Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Médias

Réécoutez le dernier journal de

RCF Pays d’Aude

Image Hosted by ImageShack.us

  Curie Romaine
Liste des papes

Pape Liste des papes
Liste détaillée des papes
Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
Liste des primats de l'Église apostolique arménienne

Cité du Vatican
http://www.vaticanstate.va/FR/homepage.htm

Vatican Site Officiel
http://www.vatican.va/phome_fr.htm
  Musées du Vatican
http://mv.vatican.va/StartNew_FR.html



http://imageshack.us/ 
* * * Dernières minutes . . . A F P . . .H2 News . . . La Croix . . .
http://imageshack.us/

http://news.google.fr/news?hl=fr&ned=fr&ie=UTF-8&q=site:eucharistiemisericor.free.fr&scoring=n
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/index.religion.htm

 

 

 

 

 

 

     En direct
             de la
    Place Saint-Pierre
http://imageshack.us/ 
* * *  En direct de Rome  * * *


http://imageshack.us/
http://mediastream.vatican.va/mpeg4lan.sdp
http://www.sat2000.it/diretta/
http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/index.asp
3
journaux en Français

        (8h15 - 13h - 18h)


http:///
http://www.tv-direct.fr/live_ktotv.php
http://www.lejourduseigneur.com/  

 Catholique TV
http://img410.imageshack.us/img410/81/tvcatholiquelyon.png
http://www.catholique.tv/

Gazettes & Sites Royaux

rois.jpg
 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:00
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz
17 février 1946: Jutta de Mecklembourg-Strelitz

Jutta de Mecklembourg-Strelitz

(Militza von Mecklenburg-Strelitz)

Converti à la religion orthodoxe a été rebaptisé Militza.

http://www.mecklenburg-strelitz.org/militza-of-montenegro.html#.VcL0yvlK4a4

La duchesse Auguste-Charlotte-Jutta-Alexandra-Georgina-Adophine de Mecklenburg-Strelitz (24 janvier 1880, Neustrelitz - 17 février 1946, Rome), est une princesse allemande, consort du Monténégro à la suite de son mariage avec le prince Danilo de Monténégro.

Biographie

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

Fille du grand-duc Adolphe-Frédéric V de Mecklembourg-Strelitz et de la duchesse Élisabeth d'Anhalt, elle épouse le prince Danilo de Monténégro, éphémère roi en exil de Monténégro entre le 1er et le 7 mars 1921 sous le nom de « Danilo II ».

La duchesse Auguste, Charlotte, Jutta, Alexandra, Georgine, Adolfine de Mecklembourg-Strelitz est née à Neustrelitz le 24 janvier 1880. Appelée par les siens Jutta, elle est le deuxième enfant du grand-duc Friedrich IV de Mecklembourg-Strelitz (1848-1914) et de la princesse Elisabeth de Anhalt (1857-1933).

Elle a une sœur aînée Marie née en 1878 et successivement mariée au comte Georg Jamatel puis au prince Julius de Lippe et deux frères le futur grand-duc Adolph Friedrich IV né en 1882 qui se suicidera en 1918 et la duc Karl Borwin né en 1888 et décédé sans postérité en 1908.

La duchesse Jutta grandit dans une atmosphère familiale très pesante et stricte au château de Strelitz, ne croisant que très épisodiquement ses parents.

En 1896 en compagnie de sa sœur la duchesse Marie, elle fait son entrée dans le monde à Londres en assistant à plusieurs bals et réceptions.

C’est suite aux démarches de l’empereur Guillaume II que l’on échafaude des plans de mariage pour elle avec le futur roi de Monténégro après avoir envisagé un temps des noces avec un grand-duc russe.

Le prince Danilo de 9 ans son aîné, est né à Cetinje. Il est le cinquième enfant et premier fils du prince Nicolas de Monténégro (qui devint roi en 1910) et de Milena Vukotic.

Les discussions au sujet de la dot de la jeune femme manquent de faire échouer ce projet de mariage. Son futur beau-père Nicolas de Monténégro entend en effet entrer en possession de cette dot, ce que la famille de Mecklembourg-Strelitz ne veut accepter. La dot restera sous leur contrôle.

A la demande de son futur époux, Jutta se converti à la religion orthodoxe et prend le prénom de Militza. L’empereur Guillaume II refuse dans ces conditions que le mariage qui avait été envisagé à Berlin, y soit désormais célébré puisque la mariée est orthodoxe.

Jutta de Mecklembourg-Strelitz a 19 ans, lorsqu’elle foule le sol du Monténégro pour se marier. Elle est escortée par le roi Victor Emmanuel III d’Italie, marié à la princesse Elena de Monténégro (sœur du prince Danilo) et en l’occurrence son futur beau-frère.

Le mariage a lieu le 27 juillet 1899. Seuls sa mère, sa sœur et son frère l’accompagnent car son père est souffrant.

Le couple n’aura pas eu de descendance.

La princesse Militza essaye dès le début de s’intégrer dans sa nouvelle patrie. Le couple réside dans une villa à Antivari (aujourd’hui Bar) sur la côte. Le prince s’y adonne à la composition musicale.

Elle s’implique dans des visites de charité et accompagne son époux lors de voyages dans les autres cours européennes à la faveur de mariages. En 1911, le prince Danilo et la princesse Militza sont à Londres pour le couronnement du roi George V.

Militza de Monténégro passe la Première Guerre Mondiale dans sa résidence d’Antivari bombardée par l’armée autrichienne. Elle voit en 1918 son royaume intégrer le royaume des Serbes, Croates et Slovènes.

La famille royale est contrainte à l’exil en novembre 1918. Le roi Nicolas qui a refusé cette annexion, décède trois ans plus tard au Cap d’Antibes et la reine Milena en 1923.

Danilo de Monténégro prend le titre de roi le 1er mars 1921 à la mort de son père mais abdique ses droits en faveur de son neveu le prince Michael, fils de son défunt frère le prince Mirko, une semaine plus tard. On n’a jamais réellement eu de détails sur ce qui avait animé le roi Danilo à cette abdication « surprise ».

Michael de Monténégro assuma la continuité dynastique mais reconnut en 1929 le royaume de Yougoslavie. Il est le père du prince Nicolas, actuel chef de la famille royale.

La reine Militza se retrouve privée de sa nationalité du Monténégro mais aussi de sa nationalité allemande. Elle n’a pas reconnu la renonciation au duché de Mecklembourg-Strelitz et gagne en 1925 son procès face à l’Etat allemand. Elle est ainsi indemnisée à hauteur de 125.000 dollars (de l’époque).

Le roi Danilo et la reine Militza vivront pendant près de 15 ans en France. En 1939, le roi s’éteint à Vienne. La reine s’installe alors à Rome auprès de son beau-frère et de sa belle-sœur le roi et la reine d’Italie. C’est dans la ville éternelle que Militza de Monténégro s’éteint le 17 février 1946, quelques semaines avant la chute du royaume d’Italie. Elle a été inhumée dans un cimetière non catholique de Rome.

Repost 0
Published by Il était une Foi
commenter cet article
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:00



    Février 1210
        Echecs de Simon de Montfort devant les châteaux de Cabaret

 

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:00

Siège de Montgrenier

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:00


        Raymond Trencavel rentre en possession de ses terres

        Amaury de Montfort retourne en France


        Amaury de Montfort a perdu presque toutes les conquêtes de son père.

 

Il rentre en France.

        Le jeune Trencavel, le fils du vaincu de 1209, reprend possession de Carcassonne.

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 00:00

Décès du patron Pierre Pavanetto, le 16 février 1992, la discothèque "Le privé" 

La discothèque "Le privé"

http://discotheque-leprivecarca.skyrock.com/

http://musiqueetpatrimoine.blogs.lindependant.com/archive/2013/06/02/pierre-pavanetto-dit-pava.html

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans CALENDRIER
commenter cet article
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 00:00
Le mariage du grand-duc héritier Henri avec Maria-Teresa Mestre en 1981

 

(© Tockert)


 

Les deux jeunes gens se sont connus grâce à leurs études, sur les bancs de l'université à Genève. Tout deux ont obtenu leur licence en sciences politiques en 1980. Après une relation bien préservée qui dure déjà depuis quatre ans, ils ont décidé d'officialiser la nouvelle. La famille du grand-duc héritier connaît cette jeune roturière puisqu'elle a déjà été conviée dans leur chalet en Suisse, dans leur villa dans le sud de la France ou encore en octobre 1980 pour une chasse au château de Fischbach en présence notamment du roi Constantin de Grèce. Les fiançailles se déroulent donc le 10 novembre 1980 au château de Berg.

 

(© LUXNEWS)

 

Le Ministre d'Etat Pierre Wener déclare alors : « Nous nous associons à la joie de la Famille grand-ducale et formulons les vœux les plus ardents pour le bonheur des jeunes fiancés ». La grande-duchesse Charlotte, grand-mère de l'héritier au trône, fait connaître un communiqué depuis l'Espagne où elle se trouve : « En pensées avec vous, je vous adresse à tous les deux mes vœux les plus affectueux à l’occasion de vos fiançailles. Je me réjouis de vous embrasser dès mon retour ». Derrière cette chaleureuse déclaration publique se cache une désapprobation de la part de l'ancienne souveraine. Appartenant à une génération qui n'est plus, celle qui régna sur le Luxembourg de 1919 à 1964 aurait aimer que ses petits-enfants effectuent une union avec des personnes de leurs rangs. Elle a réussi ce pari avec tous ses enfants, hormis le prince Charles, pour lequel il lui faudra dix ans avant d'accepter qu'il épouse une Américaine. Le grand-duc Jean ne voit pas non plus cette idylle d'un bon oeil, à l'instar de plusieurs membres de la famille Bourbon-Parme. En réalité, c'est sa mère, la grande-duchesse Joséphine-Charlotte qui défend le plus cette union, elle dont l'union a été véritablement arrangée, même si elle a su faire en sorte que son mariage s'avère heureux. Alliée de son fils Henri, elle convainc au final son époux, le grand-duc Jean.

 

(© D.R.)

 

La cérémonie est fixée au 14 février, jour de la Saint-Valentin, quoi de plus romantique ? Sur le choix de cette date, Maria-Teresa a dit dans une interview à Point de Vue en 2001 : « C'est un concours de circonstances. Mes beaux-parents nous avaient demandé de choisir un week-end, avant ou après la visite d'Etat de la reine des Pays-Bas qui devait avoir lieu en mars. Évidemment, nous avons choisi un week-end avant et c'est tombé le 14 février. Mais nous n'avons pas pensé une seconde à la signification de cette date. Ce n'est que le lendemain de l'annonce officielle, en lisant les journaux, que nous avons réalisé. Nous étions devenus les mariés de la Saint-Valentin. Je trouvais que c'était très joli. Et ce symbole, né malgré nous, reste très significatif de notre couple. Il n'y a pas de hasard ».
 
Avant cette date, on aperçoit les membres féminines de la famille grand-ducale à Paris pour des achats et des essayages. Joséphine-Charlotte fait confiance à Chanel, tandis que Maria-Teresa et sa future belle-soeur se rendent chez Pierre Balmain. Marie-Astrid, elle, a préféré faire ses emplettes à Bruxelles.

 

(© Raymond Reuter/Sygma)

 

La veille du mariage, un dîner de gala a lieu à 20 heures pour 110 invités dans la salle de séance du Parlement. La table en "U" rassemble les invités les plus prestigieux comme les princes étrangers. Au même moment, 400 autres invités profitent d'un dîner dans un grand hôtel de la capitale. Le grand-duc Jean a tenu a prononcé un petit toast : « Bien chère Maria-Teresa, tu sais que nous nous réjouissons du choix de notre fils et de la décision que vous avez prise, en accord avec vos parents, de vous unir pour la vie. C'est avec toute notre affection que nous t'accueillons au sein de notre famille. Les voeux les plus fervents de vos parents vous accompagneront tous deux. A bien des égards, votre vie se confondra avec l'avenir de ce pays qui nous est cher. Maria-Teresa nous a dit combien elle était heureuse de trouver chez nous une nouvelle patrie. Je suis également certain que nos compatriotes recevront très chaleureusement notre jeune mariée. »
 
Le dîner peut alors être servi. Le menu se compose d'un velouté de langouste Joinville, de boudin de foie d'oie, d'un suprême de pigeonneau Saint-Clair et d'un vacherin aux fraises, le tout arrosé de vins de Moselle puis d'un champagne français. Le dîner a été suivi d'une réception au Palais grand-ducal. A cette occasion, on vit la reine Margrethe II du Danemark prendre du plaisir à danser, et même la reine Marie-José d'Italie s'est mis au charleston. On pouvait également souligner l'élégance habituelle de la princesse Paola de Belgique, habillée par l'un de ses couturiers fétiches, Jean-Louis Scherrer, dans une toilette au corsage de satin et à la jupe de velours vert.

 

(© D.R.)


 

Le lendemain, à 10 heures, la cérémonie civil débutait dans la Salle des fêtes du Palais. C'est le bourgmestre de Luxembourg, Louis Polfer, aidé des échevins et du secrétaire-général de la ville qui a uni les époux. Le prince Philippe de Belgique était le témoin du marié, tandis que Catalina Mestre officiait comme témoin pour sa soeur. La cérémonie ne rassemblait que la famille proche et les officiels les plus importants. Déjà dans l'église, la grande-duchesse Charlotte est déjà dans la cathédrale Notre-Dame, à côté de la reine Marie-José et de la grand-mère de Maria-Teresa. L'ancienne souveraine n'a d'ailleurs pas assisté non plus au dîner de gala la veille, pas plus qu'elle ne se montrera lors de l'apparition au balcon. Certains y verront les signes de la désapprobation que lui éprouve cette union, alors que d'autres évoqueront son état de santé qu'elle doit ménager...

 

(© D.R.)

 

(© D.R.)

 

 
Le cortège se rend ensuite vers la cathédrale pour la cérémonie religieuse, à cette occasion plusieurs voitures ont été louées à une firme française. Le grand-duc héritier Henri a enfilé son uniforme de capitaine de l'armée luxembourgeoise et s'est paré du Grand-Cordon de l'Ordre du Lion d'Or de la Maison de Nassau. La mariée, elle, porte une robe en soie blanche, bordée de vison, qui a demandé 400 heures de travail aux ateliers du couturier Balmain. La traîne, portée par sa soeur Catalina qui officie également comme demoiselle d'honneur, est bordée d'hermine à l'instar de l'encolure, de l'ourlet et des manches. Le voile est en dentelle de Bruxelles, le même que Joséphine-Charlotte avait porté lors de son mariage en 1953. Le tout est rehaussé par un diadème composé de trois rangs de diamants appartenant à sa belle-mère et qui peut être porté en collier. La coiffure de Maria-Teresa est l'oeuvre de M. Chou, disciple du célèbre Alexandre.

 

Le cortège des altesses est composé par le roi Baudouin et la reine Fabiola, par le prince Albert et la princesse Paola (habillée cette fois-ci par Louis Mies), par le prince Philippe, la princesse Astrid et le prince Laurent. La famille famille royale est présente en nombre, il ne manque que le roi Léopold III, grand-père paternel du marié, qui vit retiré à Argenteuil et avec qui les relations se sont distendues. Suivent le roi Olav V de Norvège, la reine Margrethe II et le prince Henrik de Danemark, le duc d'Edimbourg, le prince Rainier III et la princesse Grace de Monaco, la princesse Margriet des Pays-Bas et son époux Pieter Van Vollenhoven, le prince héritier Hans-Adam et la princesse héritière Marie-Aglaë de Liechtenstein, l'infante Margarita d'Espagne et son époux Carlos Zurita, la princesse Christina de Suède et son époux Tord Magnusson, l'archiduc Otto et l'archiduchesse Regina d'Autriche, le prince et la princesse Edouard de Lobkowicz, etc. Les Orléans brillent par leur absence, même si la princesse Marie d'Orléans était présente au bal du 13 février. Le prince et la princesse Napoléon, eux, n'ont pas annulé leurs vacances aux Bahamas. Au sein du corps diplomatique, les ambassadeurs de France, d'Allemagne et de Suisse ont pris également place dans l'édifice religieux.

 

(© D.R.)

 

(© D.R.)


 

Le choeur a été décoré de bouquets d'asters blancs et d'oeillets roses. La cérémonie est présidée par Mgr Jean Hengen, archevêque de Luxembourg, aidé du nonce apostolique, Mgr Eugène Cardinale. Avant l'homélie de Mgr Hengen, l'assistance profite de l' "Exultate Deo" de Scarlatti puis de "Kyrie", la messe en sol de Schubert. La cérémonie poursuit ensuite son cours : le consentement mutuel, la bénédiction des alliances, la communion, le message du pape transmis par Mgr Cardinale suivi d' "Andante" de César Franck. Le retentissement de l'hymne national annonce la fin de la cérémonie religieuse. La sortie se fait alors au son du final de la sixième symphonie de Widor. Il est alors midi, et les cloches de toutes les églises du grand-duché retentissent. Le couple sort de la cathédrale sous un dais de sabres formé par douze officiers sur le parvis de l'édifice. Le cortège se rend alors au Palais grand-ducal, pendant que 101 coups de canon se font entendre.

 

 

 

(© D.R.)





(© D.R.)


 

Comme c'est de tradition, le couple apparaît au balcon, bientôt rejoint par la famille grand-ducale et les témoins des mariés, le prince Philippe de Belgique et Catalina Mestre. Dans les jours qui ont suivi, la presse en a d'ailleurs profité pour inventer une idylle entre ces deux jeunes gens. L'Harmonie municipale de la ville a alors offert une aubade, accompagnée de la Fanfare Prince Henri de Bonnevoie. Dans la même interview donnée en 2001, Maria-Teresa déclarait ceci : « J'étais absolument sur un nuage. Sur le balcon, quand on nous a demandé d'échanger un baiser, nous nous sommes timidement embrassés sur la joue. Après, j'ai envoyé un baiser à la foule des gens massés en bas. Pour moi, c'était naturel, je ne pouvais leur parler et c'était une façon de leur dire : "Je vous aime", de les remercier de leur accueil et la foule m'a répondu avec une ferveur merveilleuse. C'était cela le plus touchant de cette journée, l'accueil des Luxembourgeois, ce que nous avons échangé. »

 

(© D.R.)

 

(© Collection personnelle)
 
(© D.R.)
(© D.R.)
 
Un buffet-déjeuner attendait ensuite 700 invités dispatchés une fois de plus, cette fois-ci entre le Palais et le Parlement. A 17 heures, le jeune couple s'est rendu au Nouveau Théâtre pour une cérémonie organisée pour le gouvernement et rassemblant des associations du pays.





(© Collection personnelle)
Photo de groupe rassemblant la famille des époux ; de gauche à droite
- Assis : Maria-Teresa Batista-Falla, le grand-duc Jean, Maria-Teresa, Henri, la grande-duchesse Joséphine-Charlotte et José Antonio Mestre
 - Au premier rang : le prince Philippe de Belgique, le prince Guillaume, la princesse Margaretha, le prince Jean, la princesse Marie-Astrid, la grande-duchesse Charlotte, María Narcisa Alvarez y Tablo, et les frères et la soeur de Maria-Teresa
- Au second rang : la princesse Alix de Luxembourg et son époux le prince Antoine de Ligne, la princesse Paola et le prince Albert de Belgique, la reine Fabiola et le roi Baudouin, la princesse Elisabeth de Luxembourg (duchesse de Hohenberg), la princesse Marie-Adélaïde de Luxembourg et son époux le comte Carl-Josef Henckel von Donnersmarck, la princesse Marie-Gabrielle et son époux le comte Knud Holstein til Ledreborg
(© Collection personnelle)
- Au premier rang : la princesse Grace et le prince Rainier III de Monaco, la reine Fabiola et le roi Baudouin, la grande-duchesse Charlotte, la grand-mère paternelle de Maria-Teresa, le roi Olav V de Norvège, la reine Margrethe II et le prince Henrik de Danemark, le duc d'Edimbourg
- Au second rang : Carlos Zurita et l'infante Margarita d'Espagne, Pieter van Vollenhoven et la princesse Margriet des Pays-Bas, le prince héritier Hans-Adam et la princesse héritière Aglaë de Liechtenstein, la princesse Christina de Suède et Tord Magnusson (© D.R.) 


 
 
Réception des associations (© D.R.)

 

La journée s'est clôturée par un feu d'artifice, tiré depuis la citadelle. Mais Henri et Maria-Teresa n'ont pas assisté à l'embrasement du ciel luxembourgeois. En effet, les tourtereaux avaient déjà emprunté un avion spécial pour Paris. De là, ils ont pris le Concorde en direction de New-York. Leur voyage de noces s'est déroulé sous le soleil des Bahamas. Ils devaient être de retour pour la visite d'Etat de la reine Beatrix des Pays-Bas au grand-duché du 11 au 13 mars.

 

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans ACTUALITES RELIGIEUSES
commenter cet article
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 00:00

Vérone est le théâtre de l’un des pires bûchers de l’inquisition : 200 cathares sont brûlés.

 

En pleine apogée, l’Inquisition multiplie à cette époque l’usage des bûchers et de la torture.

 


200 patarins brûlés à Sermione

1 L’origine :

 

     C’est un certain Marc, de Concorezzo, près de Milan qui fonda la première église hétérodoxe et dont l’influence s’étendit rapidement en Lombardie, la Toscane et la Marche de Trévise. Selon des sources, il aurait reçu sa formation par des bulgares ou par un notaire venu de France qui l’aurait conduit à Naples où l’évêque le fit diacre. Il accompagnera Nicétas au Concile de Saint Félix-de-Lauragais en 1167 et le fit évêque de Lombardie.

     A l’époque où se produisit le schisme, l’Italie était en relation avec les Eglises de Bulgarie et les Eglises occidentales. Le dualisme italien puise sa théologie et ses pratiques du « catharisme français » selon les récits tirés de « De heresis catharorum in Lombardia » antérieur à 1214 et du « De hereticis » écrit entre 1270 et 1275.

    Marc était entouré d’un juif tisserand, Jean et d’un forgeron Joseph qui, tous deux lui succédèrent.

    Cependant, très vite l’unité éclata en quatre églises : Florence avec un certain Pierre, Desenzano autour d’un certain Jean le Beau, Mantoue autour d’un nommé Caloïan, Vicence et la Marchede Trévise avec un certain Nicolas.

    Il faut considérer que le schisme s’était déclaré bien  avant puisque Florence était mise en interdit dès avril 1173 « à cause des Patarins » que l’archevêque de Milan Galdino combattait avant 1176 dans ses prédications en constatant que « l’hérésie des cathares se mit à pulluler dans la cité… au point que beaucoup avaient l’audace de la prêcher en public ».

2 Les premières condamnations : 

    En novembre 1184, à Vérone, le pape Lucius III et l’empereur Frédéric Barberousse condamnent les Cathares et les Patarins comme l’avait fait le Concile de Latran en 1179 mais en 1194, Henri, évêque de Worms et légat d’Henri IV arrive à Prato pour confisquer les biens des Patarins et détruire leurs maisons. Or, les tensions sont telles entre partis et clans qu’il est possible que les persécutés ne soient que les membres du camp opposé : de nombreuses luttes opposent les évêques aux communes, les partisans de l’aristocratie aux classes laborieuses souvent soutenues par les autorités ecclésiastiques.

    Ainsi, les grands efforts déployés par le pape Innocent III consistent à enlever aux hérétiques la protection ou la tolérance dont ils jouissaient auprès des personnalités influentes des cités : la décision, plus tard décrétale, « Vergentis in senium » du 29 mars 1199 où il définit les peines encourues par les fauteurs et les obligations des cités à mettre en pratique la répression des hérésies.

    Ainsi, Innocent III et la ville d’Orvieto se disputent le bourg d’Acquapendente. Le pape met la ville en interdit, convoque son évêque Ricardo et le retient neuf mois à Rome. Orvieto, pour régler le différend, réclame un médiateur de Rome, Pietro Parenzo. Ce dernier, à son arrivée en 1199, veut interdire les joutes, démolir les maisons hostiles et sévir contre un certain nombre de personnes. La ville refuse, l’enlève une nuit et lui demande de se démettre et, sur son refus, Pierre Parent est assassiné.

    A Ferrare, un édit d’Othon IV de 1210 met au ban de l’empire « tous les hérétiques demeurant à Ferrare, patarins ou Cathares ».

3 La gestion des dissidences : 

    Connaissant les hérétiques véritables et les bases des conflits de pouvoir entre partis, Innocent III opta pour une nouvelle stratégie : intégrer dans l’Eglise ceux que l’on pouvait convertir au lieu d’appliquer une politique répressive. Il approuva la règle des « Humiliés » en 1201 en annulant leur condamnation au concile de Vérone. Il fit de même pour les « Chrétiens de Bosnie »en 1203.

    Après le débat contradictoire de Pamiers entre catholiques et vaudois en 1207, le pape, un an plus tard, confère à la nouvelle communauté fondée par Durand de Huesca, « les pauvres Catholiques » l’autorisation de prêcher contre les Cathares. Vers 1222-1223, Durand de Huesca publie un « Liber antiheresis ».

    A Milan, les « Vaudois » ont un centre de formation ; les Cathares avaient créé des maisons communes à Concorezzo, à Giussano et ,en Toscane, à Poggibonsi, Plan di Cascia et Pontassieve. Le pape menace Milan, devenu « la sentine de l’hérésie », dune croisade analogue à celle qui venait de débuter en Languedoc d’autant que Jacques de Vitry écrit en 1216 : « à Milan, personne ne s’oppose aux hérétiques qui connaissent de grands succès auprès des hautes personnalités mais aussi du peuple ».

    Alors que dans le reste de l’Europe on ne connait pas de hiérarchie ou on la connaît mal, à la fin des années 1220, les Eglises cathares ont un évêque et ses fils, Didier de Concorezzo et Jean de Lugio de Bergame, tous deux auteurs de livres théologiques. L’évêque de la Marche de Trieste, Pietro Gallo, a aussi écrit afin de participer aux controverses doctrinales face aux  catholiques et les autres églises.

    D’ailleurs, dans cette région, la famille dominante, originaire de Bassano, les Da Romano étaient les protecteurs bienveillants des cathares. Ezzelino II, dit le Moine aurait été parfait. Emilia, fille du Moine, fut condamnée par le franciscain Francesco de Tissimo, inquisiteur de Vérone. Le fils du Moine, Ezzelino III, surnommé l’hérétique, fut vicaire impérial de la Marche selon la volonté de Frédéric II qui, selon ses intérêts et l’évolution de ses rapports avec la papauté et les hauts dignitaires de l’Eglise, passait de la tolérance protectrice des hérésies à des écrits et des actes répressifs : lorsqu’il était en lutte ouverte contre le Saint-Siège, les ennemis de ses ennemis personnels devenaient sinon des amis du moins des gens à ménager et éventuellement à protéger.

    Ainsi il s’opposa à l’Inquisition  lancée par Grégoire IX en 1227 qui venait d’obtenir des résultats certains en Lombardie à travers les prédications des Frères Mendiants et de nommer des dominicains comme évêques dans les cités ralliées telles Milan puis Vérone où le dominicain Jean de Schio ou de Vicence fit brûler une soixantaine d’ « hérétiques » en juillet 1233. Il fut cependant victime des dissensions locales et les querelles entre les cités. En 1236, Frédéric II vint à Vicence pour mater la rébellion avec une cruauté sanglante.

    A Rome, après un court exil de Grégoire IX chassé par des soulèvements claniques et son retour au Vatican à la demande  des romains, le pape condamna publiquement ses ennemis, un certain nombre de prêtres, de clercs et de laïques. Quelques-uns furent brûlés d’autres envoyés aux couvents du Mont-Cassin. Ces mesures étaient accompagnées de la part du pape de la bulle « Excommunicamus » de 1231 et de la part du Sénateur Annibaldo des statuts qui constituent la base de l’inquisition régulière.

 

4 La mise en place de l’inquisition :

    Dès cette époque, le souverain pontife délègue son premier inquisiteur en Allemagne, Conrad de Marbourg. Début 1233, frère Robert, dit le Bougre, est à son tour délégué en Bourgogne, Champagne et Flandre. Puis, en avril, une série de bulles consacre l’instauration officielle, sur l’ensemble du royaume capétien, de l’inquisition pontificale, tribunal d’exception, itinérant, spécialement chargé de poursuivre les hérétiques. La nouvelle institution prend le titre d’ « inquisitio hereticae praviatis » ou procédure d’enquête sur la dépravation hérétique.

    Ce sont les Frères Prêcheurs, formés sur les bancs des Universités à la théologie, à la rhétorique et au droit canon, et dont l’ordre n’est pas placé sous la juridiction des évêques mais de la tutelle de la papauté que Grégoire IX choisit, dès 1233, pour remplir les fonctions d’inquisiteurs en leur conférant des pouvoirs comme celui de condamner à la prison perpétuelle le moindre suspect ou encore de faire exhumer les cadavres d’anciens hérétiques supposés pour les brûler. Ils disposent d’une véritable équipe administrative : clercs et notaires, témoins qui participent aux enquêtes et interrogatoires.

     A Plaisance, à la fin de 1233, Roland de Crémone, qui revenait de Paris où il avait été reçu maître en théologie, était passé à Toulouse où il avait inauguré les exhumations d’hérétiques, se mit à prêcher sur les places publiques avec de tels propos qu’une émeute s’en suivit l’obligeant à quitter la ville non sans avoir commencé des enquêtes que reprit le pape en condamnant  une dizaine de croyants hérétiques.

    En 1235-1237, l’inquisition s’implante en Italie septentrionale. Bientôt le recrutement du personnel inquisitorial s’élargit aux Frères Mineurs en 1238. Ces derniers seront chargés de réprimer l’hérésie en Italie centrale. Des bûchers s’allumeront à Pise en 1239,  à Florence en 1239, dans le Val d’Arno en 1322.

    A l’automne 1273, à Sirmione, résidait une communauté de cathares, qui, ayant fui les menaces de l’inquisition, se composait, entre autres, de l’évêque Lorenzo de Brescia, Guillaume de Bourgogne, Martino da Rinda de Vérone et Francesco de Piémont.

Grâce aux procès-verbaux des interrogatoires menés à Florence dès 1244, à Prato en 1245, à Vicence vers 1258, à Mantoue et Vérone en 1273, dans plusieurs villes de la province de Toscane en 1276 nous connaissons l’existence de parfaits et de parfaites parmi lesquels des prêtres et des évêques catholiques, depuis une vingtaine d’années, tenant des maisons et exerçant leurs missions de formation professionnelle et religieuse et de bienfaisance auprès des nécessiteux, des malades et des prisonniers.

    La déposition d’un parfait du Languedoc, Guillaume Raffard de Roquefort du 12 août 1278, nous fait connaître que vers 1271 résidaient à Sirmione, outre l’évêque de Lombardie, Henri d’Arosio, l’évêque des cathares de France, Guillaume Pierre et celui du Toulousain, Bernard Olive.

    Frère Timidio, inquisiteur franciscain, vint à Vérone et, de là, accompagné d’Alberto et Mastino della Scala, de l’évêque de Vérone et de Filippo Bonaccolsi, inquisiteur, se rendit en 1276 à Sirmione qui rendit les hérétiques dont le nombre était de 174 ; ceux-ci furent ramenés à Vérone pour y subir pendant deux ans des interrogatoires et des tortures ; il y eut des abjurations et des dénonciations mais le 13 février 1278, dans les arènes de la ville, on brûla 200 hérétiques environ ; des français réussirent à  s’échapper et à reprendre le chemin des cités encore accueillantes que les  inquisiteurs s’acharnèrent à poursuivre à Pavie, Crémone, Gênes et Castelleone sans grand succès.

    Dans l’Italie centrale, les autorités ne se sont pas préoccupés de l’Eglise du Val de Spolète où cependant douze maisons furet démolies en 1274.

    Au tournant du siècle, le catharisme italien a pratiquement disparu. L’inquisition est partout présente mais ses pratiques soulèvent une grave question éthique : le problème du droit des chrétiens de juger, de dénoncer, de brûler au point de soulever des émeutes dans les villes où de telles exactions furent commises comme à Parme, et à Bologne en 1299.  Les « Fraticelles » et les Vaudois survivront jusqu’à la Réforme dans les Alpes, à Spolète et dans l’Italie du Sud.

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 00:00

Guimer ou Gimer

Il est né à Carcassonne, dans le quartier qui porte aujourd'hui son nom.
La tradition nous rapporte qu'il vendit les biens qu'il tenait de sa famille et en distribua l'argent aux pauvres avant de se placer sous la règle des chanoines de l'église de Carcassonne.

A la mort de l'Evêque Gislerand, il fut unanimement choisi pour lui succéder

Il accomplit sa tâche avec grande vigilance et sagesse d'un saint pasteur, soucieux du bien de l'Église universelle

Il participa aux différents conciles réformateurs qui se sont tenus au 10ème siècle soit à Barcelone et en divers points de la Gaule Narbonnaise.

La tradition rapporte encore qu'il embellit son église de Saint-Nazaire.

Il retourna à Dieu en 931 environ

Son corps fut enseveli à Carcassonne dans l'Eglise saint Nazaire, sa cathédrale.

Très vite son amour pour les pauvres en fit un Saint captant la vénération du peuple

Sa maison natale devint un lieu de pèlerinage et fut ainsi transformée en oratoire.

 

 
Un peu d’Histoire

L’église doit son nom à Saint Gimer, évêque de Carcassonne de 902
à 931.
Il est connu pour sa charité envers les pauvres. Son enfance fut
illustrée par le miracle du pain. En effet, il avait pour habitude de
prendre le pain que sa mère faisait ce qui entraînait son courroux.
Jusqu’au jour où sa mère a vu s’accroître de manière miraculeuse la
quantité de pain quelle venait de pétrir. La tradition rapporte qu’il vendit
les biens qu’il tenait de ses parents et en distribua l’argent aux pauvres.
Evêque réformateur, il assiste au concile de Narbonne tenu à Barcelone
en 906, à ceux de Saint-Thibery, Maguelone et Fontcouverte. C’est saint
Gimer qui transféra son siège épiscopal de l’église Sainte Marie du Saint
Sauveur à l’église saint Nazaire et Saint Celse. Il fut enterré dans sa
cathédrale. Il n’a jamais été oublié des Carcassonnais qui lui ont même
dédié une chanson.

L’église primitive

Voisine de l’église actuelle, au sud de la rue Barbacane (n°58),
l’église aurait été construite, vers la fin du XIe siècle sur l’emplacement
de la maison natale de saint Gimer. Aujourd’hui désaffecté, l’édifice
porte au dessus de la porte l’écusson en marbre blanc, aux armes de Mgr
de L’Estang, provenant de la démolition du mausolée élevé dans l’église
Saint-Nazaire.

L’église actuelle
La constitution de la paroisse Saint-Gimer en 1840 et l’érection en
succursale de la chapelle fait sentir la nécessité de lui donner une plus
grande étendue. Pour cela, on projette de construire à droite et à gauche
des bas-côtés et de donner une longueur de 28m au lieu des 18m qu’elle
possède actuellement.

Dès 1848, la chapelle menace de s’effondrer. En 1852, la commune
et la fabrique abandonnent le projet de reconstruction pour celui de la
construction d’une nouvelle église. Elle s’élèvera à l’emplacement de
l’ancienne barbacane dont on peut voir les vestiges à l’arrière de l’église.
C’est Eugène Viollet Le Duc qui en dessinera les plans.

1852, la construction débute. L’architecte propose de bâtir une église
simple, mais fonctionnelle pour 60 000 fr. Dès le début sous la conduite
de l’entrepreneur Magné, l’élévation des fondations pose de grandes
difficultés, à cause du terrain. En 1854, Eugène Viollet-Le Duc, en butte
à des désaccords avec la ville se désengage de la construction et
demande à Cals, architecte diocésain, son représentant, de reprendre ses
plans.

1857, la ville abandonne la direction de la construction à Mgr de la
Bouillerie qui aidé du dynamique abbé Bruel, bataille pour recueillir des
fonds et finir la construction.

1859, l’église est achevée sous la direction de son concepteur,
Eugène Viollet Le Duc et consacrée le 9 Juin.

Les objets de l’ancienne église ont été transportés dans la nouvelle.
Elle représente pour Eugène Viollet le Duc un exemple simple et
fonctionnel d’église paroissiale qui peut servir de modèle. Les plans
conservés de la construction soulignent l’attention aux moindres détails
en particulier pour la partie décorative : l’autel, la chaire, les chapelles,
les supports de bougie et les grilles.
Eugène Viollet Le Duc (1814-1879) est
particulièrement connu comme le restaurateur de la Cité
de Carcassonne. Attaché à la commission des Monuments
Historiques, il est nommé architecte diocésain de l’Aude
et accomplit la réhabilitation de la cathédrale Saint
Michel et la construction de l’église Saint Gimer. Il a
réalisé peu d’églises, mais il montre, ici, comme à la
chapelle du Petit Séminaire de Paris un goût pour une
architecture adaptée aux fonctions demandées, un souci
de technicité et une retenue dans les références
historiques. Architecte déjà moderne, il conçoit des
édifices pour moins de cent milles francs susceptibles
d’être modifiés et de servir de modèle. Le choix du style
architectural s’inscrit dans le même ordre
d’idée : « l’architecture gothique a tous les avantages, à
la fois nationale, rationnelle et logique ». Il a marié les
styles gothiques du nord et du sud. L’influence du nord
est marquée par la répartition en trois vaisseaux inégaux
en hauteur et les colonnettes engagées aux retombées des
voûtes, l’influence du sud se caractérise par l’écriture très
simple et compacte des volumes extérieurs et l’éclairage
de la nef par une série d’oculus.
L’église n’a plus de prêtre résidant depuis 1966 et est
desservie actuellement par l’abbé Vaqué.
Elle a été restaurée en 1988.
Elle est classée en même temps que la Cité (1997)
comme Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Description :
L’église comprend une nef et deux bas-côtés,
précédés d’un chevet à sept côtés. Deux sacristies
cantonnent le chevet. Un porche occupe le mur ouest,
surmonté d’une tribune où se trouve un orgue. Il est
attribué à la maison Puget et daté entre 1860 et 1870. Le
buffet néo-gothique est en un seul corps avec 3 platesfaces.
Il a éte restauré en 1999.

Chanson de Saint Gimer

Cant dé san Gimer
Refrain : San Gimer qu’éro un sant’omé
Tretziémé abesqué dé Cioutat,
Prégo Dious per la Barbocano
E per Guillamoumé Soulaïrac.
Les basés qué soun al parterro
Se flouriran aquest’hiber,
Las pourtaren à la capelo
Al serbici dé san Gimer.
I- Salut, bel jour de nostro festo
Entendets bouëtos, carillou,
Cal qué cadum, à l’houro présto
Canté Gimer nostré Patrou.
Toutis anen à sas capellos
D’un cor countent et débouat
Pourten ulléts, rosos nouvelos
Et démandén bouno santat.
II- Gimer fousquet touto sa bido
Un boun amic d’al malhérous
Quant de cops bejet sa ma bido
D’uno pécèto, d’un pa rous ;
Mais un bel jour, jour que prégabo
Dal boun Dious entendet la bouës
A soun aouta Dious l’appelabo
Seignür farei ço que boulet.
III- Bité Gimer mounto la costo
Pér ana bésé Gisléran
Parloun, et l’abesqué riposto
A Gmer tout en l’embrasan ;
« Es l’enfan de la proubidenço
D’intr’a l’escolo de Cioutat,
Le trabal douno la scienço
Déjà poussédès la piétat »
IV- Gimer coupén qué Dious l’appelo
« Adious, Parens, amics aimats,
Per bous farei loungo priéro
Siogeys per Dious toujours zélats ;
Mès Gisléran quitet la terro ;
Calget un abesqué noubel
Gimer déjà sant’omé qu’éro,
Fousquet cargat de soun troupel.
V- Gimer coumo Jésu moudélo,
Proch’el bésio grands et pichous.
Sabio rempli tout’escarcèlo
Et caressa les maînatchous.
Al grand disio : « Faî pénitenço » ;
A l’umblé : « Sios persébérent ;
E tu, ma filho, counfienço ;
Le cel sousten le coumbattent »
VI – Très cops hurouso Barbacano,
Ount és un templ’ancien oustal ;
Bei capelo tan pla mannado,
Hier de Gimer oustal paîral.
Distren per dir’uno priéro ;
Le sant à Dîous la pourtara
Et si Satan nous fa la guerro
Nostré patrou nous défendra.
VII- Grand san Gimer fasen la festo
En té dounan tout nostr’amour ;
E dé boun cor cadun s’apresto
A t’ounoura toujour, toujour.
Oublidès pas la Barbacano
Ount as d’amics tant débouats
E qu’a la fi de cad’annado
Pousqu’en rédiré tas bountats.

 



 

Repost 0
Published by Yann Sinclair - dans Carcassonne
commenter cet article
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 00:00

LECTURE DU LIVRE DE BEN SIRA LE SAGE   15, 15-20

 

15          Si tu le veux, tu peux obs­er­ver les com­man­de­ments,                
              il dé­pend de ton choix de res­ter fi­dè­le.
16          Le Sei­gneur a mis de­vant toi l'eau et le feu :                 
              étends la main vers ce que tu pré­fè­res.
17          La vie et la mort sont pro­po­sées aux hom­mes,  
              l'une ou l'autre leur est don­née se­lon leur choix.
18          Car la sa­ges­se du Sei­gneur est gran­de,              
              fort est son pouvoir, et il voit tout.
19          Ses re­gards sont tour­nés vers ceux qui le crai­gnent,                 
              il connaît tou­tes les ac­tions des hom­mes.
20          Il n'a com­man­dé à per­son­ne d'être im­pie,                     
              il n'a donné à per­son­ne la per­mission de pé­cher.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

                Ben Si­ra le Sa­ge nous pro­po­se ici une ré­flexion sur la li­ber­té de l’homme ; el­le tient en trois points : premiè­re­ment, le mal est ex­té­rieur à l’homme ; deuxiè­me­ment l’homme est li­bre, li­bre de choi­sir de fai­re le mal ou le bien ; troi­siè­me­ment, choi­sir le bien, c’est aus­si choi­sir le bon­heur.

            Pre­miè­re­ment, le mal est ex­té­rieur à l’homme ; ce­la re­vient à di­re que le mal ne fait pas par­tie de no­tre na­ture, ce qui est dé­jà une gran­de nou­vel­le ; car si le mal fai­sait par­tie de no­tre na­ture, il n’y au­rait au­cun es­poir de sa­lut, nous ne pour­rions ja­mais nous en dé­bar­ras­ser. C’était la concep­tion des Ba­by­lo­niens par exem­ple ; au contrai­re la Bi­ble est beau­coup plus op­ti­mis­te, el­le af­fir­me que le mal est ex­té­rieur à l’homme ; Dieu n’a pas fait le mal et ce n’est pas lui qui nous y pous­se. Il n’est donc pas res­pon­sa­ble du mal que nous com­met­tons ; c’est le sens du der­nier ver­set que nous ve­nons d’entendre : « Dieu n’a com­man­dé à per­son­ne d’être im­pie, il n’a per­mis à per­son­ne de pé­cher ». Et quel­ques ver­sets avant ceux d’aujourd’hui, Ben Si­ra é­crit : « Ne dis pas, c’est à cau­se du Sei­gneur que je me suis écar­té... Ne dis pas le Sei­gneur m’a éga­ré ».

            Si Dieu avait fait d’Adam un être mé­lan­gé, en par­tie bon en par­tie mau­vais, com­me l’imaginaient les Babylo­niens, le mal fe­rait par­tie de no­tre na­ture. Mais Dieu n’est qu’amour, et le mal lui est to­ta­le­ment étran­ger. Et le ré­cit de la chu­te d’Adam et Eve, au li­vre de la Ge­nè­se, a été écrit jus­te­ment pour fai­re com­pren­dre que le mal est ex­té­rieur à l’homme puisqu’il est in­tro­duit par le ser­pent ; et il se ré­pand dans le mon­de à par­tir du mo­ment où l’homme a com­men­cé à se mé­fier de Dieu.

            On re­tro­u­ve la mê­me af­fir­ma­tion dans la let­tre de saint Jac­ques : « Que nul, quand il est ten­té, ne dise ‘Ma ten­ta­tion vient de Dieu’. Car Dieu ne peut être ten­té de fai­re le mal et il ne ten­te per­son­ne. » Au­tre­ment dit, le mal est to­ta­le­ment étran­ger à Dieu, il ne peut pous­ser à le com­met­tre. Et saint Jac­ques conti­nue : « Cha­cun est ten­té par sa pro­pre convoi­ti­se, qui l’entraîne et le sé­duit. » (Jc 1, 13-17).

            Deuxiè­me af­fir­ma­tion de ce tex­te : l’homme est li­bre, li­bre de choi­sir le mal ou le bien : cet­te certitude n’a été ac­qui­se que len­te­ment par le peu­ple d’Israël, et pour­tant, là en­co­re, la Bi­ble est for­mel­le. Dieu a fait l’homme libre. Pour que cet­te cer­ti­tu­de se dé­ve­lop­pe en Is­raël, il a fal­lu que le peu­ple ex­pé­ri­men­te l’action li­bé­ra­tri­ce de Dieu à cha­que éta­pe de son his­toi­re, à com­men­cer par l’expérience de la li­bé­ra­tion d’Égypte. Tou­te la foi d’Israël est née de son ex­pé­rien­ce his­to­ri­que : Dieu est son li­bé­ra­teur ; et pe­tit à pe­tit on a com­pris que ce qui est vrai aujourd’hui l’était dé­jà lors de la créa­tion, donc on en a dé­duit que Dieu a créé l’homme libre.

            Et il fau­dra bien que nous ap­pre­nions à conci­lier ces deux cer­ti­tu­des bi­bli­ques : à sa­voir que Dieu est tout-puis­sant et que, pour­tant, fa­ce à lui l’homme est li­bre. Et c’est par­ce que l’homme est li­bre de choi­sir, qu’on peut par­ler de pé­ché : la no­tion mê­me de pé­ché sup­po­se la li­ber­té ; si nous n’étions pas li­bres, nos er­reurs ne pour­raient pas s’appeler des pé­chés.

            Peut-être, pour pé­né­trer un peu dans ce mys­tè­re, faut-il nous rap­pe­ler que la tou­te-puis­san­ce de Dieu est cel­le de l’amour : nous le sa­vons bien, seul l’amour vrai veut l’autre li­bre.

          Pour gui­der l’homme dans ses choix, Dieu lui a don­né sa Loi ; ce­la de­vrait donc être sim­ple. Et le li­vre du Deu­té­ro­no­me y in­sis­te : « Oui, ce com­man­de­ment que je te don­ne aujourd’hui n’est pas trop dif­fi­ci­le pour toi, il n’est pas hors d’atteinte. Il n’est pas au ciel : on di­rait alors ‘Qui va, pour nous, mon­ter au ciel nous le cher­cher, et nous le fai­re en­ten­dre pour que nous le met­tions en pra­ti­que ?’ Il n’est pas non plus au-de­là des mers ; on di­rait alors : ‘Qui va, pour nous, pas­ser ou­tre-mer nous le cher­cher, et nous le fai­re en­ten­dre pour que nous le met­tions en pra­ti­que ?’ Oui, la pa­ro­le est tou­te pro­che de toi, el­le est dans ta bou­che et dans ton cœur, pour que tu la met­tes en pra­ti­que. » (Dt 30, 11-14).

          Troi­siè­me affirmation de Ben Si­ra aujourd’hui : choi­sir le bien, c’est choi­sir le bon­heur. Je re­prends le tex­te : « La vie et la mort sont pro­po­sées aux hom­mes, l’une ou l’autre leur est don­née se­lon leur choix... Le Sei­gneur a mis de­vant toi l’eau et le feu, étends la main vers ce que tu pré­fè­res ». Pour le di­re au­tre­ment, c’est dans la fi­dé­li­té à Dieu que l’homme trou­ve le vrai bon­heur. S’éloigner de lui, c’est, tôt ou tard, fai­re no­tre pro­pre mal­heur. On dit de ma­niè­re ima­gée que l’homme se trou­ve en per­ma­nen­ce à un car­re­four : deux che­mins s’ouvrent de­vant lui (dans la Bi­ble, on dit deux « voies »). Une voie mè­ne à la lu­miè­re, à la joie, à la vie ; bien­heu­reux ceux qui l’empruntent. L’autre est une voie de nuit, de té­nè­bres et, en dé­fi­ni­ti­ve n’apporte que tri­stes­se et mort. Bien mal­heu­reux sont ceux qui s’y four­voient. Là en­co­re on ne peut pas s’empêcher de pen­ser au ré­cit de la chu­te d’Adam et Eve. Leur mau­vais choix les a en­traî­nés sur la mau­vai­se voie.

          Ce thè­me des deux voies est très sou­vent dé­ve­lop­pé dans la Bi­ble : dans le li­vre du Deu­té­ro­no­me, particuliè­re­ment ; « Vois, je mets aujourd’hui de­vant toi la vie et le bon­heur, la mort et le mal­heur, moi qui te com­man­de aujourd’hui d’aimer le SEIGNEUR ton Dieu, de sui­vre ses che­mins, de gar­der ses com­man­de­ments, ses Lois et ses cou­tu­mes... Tu choi­si­ras la vie pour que tu vi­ves, toi et ta des­cen­dan­ce, en ai­mant le SEIGNEUR ton Dieu, en écou­tant sa voix et en t’attachant à lui. » (Dt 30, 15...20).

           D’après le thème des deux voies, nous ne som­mes ja­mais dé­fi­ni­ti­ve­ment pri­son­niers, mê­me après des mau­vais choix, puisqu’il est toujours possible de rebrousser chemin. Par le Bap­tê­me, nous avons été gref­fés sur Jé­sus-Christ, qui, à cha­que in­stant, nous don­ne la for­ce de choi­sir à nou­veau la bon­ne voie : c’est bien pour ce­la qu’on l’appelle le Ré­demp­teur, ce qui veut di­re le « Li­bé­ra­teur ». Ben Sira dis­ait « Il dé­pend de ton choix de res­ter fi­dè­le ». Bap­ti­sés, nous pouvons ajou­ter « avec la for­ce de Jé­sus-Christ ».

PSAU­ME  118 (119)

 

1          Heu­reux les  hommes in­tè­gres dans leurs voies       
         qui mar­chent sui­vant la Loi du SEI­GNEUR !
2       Heu­reux ceux qui gar­dent ses exi­gen­ces,     
         ils le cher­chent de tout cœur !

 4       Toi, tu pro­mul­gues des pré­cep­tes     
         à obs­er­ver en­tiè­re­ment.
5       Puis­sent mes voies s'affermir
         à obs­er­ver tes com­man­de­ments !

17     Sois bon pour ton ser­vi­teur, et je vi­vrai,       
         j'observerai ta pa­ro­le.
18     Ouvre mes yeux        
         que je contem­ple les mer­veilles de ta Loi.

33     Enseigne-moi, SEI­GNEUR, le che­min de tes or­dres :        
         à les gar­der, j'aurai ma ré­com­pen­se.
34     Montre-moi com­ment gar­der ta Loi,
         que je l'observe de tout cœur.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

               Ce psau­me fait par­fai­te­ment écho à la pre­miè­re lec­ture ti­rée de Ben Si­ra : c’est la mê­me mé­di­ta­tion qui conti­nue ; l’idée qui est dé­ve­lop­pée (de fa­çon dif­fé­ren­te, bien sûr, mais très co­hé­ren­te), dans ces deux tex­tes, c’est que l’humanité ne trou­ve son bon­heur que dans la confian­ce en Dieu et l’obéissance à ses com­man­de­ments. Le mal­heur et la mort com­men­cent pour l’homme dès qu’il s’écarte de la voie de la confian­ce tran­quille. Lais­ser en­trer en nous le soupçon sur Dieu et sur ses com­man­de­ments et du coup n’en fai­re qu’à sa tê­te, si j’ose di­re, c’est s’engager sur un mau­vais che­min, une voie sans is­sue. C’est tout le problème d’Adam et Ève dans le récit de la chu­te au Pa­ra­dis ter­res­tre.

               Et nous re­trou­vons bien i­ci en fi­li­gra­ne le thè­me des deux voies dont nous avions par­lé au su­jet de la pre­miè­re lec­ture : si on en croit Ben Sira, nous som­mes de per­pé­tuels voya­geurs obli­gés de vé­ri­fier no­tre che­min... Bien­heu­reux par­mi nous ceux qui ont trou­vé la bon­ne rou­te ! Car des deux voies, des deux rou­tes qui s’ouvrent en per­ma­nen­ce de­vant nous, l’une mè­ne au bon­heur, l’autre mè­ne au mal­heur.

               Et le bon­heur, d’après ce psau­me, c’est tout sim­ple ; la bon­ne rou­te, pour un croyant, c’est tout sim­ple­ment de sui­vre la Loi de Dieu : « Heu­reux les hom­mes in­tè­gres en leurs voies qui mar­chent sui­vant la Loi du SEIGNEUR ! » Le croyant con­naît la dou­ceur de vi­vre dans la fi­dé­li­té aux com­man­de­ments de Dieu, voi­là ce que veut nous di­re ce psau­me.

               Il est le plus long du psau­tier et les quel­ques ver­sets re­te­nus aujourd’hui, n’en sont qu’une tou­te pe­ti­te par­tie, l’équivalent d’une seu­le strophe. En ré­a­li­té, il com­por­te cent soixante-seize ver­sets, c’est-à-di­re vingt-deux strophes de huit ver­sets. Vingt-deux... huit... ces chif­fres ne sont pas dus au ha­sard.

               Pour­quoi vingt-deux strophes ? Par­ce qu’il y a vingt-deux let­tres dans l’alphabet hé­breu : cha­que ver­set de cha­que strophe com­men­ce par une mê­me let­tre et les strophes se sui­vent dans l’ordre de l’alphabet : en littérature, on par­le « d’acrostiche », mais ici, il ne s’agit pas d’une prou­es­se lit­té­rai­re, d’une per­for­man­ce ! Il s’agit d’une vé­ri­ta­ble pro­fes­sion de foi : ce psau­me est un poè­me en l’honneur de la Loi, une mé­di­ta­tion sur ce don de Dieu qu’est la Loi, les com­man­de­ments, si vous pré­fé­rez. D’ailleurs, plus que de psau­me, on fe­rait mieux de par­ler de li­ta­nie ! Une li­ta­nie en l’honneur de la Loi ! Voi­là qui nous est pas­sa­ble­ment étran­ger.

            Car une des ca­rac­té­ris­ti­ques de la Bi­ble, un peu éton­nan­te pour nous, c’est le ré­el amour de la Loi qui habite le croyant bi­bli­que. Les com­man­de­ments ne sont pas su­bis com­me une do­mi­na­tion que Dieu exer­ce­rait sur nous, mais comme des conseils, les seuls conseils va­la­bles pour me­ner une vie heu­reu­se.1 « Heu­reux les hommes in­tè­gres en leurs voies qui mar­chent sui­vant la Loi du SEI­GNEUR ! » Quand l’homme bi­bli­que dit cet­te phra­se, il la pen­se de tout son cœur.

            Ce n’est pas ma­gi­que, évi­dem­ment : des hom­mes fi­dè­les à la Loi peu­vent ren­con­trer tou­te sor­te de malheurs au cours de leur vie, mais, dans ces cas tra­gi­ques, le croyant sait que, seul le che­min de la confian­ce en Dieu peut lui don­ner la paix de l’âme.

            Et, non seu­le­ment la Loi n’est pas sub­ie com­me une do­mi­na­tion, mais elle est reçue com­me un ca­deau que Dieu fait à son peu­ple, le met­tant en gar­de contre tou­tes les faus­ses rou­tes ; el­le est l’expression de la sollicitu­de du Pè­re pour ses en­fants ; tout com­me nous, par­fois, nous met­tons en gar­de un en­fant, un ami contre ce qui nous pa­raît être dan­ge­reux pour lui. On dit que Dieu « don­ne » sa Loi et el­le est bien consi­dé­rée com­me un « cadeau ». Car Dieu ne s’est pas conten­té de li­bé­rer son peu­ple de la ser­vi­tu­de en Égyp­te ; lais­sé à lui-mê­me, Israël ris­quait de re­tom­ber dans d’autres esclavages pi­res en­co­re, peut-être. En don­nant sa Loi, Dieu don­nait en quel­que sor­te le mo­de d’emploi de la li­ber­té. La Loi est donc l’expression de l’amour de Dieu pour son peu­ple.

            Il faut di­re qu’on n’a pas at­ten­du le Nou­veau Tes­ta­ment pour dé­cou­vrir que Dieu est Amour et que finalement la Loi n’a pas d’autre but que de nous me­ner sur le che­min de l’amour. Tou­te la Bi­ble est l’histoire de l’apprentissage du peu­ple élu à l’école de l’amour et de la vie fra­ter­nel­le. Le li­vre du Deutéro­no­me dis­ait : « Écou­te Is­raël, le SEI­GNEUR ton Dieu est le SEI­GNEUR UN ; tu ai­me­ras le SEI­GNEUR ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de tou­te ta for­ce ». (Dt 6, 4). Et le li­vre du Lé­vi­ti­que enchaînait : « Tu ai­me­ras ton pro­chain com­me toi-même » (Lv 19, 18). Et, un peu plus tard, Jé­sus rap­pro­chant ces deux com­man­de­ments, a pu di­re qu’ils étaient le ré­su­mé de la Loi jui­ve.

            Je re­viens à cet­te cu­rieu­se « Béa­ti­tu­de » du pre­mier ver­set de ce psau­me : « Heu­reux l’homme qui suit la Loi du SEIGNEUR » : le mot « heu­reux », nous avons dé­jà ap­pris à le tra­dui­re par l’expression « En mar­che » ; on pour­rait par exem­ple tra­dui­re ce pre­mier ver­set : « Mar­che avec confian­ce, toi, l’homme qui obs­er­ves la Loi du SEIGNEUR ». Et l’homme bi­bli­que est tel­le­ment per­sua­dé qu’il y va de sa vie et de son bon­heur que cet­te li­ta­nie dont je par­lais tout à l’heure est en fait une priè­re. Après les trois pre­miers ver­sets qui sont des af­fir­ma­tions sur le bon­heur des hom­mes fi­dè­les à la Loi, les cent soixante-treize au­tres ver­sets s’adressent di­rec­te­ment à Dieu dans un sty­le tan­tôt con­tem­pla­tif, tan­tôt sup­pliant du gen­re : « Ou­vre mes yeux, que je contem­ple les mer­veilles de ta Loi. » Et la li­ta­nie conti­nue, ré­pé­tant sans ar­rêt les mê­mes for­mu­les ou pres­que : par exem­ple, en hé­breu, dans cha­que strophe, re­vien­nent huit mots tou­jours les mê­mes pour dé­cri­re la Loi. Seuls les amou­reux osent ain­si se répé­ter sans ris­quer de se las­ser.

            Huit mots tou­jours les mê­mes et aus­si huit ver­sets dans cha­cu­ne des vingt-deux strophes : le chif­fre huit, dans la Bi­ble, est le chif­fre de la nou­vel­le Créa­tion2 : la pre­miè­re Créa­tion a été fai­te par Dieu en sept jours, donc le hui­tiè­me jour se­ra ce­lui de la Créa­tion re­nou­ve­lée, des « cieux nou­veaux et de la ter­re nou­vel­le », se­lon une autre ex­pres­sion bi­bli­que. Cel­le-ci pour­ra sur­gir en­fin quand tou­te l’humanité vi­vra se­lon la Loi de Dieu, c’est-à-di­re dans l’amour puis­que c’est la mê­me cho­se !

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Note

1 – En hébreu, le mot traduit ici par « enseigner » est de la même racine que le mot « Loi »
2 – Voici d’autres éléments de la symbolique du chiffre huit :
          - il y avait qua­tre cou­ples hu­mains (8 per­son­nes) dans l’Arche de Noé
         - la Ré­sur­rec­tion du Christ s’est produite le di­man­che qui était à la fois le premier et le hui­tiè­me jour de la semaine.
   C’est pour cette raison que les bap­tis­tè­res des pre­miers siè­cles étaient sou­vent oc­to­go­naux ; en­co­re aujourd’hui nos rencontrons de nombreux clo­chers oc­to­go­naux.

Complément

- Voici les huit mots du vocabulaire de la Loi ; ils sont considérés comme sy­no­ny­mes : com­man­de­ments, Loi, Promes­se, Pa­ro­le, Ju­ge­ments, Dé­crets, Pré­cep­tes, Té­moi­gna­ges. Ils disent les fa­cet­tes de l’amour de Dieu qui se don­ne dans sa Loi                            
   « com­man­de­ments » : ordonner, com­man­der                      

   « Loi » : vient d’une ra­ci­ne qui ne veut pas di­re « pres­cri­re », mais « en­sei­gner » : el­le en­sei­gne la voie pour al­ler à Dieu. C’est une pé­da­go­gie, un ac­com­pa­gne­ment que Dieu nous pro­po­se, c’est un ca­deau.         
   « Pa­ro­le » : la Pa­ro­le de Dieu est tou­jours créa­tri­ce, pa­ro­le d’amour : « Il dit et ce­la fut » (Ge­nè­se 1). Nous savons bien que « je t’aime » est une pa­ro­le créa­tri­ce !                   
   « Pro­mes­se » : La Pa­ro­le de Dieu est tou­jours pro­mes­se, fi­dé­li­té               
   « Ju­ger » : trai­ter avec jus­ti­ce           
   « Dé­crets » : du ver­be « gra­ver » : les pa­ro­les gra­vées dans la pier­re (Ta­bles de la Loi)    
   « Pré­cep­tes » : ce que tu nous as confié                   
   « Té­moi­gna­ges » : de la fi­dé­li­té de Dieu.

LECTURE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX CORINTHIENS  2, 6 - 10

À cause du format plus réduit de l’émission sur KTO, j’ai été obligée de modifier sensiblement mon commentaire.
Ci-dessous, j’ai reproduit  le nouveau commentaire  (KTO) et laissé l’ancien commentaire à la suite


      

         Frères,
6       c’est bien de sagesse que nous parlons
         devant ceux qui sont adultes dans la foi,
         mais ce n’est pas la sagesse de ce monde,
         la sagesse de ceux qui dirigent ce monde
         et qui vont à leur destruction.
7       Au contraire, ce dont nous parlons,
         c’est de la sagesse du mystère de Dieu,
         sagesse tenue cachée,
         établie par lui dès avant les siècles,
         pour nous donner la gloire.
8       Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue,
         car, s’ils l’avaient connue,
         ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire.
9       Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture :
         « ce que l’œil n’a pas vu,
 ce que l’oreille n’a pas entendu,

         ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme,

         ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. »
10     Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation.
         Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses,
         même les profondeurs de Dieu.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Nouveau commentaire

L’in­sis­tan­ce de Paul sur le mot « sa­ges­se » nous sur­prend peut-être, mais n’oublions pas qu’il s’adresse aux Corinthiens, c’est-à-di­re à des Grecs pour qui la sa­ges­se est la ver­tu la plus pré­cieu­se.

Et il oppose la sa­ges­se du mon­de, l’esprit du mon­de, et la sa­ges­se de Dieu. Et, d’après lui, les deux sont totalement contra­dic­toi­res ! À nous de choi­sir, donc : vi­vre no­tre vie se­lon la sa­ges­se du mon­de, l’esprit du mon­de, ou se­lon la sa­ges­se de Dieu. Nous re­tro­u­vons là le thè­me des deux voies : l’homme est pla­cé au car­re­four de deux rou­tes et il est li­bre de choi­sir son che­min ; une voie mè­ne à la vie, à la lu­miè­re, au bon­heur ; l’autre s’enfonce dans la nuit, la mort, et n’offre en dé­fi­ni­ti­ve que de faus­ses joies. Précisons tout de suite que, lorsque Paul parle de vie et de mort, il ne parle pas de la vie biologique mais de la vie spirituelle.

Mais la voie qui mène au bonheur, nous ne pouvons pas la trouver tout seuls. C’est pour cela que Paul parle de « Sa­ges­se te­nue ca­chée ».

Voi­ci ce que dit le li­vre du Deu­té­ro­no­me : « Au SEI­GNEUR no­tre Dieu sont les cho­ses ca­chées, mais les cho­ses ré­vé­lées sont pour nous et nos fils à ja­mais, afin que nous mettions en pra­ti­que tou­tes les pa­ro­les de cet­te Loi. » (Dt 29,28). Ce qui veut di­re : Dieu connaît tou­tes cho­ses, mais nous, nous ne connais­sons que ce qu’il a bien vou­lu nous ré­vé­ler, à com­men­cer par la Loi qui est la clé de tout le res­te.

Ce­la nous ren­voie en­co­re une fois au ré­cit du pa­ra­dis ter­res­tre : le li­vre de la Ge­nè­se ra­con­te que dans le jar­din d’Éden, il y avait tou­te sor­te d’arbres, et, parmi eux, deux ar­bres par­ti­cu­liers : l’un, situé au mi­lieu du jar­din était l’arbre de vie ; et l’autre à un en­droit non pré­ci­sé s’appelait l’arbre de la connais­san­ce de ce qui rend heureux ou malheureux. Adam avait le droit de pren­dre du fruit de l’arbre de vie, seul le fruit de l’arbre de la connais­san­ce était in­ter­dit. Ma­niè­re ima­gée de di­re que l’homme ne peut pas tout connaî­tre et qu’il doit ac­cep­ter cet­te li­mi­te : « Au SEI­GNEUR no­tre Dieu (sous-en­ten­du et à lui seul) sont les cho­ses ca­chées » dit le Deu­té­ro­no­me. En re­van­che, la To­rah, la Loi, qui est l’arbre de vie, est confiée à l’homme : pra­ti­quer la Loi, c’est se nour­rir jour après jour de ce qui nous fe­ra vi­vre.

Je reviens sur cette formule : « Sa­ges­se te­nue ca­chée, pré­vue par lui dès avant les siè­cles... ». Paul in­sis­te plusieurs fois dans ses let­tres sur le fait que le projet de Dieu est pré­vu de tou­te éter­ni­té : il n’y a pas eu de change­ment de pro­gram­me, si j’ose di­re. Par­fois nous nous re­pré­sen­tons le dé­rou­le­ment du pro­jet de Dieu com­me s’il avait dû chan­ger d’avis en fonc­tion de la condui­te de l’humanité. Par exem­ple, nous ima­gi­nons que, dans un pre­mier temps, ac­te 1 si vous vou­lez, Dieu a créé le mon­de et que tout était par­fait jusqu’au jour où, ac­te 2, Adam a com­mis la fau­te : et alors pour ré­pa­rer, ac­te 3, Dieu au­rait ima­gi­né d’envoyer son Fils. Contre cet­te concep­tion, Paul dé­ve­lop­pe dans plu­sieurs de ses let­tres cet­te idée que le rô­le de Jé­sus-Christ est pré­vu de tou­te éter­ni­té et que le des­sein de Dieu pré­cè­de tou­te l’histoire hu­mai­ne.

Et ce dessein de Dieu est magnifique : « Ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. »

« Pour nous don­ner la gloi­re » : la gloi­re, nor­ma­le­ment, c’est un at­tri­but de Dieu et de lui seul.  No­tre vo­ca­tion ultime, c’est donc de par­ti­ci­per à la gloi­re de Dieu. Le pro­jet de Dieu, c’est de nous ré­u­nir tous en­sem­ble en Jé­sus Christ et de nous fai­re par­ti­ci­per à la gloi­re de la Tri­ni­té.

« Ce que nous pro­cla­mons, c’est, comme dit l’Écriture, « ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. »

L’expression « comme dit l’Écriture » renvoie à une phra­se du prop­hè­te Isaïe : « Ja­mais on n’a en­ten­du, ja­mais on n’a ouï-di­re, nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi agir ainsi pour celui qui l’attend. » (Is 64, 3). El­le dit l’émerveillement du croyant bi­bli­que gra­ti­fié de la Ré­vé­la­tion des mys­tè­res de Dieu.

Res­te la fin de la phra­se « Ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé » : y aurait-il donc des privilégiés et des exclus ? Y aurait-il des gens pour qui cela n’était pas pré­pa­ré ? Bien sûr que non : le pro­jet de Dieu, son dessein bien­veillant est évi­dem­ment pour tous ; mais ne peu­vent y par­ti­ci­per que ceux qui ont le cœur ou­vert. Et de no­tre cœur, nous som­mes seuls maî­tres. D’une cer­tai­ne ma­niè­re, c’est le saut dans la foi qui est dit là. Le mystè­re du des­sein de Dieu ne s’ouvre que pour les pe­tits. Comme le disait Jésus, « Dieu l’a ca­ché aux sa­ges et aux sa­vants, et il l’a ré­vé­lé aux tout-pe­tits ». Nous voi­là tout-à-fait ras­su­rés : tout-pe­tits, nous le som­mes, il suf­fit de le re­con­naî­tre.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ancien commentaire

Di­man­che der­nier, la let­tre de Paul op­po­sait dé­jà sa­ges­se hu­mai­ne et sa­ges­se de Dieu : « Vo­tre foi, disait-il, ne repo­se pas sur la sa­ges­se des hom­mes mais sur la puis­san­ce de Dieu. » Et il in­sis­tait pour di­re que le mys­tè­re du Christ n’a rien à voir avec nos rai­son­ne­ments hu­mains : aux yeux des hom­mes, l’évangile ne peut que pas­ser pour une fo­lie : et sont considérés comme insensés ceux qui mis­ent leur vie des­sus. Soit dit en pas­sant, cet­te in­sis­tan­ce sur le mot « sa­ges­se » nous sur­prend peut-être, mais Paul s’adresse aux Co­rin­thiens, c’est-à-di­re à des Grecs pour qui la sa­ges­se est la ver­tu la plus pré­cieu­se.

Aujourd’hui, Paul pour­suit dans la mê­me li­gne : oui, la pro­cla­ma­tion du mys­tè­re de Dieu est peut-être une fo­lie aux yeux du mon­de, mais il s’agit d’une sa­ges­se com­bien plus hau­te, la sa­ges­se de Dieu. « C’est bien une sa­ges­se que nous pro­cla­mons de­vant ceux qui sont adul­tes dans la foi mais ce n’est pas la sa­ges­se de ce mon­de... Au  contrai­re, nous pro­cla­mons la sa­ges­se du mys­tè­re de Dieu... »

À nous de choi­sir, donc : vi­vre no­tre vie se­lon la sa­ges­se du mon­de, l’esprit du mon­de, ou se­lon la sa­ges­se de Dieu. Les deux ont bien l’air to­ta­le­ment contra­dic­toi­res ! Nous re­tro­u­vons là le thè­me des au­tres lec­tures de ce diman­che : la pre­miè­re lec­ture ti­rée du livre de Ben Sira et le psaume 118/119 dé­ve­lop­paient tous les deux, cha­cun à sa ma­niè­re, ce qu’on ap­pel­le le thè­me des deux voies : l’homme est pla­cé au car­re­four de deux rou­tes et il est libre de choi­sir son che­min ; une voie mè­ne à la vie, à la lu­miè­re, au bon­heur ; l’autre s’enfonce dans la nuit, la mort, et n’offre en dé­fi­ni­ti­ve que de faus­ses joies.

« Sa­ges­se te­nue ca­chée » : une des gran­des af­fir­ma­tions de la Bi­ble est que l’homme ne peut pas tout comprendre du mys­tè­re de la vie et de la Créa­tion, et en­co­re moins du mys­tè­re de Dieu lui-mê­me. Cet­te li­mi­te fait par­tie de no­tre être mê­me.

Voi­ci ce que dit le li­vre du Deu­té­ro­no­me : « Au SEI­GNEUR no­tre Dieu sont les cho­ses ca­chées, et les cho­ses ré­vé­lées sont pour nous et nos fils à ja­mais, pour que soient mis­es en pra­ti­que tou­tes les pa­ro­les de cet­te Loi. » (Dt 29, 28). Ce qui veut di­re : Dieu connaît tou­tes cho­ses, mais nous, nous ne connais­sons que ce qu’il a bien vou­lu nous ré­vé­ler, à com­men­cer par la Loi qui est la clé de tout le res­te.

Ce­la nous ren­voie en­co­re une fois au ré­cit du pa­ra­dis ter­res­tre : le li­vre de la Ge­nè­se ra­con­te que dans le jar­din d’Éden, il y avait tou­te sor­te d’arbres « d’aspect at­trayant et bon à man­ger ; et il y avait aus­si deux ar­bres particuliers : l’un, situé au mi­lieu du jar­din était l’arbre de vie ; et l’autre à un en­droit non pré­ci­sé s’appelait l’arbre de la connais­san­ce de ce qui rend heureux ou malheureux. Adam avait le droit de pren­dre du fruit de l’arbre de vie, c’était mê­me re­com­man­dé puis­que Dieu avait dit « Tu pour­ras man­ger de tout ar­bre du jar­din... sauf un ». Seul le fruit de l’arbre de la connais­san­ce était in­ter­dit. Ma­niè­re ima­gée de di­re que l’homme ne peut pas tout connaî­tre et qu’il doit ac­cep­ter cet­te li­mi­te : « Au SEI­GNEUR no­tre Dieu (sous-en­ten­du et à lui seul) sont les cho­ses ca­chées » dit le Deu­té­ro­no­me. En re­van­che, la To­rah, la Loi, qui est l’arbre de vie, est confiée à l’homme : pra­ti­quer la Loi, c’est se nour­rir jour après jour de ce qui nous fe­ra vi­vre.

Je reviens sur cette formule : « Sa­ges­se te­nue ca­chée, pré­vue par lui dès avant les siè­cles... ». Paul in­sis­te plusieurs fois dans ses let­tres sur le fait que le projet de Dieu est pré­vu de tou­te éter­ni­té : il n’y a pas eu de change­ment de pro­gram­me, si j’ose di­re. Par­fois nous nous re­pré­sen­tons le dé­rou­le­ment du pro­jet de Dieu com­me s’il avait dû chan­ger d’avis en fonc­tion de la condui­te de l’humanité. Par exem­ple, nous ima­gi­nons que, dans un pre­mier temps, ac­te 1 si vous vou­lez, Dieu a créé le mon­de et que tout était par­fait jusqu’au jour où, ac­te 2, Adam a com­mis la fau­te : et alors pour ré­pa­rer, ac­te 3, Dieu au­rait ima­gi­né d’envoyer son Fils. Contre cet­te concep­tion, Paul dé­ve­lop­pe dans plu­sieurs de ses let­tres cet­te idée que le rô­le de Jé­sus-Christ est pré­vu de tou­te éter­ni­té et que le des­sein de Dieu pré­cè­de tou­te l’histoire hu­mai­ne.

Par exem­ple, je vous rap­pel­le la très belle phra­se de la let­tre aux Éphésiens : « Dieu nous a fait connaî­tre le mystè­re de sa vo­lon­té, le des­sein bienveillant qu’il a d’avance ar­rê­té en lui-mê­me pour me­ner les temps à leur accom­plis­se­ment, ré­u­nir l’univers en­tier sous un seul chef (une seu­le tê­te), le Christ. » (Ep 1, 9-10). Ou bien, dans la let­tre aux Ro­mains, Paul dit « J’annonce l’évangile en prê­chant Jé­sus-Christ, se­lon la Ré­vé­la­tion d’un mys­tè­re gar­dé dans le si­len­ce du­rant des temps éter­nels, mais main­te­nant ma­ni­fes­té et por­té à la connais­san­ce de tous les peu­ples païens... » (Rm 16, 25-26).

« Pour nous don­ner la gloi­re » : la gloi­re, nor­ma­le­ment, c’est un at­tri­but de Dieu et de lui seul.  No­tre vo­ca­tion ultime, c’est donc de par­ti­ci­per à la gloi­re de Dieu. Cet­te ex­pres­sion est, pour Paul, une au­tre ma­niè­re de nous di­re le des­sein bienveillant : le pro­jet de Dieu, c’est de nous ré­u­nir tous en­sem­ble en Jé­sus-Christ et de nous fai­re partici­per à la gloi­re de la Tri­ni­té.

« Ce que nous pro­cla­mons, c’est, com­me dit l’Écriture, ce que per­son­ne n’avait vu de ses yeux, ni en­ten­du de ses oreilles, ce que le cœur de l’homme n’avait pas ima­gi­né, ce qui avait été pré­pa­ré pour ceux qui ai­ment Dieu ». L’expression « com­me dit l’Écriture » ren­voie à une phra­se du prop­hè­te Isaïe : « Ja­mais on n’a en­ten­du, ja­mais on n’a ouï-di­re, ja­mais l’œil n’a vu qu’un dieu, toi ex­cep­té, ait agi pour qui comp­tait sur lui. » (Is 64, 3). El­le dit l’émerveillement du croyant bi­bli­que gra­ti­fié de la Ré­vé­la­tion des mys­tè­res de Dieu.

Res­te la fin de la phra­se « Ce qui avait été pré­pa­ré pour ceux qui ai­ment Dieu » : y aurait-il donc des privilégiés et des exclus ? Y aurait-il des gens pour qui cela n’était pas pré­pa­ré ? Bien sûr que non : le pro­jet de Dieu, son dessein bien­veillant est évi­dem­ment pour tous ; mais ne peu­vent y par­ti­ci­per que ceux qui ont le cœur ou­vert. Et de no­tre cœur, nous som­mes seuls maî­tres. D’une cer­tai­ne ma­niè­re, c’est le saut dans la foi qui est dit là. Le mystè­re du des­sein de Dieu ne s’ouvre que pour les pe­tits. Com­me le disait Jé­sus, « Dieu l’a ca­ché aux sa­ges et aux sa­vants, et il l’a ré­vé­lé aux tout-pe­tits ». Nous voi­là tout-à-fait ras­su­rés : tout-pe­tits, nous le som­mes, il suf­fit de le re­con­naî­tre.

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MATTHIEU   5, 17-37

 

       En ce temps-là,
       Jésus disait à ses disciples 
17   « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
       je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
18   Amen, je vous le dis :
       Avant que le ciel et la terre disparaissent,
       pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
       jusqu’à ce que tout se réalise.
19   Donc, celui qui rejettera
       un seul de ces plus petits commandements,
       et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
       sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
       Mais celui qui les observera et les enseignera,
       celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.
20   Je vous le dis en effet :
       Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
       vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
21   Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
       Tu ne commettras pas de meurtre,
       et si quelqu’un commet un meurtre,

       il devra passer en jugement.
22   Eh bien ! moi, je vous dis :
       Tout homme qui se met en colère contre son frère
       devra passer en jugement.
       Si quelqu’un insulte son frère,
       il devra passer devant le tribunal.
       Si quelqu’un le traite de fou,
       il sera passible de la géhenne de feu.
23   Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
       si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
24   laisse ton offrande, là, devant l’autel,
       va d’abord te réconcilier avec ton frère,
       et ensuite viens présenter ton offrande.
25   Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
       pendant que tu es en chemin avec lui,
       pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
       le juge au garde,
       et qu’on ne te jette en prison.
26   Amen, je te le dis :
       tu n’en sortiras pas
       avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
27   Vous avez appris qu’il a été dit :
       Tu ne commettras pas d’adultère.
28   Eh bien ! moi, je vous dis :

       Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
       a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
29   Si ton œil droit entraîne ta chute,
       arrache-le et jette-le loin de toi,
       car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
       que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
30   Et si ta main droite entraîne ta chute,
       coupe-la et jette-la loin de toi,
       car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
       que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
31   Il a été dit également :
       Si quelqu’un renvoie sa femme,
       qu’il lui donne un acte de répudiation.

32   Eh bien ! moi, je vous dis :

       Tout homme qui renvoie sa femme,
       sauf en cas d’union illégitime,
       la pousse à l’adultère ;
       et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,
       il est adultère.
33   Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :
       Tu ne manqueras pas à tes serments,

       mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.

34   Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout,

       ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,
35   ni par la terre, car elle est son marchepied,
       ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
36   Et ne jure pas non plus sur ta tête,
       parce que tu ne peux pas
       rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
37   Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,
       ‘non’, si c’est ‘non’.
       Ce qui est en plus
       vient du Mauvais. »

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

     Nous avons en­ten­du là un des maî­tres mots de saint Mat­thieu : le mot « ac­com­plir ». Il vi­se ce grand pro­jet que Paul ap­pel­le « le des­sein bien­veillant de Dieu » ; et si le mot est de saint Paul, l’idée re­mon­te beau­coup plus Loin que lui ; de­puis Abra­ham, tou­te la Bi­ble est ten­due vers cet ac­com­plis­se­ment. Le Chré­tien, nor­ma­le­ment, n’est pas tour­né vers le pas­sé, c’est quelqu’un qui est ten­du vers l’avenir. Et il ju­ge tou­tes les cho­ses de ce mon­de en fonction de l’avancement des tra­vaux, en­ten­dez l’avancement du Royau­me ». Quelqu’un dis­ait : « La Mes­se du dimanche, c’est la ré­u­ni­on du chan­tier du Royau­me » : le lieu où on fait le point sur l’avancement de la construction.

          Et ré­el­le­ment, le Royau­me avan­ce, len­te­ment mais sûre­ment : c’est le cœur de no­tre foi. Bien sûr, ce­la ne se ju­ge pas sur quel­ques di­zai­nes d’années : il faut re­gar­der sur la lon­gue du­rée ; Dieu a choi­si un peu­ple com­me tous les au­tres : il s’est peu à peu ré­vé­lé à lui et après coup, on est bien obli­gé de re­con­naî­tre qu’un énor­me chemin a été par­cou­ru. Dans la dé­cou­ver­te de Dieu, d’abord, mais aus­si dans la re­la­tion aux au­tres hom­mes ; les idéaux de jus­ti­ce, de li­ber­té, de fra­ter­ni­té rem­pla­cent peu à peu la loi du plus fort et l’instinct de ven­gean­ce.

            Ce lent tra­vail de conver­sion du cœur de l’homme a été l’œuvre de la Loi don­née par Dieu à Moï­se : les pre­miers com­man­de­ments étaient de sim­ples ba­li­ses qui dis­aient le minimum vi­tal en quel­que sor­te, pour que la vie en so­cié­té soit sim­ple­ment pos­si­ble : ne pas tuer, ne pas vo­ler, ne pas trom­per... Et puis, au long des siè­cles on avait af­fi­né la Loi, on l’avait pré­ci­sée, au fur et à me­su­re que les exi­gen­ces mo­ra­les pro­gres­saient.

          Jé­sus s’inscrit dans cet­te pro­gres­sion : il ne sup­pri­me pas les ac­quis pré­cé­dents, il les af­fi­ne en­co­re : « On vous a dit... moi je vous dis... » Pas ques­tion de gommer les éta­pes pré­cé­den­tes, il s’agit d’en fran­chir une au­tre : « Je ne suis pas ve­nu abo­lir, mais accomplir ». Pre­miè­re éta­pe, tu ne tue­ras pas, deuxiè­me éta­pe, tu t’interdiras mê­me la co­lè­re et tu iras jusqu’au par­don. Dans un au­tre do­mai­ne, pre­miè­re éta­pe, tu ne commettras pas l’adultère en ac­te, deuxiè­me éta­pe, tu t’interdiras mê­me d’y pen­ser, et tu é­du­que­ras ton re­gard à la pu­re­té. En­fin, en ma­tiè­re de pro­mes­ses, pre­miè­re éta­pe, pas de faux ser­ments, deuxiè­me éta­pe, pas de ser­ments du tout, que tou­te pa­ro­le de ta bou­che soit vraie.

            Al­ler plus loin, tou­jours plus loin dans l’amour, voi­là la vraie sa­ges­se ! Mais l’humanité a bien du mal à pren­dre ce che­min-là ! Pi­re en­co­re, el­le re­fu­se bien sou­vent les va­leurs de l’évangile et se croit sa­ge en bâ­tis­sant sa vie sur de tout au­tres va­leurs. Paul fus­ti­ge sou­vent cet­te pré­ten­due sa­ges­se qui fait le mal­heur des hom­mes : « La sages­se de ceux qui do­mi­nent le mon­de et qui dé­jà se dé­trui­sent », li­sions-nous dans la deuxiè­me lec­ture.

                  Dans cha­cun de ces do­mai­nes, Jé­sus nous in­vi­te à fran­chir une éta­pe pour que le Royau­me vien­ne. Cu­rieu­se­ment, mais c’est bien confor­me à tou­te la tra­di­tion bi­bli­que, ces com­man­de­ments re­nou­ve­lés de Jé­sus visent tous les re­la­tions avec les au­tres. Si on y ré­flé­chit, ce n’est pas éton­nant : si le des­sein bien­veillant de Dieu, com­me dit saint Paul, c’est de nous ré­u­nir tous en Jé­sus-Christ, tout ef­fort que nous ten­tons vers l’unité fra­ter­nel­le contri­bue à l’accomplissement du pro­jet de Dieu, c’est-à-di­re à la ve­nue de son Rè­gne. Il ne suf­fit pas de di­re « Que ton Rè­gne vien­ne », Jé­sus vient de nous di­re com­ment, pe­ti­te­ment, mais sûre­ment, on peut y contri­buer.

Repost 0
Published by Il était une Foi
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 00:00

Détails sur l'adieu à l'archiduchesse Regina d'Autriche

 

Cerceuil de la défunte exposé samedi à partir de 10 heures dans l'ancienne église paroissiale St Ulrich

 

Requiem en l'église paroissiale St Pius mardi à partir de 10h30 en présence d'environ 200 membres de la famille des Habsbourg

 

Sainte messe célébrée par Gregor Henckel-Donnersmarck dans l'ancienne chapelle avant l'inhumation en la Veste Heldburg mercredi

 

En allemand

Requiem solennel de l’archiduchesse Regina

Le requiem solennel de l’archiduchesse Regina d’Autriche, née princesse de Saxe-Meiningen a eu lieu en l’église St Pius de Pöcking près du lac de Starnberg en Allemagne.

 

Dans l’assistance, les 7 enfants de la défunte et leurs familles, plusieurs membres de la famille impériale d’Autriche, le duc de Bragance, le prince de Schaumburg-Lippe, le prince Franz de Bavière,…

 

L’archiduc Otto n’assistait pas à la cérémonie. 

 

Les 7 enfants de l’archiduc Otto et de l’archiduchesse Regina (de gauche à droite) : Andréa, Monika, Karl, Georg, Mickaella, Gabriela et Walburga

La duchesse Eilika d’Oldenburg, épouse de l’archiduc Georg et ses enfants

L’archiduchesse Francesca et sa fille cadette l’archiduchesse Gloria

400 personnes assistaient au requiem en l’église St Pius de Pöcking

L’archiduchesse Francesca et ses enfants : Gloria, Ferdinand Zvonimir et Eleonore

Arrivée du prince de Schaumburg-Lippe et du duc de Bragance

Le prince Fritz von Thurn und Taxis

L’archiduc Karl et son frère l’archiduc Georg dans l’église

Les couronnes envoyées par les autorités et les maisons royales et princières avaient été installées à l’extérieur de l’église

L’archiduc Rodolphe d’Autriche et son épouse la princesse Gabrielle de Wrede

Au premier rang, les archiducs Karl et Georg en compagnie de leurs épouses les archiduchesses Francesca et Eilika et leurs enfants

L’archiduc Karl, l’archiduchesse Francesca et leurs 3 enfants

L’archiduc Ferdinand Zvonimir et l’archiduc Charles Constantin, petits-fils de l’archiduchesse Regina portent les décorations de leur grand-mère

L’archiduc Lorenz et à l’arrière-plan son frère l’archiduc Martin d’Autriche-Este

 

(on voit l'archiduchesse Yolande, née princesse de Ligne, avec une de ses filles... )

http://www.br-online.de/bayerisches-fernsehen/rundschau/requiem-regina-von-habsburg-abschied-ID1265728689461.xml

 

 

http://gallery.fotoglif.com/images/large/55x9tityuod0.jpg

Cliquez sur la photo

 

(archiduc Karl et archiduchesse Francesca)

 

149 photos

  (parmi les personnes présentes: l'archiduc Lorenz d'Autriche, l'archiduc Martin d'Autriche, le duc Ferdinand de Wurtemberg et beaucoup d'autres... )

 

L'archiduc Carl Christian et son épouse, née princesse Marie Astrid de Luxembourg étaient aussi présents 

 

L'archiduchesse Regina d'Autriche inhumée dans la crypte familiale de la Veste Heldburg, à Bad Colberg, aux côtés de sa mère et de son frère

(10 février)

  gebinde_110210regina2_110210
 

http://gallery.fotoglif.com/images/large/0hsdemf7oydo.jpg

 

inhumation de l'archiduchesse Regina d'Autriche en la Veste Heldburg (2)

 

Environ 80 personnes ont participé à l'inhumation de l'archiduchesse Regina en la Veste Heldburg

Grufteingang_110210

L'archiduchese Michaela était la seule des enfants de la défunte absente (elle était restée avec son père à Pöcking)...

 

 

 

 

Repost 0
Published by Yann Sinclair - dans CALENDRIER
commenter cet article

Forum


Image Hosted by ImageShack.us
louis XX 01

Image Hosted by ImageShack.us

 


capetiens
(Pierre-Yves Guilain)
Cercle de réflexion royaliste

Heraldique-Noblesse
Joinville et ses princes
Amis et passionnés du Père-Lachaise
Pere-Lachaise
lescimetières
Généalogie, cimetières, patrimoine parisien
graveyart: sur les cimetières parisiens (en hollandais)

Histoires des souverains d'Europe et images de leurs tombeaux 

kaisergruft

(site sur les sépultures des Habsbourg notamment sur la crypte des Capucins)

MAISON CIVILE DU ROI. (1)

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)- Paris, 1816



Image Hosted by ImageShack.us

Introduction

  Accueil



Rois de France


Génobaud
roi Franc
(légendaire)
à la fin du IVe siècle
354-419
Sunnon
roi Franc des Ampsivares 
et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
388-xxx
Marcomir
roi Franc des Ampsivares 
et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
Pharamond
Image Hosted by ImageShack.us

Duc des Francs Saliens 

(légendaire)
ancêtre mythique des Mérovingiens
Clodion le Chevelu
Image Hosted by ImageShack.us

Duc des Francs saliens
428 - 448

Image Hosted by ImageShack.us
Duc des Francs saliens 
(incertain)
448 - 457
Childéric Ier
Image Hosted by ImageShack.us
Duc et Roi des Francs saliens
457 - 481
Clodomir
Image Hosted by ImageShack.us
Roi d'Orléans
511524
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Metz
(futur Austrasie)
511534
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie
511561
Roi des Francs
558561
Roi d'Austrasie
53454
Théodebald Ier
(Thibaut)
Roi d'Austrasie
548555
561567
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie 
Roi de Bourgogne
561592
Image Hosted by ImageShack.us
Roi d'Austrasie
561575
Roi d'Austrasie
Roi d'Austrasie
595 - 612
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Bourgogne
595613
Roi d'Austrasie
61261
sous la régence de Brunehilde
Roi de Bourgogne
Roi d'Austrasie
613
Roi de Neustrie
584629
Roi de Paris
595
629
Roi des Francs
613629
Roi des Francs (sans l'Aquitaine)
629639
Roi des Francs
632639
Caribert II
 Roi d'Aquitaine
629632
Roi de Neustrie, de Bourgogne
639657
Roi d'Austrasie
656657
Roi d'Austrasie
639656
Childebert III l'Adopté
Roi d'Austrasie
657662
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie, de Bourgogne
65767






Roi d'Austrasie
662675
Occupe la Neustrie
673675







Roi de Neustrie
673691
Roi des Francs 

(en fait uniquement de Neustrie)
L'Austrasie étant aux mains
de Pépin de Herstal
679
691

Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie, Bourgogne et Austrasie
675 - 676
Image Hosted by ImageShack.us
Roi d'Austrasie
676679
Clovis IV








Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
691695









Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
695711
Dagobert III









Roi des Francs de 711 à 715
Chilpéric II









roi des Francs de Neustrie et des Burgondes
de 715 à 719
puis de tous les Francs de 719 à 721.
C
lotaire IV


T
hierry IV









Childéric III
Image Hosted by ImageShack.us
roi des Francs, de Neustrie
de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

************

 

 


Pépin III le Bref
Image Hosted by ImageShack.us
Carloman Ier
Image Hosted by ImageShack.us
C
harles Ier
dit Charles le Grand
CHARLEMAGNE

Image Hosted by ImageShack.us
Louis Ier dit le Pieux
ou «le Débonnaire»
Image Hosted by ImageShack.us
Lothaire Ier
Image Hosted by ImageShack.us
Lothaire II

Image Hosted by ImageShack.us
C
harles II dit le Chauve
Image Hosted by ImageShack.us
Louis II dit le Bègue
Image Hosted by ImageShack.us
Louis III de France
Image Hosted by ImageShack.us
C
arloman II de France
Image Hosted by ImageShack.us
Charles III dit le Gros
Image Hosted by ImageShack.us
Eudes Ier de France
Robertin
Image Hosted by ImageShack.us
Charles III dit le Simple
Image Hosted by ImageShack.us

Robert le Fort
Image Hosted by ImageShack.us
Robert Ier de France

Image Hosted by ImageShack.us

Hugues le Grand
Image Hosted by ImageShack.us
Raoul Ier de France
aussi appelé Rodolphe

Image Hosted by ImageShack.us
Louis IV dit d'Outremer
Image Hosted by ImageShack.us
Lothaire de France
Image Hosted by ImageShack.us
Louis V dit le Fainéant
Image Hosted by ImageShack.us
Dernier roi de la lignée
des Carolingiens
Image Hosted by ImageShack.us

H
ugues Capet
Image Hosted by ImageShack.us
Robert II le Pieux
Image Hosted by ImageShack.us
Hugues II de France
Image Hosted by ImageShack.us
(1007-1025)
Roi de France associé
1017 - 1025
Henri Ier de France
Image Hosted by ImageShack.us
Philippe Ier de France
Image Hosted by ImageShack.us
Louis VI le Gros
Image Hosted by ImageShack.us
Louis VII Le Jeune
Image Hosted by ImageShack.us
Philippe II Auguste
Image Hosted by ImageShack.us

Louis VIII le Lion
Image Hosted by ImageShack.us

Louis IX (Saint Louis)
Image Hosted by ImageShack.us
Philippe III de France
dit le Hardi
http://www.visite-de-rouen.com/images/philippe_3.jpg
Philippe IV le Bel
image
Louis X le Hutin
http://www.livois.com/phpgedview/media/Louis_X_le_Hutin.jpg
Jean Ier le Posthume

image






Philippe V
le Long
http://www.livois.com/phpgedview/media/Philippe_V_le_Long.jpg
Charles IV le Bel
http://www.livois.com/phpgedview/media/Charles_IV_le_Bel.jpg
Valois
Philippe VI le Fortuné
http://www.france-pittoresque.com/rois-france/img/philippe-VI.gif
Jean II le Bon
image
Charles V le Sage
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0014/m502004_97de1712_p.jpg
Charles VI le Fol ou le Bien-Aimé
image
Charles VII le Victorieux
image
Louis XI de Valois
http://jargeau-tourisme.com/img/louis11.jpg
Charles VIII de Valois
image
Louis XII d'Orléans
image
François Ier d'Angoulème
image
Henri II d'Angoulème
image
François II d'Angoulème
image
Charles IX d'Angoulème
image
Henri III d'Angoulème
image