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 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:00

Le 29 février est un jour intercalaire.

 

 

C'est le 60e jour de l'année du calendrier grégorien et du calendrier julien en cas d'année bissextile.

Il reste 306 jours avant la fin de l'année.

 

Il y a eu un 29 février en 2000, 2004, 2008, 2012, le prochain en 2016 ensuite en 2020, puis en 2024 etc.

 

Le 29 février n'existe que tous les quatre ans (rythme des années bissextiles) du calendrier julien.

 

Dans le calendrier grégorien on exclut en outre les millésimes divisibles par 100 mais non par 400, comme par exemple : 1700, 1800, 1900 ; ainsi l'an 2000 et 2400, divisibles par 400 sont bissextiles, mais 2100, 2200, 2300 ne le seront pas.

 

Dans le calendrier républicain français, le jour intercalaire ajouté lors des années sextiles ne se situait pas à cette période de l'année, mais à l'automne, lors du jour de la révolution, situé au delà des 5 journées des sansculottides, soit approximativement le lendemain du 21 septembre.

 

 

  596 

La Décrétion de Childebert est publiée. Inspiré par la reine mère Brunehilde, ce texte organise et modernise la justice et la police en Austrasie. (La date exacte de cette publication importante est controversée)

 

 888 

Le comte de Paris

Odo of France.PNG

Eudes est élu roi par ses pairs, les grands seigneurs de la Francie occidentale.

 

1468 

Tizian 083b.jpg

Le pape Paul III (Alessandro Farnese), 220e pape de l'Église catholique, qui interdit l'esclavage (Veritas ipsa) († 10 novembre 1549)

 

1690 

Armoiries Savoie-Carignan 1656.svg

Victor-Amédée Ier de Savoie-Carignan, prince de Carignan de 1709 à en 1741 († 4 avril 1741)

 

1744 

Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Louis de Viefville des Essarts, Avocat au Parlement de Paris, Conservateur des Eaux et Forêts († 13 décembre 1820)

 

1888 

Fichier:COA cardinal IT Tardini Domenico.png

Domenico Tardini, cardinal italien, secrétaire d'État du Vatican († 30 juillet 1961)

 

1924 

Fichier:Motto d'Andrzej Maria Deskur.JPG

Andrzej Maria Deskur, cardinal polonais, préfet émérite du Conseil pour les communications sociales.

 

1788 

Fil:Kardinalcoa.png

Pasquale Acquaviva d’Aragona, cardinal italien. (° 3 novembre 1718)

 

1868

LouisI.jpg

Louis Ier de Bavière, roi de Bavière25 août 1786)

 

1972 

 

Pauline de Broglie, comtesse de Pange, femme de lettres française5 février 1888)

Laure Marie Pauline de Broglie, comtesse de Pange

5 février 1888 

29 février 1972

femme de lettres française.

Famille 

Pauline de Broglie est la fille de Louis Alphonse Victor (1846-1906), 5e duc de Broglie, et de Pauline de La Forest d'Armaillé (1851-1928).

Sœur de Maurice et de Louis de Broglie,éminents savants membres de l'Académie française et Prix Nobel de physique en 1929, elle épouse le comte Jean de Pange, fils cadet d'une famille noble de Lorraine.

Elle est également la nièce de Marie de Broglie. Le comte de Pange est un petit-neveu de François de Pange qui fut aimé de Madame de Staël.

Biographie

Avec son mari, Pauline de Broglie a consacré sa vie à la littérature et à l'histoire. Ainsi, elle créa et anima un cercle d'études sur son ancêtre, Madame de Staël.

Le comte et la comtesse de Pange, dans leur engagement européen eurent, entre autres, comme compagnons de route Robert Schumann, Konrad Adenauer, l'Archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine avec lesquels ils étaient liés d'amitié.

Ils eurent également des relations personnelles avec le général et Madame de Gaulle.

Comme la plupart des membres de la Maison de Broglie, la comtesse Jean de Pange manifesta des opinions libérales tant sur le plan politique que religieux.

Son livre Comment j'ai vu 1900 est une source de renseignements sur la société aristocratique de la Belle Époque, monde auquel elle appartenait et qu'elle sut décrire avec beaucoup d'humour, "brossant" de bons portraits, entre autres celui de son grand'père maternel, le comte angevin Louis d'Armaillé (vers 1822-1882), grand collectionneur de meubles et objets d'art anciens et habile "truqueur", ami de Richard Wallace et du conservateur du musée du Louvre Both de Tauzia, qui le fit nommer membre du Conseil Supérieur des Beaux-Arts; une partie de sa collection fut vendue par ses héritiers lorsqu'ils quittèrent Paris pour s'installer au château familial de Broglie ( Eure) :

"(...) Ma mère était restée à Paris afin, je crois, de procéder à la vente sur catalogue d'un lot de meubles de la collection d'Armaillé (...). Le vocable avait fait monter les enchères des meubles et des boiseries du rez-de- chaussée (de l'hôtel familial du 40, rue de La Boétie) dont il avait fallu aussi se séparer" (p. 243).

Elle décrit aussi le magnifique parc de Bagatelle après la mort de Wallace (1890), où elle vint jouer enfant.

Elle fut membre du jury du Prix Femina, et reçut en 1970 la cravate de commandeur de la Légion d'honneur.

 

 

 

 

Comte Arnould de Chastellux

fils du Comte Guillaume Jean Marie Georges de Chastelluxle 18 mars 1973 à Paris 15ème (lui-même fils de François-Jean, Duc de Rauzan-Duras)
et de Dammarie de Vasselot de Régné (elle-même petite-fille de S.A.S. la Princesse Armande de Croÿ)
 

   Adrien de Gouttes Lastouzeilles

 fils de Thibaud de Gouttes Lastouzeilles et de la Comtesse Marguerite de Maigret (elle-même petite-fille de Charlotte de Rohan-Chabot)
 
Louis Ier DE BAVIERE
25 août 1786 - 29 février 1868
Age: 82 ans
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Published by YANN SINCLAIR - dans CALENDRIER
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 00:00
 
Le prince participait aux cérémonies marquant le 400e anniversaire du sacre d’Henri IV à Chartres.

 

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Published by Il était une Foi - dans ACTUALITES ROYALES
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 00:00

LECTURE DU LIVRE DU PROPHÈTE ISAÏE    49, 14 - 15

 

14        Jérusalem disait :
            « Le SEIGNEUR m’a abandonnée,
            mon Seigneur m’a oubliée. »
15        Une femme peut-elle oublier son nourrisson,
            ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ?
            Même si elle l’oubliait,
            moi, je ne t’oublierai pas,
            – dit le Seigneur.
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          Le cha­pi­tre 49 du li­vre d’Isaïe est un tex­te pro­di­gieux. Il faut le li­re in­té­gra­le­ment pour dé­cou­vrir com­ment un peu­ple au plus pro­fond de la mis­è­re, re­tro­u­ve l’espérance. Le peu­ple d’Israël est en Exil à Ba­by­lo­ne et le mo­ral est au plus bas : on se ré­pè­te  « Le SEI­GNEUR m’a aban­don­née, mon Dieu m’a ou­bliée. » Tout conduit à confir­mer ce cons­tat : Jé­ru­sa­lem est dé­vas­tée, des étran­gers s’installent dans les dé­com­bres ; si un jour on ren­trait, que re­tro­u­ve­rait-on ? Du peu­ple, il ne res­te pres­que per­son­ne ; la fa­mille roya­le est étein­te ; et les an­nées pas­sant, tous ceux qui sont ar­ri­vés en­co­re va­li­des à Ba­by­lo­ne après l’épreuve de la dé­por­ta­tion meu­rent les uns après les au­tres. Un Exil de cin­quan­te an­nées, c’est très long, c’est plus que la du­rée d’une gé­né­ra­tion. Pi­re, com­ment gar­der la foi par­mi ces étran­gers ido­lâ­tres ? Dans ces condi­tions dé­plo­ra­bles, peut-on en­co­re par­ler d’Alliance avec Dieu ? La ten­ta­tion est gran­de de croi­re que Dieu les a ou­bliés. Et, d’ailleurs, les succès des Babyloniens ne sont-ils pas la preuve que notre Dieu nous a laissés tomber ?

          A­lors le pro­phè­te Isaïe cherche par tous les moyens à convaincre ses compatriotes que rien ne pourra détruire l’Alliance proposée par Dieu à son peuple, tout simplement parce que, même si les hommes sont parfois infidèles, Dieu, lui, reste toujours fidèle.

          Pour rendre son message encore plus percutant, Isaïe fait référence à notre expérience humaine, celle de la tendresse des mamans pour leurs bébés : « Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Mê­me si el­le pou­vait l’oublier, moi, je ne t’oublierai pas. » Et Isaïe, dans ce cha­pi­tre 49 dé­ve­lop­pe tou­te une sé­rie d’images : Pour Dieu, Is­raël est l’enfant bien-ai­mé, (« Le SEI­GNEUR m’a ap­pe­lé dès le sein ma­ter­nel, dès le ven­tre de ma mè­re il s’est ré­pé­té mon nom. » Is 49, 1), la flè­che la plus pré­cieu­se de son car­quois (« Il m’a dis­po­sé com­me une flè­che acé­rée, dans son car­quois il m’a te­nu ca­ché. » Is 49, 2), le ser­vi­teur qui ré­a­li­se les œuvres de Dieu (« Mon ser­vi­teur, c’est toi, Is­raël, toi par qui je ma­ni­fes­te­rai ma splen­deur. » Is 49, 3), la mar­que d’amour gra­vée sur les mains de Dieu (« Voi­ci que sur mes pau­mes je t’ai gra­vé » Is 49, 16). À la même époque, on peut lire chez Jérémie : « Oui, je suis un pè­re pour Is­raël, Éphraïm est mon fils aî­né. » (Jr 31, 9).

          Tout cela prouve qu’au temps de l’Exil à Babylone, c’est-à-dire au sixième siècle av. J.-C., les prophètes parlaient déjà de Dieu comme d’un Père. On n’a donc pas at­ten­du le Nou­veau Tes­ta­ment pour ap­pe­ler Dieu « Pè­re » ; mais pour être tout à fait hon­nê­te, on n’a pas at­ten­du non plus l’Ancien Tes­ta­ment ni le peu­ple hé­breu ; les au­tres peu­ples aus­si in­vo­quaient leur dieu com­me leur pè­re ; par exem­ple, au quatorzième siè­cle, à Uga­rit  (en Syrie), le dieu su­prê­me s’appelle « El, roi-pè­re » ; mais le ti­tre de pè­re, chez les au­tres peu­ples, a deux si­gni­fi­ca­tions : pre­miè­re­ment un sens d’autorité dou­blée de ten­dres­se ; deuxiè­me­ment un sens de pa­ter­ni­té char­nel­le ; la Bi­ble a gar­dé le pre­mier sens, mais a tou­jours re­fu­sé de consi­dé­rer Dieu com­me un pè­re bio­lo­gi­que à la ma­niè­re hu­mai­ne. Dieu est le Tout-Au­tre, sur ce plan-là aus­si.

          C’est pour cet­te rai­son, d’ailleurs, qu’on ne trou­ve que tar­di­ve­ment, dans l’Ancien Tes­ta­ment, des af­fir­ma­tions pé­remp­toi­res du gen­re « Dieu est vo­tre Pè­re » ; pen­dant trop long­temps, on au­rait ris­qué de se mé­pren­dre et de l’imaginer pè­re à la ma­niè­re hu­mai­ne, com­me les peu­ples voi­sins. Mais, à l’époque de l’Exil, la paternité de Dieu à l’égard de son peuple était acquise.  

          C’est sur cette conviction que le prophète Isaïe veut adosser l’espérance de ses compatriotes exilés : comme un Père vole au secours de ses enfants, Dieu tiendra les promesses de son Alliance et donc il libèrera son peuple de la captivité à Babylone. Le tout petit paragraphe du chapitre 49 d’Isaïe que nous lisons aujourd’hui est entouré de part et d’autre par des promesses de re­tour au pays : dans les versets qui précèdent notre lecture, on peut lire : « De bien loin ils ar­ri­vent, les uns du Nord et de l’Ouest, les au­tres, de la ter­re d’Assouan. » et encore « Le SEI­GNEUR ré­confor­te son peu­ple, et à ces hu­mi­liés il mon­tre sa ten­dres­se. » (Is 49, 12-13). Et, dans les versets qui suivent : « Ils ac­cou­rent tes bâ­tis­seurs, et tes dé­mo­lis­seurs, tes dé­vas­ta­teurs loin de toi s’en vont. Por­te tes re­gards sur les alen­tours et vois : tous ils se ras­sem­blent, ils vien­nent vers toi. Par ma vie, ora­cle du SEI­GNEUR, oui, tu les re­vê­ti­ras tous com­me une pa­ru­re, tel­le une pro­mi­se, tu te fe­ras d’eux une cein­ture. Oui, dé­vas­ta­tion, dé­so­la­tion, ter­re de dé­mo­li­tion que tu es, oui, dés­or­mais tu se­ras trop étroi­te pour l’habitant, tan­dis que pren­dront le lar­ge ceux qui t’engloutissaient. De nou­veau, ils di­ront à tes oreilles, les fils dont tu res­sen­tais la pri­va­tion : L’espace est trop étroit pour moi. Pla­ce pour moi ! Tiens-toi ser­rée que je puis­se ha­bi­ter. » et encore « Tu di­ras dans ton cœur : ‘Moi, j’étais pri­vée d’enfant, sté­ri­le, en dé­por­ta­tion, éli­mi­née ; ceux-là, qui les a fait gran­dir ? Voi­là que je res­tais seu­le ; ceux-là, où donc étaient-ils ?... Ils ra­mè­ne­ront tes fils dans leurs bras, et tes filles se­ront his­sées sur leurs épau­les. » (Is 49, 17-22).

            Il faut quand mê­me de l’audace pour an­non­cer de tel­les pro­mes­ses à un peu­ple en exil. C’est pres­que trop beau pour être vrai, di­rait-on. Mais cet­te au­da­ce est cel­le mê­me de Dieu. Pour bien pré­ci­ser que cet­te pa­ro­le n’est pas la sien­ne, Isaïe prend soin de par­se­mer ce cha­pi­tre de for­mu­les tel­les que « Ora­cle du Sei­gneur », ou « Pa­ro­le du Sei­gneur » ou en­co­re « Ain­si par­le le Sei­gneur ». Gé­né­ra­le­ment, quand les pro­phè­tes in­sis­tent sur ce point, c’est par­ce que les pa­ro­les qu’ils ont à di­re de la part de Dieu sont par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­ci­les à en­ten­dre.

PSAU­ME 61 (62)

 

2     Je n'ai de re­pos qu'en Dieu seul,                   
       mon sa­lut vient de lui.
3     Lui seul est mon ro­cher, mon sa­lut,              
       ma ci­ta­del­le : je suis in­é­bran­la­ble.

 8     Mon sa­lut et ma gloi­re                      
       se trou­vent près de Dieu.                  
       Chez Dieu, mon re­fu­ge,                    
       mon ro­cher im­pre­na­ble.

 9     Comptez sur lui en tout temps,                     
       vous, le peu­ple.                     
       De­vant lui, épan­chez vo­tre cœur :               
       Dieu est pour nous un re­fu­ge.
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         Clairement, ce psaume est une invitation à la confiance : « Je n'ai de re­pos qu'en Dieu seul, mon sa­lut vient de lui. Lui seul est mon ro­cher, mon sa­lut, ma ci­ta­del­le : je suis in­é­bran­la­ble... Comptez sur lui en tout temps, vous, le peu­ple. » Cette recommandation tombe à point nommé pour le peuple malheureux en Exil à Babylone que nous évoquions à propos de la première lecture.

         Comme très souvent dans les psaumes, c’est l’expérience de l’Exode qui est le meilleur argument de l’espérance. Car, pendant les quarante années de pérégrinations dans le désert du Sinaï, on a eu maintes occasions d’expérimenter la sollicitude de Dieu. Ici, par exemple, nous entendons à deux reprises le mot « rocher » qui fait référence à un événement très précis de l’Exode. Un événement qui a marqué la mémoire du peuple tout entier à tel point qu’il est évoqué à plusieurs reprises dans les textes bibliques.

         D’après le livre de l’Exode, cela se passait à Rephidim dans le sud de la péninsule du Sinaï. De loin, on voyait les palmiers de l’oasis et chacun espérait trouver de quoi étancher sa soif. Mais, ô surprise, l’oued était à sec. La bonne réaction aurait été de faire confiance : Dieu ne nous avait pas amenés aussi loin pour nous laisser mourir de soif. Certainement, il dicterait à Moïse une solution.

         Au lieu de cela, le peuple tout entier, pris de peur, s’est mis à récriminer. Non seulement, Moïse avait été bien imprudent de faire courir de tels risques à son peuple, mais on en vint à le soupçonner d’avoir ainsi manigancé la mort de tous ceux qui l’accompagnaient. Alors, ce fut au tour de Moïse d’être en danger. Si cela continue, ils vont me lapider, pensa-t-il.

         Or, quelle fut la réponse de Dieu à la révolte de son peuple ? Ce fut le don au-de­là de la ré­vol­te, le par­don : Il a dit à Moïse de se munir de son bâton, celui avec lequel il avait frappé le fleuve, la nuit de la sortie d’Égypte, et de frapper le rocher, ce que Moïse a fait bien sûr. Et alors de l’eau a coulé du rocher. « Dieu a fait jaillir l’eau du ro­cher de gra­nit » raconte le livre du Deutéronome (Dt 8, 15). Pour retenir la leçon de ce moment de soupçon de son peuple, Moïse appela ce lieu non plus Rephidim mais Massa et Meriba, ce qui signifie « Épreuve et Querelle » parce qu’on avait querellé Dieu (à travers son envoyé Moïse) et parce qu’on avait exigé de lui un signe.

         Ces mots de Massa et Meriba se retrouvent à plusieurs reprises chez les auteurs bibliques comme une méditation sur la tentation sans cesse renaissante de l’humanité de soupçonner Dieu de ne pas lui vouloir du bien. Voici, par exemple, le rappel du psaume 95/94 : « Puissiez-vous aujourd’hui écouter la voix du SEIGNEUR ! Ne durcissez pas votre cœur comme à Meriba, comme au jour de Massa dans le désert, où vos pères m’ont défié et mis à l’épreuve, alors qu’ils m’avaient vu à l’œuvre. » L’œuvre de Dieu, c’est le miracle de la sortie d’Égypte. Et le livre du Deutéronome dit la même chose à sa manière : « Vous ne mettrez pas à l’épreuve le SEIGNEUR votre Dieu comme vous l’avez fait à Massa. 

         Dés­or­mais, le sim­ple mot « ro­cher » évo­que cet­te fi­dé­li­té de Dieu mal­gré tou­tes les in­fi­dé­li­tés et les ré­vol­tes de son peu­ple. On ne s’étonne donc pas de le rencontrer souvent dans les psaumes, comme une sorte de garde-fou contre le soupçon.

         Le récit de la scène du jardin d’Éden relate de manière imagée ce problème éternel de l’humanité : créé par pur amour, et nanti de tous les pouvoirs sur la création, l’homme ne connaît qu’une limite à sa liberté, l’interdiction de prendre le fruit d’un certain arbre. La désobéissance mettrait l’homme en grand danger, a prévenu Dieu : « Tu pourras manger de tout arbre du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance de ce qui rend heureux ou malheureux, car du jour où tu en mangeras, tu devras mourir. » (Gn 2,  16-17). Là encore, c’est une question de confiance qui est posée à l’homme. Le texte suggère que l’homme devrait raisonner de la façon suivante : Dieu a fait preuve de sa bienveillance, pourquoi voudrait-il du mal à sa créature ? De toute évidence la consigne lui est donnée pour son bien ; sans doute le fruit est-il vénéneux. Il vaut donc mieux s’en abstenir comme Dieu l’a ordonné.

         Mais, malheureusement, l’homme se laisse gagner par le soupçon : une petite voix inspire à la femme l’idée que Dieu n’agit que par jalousie. Le mieux serait donc de lui désobéir... et l’on connaît la suite. L’homme et la femme ne meurent pourtant pas tout de suite de mort biologique, mais la relation de confiance est morte et le soupçon se répand comme un poison mortel, un venin qui inocule la mort spirituelle à l’humanité.

          Les psaumes, et tout particulièrement celui de ce dimanche, sont un lieu privilégié de lutte contre ce soupçon qui nous empoisonne. À tel point que le verset « Lui seul est mon ro­cher, mon sa­lut, ma ci­ta­del­le : je suis in­é­bran­la­ble » est dit deux fois, comme une sorte de refrain. Et le prophète Isaïe, en son temps, mettait en garde le jeune roi Achaz contre la tentation du manque de foi : « Si vous ne croyez pas, vous ne tien­drez pas »  (Is 7, 9).

         Saint Paul, à son tour, qui est imprégné des Écritures, poursuit la méditation de l’Ancien Testament sur le soupçon qui habite trop souvent les hommes. Et, à l’attitude d’Adam, le soupçonneux, il aime opposer l’attitude de confiance du Christ, qu’il appelle « le nouvel Adam ».

LECTURE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX CORINTHIENS  4, 1 - 5

 

            Frères,
1          que l’on nous regarde
            comme des auxiliaires du Christ
            et des intendants des mystères de Dieu.
2          Or, tout ce que l’on demande aux intendants,
            c’est d’être trouvés dignes de confiance.
3          Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement,
            ou à celui d’une autorité humaine ;
            d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même.
4          Ma conscience ne me reproche rien,
            mais ce n’est pas pour cela que je suis juste :
            celui qui me soumet au jugement,
            c’est le Seigneur.
5          Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré,
            mais attendez la venue du Seigneur,
            car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres,
            et il rendra manifestes les intentions des cœurs.
            Alors, la louange qui revient à chacun
            lui sera donnée par Dieu.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

         De­puis le dé­but de sa let­tre, Paul se bat contre les que­rel­les de clans qui di­vi­sent la com­mu­nau­té de Co­rin­the : cha­cun ne ju­re plus que par son pré­di­ca­teur pré­fé­ré, Apol­los, ou Pier­re ou Paul lui-mê­me. Les cho­ses vont si loin que les gens en sont ve­nus à adop­ter un lan­ga­ge d’esclaves puis­que les uns et les au­tres dis­ent : « Moi, j’appartiens à Apol­los (ou à Pier­re ou à Paul) » (1 Co 1, 12) ; « ap­par­te­nir à » était l’expression em­ployée dans les cas d’esclavage.

         Les que­rel­les qui di­vi­sent la jeu­ne com­mu­nau­té ré­vè­lent donc un vé­ri­ta­ble pro­blè­me de fond : le Christ est ve­nu pour fai­re de nous des hom­mes li­bres et voi­là les Co­rin­thiens qui s’inventent une nou­vel­le for­me d’esclavage. On sait que dans toutes les communautés où il est passé, Paul a milité pour une véritable liberté : on peut être esclave de certaines manières de penser ou d’agir, de certains conformismes, de certaines modes. Les querelles à propos des habitudes alimentaires, par exemple, ont empoisonné par moments la vie des premières communautés chrétiennes. On en aura l’écho plus loin dans cette même lettre aux Corinthiens. Ici, il s’agit d’un autre esclavage : celui des maîtres à penser.

         Il est ur­gent de re­met­tre les cho­ses à leur pla­ce ; les pré­di­ca­teurs ne sont pas des maî­tres à qui vous de­vriez ap­par­te­nir, ils sont des ser­vi­teurs et rien d’autre : « Il faut que l’on nous re­gar­de seu­le­ment com­me des auxiliaires du Christ et les in­ten­dants des mys­tè­res de Dieu. » « L’Intendant » n’est pas le  « propriétaire » et il peut être destitué s’il outrepasse ses droits. De la même manière, si un pré­di­ca­teur peut de­ve­nir un gou­rou, alors il est un mau­vais pré­di­ca­teur ; il n’est pas un bon ser­vi­teur du Christ puisqu’il n’a ré­us­si qu’à cen­trer ses fi­dè­les sur sa pro­pre per­son­ne au lieu de les tour­ner vers le Christ. Ici, Paul s’interroge lui-mê­me et ce­la expli­que la tri­stes­se du  ton de ce pas­sa­ge : « Ma cons­cien­ce ne me re­pro­che rien, mais ce n’est pas pour ce­la que je suis jus­te ». Ce n’est pas son or­gueil qui est bles­sé : l’enjeu est beau­coup plus gra­ve : puisqu’il y a des gens pour di­re : « Moi, j’appartiens à Paul », ce­la veut-il di­re qu’il au­rait cap­té l’attachement de cer­tains au lieu de les tour­ner vers le Sei­gneur ?

         Deuxiè­me en­jeu de ces at­ta­che­ments ex­ces­sifs à tel ou tel : in­é­vi­ta­ble­ment, on en vient à por­ter des ju­ge­ments : op­ter pour Apol­los ou Pier­re ou Paul, de ma­niè­re ex­clu­si­ve, conduit à dé­ni­grer les au­tres. Or seul le Sei­gneur sait ju­ger les uns et les au­tres : les prophètes l’ont sans cesse répété, Dieu seul est le juste juge. L’argument donné par Paul est très intéressant : seul le maî­tre peut s’autoriser à ju­ger son ser­vi­teur ; aucun ou aucune d’entre nous ne peut se hasarder sans ridicule à juger les services rendus à quelqu’un d’autre. Dans la let­tre aux Ro­mains, Paul le dit très claire­ment : « Qui es-tu pour ju­ger un ser­vi­teur qui ne t’appartient pas ? » (Rm 14, 4). Nous som­mes les in­ten­dants des mys­tè­res de Dieu : com­me leur nom l’indique, ce sont des « mys­tè­res », c’est-à-di­re qu’ils nous échap­pent ; et tant qu’ils nous échap­pent, tout ju­ge­ment est pré­ma­tu­ré ! « Alors, dit Paul, ne por­tez pas de ju­ge­ment pré­ma­tu­ré, mais at­ten­dez la ve­nue du Sei­gneur ». Ce pro­jet de Dieu nous dé­pas­se tel­le­ment que nous som­mes par nous-mê­mes in­ca­pa­bles de dis­cer­ner son état d’avancement et la contri­bu­tion des uns et des au­tres à ce pro­jet. Voi­là qui rend dé­ri­soi­res tou­tes que­rel­les et dis­sen­sions sur la qua­li­té de tel ou tel ser­vi­teur de l’évangile !

          Je reviens à cette expression : « in­ten­dants des mys­tè­res de Dieu ». Voilà le titre magnifique donné par Paul aux baptisés que nous sommes. Quand quelqu’un nous demande quel est notre métier, nous viendrait-il à l’idée de répondre que nous sommes « in­ten­dants des mys­tè­res de Dieu ». C’est pourtant le premier but de nos vies ; l’évangile de ce dimanche le redira fortement !

          Enfin, si on regarde le texte d’un peu plus près, Paul emploie deux mots : celui qui a été traduit par « auxiliaire » (upèretas) désigne un subordonné, un subalterne ; l’autre terme (oikonomos) est quelqu’un d’important, un homme de confiance, ce que notre traduction rend par « intendant ». Les deux mots nous vont bien : « serviteurs quelconques » selon l’expression retenue par Luc ((Lc 17, 10), simples subalternes, nous le sommes, et c’est rassurant. L’œuvre de Dieu ne nous appartient pas. Nous faisons tranquillement notre petit possible au jour le jour, et cela suffit à notre joie intérieure.

          « Intendants », nous le sommes également, fiers de la confiance qui nous est faite. Or l’importance d’un intendant se mesure à la taille de la propriété ou à l’importance de la fortune qu’il doit gérer. Eh bien nous, nous sommes les intendants du Maître du monde et de l’histoire ! « In­ten­dants des mys­tè­res de Dieu », dit Paul. Les deux mots employés par Paul se contrebalancent en quelque sorte : ils nous permettent de pressentir la grandeur de notre mission au cœur même de notre petitesse !

          On comprend alors pourquoi les petites querelles des Corinthiens pouvaient affliger Paul. Elles ne sont pas à la hauteur de l’enjeu véritable de nos vies qui n’est autre que le Jour que nous attendons tous avec ferveur : celui de la venue du Seigneur.

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Complément

On peut rapprocher le souci de Paul d’être tout entier donné à la seule gloire de Jésus-Christ de cette parole du Christ dans l’évangile de Jean : « Qui parle de lui-même cherche sa propre gloire ; seul celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé est véridique, et il n'y a pas en lui d'imposture. » (Jn 7, 18).

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MATTHIEU  6, 24 - 34

 

                                         En ce temps-là,
            Jésus disait à ses disciples :
24        « Nul ne peut servir deux maîtres :
            ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
            ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
            Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
25        C’est pourquoi je vous dis :
            Ne vous souciez pas,
            pour votre vie, de ce que vous mangerez,
            ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez.
            La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture,
            et le corps plus que les vêtements ?
26        Regardez les oiseaux du ciel :
            ils ne font ni semailles ni moisson,
            ils n’amassent pas dans des greniers,
            et votre Père céleste les nourrit.
            Vous-mêmes, ne valez-vous pas
            beaucoup plus qu’eux ?
27        Qui d’entre vous, en se faisant du souci,
            peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
28        Et au sujet des vêtements,
            pourquoi se faire tant de souci ?
            Observez comment poussent les lis des champs :
            ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
29        Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire,
            n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
30        Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs,
            qui est là aujourd’hui,
            et qui demain sera jetée au feu,
            ne fera-t-il pas bien davantage pour vous,
            hommes de peu de foi ?
31        Ne vous faites donc pas tant de souci ;
            ne dites pas : ‘Qu’allons-nous manger ?’
            ou bien : ‘Qu’allons-nous boire ?’
            ou encore : ‘Avec quoi nous habiller ?’
32        Tout cela, les païens le recherchent.
            Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
33        Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice,
            et tout cela vous sera donné par surcroît.
34        Ne vous faites pas de souci pour demain :
            demain aura souci de lui-même ;
            à chaque jour suffit sa peine. »
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         On ne s’étonne pas que Jésus ait, à plusieurs reprises, abordé les questions d’argent, puisque c’est bien l’une des préoccupations majeures des hommes ; mais il me semble qu’il y a, dans le discours de Jésus, beaucoup plus que des considérations de sagesse. J’y lis au moins trois insistances : un appel à la liberté, une invitation à vérifier nos priorités et enfin une consigne de confiance.

         Un appel à la liberté, d’abord. Celui qui n’avait « pas mê­me une pier­re pour re­po­ser sa tê­te » jouissait d’une liberté totale de mouvement. On sait, à l’inverse, combien certains se voient obligés de consacrer leur temps et leur énergie à gérer leur fortune. Nous désirons la richesse parce que nous y voyons un moyen d’être libres et heureux (et le but est louable, en soi), mais l’inverse peut se produire, quand nous en devenons esclaves. Ce que l’on possède pourrait bien nous posséder, en définitive.

         Parce que ce problème est de tous les temps, de nombreux auteurs bibliques l’ont abordé, chacun dans son style. Je vous lis ce qu’en dit le li­vre du Si­ra­ci­de : « Le sou­ci en­traî­ne une vieilles­se pré­ma­tu­rée » (Si 30, 24) et un peu plus loin « L’insomnie que cau­se la ri­ches­se fi­nit par dé­char­ner quelqu’un, le sou­ci qu’elle ap­por­te éloi­gne le som­meil. » (Si 31, 1). Chez nous, la sa­ges­se po­pu­lai­re, el­le aus­si, dit bien que « L’argent est un bon ser­vi­teur mais un mau­vais maî­tre » ; et c’est ce der­nier ter­me que le tex­te ori­gi­nal de no­tre évan­gi­le em­ploie : l’argent, il le dit Ma­mon, c’était le nom d’une puis­san­ce qui as­ser­vit le mon­de. Nous plier sous sa loi, c’est per­dre no­tre li­ber­té et no­tre joie.

         Deuxièmement, Jésus nous invite à vérifier nos priorités : « Cher­chez d'abord son Royau­me et sa jus­ti­ce ». Le vrai trésor de nos vies, la vraie perle (pour reprendre des expressions de Jésus lui-même, cf Mt 13, 44-46), notre unique raison de vivre et de mourir, c’est le projet de Dieu, qui nous est révélé dans sa Parole. Nous pouvons nous occuper à autre chose, cela nous arrive, mais, tôt ou tard, nous lui revenons, parce que nous savons comme Pierre, que lui seul « a les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). Dans la première lettre aux Corinthiens (notre deuxième lecture), Paul nous décernait le beau titre « d’intendants des mystères de Dieu ». Ici, Jésus nous invite à rester fidèles à cette vocation et à ne pas nous tromper de métier ou de priorités, si vous préférez. « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur », disait-il. D’ailleurs on peut remarquer ceci : cette partie du discours sur la montagne consacrée à la question de la richesse intervient après l’enseignement du Notre Père : or, dans le Notre Père, justement, les demandes sur la venue du Règne (« Que ton  Nom soit sanctifié, que ton Règne vienne, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel ») précèdent la demande du pain quotidien.

         Enfin, troisièmement, et c’est la clé de tout, peut-être, Jésus nous invite à la confiance. Si Dieu est Père, comme tout le discours sur la montagne le développe, nous pouvons nous remettre entre ses mains. À cinq reprises, dans ces quelques lignes, il emploie le même verbe en grec que nos traductions rendent par le mot « souci » ou le verbe « se soucier ». Pour illustrer son propos, il nous donne en exemple les oi­seaux du ciel et les lis des champs. Puisqu’ils ont été créés par Dieu, on peut bien penser qu’ils ont leur fonc­tion dans la créa­tion, un rô­le bien­fai­sant à te­nir dans le­quel ils sont in­dis­pen­sa­bles.

         C’est encore plus vrai de l’homme, évidemment. Cha­que hom­me est un col­la­bo­ra­teur de Dieu et son tra­vail consis­te à gé­rer les ri­ches­ses qu’il lui confie : « Em­plis­sez la ter­re et do­mi­nez-la », avait dit le Créa­teur au pre­mier cou­ple hu­main (Gn 1, 28). C’est jus­te­ment par­ce que l’homme est le « lieu-te­nant » de Dieu qu’il peut, en tou­tes cir­con­stan­ces, gar­der la sé­ré­ni­té : « Re­gar­dez les oi­seaux du ciel... vo­tre Pè­re cé­les­te les nour­rit. Ne va­lez-vous pas beau­coup plus qu’eux ?... Obs­er­vez com­ment pous­sent les lis des champs... Si Dieu ha­bille ain­si l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui de­main se­ra je­tée au feu, ne fe­ra-t-il pas bien da­van­tage pour vous, hom­mes de peu de foi ? »

          Je reviens aux demandes du No­tre Pè­re : « Don­ne-nous no­tre pain... Par­don­ne-nous... Dé­li­vre-nous du mal. » Ce sont des pa­ro­les de confian­ce ab­so­lue. Les ver­sets que nous li­sons ici ne font que com­men­ter cet­te confian­ce qui est le tout de la vie du croyant. Une seu­le cho­se comp­te : en­trer dans les vues de Dieu, s’attacher à son pro­jet et tout fai­re pour y cor­res­pon­dre : « Cher­chez d’abord son Royau­me et sa jus­ti­ce, et tout ce­la vous sera don­né par-des­sus le mar­ché. » En d’autres ter­mes, ajus­tez (c’est le sens pro­fond du mot « jus­ti­ce ») vo­tre condui­te à la pen­sée mê­me de Dieu, à son des­sein d’amour, de­ve­nez-en de plus en plus les ar­ti­sans pour la pe­ti­te part qui vous re­vient de cet­te tâ­che. Pour le res­te, ne ces­sez pas de lui fai­re confian­ce,  « vo­tre Pè­re sait ce dont vous avez be­soin avant que vous le lui de­man­diez » (Mt 6, 8).

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 00:00

25 février-8 mars:

César prend Vellaunodunum, Cenabum et Noviodunum.

Vercingétorix lève le siège de Gorgobina pour se porter à sa rencontre, mais sa cavalerie est battue, notamment grâce aux 400 cavaliers germains de César.

Il pratique alors la tactique de la « terre brûlée » pour priver les Romains de ravitaillement

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 00:00

Jeudi 25 février 1858

9ème apparition

 

Trois cents personnes sont présentes.


"Allez boire à la fontaine et vous y laver. Vous mangerez de cette herbe qui est là."
Bernadette raconte :

"elle me dit d'aller boire à la source (…) je ne trouvai qu'un peu d'eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine puis la vision disparut et je m'en allai"

Devant la foule qui lui demande:

"Sais-tu qu'on te croit folle de faire des choses pareilles ? "

Elle répond seulement:
"C'est pour les pécheurs."

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 00:00
24 février 1815 Carcassonne François Fournier
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 00:00

 

Baron Charles- Luce Didelot

 

Préfet de l'Aude
ministre plénipotentiaire

et chambellan
né à Paris le 29 mars 1769
mort à Passy (Seine) le 1er novembre 1850
Parents:
Jean-François Didelot, fermier général 
d'Anne de la Pierre
était en 1786 régisseur général adjoint à son père, inspecteur principal et
fut nommé le 5 brumaire an V gérant de la manufacture de tabac du
Gros-Caillou.
Le 14 germinal an VIII il fut nommé préfet du Finistère

préfet de l'Allier le 3 pluviôse an IX puis envoyé en germinal an XI comme
ministre plénipotentiaire près la cour de Wurtemberg et fait commandeur de
la Légion d'honneur le 25 prairial an XII.

Le 13 janvier 1807 il fut envoyé extraordinaire près du roi de Danemark,
créé baron de l'Empire le 30 août 1811
et chambellan de l'Empereur le 16 novembre suivant.

Le 12 mars 1813 il fut nommé préfet du Cher
Préfet de l'Aude
Le 24 février 1819

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 00:00
1762: Le culte de sainte Anne à Saint-Nazaire (Carcassonne)

À Saint-Nazaire : la chapelle longtemps dédiée à sainte Anne.

Les dimanches dans l'histoire Le culte de sainte Anne à Saint-Nazaire

En 1762 les chanoines du chapitre de Saint-Nazaire, chargés d'assurer la liturgie dans la cathédrale, décident d'en réviser le nécrologe, document recensant toutes les fondations de messes demandées pour le repos de leur âme par certains donateurs; ces offices doivent être célébrés par exemple chaque année le jour anniversaire de leur mort.

La rédaction de ce texte, confiée au chanoine Birot qui présente son travail en 1775, a été étudiée par l'abbé Edmond Baichère en 1908.

Il nous fournit, pour la période allant du XIVe au XVIIIe siècle, outre la liste desdites messes, une foule de renseignements sur la vie religieuse de la Cité.

C'est ainsi qu'un culte particulier est rendu à sainte Anne, parce que la cathédrale possède une «main authentique» de la mère de la Vierge, ce qui a motivé depuis 1397 la création d'une confrérie pour «rendre plus solennel le culte à l'auguste aïeule du Sauveur du Monde».

Par la suite, Catherine de Médicis, lors de son passage dans notre ville en 1565 avait voulu voir cette relique qui lui fut apportée par le chapitre en ville basse, puis en 1634, Urbain VIII avait accordé une indulgence à tous les membres de la confrérie.

Aussi, chaque année, le 26 juillet, jour de la fête de la sainte, au matin, une procession faisait le tour de la Cité en portant la relique, laquelle était exposée comme toutes les autres sur le maître-autel pour la Toussaint puis enfermée dans le Grand Sacraire.

La chapelle de sainte Anne était la seconde du transept en regardant le maître-autel du côté gauche, mais en 1760 la chapelle du Saint Sacrement «du côté de la sacristie» lui fut dédiée et en 1765 l'évêque fit transporter son retable dans la chapelle Saint-Pierre.

On peut cependant remarquer que les Évangiles ne mentionnent nullement part le nom des parents de la Vierge, qui apparaissent seulement dans des textes des IVe-Ve siècles, «issus pour une large part de la tradition orale et qui pour certains été regardés avec suspicion par l'Église» (Enluminures en Languedoc, A.D, 2015)

Nous verrons prochainement l'histoire du reliquaire abritant cette fameuse main.

À Saint-Nazaire : la chapelle longtemps dédiée à sainte Anne.

(XIVe-XVIIIe siècle)

Claude Marquié

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 00:00

LECTURE DU LIVRE DES LÉVITES  19, 1-2 , 17-18

 

1     Le SEIGNEUR parla à Moïse et dit :
2     « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël.
       Tu leur diras :
       Soyez saints,
       car moi, le SEIGNEUR votre Dieu, je suis saint.

17   Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur.
       Mais tu devras réprimander ton compatriote,
       et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.
18   Tu ne te vengeras pas.
       Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple.
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
       Je suis le SEIGNEUR. »
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          Être « com­me des dieux » : on en a tous rê­vé un jour ou l’au­tre... et le li­vre de la Ge­nè­se, ra­con­tant la fau­te d’Adam et Ève, dit que c’est bien là no­tre pro­blè­me ! « Vous se­rez com­me des dieux » avait pro­mis le ser­pent, avait men­ti le ser­pent, de­vrait-on di­re, et cet­te per­spec­ti­ve les a per­dus.

          Mais voi­là que c’est Dieu lui-mê­me qui  nous dit : « Soyez saints COM­ME moi »... « Soyez saints, car moi, le SEIGNEUR votre Dieu, je suis saint ». C’est un or­dre, mieux, c’est un ap­pel, c’est no­tre vo­ca­tion. Donc, nous ne nous trom­pons pas quand nous rê­vons d’être com­me des dieux ! C’est le psau­me 8 qui dit : « Tu  as vou­lu l’hom­me à pei­ne moin­dre qu’un dieu, le cou­ron­nant de gloi­re et d’hon­neur ». Seulement voilà : pour ressembler vraiment à Dieu, encore faudrait-il avoir une juste idée de Dieu

          Les pre­miers cha­pi­tres de la Bible disaient déjà que l’homme est fait pour ressembler à Dieu. Encore faut-il savoir en quoi consiste la ressemblance : « Fai­sons l’hom­me à no­tre ima­ge, se­lon no­tre res­sem­blan­ce, et qu’il sou­met­te les pois­sons de la mer, les oi­seaux du ciel, les bes­tiaux, tou­te la ter­re et tou­tes les pe­ti­tes bê­tes qui re­muent sur la ter­re ! » (Gn 1, 26). La for­mu­le « Fai­sons l’hom­me à no­tre ima­ge, se­lon no­tre res­sem­blan­ce, et qu’il sou­met­te... » don­ne à pen­ser que cet­te res­sem­blan­ce se­rait  de l’or­dre de la royau­té, de la sou­mis­sion... Ré­el­le­ment, l’hom­me est créé pour être le roi de la créa­tion. Mais, le vocabulaire employé par l’auteur suggère que la  royau­té à la­quel­le l’hom­me est ap­pe­lé est une autorité d’amour et non une do­mi­na­tion.

          Un peu plus loin, le mê­me li­vre de la Ge­nè­se em­ploie de nou­veau deux fois la mê­me for­mu­le : une fois à l’iden­ti­que : « Le jour où Dieu créa l’hom­me, il le fit à la res­sem­blan­ce de Dieu », mais la se­con­de fois il s’agit des en­fants d’Adam : « Adam en­gen­dra un fils à sa res­sem­blan­ce et à son ima­ge » : cet­te fois on a bien l’im­pres­sion que les mots ima­ge et res­sem­blan­ce ont le sens qu’on leur don­ne d’ha­bi­tu­de quand on dit qu’un fils res­sem­ble à son pè­re. « Tel pè­re tel fils », dit-on. 

          En­fin, cet­te phra­se que nous connais­sons bien, « Dieu créa l’hom­me à son ima­ge, à l’ima­ge de Dieu il le créa ; mâ­le et fe­mel­le il les créa » (Gn 1, 27), nous dit que le cou­ple créé pour l’amour et pour le dia­lo­gue est l’ima­ge du Dieu d’amour.

          Il a fal­lu des siè­cles pour que le peu­ple com­pren­ne que les mots « Sain­te­té «  et « Amour » sont sy­no­ny­mes. « Saint », on s’en souvient, c’est le mot de la vo­ca­tion d’Isaïe : au cha­pi­tre 6, il nous ra­con­te la vision dont il a bénéficié ; com­ment, alors qu’il était dans le tem­ple de Jé­ru­sa­lem, ébloui, il entendait les chérubins ré­pé­ter « Saint, Saint, Saint est le SEI­GNEUR de l’univers ». Ce mot « saint »  si­gni­fie que Dieu est le Tout-Au­tre, qu’un abî­me nous sé­pa­re de lui. En mê­me temps Isaïe a eu une ré­vé­la­tion  : cet abî­me, c’est Dieu lui-même qui le fran­chit : et donc, quand il nous in­vi­te à lui res­sem­bler, c’est que nous en som­mes ca­pa­bles... grâ­ce à lui, bien sûr, ou dans sa grâ­ce, si vous pré­fé­rez.

          Les deux der­niers ver­sets du pas­sa­ge d’aujourd’hui ne sont que l’ap­pli­ca­tion de cet­te phra­se « Soyez saints com­me je suis saint, moi le SEI­GNEUR vo­tre Dieu ». Concrè­te­ment, ce­la veut di­re « Tu n’au­ras au­cu­ne pen­sée de hai­ne... Tu ne te ven­ge­ras pas. Tu ne gar­de­ras pas de ran­cu­ne. Tu ai­me­ras... » C’est cela être à la res­sem­blan­ce de Dieu : Lui ne connaît ni hai­ne, ni ven­gean­ce, ni ran­cu­ne. C’est jus­te­ment par­ce qu’il n’est qu’amour  qu’il est le Tout-Au­tre. Et c’est seu­le­ment pe­tit à pe­tit que les pro­phè­tes comprendront eux-mêmes et fe­ront com­pren­dre au peu­ple que res­sem­bler au Dieu saint, c’est tout sim­ple­ment dé­ve­lop­per ses ca­pa­ci­tés d’amour.

          Ce­la ne veut pas di­re qu’on perd tou­te ca­pa­ci­té de ju­ge­ment sur ce qui est bon ou mau­vais : « Tu n’au­ras au­cu­ne pen­sée de hai­ne, mais tu n’hé­si­te­ras pas à fai­re des ré­pri­man­des... » : ré­pri­man­der à bon es­cient, voi­là un art bien dif­fi­ci­le ! Et pour­tant cela aus­si, c’est de l’amour. Parmi nous, les parents ou les éducateurs le savent bien : c’est vou­loir le bien de l’au­tre, c’est parfois ar­rê­ter l’au­tre au bord du gouf­fre. La cri­ti­que po­si­ti­ve par amour fait gran­dir.

          Mais Dieu est pa­tient envers nous : ce n’est pas en un jour que no­tre at­ti­tu­de peut de­ve­nir sem­bla­ble à la sien­ne ! Si j’en crois les nou­vel­les qui nous par­vien­nent tous les jours, il fau­dra en­co­re beau­coup de temps ! Et Dieu dé­ploie avec son peu­ple une pé­da­go­gie très pro­gres­si­ve : quand ce tex­te est écrit, il ne par­le pas en­co­re d’amour uni­ver­sel, il se conten­te de di­re : « Tu n’au­ras au­cu­ne pen­sée de hai­ne contre ton frè­re », « Tu ne gar­de­ras pas de ran­cu­ne contre les fils de ton peu­ple »... « Tu ai­me­ras ton pro­chain com­me toi-mê­me. »

          C’est dé­jà une pre­miè­re éta­pe dans la pé­da­go­gie bi­bli­que... Des siè­cles plus tard, Jé­sus, dans la pa­ra­bo­le du Bon Sa­ma­ri­tain (Lc 10, 29-37), élar­gi­ra à l’in­fi­ni le cer­cle du pro­chain.

          Voi­là donc la royau­té à la­quel­le nous som­mes in­vi­tés : quand nous rê­vons d’être com­me des dieux, nous pen­sons spon­ta­né­ment do­mi­na­tion, puis­san­ce, et sur­tout la puis­san­ce né­ces­sai­re pour vain­cre la mala­die et la mort. Tan­dis que quand Dieu nous in­vi­te à lui res­sem­bler, il nous ap­pel­le à la sain­te­té, à sa sain­te­té qui n’a rien à voir avec une quel­con­que do­mi­na­tion ! Une sain­te­té qui n’est qu’amour et dou­ceur. Ce­la nous pa­raît bien dif­fi­ci­le ; mais là en­co­re, peut-être som­mes-nous trop sou­vent des « hom­mes de peu de foi ».

PSAUME  102 (103 ) - 1-2,  3-4,  8-10,  12-13

 

1          Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme,
            bénis son nom très saint, tout mon être !
2          Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme,
            n'oublie aucun de ses bienfaits !

3          Car il pardonne toutes tes offenses
            et te guérit de toute maladie ;
4          il réclame ta vie à la tombe
            et te couronne d'amour et de tendresse ;

8          Le SEIGNEUR est tendresse et pitié,
            lent à la colère et plein d'amour ;
10        il n'agit pas envers nous selon nos fautes,
            ne nous rend pas selon nos offenses.

12        aussi loin qu'est l'orient de l'occident,
            il met loin de nous nos péchés ;
13        comme la tendresse du père pour ses fils,
            la tendresse du SEIGNEUR pour qui le craint !
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            La li­tur­gie de ce di­man­che ne nous pro­po­se que huit ver­sets d'un psau­me qui en com­por­te vingt-deux ! Or l'al­pha­bet hébreu com­por­te vingt-deux let­tres donc on dit de ce psau­me qu’il est « al­pha­bé­ti­sant » ; et quand un psau­me est al­pha­bé­ti­sant, on sait d’avan­ce qu’il s’agit d’un psau­me d’ac­tion de grâ­ce pour l’Al­lian­ce. Et ef­fec­ti­ve­ment, An­dré Chou­ra­qui disait que ce psaume est le « Te Deum » de la Bi­ble, un chant de recon­nais­san­ce pour tou­tes les bé­né­dic­tions dont le com­po­si­teur (en­ten­dez) le peu­ple d’Is­raël a été com­blé par Dieu.

          Deuxiè­me ca­rac­té­ris­ti­que de ce psau­me, le « pa­ral­lé­lis­me » : cha­que ver­set  se com­po­se de deux li­gnes qui se ré­pon­dent com­me en écho ; l’idéal pour  le chan­ter  se­rait d’al­ter­ner li­gne par li­gne ; il a peut-être, d’ailleurs, été com­po­sé pour être chan­té par deux chœurs al­ter­nés. Ce paral­lé­lis­me, ce « ba­lan­ce­ment » est très fré­quent dans la Bi­ble, dans les tex­tes poé­ti­ques, mais aus­si dans de nom­breux pas­sa­ges en pro­se ; pro­cé­dé de ré­pé­ti­tion uti­le à la mé­moi­re, bien sûr, dans une ci­vi­li­sa­tion ora­le, mais sur­tout très sug­ges­tif ; si on soi­gne la lec­ture en fai­sant res­sor­tir le fa­ce à fa­ce des deux li­gnes à l’in­té­rieur de cha­que ver­set, la poé­sie prend un re­lief ex­traor­di­nai­re.           

          D’au­tre part, cet­te ré­pé­ti­tion d’une mê­me idée, suc­ces­si­ve­ment sous deux for­mes dif­fé­ren­tes, per­met évi­dem­ment de préciser la pen­sée, et donc pour nous de mieux com­pren­dre cer­tains ter­mes bi­bli­ques. Par exem­ple, le pre­mier ver­set nous propo­se deux paral­lè­les in­té­res­sants : « Bé­nis le SEI­GNEUR, ô mon âme, Bé­nis son Nom très saint, tout mon être » :

          Pre­mier pa­ral­lè­le : « Bé­nis le SEI­GNEUR »... « Bé­nis son Nom très saint » : la deuxiè­me fois, au lieu de di­re « le SEIGNEUR », on dit « le NOM » : u­ne fois de plus, nous voyons que le NOM, dans la Bi­ble, c’est la per­son­ne. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les juifs ne s’au­to­ri­sent ja­mais à pro­non­cer le NOM de Dieu.1

          Deuxiè­me pa­ral­lè­le dans ce pre­mier ver­set : « Ô mon âme… tout mon être » : on voit bien que le mot âme n’a pas ici le sens que nous lui don­nons spon­ta­né­ment À la sui­te des pen­seurs grecs, nous avons ten­dan­ce à nous re­pré­sen­ter l’hom­me com­me l’ad­di­tion de deux com­po­sants dif­fé­rents, étran­gers l’un à l’au­tre, l’âme et le corps. Mais les pro­grès des scien­ces humaines, au cours des siècles, ont confir­mé que ce dua­lis­me ne ren­dait pas comp­te de la ré­a­li­té. Or, déjà, la men­ta­li­té bi­bli­que, avait une concep­tion beau­coup plus uni­fiée et, dans l’Ancien Testament, quand on dit « l’âme », il s’agit de l’être tout en­tier. « Bénis le Sei­gneur, ô mon âme, Bé­nis son Nom très saint, tout mon être ».

          Un au­tre exem­ple de paral­lé­lis­me, un peu plus loin dans ce psau­me nous per­met de mieux com­pren­dre une ex­pres­sion un peu dif­fi­ci­le pour nous,  la « crain­te de Dieu » : nous ren­con­trons as­sez sou­vent ce mot de « crain­te » dans la Bi­ble et il ne nous est pas for­cé­ment très sym­pa­thi­que a prio­ri. Or nous le trou­vons ici dans un pa­ral­lè­le très in­té­res­sant : « Com­me la ten­dres­se du pè­re pour ses fils, ain­si est la ten­dres­se du SEI­GNEUR pour qui le craint » : ce qui  veut bien di­re que la crain­te de Dieu est tout sauf de la peur, el­le est une at­ti­tu­de fi­lia­le.

          Je par­le sou­vent de la pé­da­go­gie de Dieu à l’égard de son peu­ple : eh bien, là aus­si, la pé­da­go­gie de Dieu s’est dé­ployée len­te­ment, pa­tiem­ment, pour conver­tir la peur spontanée de l’homme envers Dieu en es­prit fi­lial ; je veux di­re par là que, mis en pré­sen­ce de Dieu, du sa­cré, l’hom­me éprou­ve spon­ta­né­ment de la peur ; et il faut tou­te une conver­sion des croyants pour que, sans rien per­dre de no­tre res­pect pour Ce­lui qui est le Tout-Au­tre, nous ap­pre­nions à son égard une at­ti­tu­de fi­lia­le. La crain­te de Dieu, au sens bi­bli­que, c’est vrai­ment la peur conver­tie en es­prit fi­lial : cet­te pé­da­go­gie n’est pas en­co­re ter­mi­née, bien sûr ; notre at­ti­tu­de devant Dieu, no­tre re­la­tion à lui a sans ces­se en­co­re be­soin d’être conver­tie. C’est peut-être ce­la « re­de­ve­nir comme des pe­tits en­fants »... des pe­tits en­fants qui sa­vent que leur pè­re n’est que ten­dres­se. Cet­te « crain­te » com­por­te donc à la fois ten­dres­se en re­tour, re­con­nais­san­ce et sou­ci d’obéir au pè­re par­ce que le fils sait bien que les com­man­de­ments du pè­re ne sont gui­dés que par l’amour : com­me un pe­tit s’éloi­gne du feu par­ce que son pè­re le pré­vient qu’il ris­que de se brû­ler.

          Ce n’est donc pas un ha­sard si ce psau­me qui par­le de crain­te de Dieu ci­te jus­te­ment la fa­meu­se phra­se du li­vre de l’Exo­de (Ex 34, 6) : « Le Sei­gneur est ten­dres­se et pi­tié, lent à la co­lè­re et plein d’amour » ; cet­te phra­se est très cé­lè­bre dans la Bi­ble, car c’est la dé­fi­ni­tion que Dieu a don­née de lui-mê­me à Moï­se au Si­naï. El­le est très sou­vent ci­tée, en par­ti­cu­lier dans les psaumes ; el­le est à la fois la défi­ni­tion de Dieu et, in­sé­pa­ra­ble­ment, un rap­pel de l’Al­lian­ce. Tous les psau­mes, et plus particulière­ment les psau­mes d’ac­tion de grâ­ce sont, avant tout, émer­veille­ment de­vant l’Al­lian­ce.

          Les ver­sets re­te­nus aujourd’hui in­sis­tent sur une des ma­ni­fes­ta­tions de cet­te ten­dres­se de Dieu, le par­don. Un Dieu lent à la co­lè­re, Is­raël l’a ex­pé­ri­men­té tout au long de son his­toi­re : de­puis la tra­ver­sée du Si­naï, dont Moï­se a pu dire au peu­ple « Depuis que je vous connais, vous n’avez ja­mais ces­sé de vous ré­vol­ter contre Dieu » (Dt 9, 7), la lon­gue his­toi­re de l’Al­lian­ce a été le théâ­tre du par­don de Dieu ac­cor­dé à cha­que ré­gres­sion de son  peu­ple. « Dieu par­don­ne tou­tes tes of­fen­ses et te gué­rit de tou­te mal­a­die ; il n’agit pas en­vers nous se­lon nos fau­tes, ne nous rend pas se­lon nos of­fen­ses. Aus­si loin qu’est l’Orient de l’Oc­ci­dent, il met loin de nous nos pé­chés... »

          La vraie ten­dres­se, cel­le dont nous avons be­soin pour re­par­tir, c’est cel­le jus­te­ment qui ou­blie nos pé­chés, nos aban­dons ; Jé­sus ne fe­ra que la met­tre en ima­ges dans la pa­ra­bo­le du pè­re et de l’en­fant pro­di­gue.

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Note

1 - Le NOM : les fa­meu­ses qua­tre let­tres, YHVH, (le « té­tra­gram­me »). Le pro­non­cer, ce se­rait pré­ten­dre connaî­tre Dieu. Seul, le grand-prê­tre, une fois par an, au jour du Kip­pour, pro­non­çait le NOM très saint, dans le Tem­ple de Jé­ru­sa­lem. En­co­re aujourd’hui, les Bi­bles écri­tes en hé­breu ne trans­cri­vent pas les voyel­les qui per­met­traient de pro­non­cer le NOM. Il est donc trans­crit uniquement avec les qua­tre conson­nes YHVH. Et quand le lec­teur voit ce mot, aus­si­tôt il le rem­pla­ce par un au­tre (Ado­naï) qui signi­fie « le Sei­gneur » mais qui ne pré­tend pas dé­fi­nir Dieu.

Depuis le Synode des Évêques sur la Parole de Dieu, en octobre 2008, il est demandé à tous les catholiques de ne plus prononcer le NOM de Dieu (que nous disions Yahvé), et de le remplacer systématiquement par « SEIGNEUR » et ce pour plusieurs raisons :
          - Tout d’abord, personne ne sait dire quelles voyelles portaient les consonnes du NOM de Dieu, YHVH. La forme « Yahvé » est certainement erronée.
          - Ensuite, c’est une marque de respect pour nos frères juifs qui s’interdisent, eux, de prononcer le            Nom divin.
         - Enfin, et surtout, il nous est bon d’apprendre à respecter la transcendance de Dieu         
       - Une quatrième raison nous vient de notre propre tradition chrétienne : les premiers traducteurs de           l’Ancien Testament en latin, et, en particulier Saint Jérôme, ont traduit le Tétragramme par           « Dominus », c’est-à-dire « SEIGNEUR »

Com­plé­ment

« Aus­si loin qu’est l’Orient de l’Oc­ci­dent, il met loin de nous nos pé­chés » : dans la li­tur­gie du Bap­tê­me des pre­miers siè­cles, les bap­ti­sés se tour­naient vers l’Oc­ci­dent pour re­non­cer au mal, puis fai­saient demi-tour sur pla­ce et se tour­naient vers l’Orient pour pro­non­cer leur pro­fes­sion de foi avant d’en­trer dans le bap­tis­tè­re.

LECTURE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX CORINTHIENS  3, 16 -23

 

         Frères,
16     ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu,
         et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
17     Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu,
         cet homme, Dieu le détruira,
         car le sanctuaire de Dieu est saint,
         et ce sanctuaire, c’est vous.
18     Que personne ne s’y trompe :
         si quelqu’un parmi vous
         pense être un sage à la manière d’ici-bas,
         qu’il devienne fou pour devenir sage.
19     Car la sagesse de ce monde
         est folie devant Dieu.
         Il est écrit en effet :
         C’est lui qui prend les sages
 au piège de leur propre habileté.
20     Il est écrit encore :

         Le Seigneur le sait :
 les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !
21     Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté

         en tel ou tel homme.
         Car tout vous appartient,
22     que ce soit Paul, Apollos, Pierre,
         le monde, la vie, la mort,
         le présent, l’avenir :
         tout est à vous,
23     mais vous, vous êtes au Christ,
         et le Christ est à Dieu.
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          Si vous êtes dé­jà al­lés au Pe­tit Tri­a­non, à Ver­sailles, vous con­nais­sez le ha­meau de Ma­rie-An­toi­net­te et le Tem­ple de l’Amour : eh bien, si j’en crois saint Paul, cha­cun de nous est un tem­ple de l’amour... « N’ou­bliez pas que vous êtes le tem­ple de Dieu et que l’Es­prit de Dieu ha­bi­te en vous ». Or Dieu est Amour et l’Es­prit est l’Es­prit d’Amour. Donc nous som­mes, cha­cun de nous, et l’Égli­se tout en­tiè­re, le Tem­ple de l’Amour. Malheureusement, pour être honnêtes, nous devons reconnaître que ce n’est pas encore vrai­ment la ré­a­li­té, et que nous fai­sons men­tir saint Paul tous les jours ! Il le sait bien, mais jus­te­ment, il nous rap­pel­le no­tre vo­ca­tion et s’il dit « N’ou­bliez pas », c’est parce que les Co­rin­thiens, tout comme nous, avaient par­fois ten­dan­ce à l’ou­blier.

          Je re­mar­que au pas­sa­ge cet­te ex­pres­sion « N’ou­bliez pas » : dans la Bi­ble, dès l’An­cien Tes­ta­ment, el­le signa­le tou­jours quel­que cho­se de fon­da­men­tal, de vi­tal : « Gar­de-toi bien d’ou­blier » ré­pè­te sou­vent le li­vre du Deuté­ro­no­me. La foi, c’est la mémoi­re de l’œu­vre de Dieu : si le peu­ple d’Is­raël ou­blie son Dieu, il se per­dra à la sui­te de faus­ses ido­les : « Gar­de-toi bien d’oublier les cho­ses que tu as vues de tes yeux ; tous les jours de ta vie, qu’elles ne sor­tent pas de ton cœur » (Dt 4 , 9) ; « Gardez-vous bien d’ou­blier l’Al­lian­ce que le Sei­gneur vo­tre Dieu a conclue avec vous et de vous fai­re une ido­le... » (Dt 4, 23). Tou­jours, quand la Bi­ble dit « N’ou­blie pas », c’est pour met­tre en gar­de contre ce qui se­rait une faus­se pis­te, un che­min de mort. La Mé­moi­re, c’est la sé­cu­ri­té du croyant.

          Pour­quoi est-ce si im­por­tant de ne pas ou­blier que nous som­mes ap­pe­lés à être des tem­ples de l’amour ? Par­ce que le pro­jet de Dieu, son pro­jet d’amour ne peut se ré­a­li­ser qu’avec nous. Nous n’avons pas d’au­tre rai­son d’être. Ce­la peut pa­raî­tre pré­ten­tieux d’oser di­re une cho­se pa­reille, mais pour­tant c’est vrai. Quand Jé­sus dit à ses apô­tres : « Don­nez-leur vous-mê­mes à man­ger », c’est bien ce­la qu’il veut di­re ! Nous som­mes les tem­ples de l’amour cons­truits sur tou­te la sur­fa­ce de la ter­re, pour que l’amour de Dieu soit ma­ni­fes­té par­tout.

          Ce­la me fait pen­ser qu’au ha­meau de Ma­rie-An­toi­net­te, ce tem­ple de l’amour n’est pas re­fer­mé sur lui-même, il est au contrai­re com­plè­te­ment ou­vert sur l’ex­té­rieur, sim­ple­ment sou­te­nu par des co­lon­nes ; évidemment ce se­rait un non-sens de s’appeler tem­ple de l’amour et d’être re­plié sur soi-mê­me ! On peut certainement en di­re autant de cha­cun de nous et de l’Égli­se tout en­tiè­re. Une fois en­co­re, chez Saint Paul, je retro­u­ve un écho de la pré­di­ca­tion des pro­phè­tes : leur gran­de in­sis­tan­ce toujours sur l’amour des au­tres... Un amour en ac­tes et pas seule­ment en pa­ro­les, bien sûr.

          Il se­rait in­té­res­sant également de se de­man­der, cha­cun pour soi, et aus­si en Égli­se, quel­les sont les colonnes qui soutiennent le temple que nous sommes ? Certaine­ment pas la rai­son rai­son­nan­te, d’après saint Paul ! « La sa­ges­se de ce monde est fo­lie de­vant Dieu (nous dit-il)... Le Sei­gneur connaît les rai­son­ne­ments des sa­ges, ce n’est que du vent ! » 

          En re­van­che, ceux qui nous ont trans­mis la foi, sont bien des co­lon­nes ; Paul, Apol­los ou Pier­re pour les Corin­thiens, d’autres pour nous. Ils ne sont pas le centre pour autant : dès le dé­but de sa let­tre, Paul avait très fermement re­mis les cho­ses en pla­ce : l’apô­tre, si grand soit-il, n’est qu’un jar­di­nier ; quand nous ap­plau­dis­sons le pré­di­ca­teur qui nous a fait vi­brer et par­fois mê­me nous a conver­ti, les ap­plau­dis­se­ments ne vont pas à lui mais à Ce­lui seul qui connaît le fond de no­tre cœur. Res­te que ceux à qui nous de­vons la foi, nos pa­rents, nos pro­ches ou une com­mu­nau­té, de­meu­rent pour nous des ap­puis dont nous ne pou­vons pas nous pas­ser ; on n’est pas Chré­tien tout seul.

          Les vé­ri­ta­bles  apô­tres sont ceux qui ne nous re­tien­nent pas, ne nous cap­tent pas, mais nous gui­dent vers Jé­sus-Christ. « Tout vous ap­par­tient, que ce soit Paul, Apol­los, Pier­re, le mon­de, la vie, la mort, le pré­sent, l’ave­nir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu ». On a bien là l’ima­ge d’une cons­truc­tion ; et il me sem­ble que, là en­co­re et tou­jours, Paul an­non­ce le des­sein bien­veillant de Dieu : nous som­mes au Christ, c’est-à-di­re nous lui ap­par­te­nons, nous som­mes gref­fés sur lui et lui est à Dieu. Tout est re­pris dans ce grand dessein : « le mon­de et la vie et la mort, le pré­sent et l’ave­nir »... Dans la let­tre aux Éphésiens, Paul dit : le grand pro­jet de Dieu c’est de ré­u­nir l’uni­vers en­tier, tout ce qui est dans les cieux et  ce qui est sur la ter­re en Jé­sus Christ.

          Nous som­mes bien loin de nos rai­son­ne­ments hu­mains ! Et pour­tant Paul nous dit « c’est la seu­le sagesse » : « Que person­ne ne s’y trom­pe : si quelqu’un par­mi vous pen­se être un sa­ge à la ma­niè­re d’ici-bas, qu’il de­vien­ne fou pour de­ve­nir sage ». Nous re­tro­u­vons cet­te in­sis­tan­ce de Paul sur l’abî­me qui sé­pa­re la lo­gi­que de Dieu de nos lo­gi­ques hu­mai­nes. « Vos pensées ne sont pas mes pen­sées, mes che­mins ne sont pas vos chemins », com­me dit Isaïe (Is 55, 8).

          Et l’abî­me qui sé­pa­re nos pensées de celles de Dieu est tel que si nous nous lais­sons ga­gner par les raisonne­ments hu­mains, ce­la ris­que de nous ébran­ler et de dé­trui­re le tem­ple que nous som­mes ; rap­pe­lez-vous la phra­se de tout à l’heu­re : « Le Sei­gneur connaît les rai­son­ne­ments des sa­ges, ce n’est que du vent ! » Du vent, non seu­le­ment ce­la ne fait pas une co­lon­ne soli­de, mais mê­me, s’il se trans­for­me en bour­ras­que, il peut dé­ra­ci­ner des co­lon­nes pour­tant sta­bles.

          En re­li­sant en­co­re une fois ce tex­te, on comprend pourquoi la liturgie prévoit l’en­cen­se­ment des fi­dè­les à la Mes­se. Chaque fois qu’on nous en­cen­se, nous les bap­ti­sés, c’est pour nous di­re : « N’ou­bliez pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu et que l’Es­prit de Dieu ha­bi­te en vous ».

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MATTHIEU  5, 38-48

 

              En ce temps-là,
              Jésus disait à ses disciples :
38          « Vous avez appris qu’il a été dit :
              Œil pour œil, et dent pour dent.
39          Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;

              mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,
              tends-lui encore l’autre.
40          Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
              et prendre ta tunique,
              laisse-lui encore ton manteau.
41          Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
              fais-en deux mille avec lui.
42          À qui te demande, donne ;
              à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
43          Vous avez appris qu’il a été dit :
              Tu aimeras ton prochain
              et tu haïras ton ennemi.

44          Eh bien ! moi, je vous dis :
              Aimez vos ennemis,
              et priez pour ceux qui vous persécutent,
45          afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
              car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
              il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
46          En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
              quelle récompense méritez-vous ?
              Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
 47         Et si vous ne saluez que vos frères,
              que faites-vous d’extraordinaire ?
              Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
 48         Vous donc, vous serez parfaits
              comme votre Père céleste est parfait. »
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          Une précision de vocabulaire pour commencer : Jésus dit : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. » En réalité, vous ne trouverez nulle part dans l’Ancien Testament le commandement de haïr nos ennemis et Jésus le sait mieux que nous. Mais c’est une manière de parler en araméen ; cela veut dire : commence déjà par aimer ton prochain. L’ambition reste modeste, mais c’est un premier pas. Dans le texte d’aujourd’hui, justement, il nous invite à franchir une deuxième étape. L’amour du prochain doit être acquis, il invite à aimer désormais également nos ennemis.

          Une autre maxime nous choque dans l’évangile d’aujourd’hui : Jésus dit : « Vous avez ap­pris qu’il a été dit  ‘Œil pour œil, dent pour dent’ » (ce que nous appelons la loi du ta­lion) : ef­fec­ti­ve­ment, cette ma­xi­me est dans l’Ancien Tes­ta­ment (qui ne l’a pas inventée, d’ailleurs : on la trouvait déjà dans le code d’Hammourabi en 1750 av. J.-C. en Mésopotamie) ; elle nous pa­raît cruel­le ; mais il ne faut pas ou­blier dans quel contex­te el­le est née : el­le re­pré­sen­tait alors un pro­grès consi­dé­ra­ble ! Rap­pe­lez-vous d’où on ve­nait : Caïn, qui se ven­geait sept fois et, cinq gé­né­ra­tions plus tard, son des­cen­dant La­mek se fai­sait une gloi­re de se venger soixante dix-sept fois ;  vous  connais­sez la chan­son de La­mek à ses deux fem­mes, A­da et Cilla  :  « Ada et Cilla, écou­tez ma voix ! Fem­mes de La­mek, ten­dez l’oreille à mon di­re ! Oui, j’ai tué un hom­me pour une bles­su­re, un en­fant pour une meurtrissu­re. Oui, Caïn se­ra ven­gé sept fois, mais La­mek soixante dix-sept fois ».

          En Israël, la loi du talion apparaît dans le li­vre de l’Exo­de pour im­po­ser une ré­gle­men­ta­tion de la ven­gean­ce : dés­or­mais le châ­ti­ment est li­mi­té, il doit res­ter pro­por­tion­nel à l’of­fen­se« Si mal­heur ar­ri­ve, tu paie­ras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour  pied, brû­lu­re pour brû­lu­re, bles­su­re pour bles­su­re, meur­tris­su­re pour meur­tris­su­re. » (Ex 21, 23-25). C’est dé­jà un pro­grès, ce ne sont plus la hai­ne et l’in­stinct seuls qui dé­ter­mi­nent la hau­teur de la ven­gean­ce, c’est un prin­ci­pe ju­ri­di­que qui s’im­po­se à la vo­lon­té in­di­vi­duel­le. Ce ne sont plus sept vies pour  u­ne vie ou soixante dix-sept vies pour une vie.  La pé­da­go­gie de Dieu est à l’œu­vre pour li­bé­rer l’hu­ma­ni­té de la haine ; évi­dem­ment, pour res­sem­bler vrai­ment à Dieu, il y a en­co­re du che­min à fai­re, mais c’est dé­jà une éta­pe. Jé­sus, dans le ser­mon sur la mon­ta­gne, pro­po­se de fran­chir la der­niè­re éta­pe : res­sem­bler à no­tre Pè­re des cieux, c’est s’in­ter­di­re tou­te ri­pos­te, tou­te gi­fle, c’est ten­dre l’au­tre joue. « Vous avez ap­pris qu’il a été dit ‘Œil pour œil, dent pour dent’, eh bien moi, je vous dis de ne pas ri­pos­ter au mé­chant, mais si quelqu’un te gi­fle sur la joue droi­te, tends-lui en­co­re l’au­tre ». Pour­quoi s’in­ter­di­re dés­or­mais tou­te ven­gean­ce, tou­te hai­ne ? Sim­ple­ment pour de­ve­nir vrai­ment ce que nous som­mes : les fils de no­tre Pè­re qui est dans les cieux.

          Car, en fait, si on y re­gar­de bien, ce tex­te est une le­çon sur Dieu avant d’être une le­çon pour nous : Jé­sus nous ré­vè­le qui est vrai­ment Dieu ; l’An­cien Tes­ta­ment avait dé­jà dit que Dieu est Père, qu’il est ten­dres­se et pi­tié, lent à la co­lè­re et plein d’amour (Ex 34, 6) et que nos lar­mes cou­lent sur sa joue, car il est tout pro­che ; cet­te dernière phra­se est de Ben Si­rac, vous vous sou­ve­nez (Si 35, 18). Tout cela, l’An­cien Tes­ta­ment l’avait dé­jà dit ; mais nous avons la tê­te du­re... et grand mal à croi­re à un Dieu qui ne soit qu’amour. Jé­sus le re­dit de ma­niè­re imagée : « Dieu fait le­ver son so­leil sur les mé­chants et sur les bons, il fait tom­ber la pluie sur les jus­tes et sur les in­jus­tes. » Cet­te ima­ge, bien sûr, était plus par­lan­te du temps de Jé­sus, dans une civilisation agrai­re où so­leil et pluie sont tous deux ac­cueillis com­me des bé­né­dic­tions. Mais l’ima­ge res­te bel­le et, si je com­prends bien, ce n’est pas une le­çon de mo­ra­le qui nous est don­née là : c’est beau­coup plus pro­fond que ce­la. Dieu nous char­ge d’une mission, cel­le d’ê­tre ses re­flets dans le mon­de : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

          Si je comprends bien, croire que Dieu est amour n’est pas un chemin de facilité : cela va devenir au jour le jour extrêmement exigeant pour nous dans le registre du don et du pardon !

          « Don­ne à qui te de­man­de, ne te dé­tour­ne pas de ce­lui qui veut t’em­prun­ter » : jus­que-là, l’An­cien Tes­ta­ment avait cher­ché à dé­ve­lop­per l’amour du pro­chain, du frè­re de ra­ce et de re­li­gion, et mê­me de l’im­mi­gré qui partageait le mê­me toit. Cet­te fois Jésus abo­lit tou­tes les fron­tiè­res : le sens de la phra­se, c’est « Don­ne à quiconque te de­man­de, ne te dé­tour­ne pas de ce­lui qui veut t’em­prun­ter » (sous-en­ten­du quel qu’il soit). Nous retro­u­ve­rons cet­te exi­gen­ce dans la pa­ra­bo­le du Bon Sa­ma­ri­tain (Lc 10, 29-37).

          Tout ce­la nous pa­raît fou, déraisonnable, dé­me­su­ré ; et pour­tant c’est exac­te­ment com­me cela que Dieu agit avec cha­cun de nous cha­que jour, com­me il n’a pas ces­sé de le fai­re pour son peu­ple.

          Cela nous renvoie à tout ce que nous avons lu ces derniers dimanches dans la pre­miè­re let­tre aux Corinthiens : Paul opposait nos rai­son­ne­ments hu­mains à la sa­ges­se de Dieu : la rai­son rai­son­nan­te (et quel­ques amis bien in­ten­tion­nés) nous pous­sent à ne pas nous « fai­re avoir » com­me on dit. Jé­sus est dans une tou­t au­tre lo­gi­que, cel­le de l’Es­prit d’amour et de douceur. El­le seu­le peut hâ­ter la ve­nue du Royau­me... à condi­tion que nous n’ou­bliions pas ce que nous som­mes : com­me le dit Paul « Ne savez-vous pas que vous êtes le tem­ple de Dieu et que l’Es­prit de Dieu ha­bi­te en vous ? »

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 00:00
Février 1304: Philippe le Bel à Carcassonne

LES CAPETIENS

PHILIPPE IV LE BEL, CHEF D'ETAT Le roi et l'Inquisition

LE VOYAGE DE PHILIPPE LE BEL EN LANGUEDOC

Afin de ramener le calme en Languedoc où l'agitation est grande contre l'Inquisition, Philippe le Bel arrive pour Noël 1303 à Toulouse. Là, le roi de France va être choqué par l'attitude et les accusations des "agitateurs" qui vont se laisser aller à la sédition.

Le Languedoc s'agite. Les esprits s'échauffent contre l'Inquisition. Un jeune franciscain, Bernard Délicieux, harangue et prêche dans toute la province contre l'ordre rival des Dominicains. Accompagné par la reine Jeanne de Navarre, ses trois fils, les prélats d'importance que sont l'archevêque de Narbonne, Gilles Aycalin, et l'évêque de Béziers, Bérenger Frédol, Philippe le Bel fait le voyage jusqu'à Toulouse pour les fêtes de Noël 1303. Il y retrouve son fidèle conseiller, Guillaume de Nogaret, de retour d'Italie, où il est allé batailler contre la papauté qui menace le roi d'excommunication. La mort de Boniface VIII et l'élection du nouveau pape, Benoît XI, en octobre 1303, ont ramené le calme sur ce front là.

Passionné de chasse, Philippe le Bel est un habitué des petits déplacements vers les forêts giboyeuses qui entourent Paris. En revanche, il ne prise guère les grandes expéditions. Son voyage à Toulouse sera le seul du genre, en trente ans de règne! Mais en Languedoc, la situation est devenue critique et la conduite politique du royaume réclame que le roi intervienne. Convaincu des excès de l'Inquisition, notamment par le franciscain Bernard Délicieux, Philippe le Bel entend bien, sur place, river quelque peu leur clou aux dominicains. Politiquement, il a fort à gagner. Rétablir le calme en Languedoc, c'est asseoir le pouvoir de la monarchie. S'en prendre aux dominicains, c'est limiter l'influence de la papauté dans les affaires du royaume de France. Le pape qui vient d'être élu n'est-il pas lui même un dominicain? A Toulouse, à Carcassonne, à Béziers, Philippe le Bel prend peu à peu la pleine mesure de l'agitation. L'affaire ne se limite, semble-t-il, qu'à la seule mise en cause de l'Inquisition. Dès leur arrivée en terre languedocienne, le roi et son entourage comprennent combien le franciscain Bernard Délicieux a échauffé les esprits. Justement pour provoquer le voyage du souverain. Quand il reçoit les ambassadeurs d'Albi et de Carcassonne, le roi est également choqué par l'outrance des accusations portées. Son entourage, son confesseur dominicain notamment, est mis en cause. Mais à trop vouloir en faire ... Bref, c'est Bernard Délicieux qui, peu après, est invité à venir s'expliquer devant Philippe le Bel et son Conseil. Le franciscain ne convainc pas. Il heurte de nouveau le roi, laissant entendre que ce dernier n'a pas su rétablir la situation en Languedoc.

Au même moment, les relations entre le pape et le roi de France s'améliorent.

Le 13 janvier 1304, dans des lettres patentes, Philippe le Bel reconnaît l'autorité de Rome sur l'Inquisition. Le fossé se creuse un peu plus entre le roi et les délégués des villes languedociennes qui se sentent trahis et abandonnés.

La visite de Philippe le Bel à Carcassonne, en février, est un fiasco.

Bien que reçu en grande pompe, le roi est choqué par l'attitude et les mots d'Elie Patrice, un "bourgeois" allié de Bernard Délicieux qui a pris le pouvoir dans la ville.

Convaincu que Philippe le Bel les a abandonnés, qu'il s'est rangé du côté des Inquisiteurs, Elie Patrice fait prendre le deuil aux habitants de Carcassonne.

Le ton monte un peu plus à Béziers. Le franciscain, qui presse Nogaret d'envoyer à Rome des suppliques contre l'Inquisition, se fait fraîchement rabrouer.

Philippe le Bel refuse deux vases (qui n'étaient pas terminés lors de son passage dans la ville) que les bourgeois de Carcassonne sont venus lui offrir.

A la mi-février, à Montpellier, le souverain ridiculise un peu plus ce petit monde en refusant de recevoir les consuls de Carcassonne et en demandant à la reine Jeanne de leur rendre les vases qu'elle avait, elle, acceptés...

Il est désormais clair que le voyage royal en Languedoc s'est retourné contre ceux qui l'ont provoqué.

L'échec ne fait pas désarmer les "agitateurs"

Ils vont basculer dans le camp de la sédition et de la trahison.

Puisque Philippe le Bel les a, selon eux, abandonnés, Elie Patrice et les notables de Carcassonne proposent à Fernand de Majorque, l'un des fils du roi d'Aragon Jacques II, vassal de Philippe le Bel, un "trône" languedocien.

De son côté, le franciscain Bernard Délicieux poursuit ses prêches contre le roi.

Le complot avec Fernand de Majorque découvert, Philippe le Bel, rentré à Paris, va abattre sa main de fer contre les séditieux

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T
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