de Narbonne, demeurant à Paris dans la maison des Eudistes, incarcéré aux Carmes, martyrisé à Paris en 1792. 

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 23:00

Le voyage de Sa Majesté le Roy Louis XIV à Carcassonne en 1660

http://musiqueetpatrimoine.blogs.lindependant.com/archive/2015/09/02/le-voyage-de-sa-majeste-le-roy-louis-xiv-a-carcassonne-en-16-213768.html

En ce 300e anniversaire de la mort de Louis XIV qu'on ne célèbrera pas à Carcassonne - pas plus que l'on a célébré celui de Saint-Louis, alors même que cela aurait fait parler de notre ville en des termes bien plus élégants que les jeux du cirque de l'espace Jean Cau - nous allons évoquer le séjour du Roi soleil le premier jour de l'an de grâce 1660.

Le voyage en Languedoc

Après la signature du traité des Pyrénées le 7 novembre 1659, le roi se rend le 8 novembre au Couvent des Augustins de Toulouse pour le Te Deum. Le lendemain, il reçoit en cette ville le duc Charles de Crécy porteur du traité de paix avec l'Espagne, ainsi que le texte du contrat de mariage avec l'infante Marie-Thérèse d'Autriche. Préparé à Saint-Jean-de-Luz, les documents officiels ont été signés par le cardinal Mazarin et Don Luis de Haro.

Le 21 novembre, à l'occasion de la Présentation de la Vierge Marie, le Roi va faire ses Dévotions en l'église de St Etienne, puis le lendemain, à deux lieues de Toulouse à la rencontre du cardinal Mazarin qui arrive de St Jean de Luz. Le 24 novembre, Louis XIV accorde une audience aux Députés de la Cour des aides et de la Cour des comptes de Montpellier qui lui sont présentés par l'évêque d'Albi (Gaspard de Daillon de Lude).

28 novembre: le Roi fait la revue de son régiment des gardes françaises et suisses et accorde ensuite une audience aux députés de Montauban. 30 novembre: le Roi reçoit le maréchal duc Antoine III de Gramont de Toulonjon, de retour de son ambassade à Madrid. Le 2 décembre 1659: A l'occasion de la fête de St FRançois Xavier, le Roi va entendre la messe en l'église professe des Jésuites.

3 décembre: Le Roi assiste à la représentation d'une pièce intitulée "le siècle d'or captif mis en liberté par la paix, jouée par les écoliers de la maison professe des Jésuites de Toulouse. Toujours dans cette même ville, le Roi reçoit le 6 décembre des envoyés des villes de Mayence et de Cologne. 15 décembre: Le Roi accorde son audience de congé à l'ambassadeur de Venise, Francesco Giustiniani et reçoit les députés de Provence. 21 décembre: Le Roi fait faire l'exercice à ses mousquetaires dans le jardin de l'archevêché de Toulouse. 23 décembre: Le Roi reçoit le sieur Francesco Bellizani, résident du prince de Mantoue, Charles III de Gonzague, pour son audience de congé. Les 24 et 25 décembre: A Toulouse, le Roi commence par entendre les matines de Noël en l'église des Augustins déchaussés, puis assiste au même endroit aux trois messes. Le matin, il se rend à St-Etienne pour entendre celle qu'y célèbre l'archevêque pierre de Marca. L'après-midi, il y retourne pour la prédication du père Félix Cueillens, cordelier. Le 28 décembre: la famille royale quitte Toulouse et va coucher à Villefranche de Lauraguais. Le 29 décembre: La famille royale quitte Villefranche de Lauraguais et prend la route de Castelnaudary.

À Carcassonne

La famille royale arrive au soir du 30 décembre 1659. Elle est accueillie par François de Roux, juge-mage de Carcassonne et passe la nuit en son hôtel particulier.

L'Hôtel Roux d'Alzonne (Collège André Chénier depuis 1922) dans lequel le Roi Louis XIV a dormi pendant ses deux jours à Carcassonne. Ne cherchez pas une plaque historique le rappelant c'est inutile... Juste en face se trouve la maison natale du poète révolutionnaire Carcassonnais Fabre d'Églantine ; même réflexion.

© AAVCC

L'ancien Couvent des Augustins, construit en 1283 et rasé en 1792. S'y tinrent les "États généraux du Languedoc" en 1569.

"Pendant le temps que ce Prince demeura dans cette ville, il entra plusieurs fois dans l'église des Augustins. Un jour il y entendit la messe, fit les dévotions ; visita avec toute la Cour le Saint Suaire* , et passa ensuite dans le cloître, où il toucha environ quatre cens malades, auxquels il fit distribuer une aumône considérable, mais plus grande aux étrangers qu'aux François." (R.P Bouges / 1741)

© Google

Dans la rue des Études, sur l'actuel emplacement de la résidence "Les Augustins" a été mis à jour lors de sa construction dans les années 1990, l'ancienne église rasée à la Révolution dans laquelle le roi entendit la messe.

Une plaque rappelle l'histoire du lieu

Le départ du Roi

Le 2 janvier: Le Roi quitte Carcassonne pour Pouzols. Le 3 janvier: La famille couche à Béziers. Le 4 janvier: La famille royale couche à Mèze. Le 5 janvier: La famille royale arrive à Montpellier. Le 8 mars 1660: La famille Royale quitte Marseille et retourne à Aix. Le 12 mars, il se rend à Aix où il fait la revue de 600 hommes choisis dans le régiment des gardes pour l'accompagner à St Jean de Luz. puis il se dirige vers Lambesc puis Saon. Il couche à Arles le 18 mars. Le 19 il arrive à Avignon. Le 27 mars, il part pour Orange et revient à Avignon. Le 1er avril, il est à Nîmes et le lendemain à Montpellier.

Le 7 avril il quitte Montpellier pour Pezenas. Le 8, il séjourne à Narbonne dans l'archevêché. Le 9 avril il entend la messe en la cathedrale St Just puis il quitte Narbonne pour Sigean. Le 10 il se rend à Perpignan. De perpignan le 14 avril, il repart à Sigean et Leucate. Le 15 avril, la famille royale repasse à Narbonne.

Retour à Carcassonne

Le 17 avril, le roi et son escorte repasse à Carcassonne.

" Le dix-septième du même mois il passa une seconde fois à Carcassonne avec la Reine mère dans l'église des Augustins, d'où il partit pour se rendre à St-Jean de Luz." (R.P Bouges / 1741)

Le 18 il quitte Carcassonne et va coucher à Castelnaudary où il retrouve le cardinal Mazarin arrivé le jour précedent. Le 19 il quitte Castelnaudary pour Villefranche de Lauraguais et va à Toulouse. Le 23 avril, il quitte Toulouse et couche à Auch le lendemain. Le 25 à Vic Faisanzac. Le 26 à Naugaro. Le 27, le roi arrive à Mont de Marsan et couche à Tartas. Le 30 avril, il arrive à Dax. Le 1er mai, il quitte Dax pour Bayonne. Le 8 mai, il se rend à St Jean de Luz.

Le 27 mai 1660, c'est le mariage par procuration. Le 9 juin, Louis XIV épouse l'infante d'Espagne, Marie-Thérèse d'Autriche.

Mariage de Louis XIV à St-Jean de Luz

Le 14 juin, il quitte St Jean de Luz pour Bayonne. Le 16, il quitte Bayonne pour Dax. Le 18 juin il se rend à Bazas (Tartas) et le 19 juin il couche à Mont de Marsan. Le 20 juin, le roi quitte Mont de Marsan pour arriver à Bordeaux le 23 juin. Le 27 juin, il quitte Bordeaux passe à Bourg et Blaye. Le 28 juin il quitte Blaye, passe par Etauliers et Brie et couche à Saint-Fort. Le 29 juin il arrive à Brouage. Le 30, il dîne au château d'Oléron et retourne coucher à Brouage. Le 1er juillet, il quitte Brouage pour Saint Jean d'Angély puis couche le 2 juillet à Melle. Le 3, il arrive à Lusignan. Le 4 juillet, il arrive à Poitiers pour se rendre à Richelieu. Le 7 il quitte Richelieu et finit son périple à Amboise.

* Carcassonne possède depuis le Moyen-âge un Saint suaire conservé par les Augustins. Ce linceul aurait servi, comme le suaire de Turin, a envelopper le corps du christ. Ce drap d'une dimension de 80 x 40 cm est actuellement dans une commode située dans la sacristie de la cathédrale Saint-Michel.

Source

Histoire ecclésiastique et civile de la ville et du diocèse de Carcassonne

R.P Bouges / M.DCC.XLI

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 23:00
1er septembre 1792: Carcassonne
1er septembre 1792: Carcassonne

Les principaux évènements

 

Les troubles qui éclatèrent de 1792 à 1795 eurent pour cause le ravitaillement en céréales et la question religieuse.

Beaucoup de blé circulait sur le canal du midi en direction du Bas-Languedoc.

 

En août 1792, les populations du Cabardès, redoutant la famine, se portèrent sur le port du Fresquel pour empêcher l'expédition des grains, puis menacèrent Carcassonne et massacrèrent le procureur général Verdier.

Les chefs de l'émeute, Jeanne la Noire et deux hommes furent arrêtés et guillotinés le 1er septembre 1792 à Carcassonne.

 

Jeanne-la-Noire, de l'Histoire à la légende

En décembre 1792, Jeanne Establet, veuve Dufis, est jugée et guillotinée pour le meurtre de Guillaume Verdier, procureur général du département. Quarante ans plus tard,, paraît « Jeanne- la -Noire », œuvre d'un jeune auteur, Edouard Ourliac (1813-1848) qui ne connaît des événements de 1792 que ce que la mémoire collective en a retenu d'une façon d'autant plus fragmentaire que lui-même vit essentiellement à Paris.

Dans ce roman pseudo-historique, Jeanne Establet, maîtresse éconduite de Verdier (rebaptisé Reynaud), dont elle a eu un enfant devient le général en chef d'un groupe de bohémiens ; la haine que lui inspire son ancien amant explique qu'elle soit à la tête de l'émeute au cours de laquelle elle le retrouve, ce qui lui permet de le tuer à coups de couteau, puis de l'achever en lui fracassant la tête sur une grosse pierre.

En pleine période romantique, E. Ourliac décrit une héroïne sauvage et passionnée, qui est une réplique de l'Esmeralda de V. Hugo dans « Notre-Dame de Paris » parue l'année précédente :

« Imaginez une belle tête espagnole… de grands yeux noirs aux cils ombreux, une bouche fraîche, hardiment découpée, des lèvres roses, des dents blanches… Un front large et uni, rayonnant comme celui d'une vierge de Murillo, au-dessus duquel étaient lissés et luisants de longs cheveux noirs comme du jais et doux comme la soie ; une peau brune, bien brune mais autrement piquante que la fade blancheur des femmes de la ville, ma foi ! »

De Jeanne Establet à Jeanne-la-Noire

Comment a pu se faire le transfert d'une modeste domestique âgée de 56 ans à cette pasionaria ?

Le nom de Jeanne Nègre apparaît par écrit pour la première fois le 1er décembre 1792 dans l'acte d'accusation qui mentionne : « Jeanne Establet, veuve Dufis, dite Jeanne Nègre, journalière dans cette ville ». Pour tenter d'expliquer ce changement de nom, il est nécessaire de revenir en arrière.

Le 15 août 1785, alors qu'elle habite près de l'évêché, l'actuelle préfecture, une violente querelle oppose Jeanne à un boucher qui l'avait ainsi apostrophé : « Putain, double putain, putain de tout le monde, maquerelle qui a fait noyer cinq enfants », à quoi Jeanne avait riposté de belle manière : « Fripon, coquin, qui a eu la vérole, qui est un putassier qui a tué sa femme ». S'en était suivi un pugilat, Jeanne avait porté plainte, plainte qu'elle avait retirée ensuite contre une honnête compensation financière. Après quoi, elle avait jugé prudent de changer de quartier.

Or, à côté de son nouveau domicile situé au pied de l'église Saint-Vincent, habitaient plusieurs membres d'une famille Nègre dont une femme, authentiquement Jeanne Nègre, qui possédait un atelier de tissage ; il est possible que, comme blanchisseuse, la veuve Dufis se soit trouvée au service de ce clan ; de là a pu naître le transfert de nom puis la déformation de Jeanne Nègre en Jeanne-la-Noire dans la mémoire locale, ce qui a inspiré Edouard Ourliac.

En 1840, un autre Carcassonnais, Adrien Génie, fait paraître un article intitulé « Une émeute à Carcassonne en 1792 ». Le climat politique s'est dégradé depuis 1832, divers épisodes violents ont inquiété l'opinion, comme l'agitation à propos d'un prêtre de Saint- Vincent ; une « populace mue par les partisans de l'anarchie » envahit l'église, le tocsin retentit et il faut faire intervenir la troupe pour évacuer l'édifice religieux ; l'affaire se solde par des dégradations et un mort. Aussi, pour Génie, Jeanne n'est plus seulement un personnage romantique, elle devient le symbole de l'anarchie, le chef de file des classes dangereuses. Ainsi, les Carcassonnais peuvent se dédouaner du meurtre de Verdier s'il a été le fait d'une étrangère, de surcroît femme de couleur venue de nulle part

En 1911, le commandant de Gain va encore plus loin : dans un ouvrage sur l'émeute du 17 août, il présente Jeanne comme une « bestiale étrangère », ce qui lui permet de s'en prendre d'une façon générale aux étrangers qu'il rend responsables des épisodes sanglants de la Révolution aussi bien que de la Commune de 1871 !

C'est cette image, bien éloignée de la réalité, associée à un nom exotique, qui va souvent perdurer jusqu'à nos jours, malgré de récentes recherches historiques.

Tassy (H.), Le soulèvement populaire du mois d'août 1792. : la répression. Bull. Sesa. 1993

 

Cazals (R.), Autour de la Montagne Noire au temps de la Révolution : Jeanne-la -Noire. Clef 89, Faol 1989.

Claude Marquié

 

 

Jeanne Establet, dite Jeanne la Negro à cause probablement de la couleur de sa peau, de son teint mat et basané, était la coupable idéale. Elle fut accusée d'avoir pris la tête du soulèvement populaire qui bloqua le canal, mis à sac la ville et provoqua la mort du procureur-syndic Verdier. Reconnue coupable par le jury elle fut condamnée à mort avec ses deux gardes du corps, Jean Chanard, journalier et François Boyer dit Paillasse, jardinier. Ils furent exécutés par décapitation sur la place des Halles au mois de décembre 1792.

 

L’exécuteur des hautes œuvres , habitait une maison située dans une tour ronde élevée au dessus de l'angle du rempart et bastion au levant de la ville basse de Carcassonne (bastion de la Figuière) à l'angle des boulevards Omer- Sarraut et de la Préfecture. Le bourreau touchait 25 livres par mois et chargé de balayer la place royale, il recevait une petite redevance des marchands qui s'y établissaient pour le marché. Conclusion : Pendant la révolution Française le Département de l'Aude n'a pas été, semble-t-il des plus virulents. Cette émeute fut probablement la seule d'une telle intensité et d'une telle violence. Elle secoua toute la ville et la population Citadine la plus touchée par la crise et par la misère en fut probablement le fer de lance. Quelques décennies plus tard la démolition systématique des maisons vieilles de plusieurs siècles, pour des raisons d’esthétisme, laisse un petit goût amer et un doute subsiste. Il ne faut pas oublier que le nom des rues baptisées rue Diderot ou rue Garribaldi furent débaptisées.

 

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 23:00


    Début Septembre Octobre 1216
        Incidents de Toulouse

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 23:00

Etats du Languedoc, tenus à Carcassonne

 

On excusa le baron de  Talayrau pour son absence

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Clodion le Chevelu
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Duc des Francs saliens
428 - 448

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Duc des Francs saliens 
(incertain)
448 - 457
Childéric Ier
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Duc et Roi des Francs saliens
457 - 481
Clodomir
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Roi d'Orléans
511524
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Roi de Metz
(futur Austrasie)
511534
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Roi de Neustrie
511561
Roi des Francs
558561
Roi d'Austrasie
53454
Théodebald Ier
(Thibaut)
Roi d'Austrasie
548555
561567
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Roi de Neustrie 
Roi de Bourgogne
561592
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Roi d'Austrasie
561575
Roi d'Austrasie
Roi d'Austrasie
595 - 612
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Roi de Bourgogne
595613
Roi d'Austrasie
61261
sous la régence de Brunehilde
Roi de Bourgogne
Roi d'Austrasie
613
Roi de Neustrie
584629
Roi de Paris
595
629
Roi des Francs
613629
Roi des Francs (sans l'Aquitaine)
629639
Roi des Francs
632639
Caribert II
 Roi d'Aquitaine
629632
Roi de Neustrie, de Bourgogne
639657
Roi d'Austrasie
656657
Roi d'Austrasie
639656
Childebert III l'Adopté
Roi d'Austrasie
657662
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Roi de Neustrie, de Bourgogne
65767






Roi d'Austrasie
662675
Occupe la Neustrie
673675







Roi de Neustrie
673691
Roi des Francs 

(en fait uniquement de Neustrie)
L'Austrasie étant aux mains
de Pépin de Herstal
679
691

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Roi de Neustrie, Bourgogne et Austrasie
675 - 676
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Roi d'Austrasie
676679
Clovis IV








Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
691695









Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
695711
Dagobert III









Roi des Francs de 711 à 715
Chilpéric II









roi des Francs de Neustrie et des Burgondes
de 715 à 719
puis de tous les Francs de 719 à 721.
C
lotaire IV


T
hierry IV









Childéric III
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roi des Francs, de Neustrie
de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

************

 

 


Pépin III le Bref
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Carloman Ier
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C
harles Ier
dit Charles le Grand
CHARLEMAGNE

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Louis Ier dit le Pieux
ou «le Débonnaire»
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Lothaire Ier
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Lothaire II

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C
harles II dit le Chauve
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Louis II dit le Bègue
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Louis III de France
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C
arloman II de France
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Charles III dit le Gros
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Eudes Ier de France
Robertin
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Charles III dit le Simple
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Robert le Fort
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Robert Ier de France

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Hugues le Grand
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Raoul Ier de France
aussi appelé Rodolphe

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Louis IV dit d'Outremer
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Lothaire de France
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Louis V dit le Fainéant
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Dernier roi de la lignée
des Carolingiens
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H
ugues Capet
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Robert II le Pieux
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Hugues II de France
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(1007-1025)
Roi de France associé
1017 - 1025
Henri Ier de France
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Philippe Ier de France
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Louis VI le Gros
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Louis VII Le Jeune
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Philippe II Auguste
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Louis VIII le Lion
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Louis IX (Saint Louis)
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Philippe III de France
dit le Hardi
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Philippe IV le Bel
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Louis X le Hutin
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Jean Ier le Posthume

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Philippe V
le Long
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Charles IV le Bel
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Valois
Philippe VI le Fortuné
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Jean II le Bon
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Charles V le Sage
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Charles VI le Fol ou le Bien-Aimé
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Charles VII le Victorieux
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Louis XI de Valois
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Charles VIII de Valois
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Louis XII d'Orléans
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François Ier d'Angoulème
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Henri II d'Angoulème
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François II d'Angoulème
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Charles IX d'Angoulème
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Henri III d'Angoulème
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