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 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 23:00

 

Armand de La Bonninière de Beaumont

 

(Bonnin de La Bonninière de Beaumont)

 

Chevalier de la Légion d'honneur

 

Préfet de l'Aude

Nommé le 1er septembre 1824

Installé le 16 octobre 1824)

 


Né le  04 mars 1782 à Beaumont-la-Ronce (37)
Décédé le 09 décembre 1859 à Vendôme


Parents:

Père: Bonnin de La Bonninière de Beaumont, Anne Charles Claude comte de l'empire
Mère: Le Pellerin de Gauville, Marguerite

Famille:

                      Catherine Céleste De La Godelinière

Enfant(s)

Ferdinand Bonnin de La Bonninière de Beaumont (officier de la Légion d'honneur)


 

 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 23:00

Sainte Jeanne Jugan, en religion sœur Marie de la Croix, née à Cancale (Ille-et-Vilaine) le , et morte à Saint-Pern le , est une religieuse française, fondatrice de la congrégation des Petites Sœurs des pauvres.

Cette humble fille du peuple, simple servante, émue de pitié à la vue des vieillards qui mouraient dans l'abandon, fonda à Saint-Servan un institut qui, depuis, n'a cessé de prospérer.

Elle a été béatifiée en 1982 par Jean-Paul II et a été canonisée par Benoît XVI le .

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Jugan

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 23:00
30 août 1961:baptême de lady Diana Spencer

Le 30 août 1961, lady Diana Spencer était baptisée en l’église Sainte Marie Magdelena à Sandringham. La fille de lord Spencer reçut pour parrains et marraines lady Mary Colman (nièce de la reine mère), Sarah Pratt et Carol Fox (amies de ses parents), John Floyd (directeur de Christie’s et ami d’enfance de lord Spencer) et Alexander Gilmour

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 23:00

Louis XI

File:Louis-XI.jpg

Louis XI

dit le Prudent


(Louis de Valois)

 

dauphin du Viennois (1423-1461)

 

roi de France (1461-1483)


sacré roi de France (1461)

Grand-Maître de l'Ordre de Saint-Michel
 

 

né le 3 juillet 1423 à Bourges


 Il fut baptisé en la cathédrale Saint-Étienne de Bourges

 

mort le 30 août 1483 (à 60 ans) au château du Plessis-lez-Tours (commune de La Riche, Indre-et-Loire) d’une hémorragie cérébrale

 

Inhumée dans la Basilique Notre Dame de Cléry à Clery-Saint-Andre Loiret

Tombeau de Louis XI représenté en orant à Cléry-Saint-André,

Louis XI étant revêtu de son costume de l’ordre de Saint-Michel et entouré de quatre génies.

roi de France de 1461 à 1483

 

sixième roi de la branche dite de Valois (Valois directs) de la dynastie capétienne

 

 

     

    Parents

    Le 22 juillet 1461, Charles VII meurt à Mehun-sur-Yèvre. Louis XI affecte l’indifférence, il est absent lors des funérailles royales à Saint-Denis. Il se fait sacrer à Reims trois semaines après avant d’entrer dans Paris le 30 août 1461. Philippe le Bon se fit remarquer avec son escorte comptant pour la moitié du cortège, et comprenant une troupe en armes. Le nouveau roi ne demeura pas longtemps à Paris. Il regagne, le 7 octobre, le château d'Amboise où sa mère Marie d'Anjou résidait. Dès le 9 octobre, il s’installe à Tours, ville gagnée à sa cause, et aussi à Amboise jusqu'à ce que le château de Plessis-lez-Tours soit bien bâti15.

    Durant son enfance, il fut élevé par Catherine de l’Isle-Bouchard, sa marraine, son parrain étant le duc Jean II d'Alençon7, et résida au château de Loches où une éducation de très bonne qualité lui fut dispensée.

     

    Il y commença en effet, à l'âge de 6 ans, à apprendre le latin, l'histoire et les mathématiques sous les directives de Jean Gerson, ancien chancelier de l'université de Paris et de Jean Majoris, licencié en droit et théologien qui fut un bon précepteur pour le futur souverain8,9

     

    Par conséquent, le dauphin, puis le roi, maîtrisait l'art de convaincre et d'ordonner, sachant parfaitement l'art d'écrire avec précision.

     

    Son intense activité diplomatique, perçue par ses adversaires comme sournoise, lui valut de la part de ses détracteurs le surnom d’« universelle aragne »1,2,3

     

    Son règne voit le rattachement de plusieurs grandes principautés mouvantes au domaine royal par des moyens parfois violents: territoires mouvants du duché de Bretagne (1475, Traité de Senlis), des ducs de Bourgogne (1477, confirmé en 1482 par le traité d'Arras avec Maximilien Ier de Habsbourg), Maine, Anjou, Provence et Forcalquier en 1481, par la mort sans héritier de Charles V d'Anjou, et une partie des domaines de la maison d'Armagnac, qui, brisée par l'affrontement avec le pouvoir royal, s'éteignit peu après.

     

    La ligne directrice de sa politique fut constituée par le renforcement de l'autorité royale contre les grands feudataires, appuyée sur l'alliance avec le petit peuple.

     

    Il défendit ainsi les paysans vaudois du Valpute contre l'inquisition épiscopale, en Dauphiné.

     

    La vallée de la Vallouise fut ainsi rebaptisée en son honneur. Alors que l'évêque tombé en disgrâce Thomas Basin développa la légende noire du roi (tyran laid, fourbe et cruel, enfermant ses ennemis dans les « fillettes »), le décrivant dans son Histoire de Louis XI comme un « fourbe insigne connu d’ici jusqu’aux enfers, abominable tyran d’un peuple admirable »4, le « roman national » édifié par les historiens du XIXe siècle en a fait un « génie démoniaque »Note 1,5 père de la centralisation française6.

    Mariages et enfants

    Le 24 juin 1436, il épousa Marguerite d’Écosse, Margaret Stewart, princess of Scotland 1424-1445 fille de Jacques Ier d'Écosse, au château de Tours à la cathédrale de Tours


    Elle meurt le 16 août 1445 à Châlons-en-Champagne sans lui laisser d'enfant vivant.


    Le 18 octobre 1458 était né, de Charlotte de Savoie, Louis son premier fils, à Genappe en Brabant, qui mourut à deux ans en 1460.

     

    Le 15 juillet 1459, toujours au château de Genappe, était né un second fils, Joachim, mort quatre mois plus tard, le 29 novembre (il est enseveli dans la basilique Saint-Martin de Hal)

     

    En 1460, c'est au tour d’une fille, Louise, de mourir en bas âge.

     

    En avril 1461 naquit enfin un enfant qui vivra, Anne, la future Anne de Beaujeu.

     

    Il avait 13 ans, elle 11.

     

    Il la rendra tellement malheureuse10 que, mourant à 21 ans, la dauphine soupira ces ultimes paroles : « Fi de la vie ! Qu’on ne m’en parle plus... »

     

    Dès l’époque de son mariage, il commença à jouer un rôle politique.

     

    En mai 1439, son père le nomma lieutenant général en Languedoc. Il put choisir lui-même ses conseillersNote 2 et capitaines. En décembre de la même année, il fut transféré en Poitou, cette fois sans vrai pouvoir de décision. En février 1440, après une entrevue avec Jean II d’Alençon, il rejoignit la Praguerie, révolte de grands seigneurs mécontents, comprenant également Dunois, le maréchal de La Fayette ou encore Georges de la Trémoille. Cette rébellion du dauphin, menée depuis Niort, s’expliquait par l’absence de responsabilité où le maintenait son père — celui-ci avait constaté les effets désastreux des apanages sur l’unité du domaine royal. Sa fronde fut vite matée. Louis dut offrir sa soumission à Cusset, sous réserve néanmoins d’obtenir le gouvernement du Dauphiné, et d’autres garanties. Charles VII lui accorda le gouvernement, mais refusa le reste.

     

    En 1441, il reprit la bataille contre les partis anglais et bourguignons.

     

    Il mena l’armée royale lors de la bataille qui se déroula du 5 juin au 19 septembre devant Pontoise.

     

    En 1443, il fit campagne contre Jean IV d'Armagnac, grand vassal insoumis.

     

    L’année suivante, il fut chargé de mener hors du royaume les bandes de « routiers », c’est-à-dire les compagnies d’armes laissées sans solde, qui vivaient de rapines.

     

    Il les conduisit en Suisse.

     

    Le 26 août 1444, il remporta la victoire de Pratteln, puis se dirigea contre Bâle où se tenait un concile où l’antipape Félix V avait été élu. Louis fut nommé gonfalonier, c’est-à-dire protecteur de l’Église, par le pape Eugène IV.

     

    Il négocia le traité d’Ensisheim, conduisant à la paix, le 26 septembre 1444.

     

    En récompense de quoi, il fut nommé protecteur du Comtat Venaissin le 26 mai 1445.

     

    Parallèlement, Louis consacrait ses importants revenus à se constituer une clientèle.

     

    Depuis 1437, en effet, il recevait une pension royale de 21 000 livres.

     

    Il fallait y ajouter les subsides accordés par les États qu’il débarrassait des routiers.

     

    Cependant, il restait insatisfait de sa situation.

     

    Il était frustré de n’avoir retiré que le Dauphiné de la Praguerie.

     

    À la fin de l'année 1446, ayant conspiré contre Agnès Sorel et Pierre de Brézé, il fut chassé de la cour et se réfugia dans son gouvernement, en Dauphiné, d'abord à Romans-sur-Isère, puis à Grenoble où il fit son entrée le 12 août 1447.

     

    Installé place Saint-André11 dans l'Hôtel de la Trésorerie, spécialement aménagé, il va faire son apprentissage de roi pendant neuf ans.

     

    Peu à peu, sous son administration rigoureuse, le Dauphiné devient un État nettement distinct de la France.

     

    Il réforma la fiscalité, attira à Grenoble des artisans étrangers et des banquiers juifs qui avaient été maltraités par Humbert II et fonda en 1452 une université à Valence, confirmée par le pape Pie II en 145912.

     

    Il transforma en 1453 le vieux Conseil delphinal en Parlement du Dauphiné, le troisième du royaume après ceux de Paris et Toulouse, faisant passer la cité au statut de capitale provinciale.

     

    Louis chargea même son conseiller Mathieu Thomassin d'établir les bases juridiques de sa souveraineté, par un volumineux bréviaire des anciens droits, honneurs et prérogatives du Dauphiné, intitulé Registre delphinal qu'il achèvera en 1456.


    Représentation héraldique du dauphin Louis, futur Louis XI (vers 1450)

     
     

    Louis continua à entretenir avec le roi son père des relations apparemment excellentes en lui écrivant des lettres pleines de respect.

     

    Malgré ce dévouement, le dauphin poursuivit une politique personnelle en nourrissant l'ambition de constituer un vaste fief sur les deux versants des Alpes13

     

    Il entra à Lyon et Vienne pour recevoir les serments de fidélité de leurs habitants.

     

    En février-mai 1437, il visita le Languedoc et mena seul la reconquête des places-fortes anglaises dans le Velay.

     

    Accompagné de son père, il fit une entrée royale dans Paris, récemment conquise par le connétable de Richemont.

     

    Dans ce but, il signa un traité d'assistance avec le duc Louis Ier de Savoie, et forma le projet d'épouser sa fille Charlotte de Savoie, âgée de 6 ans seulement.

     

    Il en avertit son père qui dépêcha un émissaire en Savoie afin d'exprimer au duc sa surprise et son courroux.

     

    Mais des envoyés du dauphin Louis interceptèrent le cavalier et, sous prétexte de lui faire escorte ralentirent sa marche autant qu'ils le purent.

     

    Enfin arrivé à destination le 8 mars 1451, ce fut pour voir les époux vêtus de velours cramoisi, franchir le seuil de la chapelle du château de Chambéry.

     

    Le 9 mars 1451, Louis épousa en la chapelle du château de Chambéry, Charlotte de Savoie, fille du duc Louis Ier de Savoie, somptueusement dotée de 200 000 écus, dont 12 000 comptant.

     reine de France 1445-1483

     

    Néanmoins, Louis rencontra par la suite des difficultés pour entrer en possession de toute la dot.

     

    Parallèlement au mariage, Louis et le duc de Savoie avaient signé une alliance exclusive.

     

    Il profita également des bonnes grâces du pape pour s’immiscer dans les élections épiscopales.

     

    • dont
      • Louis 1458-1460
      • Joachim 1459-1459
      • Louise 1460-1460
      • Anne 1461-1522
      • Jeanne 1464-1505 Un mois après la naissance de sa fille Jeanne en 1464, il apprend que l’enfant est boiteuse (elle fut d’une laideur proverbiale, petite, contrefaite, malingre) et décide sur le champ de la marier à son lointain cousin Louis d’Orléans, fils du poète Charles d’Orléans, dans le but avoué que le mariage restât stérile et que s’éteignît une branche capétienne rivale de la sienne. Quand il deviendra roi sous le nom de Louis XII, celui-ci obtiendra l’annulation de son mariage.
      • Louis Le troisième fils du roi naît le 4 décembre 1466; prénommé François, il meurt 4 heures plus tard.
      • Charles VIII 1470-1498 le quatrième fils du roi
      • François à Amboise, le 3 septembre 1472 - + Juillet 1473) prénommé à nouveau François, il fut titré duc de Berry 

    Ses relations avec son père étaient tissées de double jeu et d’intrigues, et Charles VII furieux de ses agissements, leva une armée pour marcher contre le Dauphiné et la Savoie.

     

    Apprenant la nouvelle à Grenoble, Louis parvint cependant à négocier une trêve.

     

    Cela ne l’empêcha pas de mener une campagne de libelles contre son père, l’accusant de mœurs dissolues.

     

    Par prudence, il envoya plusieurs ambassades auprès du roi pour se justifier. Charles VII ne s'en laissa pas conter, et envoya Antoine de Chabannes à la tête d'une armée pour lui arracher le Dauphiné.

     

    Le 30 août 1456, Louis s'enfuit en Franche-Comté, puis à Louvain (duché de Brabant), en territoire bourguignon.

     

    Il y fut bien reçu, et en octobre, Philippe le Bon lui rendit hommage et lui alloua le petit château de Genappe, à 20 km de Bruxelles, comme résidence, ainsi qu'une pension annuelle de 36 000 puis 48 000 livres.

     

    Commentaire cinglant et prémonitoire de Charles VII : « Mon cousin de Bourgogne a donné asile à un renard qui, un jour, lui dévorera ses poules »

     

    Louis coûta cher à la Bourgogne, qui n'avait pas une fiscalité permanente, jusqu'à la mort de son père qu'il apprendra le 25 juillet 1461.

     

    Il quitta alors Genappe pour aller prendre possession de son royaume.

    • Relation avec Phelise Regnard, dame de la châtellenie de Beaumont (en Trièves) 1424/1429- 1474

     

    Relations

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    28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 23:00
    29 juillet 1981: Mariage du Prince Charles
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    26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 23:00

    LECTURE DU LIVRE DU PROPHÈTE ISAÏE  22, 19-23

     

           Parole du SEIGNEUR adressée à Shebna le gouverneur.
    19  Je vais te chasser de ton poste,
           t'expulser de ta place.
    20  Et, ce jour-là, j'appellerai mon serviteur,
          Eliakim, fils de Helcias.
    21  Je le revêtirai de ta tunique,
          je le ceindrai de ton écharpe,
          je lui remettrai tes pouvoirs :
          il sera un père pour les habitants de Jérusalem         
          et pour la maison de Juda.
    22  Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David :
          s'il ouvre, personne ne fermera,        
          s'il ferme, personne n'ouvrira.
    23  Je le planterai comme une cheville dans un endroit solide ;
          il sera un trône de gloire pour la maison de son père.
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

             Aujourd’hui, on parlerait de remaniement ministériel. Nous sommes à la cour de Jérusalem sous le règne d’Ézéchias, c’est-à-dire vers 700 av. J.-C. Ézéchias est le fils d’Achaz, c’est de lui que le prophète Isaïe avait annoncé la naissance en disant : « Voici que la jeune femme est enceinte et va enfanter un fils, elle lui donnera le nom d’Emmanuel » (Is 7, 14).

                Shebna (dont il est question aujourd’hui) fut donc gouverneur du palais de Jérusalem au cours du règne d’Ézéchias (716 – 687). Le poste de gouverneur du palais était certainement important puisqu’il y avait un véritable rituel d’intronisation au moment de la nomination : on en devine des bribes à travers le texte d’aujourd’hui. En particulier, le gouverneur recevait une tunique et une écharpe qui étaient les insignes de sa fonction. Concrètement, parmi les attributions du gouverneur de Jérusalem, figurait le « pouvoir des clés ». Au moment de la remise solennelle des clés du palais royal, il recevait pleins pouvoirs sur les entrées au palais (et donc sur la possibilité d’être mis en présence du roi) et l’on disait sur lui la formule rituelle : « Je mets sur son épaule la clef de la maison de David : s’il ouvre, personne ne fermera, s’il ferme, personne n’ouvrira. » (Is 22, 22). C’était donc un symbole d’autorité sur le royaume et la marque d’une très grande  confiance de la part du roi.

             Mais Shebna s’est mal comporté : en relisant un peu plus largement le contexte qui entoure le passage retenu pour aujourd’hui, on s’aperçoit que le prophète Isaïe (de la part de Dieu, bien sûr), lui fait deux reproches. D’une part, il est de très mauvais conseil pour le roi : la confiance marquée par celui-ci l’autorisait très certainement à prendre position sur les affaires politiques ; et on devine que Shebna faisait partie du clan pro-égyptien.

             Je m’explique : le père d’Ézéchias, le roi Achaz, avait dû accepter la tutelle de l’empire assyrien ; le prophète ne l’avait pas souhaitée mais il estimait que la faiblesse du royaume de Jérusalem interdisait toute révolte. Ézéchias, au contraire, tout au long de son règne, cherchera à recouvrer son indépendance, quitte à s’allier avec l’Égypte. Mais cela lui coûtera très cher, à lui et à son peuple ; car chaque tentative de révolte contre le suzerain assyrien, chaque marque d’insoumission est durement réprimée. En 701, effectivement, l’empereur assyrien Sennachérib envahit toute la région, mata très durement les insoumis, annexa purement et simplement la plupart des villes qui composaient le royaume de Jérusalem, aggrava considérablement les conditions financières de sa tutelle et Ézéchias fut bien obligé de se soumettre définitivement.

             Les conseils d’alliance avec l’Égypte prodigués par Shebna à Ézéchias étaient donc fort mal inspirés. C’est le premier reproche que lui faisait Isaïe. Il y en avait visiblement un second ; toujours entre les lignes, on devine que Shebna se préoccupait de ses propres intérêts et non de ceux du peuple de Dieu. Or, il lui avait été clairement précisé le jour de sa prise de fonction qu’il devait être « un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda ».

             La décision du prophète Isaïe est donc prise : il annonce à Shebna sa destitution et son remplacement par un nouveau gouverneur du palais, Elyakim, un véritable serviteur du peuple. Dans les versets qui précèdent notre texte d’aujourd’hui, Isaïe n’y va pas par quatre chemins : « Le SEIGNEUR va te secouer, beau sire, il va t’empaqueter, t’envoyer rouler comme une boule vers un pays aux vastes étendues (l’Égypte). C’est là-bas que tu mourras, là-bas avec les chars qui font ta gloire et le déshonneur de la maison de ton maître. » (Is 22, 17-18). (Les chars, « déshonneur d’Ézéchias », sont une allusion à la politique pro-égyptienne prônée par Shebna, à la fureur d’Isaïe). En réalité, il semble que Shebna ait échappé à de trop rudes sanctions puisqu’on le retrouvera quelque temps plus tard comme secrétaire du roi aux côtés du nouveau gouverneur, Elyakim.

             Ce texte a probablement été composé pour nous délivrer plusieurs messages :

             Premièrement, on peut s’étonner que la Bible, livre dans lequel nous cherchons fondamentalement un langage théologique, une révélation sur Dieu, se complaise à tant de récits historiques, plus ou moins touffus d’ailleurs et aux intrigues de palais, dont celle de Shevna et Eliakim par exemple. Première leçon, Dieu n’est pas à chercher ailleurs que dans le creux même de notre vie ; et rien dans nos vies n’est trop insignifiant à ses yeux ; il se révèle au jour le jour dans notre histoire. C’est là qu’il nous faut apprendre à lire sa présence et son action.

             Deuxièmement, nous découvrons le rôle des prophètes : tout d’abord, on devine que le roi était assez docile à ses conseils pour qu’Isaïe puisse se permettre d’intervenir dans les histoires du palais. Et on ne peut qu’admirer la véhémence du prophète, tout occupé, lui, des véritables intérêts du peuple de Dieu. C’est peut-être l’une des caractéristiques d’un véritable prophète.

             Troisièmement, la grande, l’unique préoccupation de Dieu et qui doit être celle de ses serviteurs est le service du peuple : dans la Bible, on ne manque jamais une occasion de rappeler aux responsables que la seule raison d’être de tout pouvoir (celui du roi ou du gouverneur) est l’intérêt du peuple. À tel point que, dès que l’avenir de son peuple est gravement en jeu, Dieu intervient ! Ici, par exemple, Dieu ne laissera pas son roi privé trop longtemps des collaborations indispensables. Et Dieu s’engage à ses côtés pour cette mission : « Je le rendrai stable comme un piquet qu’on enfonce dans un sol ferme ; il sera comme un trône de gloire pour la maison de son père. »

              Dernière remarque : pour les auteurs du Nouveau Testament, il ne fait pas de doute que Jésus-Christ  est le vrai maître des clés ;  (c'est lui qui, réellement, nous « met en présence du Roi » !) L’Apocalypse, en particulier, en parle à plusieurs reprises ; dans la lettre à Philadelphie, par exemple : « Ainsi parle le Saint, le Véritable, qui tient la clé de David, qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul ne

    peut ouvrir. » (Ap 3, 7). L’auteur de l’Apocalypse, ici, a littéralement décalqué la phrase rituelle de l’Ancien Testament.

    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Complément

    Sur le pouvoir des clés : on lit une autre allusion au pouvoir des clés détenu par le Ressuscité dans la grande vision du premier chapitre de l’Apocalypse : « Je suis le Premier et le Dernier, et le Vivant ; je suis mort, et voici, je suis vivant pour les siècles des siècles, et je tiens les clés de la mort et de l’Hadès » (Ap 1, 18). C’est bien Jésus, triomphant de la mort, qui est annoncé là : l’image des clés ici nous suggère qu’il a pouvoir d’enfermer les puissances de mort. Ce pouvoir d’ouvrir et de fermer n’a donc rien d’inquiétant : de toute évidence, après tous les siècles de découverte du Dieu d’amour et de pardon, nous savons bien que Jésus ne fermera jamais la porte à l’un de ses frères ; sa phrase « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » est là pour en témoigner. En revanche, c’est au mal qu’il ferme la porte (cf également Mt 16, 19 ;  l’évangile de ce jour).

    PSAUME  137 (138), 1-3. 6.8

     

    1        De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce,   
              tu as entendu les paroles de ma bouche.  
              Je te chante en présence des anges,         
    2        vers ton temple sacré, je me prosterne.

              Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,     
              car tu élèves au-dessus de tout, ton nom et ta parole.     
    3        Le jour où tu répondis à mon appel,        
              tu fis grandir en mon âme la force.

    6        Si haut que soit le SEIGNEUR, il voit le plus humble ; 
              de loin, il reconnaît l’orgueilleux ;
    8        SEIGNEUR, éternel est ton amour :       
              n'arrête pas l'œuvre de tes mains.
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             Ce psaume est très court, puisque nous venons de l’entendre presque en entier, mais chacun de ses vers, chacun de ses mots est chargé de toute une histoire ; cette histoire, toujours la même, bien sûr, que nous retrouvons dans tous les psaumes, celle de l’Alliance entre Dieu et Israël. C’est Israël qui a été le peuple choisi par Dieu pour être son confident, son prophète.

             Confident de Dieu il a eu cette révélation que Dieu est Amour ; prophète de Dieu, il est chargé de le dire au monde entier. C’est, je crois, exactement le sens de ce psaume 137. Encore une fois c’est Israël tout entier qui parle : le  « je » est un sujet collectif comme dans tous les psaumes.

             Je le reprends tout simplement dans l’ordre : et vous verrez qu’il est moins limpide qu’il ne paraît ; d’autant plus que la traduction ne simplifie pas toujours les choses. Notre liturgie a choisi le texte grec, mais le psaume a été originellement écrit en hébreu, il ne faut pas l’oublier. Or le texte primitif hébreu et sa traduction en grec sont par moments assez différents.

             Comme un certain nombre de psaumes, celui-ci commence par les deux mots « de David » qui ne nous ont pas été répétés et pour cause parce que personne ne sait très bien ce qu’ils veulent dire au juste ; je crois qu’on pourrait traduire « à la manière de David ». En tout cas, il y a fort peu de chances que ce psaume ait été composé par David, mais que David ait eu le cœur plein d’action de grâce, c’est certain.

             Je reprends le premier verset : « De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce » : le texte hébreu ne dit pas la raison de cette action de grâce, sans doute est-elle évidente ; mais le texte grec explicite : « Je te rends grâce car tu as entendu les paroles de ma bouche ». N’est-ce pas justement la caractéristique du croyant que d’être assuré en toutes circonstances que Dieu entend ses cris ? Pour le peuple d’Israël, c’est une conviction bien ancrée depuis l’épisode du buisson ardent. Ce jour-là, Dieu avait dit à Moïse : « Oui, vraiment, j’ai vu la souffrance de mon peuple en Égypte, je l’ai entendu crier sous les coups de ses chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances. » (Ex 3, 7). Dieu sait, Dieu entend, Dieu connaît nos difficultés, nos souffrances et il nous donne la force de tenir debout, de ne pas nous laisser submerger par le mal. « Si haut que soit le SEIGNEUR, il voit le plus humble » avons-nous entendu dans ce psaume. Beaucoup plus tard, Ben Sirac le Sage écrira : « La prière du pauvre traverse les nuées » (35, 21). Sous-entendu, elle atteint Dieu. Et, plus tard encore, un autre fils d’Israël dira : « Je sais, Père, que tu m’exauces toujours » ; vous avez reconnu la prière de Jésus lorsqu’il se rendit devant le tombeau de Lazare (Jn 11).

             Je continue le psaume : « Je te chante en présence des anges » : là encore une difficulté, ou au moins une différence entre les deux textes hébreu et grec : le mot traduit ici par « anges » était en hébreu « Élohim » qui veut dire « les dieux » ; voilà donc deux formulations franchement différentes ! Dans ces cas-là, il ne faut pas jouer une traduction contre l’autre : les deux sont inspirées, les deux doivent nous inspirer ; « Je te chante en présence des anges », c’est la phrase du croyant déjà transporté dans la liturgie céleste où les serviteurs de Dieu chantent sans fin « Saint, Saint, Saint le SEIGNEUR Dieu de l’univers ». (Vous avez reconnu là le chant des séraphins au cours de la grande vision d’Isaïe qui détermina sa vocation ; Is 6, 3). L’autre traduction possible, « Je te chante devant les Élohim », est la profession de foi d’Israël : Dieu seul est Dieu, les Élohim, c’est-à-dire les idoles, les dieux des autres peuples ne sont que néant.

               Et si vous avez la curiosité de poursuivre la recherche, vous verrez que le texte syriaque (araméen), lui, a traduit « rois », ce qui veut dire encore autre chose : « je te chante en présence des rois », cette fois c’est l’engagement missionnaire qui est dit : Israël n’oublie pas sa vocation de témoin au milieu des nations. Tous ces sens s’ajoutent les uns aux autres car cette parole de Dieu est vivante dans le cœur de ceux qui la scrutent de génération en génération.

             « Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité » : l’expression « ton amour et ta vérité » est l’une des formules préférées pour rappeler l’Alliance de Dieu et son œuvre en faveur de son peuple ; voilà encore un écho de l’événement de l’Exode, car c’est la définition que Dieu a donnée de lui-même à Moïse au Sinaï : « (Je suis) le SEIGNEUR, Dieu miséricordieux et bienveillant, lent à la colère, plein d’amour et de vérité ». (Ex 34, 6). Cette expression « amour et vérité » est devenue très habituelle dans la religion juive.  Elle rappelle à tous la fidélité absolue de Dieu à l’Alliance qu’il a lui-même proposée à son peuple au Sinaï.

             À la fin du psaume, nous retrouverons ce thème de l’amour  de Dieu : « éternel est ton amour » ; c’est encore une autre manière de dire la fidélité de Dieu. On retrouve cette formule dans plusieurs psaumes, en particulier, c’est le refrain du psaume 135 (136).

             Et le psaume se termine par une demande : « n’arrête pas l’œuvre de tes mains », ce qui veut dire « continue malgré nos infidélités répétées » ; il faut lire ensemble les deux phrases « SEIGNEUR, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains. » C’est parce que l’amour de Dieu est éternel que nous savons qu’il n’arrêtera pas « l’œuvre de ses mains ».

    LECTURE  DE LA LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX ROMAINS  11, 33 - 36

     

    33        Quelle profondeur dans la richesse,  
                la sagesse et la connaissance de Dieu !         
                Ses décisions sont insondables,        
                ses chemins sont impénétrables !
    34        Qui a connu la pensée du Seigneur ?            
                Qui a été son conseiller ?
    35        Qui lui a donné en premier    
                et mériterait de recevoir en retour ?
    36        Car tout est de lui, et par lui, et pour lui.      
                À lui la gloire pour l'éternité ! Amen.
     

             Ces lignes clôturent une méditation de Paul sur une situation historique et religieuse à proprement parler bouleversante : depuis plusieurs siècles, le peuple d’Israël se savait et se sentait messager du seul et unique vrai Dieu dans un monde où l’idolâtrie apparaissait comme la relation normale entre l’homme et le divin. Toute l’histoire de ce peuple était celle de l’Alliance que Dieu avait scellée avec lui au cours des événements de l’Exode : d’une troupe de fuyards évadés de l’Égypte, pays de leur servitude, Dieu avait fait un peuple libre ; il lui avait donné des règles de vie, et lui avait promis une fidélité sans faille et un avenir resplendissant : « Interroge donc les jours du début, ceux d’avant toi, depuis le jour où Dieu créa l’humanité sur la terre... Est-il rien arrivé d’aussi grand ?... Est-il arrivé à un peuple d’entendre comme toi la voix d’un dieu parlant du milieu du feu et de rester en vie ?...À toi, il t’a été donné de voir, pour que tu saches que c’est le Seigneur qui est Dieu ; il n’y en a pas d’autre que lui. » (Dt 4, 32... 35).

             Les prophètes avaient de siècle en siècle, et surtout aux pires moments, rappelé à Israël qu’il était le peuple élu et qu’il pouvait compter sur la solidité du pacte que Dieu avait fait avec lui et sur le lumineux avenir qu’il lui avait promis : « Je t’ai destiné à être la lumière des nations, afin que mon salut soit présent jusqu’aux extrémités de la terre. » (Is 49, 6).

             Et voilà que tout avait basculé : la naissance de la communauté chrétienne a représenté pour Israël un déchirement de toutes les certitudes : au sein même du peuple juif et émanant de lui est né un nouveau groupe de croyants, les fidèles de Jésus ; Paul est l’un d’eux : il est à la charnière de ces deux communautés, la juive et la chrétienne ; lui-même au début a ressenti comme une trahison de la cause juive la fidélité des disciples de Jésus à leur maître ; devenu Chrétien à son tour, il éprouve au plus profond de son cœur un nouveau déchirement. Nous avons lu depuis deux dimanches la souffrance qu’il éprouve et les questions qu’il se pose : le peuple élu va-t-il être écarté ? L’Alliance entre Dieu et Israël peut-elle être rompue au bénéfice d’un autre peuple ?

             Pour méditer sur ce problème, Paul, en bon Juif qu’il est toujours, fait appel à toutes les ressources de l’Écriture, ce que nous appelons aujourd’hui l’Ancien Testament. Il y trouve plusieurs motifs d’espérance.
    Tout d’abord, Dieu est fidèle à son Alliance, aucun Juif ne saurait en douter. Comme dit le livre du Deutéronome,  « Si le SEIGNEUR vous a libérés, c’est que le SEIGNEUR vous aime et tient le serment fait à vos pères. » (Dt 7, 8). Le « Dieu d’amour et de vérité » (au sens de fidélité) tel qu’il s’est révélé lui-même ne saurait se renier. Les prophètes avaient été jusqu’à comparer cette alliance entre Dieu et son peuple à un lien d’amour tel que celui des fiançailles ou du mariage. Dans un moment de grande infidélité du peuple, Osée affirmait que Dieu déployait toutes les ressources de son amour pour ramener la fiancée infidèle : « C’est moi qui vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur... Là elle répondra comme au temps de sa jeunesse. » (Osée 2, 16-7). Et vous vous souvenez des promesses du prophète Isaïe qui comparait l’amour de Dieu pour Israël à celui d’un époux qu’aucune infidélité ne peut lasser : nous les avions lues à propos de cette même lettre aux Romains, pour le dix-neuvième dimanche (Is 54, 6-7. 10). Par exemple : « Mon Alliance de paix jamais ne sera branlante, dit celui qui te manifeste sa tendresse, le SEIGNEUR. » (Is 54, 10). C’est pour cela que Paul a pu affirmer un peu plus tôt : « Les dons de Dieu et son appel sont sans repentance  » (Rm 11, 29). C’était notre lecture de dimanche dernier. 

             Deuxième motif d’espérance, Dieu sait tirer le bien de tous les événements, même du mal. Paul l’a affirmé un peu plus haut, dans cette même lettre aux Romains (Rm 8, 28) : « Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment » (c’est-à-dire de ceux qui lui font confiance) ; et ce peuple continue à croire en Dieu, Paul en est sûr. Dans un premier temps, c’est le refus des Juifs devant l’évangile qui est devenu, grâce à Dieu, la chance des païens qui ont été accueillis dans l’Église du Christ. Seul un petit nombre de Juifs, un Reste d’Israël, pour parler comme l’Ancien Testament, y est entré aussi. Dans un deuxième temps, c’est ce Reste d’Israël qui sauvera l’ensemble du peuple qui n’a jamais cessé d’être le peuple de l’Alliance.

                  Comment cela se fera-t-il ? Paul n’en sait rien, mais cet avenir lui apparaît absolument certain. Devant cette certitude, il tombe en admiration : « Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! » Humblement, il retrouve les versets des contemplatifs de l’Ancien Testament : l’auteur du psaume 138/139, par exemple, qui chantait : « Mystérieuse connaissance qui me dépasse, si haute que je ne puis l’atteindre... Dieu, que tes projets sont difficiles pour moi ! » (Ps 138/139, 6. 17). Ou le livre de la Sagesse : « Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! » (Sg 17, 1).

              Quand il s’exclame : « Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? », il cite en fait les propos du prophète Isaïe : « Qui a mesuré l’Esprit du SEIGNEUR ?... De qui donc a-t-il pris conseil qui puisse l’éclairer, lui enseigner la voie du jugement, lui enseigner la science et lui indiquer le chemin de l’intelligence ? » (Is 40, 13-141). Et c’est au livre de Job encore qu’il emprunte un autre verset : « Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ? » (Jb 41, 3).

             Rappel salutaire pour les Chrétiens auxquels il s’adresse, qui sont majoritairement de culture grecque et donc amoureux de la philosophie : elle était à leurs yeux la plus haute vertu. Manière aussi de ramener ses lecteurs à une saine humilité : les Juifs les précèdent sur le chemin de la Sagesse. La découverte de la Sagesse de Dieu, c’est à Israël que les Chrétiens la doivent. Et dans cette foi même qu’il a héritée du Judaïsme, Paul ne perd pas espoir : les desseins de Dieu sont impénétrables : il saura sauver son Alliance.

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    Note

    1 – Paul cite les paroles d’Isaïe non pas d’après l’original hébreu (d’où la différence avec nos traductions d’Isaïe) mais d’après la traduction grecque, la Septante.

    Complément

    La doxologie qui termine chacune de nos prières eucharistiques « Par lui, avec lui et en lui tout honneur et toute gloire » ressemble à la finale du texte de Paul (verset 36).

    ÉVANGILE  DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT MATTHIEU  16, 13 - 20

     

                En ce temps-là,
    13        Jésus, arrivé dans la région de Césarée de Philippe,
                demandait à ses disciples :    
                « Au dire des gens, qui est le Fils de l'homme ? »
    14        Ils répondirent :         
                « Pour les uns, Jean le Baptiste ;       
                pour d'autres, Élie ;   
                pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
    15        Jésus leur demanda : 
                « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
    16        Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :       
                « Tu es le Christ,       
                le Fils du Dieu vivant ! »
    17        Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :   
                « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :        
                ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela,  
                mais mon Père qui est aux cieux.
    18        Et moi, je te le déclare :        
                Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;         
                et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
    19        Je te donnerai les clés du Royaume des cieux :       
                tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux,   
                et tout ce que tu auras délié sur la terre        
                sera délié dans les cieux. »
    20        Alors, il ordonna aux disciples         
                de ne dire à personne que c’était lui le Christ.
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                  Très certainement, aux yeux de Matthieu, cet épisode de Césarée constitue un tournant dans la vie de Jésus ; car c’est juste après ce récit qu’il ajoute « À partir de ce moment, Jésus Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des Anciens, des Grands Prêtres et des scribes, être mis à mort et, le troisième jour, ressusciter. » L’expression «  partir de ce moment » veut bien dire qu’une étape est franchie.

                  Une étape est franchie, certainement, mais en même temps, et c’est ce qui est le plus surprenant dans ce passage, rien n’est dit de neuf ! Jésus s’attribue le titre de Fils de l’homme, ce qu’il a déjà fait neuf fois dans l’évangile de Matthieu ; et Pierre lui attribue celui de Fils de Dieu, et il n’est pas non plus le premier à le faire ! 

                  Premier titre, le « Fils de l’homme » : une expression sortie tout droit du livre de Daniel, au chapitre 7 : « Je regardais dans les visions de la nuit, et voici que sur les nuées du ciel venait comme un Fils d’homme ; il arriva jusqu’au Vieillard, et on le fit approcher en sa présence. Et il lui fut donné souveraineté, gloire et royauté : les gens de tous peuples, nations et langues le servaient. Sa souveraineté est une souveraineté éternelle qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera jamais détruite. » (Dn 7, 13-14). Quelques versets plus loin, Daniel précise que ce Fils d’homme n’est pas un individu solitaire, mais un peuple : « Les saints du Très-Haut recevront la royauté, et ils posséderont la royauté pour toujours et à tout jamais... La royauté, la souveraineté et la grandeur de tous les royaumes qu’il y a sous tous les cieux, elles ont été données au peuple des Saints du Très-Haut : sa royauté est une royauté éternelle ; toutes les souverainetés le serviront et lui obéiront. » (Dn 7, 18. 27). Quand Jésus s’applique à lui-même ce titre de Fils de l’homme, il se présente donc comme celui qui prend la tête du peuple de Dieu.

             Le deuxième titre qui lui est donné ici, c’est celui de « Fils de Dieu ». En langage du temps, c’était exactement synonyme de « Messie-Roi ». Vous vous rappelez qu’à la fin de l’épisode de la marche sur les eaux, ceux qui étaient dans la barque s’étaient prosternés devant Jésus et lui avaient dit : « Vraiment, tu es Fils de Dieu. » Ce jour-là, les disciples ne se sont pas trompés sur le titre ; ils ont bien deviné la véritable identité de Jésus, mais cela ne veut pas dire qu’ils ont parfaitement compris la mission de ce Messie : c’est la puissance de Jésus sur la mer qui les a impressionnés. Il leur reste toute une étape à franchir pour découvrir qui est réellement Jésus.

             À Césarée, ce qui est nouveau, c’est que Pierre ne dit pas cela devant une manifestation de puissance de Jésus : au contraire, dans les versets qui précèdent la profession de foi de Pierre, Jésus vient de refuser de donner un signe convaincant aux Pharisiens et aux Sadducéens qui le lui demandaient. Maintenant, une étape est franchie, Pierre est en marche vers la foi.  « Heureux es-tu, Simon, fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela (c’est-à-dire tu ne l’as pas trouvé tout seul), mais mon Père qui est aux cieux. »

             Ce qui est nouveau aussi, à Césarée, ce n’est pas l’usage de l’un ou l’autre des deux titres de Jésus, c’est leur jonction. « Qui est le fils de l’homme ? » demande Jésus et Pierre répond « Il est le Fils de Dieu ». Jésus fera le même rapprochement au moment de son interrogatoire par le Grand Prêtre : celui-ci lui demande « Je t’adjure par le Dieu vivant de nous dire si tu es toi, le Messie, le Fils de Dieu. » Et Jésus répond : « Tu le dis. Seulement, je vous le déclare, désormais vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite du Tout-Puissant et venant sur les nuées du ciel. » (Mt 26, 63). Jésus parle bien de puissance, mais à ce moment précis, bien sûr, on ne peut plus se tromper : Dieu se révèle non comme un Dieu de puissance et de majesté, mais comme l’amour livré aux mains des hommes.

             Dès que Pierre a découvert qui est Jésus, celui-ci aussitôt l’envoie en mission pour l’Église : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église » ; cette Église qui sera son corps et constituera avec lui le Christ total, le peuple des saints du Très-Haut dont parlait le prophète Daniel. Et sur quoi le Christ construit-il son Église ? Sur la personne d’un homme dont la seule vertu est d’avoir écouté ce que le Père lui a révélé. Cela veut bien dire que le seul pilier de l’Église, c’est la foi en Jésus-Christ.

             Et Jésus ajoute : « Ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » : c’est ce que l’on appelle « le pouvoir des clés ». Cela ne veut pas dire que Pierre et ses successeurs sont désormais tout-puissants ! Cela veut dire que Dieu promet de s’engager auprès d’eux. Pour nous, il nous faut et il nous suffit d’être en communion avec notre Église pour être en communion avec Dieu. Si l’on se souvient de la première lecture, cela veut dire aussi que la mission de l’Église est d’introduire les hommes auprès du Père.

             Dernier motif pour nous rassurer : Jésus dit « JE bâtirai mon Église » : c’est lui, Jésus, qui bâtit son Église. Nous ne sommes pas chargés de bâtir son Église, mais simplement, d’écouter ce que le Dieu vivant veut bien nous révéler. Et, parce que c’est le Christ ressuscité, Fils du Dieu vivant, qui bâtit, nous pouvons en être certains, « La puissance de la mort ne l’emportera pas ».

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    Published by Il était une Foi
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    26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 23:00
    Condé, Louis VI Henri de - 2.jpg

    Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé 

     

    prince de sang royal français

     

    né le 13 avril 1756 à Paris

     

    mort le 27 août 1830, au château de Saint-Leu

    Inhumé dans la basilique Royale de Saint-Denis

     

    Il fut le 9e duc d'Enghien (1756-1772)

     

     

    puis duc de Bourbon (1772-1818)

     

    et enfin, à la mort de son père en 1818 

     

    9e  et dernier  prince de Condé

     

    http://www.ina.fr/fictions-et-animations/feuilletons-et-series/video/CPF86618439/l-enigme-de-saint-leu.fr.html

     

    • La vérité sur l'affaire du courrier de Lyon : deuxième partie
    • Qui a tué Henri IV ?
    • La nuit de Varennes
    • Danton
    • Le drame de Sainte-Hélène
    • Marie Walewska
    • Le sacrifice de Madame de Lavallette
    • L'orphelin de l'Europe
    • L'exécution du duc d'Enghien 

     

    Biographie

    Fils unique de Louis V Joseph de Bourbon-Condé (1736-1818), prince de Condé et de la princesse née Charlotte de Rohan-Soubise (1737-1760), Louis Henri Joseph de Bourbon épousa en 1770, Bathilde d'Orléans (1750-1822), fille de Louis Philippe d'Orléans (1725-1785), duc d’Orléans et de Louise Henriette de Bourbon (1726-1759), et petite-fille du Régent.

     

    Âgé seulement de quinze ans au moment de cette union, le prince était jugé trop jeune pour consommer le mariage

     

    Sa femme retourna donc dans un couvent sitôt la cérémonie terminée.

     

    Mais il l'enleva et profita de sa victoire.

     

    Ils eurent un fils Louis Antoine de Bourbon-Condé (1772-1804), duc d'Enghien, que Napoléon Bonaparte ayant eu vent d'un complot royaliste fomenté par Cadoudal et Pichegru, dont il soupçonnait le prince d'être l'âme, devait faire enlever dans le Grand-Duché de Bade par sa police secrète et fusiller dans les fossés du château de Vincennes le 21 mars 1804.

     

    En 1779, à l'occasion d'un bal masqué, une altercation eut lieu entre la duchesse de Bourbon et le comte d'Artois, frère du Roi.

     

    Pour venger l'insulte, le duc de Bourbon se battit en duel au bois de Boulogne avec son cousin.

     

    Deux ans plus tard, en 1781, il se sépara d’avec son épouse, coupable d'avoir persiflé les Condé dans une pièce de théâtre qu'elle avait montée.

     

    Il eut ensuite deux filles naturelles avec une chanteuse de l’Opéra, Mlle Marguerite Catherine Michelot :

    En tant que Pair de France, il fut gouverneur de Franche-Comté.

     

    La correspondance des princes de Condé avec le duc de Bourbon est conservée aux Archives nationales sous la cote 34AP1.

    La Révolution

    Louisvibourbon.jpg

    Portrait par Henri-Pierre Danloux en 1797

    Musée Condé, Chantilly

     

    Dès 1789, il émigra avec son père et son fils. Lors de la campagne de 1792, il partit aux Pays-Bas pour lever sa propre armée, avance sur Namur, mais doit se replier sans avoir combattu après la bataille de Jemmapes2

     

    Il combattit ensuite dans l'armée de son père.

     

    En 1795, il prépara l'expédition avortée du comte d'Artois en Vendée. En 1801, il alla s'installer à Londres avec son père.

     

    En 1814, il rentra en France; durant les Cent-Jours, il chercha à organiser la résistance royaliste en Anjou avant de fuir en Espagne.

     

    Sous la Seconde Restauration, il fut nommé Grand Chambellan.

     

    Alors qu'il vivait en émigration à Londres, où il menait grand train, en 1810 le duc avait rencontré dans une maison close de Piccadilly, Sophie Dawes, simple servante dont il avait fait sa maîtresse, et à qui il fit donner une éducation soignée.

    La Restauration

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    Par Pierre-Louis Delaval,

    Musée Condé de Chantilly

     

    À la Restauration, elle l'avait suivi en France et, après avoir envisagé de s'en séparer, il lui avait fait épouser le baron de Feuchères.

     

    En 1829, il signa un testament lui léguant 2 millions de francs ainsi que ses châteaux et propriétés de Saint-Leu, Taverny, Enghien, Montmorency, et Mortefontaine, ainsi qu'un pavillon au Palais Bourbon, et le château d'Écouen à la condition d'en faire un orphelinat pour les enfants des soldats des armées de Condé et de Vendée, tandis que le reste de sa fortune colossale — dont le château de Chantilly et tous ses autres biens, représentant quelque 66 millions de francs — allait à son petit-neveu et filleul le duc d'Aumale, dernier fils de Louis-Philippe d'Orléans, futur roi des Français.

    Les circonstances de sa mort : l'énigme de Saint-Leu

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    Découverte du corps du prince de Condé.

    Gravure extraite de l'Histoire de Louis-Philippe Ier roi des Français, 1847

     

    Au matin du 27 août 1830, peu après l'avènement de la monarchie de Juillet, le prince de Condé fut retrouvé « pendu » par le cou par un double mouchoir noué par un nœud de tisserand3... mais les pieds touchant le sol, à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre du château de Saint-Leu, qu'il avait acquis en 1816. Rien, dans la vie du prince, qui s'était couché normalement la veille, ne pouvait laisser penser à une tentation suicidaire. Aussitôt, les légitimistes firent circuler la rumeur de l'assassinat, et accusèrent Louis-Philippe et la reine Marie-Amélie d'en être les commanditaires pour permettre à leur dernier fils de capter l'immense héritage du prince. La thèse de l'assassinat affirmait sans preuve que le prince, bouleversé par les Trois Glorieuses et demeuré fidèle à la monarchie légitime, aurait décidé de révoquer son testament en faveur du jeune duc d'Aumale, de partir en exil et de léguer sa fortune au duc de Bordeaux. Averti de ces intentions, Louis-Philippe l'aurait fait étrangler par la baronne de Feuchères et le frère de celle-ci, qui auraient maquillé le crime en suicide. Face à ces accusations, les orléanistes ont cherché à démontrer que le prince s'était rallié au nouveau régime : il avait pris et fait prendre à ses gens la cocarde tricolore ; il avait envoyé 10 000 francs pour les blessés des Trois Glorieuses ; il aurait reconnu implicitement Louis-Philippe en le priant d'excuser son absence à la cérémonie d'intronisation du 9 août 18304.

    Mais si ces faits sont certains, la sincérité de ce ralliement n'est pas établie ; il semble que le vieux prince était inquiet et qu'une partie de son entourage le poussait à émigrer par précaution. La reine Marie-Amélie était d'ailleurs venue à Saint-Leu le 20 août pour le rassurer. Le confesseur du prince, l'abbé Pellier de Lacroix, déclara publiquement que le prince de Condé était « innocent de sa mort », c'est-à-dire qu'il ne s'était pas suicidé. À la suite de la parution de deux libelles en septembre 1830, Jules-Armand-Louis de Rohan demande un supplément d'enquête au tribunal qui nomme le juge d'instruction de la Huproie. Après quatre mois d'enquête, ce juge partisan des Ultras et qui instruit à charge4 conclut à un crime maquillé en suicide et soupçonne la baronne de Feuchères avec la complicité d'un prétendu amant gendarme d'en être l'instigatrice. La baronne étant rentrée en grâce du nouveau couple royal par l'entremise de Talleyrand5, le juge est mis à la retraite d'office le 4 juin 1831, en échange de la nomination de son gendre comme juge titulaire au tribunal de la Seine. Le 21 juin, la Cour royale de Paris qui a dessaisi le tribunal de Pontoise conclut à un suicide et qu'il n'y a donc pas lieu de poursuivre.

    On tient aujourd'hui pour le plus probable que le prince avait recours à la strangulation comme stimulant sexuel. La baronne de Feuchères l'aurait tenu sous sa coupe par son habileté dans cette pratique particulière. Le prince aurait succombé à une séance plus poussée qu'à l'habitude, soit accident, soit assassinat4. La baronne aurait ensuite monté, avec l'aide de son frère, la mise en scène du suicide. Les milieux légitimistes firent circuler ce bon mot : « Mme de Feuchères, cette petite baronne irlandaise, qui a tout l'air d'une espagnolette. »

     

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    24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 23:00
    http://www.europe1.fr/emissions/aujourd-hui-dans-l-histoire/25-aout-1944-la-liberation-de-paris-2505355
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    24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 23:00

    Louis IX

    Louis IX

     

    dit « le Prudhomme »

     

    Roi de France 8 novembre 122625 août 1270
    43 ans, 9 mois et 17 jours

    plus connu sous le nom de Saint Louis depuis sa canonisation par l'Église catholique en 1297

     

    né à Poissy, le 25 avril 1214

     

    mort à Tunis le 25 août 1270 à l'âge de 56 ans

     

    Considéré comme un saint de son vivant, il est le 44e roi de France, pays sur lequel il règne pendant plus de 43 ans.

    Neuvième roi de France issu de la dynastie des Capétiens directs, il est le énième enfant et quatrième fils connu du roi Louis VIII, dit « Louis le Lion » et de la reine Blanche de Castille, de laquelle il reçoit une éducation très stricte et très pieuse durant toute son enfance.

     

    Aîné des membres survivants de sa fratrie, il hérite de la couronne à la mort de son père, alors qu'il n'est âgé que de douze ans.

     

    Il est alors sacré le 29 novembre 1226 en la cathédrale de Reims, mais c'est la reine mère qui, conformément au testament de Louis VIII, exerce la régence du royaume jusqu'à la majorité du nouveau monarque.

     

    Devenu adulte, Louis IX se soucie de l'extension du domaine royal, auquel il rattache les comtés de Blois, de Chartres et de Sancerre, ou encore la Normandie, le Maine, la Provence et le Languedoc

     

    Mais il ne se contente pas de régler les affaires intérieures: réputé juste et diplomate, il est régulièrement sollicité par les différentes monarchies d'Europe qui font appel à lui en tant que juge.

     

    Il mène un règne inspiré des valeurs du christianisme qui contribue à fonder l’idée que les pouvoirs spirituel et politique peuvent être incarnés par un seul homme.

     

    Il atténue les excès de la féodalité au profit de la notion de bien commun et développe la justice royale où le souverain apparaît comme « le justicier suprême»

     

    Louis IX est un roi réformateur qui veut léguer un royaume dont les sujets seront soumis à un pouvoir juste; il renouvelle la « Quarantaine-le-roi », introduit dans le pays des baillis et des prévôts, ordonne la présomption d'innocence, interdit l'ordalie et institue la supplicatio, consistant à pouvoir faire appel au roi afin de solliciter l'amendement d'un jugement.

     

    Offrant aux Français une monnaie unique, il est l'instigateur des institutions qui deviendront le Parlement et la Cour des Comptes.

     

    Très pieux et souhaitant conduire ses sujets vers le Salut, il décide de punir le blasphème, les jeux d'argent, les prêts à intérêts et la prostitution; il se procure des reliques du Christ pour lesquelles il fait construire la Sainte-Chapelle; il tente également de convertir de gré ou de force les Juifs de France.

     

    À cette fin il finit par leur imposer diverses mesures, dont le port de la rouelle et le brûlement du Talmud.

     

    Conformément à son vœu prononcé à la suite d'une grave maladie, puis confirmé à la suite d'une guérison qu'il considère comme miraculeuse, Saint Louis part se battre avec ses frères Robert d'Artois, Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou, tout d'abord en Égypte lors de la septième croisade, puis en Tunisie lors de la huitième croisade, au cours de laquelle il meurt de la dysenterie.

     

    Aujourd'hui vu comme un monarque ayant offert à la France un renouveau économique, intellectuel et artistique, il est considéré comme l'un des trois grands Capétiens directs avec son grand-père Philippe Auguste et son petit-fils Philippe IV le Bel

     

    Canonisé le 11 août 1297 sous le nom de saint Louis de France par le pape Boniface VIII, sa fête liturgique est fixé au jour anniversaire de sa mort, c'est à dire le 25 août.

     

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    23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 23:00
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    dit le Hardi
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