Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Médias

Réécoutez le dernier journal de

RCF Pays d’Aude

Image Hosted by ImageShack.us

  Curie Romaine
Liste des papes

Pape Liste des papes
Liste détaillée des papes
Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
Liste des primats de l'Église apostolique arménienne

Cité du Vatican
http://www.vaticanstate.va/FR/homepage.htm

Vatican Site Officiel
http://www.vatican.va/phome_fr.htm
  Musées du Vatican
http://mv.vatican.va/StartNew_FR.html



http://imageshack.us/ 
* * * Dernières minutes . . . A F P . . .H2 News . . . La Croix . . .
http://imageshack.us/

http://news.google.fr/news?hl=fr&ned=fr&ie=UTF-8&q=site:eucharistiemisericor.free.fr&scoring=n
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/index.religion.htm

 

 

 

 

 

 

     En direct
             de la
    Place Saint-Pierre
http://imageshack.us/ 
* * *  En direct de Rome  * * *


http://imageshack.us/
http://mediastream.vatican.va/mpeg4lan.sdp
http://www.sat2000.it/diretta/
http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/index.asp
3
journaux en Français

        (8h15 - 13h - 18h)


http:///
http://www.tv-direct.fr/live_ktotv.php
http://www.lejourduseigneur.com/  

 Catholique TV
http://img410.imageshack.us/img410/81/tvcatholiquelyon.png
http://www.catholique.tv/

Gazettes & Sites Royaux

rois.jpg
 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00



    Soumission de Raymond VII à Louis IX ainsi qu'à la reine-mère Blanche de Castille.

    Trencavel et de nombreux seigneurs méridionaux proscrits - les "Faydits" - s'exilent en Aragon.

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00


   

Guilhabert de Castres s'installe à Montségur 

 

concile Cathare de Montségur

 



Guilhabert de Castres, évêque cathare de Toulouse dès 1226 et jusqu'en 1240.

 

Les dates de sa naissance et de sa mort sont inconnues.

 

Il est parent, peut-être frère, du prédicateur et théologien cathare, Izarn de Castres.


En 1193 Guilhabert de Castres tient une maison de parfaits cathares à Fanjeaux.

 

En 1204, il est filius major de l'évêque cathare de Toulouse, Gaucelm, et cette même année à Fanjeaux il console quatre grande dames, Esclarmonde de Foix, Aude de Fanjeaux, Fays de Durfort, Raymonde de Saint-Germain.

 

En 1207, il participe au Colloque de Pamiers, dernier grand débat contradictoire entre catholiques et cathares avant la Croisade des Albigeois

 

 

En 1220, il s’échappe de Castelnaudary, assiégée par Amaury de Montfort, avec l'aide de Bernard-Othon de Niort.

 

En 1229 il se réfugie chez Jourdain Hunaud de Lanta.

 

En 1226, il devient le premier titulaire de l'évêché cathare de Razès.

 

En 1232 il négocie avec Raymond de Péreille, seigneur de Montségur, ad hoc ut in ipso castro posset ecclesia hereticorum habere domicilium et caput et inde possent transmittere et diffundere predicatores suos.

 

En 1233, il installe à Montségur « le siège et la tête » de l'église cathare

    Guilhabert de Castres, la figure la plus marquante de catharisme occitan, est signalé comme ayant administré le consolamentum ou prêché dans plusieurs centaines de localités différentes du Languedoc, sous le nez des Inquisiteurs.

    Un synode hérétique se tient à Montségur, dans le pays ariégeois, où la résistance cathare s'est organisée - tout comme elle s'organise dans le Fenouillèdes, aux confins du Roussillon.

    De son côté, l'Inquisition s'emploie à dépister et à traquer l'hérésie

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00

Transport de l'énigmatique trésor des cathares vers Lombrives (la plus vaste grotte d'Europe) ou vers une Spoulga du Sabarthez (Ornolac, Bouan ?) par Mathéus et Bonnet (d'après la déposition d'Imbert de Salles)

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00


    La guerre civile allumée dans les états francs par Frédéric II (1228) les met en péril.

 

Une croisade en 1239-1240 leur vaut un répit auquel la perte de Jérusalem en 1244 met un terme.

    Saint Louis se croise aussitôt, mais ne peut partir qu'en 1248.

    Une expédition mal dirigée contre l'Egypte, principal danger, aboutit à la captivité du roi.

 

Libéré, il passera quatre années à rétablir l'ordre chez les Francs, à reconstituer la défense et à leur ménager d'utiles alliances.

    En 1248, Raymond VII meurt sans enfant mâle et tous ses biens passent à sa fille, mariée à Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX.

    C'est ainsi, que le Languedoc sera réuni à la couronne de France.

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00

 

Guillaume Bélibaste

 

né vers 1280 à Cubières-sur-Cinoble, est le dernier "bon homme" ou "parfait" cathare connu.

 

Il fut brûlé vif en 1321 à Villerouge-Termenès.

 

Il naît à Cubières-sur-Cinoble dans une famille acquise à la cause cathare.

 

Vers 1305, dans une bagarre, il assassine Barthélémy Garnier, un berger de Villerouge-Termenès. Reconnu coupable, il fuit en abandonnant femme, enfant et biens.


Pour se racheter, il se rend auprès des cathares où il est initié et bientôt ordonné "parfait" à Rabastens chez Philippe d'Alayrac, où il fait la connaissance de Raymond de Castelnau, l'un des plus emblématiques des derniers parfaits de l'époque.

 

Capturé avec ses compagnons et enfermé au "Mur", la prison de Carcassonne, il parvient à s'enfuir en Catalogne, où, après avoir passé quelque temps en Empurdan il se fixe bientôt près de Valence, dans la magnifique cité médiévale de Morella.

 

Il exerce sa fonction de prédicateur auprès d'une petite communauté cathare, constituée notamment d'exilés occitans, dont la plupart établis à San Mateo sont des réfugiés originaires du village de Montaillou en haute Ariège.

 

Il fait quelques entorses à la règle, en ayant notamment un enfant avec sa concubine, Raymonde Marty.

 

En début de grossesse craignant de voir son autorité spirituelle s'effondrer, il fait endosser la paternité de l'enfant à Pierre Maury, berger de Montaillou et son ami d'enfance, en organisant leur mariage précipité, qu'il casse rapidement par jalousie tout en faisant croire que l'enfant est le fruit des joies de la nuit de noce.

File:France aude villerouge termenes chateau.jpg
Le château de Villerouge-Termenès, où Belibaste fut brûlé vif.

 

 

Belibaste est trahi par Arnaud Sicre, un "fidèle cathare" agent double envoyé par l'Inquisition, motivé à la fois par la désir de venger la mort de sa mère, brûlée au bucher en tant que fidèle hérétique mais également par cupidité.

 

Sicre le convainc de rentrer en Languedoc pour se faire ré-ordonner "parfait", il est arrêté sur la route de Tirvia, incarcéré au château de Castelbòn1 ca:Castellbò (près de Seu d'Urgell) qui appartenait au Comte de Foix, jugé à Carcassonne, et brûlé vif dans la cour du château de Villerouge-Termenès qui appartenait à l'archevêque de Narbonne.

 

Le choix de Villerouge semble dicté par la volonté de montrer la puissance de la justice qui avait condamné par contumace Guilhèm Belibaste pour le meurtre d'un berger originaire précisément de Villerouge.

 

Au château de Villerouge-Termenès, le parcours guidé avec des mannequins, commentaires audio et vidéo, permet de s'immerger complètement dans le monde de Guilhèm Belibaste et des derniers cathares.

Bibliographie

  • Emmanuel Le Roy Ladurie, Montaillou, village occitan de 1294 à 1324, Gallimard, 1975.
  • Bélibaste, le dernier parfait cathare occitan, Gauthier Langlois, Pays Cathare magazine, hors-série n° 1, décembre 1997, pp. 70-7
  • Le dernier parfait cathare : Guilhèm Bélibaste, Stéphane Terren
  • Anne Brenon, Le Vrai Visage du Catharisme, E
  • Henri Gougaud, Belibaste, Points, 1982 (roman historique) "Ce livre n'est pas une biographie de G. Belibaste, mais un roman inspiré par la vie de ce dernier cathare... Ce que l'on sait de la vérité (ou de l'apparence) historique y tient une place respectable, mais non exclusive. L'auteur renvoie les amateurs de documents bruts à la source où il puisa lui-même : le registre d'Inquisition de Jacques Fournier, traduit du latin médiéval par Jean Duvernoy ... Avertissement de l'auteur.
  • d. Loubatières, 1991.
  • René Weiss, Les Derniers Cathares 1290 - 1329, Paris, Fayard, préface d'Emmanuel Le Roy Ladurie

 

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00

 

 

Les Cathares furent très nombreux dans la Haute Ariège.

 

Pourchassés par les troupes de l’Eglise Catholique et du roi de France il est fort probable que certains se seraient cachés dans les grottes pour sauver leur tête. 

 

De nombreux écrits depuis 1870 font de LOMBRIVES et des Spoulgas des « sites Cathares »

 

Ils se fondent plus ou moins sur la tradition orale.

 

A partir de ces écrits récents, il est possible de dresser « une histoire romanesque du Catharisme et de LOMBRIVES » en les combinant aux quelques documents historiques connus (fonds Doat : copies réalisées au XVII ème Siècle sur ordre de Colbert ; quand nous n’indiquons pas les sources, cela signifie que les dates et faits sont invérifiables….)

 

1210 Inhumation du vieux patriarche Cathare Gaulcelm en LOMBRIVES.

 

1224 « j’ai accompagné ledit parfait… jusqu’à la spoulga d’Ornolac, tenue par Bernard de Durfort » (original perdu, copie fonds Doat, volume 24, f° 242).

 

 

1231 « des hérétiques vinrent à la spoulga d’Ornolac » (original perdu, copie fonds Doat, volume 23, f° 120)

 

vers Noël 1243 transport « de quantités considérables d’or et d’argent » vers une spoulga du Sabarthes.

 

16 Mars 1244  Capitulation de Montségur après 10 mois de siège.

 

Fin tragique de 220 Cathares à Monségur qui montent sur le bûcher au « Prat del Cramats »

Les derniers Cathares de la contrée tentent de survivre dans les bois et les grottes…

 

Après 1244 L’Evêque Cathare Amiel Aycard se réfugia dans la grotte de LOMBRIVES.

 

1272 « …spulga de Ornolaco, cum villis de Bicaco, de Sorsacco, de Ussaco… » (Bibliothèque Nationale, manuscrit latin cote 9187, f° 72)

 

1296…1310 Dernières tentatives par les frères Authier pour relancer le Catharisme dans le Sabarthès.

 

1300 LOMBRIVES était le siège d’Amiel Aicart qui devait assurer la sauvegarde du trésor Cathare.

 

1315 ou 1328 (selon les auteurs) Emmurement de 510 Cathares dans LOMBRIVES soit par Jacques Fournier (futur pape en Avignon sous le nom de Benoît XII), inquisiteur, soit par le sénéchal de Toulouse.

 

1325 « Quand Pierre Peyre et moi fûmes entre Ussat et Ornolac près de la grotte d’Ornolac » (Fonds Vatican, manuscrit latin n° 4030)

 

1578 Henri IV fait ouvrir le mur de la grotte et inhumer les restes des Cathares au cimetière d’Ornolac.

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 23:00

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/1998/11/11/19981111068_zoom.jpg

 

Michel Octave Jean-Pierre Festy

 

Préfet de l'Aude

 

Nommé le 17 août 1988

 

 

Michel Festy possède l'expérience d'une longue carrière dans la préfectorale et les collectivités territoriales.

 

Du Lot, il connaît déjà l'art préhistorique.

 

Il en savoure à l'avance le patrimoine architectural et l'art de vivre.

 

L'arrivée de Michel Festy marquera sans doute une rupture dans l'esprit des agents des impôts, tant sa personnalité contraste avec celle de son prédécesseur, Robert Papavoine.

 

Le nouveau trésorier-payeurgénéral du Lot apparaît comme un homme aux propos mesurés, ce qui n'exclut pas une certaine malice, tant dans le regard que sur les lèvres.

 

Le long parcours professionnel déjà accompli lui apporte peut-être ce supplément de sagesse qu'il exprime dans son discours : «J'ai d'abord besoin de savoir dans quel aquarium je suis. Quel est l'état des finances du département, des communes, de l'économie, car il n'y a pas de finances sans économie. La vie administrative est une suite d'améliorations progressives dans les cadres qui nous sont impartis, mais qui laissent aussi place à l'initiative locale. Le TPG exerce un métier très ample. Il a par exemple un rôle très important de conseiller auprès des collectivités locales».

A la région Bretagne

Il sait de quoi il parle comme ancien TPG de l'Ardèche. L'ancien préfet de Tarn-et-Garonne, de l'Aude et de l'Ain n'ignore pas grand chose de l'administration d'Etat.

 

Sa culture professionnelle s'est trouvée enrichie par trois années à la direction des services du conseil régional de Bretagne. «La Région, commente Michel Festy, c'est la collectivité territoriale la plus neuve en France. Douze ans d'âge.L'échelle est suffisamment étendue pour pouvoir trancher un certain nombre de problèmes concernant l'aménagement du territoire».

Amateur d'antiquités

Son séjour passé à Montauban ne lui a guère permis de découvrir le Lot.

 

Cependant, ce docteur es lettres passionné d'art préhistorique connait Pech Merle «depuis vingt ou vingtcinq ans», ainsi que Cougnac.

 

Quant à son premier contact avec notre département, il est très positif : «Je sens que je vais me plaire ici. Le caractère des gens est ouvert, aimable.

Cahors m'impressionne par la qualité de son patrimoine, sa qualité de vie. Le Lot aussi».

 

Amateur d'antiquités, Michel Festy devrait trouver matière à meubler ses week-ends.

 

Le préfet et le TPG étant les deux plus hauts représentants de l'Etat dans un département, le fait qu'ils aient fréquenté le même lycée, mais à des époques différentes, et suivi les cours des mêmes professeurs, devrait favoriser l'harmonie au sommet.

 

On rappellera que Michel Sappin, lui aussi nanti d'une formation littéraire est tout aussi branché patrimoine.

 

Malgré tout, l'impôt restant l'impôt, et le sentiment du contribuable ce qu'il est, Michel Festy aura encore fort à faire pour rendre plus avenante l'austère maison du Trésor public.

 

Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Carcassonne
commenter cet article
12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 23:00

LECTURE DU PREMIER LIVRE DES ROIS  19,  9a. 11-13a

 

         En ces jours-là, lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb,
         la montagne de Dieu,
9        il entra dans une caverne et y passa la nuit.
11      Le SEIGNEUR lui dit :
          « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le SEIGNEUR,
          car il va passer. »       
          À l’approche du SEIGNEUR,         
          il y eut un ouragan, si fort et si violent         
          qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers,    
          mais le SEIGNEUR n’était pas dans l’ouragan ;     
          et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre,
          mais le SEIGNEUR n’était pas dans le tremblement de terre ;
12      et après ce tremblement de terre, un feu,     
          mais le SEIGNEUR n’était pas dans ce feu,           
          et, après ce feu, le murmure d’une brise légère.
13      Aussitôt qu’il l’entendit,       
          Élie se couvrit le visage avec son manteau,  
          il sortit et se tint à l’entrée de la caverne.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

          Ce récit est celui de la grande découverte d’Élie, le jour où il a compris qu’il s’était lourdement trompé sur Dieu. Je m’explique : Tout avait commencé par l’idolâtrie de la reine Jézabel : nous sommes à Samarie (capitale du royaume du Nord) au 9e siècle av. J.-C. Le roi Achab (qui a régné à Samarie de 875 à 853) avait épousé une princesse païenne, Jézabel, fille du roi de Sidon. Celle-ci, comme tout son peuple, pratiquait le culte des Baals : en entrant à la cour de Samarie, elle aurait dû abandonner sa religion, car le roi d’Israël se devait de proscrire de son royaume toute idolâtrie ; car l’Alliance avec le Dieu UN, était exclusive de toute autre ; c’était le sens du tout premier commandement donné par Dieu au Sinaï :  « Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi. » (Ex 20, 2).

          Mais, bien au contraire, Jézabel avait introduit à la cour de Samarie de nombreux prêtres de Baal : quatre cents prêtres de ce culte idolâtre paradaient au palais et prétendaient désormais que Baal est le vrai Dieu de la fertilité, de la pluie, de la foudre et du vent. Quant au roi Achab, trop faible, il laissait faire ! C’était la honte pour le prophète et les fidèles du Seigneur.

         Alors Élie s’était dressé pour défendre l’honneur de son Dieu, face à la paganisation croissante. Dressé avec tant de vigueur que le livre de Ben Sirac a pu dire de lui : « Alors se leva le prophète Élie, brûlant comme une torche. » (Si 48, 1-11). Il s’était fait le champion de l’Alliance : d’emblée, il s’était situé comme le représentant du Dieu d’Israël combien plus puissant que Baal. Inexorablement, les relations entre le prophète et la reine étaient devenues un concours de puissance entre le Dieu d’Israël et le Baal de Jézabel : « Mon Dieu à moi est le plus fort » était leur refrain commun.

         Élie s’était placé sur le terrain même de l’idole des Cananéens : d’après lui, seul, le Dieu d’Israël pouvait annoncer la sécheresse et la famine. Qui donc a le pouvoir de donner ou de retenir la pluie ? On va voir ce qu’on va voir. On connaît la suite : une longue période de sécheresse annoncée par Élie jusqu’au jour où Dieu lui demanda de prévenir le roi qu’il allait envoyer la pluie. Or Élie fit du zèle, pourrait-on dire, ce jour-là : au lieu de se contenter de faire ce que Dieu lui avait demandé, c’est-à-dire de porter au roi la bonne nouvelle, il décida d’en profiter pour faire un grand coup d’éclat en l’honneur de son Dieu. Pour que l’on sache bien que le Dieu d’Israël seul maîtrise les éléments, il organisa une sorte de joute entre les prophètes de Baal d’un côté et lui tout seul de l’autre.

         C’est le fameux épisode du sacrifice du mont Carmel : on construisit deux autels, un pour Baal, l’autre pour le Dieu d’Israël. Sur chacun des deux autels, on prépara un taureau pour le sacrifice. Et l’on convint que le dieu qui répondrait aux prières par le feu du ciel serait bien évidemment le vrai Dieu.

         Alors les prêtres de Baal se mirent en prière les premiers. Mais ils eurent beau implorer toute une journée leur dieu d’envoyer son feu sur leur bûcher, il ne se passa rien. Élie ne leur épargna pas les moqueries et les conseils de crier plus fort, mais rien n’y fit.

         Le soir venu, Élie se mit à prier à son tour et Dieu, aussitôt, embrasa le bûcher et le sacrifice préparé par son prophète. Celui-ci avait donc gagné la première manche devant le peuple d’Israël tout entier, médusé ; et sur sa lancée, Élie avait massacré tous les prêtres de Baal ; cela, Dieu ne le lui avait pas demandé !

         La reine Jézabel n’était pas présente à l’événement, mais lorsque le roi lui raconta l’histoire, elle entra dans une grande fureur et jura de tuer Élie. Il s’enfuit donc, descendit dans le royaume du Sud, puis dans le désert du Sinaï. Dans sa fuite, il en arrivait à désirer la mort : « Je n’en peux plus ! Maintenant, SEIGNEUR, prends ma vie, car je ne vaux pas mieux que mes pères. » (1 R 19, 4).

         Cette phrase « je ne vaux pas mieux que mes pères » était le début de sa conversion : il était en train de prendre conscience qu’il s’était trompé de Dieu et qu’il n’avait pas hésité à utiliser le violence pour des motifs religieux.  que, lui aussi, comme ses pères avait exigé que Dieu opère des prodiges. Il lui restait à découvrir que la puissance de Dieu est faite de douceur, celle qui « ne crie pas, n’élève pas le ton, ne fait pas entendre dans la rue sa clameur, ne brise pas le roseau ployé, n’éteint pas la mèche qui s’étiole... » comme dit le prophète Isaïe (Is 42, 2-3). Au bout d’une marche de quarante jours et quarante nuits, au mont Horeb (autre nom du mont Sinaï), Dieu l’attendait1 : il aura fallu tout ce long chemin à Élie pour s’apercevoir qu’il n’avait pas choisi le bon terrain et que peut-être lui-même se trompait de Dieu : comme ses adversaires, il imaginait un Dieu de puissance.

         Mais Dieu ne l’a pas abandonné pour autant, au contraire, il l’a accompagné dans sa longue marche et, peu à peu l’a converti jusqu’à se révéler à lui dans la vision émouvante du mont Horeb (1 R 19, 12) ; dernière préparation à la rencontre, la question du Seigneur à Élie réfugié dans une caverne : « Pourquoi es-tu ici, Élie ? » Élie répondit : « Je suis passionné pour le SEIGNEUR, le Dieu des puissances ; les fils d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont démoli tes autels et tué tes prophètes par l’épée ; je suis resté moi seul et l’on cherche à m’enlever la vie. »

         Puis vient cette étonnante manifestation de Dieu : il n’est ni dans l’ouragan, ni dans le feu ni dans le tremblement de terre, mais dans le murmure d’une brise légère. Et encore, notre traduction est-elle trop forte si j’ose dire. En hébreu, c’est, littéralement « le son d’un silence en poussière » : un silence, c’est l’absence de son, précisément ! Et que dire d’une poussière de silence ? C’est dire que nous sommes en présence d’un Dieu de douceur, bien loin du vacarme auquel Élie s’attendait peut-être. Mais non, Dieu n’est ni dans l’ouragan, ni dans le feu ni dans le tremblement de terre, mais dans le son du silence.

         On est bien loin de la démonstration de puissance qui avait accompagné une autre manifestation de Dieu, quelques siècles plus tôt, sur cette même montagne (Ex 19)2. Au temps de Moïse, le peuple n’était pas encore prêt à mettre sa confiance en un Dieu qui n’aurait pas déployé les forces des éléments déchaînés. À l’époque d’Élie, l’heure est venue pour une nouvelle étape de la Révélation.

         C’est l’honneur et la gloire du peuple élu d’avoir livré au monde cette révélation dont ils ont été les premiers bénéficiaires, avec Élie. C’est dire aussi à quelle douceur nous devons tendre si nous voulons être à l’image de notre Père du ciel !

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Notes

1 – D’après notre traduction liturgique « Élie entra dans une caverne et y passa la nuit ». Mais le texte hébreu précise : « Il arriva là, à la caverne et y passa la nuit ». Il s’agit d’une certaine caverne déjà connue, celle où Moïse, bien avant lui, avait eu la révélation du « SEIGNEUR, Dieu miséricordieux et bienveillant, lent à la colère, plein de fidélité et de loyauté. » (Ex 34, 6).

2 – « Il y eut des voix, des éclairs, une nuée pesant sur la montagne et la voix d’un cor très puissant… Le mont Sinaï n’était que fumée, parce que le SEIGNEUR y était descendu dans le feu ; sa fumée monta, comme la fumée d’une fournaise et toute la montagne trembla violemment. La voix du cor s’amplifia : Moïse parlait et Dieu lui répondait par la voix du tonnerre. » (Ex 19, 16… 19).

 

Complément

On ne peut pas ignorer qu’Élie n’est pas devenu un doux pour autant ! Il suffit de relire le premier chapitre du deuxième livre des Rois. Même un très grand prophète ne se convertit pas en un jour !

PSAUME  84 ( 85 ), 9-10, 11-12, 13-14

 

J’écoute : que dira le SEIGNEUR Dieu ?  
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
9  Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

10 Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
11 la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

12 Le SEIGNEUR donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
13 La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              Le psaume 84 (85) a été écrit après le retour d’Exil du peuple d’Israël : ce retour tant attendu, tant espéré. Ce devait être un merveilleux recommencement : c’était le retour au pays, d’abord, mais aussi le début d’une nouvelle vie... Dieu effaçait le passé, on repartait à neuf... La réalité est moins rose. D’abord, on a beau prendre de « bonnes résolutions », rêver de repartir à zéro (nous en savons tous quelque chose !), on se retrouve toujours à peu près pareils... et c’est très décevant. Les manquements à la Loi, les infidélités à l’Alliance ont recommencé, inévitablement.

              Ensuite, il faut dire que l’Exil à Babylone a duré, à peu de chose près, cinquante ans (de 587 à 538 av. J.-C.) ; ce sont des hommes et des femmes valides, d’âge mûr pour la plupart, qui ont été déportés et qui ont survécu à la marche forcée à travers le désert qui sépare Israël de Babylone... Cela veut dire que cinquante ans après, au moment du retour, beaucoup d’entre eux sont morts ; ceux qui rentrent au pays sont, soit des jeunes partis en 587, mais dont la mémoire du pays est lointaine, évidemment, ou bien des jeunes nés pendant l’Exil. C’est donc une nouvelle génération, pour une bonne part, qui prend le chemin du retour. Cela ne veut pas dire qu’ils ne seraient ni très fervents, ni très croyants, ni très catéchisés... Leurs parents ont eu à cœur de leur transmettre la foi des ancêtres ; ils sont impatients de rentrer au pays tant aimé de leurs parents, ils sont impatients de reconstruire le Temple et de recommencer une nouvelle vie. Mais au pays, justement, ils sont, pour la plupart des inconnus, et, évidemment, ils ne reçoivent pas l’accueil dont ils avaient rêvé ; par exemple, on sait que la reconstruction du Temple s’est heurtée sur place à de farouches oppositions.

              Dans le début de notre psaume d’aujourd’hui, on ressent bien ce mélange de sentiments ; voici des versets qui ne font pas partie de la liturgie de ce dimanche, mais qui expliquent bien le contexte : le retour d’Exil est une chose acquise : « Tu as aimé, Seigneur, cette terre, tu as fait revenir les déportés de Jacob ; tu as ôté le péché de ton peuple, tu as couvert toute sa faute ; tu as mis fin à toutes tes colères, tu es revenu de ta grande fureur. » (v. 2-4). Mais, pour autant, puisque les choses vont mal encore, on se demande si Dieu ne serait pas encore en colère : « Seras-tu toujours irrité contre nous, maintiendras-tu ta colère d’âge en âge ? » (v. 6). Alors on supplie : « Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, que nous soit donné ton salut. » (v.8).

              Et on demande la grâce de la conversion définitive : « Fais-nous revenir, Dieu notre salut » (v.5) ; toute la première partie du psaume joue sur le verbe « revenir » : « revenir » au sens de rentrer au pays après l’exil, c’est chose faite ; « revenir » au sens de « revenir à Dieu », « se convertir »; c’est plus difficile encore ! Et on sait bien que la force, l’élan de la conversion est une grâce, un don de Dieu. Une conversion qui exige un engagement du croyant : « J’écoute... que dira le Seigneur Dieu ? » « Écouter », en langage biblique, c’est précisément l’attitude résolue du croyant, tourné vers son Dieu, prêt à obéir aux commandements, parce qu’il y reconnaît le seul chemin de bonheur tracé pour lui par son Dieu. « Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles »  ; mais le compositeur de ce psaume est réaliste ! Il ajoute « Qu’ils (les fidèles) ne reviennent jamais à leur folie ! » (9c).

         La fin de ce psaume est un chant de confiance superbe, en quelque sorte « le chant de la confiance revenue », la certitude que le projet de Dieu, le projet de paix pour tous les peuples avance irrésistiblement vers son accomplissement. « La gloire (c’est-à-dire le rayonnement de la Présence de Dieu) habitera notre terre (10)... La justice marchera devant lui et ses pas traceront le chemin. (14)... Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent (11). Le psalmiste, ici, est-il bien réaliste ? Il parle comme si l’harmonie régnait déjà sur la terre ; pourtant, il n’est pas dupe, il n’est pas dans le rêve ! Il anticipe seulement ! Il entrevoit le Jour qui vient, celui où, après tant de combats et de douleurs inutiles, et de haines imbéciles, enfin, les hommes seront frères !

         Pour les Chrétiens, ce Jour est là, il s’est levé lorsque Jésus-Christ s’est relevé d’entre les morts, et, à leur tour, les Chrétiens ont chanté ce psaume, et pour eux, désormais, à la lumière du Christ, il a trouvé tout son  sens. Le psaume disait : « Son salut est proche de ceux qui l’aiment » (10) et justement le nom de Jésus veut dire « Dieu-salut » ou « Dieu sauve » ; le psaume disait : « La vérité germera de la terre » ; Jésus lui-même a dit « Je suis la Vérité » et le mot « germe », ne l’oublions pas, était l’un des noms du Messie dans l’Ancien Testament ; le psaume disait « La gloire habitera notre terre », et saint Jean, dans son Évangile dit « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire qu’il tient du Père » (Jn 1, 14) ; le psaume disait : « J’écoute, que dira le Seigneur Dieu ? » ; Jean appelle Jésus la Parole, le Verbe de Dieu ; le psaume disait : « Ce que Dieu dit, c’est la paix pour son peuple » ; lors de ses rencontres avec ses disciples, après sa Résurrection, la première phrase de Jésus pour eux sera « La paix soit avec vous » ; décidément, toute la Bible nous le dit, la paix, cette conquête apparemment impossible pour l’humanité, est pourtant notre avenir, à condition de ne pas oublier qu’elle est don de Dieu.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Complément

Lorsque nous accomplissons à la Messe le geste de paix, nous proclamons qu’elle est l’œuvre de Jésus-Christ et nous nous engageons à y collaborer.

LECTURE  DE LA LETTRE DE SAINT PAUL, APÔTRE AUX ROMAINS  9, 1-5

 

              Frères,
1            dans le Christ,
              c’est la vérité, je ne mens pas,     
              et ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint :
2            J’ai dans le cœur une grande tristesse,    
              une douleur incessante.
3            Pour les Juifs, mes frères de race,
              je souhaiterais même être maudit, séparé du Christ :
4            ils sont en effet les fils d’Israël,   
              ayant pour eux l’adoption, la gloire, les alliances,           
              la Loi, le culte, les promesses de Dieu ;
5            ils ont les patriarches,       
              et c’est de leur race que le Christ est né,  
              lui qui est au-dessus de tout,        
              Dieu béni éternellement. Amen.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

         Les huit premiers chapitres de la lettre aux Romains ont décrit, pas à pas, la démarche de la grâce, le déroulement du dessein d’amour de Dieu, depuis Adam et Abraham, jusqu’au Christ ressuscité des morts qui donne l’Esprit. Devant tout cela, Paul a dit son émerveillement, mais une grave question le préoccupe douloureusement : qu’en est-il désormais de la destinée du peuple Juif ?

         Nous savons ce qui est lui arrivé à lui, Saül, ce juif fidèle à l’extrême, lorsque, sur la route de Damas, il a vu s’écrouler toutes ses certitudes... Il a compris, ce jour-là, que croire au Christ n’est pas un reniement de sa foi juive, bien au contraire, puisque Jésus accomplit en sa personne, par sa vie, sa mort et sa résurrection, le projet de Dieu annoncé dans les Écritures. Désormais ce sera l’essentiel de sa prédication : « Je vous rappelle, écrit-il aux Chrétiens de Corinthe, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, auquel vous restez attachés et par lequel vous serez sauvés... Je vous ai transmis en premier lieu ce que j’ai reçu moi-même : Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures (selon les promesses de Dieu contenues dans les Écritures). Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. Il est apparu à Céphas et aux douze... En tout  dernier lieu il m’est aussi apparu, à moi, l’avorton. Ce que je suis, je le dois à la grâce de Dieu » (1 Co, 15, 1... 9).

         Et lorsqu’il aura à répondre au tribunal de son activité d’apôtre, après son arrestation par les autorités juives à Jérusalem, Paul déclarera : « Fort de la protection de Dieu, je continue à rendre témoignage devant petits et grands les prophètes et Moïse ont prédit ce qui devait arriver, et je ne dis rien de plus . » (Ac 26, 22).

         Mais ses frères juifs, dans leur grande majorité, non seulement ne l’ont pas suivi, mais, pour beaucoup d’entre eux sont devenus ses pires persécuteurs. À la date à laquelle Paul rédige sa lettre aux Romains, on n’en est pas encore à la séparation officielle entre juifs et chrétiens, quand ceux-ci seront chassés des synagogues et qualifiés d’apostats dans la prière juive ; mais Paul souffre profondément de l’hostilité qu’il rencontre dans toutes les communautés juives où il tente d’annoncer la Bonne Nouvelle. Alors, il se pose la question : que devient la partie du peuple élu qui ne reconnaît pas Jésus comme le Messie ? Est-elle exclue de l’Alliance ? Si c’était le cas, cela voudrait dire que l’Alliance pouvait être rompue… Dieu aurait-il repris sa liberté ? Dieu n’était donc pas tenu par ses promesses ?

         Mais si Dieu n’est pas tenu par ses promesses, les Chrétiens non plus ne peuvent pas compter sur la fidélité de Dieu ?           

          La réponse à cette question, Paul va la chercher logiquement dans l’Écriture et dans l’histoire d’Israël ; il énumère tous les privilèges du peuple choisi par Dieu, et qui sont les piliers de la foi d’Israël : « Ils ont pour eux l’adoption, la gloire, les alliances, la Loi, le culte, les promesses de Dieu ; ils ont les patriarches, et c’est de leur race que le Christ est né. »

         Pour Paul, juif imprégné des Écritures, cette liste à elle seule évoque toute l’histoire du peuple choisi : on peut essayer d’imaginer à quels passages de l’Écriture Paul faisait référence.

         Je reprends un à un chacun de ces éléments. En ce qui concerne l’adoption, Dieu lui-même avait recommandé à Moïse : « Tu diras au Pharaon : ainsi parle le SEIGNEUR : Mon fils premier-né, c’est Israël. » (Ex 4, 22). Et Osée, méditant la longue aventure de l’Exode, disait en écho : « Quand Israël était jeune, je l’ai aimé et d’Égypte, j’ai appelé mon fils. » (Os 11, 1). Paul pensait peut-être également au Deutéronome : « Vous êtes des fils pour le SEIGNEUR votre Dieu » (Dt 14, 1).

         La gloire de Dieu, c’est le rayonnement de sa Présence : or Israël a bénéficié de plusieurs manifestations de Dieu. Ce fut le cas dans la grande manifestation (dans l’orage et le feu ; Ex 19) au mont Sinaï que j’ai rappelée à propos de la première lecture. Ce fut le cas également lorsque la Présence de Dieu se manifesta au-dessus de la Tente de la Rencontre qui venait d’être dressée pour abriter l’Arche d’Alliance : « La nuée couvrit la tente de la rencontre et la gloire du SEIGNEUR remplit la demeure. » (Ex 40, 34). Dieu gratifia encore Salomon d’une manifestation semblable au moment de la dédicace du temple qui venait d’être construit (1 R 8, 10-11). Et, dans le psaume de ce dimanche, nous avons chanté : « Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre. » (Ps 85/84, 10).

         Autre privilège dont Israël pouvait être fier, cette Alliance reconduite d’âge en âge : tout avait commencé avec Abraham, puis Isaac, puis Jacob. Et au Sinaï, Dieu avait promis à son peuple : « Vous serez ma part personnelle parmi tous les peuples. » (Ex 19, 5). Et c’est bien envers le peuple et non pas seulement envers Moïse qu’il s’était engagé.

         La loi donnée à ce moment-là par Dieu était comprise comme une preuve de sa sollicitude pour son peuple, de sa volonté de le faire grandir dans la paix et la liberté. Au pied du Sinaï, le peuple avait promis « Tout ce que le SEIGNEUR a dit, nous le mettrons en pratique. » (Ex 19, 8). Et si l’on pratiquait si volontiers le culte, c’est parce que toute célébration était vécue comme une rencontre entre Dieu et son peuple pour le renouvellement de cette Alliance. En attendant le jour béni où toutes les promesses de bonheur faites par Dieu seraient enfin accomplies avec la venue du Messie.

         Et voilà que le Messie était venu… et que son peuple, dans sa grande majorité, l’avait méconnu, pire, éliminé. On comprend à quel point la question pouvait être douloureuse pour Paul, lui qui avait eu aussi sa période de refus. Mais c’est dans sa foi, et dans l’Écriture qu’il a trouvé la réponse. La longue énumération que nous venons de faire avec lui dicte la solution.

         Non, il est impossible que Dieu oublie son peuple, lui-même l’a promis : « La femme oublie-t-elle de montrer sa tendresse à l’enfant de sa chair ? Même si celles-là oubliaient, moi, je ne t’oublierai pas. » (Is 49, 15) ; « Quand les montagnes feraient un écart et que les collines seraient branlantes, mon amitié loin de toi jamais ne s’écartera et mon alliance de paix jamais ne sera branlante, dit celui qui te manifeste sa tendresse, le Seigneur. » (Is 54, 10).

         Oui, c’est sûr, d’une manière mystérieuse pour nous, mais de manière certaine, Israël reste aujourd’hui encore, le peuple élu : l’argument décisif, Paul l’a écrit à Timothée, « Dieu reste fidèle car il ne peut se rejeter lui-même. » (2 Tm 2, 13).

ÉVANGILE  DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT MATTHIEU 14, 22-33

 

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert,
22        Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque 
et à le précéder sur l’autre rive,        
pendant qu’il renverrait les foules.
23        Quand il les eut renvoyées,
il se rendit dans la montagne, à l’écart, pour prier.  
Le soir venu, il était là, seul.
24        La barque était déjà à une bonne distance de la terre,         
elle était battue par les vagues,         
car le vent était contraire.
25        Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux     
en marchant sur la mer.
26        En le voyant marcher sur la mer,      
les disciples furent bouleversés.       
Ils disaient : « C’est un fantôme »,  
et la peur leur fit pousser des cris.
27        Mais aussitôt Jésus leur parla :          
« Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
28        Pierre prit alors la parole :     
« Seigneur, si c’est bien toi,  
ordonne-moi de venir vers toi sur l’eau. »
29        Jésus lui dit : « Viens ! »       
Pierre descendit de la barque,          
et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
30        Mais, voyant qu’il y avait du vent, il eut peur ;       
et, comme il commençait à enfoncer, il cria :           
« Seigneur, sauve-moi! »
31        Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit,       
et lui dit :       
« Homme de peu de foi,       
pourquoi as-tu douté ? »
32        Et quand ils furent montés dans la barque,  
le vent tomba.
33        Alors ceux qui étaient dans la barque           
se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :
« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ceci se passe tout de suite après la multiplication des pains. Les disciples ont eu tout juste le temps de ramasser les douze corbeilles de ce qui restait, après que toute la foule ait été rassasiée. Et Jésus, nous dit Matthieu, les oblige aussitôt à quitter les lieux. On peut se demander pourquoi ; il y a peut-être deux raisons à cela : première raison, l’urgence de la mission. On se souvient d’une phrase rapportée par Marc : c’était après une longue journée à Capharnaüm et de nombreuses guérisons. Pierre et ses compagnons auraient bien retenu Jésus, mais il leur avait répondu : « Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, pour que j’y proclame aussi l’Évangile : car c’est pour cela que je suis sorti. » (Mc 1, 39). En d’autres termes, il n’y a pas de temps à perdre.

Il y a plus grave, peut-être. Matthieu, dans l’épisode des tentations (Mt 4, 1-11), nous dit bien que Jésus a dû résister à la tentation du succès. Quand le Tentateur lui avait suggéré de changer des pierres en pain pour assouvir sa propre faim, Jésus avait refusé. Ici, il venait de multiplier les pains, pour servir son peuple. Mais la deuxième tentation se profilait peut-être à l’horizon : « Jette-toi du haut du Temple » pour faire un grand coup d’éclat, avait suggéré le Tentateur (Mt 4). Et, là encore, Jésus avait su résister. Mais ici, au bord du lac, après l’impressionnant miracle des pains pour une foule nombreuse, peut-être Jésus a-t-il craint pour lui-même ou pour ses disciples le risque de céder au spectaculaire

Si c’est le cas, on comprend d’autant mieux le désir de Jésus de se ressourcer dans la prière. « Quand il eut renvoyé les foules, nous dit Matthieu, il se rendit dans la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. » Je crois que Jésus était en dialogue permanent avec son Père, mais, peut-être parfois ressentait-il le besoin de silence pour être plus disponible à l’Esprit qui lui soufflait la direction à prendre

Regardons ce qui se passe dans la barque, maintenant : « Elle était battue par les vagues,            paraît-il, car le vent était contraire ». Pierre et ses compagnons étaient des habitués du lac de Tibériade, il ne semble pas qu’ils aient été pris de panique devant le gros temps. Les choses ont changé quand ils ont vu quelqu’un s’approcher de la barque en marchant sur les vagues. Cette fois, ils ont eu peur, le prenant pour un fantôme, et ils se sont mis à crier. Alors a retenti cette voix bien connue, inimitable, comme toute voix amie, et elle disait « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! » Des mots déjà entendus, des mots d’apaisement. Toute peur cessante, Pierre s’est lancé : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l’eau. » Le même, qui avait peur, l’instant d’avant, est prêt à tout, parce qu’il a entendu la voix.

On connaît la suite : Jésus, répondant à l’élan de son disciple, a simplement dit « Viens » ; et Pierre, aussi incroyable que cela puisse paraître, Pierre a su marcher sur l’eau ! Pourquoi a-t-il regardé ailleurs ? Il a vu le vent et a pris peur. Alors, il a commencé à couler. Matthieu ne peut pas mieux décrire la condition de tout disciple : faite d’élans sincères et de fragilités. « L’esprit est ardent mais la chair est faible » disait Jésus (Mt 26, 41). Pourtant, si Jésus a dit « Viens ! », c’est parce que cela était possible, avec son aide, bien sûr. Mais il ne fallait pas regarder ailleurs et s’inquiéter de la puissance du vent. Les disciples avaient déjà vécu l’épisode de la tempête apaisée, pourtant (Mt 8, 23-27). Belle leçon, là encore : nous ne sommes jamais à l’abri d’une nouvelle reculade. Celui qui se croit le mieux assuré peut encore perdre pied, comme Pierre, ici.

Comme Pierre encore, quelques années plus tard, lors de la Passion : c’est lui qui aura le plus bel élan : « Même s’il faut que je meure avec toi, non, je ne te renierai pas. » (Mt 26, 35). Et c’est le même, qui, cette nuit-là, précisément, reniera son Maître, par trois fois.

Revenons sur le lac : Pierre, donc, prend peur et s’enfonce. Son seul tort est d’avoir regardé ailleurs, le vent trop fort. S’il n’avait pas détaché les yeux de Jésus, il aurait pu se maintenir. Retenons la leçon, ne regardons pas ailleurs. Mais il a eu alors le seul bon réflexe, dans ces cas-là, il a appelé Jésus au secours : « Seigneur, sauve-moi ! » Nos fragilités ont ceci de bon qu’elles nous inspirent la prière à laquelle le Seigneur ne résiste jamais, l’appel au secours.

« Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit » : voilà Pierre en sûreté. Mais Jésus continue : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Pourquoi attendre de sentir la main de Jésus sur lui pour faire confiance ? Jésus n’était-il pas déjà avec eux ? N’avait-il pas dit lui-même « Viens » ? Pourquoi douter qu’il nous donnera les moyens d’y arriver ?

Alors Jésus et Pierre sont montés à bord et le vent est tombé. La paix revenue, tous se prosternent : dans la voix de Jésus, dans ses gestes, ils viennent de reconnaître celui qui apporte la paix au monde. « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Il y aura encore dans la vie des disciples, dans la nôtre, d’autres élans, d’autres reniements, mais il suffira alors de dire humblement « Seigneur, sauve-moi ! » pour que nous rencontrions sa main tendue.

Repost 0
Published by Il était une Foi
commenter cet article
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:00

10-17 août

César envisage de se retirer en Narbonnaise par la Séquanie. Il marche de Langres (ou Sens) avec ses douze légions vers Alésia, la citadelle des Mandubiens, oppidum situé selon les hypothèses à Alise-Sainte-Reine, à Chaux-des-Crotenay sur le territoire des Séquanes (selon Dion Cassius) où encore Salins-les-Bains

Repost 0
Published by Il était une Foi
commenter cet article
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:00

 

Louis II de Bourbon

 

Louis II de Bourbon

 

né le 4 février 1337

 

mort au château de Montluçon le 10 août 1410 à l'âge de 73 ans


Inhumé en août 1410 dans la chapelle vieille de l'église à Souvigny, Allier

 

Détail du gisant de Louis II de Bourbon, dans l’église prieurale de Souvigny en Bourbonnais.

 

Parents

Mariage et descendance

Il épousa le 19 août 1371 à Vodable, Puy-de-Dôme Anne d'Auvergne (1358 † 1417), comtesse de Forez, fille de Béraud II dauphin d'Auvergne et de Jeanne de Forez

 

et eut:

  • Catherine († jeune)
  • Jean Ier (mars 1382 † Londres 5 janvier 1434), duc de Bourbon
  • Isabelle (vers 1390 † Poissy décembre 1452/mars 1454) sans alliance, retirée à Poissy à la fin de sa vie
  • Louis, seigneur de Beaujeu (1388 † Paris 12 septembre 1404, âgé de 16 ans et demi)

Il eut également plusieurs enfants illégitimes:

D'autres liaisons, Louis de Bourbon eut d'autres enfants naturels:

  • Philippe, tué en 1396 à Nicopolis
  • Jacques Bertrand, bailli
  • Pierrot, écuyer de Jean I de Bourbon
  • Oger, vivant en 1415.

 

 

 comte de Clermont (Clermont-en-Beauvaisis) (1371), et non de Clermont-Ferrand, ville épiscopale, dépendante du duché d'Auvergne, apanage de son cousin le duc de Berri. Guillaume de Paysac


    seigneur de Thiers

 

seigneur de Château-Chinon (Nièvre)

 

duc de Bourbon de 1356 à 1410

 

baron de Beaujeu

 

baron de Semur-en-Brionnais (Saône-et-Loire)

 

baron de Combrailles en 1400

 

comte de Forez par mariage

 

Grand capitaine de son temps

 


Il succéda à son père, tué à la bataille de Poitiers, en 1356

il avait dix-neuf ans.

 

Il fut retenu en otage par les Anglais comme garant du traité de Brétigny, il participa aux principales campagnes de Du Guesclin.

 

Pendant la minorité de Charles VI, il partagea le pouvoir avec les ducs d'Anjou, de Berry et de Bourgogne, en qualité d'oncle maternel du roi.

 

 

 

Il se distingua à la bataille de Roosebeke en 1382 puis participa à une croisade contre Tunis pour le compte des Génois.

 

Il se retira à Moulins.

 

En 1366, il fonda à Moulins l'ordre de l'Espérance ou de l'Écu d'Or.

 

ce prince sage servit avec fidélité la monarchie française pendant plus d'un demi-siècle.

 

La longueur de son règne – plus de cinquante ans –, les qualités d'honneur et de courage de ce duc au grand cœur et à l'esprit chevaleresque, son œuvre de restauration et de modernisation du duché dans des temps difficiles ont marqué le Bourbonnais.

 

En 2010, de grandes célébrations sont organisées en Bourbonnais pour commémorer le sixième centenaire de la mort du bon duc Louis.

 

Biographie

Premières armes

Il était fils de Pierre Ier (1311-1356), duc de Bourbon, et d'Isabelle de Valois, fille de Charles de Valois.

 

Sa sœur, Jeanne de Bourbon, épousa le futur roi Charles V dont il devint le beau-frère.

 

En 1356, le roi Jean II le Bon l'envoie seconder son fils Jean nommé lieutenant du roi en Languedoc, Auvergne, Périgord et Poitou.

 

À la mort de son père à la bataille de Poitiers, il reçoit la charge de Grand chambrier de France.

 

Louis commence ses faits d'armes en secourant Reims assiégé par Édouard III d'Angleterre en 1359.

 

Peu après, il est négociateur du traité de Brétigny puis devient l'un des otages livrés à la Cour d'Angleterre en échange de la libération de Jean II le Bon, qui a été fait prisonnier à Poitiers.

 

Pendant sa captivité, le duché de Bourbon est dirigé par sa mère Isabelle de Valois.

La captivité et l'anarchie en Bourbonnais

Pendant l'absence du duc, le duché de Bourbon sombre dans la chaos.

 

Les compagnies s'y installent et répandent la terreur, tandis que les seigneurs, loin de les combattre, les laissent faire ou même participent à leurs brigandages.

 

La justice est impuissante face à ces bandes, et le "grand procureur de Bourbon", un dénommé Huguenin Chauveau, ne peut que consigner les méfaits opérés par les vassaux du duc dans un ouvrage qu'il appelle le Livre Peloux.

Création de l'Ordre de l'Écu d'or (1366)

Louis II n'est libéré qu'en 1366.

 

Lorsqu'il retrouve son duché, son autorité est, on l'a vu, gravement mise à mal par les compagnies et les barons. Plutôt que de combattre ces derniers, il choisit de se les rallier en fondant un ordre de chevalerie, l'Ordre de l'Écu d'or, pour récompenser les principaux gentilshommes de ses domaines.

 

La devise de l'ordre est "Espérance"

 

Le jour de l'an 1367 a lieu une fête célébrant la création de l'ordre. Selon le chroniqueur Cabaret d'Orville, apparaît ce jour-là à la cour ducale Huguenin Chauveau qui, espérant faire justice, présente au prince son Livre Peloux.

 

Il ajoute qu'avec les amendes et autres confiscations prononcées comme châtiments, le duc pourrait renflouer ses caisses.

 

Mais Louis préfère jeter l'ouvrage au feu et accuse à juste titre le "procureur" de vouloir compromettre la noblesse de ses états1

 

Il prononce donc de fait l'amnistie pour tous les crimes commis par ses vassaux durant son absence.

 

La concorde rétablie entre les seigneurs du duché, l'armée ducale peut écraser les compagnies lors de deux campagnes en 1367 et 1368.

 

L'un des barons turbulents qu'il ramène alors en son giron est son ami le puissant seigneur Goussaut de Thoury, qu'il fait Maître d'Hôtel et qu'il sort d'affaires judiciaires plusieurs fois.

Campagnes de Charles V

Il seconde Charles V lors de la reconquête des territoires conquis par les Anglais.

 

Suivant les consignes du roi et de Bertrand Du Guesclin, de ne pas engager de bataille, mais de mener une guerre d'escarmouche, il réussit à prendre une trentaine de places fortes entre 1369 et 1374, dans le Limousin, en Bretagne et en Guyenne.

 

Une trêve signée en 1374 entre la France et l'Angleterre lui permet de vaincre des bandes de mercenaires dans son comté, puis il part en Castille combattre les Maures, mais le roi Henri II de Trastamare voulant profiter de la présence des Croisés pour attaquer le Portugal, il refuse de continuer dans l'entreprise et revient en France.

 

En 1378, Charles V l'envoie combattre Charles II le Mauvais en Normandie, où il prend la plupart de ses places fortes.

Sous Charles VI

L'oncle préféré du roi


150px-Charles6lefou.jpg

Charles VI

 

 

Après la mort de Charles V, Bourbon fait partie du conseil de régence de Charles VI

 

 Son prestige militaire et les liens étroits qui unissent les Bourbons aux Valois contribuent à faire de ce fidèle serviteur de la monarchie un personnage central sur la scène politique.

 

Son influence sur son neveu est très grande.

 

Il le seconde brillamment pendant trente ans, que ce soit à la têtes des armées royales ou sur le terrain diplomatique.

 

Le duc de Bourbon est l'oncle pour lequel Charles VI a le plus d'affection.

 

Le roi voit très régulièrement le "bon duc" qui l'accompagne dans beaucoup de ses déplacements.

 

Bourbon est écouté et respecté au Conseil du roi, bien qu'il ne prenne que rarement parti pour un clan ou un autre.

 

En cela, il suit la ligne de conduite historique de la Maison de Bourbon, celle de fidèle soutien de la monarchie.

 

En effet, sans l'appui et les largesses royaux, les maigres revenus de leur province n'auraient pas permis aux ducs de Bourbon d'occuper une place si importante dans les hautes sphères de la royauté.

 

L'influence du duc se ressent dans de nombreuses décisions symboliques royales.

 

Ainsi pour le premier anniversaire de son avènement le jeune souverain choisit pour emblème le cerf volant (ou cerf ailé), devise des Bourbons.

 

Il distribue aussi aux gens de sa cour des livrées à ses couleurs et à sa devise, tradition anglaise introduite par Louis de Bourbon.

 

Surtout, lorsqu'en 1388 Charles VI décide de gouverner par lui-même, il est le seul de ses oncles à ne pas tomber en disgrâce.

 

Il apparaît même aux yeux des "Marmousets" qui entourent et conseillent le roi comme le "prince idéal" (ou "modèle des princes"), serviteur de l'État, en opposition aux seigneurs ambitieux et tapageurs que sont les ducs de Bourgogne et de Berry.

 

Campagnes militaires

louisIIdebourbon.jpg

Louis II de Bourbon et son écuyer

 

 

 

Il combat encore les Anglais en Guyenne en 1385.

 

En 1390, il dirige, à la demande de la république de Gênes une expédition contre le royaume de Tunisie qui met le siège devant Mahdia.

 

La campagne se termine par un demi-échec, et le duc, par son attitude hautaine auprès des chevaliers, perd de sa popularité.

Expansion du duché de Bourbon

Le petit duché de Bourbon ne permet pas à l'oncle maternel du roi de rivaliser avec les grands apanages de ses rivaux Berry et Bourgogne.

 

Afin d'augmenter ses revenus, il espère annexer le duché d'Auvergne, ce qui le met en concurrence avec le duc de Berry2

 

En 1400, son neveu Édouard II de Beaujeu lui lègue le Beaujolais que convoite aussi Philippe de Bourgogne.

Un arbitre du duel entre Orléans et Bourgogne

En 1392, Louis de Bourbon a la garde son neveu lorsque celui-ci connaît sa première crise de folie.

 

Il revint en France peu après, mais, malgré sa position au conseil de régence, ne put empêcher l'anarchie qui s'installe à cause de la folie de Charles VI et des luttes entre Philippe le Hardi puis Jean sans Peur et Louis d'Orléans.

 

En 1401, lors du premier accrochage entre Philippe et Louis, il obtient avec le duc de Berry leur réconciliation.

 

À partir de 1405, il prend parti pour son neveu Orléans car il désapprouve la volonté du duc de Bourgogne de partager le pouvoir avec les États provinciaux.

 

Lorsqu'en 1407 le duc d'Orléans est assassiné, le vieux prince décide de se retirer dans ses terres et envisage de s'établir dans un couvent de Célestins.

 

En effet, l'arrivée au pouvoir de Jean sans Peur en 1409 met un terme à son influence sur le gouvernement royal.

 

Son duché est de plus pris en tenaille d'un côté par les possessions du duc de Bourgogne (qui menace le Beaujolais), de l'autre par celles du duc de Berry.

 

De retour à la Cour en novembre 1408, alors que l'on craint que Jean sans Peur marche sur Paris pour s'emparer du pouvoir, Louis de Bourbon organise l'"enlèvement" du roi, le conduit hors de la capitale et le met en sécurité à Tours.

Ralliement aux Armagnacs et fin de vie

La guerre civile lui faisant horreur, le vieux duc de Bourbon refuse dans un premier temps d'adhérer à la Ligue de Gien conclue en avril 1410 et créant le parti des Armagnacs.

 

Son fils le comte de Clermont ayant rejoint ces derniers, il le tance très sévèrement.

 

Au début de l'été, il se décide finalement à rejoindre les princes d'Orléans dans leur lutte contre Jean sans Peur, mais il meurt en chemin le 19 août 1410, à soixante-treize ans.

 

Il fut considéré comme le premier fondateur de l'État Bourbonnais, celui qui a assuré sa puissance future.

 

église prieurale de Souvigny

 

chapellevieillesouvigny.jpg
Enumération des tombeaux dans la chapelle vieille de Souvigny (Allier)

 

mausoleelouisII.jpg
Mausolée de Louis II duc de Bourbon et de son épouse Anne Dauphine (église de Souvigny -Allier)

 

mausoleelouisII2.jpg
Mausolée de Louis II duc de Bourbon et de son épouse Anne Dauphine (église de Souvigny -Allier)

 

mausoleelouisII3.jpg
Mausolée de Louis II duc de Bourbon et de son épouse Anne Dauphine (église de Souvigny -Allier)
Repost 0
Published by Il était une Foi - dans Famille de Bourbon
commenter cet article

Forum


Image Hosted by ImageShack.us
louis XX 01

Image Hosted by ImageShack.us

 


capetiens
(Pierre-Yves Guilain)
Cercle de réflexion royaliste

Heraldique-Noblesse
Joinville et ses princes
Amis et passionnés du Père-Lachaise
Pere-Lachaise
lescimetières
Généalogie, cimetières, patrimoine parisien
graveyart: sur les cimetières parisiens (en hollandais)

Histoires des souverains d'Europe et images de leurs tombeaux 

kaisergruft

(site sur les sépultures des Habsbourg notamment sur la crypte des Capucins)

MAISON CIVILE DU ROI. (1)

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)- Paris, 1816



Image Hosted by ImageShack.us

Introduction

  Accueil



Rois de France


Génobaud
roi Franc
(légendaire)
à la fin du IVe siècle
354-419
Sunnon
roi Franc des Ampsivares 
et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
388-xxx
Marcomir
roi Franc des Ampsivares 
et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
Pharamond
Image Hosted by ImageShack.us

Duc des Francs Saliens 

(légendaire)
ancêtre mythique des Mérovingiens
Clodion le Chevelu
Image Hosted by ImageShack.us

Duc des Francs saliens
428 - 448

Image Hosted by ImageShack.us
Duc des Francs saliens 
(incertain)
448 - 457
Childéric Ier
Image Hosted by ImageShack.us
Duc et Roi des Francs saliens
457 - 481
Clodomir
Image Hosted by ImageShack.us
Roi d'Orléans
511524
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Metz
(futur Austrasie)
511534
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie
511561
Roi des Francs
558561
Roi d'Austrasie
53454
Théodebald Ier
(Thibaut)
Roi d'Austrasie
548555
561567
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie 
Roi de Bourgogne
561592
Image Hosted by ImageShack.us
Roi d'Austrasie
561575
Roi d'Austrasie
Roi d'Austrasie
595 - 612
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Bourgogne
595613
Roi d'Austrasie
61261
sous la régence de Brunehilde
Roi de Bourgogne
Roi d'Austrasie
613
Roi de Neustrie
584629
Roi de Paris
595
629
Roi des Francs
613629
Roi des Francs (sans l'Aquitaine)
629639
Roi des Francs
632639
Caribert II
 Roi d'Aquitaine
629632
Roi de Neustrie, de Bourgogne
639657
Roi d'Austrasie
656657
Roi d'Austrasie
639656
Childebert III l'Adopté
Roi d'Austrasie
657662
Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie, de Bourgogne
65767






Roi d'Austrasie
662675
Occupe la Neustrie
673675







Roi de Neustrie
673691
Roi des Francs 

(en fait uniquement de Neustrie)
L'Austrasie étant aux mains
de Pépin de Herstal
679
691

Image Hosted by ImageShack.us
Roi de Neustrie, Bourgogne et Austrasie
675 - 676
Image Hosted by ImageShack.us
Roi d'Austrasie
676679
Clovis IV








Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
691695









Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
695711
Dagobert III









Roi des Francs de 711 à 715
Chilpéric II









roi des Francs de Neustrie et des Burgondes
de 715 à 719
puis de tous les Francs de 719 à 721.
C
lotaire IV


T
hierry IV









Childéric III
Image Hosted by ImageShack.us
roi des Francs, de Neustrie
de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

************

 

 


Pépin III le Bref
Image Hosted by ImageShack.us
Carloman Ier
Image Hosted by ImageShack.us
C
harles Ier
dit Charles le Grand
CHARLEMAGNE

Image Hosted by ImageShack.us
Louis Ier dit le Pieux
ou «le Débonnaire»
Image Hosted by ImageShack.us
Lothaire Ier
Image Hosted by ImageShack.us
Lothaire II

Image Hosted by ImageShack.us
C
harles II dit le Chauve
Image Hosted by ImageShack.us
Louis II dit le Bègue
Image Hosted by ImageShack.us
Louis III de France
Image Hosted by ImageShack.us
C
arloman II de France
Image Hosted by ImageShack.us
Charles III dit le Gros
Image Hosted by ImageShack.us
Eudes Ier de France
Robertin
Image Hosted by ImageShack.us
Charles III dit le Simple
Image Hosted by ImageShack.us

Robert le Fort
Image Hosted by ImageShack.us
Robert Ier de France

Image Hosted by ImageShack.us

Hugues le Grand
Image Hosted by ImageShack.us
Raoul Ier de France
aussi appelé Rodolphe

Image Hosted by ImageShack.us
Louis IV dit d'Outremer
Image Hosted by ImageShack.us
Lothaire de France
Image Hosted by ImageShack.us
Louis V dit le Fainéant
Image Hosted by ImageShack.us
Dernier roi de la lignée
des Carolingiens
Image Hosted by ImageShack.us

H
ugues Capet
Image Hosted by ImageShack.us
Robert II le Pieux
Image Hosted by ImageShack.us
Hugues II de France
Image Hosted by ImageShack.us
(1007-1025)
Roi de France associé
1017 - 1025
Henri Ier de France
Image Hosted by ImageShack.us
Philippe Ier de France
Image Hosted by ImageShack.us
Louis VI le Gros
Image Hosted by ImageShack.us
Louis VII Le Jeune
Image Hosted by ImageShack.us
Philippe II Auguste
Image Hosted by ImageShack.us

Louis VIII le Lion
Image Hosted by ImageShack.us

Louis IX (Saint Louis)
Image Hosted by ImageShack.us
Philippe III de France
dit le Hardi
http://www.visite-de-rouen.com/images/philippe_3.jpg
Philippe IV le Bel
image
Louis X le Hutin
http://www.livois.com/phpgedview/media/Louis_X_le_Hutin.jpg
Jean Ier le Posthume

image






Philippe V
le Long
http://www.livois.com/phpgedview/media/Philippe_V_le_Long.jpg
Charles IV le Bel
http://www.livois.com/phpgedview/media/Charles_IV_le_Bel.jpg
Valois
Philippe VI le Fortuné
http://www.france-pittoresque.com/rois-france/img/philippe-VI.gif
Jean II le Bon
image
Charles V le Sage
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0014/m502004_97de1712_p.jpg
Charles VI le Fol ou le Bien-Aimé
image
Charles VII le Victorieux
image
Louis XI de Valois
http://jargeau-tourisme.com/img/louis11.jpg
Charles VIII de Valois
image
Louis XII d'Orléans
image
François Ier d'Angoulème
image
Henri II d'Angoulème
image
François II d'Angoulème
image
Charles IX d'Angoulème
image
Henri III d'Angoulème
image