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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 23:00

Notre Dame de la Parade

Dans l'église St-Vincent dont les débuts de la construction remontent à 1247 pour se terminer au XVe siècle, il y a une statue autrefois vénérée par la paroisse.

 

Dans une niche pratiquée au nord-ouest du maître autel se trouve Notre-Dame de la Parade.

 

Cette dernière a fait l'objet de toutes les dévotions lors des épidémies de choléra en 1854 et 1884, où des processions furent organisées pour stopper le mal.

 

A la suite de la régression de la maladie, de nombreuses offrandes (ex-voto) vinrent orner la niche dans laquelle elle est placée.

 

L'Impératrice Eugénie lui offrit même un coeur en argent et une croix diamantée.

 

La fête de N-D de la Parade était célébrée le jour de la nativité de la Vierge c'est à dire les 8, 9 et 10 septembre.

 

Cependant, plusieurs hypothèses sont avancées au cours de l'histoire sur l'origine de son nom...

ND de la parade.jpg
Mahul, dans son cartulaire, dit qu'une statue existait dans le mur d'enceinte de la porte de Toulouse et qu'à sa destruction celle-ci vint prendre place dans l'église St-Vincent.
Sérieusement mutilée en 1793, le curé Pinel en aurait fait faire une réplique en 1803 qui serait celle que l'on voit aujourd'hui.
"Paret" qui en occitan signifie mur, aurait donné son nom à la statue puisqu'elle s'y trouvait précisément, c'est l'opinion populaire défendue par l'Abbé Baichère.
Ce dernier était alors membre de la Société des arts et sciences de Carcassonne.
La seconde est que le mot parade est la traduction littérale qui signifie: Mère de Dieu (Dei para - Para Dei / Parade); elle avancée par Mahul.
La troisième opinion est que parade vient du verbe patois "para" qui signifie protéger, défendre.
Cette vierge serait donc celle du secours.
Enfin la dernière, défend l'idée selon laquelle il s'agirait de la vierge parée, en patois "Bierjo parado"
Dans la mesure où l'on sait que les costumes de la statue n'ont été aposés qu'à partir de 1822 par M. Bataillé, curé de la paroisse jusqu'en 1832, cette opinion n'es pas rationnelle.      
                                       
Quoiqu'il en soit, N-D de la parade n'a plus l'occasion d'offrir ses atours à la vue du public, puisque l'église n'est ouverte que pour l'unique office de la semaine.
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Les indulgences
 
1. Une indulgence plénière accordée le 30 août 1905, à tous les fidèles qui, s'étant confessés et ayant communié, visitent l'église paroissiale de St-Vincent le 8 septembre, fête de la Nativité de la Sainte Vierge, où l'un des jours de l'octave et y prient pour la concorde des princes chrétiens, l'extirpation des hérésies, la conversion des pécheur et l'exaltation de notre sainte mère l'église.
Cette indulgence est applicable aux défunts et a été concédée pour 10 ans.
 
2. Un indulgence de 300 jours qu'on peut gagner une fois par jour en récitant trois Ave maria devant l'image de N-D de la Parade.
Elle a été accordée à perpétuité le 13 septembre 1905.
 
3. Une indulgence de 50 jours accordée par Mgr de Beauséjour, évêque de Carcassonne, aux fidèles qui récitent la prière à N-D de la Parade.
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Cantique
 
1. Tous, à Carcassonne, chantons comme au ciel. de notre Madone le nom immortel.
2. Chantons la parade, titre glorieux. Nom cher au malade, cher au malheureux.
3. Notre église est belle, mais nous péférons, Vierge, la chapelle où nous vous prions.
4. Le pauvre et le riche tombant à genoux près de votre niche ont recours à vous...
Refrain
Vierge, nous voici les Carcassonnais
Dont l'ardent amour ne faiblit jamais
Attirés vers vous par de saints attraits
Nous venons chanter vos bienfaits.
 
 

Notre Dame de la Parade est la vierge que l'on vénérait autrefois à l'église St-Vincent (voir chronique 22 avril 2010)

 

Malheureusement, l'église n'est plus ouverte que les samedis pour la messe.

 

La statue est dans une alcôve sombre et encore faut-il savoir qu'elle existe.

 

Qui s'offusquera donc de la voir ainsi cachée et dépouillée de ses habits?

img239.jpg

La statue au début du XXe siècle

Notre Dame de la Parade.JPG

Aujourd'hui, où sont donc passées les parures qui ornaient Notre-Dame de la Parade?

 

Quand on sait qu'un vitrail de l'église se trouve dans l'appartement d'un particulier situé dans la Bastide, plus rien ne doit nous étonner!

 

Surtout quand c'est un ancien curé de la paroisse qui l'avait donné...

http://histoiresdecarcassonne.blogs.lindependant.com/arch...

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Crédit photos: Coll. Martial Andrieu

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Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 23:00

LECTURE DU LIVRE DES ACTES DES APÔTRES  2, 14. 22b - 33

  1. Pour m’adapter au format court de KTO, j’ai dû chambouler passablement l’ensemble du commentaire de cette première lecture.

 

                 Le jour de la Pentecôte,
14             Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,
                 éleva la voix et leur fit cette déclaration :
                 « Vous, Juifs,
                 et vous tous qui résidez à Jérusalem,
                 sachez bien ceci,
                 prêtez l’oreille à mes paroles.
22             Il s’agit de Jésus le Nazaréen,
                 homme que Dieu a accrédité auprès de vous
                 en accomplissant par lui des miracles, des prodiges
                 et des signes au milieu de vous,
                 comme vous le savez vous-mêmes.
23             Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu,
                 vous l’avez supprimé
                 en le clouant sur le bois par la main des impies.
24             Mais Dieu l’a ressuscité
                 en le délivrant des douleurs de la mort,
                 car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
25             En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume :
                 Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite,
                 je suis inébranlable.
    
26             C’est pourquoi mon cœur est en fête,
 et ma langue exulte de joie ;

                 ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
    
27             tu ne peux m’abandonner au séjour des morts
                 
ni laisser ton fidèle voir la corruption.
    
28             Tu m’as appris des chemins de vie,

                 tu me rempliras d’allégresse par ta présence.
29             Frères, il est permis de vous dire avec assurance,
                 au sujet du patriarche David,
                 qu’il est mort, qu’il a été enseveli,
                 et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
30             Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré
                 de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
31             Il a vu d’avance la résurrection du Christ,
                 dont il a parlé ainsi :
                 Il n’a pas été abandonné à la mort,
                 
et sa chair n’a pas vu la corruption.
 32            Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ;
                 nous tous, nous en sommes témoins.
33             Élevé par la droite de Dieu,
                 il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis,
                 et il l'a répandu sur nous,
                 ainsi que vous le voyez et l’entendez.
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       Le même Pierre, qui avait succombé à la peur pendant le procès de Jésus, au point de le renier publiquement, le même qui, après la mort du Christ, se calfeutrait avec les autres disciples dans une salle verrouillée, c'est bien le même que nous retrouvons aujourd'hui, un peu plus d'un mois après, (cinquante jours exactement) et cette fois, il improvise un grand discours devant des milliers de gens ! Il est debout ; si  Luc note l'attitude de Pierre, c'est parce qu'elle est symbolique : d'une certaine manière Pierre est en train de se réveiller, de revivre, de se relever...

            Première remarque avant d'aller plus loin : jusque là Pierre n'a donc pas été un modèle d'audace et c'est à lui que Jésus  confie désormais la mission la plus audacieuse : continuer l’œuvre d'évangélisation, une mission qui a coûté la vie au Fils de Dieu lui-même ! Celui qui avait renié son maître il n'y a pas si longtemps se réjouira bientôt d'être persécuté pour avoir trop parlé. C'est certainement l'un des plus grands miracles des Actes des Apôtres ! Quand je dis miracle, je veux dire que cette force toute neuve, cette audace, Pierre ne la puise pas en lui-même, elle est don de Dieu. 

 Je reviens à cette matinée de Pentecôte, l'année de la mort de Jésus ; Jérusalem grouille de monde. Comme chaque année, des pèlerins sont venus de partout pour cette fête de Pentecôte ; ce sont des Juifs, et s'ils sont venus en pèlerinage à Jérusalem, c'est parce que, tout comme Pierre et les autres apôtres de Jésus, ils partagent l'espérance d'Israël ; tout au long du trajet, et ils viennent parfois de très loin, ils ont chanté les psaumes en suppliant Dieu de hâter la venue de son Messie.

         Précisément, Pierre s'appuie sur cette espérance pour annoncer : ce Messie que vous attendez, il est venu, nous avons eu le privilège de le connaître. Dieu a accompli sa promesse : le nouveau monde est déjà commencé. À première vue, les auditeurs de Pierre sont les hommes du monde les mieux préparés à entendre ce message : puisque toute leur vie de prière mais aussi leur vie quotidienne est baignée dans la mémoire des œuvres de Dieu pour son peuple et dans l'attente du Messie, celui qui accomplira la libération définitive d'Israël et de l'humanité tout entière.

         Et donc, Pierre insiste dans son discours sur cet aspect de continuité de l’œuvre de Dieu qui est pour lui une évidence ; et je crois que c'est très important que nous retrouvions ce sens de la continuité de l’œuvre de Dieu, si nous voulons approcher la Bible. Pour mettre en évidence cette continuité, Pierre invoque le témoignage du psaume 15/16 ; mais je n'en parle pas ici parce que c'est précisément celui que la liturgie nous propose pour ce troisième dimanche de Pâques, nous aurons donc l'occasion d'en reparler.

         En même temps, les auditeurs de Pierre sont aussi les moins préparés à accepter les paroles de Pierre : précisément parce que, s'ils attendent le Messie depuis toujours, ils ont eu le temps de se faire des idées sur lui, des idées d'hommes... Or Dieu ne peut que surprendre nos idées d'hommes...

         L'un des aspects les plus inacceptables du mystère de Jésus, pour ses contemporains, c'est sa mort sur la croix. Le Vendredi saint, Jésus, abandonné de tous, semblait bien maudit de Dieu lui-même. Il ne pouvait donc pas être le Messie… du moins selon les idées des hommes. Et pourtant, les apôtres l’ont compris le soir de Pâques, il était bien le Messie envoyé par Dieu ; s’ils l’ont compris, c’est parce qu’ils ont été témoins de la Résurrection de Jésus : alors seulement ils ont pu s’ouvrir aux pensées de Dieu et comprendre la mission de Jésus.

         Pierre sait bien tout cela et c’est pour cette raison qu’il insiste sur l’accomplissement du projet de Dieu en Jésus : « Il s’agit de Jésus le Nazaréen, cet homme dont Dieu avait fait connaître la mission en accomplissant par lui des prodiges et des signes au milieu de vous... Cet homme, livré selon le plan et la volonté de Dieu... ce Jésus, Dieu l’a ressuscité... Élevé dans la gloire par la puissance de Dieu, il a reçu de son Père l’Esprit-Saint qui  était promis... ».

         Pierre termine en faisant appel à l’expérience de ses auditeurs ; il leur dit : « C’est ce que vous voyez et entendez » (verset 33) et, là, il parle du spectacle que donnent les apôtres désormais. Il sait qu’on ne peut devenir témoin à son tour que lorsqu’on a l’expérience de l’œuvre de Dieu. Pour les auditeurs de Pierre, qui n'ont pas été directement témoins de la résurrection, la seule expérience possible, c'est celle de voir et entendre les douze apôtres transformés par l'Esprit-Saint. Pour nos contemporains, c'est la même chose : cela veut dire l'urgence pour nos communautés chrétiennes de se laisser transformer par l'Esprit

PSAUME 15 (16)

 

1        Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.    
2        J'ai dit au SEIGNEUR : « Tu es mon Dieu !  
5        SEIGNEUR, mon partage et ma coupe :       
          de toi dépend mon sort. »

7       Je bénis le SEIGNEUR qui me conseille :      
          même la nuit mon cœur m'avertit.      
8        Je garde le SEIGNEUR devant moi sans relâche ;    
          il est à ma droite : je suis inébranlable.

9        Mon cœur exulte, mon âme est en fête,         
          ma chair elle-même repose en confiance :       
10      tu ne peux m'abandonner à la mort     
          ni laisser ton ami voir la corruption.

11      Tu m'apprends le chemin de la vie :    
          devant ta face, débordement de joie !
          à ta droite, éternité de délices !

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  « Tu es, Seigneur, le lot de mon cœur,
Tu es mon héritage,
En Toi, Seigneur, j’ai mis mon bonheur,      
Toi, mon seul partage. »                   

Vous avez reconnu là  un negro spiritual célèbre... c’est le  psaume 15/16.

              Dans les versets qui nous sont proposés aujourd’hui, certains versets semblent traduire un bonheur parfait ; tout a l’air si simple ! «  J’ai dit au SEIGNEUR : Tu es  mon Dieu !... J’ai fait de toi mon refuge... Je n’ai pas d’autre bonheur que toi... »

              D’autres versets sont l’écho d’un danger et Israël supplie : « Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. »

              Je reprends ces deux points l’un après l’autre : premièrement le bonheur d’Israël : « Mon cœur exulte, mon âme est en fête... SEIGNEUR, mon partage et ma coupe... Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. » Ici le peuple d’Israël est comparé à un « lévite », un prêtre, qui « demeure » sans cesse dans le temple de Dieu, qui vit dans l’intimité de Dieu : la vie des lévites, consacrés au Seigneur offrait une image très parlante de la vie du peuple tout entier.

              Par exemple, l’expression « SEIGNEUR, mon partage et ma coupe, de toi dépend mon sort » (verset 5) est une allusion à leur statut particulier : au moment du partage de la Palestine entre les tribus des descendants de Jacob,  (partage fait par tirage au sort), les membres de la tribu de Lévi n’avaient pas reçu de part : leur part c’était la Maison de Dieu (c’est-à-dire le service du Temple), le service de Dieu... Leur vie tout entière était consacrée au culte ; ils n’avaient pas de territoire ; leur subsistance était assurée par les dîmes (on pourrait dire le « denier du culte » de l’époque) et par une partie des récoltes et des viandes offertes en sacrifice. Du coup on comprend cet autre verset de ce psaume que nous n’entendons pas ce dimanche : « La part qui me revient fait mes délices ; j’ai même le plus bel héritage ». Enfin, ils gardaient le temple jour et nuit et c’est ce à quoi fait allusion la formule du verset  7 : « Même la nuit mon cœur m’avertit ».

              On voit bien comment ce statut très particulier, privilégié, des lévites pouvait être lu comme une image du statut particulier, privilégié du peuple élu, choisi par Dieu pour son service au milieu des nations

              Mais on entend également dans ce psaume une tout autre tonalité : on entend les échos d’un danger et la supplication : « Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. »

              Car, en réalité, les choses sont moins roses qu’il n’y paraît. On ne sait pas dater la composition de ce psaume : les circonstances auxquelles il fait allusion pourraient convenir à plusieurs époques ; mais, en tout cas, l’appel au secours du début, « Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge » et les affirmations répétées de confiance laissent supposer une période dans laquelle, justement, la confiance était difficile. Cet appel au secours est tout autant une profession de foi : il traduit un combat terrible, le combat de la fidélité à la vraie foi, c’est-à-dire le combat contre l’idolâtrie, le combat de la fidélité au Dieu unique.

              Par exemple, un autre verset de ce psaume dit : « Toutes les idoles du pays, ces dieux que j’aimais, ne cessent d’étendre leurs ravages, et l’on se rue à leur suite. » Cela prouve bien que Israël a parfois succombé à l’idolâtrie mais il prend l’engagement de ne plus y retomber : l’affirmation « J’ai fait de toi, mon Dieu, mon seul refuge »  traduit cette résolution. Du coup on comprend mieux combien l’image du lévite est parlante : c’est une manière de dire « en choisissant de rester fidèle au vrai Dieu, le peuple d’Israël a fait le vrai choix qui le fait entrer dans l’intimité de Dieu ».

              La confiance d’Israël lui inspire des phrases étonnantes : par exemple l’expression « Éternité de délices » ou bien encore « Tu ne peux m’abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption » ; on peut se demander : quand le psaume est écrit, est-il déjà confusément une première amorce de la foi en la Résurrection ? En réalité, cette affirmation est une supplication, ou plutôt une plaidoirie ; vous savez que la foi en la Résurrection individuelle n’est apparue que très tard en Israël ; c’est du peuple qu’il est question ici : sa survie est en péril par sa faute (l’idolâtrie, justement) mais il sait que Dieu ne l’abandonnera pas et c’est pourquoi il affirme « tu ne peux m’abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption » ; c’est bien du peuple qu’il s’agit.

              Par la suite, vers le deuxième siècle avant Jésus-Christ, quand on a commencé à croire à la résurrection de chacun d’entre nous, la phrase « tu ne peux m’abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption » a été relue dans ce sens.

              Plus tard, les Chrétiens ont également relu ce psaume à leur manière, nous l’avons entendu dans la première lecture de ce dimanche : Pierre, le matin de la Pentecôte, a cité ce psaume aux pèlerins juifs venus nombreux à Jérusalem pour la fête. Pour leur montrer que Jésus était bien le Messie, Pierre leur a dit : quand David composait ce psaume, et disait « tu ne peux m’abandonner à la mort » sans le savoir il annonçait la Résurrection du Messie ; or Jésus est ressuscité, c’est donc bien de lui que David parlait, sans savoir le nommer, évidemment.

                Nous avons là un exemple de la première prédication chrétienne adressée à des Juifs : c’est-à-dire comment les premiers apôtres relisaient la tradition juive en y découvrant tout-à-coup une nouvelle dimension, l’annonce de Jésus-Christ.

              Au long des siècles, donc, ce psaume a porté la prière d’Israël dans l’attente du Messie et il s’est enrichi peu à peu de sens nouveaux... Ce sera le rôle de la première génération chrétienne de découvrir et de montrer  que les Écritures trouvent leur sens plénier en Jésus-Christ. 

LECTURE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PIERRE APÔTRE 1, 17-21         

 

                   Bien-aimés,
17               si vous invoquez comme Père
                   celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre,
                   vivez donc dans la crainte de Dieu,
                   pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers.
18               Vous le savez :
                   ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or,
                   que vous avez été rachetés
                   de la conduite superficielle héritée de vos pères ;
19               mais c’est par un sang précieux,
                   celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.
20               Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance
                   et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.
21               C’est bien par lui que vous croyez en Dieu,
                   qui l’a ressuscité d’entre les morts
                   et qui lui a donné la gloire ;
                   ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

                   Nous avons lu dans la première lecture (tirée des Actes des Apôtres) le discours de Pierre le matin de Pentecôte : un modèle de ce qu'était la première prédication chrétienne lorsqu'elle s'adressait à des juifs ; voici maintenant avec la lettre de Pierre une prédication  adressée à des anciens païens, des non-Juifs devenus chrétiens ; évidemment le discours n'est pas tout-à-fait le même ; c'est le B.A. BA  de la communication d'adapter son langage à son auditoire !

            J’ai dit qu’il s’agissait de non-Juifs ; on ne sait pas exactement à qui cette lettre est adressée : dans les premières lignes, Pierre dit seulement qu’il écrit aux « élus qui vivent en étrangers » dans les cinq provinces de notre Turquie actuelle, (le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie). Ce qui incite à penser qu’ils n’étaient pas d’origine juive, c’est la phrase « vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères » : Pierre, Juif lui-même ne dirait pas une telle phrase à des Juifs... il sait trop bien quelle espérance traverse les Écritures et à quel point toute la vie de son peuple est tendue vers Dieu ; impossible de parler d’une « conduite superficielle » !

              Mais s’il s’agit de non-Juifs, comme on le croit, la première chose qui saute aux yeux dans ce simple passage, c’est le nombre impressionnant d’allusions à la Bible : par exemple des expressions comme « le sang de l’Agneau sans défaut et sans tache », « le Père qui juge impartialement », la « crainte de Dieu » ; si Pierre les emploie sans les expliquer, c’est que son auditoire les connaît. Est-ce possible si ce sont des non-Juifs ?

              Voilà l’hypothèse la plus probable : autour des synagogues gravitaient de nombreux sympathisants et parmi eux un nombre important de ceux que l’on appelait les « craignant Dieu » : ils étaient si proches du Judaïsme qu’ils pratiquaient le shabbat et donc entendaient toutes les lectures de la synagogue le samedi matin ; par conséquent, ils connaissaient très bien les Écritures juives ; mais ils n’avaient jamais été jusqu’à demander la circoncision. On croit savoir que les premiers Chrétiens se sont recrutés majoritairement parmi eux.

              Je reviens à deux formules de la lettre de Pierre qui peuvent nous heurter si nous ne les replaçons pas dans leur contexte biblique :

            L’expression « crainte de Dieu », d’abord ; elle a un sens tout particulier dans la Bible précisément parce que Dieu s’est révélé à son peuple comme un « Père » ; rappelez-vous la phrase du psaume 102/103 : « Comme la tendresse du père pour ses fils, ainsi est la tendresse du SEIGNEUR pour celui qui le craint » ; la crainte de Dieu, ce n’est donc pas la peur, c’est une attitude filiale faite de tendresse, de respect, de vénération, et d’une confiance totale. Pierre le dit bien : « Vous invoquez Dieu comme votre Père... vivez donc dans la crainte de Dieu » ; c’est logique : vous l’invoquez comme votre Père, alors, conduisez-vous en fils. Je reprends encore une fois cette phrase, mais en entier cette fois : « Si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu ». D’après l’insistance de Pierre sur « celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre » on devine que certains de ces nouveaux Chrétiens, qui venaient du paganisme, étaient complexés par rapport aux Chrétiens d’origine juive ; Pierre veut donc les rassurer ; il leur dit en substance « Vous êtes fils tout comme les autres, conduisez-vous en fils, tout simplement ».

            Deuxième formule qui risque de nous heurter : « Vous avez été rachetés ... par le sang précieux du Christ » ; j’ai volontairement tronqué la phrase, car c’est sous cette forme raccourcie qu’elle nous choque ; nous sommes tentés d’y voir un affreux marchandage, sans bien pouvoir dire, d’ailleurs, entre qui et qui. Si je prends, au contraire, la phrase de Pierre en entier : « ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez à la suite de vos pères, ce n’est pas l’or et l’argent, car ils seront détruits ; c’est le sang précieux du Christ, l’Agneau sans défaut et sans tache », je découvre deux choses :

              Premièrement, il ne s’agit pas de marchandage, notre libération est « gratuite », je devrais dire « gracieuse », c’est-à-dire donnée ; Pierre prend bien peine de dire : « Ce n’est pas l’or et l’argent »2, manière de dire « c’est gratuit ». La lettre aux Colossiens dit bien : « Il a plu à Dieu de tout réconcilier en Christ... » (Col 1,19).

              Deuxièmement, Pierre ne met pas l’accent là où nous le mettons, nous. Le sang d’un agneau sans défaut et sans tache, c’est celui qu’on versait chaque année pour la Pâque et qui signait la libération d’Israël de tous les esclavages ; ce sang versé annonçait l’œuvre permanente de Dieu pour libérer son peuple. C’est donc, pour un lecteur averti de l’Ancien Testament, un rappel de fête, la fête de la liberté en quelque sorte, d’une liberté en marche vers la Terre Promise. Or, dit Pierre, la libération définitive est accomplie en Jésus-Christ, désormais vous êtes entrés dans une vie nouvelle (c’est encore mieux que la Terre Promise). Cette libération consiste précisément en ceci que vous invoquez Dieu comme Père.

            On comprend mieux alors la phrase « Vous avez été rachetés (c’est-à-dire libérés) de la conduite superficielle héritée de vos pères ». « Superficielle » ici veut dire « qui ne mène à rien, par opposition à la vie éternelle » ; désormais, parce que le Fils a vécu sa vie d’homme dans la confiance jusqu’au bout, c’est toute l’humanité qui a retrouvé le chemin de l’attitude filiale, qui a retrouvé le chemin de l’arbre de vie, pour reprendre l’image de la Genèse.

              Paul dirait : « Vous êtes passés de l’attitude de peur, de méfiance de l’esclave à l’attitude de crainte filiale, l’attitude des fils ».3

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Notes

1 – « Dieu ne fait pas de différence entre les hommes » : c’est une allusion à la révélation de Dieu au prophète Samuel : « Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le SEIGNEUR regarde le cœur. » (1 S 16, 7). Phrase reprise par Jésus dans ses controverses avec les Pharisiens auxquels il reprochait de « juger selon les apparences » (Jn 7, 24 ; 8, 15 ; cf le quatrième dimanche de Carême – A).

2 - « Ce n’est pas l’or et l’argent » : le thème de la gratuité des dons de Dieu n’est pas nouveau non plus. Le prophète Isaïe l’avait annoncé avec force : « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer. » (Is 55, 1 ; cf commentaire du dix-huitième dimanche du Temps Ordinaire – A).

3 – D’après Ga 4, 6 et Rm 8, 15.

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT LUC  24, 13-35

 

                     Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
13                 deux disciples faisaient route
                     vers un village appelé Emmaüs,
                     à deux heures de marche de Jérusalem,
14                 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
15                 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
                     Jésus lui-même s’approcha,
                     et il marchait avec eux.
16                 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
17                 Jésus leur dit :
                     « De quoi discutez-vous en marchant ? »
                     Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
18                 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
                     « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
                     qui ignore les événements de ces jours-ci. »
19                 Il leur dit :
                     « Quels événements ? »
                     Ils lui répondirent :
                     « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
                     cet homme qui était un prophète
                     puissant par ses actes et ses paroles
                     devant Dieu et devant tout le peuple :
20                 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
                     ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
21                 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
                     Mais avec tout cela,
                     voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
22                 À vrai dire, des femmes de notre groupe
                     nous ont remplis de stupeur.
                     Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
23                 elles n’ont pas trouvé son corps ;
                     elles sont venues nous dire
                     qu’elles avaient même eu une vision :
                     des anges, qui disaient qu’il est vivant.
24                 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
                     et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
                     mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
25                 Il leur dit alors :
                     « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire
                     tout ce que les prophètes ont dit !
26                 Ne fallait-il pas que le Christ
                     souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
27                 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
                     il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
                     ce qui le concernait.
28                 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
                     Jésus fit semblant d’aller plus loin.
29                 Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
                     « Reste avec nous,
                     car le soir approche et déjà le jour baisse. »
                     Il entra donc pour rester avec eux.
30                 Quand il fut à table avec eux,
                     ayant pris le pain,
                     il prononça la bénédiction
                     et, l’ayant rompu,
                     il le leur donna.       
31                 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
                     mais il disparut à leurs regards.
32                 Ils se dirent l’un à l’autre :
                     « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
                     tandis qu’il nous parlait sur la route
                     et nous ouvrait les Écritures ? »
33                 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
                     Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
                     qui leur dirent :
34                 « Le Seigneur est réellement ressuscité :
                     il est apparu à Simon-Pierre. »
35                 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
                     et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
                     à la fraction du pain.
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                  Vous avez remarqué certainement le parallèle (on dit « l’inclusion ») entre les deux formules « leurs yeux étaient aveuglés » (verset 16) et « alors leurs yeux s’ouvrirent » (verset 31) ; ce qui veut dire que les deux disciples d’Emmaüs sont passés du plus profond découragement à l’enthousiasme simplement parce que leurs yeux se sont ouverts. Et pourquoi leurs yeux se sont-ils ouverts ? Parce que Jésus  leur a expliqué les Écritures.

« Partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur expliqua, dans toute l’Écriture ce qui le concernait ». J’en déduis que Jésus-Christ est au centre du projet de Dieu qui se révèle dans l’Écriture.

             Il ne faudrait pas réduire pour autant l’Ancien Testament à un faire-valoir du Nouveau. Lire les prophètes comme s’ils n’annonçaient que la venue historique de Jésus-Christ, c’est trahir l’Ancien Testament et lui enlever toute son épaisseur historique.

L’Ancien Testament est le témoignage de la longue patience de Dieu pour se révéler à son peuple et le faire vivre dans son Alliance. Les paroles des prophètes, par exemple, sont d’abord valables pour l’époque où elles ont été prononcées.

             Il ne faut pas oublier non plus que la lecture qui consiste à considérer Jésus-Christ comme le centre de l’histoire humaine et donc aussi le centre de l’Écriture est une lecture « chrétienne », les Juifs en ont une autre... Nous sommes d’accord entre Juifs et Chrétiens pour invoquer le Dieu Père de tous les hommes et lire dans l’Ancien Testament la longue attente du Messie.

Mais n’oublions pas que la reconnaissance du Christ comme Messie n’est pas une évidence ! Elle le devient pour ceux dont les yeux « s’ouvrent » d’une certaine manière. Et alors leur cœur devient « tout brûlant » comme celui des disciples d’Emmaüs.

             On aimerait connaître évidemment la liste des textes que Jésus a parcourus avec les deux disciples d’Emmaüs ! À la fin de ce parcours biblique avec eux, Jésus  conclut : « Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Je m’arrête sur cette formule qui représente une vraie difficulté pour nous : car elle se prête à deux lectures possibles :

             Première lecture possible : « Il fallait que le Christ souffrît pour mériter d’entrer dans sa gloire ». Comme si il y avait là une exigence de la part du Père. Mais cette lecture est une « tentation » qui trahit les Écritures ; elle présente la relation de Jésus à son Père en termes de « mérite », ce qui n’est nullement conforme à la révélation de l’Ancien Testament et que Jésus a développée : que Dieu n’est que Amour et Don et Pardon. Avec Lui, il n’est pas question de balance, de mérite, d’arithmétique, de calcul. Il est vrai que le Nouveau Testament parle souvent de l’accomplissement des Écritures, mais ce n’est pas dans ce sens-là, nous y reviendrons tout à l’heure. 

             Alors il y a une deuxième manière de lire cette phrase « Il fallait  que le Christ souffrît pour  entrer dans sa gloire » : la gloire de Dieu, c’est sa présence qui se manifeste à nous ; or Dieu est Amour. On pourrait donc transformer la phrase en « Il fallait que le Christ souffrît pour que l’amour de Dieu soit manifesté, révélé ».

             Or, je crois que Jésus a donné lui-même d’avance l’explication de sa mort lorsqu’il a dit à ses disciples : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». C’est-à-dire, il fallait que l’amour aille jusque-là, jusqu’à affronter la haine, l’abandon, la mort pour que vous découvriez que l’amour de Dieu est  « le plus grand amour ».

             Pour que nous découvrions jusqu’où va l’amour de Dieu, qui est tellement au-dessus de nos amours humaines, tellement impensable, au vrai sens du terme, il fallait qu’il nous soit révélé... et pour  qu’il nous soit révélé, il fallait qu’il aille jusque-là.

             « Il fallait » ne veut donc pas dire une exigence de Dieu mais une nécessité pour nous. Dire que les événements de la vie de Jésus « accomplissent les Écritures »1, c’est dire que sa vie tout entière est révélation en actes de cet amour du Père, quelles que soient les circonstances, y compris la persécution, la haine, la condamnation, la mort.

             La Résurrection de Jésus vient authentifier cette révélation que l’amour est plus fort que la mort.

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Note

1 – Ce thème de l’accomplissement des Écritures est très fréquent dans le Nouveau Testament, à commencer par cette phrase de Paul : « Lorsque les temps furent accomplis » (Ga 4, 4 ; cf commentaire pour la Fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier – tome I).

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 23:00

 

Victor Convet

 

 

Préfet de l'Aude

Nommé le 24 avril 1991

 

Il arrive à Bourges en janvier 1993

en venant du Tarn et Garonne et avant de l'Aude

 

c'est un énarque.

 

Il reste 3 ans et il quitte Bourges en septembre 1996, pour être nommé à Saint Lô, dans la Manche.

 

Il va beaucoup s'intéresser sur le plan local à la Culture... et aussi des problèmes Agri-Cher.

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 23:00

LECTURE DU LIVRE DES ACTES DES APÔTRES   2, 42-47

          

42          Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres
              et à la communion fraternelle,
              à la fraction du pain
              et aux prières.
43          La crainte de Dieu était dans tous les cœurs
              à la vue des nombreux prodiges et signes
              accomplis par les Apôtres.
44          Tous les croyants vivaient ensemble,
              et ils avaient tout en commun ;
45          ils vendaient leurs biens et leurs possessions,
              et ils en partageaient le produit entre tous
              en fonction des besoins de chacun.
46          Chaque jour, d’un même cœur,
              ils fréquentaient assidûment le Temple,
              ils rompaient le pain dans les maisons,
              ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ;
47          ils louaient Dieu
              et avaient la faveur du peuple tout entier.
              Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait
              ceux qui allaient être sauvés.

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          Voilà un flash de la toute première communauté chrétienne comme saint Luc aime en donner dans les Actes des Apôtres. À plusieurs reprises (j'en compte quatre) il dresse en une ou plusieurs lignes un portrait de ce type ; on dirait des photos de famille, en quelque sorte, des instantanés pris sur le vif.

Ad­di­tion­nés, ils des­si­nent un por­trait qui nous pa­raît pres­que idyl­li­que de la vie des pre­miers chré­tiens : as­si­dus à l'enseignement des apô­tres et à la priè­re, vi­vant dans la louan­ge du Sei­gneur et met­tant tout en com­mun, se­mant sur leur pas­sa­ge de mul­ti­ples gué­ri­sons et re­cru­tant sans ces­se de nou­veaux mem­bres...

          Ce qui n'empêche pas Luc de ra­con­ter par ailleurs quel­ques dif­fi­cul­tés bien concrè­tes de ces mê­mes com­mu­nau­tés... Ananie et Saphire par exemple, qui ont eu du mal à pratiquer jusqu’au bout le partage des biens, et, plus grave encore, les difficultés de coexistence entre chrétiens d’origine juive et chrétiens d’origine païenne...

          On peut se demander : quel message Luc veut nous faire passer en dressant ainsi ces por­traits si beaux, presque irréels ? Cela fait penser aux photos de famille des jours de fête qui habillent les murs de nos maisons, les albums de photos ou les pêle-mêle que nous aimons regarder. Évidemment, on a sélectionné les meilleures photos ; en les regardant, nous prenons conscience de la beauté de nos familles et de la joie de certains jours privilégiés.

            Pour saint Luc, c’est certainement cela, mais c’est aussi beaucoup plus que cela : c’est la preuve que les temps messianiques sont arrivés. Les apôtres sont devenus capables de vivre en frères, grâce au don de l’Esprit ; voilà, nous dit-il, ce que l’Esprit nous rend capables de faire : lui qui « poursuit son œuvre dans le monde et achève toute sanctification ». Voilà la marque de l’Esprit répandu sur le monde par le Messie : c’est bien ce qu’avaient promis les prophètes. La fra­ter­ni­té, la paix, la jus­ti­ce, l'abolition du mal sont les va­leurs du Royau­me de Dieu que de­vait in­stau­rer le Mes­sie ; or les premiers chrétiens en ont donné l’exemple à plusieurs reprises !

          C’est donc la preuve que Jésus est bien le Messie attendu, la preuve qu’il a répandu l’Esprit de Dieu sur le monde. Alors on comprend la phrase : « La crainte de Dieu était dans tous les cœurs » : c’est l’émerveillement devant l’œuvre de Dieu. Luc nous dit : voyez mes frè­res, les pre­miers si­gnes du Royau­me sont bien là ; voilà ce que l'Esprit Saint nous permet de vivre dans nos familles, nos paroisses et nos communautés lorsque nous nous laissons guider par lui dans la lumière de Pâques. Depuis la Résurrection du Christ, l’humanité nouvelle est née, celle qui grandit lentement autour et à l’image du Fils de Dieu. Saint Paul dirait : regardez, nous sommes vraiment ressuscités ! C’est-à-dire « nous vivons vraiment d’une vie nouvelle, le vieil homme (l’ancien comportement) est mort ».

          Luc, le païen conver­ti, s'émerveille de l'expansion ir­ré­sis­ti­ble de l'évangile : « Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut ». Je remarque, au passage, que c’est le Seigneur qui les y faisait entrer ! « Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés. » Je remarque, au passage, que c’est le Seigneur qui faisait entrer de nouveaux membres dans la communauté ! À nous, que nous est-il demandé ? Peut-être, tout simplement, d’être de vraies communautés chrétiennes, dignes de ce nom. Car c’est par sa vie bien concrète que la communauté porte témoignage de la Résurrection du Christ : une vie faite de partage de la Parole et du pain, de prière, de partage de tous les biens de chacun, le tout dans la joie ! C’est le monde à l’envers !

          En particulier, le dépouillement personnel et le partage de tous les biens, voilà bien la chose irréalisable pour des hommes ordinaires… à moins qu’ils ne soient habités par l’Esprit de Dieu, celui que le Christ lui-même leur a insufflé. Jésus avait bien dit : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra pour mes disciples ». C’est cela qui prouvera au monde entier que Jésus est vivant ; voilà qui juge une fois pour toutes nos querelles et nos médisances, nos intolérances et nos divisions, nos refus de partager.

          Il ne nous est pas in­ter­dit, bien sûr, de pui­ser dans ces beaux portraits des cri­tè­res de vé­ri­fi­ca­tion de la qua­li­té de nos pro­pres com­mu­nau­tés (familles, équipes, communautés chrétiennes). C’est un peu comme si nous Luc nous disait : À bon entendeur salut !

              Car, finalement, c’est bien un programme  de  vie chrétienne que nous venons d’entendre ;  si je compte bien, il y a quatre points : écouter l’enseignement des Apôtres, vivre en communion fraternelle, y compris le partage de tous les biens, rompre le pain et participer aux prières.

          Pour finir, il me semble que la très grande Bonne Nouvelle de ce texte, c’est que ce nouveau comportement inspiré par l’Esprit Saint est possible ! Tout comme les photos des jours de fête nous rappellent les possibilités d’amour de nos familles !

          Mais cela peut aussi nous inspirer quelques questions : je m’arrête à l’une des expressions de Luc : « Les frères étaient fidèles à rompre le pain ». Nous dirions aujourd’hui l’Eucharistie. Cela veut dire au moins trois choses : d’abord, la messe du dimanche (pour ceux qui ont la chance d’en avoir une à leur portée), est beaucoup plus qu’une obligation, c’est une nécessité vitale ! Parce que la pratique eucharistique est indispensable à chacun d’entre nous pour sa vie de foi ; ensuite, plus grave encore, c’est la communauté qui est privée de l’un de ses membres chaque fois que l’un d’entre nous ne participe pas à l’eucharistie.

              Enfin, troisième chose, une communauté est gravement pénalisée quand elle est privée de ce ressourcement régulier : cela pose évidemment tout le problème de tant de communautés chrétiennes privées de prêtre parfois depuis longtemps, pendant que certaines paroisses de ville offrent un large échantillonnage d’heures de messes pour satisfaire toutes les exigences. Nous ne pouvons qu’admirer le dynamisme de la foi de ceux d’entre nous qui savent faire vivre leurs communautés malgré l’absence de prêtre.

PSAUME 117  (118)  

 

Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Que le dise la maison d’Aaron :
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ;
mais le Seigneur m’a défendu.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Clameurs de joie et de victoire
sous les tentes des justes.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle ;
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

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            Nous avons déjà chanté ce psaume 117/118 pendant la nuit pascale et le jour même de Pâques. Et même, chaque dimanche ordinaire, il fait partie de l’Office des Laudes dans la liturgie des Heures (ou le Bréviaire si vous préférez). Pas étonnant : pour les Juifs, ce psaume concerne le Messie ; pour nous, Chrétiens, quand nous célébrons la Résurrection du Christ, nous reconnaissons en lui le Messie attendu par tout l’Ancien Testament, le roi véritable, le vainqueur de la mort. C’est donc à ce double niveau de l’attente juive et de la foi chrétienne que je vous propose de l’entendre.

              Le sens de ce psaume dans la foi juive :

              C’est un psaume de louange : il commence d’ailleurs par le mot « Alléluia » qui signifie « louez Dieu » et qui donne bien le ton de l’ensemble ; ensuite, il comporte vingt-neuf versets et sur cet ensemble de vingt-neuf versets, il y a plus  de trente fois le mot « SEIGNEUR » (les fameuses quatre lettres du nom de Dieu en hébreu) ou au moins « Yah », qui en est la première syllabe... et ce sont autant de phrases de louange pour la grandeur de Dieu, l’amour de Dieu, l’œuvre de Dieu pour son peuple... Une vraie litanie !

              Ce psaume de louange est prévu pour accompagner un sacrifice d’action de grâce au cours de la fête des Tentes, cette fête très importante et très joyeuse qui dure huit jours en automne : on a des traces de la joie de cette fête dans le texte même du psaume ; par exemple : « Voici le jour que fit le SEIGNEUR, jour de fête et jour de joie ».

                        Je vous rappelle les rites les plus importants de cette fête : tout d’abord, on habite pendant huit jours sous des tentes en souvenir des tentes de l’Exode après la sortie d’Égypte, pour retrouver le goût de l’Alliance. Ensuite, il y a de nombreuses célébrations au temple de Jérusalem et l’on fait des processions autour de l’autel en agitant des rameaux et en chantant « Hosanna » qui signifie « Donne, SEIGNEUR, donne le salut » ; parce que l’attente du Messie est très marquée dans l’esprit de cette fête, on répète « Béni soit au nom du SEIGNEUR celui qui vient », comme une sorte de prière pour hâter sa venue. (Nous faisons quelque chose d’analogue quand nous célébrons - déjà ! - une fête du Christ-Roi.) Un autre rite marquant était une grande illumination spectaculaire du Temple, le dernier soir. Tous ces rites, nous pouvons en entendre l’écho dans ce psaume, à condition de le lire en entier.

                        Voici quelques autres versets que nous n’entendons pas dans la liturgie de ce deuxième dimanche de Pâques : « Rameaux en main, formez vos cortèges jusqu’auprès de l’autel. »... « Béni soit au nom du SEIGNEUR celui qui vient »... « Dieu, le SEIGNEUR, nous illumine » (allusion à l’illumination du dernier soir).

                        Tout ceci, ce sont les mots de la louange ; voici les motifs maintenant : pour parler de l’histoire d’Israël, le psaume raconte l’histoire d’un roi qui vient d’affronter une guerre sans merci et qui a remporté la victoire ; et ce roi vient rendre grâce à son Dieu de l’avoir soutenu. Il dit par exemple : « on m’a poussé, bousculé pour m’abattre, mais le SEIGNEUR m’a défendu »... et encore « toutes les nations m’ont encerclé : au nom du SEIGNEUR, je les détruis » et encore : « non, je ne mourrai pas, je vivrai, et j’annoncerai les œuvres du Seigneur ». C’est donc un individu qui parle ici, un roi qui a miraculeusement échappé à toutes les attaques des pays qui l’assaillaient ; mais, en réalité, nous savons ce qu’il faut lire entre les lignes : c’est l’histoire du peuple d’Israël. De nombreuses fois au cours de son histoire, il a frôlé l’anéantissement ; mais à chaque fois le Seigneur l’a relevé et il le célèbre dans cette grande fête des tentes : il chante  « Non, je ne mourrai pas, je vivrai, et j’annoncerai les œuvres du SEIGNEUR ». Ce rôle de témoin des œuvres du Seigneur, c’est la vocation propre d’Israël ; et c’est dans la conscience même de cette vocation qu’il a puisé la force de survivre à toutes ses épreuves au long de l’histoire.

              Et maintenant, quelques mots sur le sens de ce psaume pour les Chrétiens :

              Tout d’abord, vous avez remarqué la parenté entre la fête juive des Tentes et l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, que nous commémorons dans la fête des Rameaux.

              Mais surtout, la jubilation qui court dans ce psaume convient au Ressuscité du matin de Pâques ! Il est ce roi victorieux : les évangélistes, chacun à sa manière, nous l’ont présenté comme le roi véritable : pour n’en citer qu’un, par exemple, Matthieu a construit l’épisode de la visite des Mages de manière à bien nous faire comprendre que le véritable roi n’est pas celui que disent les historiens (c’est-à-dire Hérode) mais l’enfant de Bethléem... ou bien Jean, dans le récit de la Passion, nous présente bien Jésus comme le vrai roi des Juifs...

              En méditant le mystère de ce Messie rejeté, méprisé, crucifié, les apôtres ont découvert un nouveau sens à ce psaume : (quand il chante : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ; c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. » Et Jésus l’avait cité dans la parabole des vignerons homicides :) Jésus est cette pierre angulaire, rejetée par les bâtisseurs et qui devient la pierre maîtresse ; (sur la pierre angulaire, voir le commentaire du psaume 117/118 pour le dimanche de Pâques) ; lui, rejeté par son peuple, il est devenu la pierre de fondation de l’Israël nouveau.

              Il est vraiment « celui qui vient au nom du SEIGNEUR » comme dit le psaume : l’expression même a été employée lors de son entrée solennelle à Jérusalem.

              Enfin, on sait que ce psaume était chanté à Jérusalem à l'occasion d'un sacrifice d'action de grâce ; Jésus, lui, vient d'accomplir « le » sacrifice d'action de grâce par excellence ! Il prend la tête de l'Israël nouveau qui rend grâce à Dieu son Père : c'est même ce qui caractérise Jésus. Toute son attitude envers son Père n'est qu'action de grâce et c'est cela justement qui inaugure entre Dieu et l'humanité l'Alliance nouvelle : celle où l'humanité n'est que réponse d'amour à l'amour du Père.

LECTURE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PIERRE APÔTRE  1, 3-9          

 

3          Béni soit Dieu, le Père
            de notre Seigneur Jésus Christ :
            dans sa grande miséricorde,
            il nous a fait renaître pour une vivante espérance
            grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,
4          pour un héritage qui ne connaîtra
            ni corruption, ni souillure, ni flétrissure.
            Cet héritage vous est réservé dans les cieux,
5          à vous que la puissance de Dieu garde par la foi,
            pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.
6          Aussi vous exultez de joie,
            même s’il faut que vous soyez affligés,
            pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;
7          elles vérifieront la valeur de votre foi
            qui a bien plus de prix que l’or

            – cet or voué à disparaître
            et pourtant vérifié par le feu –,
            afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur
            quand se révélera Jésus Christ.
8          Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ;
            en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,
            vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,
9           car vous allez obtenir le salut des âmes
            qui est l’aboutissement de votre foi.
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              Il y a un tel souffle de liberté dans le passage que nous avons entendu que certains se demandent si Pierre n’a pas repris une hymne qu’on chantait pendant les baptêmes... On n’en a pas la preuve, mais c’est en tout  cas une hypothèse intéressante qui peut nous aider à mieux comprendre ce texte.

              On y reconnaît facilement trois strophes : je commence par les distinguer tout simplement en vous donnant un résumé de chacune d’elles :

              Première strophe, le début de notre texte (les versets 3, 4, 5) : Béni soit Dieu... Il nous a fait renaître par la Résurrection du Christ et désormais nous vivons dans la foi et l’espérance ; comme dit un chant bien connu : « Dieu fait de nous en Jésus-Christ des hommes libres... »

              Deuxième strophe, les versets suivants (6 et 7) : l’espérance nous fait tressaillir de joie déjà, mais nous sommes encore dans le temps de l’épreuve de notre foi ;

              Troisième strophe, les derniers versets (8 et 9) : heureux ceux qui croient sans avoir vu ; notre foi nous procure déjà une joie inexprimable qui nous transfigure.

              Vous avez remarqué déjà le mot « foi » qui figure dans les trois strophes :

              Cela justifie par exemple la très grande insistance sur la foi : le mot figure cinq fois dans ces quelques lignes. Ce qui n’est pas étonnant, si on est dans une célébration de baptême ; et aussi une joie formidable, il dit « inexprimable », malgré les épreuves présentes (« même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves », verset 6) : cela s’adresse visiblement à des communautés chrétiennes qui vivent en monde hostile ; il faut croire que c’était le cas des lecteurs de Pierre.

              Je reprends l’ensemble : les trois strophes une à une : « Béni soit Dieu, le Père de Jésus-Christ notre Seigneur » : la tournure est juive, la formule est chrétienne ; commencer par une grande bénédiction de Dieu, c’est typique de la prière juive ; et c’est certainement quelqu’un qui a beaucoup chanté les psaumes qui peut écrire un texte pareil ! Mais le contenu est chrétien : dans les psaumes, Dieu est chanté comme le Dieu des Pères, Abraham, Isaac, Jacob... désormais la Révélation a franchi un pas décisif : Dieu est connu maintenant comme Père de Jésus-Christ et c’est par Jésus-Christ qu’il accomplit son dessein sur l’humanité.

                   « Dieu nous a fait renaître grâce à la Résurrection de Jésus-Christ » : comme Jésus lui-même dans  son dialogue avec Nicodème, Pierre parle du baptême comme d’une nouvelle naissance et cette nouvelle naissance a sa source dans la résurrection du Christ ; aujourd’hui, nous, après deux mille ans de Christianisme, sommes tellement habitués à la formule « Jésus-Christ est ressuscité » que nous ne ressentons peut-être plus aucun choc à la dire ; mais les premiers chrétiens vivaient cela comme une véritable révolution : désormais, pour eux, la face du monde était changée ; comme dit Paul, le monde ancien s’en est allé, un nouveau monde est né (2 Co 5).

                   On retrouve aussi très fortement chez Pierre un autre thème habituel de Paul : la tension entre le présent et l’avenir : tout est déjà accompli dans la résurrection du Christ et donc il parle au passé : « Dieu nous a fait renaître »... tout est joué, si l’on peut dire ; mais tout reste encore à venir : nous sommes tendus vers le « salut qui est prêt à se révéler dans les derniers temps » comme dit Pierre.

                   Ce mot « salut », on pourrait le traduire par « vie »… « qui ne connaît ni corruption, ni souillure, ni flétrissure » ; on pourrait le traduire aussi par « libération » de tout ce qui est justement  « corruption, souillure, flétrissure ». Un salut, une libération déjà accomplie en Jésus-Christ mais dans laquelle toute l’humanité n’est pas encore entrée, et c’est cela qui reste à venir.

                   C’est ce « déjà accompli » qui nous fait  dès  maintenant « tressaillir de joie » comme dit Pierre ; les jours où nous sommes moroses sont peut-être bien ceux où nous perdons de vue cette grande nouvelle de Pâques : la grande nouvelle qui est que l’amour et la vie sont plus forts que toutes les haines et que la mort ; mais il est vrai que, dans certaines situations, cette certitude a tendance à s’estomper et notre foi est alors mise à l’épreuve ! Et la deuxième strophe le dit bien : « Vous êtes attristés pour un peu de temps encore par toute sorte d’épreuves », dit Pierre. La suite de la lettre laisse entrevoir les difficultés dont il s’agit, probablement l’hostilité rencontrée par ces jeunes chrétiens qui font figure de marginaux en monde païen.  

                   La dernière strophe reprend ce thème de la foi dans le temps de l’attente ; Pierre, lui, a eu le privilège de connaître, de côtoyer longuement Jésus-Christ, mais il s’adresse à des chrétiens qui n’ont pas connu Jésus et il développe pour eux la béatitude que Jésus avait dite à Thomas « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » et il les encourage : « Vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi... et vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire ».

quand il emploie le mot « transfigurer », Pierre sait de quoi il parle, lui qui a eu le privilège d’assister à la transfiguration de Jésus : et sur le visage des chrétiens, il retrouve un reflet de la lumière qui irradiait  Jésus lui-même.

                   Cette insistance de Pierre sur la joie des chrétiens, une joie à la fois inexprimable et plus forte que toutes les épreuves passagères, résonne comme un appel ! Peut-être nos contemporains attendent-ils tout simplement de voir sur nos visages la joie de notre Baptême un reflet de Jésus transfiguré ?

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Complément

Traditionnellement, ce dimanche s’appelait « in albis », ce qui veut dire « en vêtements blancs ». Car les nouveaux baptisés de la Nuit de Pâques avaient porté leur robe de Baptême pendant toute la semaine pascale. Et ce dimanche figurait pour eux comme une fête des baptisés.

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN   20, 19-31

 

              C’était après la mort de Jésus.
19          Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
              alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
              étaient verrouillées par crainte des Juifs,
              Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
              Il leur dit :
              « La paix soit avec vous ! »
20          Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
              Les disciples furent remplis de joie
              en voyant le Seigneur.
21          Jésus leur dit de nouveau :
              « La paix soit avec vous !
              De même que le Père m’a envoyé,
              moi aussi, je vous envoie. »
22          Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
              et il leur dit :
              « Recevez l’Esprit Saint.
23          À qui vous remettrez ses péchés,
              ils seront remis ;
              à qui vous maintiendrez ses péchés,
              ils seront maintenus. »
24          Or, l’un des Douze, Thomas,
              appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
              n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
25          Les autres disciples lui disaient :
              « Nous avons vu le Seigneur ! »
              Mais il leur déclara :
              « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
              si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
              si je ne mets pas la main dans son côté,
              non, je ne croirai pas ! »
26          Huit jours plus tard,
              les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
              et Thomas était avec eux.
              Jésus vient,
              alors que les portes étaient verrouillées,
              et il était là au milieu d’eux.
              Il dit :
              « La paix soit avec vous ! »
27          Puis il dit à Thomas :
              « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
              avance ta main, et mets-la dans mon côté :
              cesse d’être incrédule,
              sois croyant. »
28          Alors Thomas lui dit :
              « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
29          Jésus lui dit :
              « Parce que tu m’as vu, tu crois.
              Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
30          Il y a encore beaucoup d’autres signes
              que Jésus a faits en présence des disciples
              et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
31          Mais ceux-là ont été écrits
              pour que vous croyiez
              que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
              et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

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             « C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine », c’est-à-dire le dimanche : ce n’est pas seulement une précision matérielle que saint Jean nous donne : c’est plutôt comme un clin d’œil ; quand Jean écrit son évangile, il y a déjà à peu près cinquante ans que les faits se sont passés... cinquante ans que les chrétiens se réunissent chaque dimanche pour fêter la Résurrection de Jésus... le clin d’œil, c’est « vous comprenez pourquoi on se rassemble chaque dimanche ? » Le rassemblement des chrétiens chaque dimanche en mémoire de la résurrection du Christ est né là. Ce rassemblement du dimanche était une caractéristique des chrétiens dans le monde juif.

              Car, pour les Juifs, depuis des siècles, le dimanche était un jour de travail comme les autres, le premier jour de la semaine ; c’est le septième jour, le samedi (le shabbat) qui était jour de fête, de repos, de rassemblement, de prière.

              Or, c’est un lendemain de shabbat que Jésus est ressuscité, et, plusieurs fois de suite, il s’est montré vivant à ses apôtres après sa Résurrection, chaque fois le premier jour de la semaine : si bien que pour les chrétiens, ce jour-là a pris un sens particulier. Ce premier jour de la semaine leur paraît à eux être le premier jour des temps nouveaux : comme la semaine de sept jours des Juifs rappelait les sept jours de la Création, cette nouvelle semaine qui a commencé par la Résurrection du Christ a été comprise par les chrétiens comme le début de la nouvelle Création.

              « Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint et il était là au milieu d’eux ». Jean souligne le contraste : les disciples sont enfermés, ils ont peur et, humainement, on les comprend ! Si on a tué le Maître, on peut bien tuer les disciples. Cela ne souligne que mieux la liberté du Christ. Tout est verrouillé, cela n’a pas l’air d’être un problème pour lui ! Il ne connaît pas les verrous, mais surtout, il n’a pas l’air de connaître la peur !

              Et, précisément, sa première parole, c’est « la Paix soit avec vous »... C’était le salut juif habituel... mais quand même c’est une étrange salutation après tout ce qu’on vient de vivre ! La crainte, l’angoisse des derniers mois avant l’arrestation de Jésus, l’horreur de sa Passion et de sa mort, la nuit du Jeudi, la journée du vendredi, et ce silence du samedi, une fois Jésus mis au tombeau ... Est-ce qu’on peut être dans la Paix... comme si rien n’était arrivé ?           

                        Et en même temps, c’est fou, mais c’est bien vrai quand même : Il est bel et bien vivant... et, pour le prouver, il montre ses plaies qui sont les marques de la crucifixion. Au passage, je remarque que les marques sont bien là dans ses mains, ses pieds, son côté : la Résurrection ne gomme donc pas la mort.

              Alors, même si cela paraît fou, saint Jean nous dit « les disciples furent remplis de joie ! » C’est inouï ce qui leur arrive ! Et, à ce moment-là, saint Jean continue : « Jésus leur dit de nouveau : La Paix soit avec vous ». Alors, ils peuvent réellement être dans la Paix... non pas comme si rien n’était arrivé... mais malgré ce qui est arrivé : parce que cette Paix du Ressuscité est très au-delà de ce qui peut arriver !

              « Ayant ainsi parlé, Jésus répandit sur eux son souffle, et il leur dit : Recevez l’Esprit-Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » On est frappés du lien entre le don de l’Esprit et la mission de réconciliation : dans la Bible, l’Esprit est toujours donné pour une mission ; et il n’y a pas d’autre mission en définitive que de réconcilier les hommes avec Dieu : tout le reste en découle.

                   C’est un ordre, un commandement que Jésus donne : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie » Allez annoncer que les péchés sont remis, c’est-à-dire pardonnés. Soyez les ambassadeurs de la réconciliation universelle. Et, si vous n’y allez pas, cette Nouvelle de la Réconciliation ne sera pas annoncée : le Père sollicite votre collaboration pour cela. « Comme le Père m’a envoyé... » : on a ici, de la bouche même de Jésus-Christ un résumé de toute sa mission ; c’est comme s’il nous disait : « Le Père m’a envoyé pour annoncer la réconciliation universelle, pour annoncer que les péchés sont pardonnés. Que Dieu ne tient pas des comptes des péchés des hommes ; annoncer une seule chose : que Dieu est Amour et Pardon... à votre tour, je vous envoie pour la même mission. » Le seul péché, celui qui est la racine de tous les autres, c’est de ne pas croire à l’amour de Dieu : vous donc, je vous envoie, allez annoncer à tous les hommes l’amour de Dieu.

                        Reste la phrase « Tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » : être maintenu dans son péché, c’est ignorer l’amour de Dieu. Il dépend de vous, dit Jésus, que vos frères connaissent l’amour de Dieu et en vivent... Le projet de Dieu ne sera définitivement accompli que quand vous, à votre tour, aurez rempli votre mission... « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». 

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 23:00

Claude Philibert Barthelot de Rambuteau

1er comte de Rambuteau et de l'Empire (1810)


Pair de France

 

Membre de l'Institut de France

(Académie des Beaux-Arts, membre libre, 17 juin 1843)

 

Chevalier de l'Ordre de la Réunion

 

Préfet de la Seine (1833-1848)

 

Député de la Loire

 

député de Saône-et-Loire

 

préfet de l'Allier (1815

 

préfet de l'Aude ( 20 avril 1815) 

 

préfet de la Loire (1814)

 

préfet de la Seine (1833-1848)

 

préfet du Tarn-et-Garonne (1815

 

préfet du Simplon (1813)

 

  

Parents

Celui qui deviendra conseiller général de Saône-et-Loire de 1819 à 1833, député de Mâcon (1827), préfet de la Seine (1833-1848), conseiller d'état et pair de France (1835), va choisir d'habiter Charnay-lès-Mâcon, au château de Champgrenon qu'il affectionne particulièrement.

 

C'est en effet dans sa Bourgogne natale qu'il aime se reposer et où il s'occupe des travaux agricoles faisant venir sur sa propriété le célèbre architecte-paysagiste de la Malmaison Jean-Marie Morel (1728-1810)

 

Ce dernier accompagnera alors le château familial d'un très beau jardin irrégulier, crée dans le style " anglais ", beaucoup visité par la noblesse mâconnaise de l'époque dont la famille de Lamartine.

 

Les occupations politiques du comte de Rambuteau soulignent également toute l'ampleur du personnage à qui l'on doit la plantation d'arbres sur les quais et les places parisiennes, la généralisation de l'éclairage au gaz, l'aménagement et la restauration des monuments restés célèbres comme l'hôtel de ville, la Sainte-Chapelle ou encore l'arc de triomphe de la capitale.

 

Mais si Claude-Philibert Barthelot, comte de Rambuteau, était un homme politique occupé, il n'a pas pour autant oublié sa ville de Charnay et il compte aujourd'hui parmi les bienfaiteurs de la commune.

Grand officier de la Légion d'honneur.

 

Carrière administrative :

 

Il était chambellan de l'Empereur Napoléon Ier (1809) lorsque celui-ci l'envoya en mission en Westphalie, puis le nomme préfet du Simplon le 12 mars 1813.

 

Il supervisera la route du Simplon qui, achevé en 1813, rejoint Brigue et Domodossola.

 

Ses talents d'organisateur facilitent ensuite la retraite de l'armée d'Italie.

 

Il quitte le département le 25 décembre.


Préfet de la Loire le 8 janvier 1814, il constitue 4 bataillon de la garde nationale qu'il conduit à Augeraud, fait activer l'ouvrage de la manufacture de Saint-Etienne, puis après la capitulation de Roanne le 11 avril il organisa dans son département la résistance à l'invasion.

 

Il est confirmé le 26 avril par la première Restauration.

 

Rallié à l'Empereur pendant les Cent-Jours, Il est préfet l'Allier le 6 mars 1815, de l'Aude le 20 avril 1815 (sans suite), du Tarn-et-Garonne le 15 mai, il est destitué par la seconde restauration et cesse ses fonctions le 7 juillet.


Elu député de la Saône-et-Loire (Macon) en 1857, il siège parmi l'opposition libérale. En 1830, il vote "l'adresse des 221" qui demande le renvoi du ministère Polignac.


Préfet de la Seine le 22 juin 1833, il reste en fonction jusqu'en 1848.

 

Son activité est immense : amélioration de la circulation avec nouvelles rues (dont la rue Rambuteau), est de nouvelles place (La bastille, la Concorde), de l'hygiène avec des fontaines, des égouts, des urinoirs (qui par la gouaille parisienne prendront le nom de Rambuteau), l'éclairage au gaz, près de 4000 maisons sont édifiées sous son administration...

 

Il est en même temps conseiller d'Etat.


Il devient pair de France en 1835.

 

 
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:00

 

 

 

Suzanne Sarroca

 

née le 21 avril 1927 à Carcassonne

 

soprano française

 

 

Études de chant au Conservatoire de Toulouse (1946-1948). Elle débute sa carrière comme mezzo-soprano dans le rôle de Charlotte (Werther) à Carcassonne, rôle qu'elle reprend la même année au Capitole de Toulouse. En 1951 elle chante Carmen à la Monnaie de Bruxelles.

 

Elle aborde ensuite les grands emplois de soprano lyrico-dramatiques et fait, en 1952, des débuts remarqués dans Tosca à l'Opéra de Paris où elle chante tant à Garnier qu'à l'Opéra-Comique :

  • Rezia dans Oberon de Weber,
  • Senta dans Der fliegende Holländer,
  • le rôle-titre de Aïda,
  • Musetta dans La Bohème,
  • Elisabeth dans Don Carlo

Elle crée Numance d'Henry Rabaud, interprète le rôle titre de Louise, Blanche de la Force (Le Dialogue des Carmélites), Tatiana (Eugène Onegin) et aussi Octavian du Rosenkavalier aux côtés de Régine Crespin ou d'Elisabeth Schwarzkopf.


Elle déploie pendant plus de trente ans une activité dans les grands théâtres de province : Toulouse, Strasbourg, Marseille (Donna Anna en 1956), Bordeaux et Nice (Tosca avec Franco Corelli en 1970)


Particulièrement recherchée à l'étranger pour ses incarnations de Tosca, d'Aïda et d'Elisabeth de Don Carlo, elle triomphe dans ces rôles à Buenos Aires, Bruxelles, Genève, Rome, Rio, Naples, Londres (Covent Garden en 1958-59 et 1964-65)


A partir des années 1980, elle abordera à nouveau certains rôles de mezzo notamment Mère Marie de l'Incarnation dans le Dialogue des Carmélites à Strasbourg en 1982.


Elle a été directrice de l'Atelier lyrique de l'Opéra du Rhin (1983-1985) et a été professeur au Conservatoire du IXe arrondissement à Paris jusqu'en 1992.

Elle vit et enseigne aujourd'hui à Paris.


Elle peut être écoutée dans des extraits de Cavalleria Rusticana (rôle de Santuzza) avec Alain Vanzo, Giulietta des Contes d'Hoffmann publiés chez Adès. Elle a également enregistré Tosca en français avec Gustave Botiaux et Adrien Legros. Un autre témoignage de ce rôle existe en LP chez London avec José Luccioni. Son interprétation de Balkis dans La Reine de Saba de Gounod aux côtés de Gilbert Py et Gérard Serkoyan (Toulouse, 1970) est disponible chez Gala. Dans le volume consacré au chant français de l'Encyclopédie sur CD-ROM de Richters (disponible chez imagemogul et houseofopera), on peut entendre ses incarnations intégrales de Salomé d'Hérodiade (1963) et d'Elisabeth de Don Carlos (1968 version française en 5 actes). Son interprétation de Rachel dans La Juive d'Halévy lors d'un concert au Carnegie Hall avec Richard Tucker en 1964 a été brièvement disponible en CD et dans de larges extraits de Monna Vanna de Henry Fevrier

 

 

 

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 23:00
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Maurras

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Maurras

Charles Maurras

né le 20 avril 1868 à Martigues (Bouches-du-Rhône)

mort le 16 novembre 1952 à Saint-Symphorien-lès-Tours1,2 (Indre-et-Loire)

journaliste, essayiste, homme politique et poète français, théoricien du nationalisme intégral.

Écrivain provençal appartenant au Félibrige et agnostique dans sa jeunesse, il se rapproche ensuite des catholiques et dirige le journal L'Action française, fer de lance du mouvement Action française, autour de Léon Daudet, Jacques Bainville, et Maurice Pujo. Nationaliste et contre-révolutionnaire, l'Action française prône alors une monarchie héréditaire, antiparlementaire et décentralisée, mais également un antisémitisme d'État et devient le principal mouvement intellectuel et politique d'extrême droite sous la Troisième République.

Son talent littéraire donne à ses ouvrages théoriques une grande influence dans les milieux cultivés et conservateurs de France, et ses qualités de polémiste lui assurent une réelle audience dans d'autres, comme l'Académie française à laquelle il est élu le 9 juin 1938. Outre Léon Daudet et Jacques Bainville, Maurras compta parmi ses soutiens des intellectuels comme Georges Bernanos, Jacques Maritain, Thierry Maulnier, Philippe Ariès, Raoul Girardet et la droite littéraire de l'après-guerre (Roger Nimier, Jacques Laurent, Michel Déon, Antoine Blondin) en fut proche3. Avec plus de dix mille articles publiés entre 1886 et 1952, il fut le journaliste politique et littéraire le plus prolifique de son siècle4.

Tout en s'opposant à l'Allemagne, Maurras soutint le régime de Vichy, ce qui lui valut d'être condamné pour intelligence avec l'ennemi à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, le 28 janvier 1945. De cette dernière condamnation découla son exclusion automatique de l'Académie française qui attendit cependant son décès pour procéder à son remplacement.

Son image de théoricien d'un mouvement politique, due aux traditions savantes et à lui-même, a parfois masqué sa complexité originelle, quand il était un littérateur bohème lié aux avant-gardes, ayant une œuvre et des modes d'action très diversifiés5.

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 23:00

1211

    Concile de Montpellier

    Troisième excommunication de Raymond VI.

 

De nouveau excommunié en 1211 par le concile de Montpellier, sentence confirmée le 17 avril 12114 par le pape, il essaie d'organiser la résistance contre les croisés. Mais il ne peut déloger Simon IV de Monfort enfermé dans Castelnaudary
 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 23:00
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 23:00

Lettres du Roy Louis IX, par lesquelles, sur les doubles que Henry de Montlaur, et de ne pajer point de leude à Carcassonne

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Histoires des souverains d'Europe et images de leurs tombeaux 

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(site sur les sépultures des Habsbourg notamment sur la crypte des Capucins)

MAISON CIVILE DU ROI. (1)

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)- Paris, 1816



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Introduction

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Rois de France


Génobaud
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(légendaire)
à la fin du IVe siècle
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et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
388-xxx
Marcomir
roi Franc des Ampsivares 
et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
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Duc des Francs Saliens 

(légendaire)
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Duc des Francs saliens 
(incertain)
448 - 457
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Duc et Roi des Francs saliens
457 - 481
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Roi de Metz
(futur Austrasie)
511534
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511561
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558561
Roi d'Austrasie
53454
Théodebald Ier
(Thibaut)
Roi d'Austrasie
548555
561567
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Roi de Neustrie 
Roi de Bourgogne
561592
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Roi d'Austrasie
561575
Roi d'Austrasie
Roi d'Austrasie
595 - 612
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Roi de Bourgogne
595613
Roi d'Austrasie
61261
sous la régence de Brunehilde
Roi de Bourgogne
Roi d'Austrasie
613
Roi de Neustrie
584629
Roi de Paris
595
629
Roi des Francs
613629
Roi des Francs (sans l'Aquitaine)
629639
Roi des Francs
632639
Caribert II
 Roi d'Aquitaine
629632
Roi de Neustrie, de Bourgogne
639657
Roi d'Austrasie
656657
Roi d'Austrasie
639656
Childebert III l'Adopté
Roi d'Austrasie
657662
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Roi de Neustrie, de Bourgogne
65767






Roi d'Austrasie
662675
Occupe la Neustrie
673675







Roi de Neustrie
673691
Roi des Francs 

(en fait uniquement de Neustrie)
L'Austrasie étant aux mains
de Pépin de Herstal
679
691

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Roi de Neustrie, Bourgogne et Austrasie
675 - 676
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Roi d'Austrasie
676679
Clovis IV








Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
691695









Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
695711
Dagobert III









Roi des Francs de 711 à 715
Chilpéric II









roi des Francs de Neustrie et des Burgondes
de 715 à 719
puis de tous les Francs de 719 à 721.
C
lotaire IV


T
hierry IV









Childéric III
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roi des Francs, de Neustrie
de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

************

 

 


Pépin III le Bref
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Carloman Ier
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C
harles Ier
dit Charles le Grand
CHARLEMAGNE

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Louis Ier dit le Pieux
ou «le Débonnaire»
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Lothaire Ier
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Lothaire II

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C
harles II dit le Chauve
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Louis II dit le Bègue
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Louis III de France
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C
arloman II de France
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Charles III dit le Gros
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Eudes Ier de France
Robertin
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Charles III dit le Simple
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Robert le Fort
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Robert Ier de France

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Hugues le Grand
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Raoul Ier de France
aussi appelé Rodolphe

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Louis IV dit d'Outremer
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Lothaire de France
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Louis V dit le Fainéant
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Dernier roi de la lignée
des Carolingiens
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H
ugues Capet
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Robert II le Pieux
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Hugues II de France
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(1007-1025)
Roi de France associé
1017 - 1025
Henri Ier de France
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Philippe Ier de France
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Louis VI le Gros
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Louis VII Le Jeune
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Philippe II Auguste
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Louis VIII le Lion
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Louis IX (Saint Louis)
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Philippe III de France
dit le Hardi
http://www.visite-de-rouen.com/images/philippe_3.jpg
Philippe IV le Bel
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Louis X le Hutin
http://www.livois.com/phpgedview/media/Louis_X_le_Hutin.jpg
Jean Ier le Posthume

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Philippe V
le Long
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Charles IV le Bel
http://www.livois.com/phpgedview/media/Charles_IV_le_Bel.jpg
Valois
Philippe VI le Fortuné
http://www.france-pittoresque.com/rois-france/img/philippe-VI.gif
Jean II le Bon
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Charles V le Sage
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0014/m502004_97de1712_p.jpg
Charles VI le Fol ou le Bien-Aimé
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Charles VII le Victorieux
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Louis XI de Valois
http://jargeau-tourisme.com/img/louis11.jpg
Charles VIII de Valois
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Louis XII d'Orléans
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François Ier d'Angoulème
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Henri II d'Angoulème
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François II d'Angoulème
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Charles IX d'Angoulème
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Henri III d'Angoulème
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