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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 23:00

LECTURE DU LIVRE D’ISAÏE  56, 1. 6 - 7

 

1     Ainsi parle le SEIGNEUR.   

       Observez le droit,      

       pratiquez la justice.    

       Car mon salut approche, il vient,      

       et ma justice va se révéler.

6     Les étrangers qui se sont attachés au SEIGNEUR  

       pour l’honorer, pour aimer son nom  

       pour devenir ses serviteurs,   

       tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner

       et tiennent fermement à mon alliance,

7     je les conduirai à ma montagne sainte.         

       Je les comblerai de joie dans ma maison de prière,  

       leurs holocaustes et leurs sacrifices

       seront agréés sur mon autel,              

       car ma maison s’appellera

       « Maison de prière pour tous les peuples. »

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         Il est intéressant de voir à quel point les lectures de ce dimanche se rejoignent : la question, au fond, est toujours la même : jusqu’où nos communautés doivent-elles accepter de s’ouvrir aux étrangers ? Ce qui revient à nous demander si Dieu a des préférences ou s’il aime tous les hommes.

         Évidemment, entre la prédication d’Isaïe (notre première lecture), la lettre de Paul aux chrétiens de Rome et l’évangile de Matthieu, le contexte historique et les circonstances concrètes sont bien différents, mais l’annonce de la miséricorde de Dieu résonne avec la même intensité.

         Commençons par Isaïe : il s’agit ici de celui que l’on appelle habituellement le « Troisième Isaïe » ; l’auteur écrit dans les premières décennies qui ont suivi l’Exil, donc à la fin du sixième siècle, vraisemblablement, ou au début du cinquième. Nous avons eu souvent l’occasion de voir que la réadaptation n’a pas été simple ; au bout de cinquante ans d’absence, on ne retrouve pas tout comme on l’a laissé ; et comment faire pour cohabiter avec les étrangers qui ont occupé la place entre temps ? Problème plus épineux encore : parmi ces étrangers qui s’étaient installés à Jérusalem à la faveur de l’Exil, il y avait des nouveaux pratiquants, si l’on peut dire ; pendant l’Exil, ils étaient venus dans les synagogues : fallait-il continuer à les accueillir ? La question était justifiée car, jusqu’ici, la doctrine de l’élection marquait une nette séparation entre le peuple élu et les autres. Or, par leur naissance, les étrangers ne font pas partie du peuple élu et donc de la religion juive. Les plus scrupuleux parmi ceux qui rentraient pouvaient bien avoir une tendance à l’élitisme ou à l’exclusive, dans un souci de fidélité. D’autres Juifs étaient partisans d’une ouverture à certaines conditions.

         Réciproquement, les étrangers qui frappaient à la porte des synagogues s’inquiétaient du retour des exilés et ils ne craignaient qu’une chose maintenant, c’est d’être mis dehors par ceux qui revenaient d’Exil. Ils se disaient entre eux : « le SEIGNEUR va certainement me séparer de son peuple. » (sous-entendu, on va m’exclure).

         Il y avait donc deux camps dans le peuple juif, en quelque sorte : les tenants de l’ouverture aux étrangers et les tenants de la ligne dure, on dirait aujourd’hui « identitaire ». Des deux côtés, probablement, on est venu trouver le prophète ; et celui-ci édicte donc ici de la part de Dieu une règle pratique ; elle n’est probablement pas du goût de tout le monde, puisqu’il prend bien soin de faire précéder son texte de la mention « Ainsi parle le SEIGNEUR » et il ira jusqu’à la répéter trois fois dans la formulation de la décision, dont nous ne lisons qu’un extrait ici ; effectivement, la décision qu’il prône est celle de l’ouverture : ceux qui veulent de bonne foi entrer dans la communauté juive, acceptez-les. Dans les lignes précédentes, on peut lire : « Qu’il n’aille pas dire, le fils de l’étranger qui s’est attaché au SEIGNEUR, qu’il n’aille pas dire le SEIGNEUR va certainement me séparer de son peuple ! »

         Et, dans notre texte d’aujourd’hui, il développe : « Les étrangers qui se sont attachés au service du SEIGNEUR pour l’amour de son nom et sont devenus ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et s’attachent fermement à mon alliance, je les conduirai à ma montagne sainte. Je les rendrai heureux dans ma maison de prière, je ferai bon accueil, sur mon autel, à leurs holocaustes et à leurs sacrifices. » (6-7)1.

         Au passage, le prophète a quand même clairement indiqué les conditions de l’ouverture : garder les sabbats, pratiquer l’alliance, faire ce qui plaît au Seigneur. Mais l’ouverture est bel et bien là et marque une étape très importante dans la découverte de l’universalisme du projet de Dieu.

         L’insistance sur la pratique du sabbat « sans le profaner » est très révélatrice : pendant l’exil, la pratique du sabbat a été un élément très important de la sauvegarde de la vie communautaire et de l’identité juive. Il ne faudrait pas qu’une trop grande ouverture entraîne une perte d’identité ; toutes les religions se heurtent à la difficulté de conjuguer ouverture et maintien des traditions, tolérance et fidélité.

         Le prophète n’en reste pas là ; au-delà de la règle pratique, il ouvre sur une annonce prophétique du projet de Dieu, ou plutôt, il replace la règle pratique dans la perspective du projet de Dieu : « Ainsi parle le SEIGNEUR. Observez le droit, pratiquez la justice. Car mon salut approche, il vient, et ma justice va se révéler. » L’annonce de la venue prochaine du salut de Dieu remplissait déjà les chapitres précédents (du Deuxième Isaïe), ainsi que la condition de l’accueil du salut de Dieu : « Observez le droit, pratiquez la justice. » Déjà aussi, on mentionnait les peuples étrangers, les « nations », mais il semble bien qu’ils n’étaient encore que témoins de l’œuvre de Dieu en faveur du peuple élu. Je vous lis quelques phrases du Deuxième Isaïe : « Alors la gloire du SEIGNEUR sera dévoilée et tous les êtres de chair ensemble verront que la bouche du SEIGNEUR a parlé. » (Is 40, 5) ; « Ma justice, je la rends proche, elle n’est plus éloignée et mon salut ne sera plus retardé ; je donnerai en Sion le salut, à Israël je donnerai ma splendeur. » (Is 46, 13) ; « Elle est proche ma justice ; il sort mon salut, et mes bras vont juger les peuples ; les îles mettront leur espérance en moi et seront dans l’attente de mon bras. »  (Is 51, 5-8).

         Avec le texte d’aujourd’hui, semble-t-il, un pas est franchi : quiconque observe le droit et pratique la justice (v. 1) est désormais admis dans la Maison de Dieu. Voici le texte du verset 2 que la liturgie ne nous fait pas lire ce dimanche : « Heureux l’homme (c’est-à-dire tout homme) qui fait cela, le fils d’Adam qui s’y tient, gardant le sabbat sans le déshonorer, gardant sa main de faire aucun mal. » Et le prophète conclut « Car ma maison s’appellera Maison de prière pour tous les peuples. »

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Note

1 – Ces étrangers qui se sont intégrés complètement à la religion juive au point d’en adopter toutes les pratiques, on les appellera plus tard les « prosélytes ».

PSAUME  66 (67), 2-8

 

              

Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;                                                           
qu’ils te rendent grâce tous ensemble !

2  Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que son visage s’illumine pour nous :                                                                
3  et ton chemin sera connu sur la terre,                                                                
ton salut parmi toutes les nations.

5  Que les nations chantent leur joie,                                                                    
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,                                                            
sur la terre, tu conduis les nations.             

7  La terre a donné son fruit :                                                                               
Dieu, notre Dieu, nous bénit.                                                                            
8  Que Dieu nous bénisse,                                                                                     
et que la terre tout entière l’adore !

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            Dans la liturgie juive, ce psaume se présente comme une alternance : les phrases des prêtres sont les strophes que nous avons lues ;  et l’assemblée reprend en refrain le verset du début : « Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! »   

Essayons d’imaginer le cadre : nous assistons à une grande célébration au Temple de Jérusalem : à la fin de la cérémonie, les prêtres bénissent l’assemblée. Et le peuple répond : « que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! » C’est pour cela que ce psaume se présente comme une alternance : les phrases des prêtres et les réponses de l’Assemblée un peu comme des refrains. Les phrases des prêtres elles-mêmes s’adressent tantôt à l’assemblée, tantôt à Dieu : cela nous désoriente toujours un peu, mais c’est très habituel dans la Bible.

              La première phrase de bénédiction des prêtres reprend exactement un texte très célèbre du livre des Nombres : « Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde ! Que le SEIGNEUR fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi ! Que le SEIGNEUR tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !... » (Nb 6, 24). Vous avez reconnu ce texte : c’est la première lecture du 1er janvier de chaque année. Pour un 1er janvier, jour des vœux, c’est le texte idéal ! On ne peut pas formuler de plus beaux vœux de bonheur.

              Et au fond, une bénédiction, c’est cela, des vœux de bonheur ! Comme des « vœux de bonheur », effectivement, les bénédictions sont toujours des formules au subjonctif : « Que Dieu vous bénisse, que Dieu vous garde ... » ; cela me rappelle toujours une petite histoire : une jeune femme que je connais m’a raconté son histoire : elle était malade, à l’hôpital ; le dimanche, quand un prêtre ami est venu lui apporter la communion, il a accompli le rite comme il est prévu et, donc, à la fin il lui a dit : « que Dieu vous bénisse » et elle, sans réfléchir et sans se contenir (mais, à l’hôpital, on a des excuses !) a répondu en riant : « mais qu’est-ce que vous voulez qu’il fasse d’autre ! » Bienheureuse spontanéité : notre petite dame a fait ce jour-là une grande découverte : c’est vrai : Dieu ne sait que nous bénir, que nous aimer, que nous combler à chaque instant. Et quand le prêtre (que ce soit au temple de Jérusalem ou à l’hôpital, ou dans nos églises), quand le prêtre dit « que Dieu vous bénisse », cela ne veut évidemment  pas dire que Dieu pourrait ne pas nous bénir ! Le souhait est de notre côté si j’ose dire : ce qui est souhaité c’est que nous entrions dans cette bénédiction de Dieu sans cesse offerte...

              Ou bien, quand le prêtre dit « Le Seigneur soit avec vous », c’est la même chose : le Seigneur EST toujours avec nous... mais ce subjonctif  « SOIT » dit notre liberté : c’est nous qui ne sommes pas toujours avec lui. On peut en dire autant de la phrase « Que Dieu vous pardonne » ; Dieu pardonne sans cesse : à nous d’accueillir le pardon, d’entrer dans la réconciliation qu’il nous propose.

         Nous savons bien que, du côté de Dieu, les vœux de bonheur à notre égard sont permanents. Vous connaissez la phrase de Jérémie : « Moi, je sais les projets que j’ai formés à votre sujet, dit le SEIGNEUR, projets de prospérité et non de malheur. Je vais vous donner un avenir et une espérance. » (Jr 29, 11). Nous savons bien que Dieu est Amour. Toutes les pensées qu’il a sur nous, si j’ose dire, ne sont que des vœux de bonheur.

         Autre piste pour comprendre ce qu’est une bénédiction au sens biblique : je reviens au texte du livre des Nombres que nous lisions tout à l’heure et qui ressemble si fort à notre psaume d’aujourd’hui : « Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde... » ; la première phrase du même texte disait :  « le SEIGNEUR dit à Moïse : voici comment Aaron et ses descendants béniront les fils d’Israël » et la dernière phrase : « C’est ainsi que mon nom sera prononcé sur les fils d’Israël et moi, je les bénirai. » Quand les prêtres bénissent Israël de la part de Dieu, la Bible dit : « ils prononcent le NOM de Dieu sur les fils d’Israël », et même pour être plus fidèle encore, au texte biblique, il faudrait dire « ils METTENT le NOM de Dieu sur les fils d’Israël ». Cette expression  « Mettre le NOM de Dieu sur les fils d’Israël » est aussi pour nous une définition du mot « bénédiction ». On sait bien que, dans la Bible, le nom, c’est la personne. Donc, être « mis sous le nom de Dieu », c’est être placé sous sa présence, sous sa protection, entrer dans sa présence, sa lumière, son amour. Encore une fois, tout cela nous est offert à chaque instant. Mais encore faut-il que nous y consentions. C’est pour cela que toute formule de bénédiction prévoit toujours la réponse des fidèles. Quand le prêtre nous bénit à la fin de la Messe, par exemple, nous répondons  « Amen », qui est l’expression de notre accord, notre consentement.

         Dans ce psaume d’aujourd’hui, la réponse des fidèles, c’est ce refrain « Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! » Il y a là une superbe leçon d’universalisme ! Aussitôt qu’il entre dans la bénédiction de Dieu, le peuple élu  répercute en quelque sorte sur les autres la bénédiction qu’il accueille pour lui-même. Et le dernier verset est une synthèse de ces deux aspects : « Que Dieu nous bénisse (sous-entendu, nous son peuple choisi ) ET que la terre tout entière l’adore ». C’est dire que le peuple d’Israël n’oublie pas un instant sa vocation, sa mission au service de l’humanité tout entière. Il sait que de sa fidélité à la bénédiction reçue gratuitement, par choix de Dieu, dépend la découverte de l’amour et de la bénédiction de Dieu par l’humanité tout entière.

LECTURE  DE LA LETTRE DE SAINT PAUL, APÔTRE AUX ROMAINS  11, 13 - 15. 29 - 32

 

            Frères,

13        je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes :        

            dans la mesure où je suis moi-même apôtre des païens,       

            j’honore mon ministère,

14        mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair,         

            et d’en sauver quelques-uns.

15        Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu,      

            quand ils ont été mis à l’écart,          

            qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? 

            Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !

29        Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.

30        Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu, 

            et maintenant, par suite de leur refus de croire,       

            vous avez obtenu miséricorde ;

31        de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire,

            par suite de la miséricorde que vous avez obtenue, 

            mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.    

32        Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes

            dans le refus de croire           

            pour faire à tous miséricorde.

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         Aux yeux de Paul, avant sa vision sur le chemin de Damas, l’humanité comprenait deux groupes bien distincts : les juifs et les non-juifs, qu’on appelait les « nations » ou les « païens ». Les Juifs avaient une mission et une responsabilité auprès des païens : leur faire connaître le Dieu unique.

         Lorsque Jésus ressuscité apparut à Paul, et se fit reconnaître par lui comme le Messie que le peuple d’Israël attendait, Paul comprit que la mission du peuple juif consistait désormais à faire connaître le Christ aux nations païennes. La première tâche de Paul était donc de faire connaître Jésus-Christ à ses frères juifs, et, dans un deuxième temps, les Juifs tous ensemble pourraient en témoigner auprès des non-Juifs.

         Cela, c’était le rêve, mais la réalité fut tout-autre : on sait que les Juifs, dans leur grande majorité, ont refusé l’Évangile. D’après les Actes des Apôtres, c’est à Antioche de Pisidie que le problème éclata violemment pour la première fois. Très logiquement, dans un premier temps, Paul et Barnabas avaient commencé à prêcher au nom de Jésus de Nazareth au cours d’une réunion du shabbat, un samedi matin, à la synagogue. Ce jour-là, on les écouta avec intérêt (lui et Barnabé) et on leur demanda de revenir le samedi suivant. Mais, pendant la semaine, on a eu le temps de réfléchir et des clans se sont formés. Le samedi suivant, il y avait une foule nombreuse, paraît-il, mais bigarrée : des Juifs de souche dont certains étaient prêts à croire Paul et d’autres tout à fait hostiles ; mais aussi des non-Juifs, sympathisants de la religion juive, mais non circoncis ; c’étaient donc des païens (on les appelait généralement les « craignant Dieu »).

          L’opposition est venue des Juifs de souche : « Le sabbat venu, presque toute la ville s’était rassemblée pour écouter la parole du Seigneur. À la vue de cette foule, les Juifs furent pris de fureur et c’étaient des injures qu’ils opposaient aux paroles de Paul. » (Ac 13, 44). Paul pouvait parfaitement les comprendre, puisqu’il avait connu lui aussi une période de violente opposition à la communauté chrétienne récente, mais il avait à cœur désormais d’annoncer l’évangile de toute urgence. Il a donc décidé de passer outre l’opposition de ses frères juifs et de s’adresser désormais à toutes les bonnes volontés, qu’il s’agisse de Juifs ou de païens. Voici les paroles qu’il a adressées aux membres de la synagogue d’Antioche : « C’est à vous d’abord que devait être adressée la parole de Dieu. Puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez indignes de la vie éternelle, nous nous tournons vers les païens. » (Ac 13, 46). Même discours à Corinthe quelques années plus tard : « Lorsque Silas et Timothée furent arrivés de Macédoine, Paul se consacra entièrement à la parole, attestant devant les Juifs que le Messie était Jésus. Devant leurs oppositions et leurs injures, Paul secoua ses vêtements et leur déclara : Que votre sang vous retombe sur la tête ! J’en suis pur et, désormais, c’est aux païens que j’irai. » (Ac 18, 5 - 6). On retrouve le récit d’autres événements semblables à Corinthe et à Éphèse (Ac 18,5-6 ; 19, 9). On peut donc dire que si Paul a évangélisé les païens, c’est, en fait, parce que les Juifs, dans leur grande majorité, ont refusé l’Évangile. Et c’est pour cela qu’il écrit aux Romains, anciens païens : « Maintenant, à cause du refus de croire des fils d’Israël, vous avez obtenu miséricorde. » « Désobéissance », ici, veut dire « refus d’écouter » ou même plutôt « refus de croire ». C’est grâce au refus des juifs de reconnaître en Jésus le Messie que les apôtres ont commencé à évangéliser des non-juifs. Au passage, cela veut dire que les anciens païens n’ont aucun mérite à faire valoir, puisqu’ils sont en partie redevables de leur propre conversion à Israël lui-même et à son refus.

          Mais, dans le plan de Dieu, que devient le peuple juif désormais ? Est-il perdu et en quelque sorte remplacé par les païens ? Pour Paul, il est évident que l’Alliance offerte par Dieu au Sinaï ne peut pas être reniée : « Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance. » C’est pour cela que Paul ne désespère pas de l’avenir d’Israël, bien au contraire : autrefois loin de Dieu, les païens ont maintenant obtenu miséricorde, et les Juifs, par la même occasion, se sont enfermés dans le refus. Mais, tôt ou tard, Israël, à son tour, découvrira avec émerveillement la miséricorde de Dieu. Et Paul a cette affirmation incroyablement audacieuse : « Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous les hommes. » Le mot « pour » ici, une fois de plus, ne veut pas dire un but, une finalité, mais une conséquence.

            Ne nous trompons donc pas sur le sens de cet « enfermement » : il n’y a évidemment pas de calcul machiavélique de la part de Dieu : comme s’il avait voulu conduire tous les hommes au péché pour pouvoir leur pardonner à tous. Une telle interprétation serait en contradiction absolue avec l’enseignement de Paul, tout au long de cette lettre : mais, de même que Dieu donne toute sa grâce par amour, de même, dans son amour, il respecte notre liberté ; et lorsque notre liberté va jusqu’à refuser la grâce, il n’insiste pas. Mais, comme toujours, de tout mal, si nous le laissons faire, Dieu fait surgir du bien. La préposition « pour » ne veut pas dire que Dieu a dirigé tous les événements dans un but bien précis ; mais de nos erreurs même, Dieu fait surgir des conséquences bénéfiques : en définitive, Dieu a laissé les hommes s’enfermer dans leur refus et il en a tiré le salut de tous.

          Essayons de résumer le raisonnement de Paul : « Grâce au refus des juifs, les païens ont été évangélisés ; cet accueil des païens a exaspéré les Juifs et donc ils se sont enfermés dans leur refus d’un Messie qui ouvrait les portes à n’importe qui. Mais Dieu n’oublie pas son Alliance : il leur suffira d’ouvrir leurs cœurs pour être eux aussi accueillis dans l’Église du Christ. »  

ÉVANGILE  DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT MATTHIEU  15, 21 - 28

 

            En ce temps-là, partant de Génésareth,

21        Jésus se retira vers la région de Tyr et de Sidon.

22        Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :         

            « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !      

            Ma fille est tourmentée par un démon. »

23        Mais il ne lui répondit pas un mot.   

            Les disciples s’approchèrent pour lui demander :    

            « Renvoie-la,

            car elle nous poursuit de ses cris ! »

24        Jésus répondit :          

            « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

25        Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :    

            « Seigneur, viens à mon secours ! »

26        Il répondit :    

            « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants    

            et de le jeter aux petits chiens.

27        Elle reprit : « Oui,, Seigneur,

            mais justement, les petits chiens mangent les miettes          

            qui tombent de la table de leurs maîtres. »

28        Jésus répondit :          

            « Femme, grande  est ta foi,

            que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »      

            Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

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         Il est intéressant de voir que cette scène intervient tout de suite après un enseignement de Jésus à propos de la pureté ; on sait que dans le monde juif, la pureté n’est pas l’absence de péché, mais l’aptitude à s’approcher de Dieu. Les Pharisiens attachaient beaucoup d’importance aux règles de pureté, pour être dignes de prier et de se rendre au Temple. Jésus, lui, vient de dire que la pureté est d’abord affaire de cœur et d’intention. Au risque de scandaliser les Pharisiens, il a dit : « Ce qui sort de la bouche provient du cœur, et c’est cela qui rend l’homme impur. Du cœur, en effet, proviennent les intentions mauvaises... C’est là ce qui rend l’homme impur ; mais manger sans s’être lavé les mains ne rend pas l’homme impur. » (Mt 15, 19-21).

         Or, c’est juste après cette controverse que Jésus décide de se rendre en territoire païen, là où justement, tout le monde est impur aux yeux des juifs puisque personne ne respecte les règles de pureté de la loi juive. Cette Cananéenne, en particulier, qui vient à la rencontre de Jésus est une païenne ; pourtant, elle n’hésite pas à s’adresser à lui pour lui demander de guérir sa fille : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Sans doute a-t-elle eu vent de la réputation de guérisseur de Jésus.

         Curieusement, celui-ci ne répond pas ; ce qui incite ses disciples à intervenir : « Renvoie-la car elle nous poursuit de ses cris ». Cela fait penser à la parabole de l’ami importun rapportée par saint Luc : « Si l’un de vous a un ami et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire : Mon ami, prête-moi trois pains, parce qu’un de mes amis m’est arrivé de voyage et je n’ai rien à lui offrir, et si l’autre, de l’intérieur, lui répond : Ne m’ennuie pas ! Maintenant la porte est fermée ; mes enfants et moi nous sommes couchés ; je ne puis me lever pour te donner du pain, je vous le déclare : même s’il ne se lève pas pour lui en donner parce qu’il est son ami, eh bien, parce que l’autre est sans vergogne, il se lèvera pour lui donner tout ce qu’il lui faut. » (Lc 11, 5-8). Il semble bien que par cette parabole Jésus recommande la persévérance dans la prière. La parabole de la veuve opiniâtre et du juge inique (au chapitre 18 de Luc) va dans le même sens et saint Luc précise que Jésus a raconté cette parabole pour dire à ses disciples « la nécessité de prier constamment et de ne pas se décourager ». C’est exactement ce que fait la Cananéenne et elle importune les disciples qui supplient Jésus d’intervenir. Ce à quoi il leur répond que cette femme est une étrangère, une Cananéenne : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël. »

         En disant cela, il se situe résolument dans la perspective du projet de Dieu dont la première étape concerne le peuple d’Israël. Il avait déjà pris position très clairement de la même manière lorsqu’il avait envoyé ses apôtres en mission ; Matthieu raconte : « Ces apôtres, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : Ne prenez pas le chemin des païens et n’entrez pas dans une ville de Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » (Mt 10, 6). 

         On sait qu’au début de son activité missionnaire, saint Paul, lui aussi, s’était d’abord adressé prioritairement aux Juifs ; c’est ce que l’on pourrait appeler la « logique de l’élection » : Dieu a choisi le peuple d’Israël pour se révéler à lui, à charge pour le peuple élu de relayer cette révélation auprès des autres peuples. Saint Paul, résolument, respectait ce choix. Et seulement dans un deuxième temps, après son échec auprès de la majorité des Juifs, Paul s’est tourné vers les païens. C’était exactement le thème de notre deuxième lecture de ce dimanche.

         Il semble bien que Jésus, ici, se situe également dans cette logique de l’élection. C’est au peuple d’Israël et à lui seul qu’il est envoyé pour annoncer la venue du royaume de Dieu et en donner des signes par sa parole et par ses actes

         Mais une autre question se pose ici : comment répondre aux étrangers, aux païens qui souhaitent rejoindre le peuple élu ? Peuvent-ils se frayer un chemin vers le salut ? Et, si oui, à quelles conditions ? Cette même question habitait déjà nos deux premières lectures. Vers 500 avant J.-C., Isaïe répondait : oui, des étrangers peuvent être admis dans la maison de Dieu et donc dans la communauté juive, à condition de s’attacher au Dieu d’Israël et de respecter la loi juive.

         Jésus, lui, va encore plus loin. Il commence par justifier son refus d’intervenir : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais il finit par agir en faveur de la Cananéenne ; et pourquoi change-t-il d’avis ? Parce qu’elle a la foi, dit-il : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »

         Je ferai trois remarques : premièrement, Jésus dit que la Cananéenne a la foi simplement parce qu’elle s’obstine à lui faire confiance ; elle ne se laisse pas rebuter, au contraire, elle insiste : « les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » La foi n’est-ce pas cela : s’obstiner à faire confiance ?

         Deuxième remarque : Jésus n’exige de la Cananéenne aucune des pratiques de la religion juive : seulement la foi. C’est très exactement la position que Paul prendra plus tard lorsqu’il évangélisera les païens. On peut penser que la question de l’admission des non-juifs dans les communautés chrétiennes se posait encore au moment où Matthieu rédige son évangile. Et l’attitude de Jésus envers la Cananéenne a été comprise alors comme un modèle d’accueil des païens, au nom de leur foi.

         Enfin, il est évident que l’opiniâtreté de la maman était guidée par son amour pour sa fille. Peut-être aurons-nous l’opiniâtreté suffisante pour demander et obtenir le salut du monde... quand nous l’aimerons assez ?       

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Complément

Pourquoi la Cananéenne appelle-t-elle Jésus, fils de David, et quel sens ce titre a-t-il dans sa bouche ? Nous ne le saurons pas ; mais c’est bien en tant que berger d’Israël (messie, descendant de David) qu’il se place quand il dit à ses disciples : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël ».

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 23:00
20 août 52 av JC

Lucius Caesar (juin 17 av. J.-C. - 2 ap. J.-C.), en latin Lucius Julius Caesar Vipsanianus après son adoption par Auguste. Il est le fils de Julia et de Marcus Vipsanius Agrippa. Il naît en juin 17, lors des jeux séculaires présidés par son grand-père maternel Auguste qui l'adoptera dès sa naissance, en même temps que son frère aîné Caius Caesar (Caius Julius Caesar Vipsanianus). En effet, Auguste souhaite pérenniser le principat qu'il a créé par l'intermédiaire de sa descendance.

En 12 av. J.-C., à la mort de leur père Agrippa, Auguste choisit comme tuteur de ses deux fils adoptifs un certain Tiberius Claudius Nero qui apparaît comme un très bon auxiliaire. En 2 av. J.-C., comme il l'avait fait en 5 av. J.-C. pour C. Caesar, Auguste accède au consulat pour présenter son fils L. Caesar au Sénat ; à cette occasion ce dernier revêt la toge virile qui marque son entrée dans la vie politique. Le Sénat lui confère le titre de princeps juventutis et il est nommé consul désigné 5 ans à l'avance. Cependant Lucius Caesar meurt en 2 ap. J.-C., sans avoir pu revêtir le consulat.

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 23:00

Ce 20 août 1944, des vies ont brisées par l'atrocité doctrinaire de l'homme.

On voit encore sous ce pont les impacts de balles.

Si vous passez par là, ayez une pensée pour ces 21 personnes dont l'erreur fut d'être là au mauvais moment

 

Baudrigues, vision d'horreur

Le 19 août 1944, les allemands évacuent Carcassonne après presque deux années d'occupation dans le département. 

A la prison se trouvent notamment des résistants et l'on s'inquiète du sort qui leur sera réservé, après que l'ennemi eût informé la Croix-rouge qu'elle n'aura pas à leur apporter le repas de midi. Il y a parmi eux Jean Bringer (fonctionnaire des eaux et forêts), Aimé Ramond (Officier de paix) et le Dr Delteil (Chirurgien et propriétaire de la clinique du Bastion)

 

Le préfet envoie alors deux délégués charger de négocier un échange de prisonniers, mais le sous-chef de la Gestapo

"Schiffner" déclare que seul le Dr Delteil sera libéré avec d'autres détenus sans préciser lesquels.

Le chirurgien aurait été gracié pour avoir soigné des soldats allemands dans sa clinique.

Vers 11 heures du matin, ceux qui vont être libérés voient monter dans un fourgon cellulaire de la prison, six hommes et deux femmes.

Un autre homme, peut-être déjà mort ou agonisant, sur lequel on avait tiré pour avoir tenté de s'évader fait également partie du convoi.

L'escorte sera vue à la sortie de la ville en direction de Limoux.

Capturer.JPG

Ils se rendent en fait au domaine de Baudrigues situé sur la commune de Roullens, où ils ont entreposé des torpilles de 50 à 500 kilos et d'autres munitions. Intrigué par cette agitation peu coutumière, le régisseur Henri Cambon s'instruit auprès de l'adjudant-chef qui lui conseille de fuir car tout va sauter.

 

A Villalbe, hameau de Carcassonne dont les champs jouxtent ceux du domaine, certains ouvriers agricoles ont aperçu des fils et se doutent de l'iminence d'une explosion.  

Alphonse, à peine âgé de 20 ans se propose d'aller les couper, mais ses amis du hameau l'en dissuaderont car les allemands pourraient exercer des représailles sur la population. Ils assisteront de loin à l'explosion (la première à 16h45 et la dernière à 16 heures) des neufs depôts sur seize que les "boches" avaient minés.

Martyrs Baudrigues 1.jpg

Le lendemain 20 août 1944 les dégâts sont considérables et c'est une vision d'épouvante. "Nous avons été parmi les premiers à Villalbe, à nous rendre sur place" souligne Alphonse. "Ce que nous avons vu dépasse tout ce que nous pouvions imaginer. Pendus aux branches des arbres encore debouts, des morceaux de boyaux et de cervelle. Il ne restait rien du parc." ajoute t-il. Trois corps pourront seulement être reconstitués grâce à certains éléments: Ramond, Bringer et un inconnu. Par exemple, madame Bringer reconnaîtra les restes de son mari à l'alliance d'un doigt. Au total ce sont neuf cadavres que l'ont dit avoir retrouvés dans le parc, sur la base du rapport de gendarmerie. Celui-là même prétend qu'un homme a été fusillé dans le dos et une femme de face. Cela sous-entendrait l'hypothèse qu'ils étaient déjà morts avant l'explosion, mais il est tout aussi possible qu'ils aient été attachés en vie sur le dépôt. On n'a pas pu retrouver une tête!

Martyrs Baudrigues 2.jpg

Selon Julien Allaux, les 7 personnes non identifiées sont: Maurice Sevajols (arrêté à Perpignan le 7 août 44 et transféré à Carcassonne dix jours après); Pierre Roquefort, Jean Hiot, Léon Juste et Gilbert Bertrand, tous les quatre rescapés du maquis de Trassanel. Les deux femmes restent inconnues, mais il semblerait qu'elles aient été de confession juive. Les recherches menées par M. Allaux en 1988 permettent de penser qu'il n'y a pas eu 9 mais 14 victimes à Baudrigues. En effet, comme Maurice Sevajols d'autres résistants arrêtés avec lui étaient détenus à Carcassonne. Au lendemain de la tuerie la gendarmerie retiendra neuf, mais le 5 mai 1945 le juge d'instruction accompagné d'un médecin a constaté que des débris humains avait été au cours des huit derniers mois, recueillis par le régisseur du domaine et déposé dans un cercueil. La liste des martyrs serait donc la suivante: Bringer Jean, Ramond Aimé, Roquefort Pierre, Hiot Jean, Juste Léon, Avignon René, Bronson Jacques (né le 16 février 1923 à St-Pé de Bigorre), Gros André, Sevajols Maurice, Torrent André, Bertrand Gilbert, Baills Simon et deux femmes inconnues.

baudrigues.jpg

Aimé Ramond fut inhumé le 27 août 1944 à Carcassonne. Nous voyons ci-dessus l'hommage rendu par ses collègues avec la pose d'une stèle dans la clairière de Baudrigues.

Obseques J.Bringer.jpg

Pour les obsèques de Jean Bringer, le 31 août 1944 toutes les administrations sont fermées. Le corps est exposé dans une chapelle sur la place Carnot, puis amené à la cathédrale Saint-Michel. Il sera inhumé au cimetière du même nom.

baudrigue.jpg

Chaque année lors de la commémoration de la libération de Carcassonne, une gerbe est déposée sur les lieux même du massacre.

----------------------------------------------

Sources:

Les martyrs de Baudrigue (Julien Allaux)

Témoignages recueillis auprès de villalbois (signalés en rouge)

Remerciements: à Maryse Audouy

Crédits photos:

1. Google

                                       

2 et 3. Julien Allaux

                                    

3 et 4. J-L Bonnet

                             

5. Midi-Libre

 

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 23:00

Le prix de la liberté

De nombreux carcassonnais ont payé de leur vie la libération de la ville au mois d'août 1944.

 

La plupart d'entre eux étaient de simples civils.

 

Quelques plaques marquent en ville le souvenir de cette triste journée, si vous passez devant ayez une pensée pour eux.

 

La plaque en hommage à Paul Lacroix se trouve en face de la poste, rue Jean Bringer.

 

 

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 23:00

 

un croisé se présente aux portes de la cité et demande à Raimond Roger de venir entamer des pourparlers.
 
Reddition ?
 
Trahison ?
 
Nul ne le sait...
 
Sauf que les défenseurs et le peuple de la cité de Carcassonne obtiennent le droit de partir libre contre la mise en prison de leur vicomte.
 
Le 15 août 1209, les croisés entrent dans Carcass...onne et Simon de Montfort devient le nouveau vicomte.
 
4 mois plus tard, dans les geôles de la cité, le 10 novembre 1209, Raimond Roger Trencavel meurt de dysenterie.
 
Mort naturelle ?
 
Assassinat ?
 
Le doute persiste...
 

Chanté par les troubadours comme un symbole de la liberté, le vicomte Raimond Roger a imprimé son image dans la mémoire occitane.

 

http://jeanclaudeperez.net/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/trencavel.gif

Fichier:Carcassonnetabule.jpg

Raimond Roger Trencavel

Quand son père Roger II décède en 1194, Raimond Roger hérite d’un vaste domaine.

 

Il est vassal du comte de Toulouse pour les vicomtés de Béziers et d’Albi.

 

En effet sa mère Adélaïde, fille de Raimond V et de Constance de France, elle même fille du roi de France Louis VI, apporta en dot ces 2 territoires.


Il est également vassal du roi d’Aragon pour la vicomté de Carcassonne après que l’un des aïeuls de Raimond Roger reconnut en 1157 la souveraineté de Barcelone.

La Tutelle de Bertrand de Saissac

A la mort de son père, le jeune Trencavel est encore trop jeune pour gouverner.

 

Il est donc placé sous la tutelle de Bertrand de Saissac dont le fief se situe en plein Montagne Noire.


Bertrand de Saissac est reconnu grâce à une déposition inquisitoriale comme un croyant cathare.

 

Il est en tout cas très enclin à un anticléricalisme catholique prononcé comme le montre l’anecdote de la succession de l’Abbé d’Alet.

http://2.bp.blogspot.com/_K2hra4zWFec/SJgmB5PcFKI/AAAAAAAACGE/DfjzTyOktO0/s512/Alet-les-Bains_abbey_6-759471.JPG

 En 1197, à la mort de Pons d’Amiel, les religieux choisissent Bernard de Saint-Ferréol.

 

 

On ne connait pas le différent entre ce nouvel abbé et Bertrand de Saissac mais ce dernier se rendit sur place et mit en prison le nouvel abbé.

 

Il fit alors déterrer le cadavre de Pons d’Amiel, le mit sur le siège abbatial et devant les moines restant, fit procéder à une nouvelle élection.


Certainement que Boson, le nouvel abbé élu convenait davantage à Bertrand de Saissac qui pour faire valider son élection donna à l’archevêque de Narbonne, une somme d’argent, semble t’il, assez rondelette...

 

Raimond Roger Trencavel est entre de bonnes mains...

L’administration de Raimond Roger Trencavel

En 1199 à l’âge de la majorité fixé à 15 ans, il administre lui même ses états. Bertrand de Saissac est devenu à la fin de sa régence, son conseiller.

 

On ne lui connait aucune mesure visant à lutter contre l’hérésie cathare.

 

Il se marie avec Agnès de Montpellier et en 1204 nait un fils, le futur Raimond II Trencavel

 

Lors du débat contradictoire opposant catholique et cathare, organisé en 1204 par son suzerain, Pierre II d’Aragon , les Bons Hommes sont condamnés et considérés comme hérétiques.

 

Pierre II le catholique enjoint alors Raimond Roger de chasser les hérétiques cathares mais rien n’est entrepris.

Le déclenchement de la croisade

Quand le légat du pape, Pierre de Castelnau est assassiné au début de l’année 1208, il ne fait aucun doute que la croisade contres les Albigeois et leurs protecteurs va être déclenchée.

Raimond Roger Trencavel et son oncle, le comte de Toulouse Raimond VI vont s’opposer dans la stratégie à employer. Un prône la guerre, l’autre la diplomatie...

 

Le Languedoc à l’heure du déclenchement de la croisade est divisé et sa défense s’en ressentira malheureusement pour lui.


Bien sûr, Raimond Roger Trencavel va alors tenter de faire pénitence aux légats du pape quand l’armée de la Croisade va atteindre la ville de Montpellier mi juillet 1209.

 

Trop tard !

 

L’armée est lancée et les va t’en guerre catholiques n’ont aucune envie de ne plus avoir en face d’eux d’adversaires et de devoir stopper la croisade...

Le siège de Carcassonne

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e4/Cathars_expelled.JPG/200px-Cathars_expelled.JPG

 Trencavel va alors organiser la défense de la cité à Carcassonne. Mais après le sac de la ville de Béziers, l’armée des croisés fait peur et c’est sans résistance qu’elle se retrouve sous les remparts de Carcassonne le 1e août 1209 pour commencer le siège.

 

Très vite contraint à la défensive, Trencavel et les défenseurs de la cité voient comme une aubaine l’arrivée de Pierre II d’Aragon le 4 août.


Malheureusement devant l’intransigeance des croisés, la médiation échoue.


Une semaine plus tard, un croisé se présente aux portes de la cité et demande à Raimond Roger de venir entamer des pourparlers.

 

Reddition ?

Trahison ?

Nul ne le sait...

 

Sauf que les défenseurs et le peuple de la cité de Carcassonne obtiennent le droit de partir libre contre la mise en prison de leur vicomte.

 

Le 15 août 1209, les croisés entrent dans Carcassonne et Simon de Montfort devient le nouveau vicomte.

 

4 mois plus tard, dans les geôles de la cité, le 10 novembre 1209, Raimond Roger Trencavel meurt de dysenterie.

 

Mort naturelle ?

 

Assassinat ?

 

Le doute persiste...

 

Le désespoir de son peuple va faire naitre la légende de cet éphémère comte, luttant seul contre l’église catholique et les barons venus du Nord : "Paratge" était né.
 

Le crédit du vicomte est encore très important notamment parce que jusqu’à présent, son oncle le comte de Toulouse Raimond VI était plutôt mal considéré.


C’est la qualité des jeunes gens et ce sera également le cas pour Raimond VII que d’endosser le rôle d’ultime défenseur de l’Occitanie.


Malheureusement la naïveté et le panache qui en résultent, ont fait que ce rôle était voué par avance à l’échec et ça, l’avait bien compris mais cette attitude n’était pas dans l’air du temps...

1315
Le roi Louis X le Hutin, roi de France et de Navarre (Louis Ier) épouse en secondes no...ces Clémence de Hongrie, fille de Charles-Martel d'Anjou, roi titulaire de Hongrie et de Clémence de Habsbourg, fille de l’empereur Rodolphe Ier.
La reine aura de son mari un enfant posthume: Jean Ier de France, qui ne vivra que cinq jours.
 
1794 
Napoléon retrouve la liberté
Il avait été arrêté le 6 août 1794 et suspendu de ses fonctions ; il est inculpé de complicité avec les frères Robespierre, mis hors la loi dix jours plus tôt, et enfermé au Fort-Carré d'Antibes (ou dans une maison voisine)
1905

Les fous du volant

La Coupe des Pyrenées, organisée par La Dépêche de Toulouse du 20 au 25 août 1905 réunissait un nombre important de concurrents pour l'époque.
Cette course automobile reliait Toulouse à Toulouse, via les Pyrenées et s'arrêta à Carcassonne pour la première étape.

Quelques accidents furent à noter dont le plus spectaculaire à la Bastide d'Anjou, mais cela n'empêcha Sorel sur une Dietrich de remporter l'épreuve.

 
1944

Le 20 aout 1944 alors que la 11e panzer division en déroute passe par Carcassonne, des coups de feu retentissent en sa direction dans le quartier de la gare.

Les "boches" à bout de force et harcelés de toutes parts, sans chercher vraiment à comprendre d'où venaient exactement ces tirs vont incendier toutes les maisons du Quai Riquet et mitrailler à l'aveugle tous les passants.

 

Le carnage fera 26 victimes civiles étendues le long du quai et de la route minervoise.

Les soldats allemands allèrent ensuite quérir le maire Jules Jourdanne et le préfet Marchais qui, accompagnés par trois FFI durent s'expliquer sur place devant les officiers de la Wehrmacht en furie.

 

Ceux-ci prétendirent qu'on avait tiré sur eux et que 50 des leurs avaient été tués.

 

C'était faux, mais ils tenaient en joue 16  autres otages prêts à être fusillés.

 

Finalement le lieutenant FFI Hauguenauer obtint que l'on relacha les otages pour le cas, où aucun incident contre l'armée allemande serait observé jusqu'au retrait total des troupes de la ville.

 

Les otages furent libérés mais cette triste journée couta la vie à 26 personnes innocentes.

 

 
Le monument à la mémoire des 26 civils tués le 20 aout 1944.

Il se trouve contre le pont de chemin de fer qui enjambe le canal du midi en dessous de la gare SNCF.

Parmi ces victimes...

Noël Ramon

Noel Ramon, mécanicien, fusillé sous les yeux de sa femme devant son domicile de la route minervoise.

Balottari.jpg

Armand Balottari, jeune agriculteur âgé seulement de 19 ans.

Georges Calvel, assassiné lâchement à 30 ans.

Le plus connu d'entre eux, Joseph Justo alias Chim boum boum.

Il vivait dans une cabane près du canal; c'était un excellent nageur dont on dit qu'il sauva bien des personnes de la noyade.

Ce jour là, au moment des tirs allemands, il plongea dans le canal et fut malheureusement atteint par une rafale de mitraillette.

La ville lui offrit une sépulture décente avec concession à perpétuité au cimetière St-Michel.
2011

Mariage à Rohrbach

mariage religieux de SAS le Prince Louis (Ludwig) de Sayn-Wittgenstein-Sayn avec la Comtesse Philippa Spannocchi.
Pour mémoire, le mariage civil avait eu lieu le 23 mai dernier
au château de Sayn.
Louis (Ludwig) & Philippa
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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 23:00

Le siège d'Alésia est une bataille décisive de la guerre des Gaules qui voit la défaite d'une coalition de peuples gaulois menée par Vercingétorix face à l'armée romaine de Jules César en 52 av. J.-C..

Désireux d’accroître son propre prestige et saisissant l'occasion d'étendre le territoire de la République romaine, Jules César intervient dans les affaires gauloises en 58 av. J.-C. et contrôle rapidement une grande partie de la Gaule.

Cette domination irrite les Gaulois qui se révoltent à plusieurs reprises et, en 52 av. J.-C., le chef arverne Vercingétorix rassemble de nombreux peuples du centre de la Gaule.

Il parvient à repousser les assauts romains au siège de Gergovie mais est à l'été, encerclé dans l'oppidum d'Alésia que le débat historique situe dans la ville actuelle d'Alise-Sainte-Reine en Côte d'Or.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_d%27Al%C3%A9sia

18 août-7 octobre

 

Le siège d'Alésia est une bataille décisive de la guerre des Gaules qui voit la défaite d'une coalition de peuples gaulois menée par Vercingétorix face à l'armée romaine de Jules César en 52 av. J.-C..

Désireux d’accroître son propre prestige et saisissant l'occasion d'étendre le territoire de la République romaine, Jules César intervient dans les affaires gauloises en 58 av. J.-C. et contrôle rapidement une grande partie de la Gaule. Cette domination irrite les Gaulois qui se révoltent à plusieurs reprises et, en 52 av. J.-C., le chef arverne Vercingétorix rassemble de nombreux peuples du centre de la Gaule. Il parvient à repousser les assauts romains au siège de Gergovie mais est à l'été, encerclé dans l'oppidum d'Alésia que le débat historique situe dans la ville actuelle d'Alise-Sainte-Reine en Côte d'Or.

César entreprend immédiatement d’ériger un double réseau de fortifications autour de la colline, pour repousser une éventuelle armée de secours ou une tentative de sortie des assiégés. Longues d'une trentaine de kilomètres, ces défenses sont composées d'une série de remblais, de fossés, de palissades et de tours et témoignent des compétences du génie romain. Les forces en présence sont mal connues, mais les historiens estiment que les Gaulois disposent d'une confortable supériorité numérique sur les Romains. Vers août-septembre, les encerclés et l'armée de secours tentent de rompre l'encerclement mais les Romains parviennent à tenir leurs positions et à repousser les assaillants qui se dispersent en désordre. Démoralisés et craignant la famine, les Gaulois décident de se rendre peu après cet affrontement.

La défaite d'Alésia marque la fin de toute résistance organisée à la domination romaine en Gaule. Auréolé de son succès, César est accueilli en héros à Rome, mais les tensions politiques provoquées par son ascension débouchent sur une guerre civile. De son coté, Vercingétorix a probablement été exécuté après le triomphe de son vainqueur.

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00

peu avant Alésia, Vercingétorix dresse une embuscade à l’armée romaine, mais la cavalerie gauloise est écrasée par les cavaliers germains de César.

Vercingétorix se retire à Alésia, avec ses 80 000 hommes et du ravitaillement pour un mois

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00

Concile de Charroux    

 

Il est convoqué à l'initiative de Guillaume V d'Aquitaine pour étudier le moyen de combattre "l'erreur"

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00

 Concile de Reims   

  Il est réuni pour envisager le problème sous son aspect général.

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00

 Concile de Toulouse     

 

Il menace les hérétiques d'excommunication mais leur laisse la possibilité de se repentir et de se réconcilier avec l'église.

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C
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T
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de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

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Pépin III le Bref
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Carloman Ier
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C
harles Ier
dit Charles le Grand
CHARLEMAGNE

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Louis Ier dit le Pieux
ou «le Débonnaire»
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Lothaire Ier
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Lothaire II

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C
harles II dit le Chauve
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Louis II dit le Bègue
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Louis III de France
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C
arloman II de France
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Charles III dit le Gros
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Eudes Ier de France
Robertin
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Charles III dit le Simple
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Robert le Fort
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Robert Ier de France

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Hugues le Grand
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Raoul Ier de France
aussi appelé Rodolphe

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Louis IV dit d'Outremer
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Lothaire de France
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Louis V dit le Fainéant
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Dernier roi de la lignée
des Carolingiens
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H
ugues Capet
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Robert II le Pieux
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Hugues II de France
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(1007-1025)
Roi de France associé
1017 - 1025
Henri Ier de France
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Philippe Ier de France
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Louis VI le Gros
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Louis VII Le Jeune
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Philippe II Auguste
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Louis VIII le Lion
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Louis IX (Saint Louis)
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Philippe III de France
dit le Hardi
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Philippe IV le Bel
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Louis X le Hutin
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Jean Ier le Posthume

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Philippe V
le Long
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Charles IV le Bel
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Valois
Philippe VI le Fortuné
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Jean II le Bon
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Charles V le Sage
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Charles VI le Fol ou le Bien-Aimé
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Charles VII le Victorieux
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Louis XI de Valois
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Charles VIII de Valois
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Louis XII d'Orléans
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François Ier d'Angoulème
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Henri II d'Angoulème
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François II d'Angoulème
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Charles IX d'Angoulème
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Henri III d'Angoulème
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