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 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 00:00

Jeudi 25 février 1858

9ème apparition

 

Trois cents personnes sont présentes.


"Allez boire à la fontaine et vous y laver. Vous mangerez de cette herbe qui est là."
Bernadette raconte :

"elle me dit d'aller boire à la source (…) je ne trouvai qu'un peu d'eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine puis la vision disparut et je m'en allai"

Devant la foule qui lui demande:

"Sais-tu qu'on te croit folle de faire des choses pareilles ? "

Elle répond seulement:
"C'est pour les pécheurs."

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 00:00
24 février 1815 Carcassonne François Fournier
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 00:00

 

Baron Charles- Luce Didelot

 

Préfet de l'Aude
ministre plénipotentiaire

et chambellan
né à Paris le 29 mars 1769
mort à Passy (Seine) le 1er novembre 1850
Parents:
Jean-François Didelot, fermier général 
d'Anne de la Pierre
était en 1786 régisseur général adjoint à son père, inspecteur principal et
fut nommé le 5 brumaire an V gérant de la manufacture de tabac du
Gros-Caillou.
Le 14 germinal an VIII il fut nommé préfet du Finistère

préfet de l'Allier le 3 pluviôse an IX puis envoyé en germinal an XI comme
ministre plénipotentiaire près la cour de Wurtemberg et fait commandeur de
la Légion d'honneur le 25 prairial an XII.

Le 13 janvier 1807 il fut envoyé extraordinaire près du roi de Danemark,
créé baron de l'Empire le 30 août 1811
et chambellan de l'Empereur le 16 novembre suivant.

Le 12 mars 1813 il fut nommé préfet du Cher
Préfet de l'Aude
Le 24 février 1819

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 00:00
1762: Le culte de sainte Anne à Saint-Nazaire (Carcassonne)

À Saint-Nazaire : la chapelle longtemps dédiée à sainte Anne.

Les dimanches dans l'histoire Le culte de sainte Anne à Saint-Nazaire

En 1762 les chanoines du chapitre de Saint-Nazaire, chargés d'assurer la liturgie dans la cathédrale, décident d'en réviser le nécrologe, document recensant toutes les fondations de messes demandées pour le repos de leur âme par certains donateurs; ces offices doivent être célébrés par exemple chaque année le jour anniversaire de leur mort.

La rédaction de ce texte, confiée au chanoine Birot qui présente son travail en 1775, a été étudiée par l'abbé Edmond Baichère en 1908.

Il nous fournit, pour la période allant du XIVe au XVIIIe siècle, outre la liste desdites messes, une foule de renseignements sur la vie religieuse de la Cité.

C'est ainsi qu'un culte particulier est rendu à sainte Anne, parce que la cathédrale possède une «main authentique» de la mère de la Vierge, ce qui a motivé depuis 1397 la création d'une confrérie pour «rendre plus solennel le culte à l'auguste aïeule du Sauveur du Monde».

Par la suite, Catherine de Médicis, lors de son passage dans notre ville en 1565 avait voulu voir cette relique qui lui fut apportée par le chapitre en ville basse, puis en 1634, Urbain VIII avait accordé une indulgence à tous les membres de la confrérie.

Aussi, chaque année, le 26 juillet, jour de la fête de la sainte, au matin, une procession faisait le tour de la Cité en portant la relique, laquelle était exposée comme toutes les autres sur le maître-autel pour la Toussaint puis enfermée dans le Grand Sacraire.

La chapelle de sainte Anne était la seconde du transept en regardant le maître-autel du côté gauche, mais en 1760 la chapelle du Saint Sacrement «du côté de la sacristie» lui fut dédiée et en 1765 l'évêque fit transporter son retable dans la chapelle Saint-Pierre.

On peut cependant remarquer que les Évangiles ne mentionnent nullement part le nom des parents de la Vierge, qui apparaissent seulement dans des textes des IVe-Ve siècles, «issus pour une large part de la tradition orale et qui pour certains été regardés avec suspicion par l'Église» (Enluminures en Languedoc, A.D, 2015)

Nous verrons prochainement l'histoire du reliquaire abritant cette fameuse main.

À Saint-Nazaire : la chapelle longtemps dédiée à sainte Anne.

(XIVe-XVIIIe siècle)

Claude Marquié

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 00:00

LECTURE DU LIVRE DES LÉVITES  19, 1-2 , 17-18

 

1     Le SEIGNEUR parla à Moïse et dit :
2     « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël.
       Tu leur diras :
       Soyez saints,
       car moi, le SEIGNEUR votre Dieu, je suis saint.

17   Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur.
       Mais tu devras réprimander ton compatriote,
       et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.
18   Tu ne te vengeras pas.
       Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple.
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
       Je suis le SEIGNEUR. »
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          Être « com­me des dieux » : on en a tous rê­vé un jour ou l’au­tre... et le li­vre de la Ge­nè­se, ra­con­tant la fau­te d’Adam et Ève, dit que c’est bien là no­tre pro­blè­me ! « Vous se­rez com­me des dieux » avait pro­mis le ser­pent, avait men­ti le ser­pent, de­vrait-on di­re, et cet­te per­spec­ti­ve les a per­dus.

          Mais voi­là que c’est Dieu lui-mê­me qui  nous dit : « Soyez saints COM­ME moi »... « Soyez saints, car moi, le SEIGNEUR votre Dieu, je suis saint ». C’est un or­dre, mieux, c’est un ap­pel, c’est no­tre vo­ca­tion. Donc, nous ne nous trom­pons pas quand nous rê­vons d’être com­me des dieux ! C’est le psau­me 8 qui dit : « Tu  as vou­lu l’hom­me à pei­ne moin­dre qu’un dieu, le cou­ron­nant de gloi­re et d’hon­neur ». Seulement voilà : pour ressembler vraiment à Dieu, encore faudrait-il avoir une juste idée de Dieu

          Les pre­miers cha­pi­tres de la Bible disaient déjà que l’homme est fait pour ressembler à Dieu. Encore faut-il savoir en quoi consiste la ressemblance : « Fai­sons l’hom­me à no­tre ima­ge, se­lon no­tre res­sem­blan­ce, et qu’il sou­met­te les pois­sons de la mer, les oi­seaux du ciel, les bes­tiaux, tou­te la ter­re et tou­tes les pe­ti­tes bê­tes qui re­muent sur la ter­re ! » (Gn 1, 26). La for­mu­le « Fai­sons l’hom­me à no­tre ima­ge, se­lon no­tre res­sem­blan­ce, et qu’il sou­met­te... » don­ne à pen­ser que cet­te res­sem­blan­ce se­rait  de l’or­dre de la royau­té, de la sou­mis­sion... Ré­el­le­ment, l’hom­me est créé pour être le roi de la créa­tion. Mais, le vocabulaire employé par l’auteur suggère que la  royau­té à la­quel­le l’hom­me est ap­pe­lé est une autorité d’amour et non une do­mi­na­tion.

          Un peu plus loin, le mê­me li­vre de la Ge­nè­se em­ploie de nou­veau deux fois la mê­me for­mu­le : une fois à l’iden­ti­que : « Le jour où Dieu créa l’hom­me, il le fit à la res­sem­blan­ce de Dieu », mais la se­con­de fois il s’agit des en­fants d’Adam : « Adam en­gen­dra un fils à sa res­sem­blan­ce et à son ima­ge » : cet­te fois on a bien l’im­pres­sion que les mots ima­ge et res­sem­blan­ce ont le sens qu’on leur don­ne d’ha­bi­tu­de quand on dit qu’un fils res­sem­ble à son pè­re. « Tel pè­re tel fils », dit-on. 

          En­fin, cet­te phra­se que nous connais­sons bien, « Dieu créa l’hom­me à son ima­ge, à l’ima­ge de Dieu il le créa ; mâ­le et fe­mel­le il les créa » (Gn 1, 27), nous dit que le cou­ple créé pour l’amour et pour le dia­lo­gue est l’ima­ge du Dieu d’amour.

          Il a fal­lu des siè­cles pour que le peu­ple com­pren­ne que les mots « Sain­te­té «  et « Amour » sont sy­no­ny­mes. « Saint », on s’en souvient, c’est le mot de la vo­ca­tion d’Isaïe : au cha­pi­tre 6, il nous ra­con­te la vision dont il a bénéficié ; com­ment, alors qu’il était dans le tem­ple de Jé­ru­sa­lem, ébloui, il entendait les chérubins ré­pé­ter « Saint, Saint, Saint est le SEI­GNEUR de l’univers ». Ce mot « saint »  si­gni­fie que Dieu est le Tout-Au­tre, qu’un abî­me nous sé­pa­re de lui. En mê­me temps Isaïe a eu une ré­vé­la­tion  : cet abî­me, c’est Dieu lui-même qui le fran­chit : et donc, quand il nous in­vi­te à lui res­sem­bler, c’est que nous en som­mes ca­pa­bles... grâ­ce à lui, bien sûr, ou dans sa grâ­ce, si vous pré­fé­rez.

          Les deux der­niers ver­sets du pas­sa­ge d’aujourd’hui ne sont que l’ap­pli­ca­tion de cet­te phra­se « Soyez saints com­me je suis saint, moi le SEI­GNEUR vo­tre Dieu ». Concrè­te­ment, ce­la veut di­re « Tu n’au­ras au­cu­ne pen­sée de hai­ne... Tu ne te ven­ge­ras pas. Tu ne gar­de­ras pas de ran­cu­ne. Tu ai­me­ras... » C’est cela être à la res­sem­blan­ce de Dieu : Lui ne connaît ni hai­ne, ni ven­gean­ce, ni ran­cu­ne. C’est jus­te­ment par­ce qu’il n’est qu’amour  qu’il est le Tout-Au­tre. Et c’est seu­le­ment pe­tit à pe­tit que les pro­phè­tes comprendront eux-mêmes et fe­ront com­pren­dre au peu­ple que res­sem­bler au Dieu saint, c’est tout sim­ple­ment dé­ve­lop­per ses ca­pa­ci­tés d’amour.

          Ce­la ne veut pas di­re qu’on perd tou­te ca­pa­ci­té de ju­ge­ment sur ce qui est bon ou mau­vais : « Tu n’au­ras au­cu­ne pen­sée de hai­ne, mais tu n’hé­si­te­ras pas à fai­re des ré­pri­man­des... » : ré­pri­man­der à bon es­cient, voi­là un art bien dif­fi­ci­le ! Et pour­tant cela aus­si, c’est de l’amour. Parmi nous, les parents ou les éducateurs le savent bien : c’est vou­loir le bien de l’au­tre, c’est parfois ar­rê­ter l’au­tre au bord du gouf­fre. La cri­ti­que po­si­ti­ve par amour fait gran­dir.

          Mais Dieu est pa­tient envers nous : ce n’est pas en un jour que no­tre at­ti­tu­de peut de­ve­nir sem­bla­ble à la sien­ne ! Si j’en crois les nou­vel­les qui nous par­vien­nent tous les jours, il fau­dra en­co­re beau­coup de temps ! Et Dieu dé­ploie avec son peu­ple une pé­da­go­gie très pro­gres­si­ve : quand ce tex­te est écrit, il ne par­le pas en­co­re d’amour uni­ver­sel, il se conten­te de di­re : « Tu n’au­ras au­cu­ne pen­sée de hai­ne contre ton frè­re », « Tu ne gar­de­ras pas de ran­cu­ne contre les fils de ton peu­ple »... « Tu ai­me­ras ton pro­chain com­me toi-mê­me. »

          C’est dé­jà une pre­miè­re éta­pe dans la pé­da­go­gie bi­bli­que... Des siè­cles plus tard, Jé­sus, dans la pa­ra­bo­le du Bon Sa­ma­ri­tain (Lc 10, 29-37), élar­gi­ra à l’in­fi­ni le cer­cle du pro­chain.

          Voi­là donc la royau­té à la­quel­le nous som­mes in­vi­tés : quand nous rê­vons d’être com­me des dieux, nous pen­sons spon­ta­né­ment do­mi­na­tion, puis­san­ce, et sur­tout la puis­san­ce né­ces­sai­re pour vain­cre la mala­die et la mort. Tan­dis que quand Dieu nous in­vi­te à lui res­sem­bler, il nous ap­pel­le à la sain­te­té, à sa sain­te­té qui n’a rien à voir avec une quel­con­que do­mi­na­tion ! Une sain­te­té qui n’est qu’amour et dou­ceur. Ce­la nous pa­raît bien dif­fi­ci­le ; mais là en­co­re, peut-être som­mes-nous trop sou­vent des « hom­mes de peu de foi ».

PSAUME  102 (103 ) - 1-2,  3-4,  8-10,  12-13

 

1          Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme,
            bénis son nom très saint, tout mon être !
2          Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme,
            n'oublie aucun de ses bienfaits !

3          Car il pardonne toutes tes offenses
            et te guérit de toute maladie ;
4          il réclame ta vie à la tombe
            et te couronne d'amour et de tendresse ;

8          Le SEIGNEUR est tendresse et pitié,
            lent à la colère et plein d'amour ;
10        il n'agit pas envers nous selon nos fautes,
            ne nous rend pas selon nos offenses.

12        aussi loin qu'est l'orient de l'occident,
            il met loin de nous nos péchés ;
13        comme la tendresse du père pour ses fils,
            la tendresse du SEIGNEUR pour qui le craint !
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            La li­tur­gie de ce di­man­che ne nous pro­po­se que huit ver­sets d'un psau­me qui en com­por­te vingt-deux ! Or l'al­pha­bet hébreu com­por­te vingt-deux let­tres donc on dit de ce psau­me qu’il est « al­pha­bé­ti­sant » ; et quand un psau­me est al­pha­bé­ti­sant, on sait d’avan­ce qu’il s’agit d’un psau­me d’ac­tion de grâ­ce pour l’Al­lian­ce. Et ef­fec­ti­ve­ment, An­dré Chou­ra­qui disait que ce psaume est le « Te Deum » de la Bi­ble, un chant de recon­nais­san­ce pour tou­tes les bé­né­dic­tions dont le com­po­si­teur (en­ten­dez) le peu­ple d’Is­raël a été com­blé par Dieu.

          Deuxiè­me ca­rac­té­ris­ti­que de ce psau­me, le « pa­ral­lé­lis­me » : cha­que ver­set  se com­po­se de deux li­gnes qui se ré­pon­dent com­me en écho ; l’idéal pour  le chan­ter  se­rait d’al­ter­ner li­gne par li­gne ; il a peut-être, d’ailleurs, été com­po­sé pour être chan­té par deux chœurs al­ter­nés. Ce paral­lé­lis­me, ce « ba­lan­ce­ment » est très fré­quent dans la Bi­ble, dans les tex­tes poé­ti­ques, mais aus­si dans de nom­breux pas­sa­ges en pro­se ; pro­cé­dé de ré­pé­ti­tion uti­le à la mé­moi­re, bien sûr, dans une ci­vi­li­sa­tion ora­le, mais sur­tout très sug­ges­tif ; si on soi­gne la lec­ture en fai­sant res­sor­tir le fa­ce à fa­ce des deux li­gnes à l’in­té­rieur de cha­que ver­set, la poé­sie prend un re­lief ex­traor­di­nai­re.           

          D’au­tre part, cet­te ré­pé­ti­tion d’une mê­me idée, suc­ces­si­ve­ment sous deux for­mes dif­fé­ren­tes, per­met évi­dem­ment de préciser la pen­sée, et donc pour nous de mieux com­pren­dre cer­tains ter­mes bi­bli­ques. Par exem­ple, le pre­mier ver­set nous propo­se deux paral­lè­les in­té­res­sants : « Bé­nis le SEI­GNEUR, ô mon âme, Bé­nis son Nom très saint, tout mon être » :

          Pre­mier pa­ral­lè­le : « Bé­nis le SEI­GNEUR »... « Bé­nis son Nom très saint » : la deuxiè­me fois, au lieu de di­re « le SEIGNEUR », on dit « le NOM » : u­ne fois de plus, nous voyons que le NOM, dans la Bi­ble, c’est la per­son­ne. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les juifs ne s’au­to­ri­sent ja­mais à pro­non­cer le NOM de Dieu.1

          Deuxiè­me pa­ral­lè­le dans ce pre­mier ver­set : « Ô mon âme… tout mon être » : on voit bien que le mot âme n’a pas ici le sens que nous lui don­nons spon­ta­né­ment À la sui­te des pen­seurs grecs, nous avons ten­dan­ce à nous re­pré­sen­ter l’hom­me com­me l’ad­di­tion de deux com­po­sants dif­fé­rents, étran­gers l’un à l’au­tre, l’âme et le corps. Mais les pro­grès des scien­ces humaines, au cours des siècles, ont confir­mé que ce dua­lis­me ne ren­dait pas comp­te de la ré­a­li­té. Or, déjà, la men­ta­li­té bi­bli­que, avait une concep­tion beau­coup plus uni­fiée et, dans l’Ancien Testament, quand on dit « l’âme », il s’agit de l’être tout en­tier. « Bénis le Sei­gneur, ô mon âme, Bé­nis son Nom très saint, tout mon être ».

          Un au­tre exem­ple de paral­lé­lis­me, un peu plus loin dans ce psau­me nous per­met de mieux com­pren­dre une ex­pres­sion un peu dif­fi­ci­le pour nous,  la « crain­te de Dieu » : nous ren­con­trons as­sez sou­vent ce mot de « crain­te » dans la Bi­ble et il ne nous est pas for­cé­ment très sym­pa­thi­que a prio­ri. Or nous le trou­vons ici dans un pa­ral­lè­le très in­té­res­sant : « Com­me la ten­dres­se du pè­re pour ses fils, ain­si est la ten­dres­se du SEI­GNEUR pour qui le craint » : ce qui  veut bien di­re que la crain­te de Dieu est tout sauf de la peur, el­le est une at­ti­tu­de fi­lia­le.

          Je par­le sou­vent de la pé­da­go­gie de Dieu à l’égard de son peu­ple : eh bien, là aus­si, la pé­da­go­gie de Dieu s’est dé­ployée len­te­ment, pa­tiem­ment, pour conver­tir la peur spontanée de l’homme envers Dieu en es­prit fi­lial ; je veux di­re par là que, mis en pré­sen­ce de Dieu, du sa­cré, l’hom­me éprou­ve spon­ta­né­ment de la peur ; et il faut tou­te une conver­sion des croyants pour que, sans rien per­dre de no­tre res­pect pour Ce­lui qui est le Tout-Au­tre, nous ap­pre­nions à son égard une at­ti­tu­de fi­lia­le. La crain­te de Dieu, au sens bi­bli­que, c’est vrai­ment la peur conver­tie en es­prit fi­lial : cet­te pé­da­go­gie n’est pas en­co­re ter­mi­née, bien sûr ; notre at­ti­tu­de devant Dieu, no­tre re­la­tion à lui a sans ces­se en­co­re be­soin d’être conver­tie. C’est peut-être ce­la « re­de­ve­nir comme des pe­tits en­fants »... des pe­tits en­fants qui sa­vent que leur pè­re n’est que ten­dres­se. Cet­te « crain­te » com­por­te donc à la fois ten­dres­se en re­tour, re­con­nais­san­ce et sou­ci d’obéir au pè­re par­ce que le fils sait bien que les com­man­de­ments du pè­re ne sont gui­dés que par l’amour : com­me un pe­tit s’éloi­gne du feu par­ce que son pè­re le pré­vient qu’il ris­que de se brû­ler.

          Ce n’est donc pas un ha­sard si ce psau­me qui par­le de crain­te de Dieu ci­te jus­te­ment la fa­meu­se phra­se du li­vre de l’Exo­de (Ex 34, 6) : « Le Sei­gneur est ten­dres­se et pi­tié, lent à la co­lè­re et plein d’amour » ; cet­te phra­se est très cé­lè­bre dans la Bi­ble, car c’est la dé­fi­ni­tion que Dieu a don­née de lui-mê­me à Moï­se au Si­naï. El­le est très sou­vent ci­tée, en par­ti­cu­lier dans les psaumes ; el­le est à la fois la défi­ni­tion de Dieu et, in­sé­pa­ra­ble­ment, un rap­pel de l’Al­lian­ce. Tous les psau­mes, et plus particulière­ment les psau­mes d’ac­tion de grâ­ce sont, avant tout, émer­veille­ment de­vant l’Al­lian­ce.

          Les ver­sets re­te­nus aujourd’hui in­sis­tent sur une des ma­ni­fes­ta­tions de cet­te ten­dres­se de Dieu, le par­don. Un Dieu lent à la co­lè­re, Is­raël l’a ex­pé­ri­men­té tout au long de son his­toi­re : de­puis la tra­ver­sée du Si­naï, dont Moï­se a pu dire au peu­ple « Depuis que je vous connais, vous n’avez ja­mais ces­sé de vous ré­vol­ter contre Dieu » (Dt 9, 7), la lon­gue his­toi­re de l’Al­lian­ce a été le théâ­tre du par­don de Dieu ac­cor­dé à cha­que ré­gres­sion de son  peu­ple. « Dieu par­don­ne tou­tes tes of­fen­ses et te gué­rit de tou­te mal­a­die ; il n’agit pas en­vers nous se­lon nos fau­tes, ne nous rend pas se­lon nos of­fen­ses. Aus­si loin qu’est l’Orient de l’Oc­ci­dent, il met loin de nous nos pé­chés... »

          La vraie ten­dres­se, cel­le dont nous avons be­soin pour re­par­tir, c’est cel­le jus­te­ment qui ou­blie nos pé­chés, nos aban­dons ; Jé­sus ne fe­ra que la met­tre en ima­ges dans la pa­ra­bo­le du pè­re et de l’en­fant pro­di­gue.

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Note

1 - Le NOM : les fa­meu­ses qua­tre let­tres, YHVH, (le « té­tra­gram­me »). Le pro­non­cer, ce se­rait pré­ten­dre connaî­tre Dieu. Seul, le grand-prê­tre, une fois par an, au jour du Kip­pour, pro­non­çait le NOM très saint, dans le Tem­ple de Jé­ru­sa­lem. En­co­re aujourd’hui, les Bi­bles écri­tes en hé­breu ne trans­cri­vent pas les voyel­les qui per­met­traient de pro­non­cer le NOM. Il est donc trans­crit uniquement avec les qua­tre conson­nes YHVH. Et quand le lec­teur voit ce mot, aus­si­tôt il le rem­pla­ce par un au­tre (Ado­naï) qui signi­fie « le Sei­gneur » mais qui ne pré­tend pas dé­fi­nir Dieu.

Depuis le Synode des Évêques sur la Parole de Dieu, en octobre 2008, il est demandé à tous les catholiques de ne plus prononcer le NOM de Dieu (que nous disions Yahvé), et de le remplacer systématiquement par « SEIGNEUR » et ce pour plusieurs raisons :
          - Tout d’abord, personne ne sait dire quelles voyelles portaient les consonnes du NOM de Dieu, YHVH. La forme « Yahvé » est certainement erronée.
          - Ensuite, c’est une marque de respect pour nos frères juifs qui s’interdisent, eux, de prononcer le            Nom divin.
         - Enfin, et surtout, il nous est bon d’apprendre à respecter la transcendance de Dieu         
       - Une quatrième raison nous vient de notre propre tradition chrétienne : les premiers traducteurs de           l’Ancien Testament en latin, et, en particulier Saint Jérôme, ont traduit le Tétragramme par           « Dominus », c’est-à-dire « SEIGNEUR »

Com­plé­ment

« Aus­si loin qu’est l’Orient de l’Oc­ci­dent, il met loin de nous nos pé­chés » : dans la li­tur­gie du Bap­tê­me des pre­miers siè­cles, les bap­ti­sés se tour­naient vers l’Oc­ci­dent pour re­non­cer au mal, puis fai­saient demi-tour sur pla­ce et se tour­naient vers l’Orient pour pro­non­cer leur pro­fes­sion de foi avant d’en­trer dans le bap­tis­tè­re.

LECTURE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX CORINTHIENS  3, 16 -23

 

         Frères,
16     ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu,
         et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
17     Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu,
         cet homme, Dieu le détruira,
         car le sanctuaire de Dieu est saint,
         et ce sanctuaire, c’est vous.
18     Que personne ne s’y trompe :
         si quelqu’un parmi vous
         pense être un sage à la manière d’ici-bas,
         qu’il devienne fou pour devenir sage.
19     Car la sagesse de ce monde
         est folie devant Dieu.
         Il est écrit en effet :
         C’est lui qui prend les sages
 au piège de leur propre habileté.
20     Il est écrit encore :

         Le Seigneur le sait :
 les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !
21     Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté

         en tel ou tel homme.
         Car tout vous appartient,
22     que ce soit Paul, Apollos, Pierre,
         le monde, la vie, la mort,
         le présent, l’avenir :
         tout est à vous,
23     mais vous, vous êtes au Christ,
         et le Christ est à Dieu.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

          Si vous êtes dé­jà al­lés au Pe­tit Tri­a­non, à Ver­sailles, vous con­nais­sez le ha­meau de Ma­rie-An­toi­net­te et le Tem­ple de l’Amour : eh bien, si j’en crois saint Paul, cha­cun de nous est un tem­ple de l’amour... « N’ou­bliez pas que vous êtes le tem­ple de Dieu et que l’Es­prit de Dieu ha­bi­te en vous ». Or Dieu est Amour et l’Es­prit est l’Es­prit d’Amour. Donc nous som­mes, cha­cun de nous, et l’Égli­se tout en­tiè­re, le Tem­ple de l’Amour. Malheureusement, pour être honnêtes, nous devons reconnaître que ce n’est pas encore vrai­ment la ré­a­li­té, et que nous fai­sons men­tir saint Paul tous les jours ! Il le sait bien, mais jus­te­ment, il nous rap­pel­le no­tre vo­ca­tion et s’il dit « N’ou­bliez pas », c’est parce que les Co­rin­thiens, tout comme nous, avaient par­fois ten­dan­ce à l’ou­blier.

          Je re­mar­que au pas­sa­ge cet­te ex­pres­sion « N’ou­bliez pas » : dans la Bi­ble, dès l’An­cien Tes­ta­ment, el­le signa­le tou­jours quel­que cho­se de fon­da­men­tal, de vi­tal : « Gar­de-toi bien d’ou­blier » ré­pè­te sou­vent le li­vre du Deuté­ro­no­me. La foi, c’est la mémoi­re de l’œu­vre de Dieu : si le peu­ple d’Is­raël ou­blie son Dieu, il se per­dra à la sui­te de faus­ses ido­les : « Gar­de-toi bien d’oublier les cho­ses que tu as vues de tes yeux ; tous les jours de ta vie, qu’elles ne sor­tent pas de ton cœur » (Dt 4 , 9) ; « Gardez-vous bien d’ou­blier l’Al­lian­ce que le Sei­gneur vo­tre Dieu a conclue avec vous et de vous fai­re une ido­le... » (Dt 4, 23). Tou­jours, quand la Bi­ble dit « N’ou­blie pas », c’est pour met­tre en gar­de contre ce qui se­rait une faus­se pis­te, un che­min de mort. La Mé­moi­re, c’est la sé­cu­ri­té du croyant.

          Pour­quoi est-ce si im­por­tant de ne pas ou­blier que nous som­mes ap­pe­lés à être des tem­ples de l’amour ? Par­ce que le pro­jet de Dieu, son pro­jet d’amour ne peut se ré­a­li­ser qu’avec nous. Nous n’avons pas d’au­tre rai­son d’être. Ce­la peut pa­raî­tre pré­ten­tieux d’oser di­re une cho­se pa­reille, mais pour­tant c’est vrai. Quand Jé­sus dit à ses apô­tres : « Don­nez-leur vous-mê­mes à man­ger », c’est bien ce­la qu’il veut di­re ! Nous som­mes les tem­ples de l’amour cons­truits sur tou­te la sur­fa­ce de la ter­re, pour que l’amour de Dieu soit ma­ni­fes­té par­tout.

          Ce­la me fait pen­ser qu’au ha­meau de Ma­rie-An­toi­net­te, ce tem­ple de l’amour n’est pas re­fer­mé sur lui-même, il est au contrai­re com­plè­te­ment ou­vert sur l’ex­té­rieur, sim­ple­ment sou­te­nu par des co­lon­nes ; évidemment ce se­rait un non-sens de s’appeler tem­ple de l’amour et d’être re­plié sur soi-mê­me ! On peut certainement en di­re autant de cha­cun de nous et de l’Égli­se tout en­tiè­re. Une fois en­co­re, chez Saint Paul, je retro­u­ve un écho de la pré­di­ca­tion des pro­phè­tes : leur gran­de in­sis­tan­ce toujours sur l’amour des au­tres... Un amour en ac­tes et pas seule­ment en pa­ro­les, bien sûr.

          Il se­rait in­té­res­sant également de se de­man­der, cha­cun pour soi, et aus­si en Égli­se, quel­les sont les colonnes qui soutiennent le temple que nous sommes ? Certaine­ment pas la rai­son rai­son­nan­te, d’après saint Paul ! « La sa­ges­se de ce monde est fo­lie de­vant Dieu (nous dit-il)... Le Sei­gneur connaît les rai­son­ne­ments des sa­ges, ce n’est que du vent ! » 

          En re­van­che, ceux qui nous ont trans­mis la foi, sont bien des co­lon­nes ; Paul, Apol­los ou Pier­re pour les Corin­thiens, d’autres pour nous. Ils ne sont pas le centre pour autant : dès le dé­but de sa let­tre, Paul avait très fermement re­mis les cho­ses en pla­ce : l’apô­tre, si grand soit-il, n’est qu’un jar­di­nier ; quand nous ap­plau­dis­sons le pré­di­ca­teur qui nous a fait vi­brer et par­fois mê­me nous a conver­ti, les ap­plau­dis­se­ments ne vont pas à lui mais à Ce­lui seul qui connaît le fond de no­tre cœur. Res­te que ceux à qui nous de­vons la foi, nos pa­rents, nos pro­ches ou une com­mu­nau­té, de­meu­rent pour nous des ap­puis dont nous ne pou­vons pas nous pas­ser ; on n’est pas Chré­tien tout seul.

          Les vé­ri­ta­bles  apô­tres sont ceux qui ne nous re­tien­nent pas, ne nous cap­tent pas, mais nous gui­dent vers Jé­sus-Christ. « Tout vous ap­par­tient, que ce soit Paul, Apol­los, Pier­re, le mon­de, la vie, la mort, le pré­sent, l’ave­nir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu ». On a bien là l’ima­ge d’une cons­truc­tion ; et il me sem­ble que, là en­co­re et tou­jours, Paul an­non­ce le des­sein bien­veillant de Dieu : nous som­mes au Christ, c’est-à-di­re nous lui ap­par­te­nons, nous som­mes gref­fés sur lui et lui est à Dieu. Tout est re­pris dans ce grand dessein : « le mon­de et la vie et la mort, le pré­sent et l’ave­nir »... Dans la let­tre aux Éphésiens, Paul dit : le grand pro­jet de Dieu c’est de ré­u­nir l’uni­vers en­tier, tout ce qui est dans les cieux et  ce qui est sur la ter­re en Jé­sus Christ.

          Nous som­mes bien loin de nos rai­son­ne­ments hu­mains ! Et pour­tant Paul nous dit « c’est la seu­le sagesse » : « Que person­ne ne s’y trom­pe : si quelqu’un par­mi vous pen­se être un sa­ge à la ma­niè­re d’ici-bas, qu’il de­vien­ne fou pour de­ve­nir sage ». Nous re­tro­u­vons cet­te in­sis­tan­ce de Paul sur l’abî­me qui sé­pa­re la lo­gi­que de Dieu de nos lo­gi­ques hu­mai­nes. « Vos pensées ne sont pas mes pen­sées, mes che­mins ne sont pas vos chemins », com­me dit Isaïe (Is 55, 8).

          Et l’abî­me qui sé­pa­re nos pensées de celles de Dieu est tel que si nous nous lais­sons ga­gner par les raisonne­ments hu­mains, ce­la ris­que de nous ébran­ler et de dé­trui­re le tem­ple que nous som­mes ; rap­pe­lez-vous la phra­se de tout à l’heu­re : « Le Sei­gneur connaît les rai­son­ne­ments des sa­ges, ce n’est que du vent ! » Du vent, non seu­le­ment ce­la ne fait pas une co­lon­ne soli­de, mais mê­me, s’il se trans­for­me en bour­ras­que, il peut dé­ra­ci­ner des co­lon­nes pour­tant sta­bles.

          En re­li­sant en­co­re une fois ce tex­te, on comprend pourquoi la liturgie prévoit l’en­cen­se­ment des fi­dè­les à la Mes­se. Chaque fois qu’on nous en­cen­se, nous les bap­ti­sés, c’est pour nous di­re : « N’ou­bliez pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu et que l’Es­prit de Dieu ha­bi­te en vous ».

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MATTHIEU  5, 38-48

 

              En ce temps-là,
              Jésus disait à ses disciples :
38          « Vous avez appris qu’il a été dit :
              Œil pour œil, et dent pour dent.
39          Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;

              mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,
              tends-lui encore l’autre.
40          Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
              et prendre ta tunique,
              laisse-lui encore ton manteau.
41          Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
              fais-en deux mille avec lui.
42          À qui te demande, donne ;
              à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
43          Vous avez appris qu’il a été dit :
              Tu aimeras ton prochain
              et tu haïras ton ennemi.

44          Eh bien ! moi, je vous dis :
              Aimez vos ennemis,
              et priez pour ceux qui vous persécutent,
45          afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
              car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
              il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
46          En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
              quelle récompense méritez-vous ?
              Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
 47         Et si vous ne saluez que vos frères,
              que faites-vous d’extraordinaire ?
              Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
 48         Vous donc, vous serez parfaits
              comme votre Père céleste est parfait. »
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

          Une précision de vocabulaire pour commencer : Jésus dit : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. » En réalité, vous ne trouverez nulle part dans l’Ancien Testament le commandement de haïr nos ennemis et Jésus le sait mieux que nous. Mais c’est une manière de parler en araméen ; cela veut dire : commence déjà par aimer ton prochain. L’ambition reste modeste, mais c’est un premier pas. Dans le texte d’aujourd’hui, justement, il nous invite à franchir une deuxième étape. L’amour du prochain doit être acquis, il invite à aimer désormais également nos ennemis.

          Une autre maxime nous choque dans l’évangile d’aujourd’hui : Jésus dit : « Vous avez ap­pris qu’il a été dit  ‘Œil pour œil, dent pour dent’ » (ce que nous appelons la loi du ta­lion) : ef­fec­ti­ve­ment, cette ma­xi­me est dans l’Ancien Tes­ta­ment (qui ne l’a pas inventée, d’ailleurs : on la trouvait déjà dans le code d’Hammourabi en 1750 av. J.-C. en Mésopotamie) ; elle nous pa­raît cruel­le ; mais il ne faut pas ou­blier dans quel contex­te el­le est née : el­le re­pré­sen­tait alors un pro­grès consi­dé­ra­ble ! Rap­pe­lez-vous d’où on ve­nait : Caïn, qui se ven­geait sept fois et, cinq gé­né­ra­tions plus tard, son des­cen­dant La­mek se fai­sait une gloi­re de se venger soixante dix-sept fois ;  vous  connais­sez la chan­son de La­mek à ses deux fem­mes, A­da et Cilla  :  « Ada et Cilla, écou­tez ma voix ! Fem­mes de La­mek, ten­dez l’oreille à mon di­re ! Oui, j’ai tué un hom­me pour une bles­su­re, un en­fant pour une meurtrissu­re. Oui, Caïn se­ra ven­gé sept fois, mais La­mek soixante dix-sept fois ».

          En Israël, la loi du talion apparaît dans le li­vre de l’Exo­de pour im­po­ser une ré­gle­men­ta­tion de la ven­gean­ce : dés­or­mais le châ­ti­ment est li­mi­té, il doit res­ter pro­por­tion­nel à l’of­fen­se« Si mal­heur ar­ri­ve, tu paie­ras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour  pied, brû­lu­re pour brû­lu­re, bles­su­re pour bles­su­re, meur­tris­su­re pour meur­tris­su­re. » (Ex 21, 23-25). C’est dé­jà un pro­grès, ce ne sont plus la hai­ne et l’in­stinct seuls qui dé­ter­mi­nent la hau­teur de la ven­gean­ce, c’est un prin­ci­pe ju­ri­di­que qui s’im­po­se à la vo­lon­té in­di­vi­duel­le. Ce ne sont plus sept vies pour  u­ne vie ou soixante dix-sept vies pour une vie.  La pé­da­go­gie de Dieu est à l’œu­vre pour li­bé­rer l’hu­ma­ni­té de la haine ; évi­dem­ment, pour res­sem­bler vrai­ment à Dieu, il y a en­co­re du che­min à fai­re, mais c’est dé­jà une éta­pe. Jé­sus, dans le ser­mon sur la mon­ta­gne, pro­po­se de fran­chir la der­niè­re éta­pe : res­sem­bler à no­tre Pè­re des cieux, c’est s’in­ter­di­re tou­te ri­pos­te, tou­te gi­fle, c’est ten­dre l’au­tre joue. « Vous avez ap­pris qu’il a été dit ‘Œil pour œil, dent pour dent’, eh bien moi, je vous dis de ne pas ri­pos­ter au mé­chant, mais si quelqu’un te gi­fle sur la joue droi­te, tends-lui en­co­re l’au­tre ». Pour­quoi s’in­ter­di­re dés­or­mais tou­te ven­gean­ce, tou­te hai­ne ? Sim­ple­ment pour de­ve­nir vrai­ment ce que nous som­mes : les fils de no­tre Pè­re qui est dans les cieux.

          Car, en fait, si on y re­gar­de bien, ce tex­te est une le­çon sur Dieu avant d’être une le­çon pour nous : Jé­sus nous ré­vè­le qui est vrai­ment Dieu ; l’An­cien Tes­ta­ment avait dé­jà dit que Dieu est Père, qu’il est ten­dres­se et pi­tié, lent à la co­lè­re et plein d’amour (Ex 34, 6) et que nos lar­mes cou­lent sur sa joue, car il est tout pro­che ; cet­te dernière phra­se est de Ben Si­rac, vous vous sou­ve­nez (Si 35, 18). Tout cela, l’An­cien Tes­ta­ment l’avait dé­jà dit ; mais nous avons la tê­te du­re... et grand mal à croi­re à un Dieu qui ne soit qu’amour. Jé­sus le re­dit de ma­niè­re imagée : « Dieu fait le­ver son so­leil sur les mé­chants et sur les bons, il fait tom­ber la pluie sur les jus­tes et sur les in­jus­tes. » Cet­te ima­ge, bien sûr, était plus par­lan­te du temps de Jé­sus, dans une civilisation agrai­re où so­leil et pluie sont tous deux ac­cueillis com­me des bé­né­dic­tions. Mais l’ima­ge res­te bel­le et, si je com­prends bien, ce n’est pas une le­çon de mo­ra­le qui nous est don­née là : c’est beau­coup plus pro­fond que ce­la. Dieu nous char­ge d’une mission, cel­le d’ê­tre ses re­flets dans le mon­de : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

          Si je comprends bien, croire que Dieu est amour n’est pas un chemin de facilité : cela va devenir au jour le jour extrêmement exigeant pour nous dans le registre du don et du pardon !

          « Don­ne à qui te de­man­de, ne te dé­tour­ne pas de ce­lui qui veut t’em­prun­ter » : jus­que-là, l’An­cien Tes­ta­ment avait cher­ché à dé­ve­lop­per l’amour du pro­chain, du frè­re de ra­ce et de re­li­gion, et mê­me de l’im­mi­gré qui partageait le mê­me toit. Cet­te fois Jésus abo­lit tou­tes les fron­tiè­res : le sens de la phra­se, c’est « Don­ne à quiconque te de­man­de, ne te dé­tour­ne pas de ce­lui qui veut t’em­prun­ter » (sous-en­ten­du quel qu’il soit). Nous retro­u­ve­rons cet­te exi­gen­ce dans la pa­ra­bo­le du Bon Sa­ma­ri­tain (Lc 10, 29-37).

          Tout ce­la nous pa­raît fou, déraisonnable, dé­me­su­ré ; et pour­tant c’est exac­te­ment com­me cela que Dieu agit avec cha­cun de nous cha­que jour, com­me il n’a pas ces­sé de le fai­re pour son peu­ple.

          Cela nous renvoie à tout ce que nous avons lu ces derniers dimanches dans la pre­miè­re let­tre aux Corinthiens : Paul opposait nos rai­son­ne­ments hu­mains à la sa­ges­se de Dieu : la rai­son rai­son­nan­te (et quel­ques amis bien in­ten­tion­nés) nous pous­sent à ne pas nous « fai­re avoir » com­me on dit. Jé­sus est dans une tou­t au­tre lo­gi­que, cel­le de l’Es­prit d’amour et de douceur. El­le seu­le peut hâ­ter la ve­nue du Royau­me... à condi­tion que nous n’ou­bliions pas ce que nous som­mes : com­me le dit Paul « Ne savez-vous pas que vous êtes le tem­ple de Dieu et que l’Es­prit de Dieu ha­bi­te en vous ? »

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 00:00
Février 1304: Philippe le Bel à Carcassonne

LES CAPETIENS

PHILIPPE IV LE BEL, CHEF D'ETAT Le roi et l'Inquisition

LE VOYAGE DE PHILIPPE LE BEL EN LANGUEDOC

Afin de ramener le calme en Languedoc où l'agitation est grande contre l'Inquisition, Philippe le Bel arrive pour Noël 1303 à Toulouse. Là, le roi de France va être choqué par l'attitude et les accusations des "agitateurs" qui vont se laisser aller à la sédition.

Le Languedoc s'agite. Les esprits s'échauffent contre l'Inquisition. Un jeune franciscain, Bernard Délicieux, harangue et prêche dans toute la province contre l'ordre rival des Dominicains. Accompagné par la reine Jeanne de Navarre, ses trois fils, les prélats d'importance que sont l'archevêque de Narbonne, Gilles Aycalin, et l'évêque de Béziers, Bérenger Frédol, Philippe le Bel fait le voyage jusqu'à Toulouse pour les fêtes de Noël 1303. Il y retrouve son fidèle conseiller, Guillaume de Nogaret, de retour d'Italie, où il est allé batailler contre la papauté qui menace le roi d'excommunication. La mort de Boniface VIII et l'élection du nouveau pape, Benoît XI, en octobre 1303, ont ramené le calme sur ce front là.

Passionné de chasse, Philippe le Bel est un habitué des petits déplacements vers les forêts giboyeuses qui entourent Paris. En revanche, il ne prise guère les grandes expéditions. Son voyage à Toulouse sera le seul du genre, en trente ans de règne! Mais en Languedoc, la situation est devenue critique et la conduite politique du royaume réclame que le roi intervienne. Convaincu des excès de l'Inquisition, notamment par le franciscain Bernard Délicieux, Philippe le Bel entend bien, sur place, river quelque peu leur clou aux dominicains. Politiquement, il a fort à gagner. Rétablir le calme en Languedoc, c'est asseoir le pouvoir de la monarchie. S'en prendre aux dominicains, c'est limiter l'influence de la papauté dans les affaires du royaume de France. Le pape qui vient d'être élu n'est-il pas lui même un dominicain? A Toulouse, à Carcassonne, à Béziers, Philippe le Bel prend peu à peu la pleine mesure de l'agitation. L'affaire ne se limite, semble-t-il, qu'à la seule mise en cause de l'Inquisition. Dès leur arrivée en terre languedocienne, le roi et son entourage comprennent combien le franciscain Bernard Délicieux a échauffé les esprits. Justement pour provoquer le voyage du souverain. Quand il reçoit les ambassadeurs d'Albi et de Carcassonne, le roi est également choqué par l'outrance des accusations portées. Son entourage, son confesseur dominicain notamment, est mis en cause. Mais à trop vouloir en faire ... Bref, c'est Bernard Délicieux qui, peu après, est invité à venir s'expliquer devant Philippe le Bel et son Conseil. Le franciscain ne convainc pas. Il heurte de nouveau le roi, laissant entendre que ce dernier n'a pas su rétablir la situation en Languedoc.

Au même moment, les relations entre le pape et le roi de France s'améliorent.

Le 13 janvier 1304, dans des lettres patentes, Philippe le Bel reconnaît l'autorité de Rome sur l'Inquisition. Le fossé se creuse un peu plus entre le roi et les délégués des villes languedociennes qui se sentent trahis et abandonnés.

La visite de Philippe le Bel à Carcassonne, en février, est un fiasco.

Bien que reçu en grande pompe, le roi est choqué par l'attitude et les mots d'Elie Patrice, un "bourgeois" allié de Bernard Délicieux qui a pris le pouvoir dans la ville.

Convaincu que Philippe le Bel les a abandonnés, qu'il s'est rangé du côté des Inquisiteurs, Elie Patrice fait prendre le deuil aux habitants de Carcassonne.

Le ton monte un peu plus à Béziers. Le franciscain, qui presse Nogaret d'envoyer à Rome des suppliques contre l'Inquisition, se fait fraîchement rabrouer.

Philippe le Bel refuse deux vases (qui n'étaient pas terminés lors de son passage dans la ville) que les bourgeois de Carcassonne sont venus lui offrir.

A la mi-février, à Montpellier, le souverain ridiculise un peu plus ce petit monde en refusant de recevoir les consuls de Carcassonne et en demandant à la reine Jeanne de leur rendre les vases qu'elle avait, elle, acceptés...

Il est désormais clair que le voyage royal en Languedoc s'est retourné contre ceux qui l'ont provoqué.

L'échec ne fait pas désarmer les "agitateurs"

Ils vont basculer dans le camp de la sédition et de la trahison.

Puisque Philippe le Bel les a, selon eux, abandonnés, Elie Patrice et les notables de Carcassonne proposent à Fernand de Majorque, l'un des fils du roi d'Aragon Jacques II, vassal de Philippe le Bel, un "trône" languedocien.

De son côté, le franciscain Bernard Délicieux poursuit ses prêches contre le roi.

Le complot avec Fernand de Majorque découvert, Philippe le Bel, rentré à Paris, va abattre sa main de fer contre les séditieux

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:00
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz

Jutta de Mecklembourg-Strelitz

(Militza von Mecklenburg-Strelitz)

Converti à la religion orthodoxe a été rebaptisé Militza.

http://www.mecklenburg-strelitz.org/militza-of-montenegro.html#.VcL0yvlK4a4

La duchesse Auguste-Charlotte-Jutta-Alexandra-Georgina-Adophine de Mecklenburg-Strelitz (24 janvier 1880, Neustrelitz - 17 février 1946, Rome), est une princesse allemande, consort du Monténégro à la suite de son mariage avec le prince Danilo de Monténégro.

Biographie

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Fille du grand-duc Adolphe-Frédéric V de Mecklembourg-Strelitz et de la duchesse Élisabeth d'Anhalt, elle épouse le prince Danilo de Monténégro, éphémère roi en exil de Monténégro entre le 1er et le 7 mars 1921 sous le nom de « Danilo II ».

La duchesse Auguste, Charlotte, Jutta, Alexandra, Georgine, Adolfine de Mecklembourg-Strelitz est née à Neustrelitz le 24 janvier 1880. Appelée par les siens Jutta, elle est le deuxième enfant du grand-duc Friedrich IV de Mecklembourg-Strelitz (1848-1914) et de la princesse Elisabeth de Anhalt (1857-1933).

Elle a une sœur aînée Marie née en 1878 et successivement mariée au comte Georg Jamatel puis au prince Julius de Lippe et deux frères le futur grand-duc Adolph Friedrich IV né en 1882 qui se suicidera en 1918 et la duc Karl Borwin né en 1888 et décédé sans postérité en 1908.

La duchesse Jutta grandit dans une atmosphère familiale très pesante et stricte au château de Strelitz, ne croisant que très épisodiquement ses parents.

En 1896 en compagnie de sa sœur la duchesse Marie, elle fait son entrée dans le monde à Londres en assistant à plusieurs bals et réceptions.

C’est suite aux démarches de l’empereur Guillaume II que l’on échafaude des plans de mariage pour elle avec le futur roi de Monténégro après avoir envisagé un temps des noces avec un grand-duc russe.

Le prince Danilo de 9 ans son aîné, est né à Cetinje. Il est le cinquième enfant et premier fils du prince Nicolas de Monténégro (qui devint roi en 1910) et de Milena Vukotic.

Les discussions au sujet de la dot de la jeune femme manquent de faire échouer ce projet de mariage. Son futur beau-père Nicolas de Monténégro entend en effet entrer en possession de cette dot, ce que la famille de Mecklembourg-Strelitz ne veut accepter. La dot restera sous leur contrôle.

A la demande de son futur époux, Jutta se converti à la religion orthodoxe et prend le prénom de Militza. L’empereur Guillaume II refuse dans ces conditions que le mariage qui avait été envisagé à Berlin, y soit désormais célébré puisque la mariée est orthodoxe.

Jutta de Mecklembourg-Strelitz a 19 ans, lorsqu’elle foule le sol du Monténégro pour se marier. Elle est escortée par le roi Victor Emmanuel III d’Italie, marié à la princesse Elena de Monténégro (sœur du prince Danilo) et en l’occurrence son futur beau-frère.

Le mariage a lieu le 27 juillet 1899. Seuls sa mère, sa sœur et son frère l’accompagnent car son père est souffrant.

Le couple n’aura pas eu de descendance.

La princesse Militza essaye dès le début de s’intégrer dans sa nouvelle patrie. Le couple réside dans une villa à Antivari (aujourd’hui Bar) sur la côte. Le prince s’y adonne à la composition musicale.

Elle s’implique dans des visites de charité et accompagne son époux lors de voyages dans les autres cours européennes à la faveur de mariages. En 1911, le prince Danilo et la princesse Militza sont à Londres pour le couronnement du roi George V.

Militza de Monténégro passe la Première Guerre Mondiale dans sa résidence d’Antivari bombardée par l’armée autrichienne. Elle voit en 1918 son royaume intégrer le royaume des Serbes, Croates et Slovènes.

La famille royale est contrainte à l’exil en novembre 1918. Le roi Nicolas qui a refusé cette annexion, décède trois ans plus tard au Cap d’Antibes et la reine Milena en 1923.

Danilo de Monténégro prend le titre de roi le 1er mars 1921 à la mort de son père mais abdique ses droits en faveur de son neveu le prince Michael, fils de son défunt frère le prince Mirko, une semaine plus tard. On n’a jamais réellement eu de détails sur ce qui avait animé le roi Danilo à cette abdication « surprise ».

Michael de Monténégro assuma la continuité dynastique mais reconnut en 1929 le royaume de Yougoslavie. Il est le père du prince Nicolas, actuel chef de la famille royale.

La reine Militza se retrouve privée de sa nationalité du Monténégro mais aussi de sa nationalité allemande. Elle n’a pas reconnu la renonciation au duché de Mecklembourg-Strelitz et gagne en 1925 son procès face à l’Etat allemand. Elle est ainsi indemnisée à hauteur de 125.000 dollars (de l’époque).

Le roi Danilo et la reine Militza vivront pendant près de 15 ans en France. En 1939, le roi s’éteint à Vienne. La reine s’installe alors à Rome auprès de son beau-frère et de sa belle-sœur le roi et la reine d’Italie. C’est dans la ville éternelle que Militza de Monténégro s’éteint le 17 février 1946, quelques semaines avant la chute du royaume d’Italie. Elle a été inhumée dans un cimetière non catholique de Rome.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:00



    Février 1210
        Echecs de Simon de Montfort devant les châteaux de Cabaret

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:00

Siège de Montgrenier

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:00


        Raymond Trencavel rentre en possession de ses terres

        Amaury de Montfort retourne en France


        Amaury de Montfort a perdu presque toutes les conquêtes de son père.

 

Il rentre en France.

        Le jeune Trencavel, le fils du vaincu de 1209, reprend possession de Carcassonne.

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Rois de France


Génobaud
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(légendaire)
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à la fin du IVe siècle
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roi Franc des Ampsivares 
et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
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Duc des Francs Saliens 

(légendaire)
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Clodion le Chevelu
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428 - 448

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Duc des Francs saliens 
(incertain)
448 - 457
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Duc et Roi des Francs saliens
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Roi de Metz
(futur Austrasie)
511534
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Roi d'Austrasie
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Roi d'Austrasie
561575
Roi d'Austrasie
Roi d'Austrasie
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Roi de Bourgogne
595613
Roi d'Austrasie
61261
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Roi de Bourgogne
Roi d'Austrasie
613
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595
629
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629639
Roi des Francs
632639
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 Roi d'Aquitaine
629632
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639657
Roi d'Austrasie
656657
Roi d'Austrasie
639656
Childebert III l'Adopté
Roi d'Austrasie
657662
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Roi de Neustrie, de Bourgogne
65767






Roi d'Austrasie
662675
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673675







Roi de Neustrie
673691
Roi des Francs 

(en fait uniquement de Neustrie)
L'Austrasie étant aux mains
de Pépin de Herstal
679
691

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Roi de Neustrie, Bourgogne et Austrasie
675 - 676
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Roi d'Austrasie
676679
Clovis IV








Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
691695









Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
695711
Dagobert III









Roi des Francs de 711 à 715
Chilpéric II









roi des Francs de Neustrie et des Burgondes
de 715 à 719
puis de tous les Francs de 719 à 721.
C
lotaire IV


T
hierry IV









Childéric III
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roi des Francs, de Neustrie
de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

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Pépin III le Bref
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Carloman Ier
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C
harles Ier
dit Charles le Grand
CHARLEMAGNE

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Louis Ier dit le Pieux
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