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Gazettes & Sites Royaux

rois.jpg
 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 00:00

 

Recto du premier sceau connu de la ville (1303).

Recto du premier sceau connu de la ville (1303)

 

Dans la lutte qu'ils menaient depuis 1280 contre l'Inquisition, les Carcassonnais ne pouvaient l'emporter qu'avec l'appui du roi Philippe le Bel qui, au début du XIVe siècle, leur était favorable car le souverain s'inquiétait des abus de l'Office.

 

Les Languedociens croient dès lors être débarrassés de la tyrannie des dominicains et Bernard Délicieux va jusqu'à prêcher ouvertement l'insurrection, tandis que, en 1303, le consul Élie Patrice contrôle Carcassonne où l'église des dominicains est victime d'exactions : portail enfoncé, vitraux brisés… Le roi, constatant que la ville échappe à son autorité, décide de venir dans le Midi, mais lors de son séjour à Carcassonne, au début de 1304, il est excédé par les outrances d'Elie Patrice et de Bernard Délicieux, si bien qu'il affirme la souveraineté du pape sur l'Inquisition.

 

Cela déçoit énormément les Languedociens qui veulent tout simplement remplacer Philippe par Fernand, fils du roi de Majorque Jacques II, dont le royaume avait été fondé en 1262 au partage de l'héritage du roi d'Aragon Jacques Ier.

 

D'autres causes ont pu s'ajouter qui expliqueraient le comportement étonnant des Carcassonnais, mais le résultat est que, le 29 mars 1305, vingt-huit conjurés réunis à la maison commune par E. Patrice chargent B. Délicieux d'adresser à Fernand une lettre qu'il porte à la cour majorquine près de Perpignan. Or, Jacques II fait échec à cette proposition, car, en délicatesse avec le roi d'Aragon qui veut réunifier son royaume, il compte s'appuyer sur Philippe le Bel dont il est vassal pour Montpellier.

 

Dans ces conditions, l'opération projetée apparaît d'une naïveté politique incroyable, et le roi de France, mis au fait du complot qu'il assimile à une trahison, réagit énergiquement : quinze Carcassonnais, dont Élie Patrice, sont pendus le 28 septembre, tandis que le consulat est suspendu pour deux ans ; de plus, la ville paie 3 000 livres d'amende et les prisonniers réintègrent la prison inquisitoriale de la Mure. Seul, Bernard Délicieux échappe pour un temps à la justice, malgré les efforts des inquisiteurs.

 

Denisova (E.), La «rage carcassonnaise», 2011.

 

 

Claude Marquié

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 00:00

Louis Antoine de Bourbon-Condé adulte, par Jean-Michel Moreau, château d'Aulteribe.

Louis Antoine de Bourbon-Condé adulte

par Jean-Michel Moreau, château d'Aulteribe

 

Louis Antoine Henri de Bourbon-Condé

duc d’Enghien

 

(Chantilly, 1772

 

prince du sang français

 

Il est le 10e et dernier duc d'Enghien

 

fusillé dans les fossés du Château de Vincennes le 21 mars 1804


File:Enghiencol.jpg

Colonne mortuaire érigée dans les fossés de Vincennes

 
Image illustrative de l'article Sainte-Chapelle de Vincennes

Inhumé dans la Sainte-Chapelle de Vincennes  (Val-de-Marne)
 

Biographie

Fils unique de Louis, dernier prince de Condé et de Louise Marie Thérèse Bathilde d'Orléans, il est le dernier descendant de la Maison de Condé.

 

Après un début d'union romanesque, ses parents se séparent en 1781.

 

Sa mère est confinée au château de Chantilly.


File:Enghien.jpg

Le duc d’Enghien enfant

Dès 1789, quelques jours après la chute de la Bastille et devant les troubles révolutionnaires, le jeune duc d'Enghien, âgé de 17 ans, rejoint l'Armée des émigrés qui se forme outre-Rhin sous le commandement de son grand-père, le prince de Condé et de son père, le duc de Bourbon.

 

Le but de cette armée est de marcher sur la France pour restaurer l'Ancien Régime.

 

En 1792, le duc d'Enghien prend la tête de l'auto-proclamée Armée Royale Française.

 

Cette dernière s'engage dans la tentative d'invasion (avortée) de la France aux côtés des armées alliées autrichienne et prussienne réunies sous le commandement du duc Charles-Guillaume Ferdinand de Brunswick.

 

Néanmoins, le 2 février 1794, il reçoit des mains du comte de Provence la Croix de Saint-Louis pour son comportement valeureux dans l'armée de Condé1

 

Il se réfugie à Ettenheim, dans le margraviat de Bade, à quelques lieues de la frontière française.

 

Ses projets de mariage avec la princesse Caroline de Bade ayant été contrariés par le margrave Charles-Frédéric, il vit ouvertement avec la femme de sa vie, Charlotte de Rohan-Rochefort2,3

Arrestation et exécution

Article détaillé : Affaire du Duc d'Enghien
 

Napoléon Bonaparte, Premier Consul de France, le soupçonne d'être à l'origine d'un nouveau complot royaliste en compagnie de Dumouriez4, à la suite d'une perquisition chez Armand de Chateaubriand (le cousin de François-René de Chateaubriand) qui fut fusillé plus tard.

 

Il le fait enlever par une troupe de soldats menés par le général Ordener dans la nuit du 15 au 16 mars 1804.


File:Arrestation du duc.jpg

Le duc d'Enghien arrêté dans sa maison d'Ettenheim

 

Bonaparte ne tarde pas à découvrir la vérité, grâce à des papiers saisis par les membres de l'opération, prouvant que le duc d'Enghien porte les armes contre la République et envoie des assassins, par le biais de l'Angleterre, contre la personne du premier consul.

 

Le duc est presque immédiatement traduit devant un conseil de guerre présidé par Pierre-Augustin Hulin.


File:Le jugement du duc.jpg

Le duc d'Enghien devant ses juges

 

Après un simulacre de jugement, il est condamné à mort et fusillé dans les fossés du Château de Vincennes le 21 mars 1804.

File:Exécution du Duc d'Enghien 1804 03 21.jpg

Son corps est jeté dans une tombe creusée à l'avance au pied du Pavillon de la Reine.

 

Cette exécution, presque sans intérêt politique, soulève des vagues d'indignation dans les cours européennes.

 

Les royalistes accusent Bonaparte de s'être lâchement débarrassé du dernier descendant de l'illustre Maison de France.

 

Mais beaucoup de ceux qui s'étaient émus du sort du duc d'Enghien se rallièrent à Napoléon dès que celui-ci parut solidement installé sur son nouveau trône d'« Empereur des Français »

 

Plus tard, la Restauration fait du duc d'Enghien un des martyrs de la royauté.

 

En 1816, Louis XVIII fait transporter les cendres du duc d'Enghien dans la Sainte-Chapelle de Vincennes, sous un monument d'Alexandre Lenoir.

 

En 1832, le légitimiste Édouard d'Anglemont lui consacre une tragédie.

 

Dans ses Mémoires d'outre-tombe (1848), Chateaubriand écrit des pages admirables sur l'exécution du duc d'Enghien, qui l'a profondément marqué. Antoine, comte Boulay de la Meurthe (1761-1840), stigmatise cette exécution qui reste à ses yeux pour l'Empire, non seulement un « crime », mais pire une « faute »

 

À l'image des généraux vendéens, son souvenir reste aujourd'hui vivace dans les milieux royalistes.

 

Le bicentenaire de sa mort est l'occasion de colloques et de débats.

 


L’affaire du duc d’Enghien, une machination contre Napoléon Thèse opposée à la responsabilité de Napoléon dans cette affaire.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 00:00

Fichier:Ferdinand Barbedienne by Thomas Couture.jpg

 

 

Ferdinand Barbedienne

 

(1810-1892)

 

industriel français.

 

Il est connu pour sa fonderie de bronze de reproduction d'art

 

Né le 10 Janvier 1810

 

Décédé le 21 Mars 1892

 

 

repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris

 

Biographie

Fils d’un modeste cultivateur normand, il réalise une première fortune dans les papiers peints dans une affaire installée au 24 et 26 rue Notre-Dame-des-Victoires à Paris, avant de s’associer en 1838 avec le mécanicien Achille Collas (1795-1859), qui venait d’inventer un procédé de réduction d'objets d'art en bronze.

 

En 1839, Barbedienne fonde la maison où il fait reproduire en bronze et en réduction un grand nombre d'œuvres sculptées conservées dans des musées européens pour pouvoir orner les intérieurs modernes.

 

Son idée est de démocratiser l'art, en rendant finacièrement accessible des reproductions fidèles de chefs d'œuvre.

 

Les thèmes choisis sont souvent allégoriques, et puisent largement dans le répertoire antique.

 

Il édite également sous contrat les œuvres de sculpteurs contemporains comme Barye, Fremiet, Gardet, Mène, Chapu, Fabio Stecchi ou Eugène Aizelin, et crée de très nombreux modèles de bronze d’ameublement, des émaux, cloisonnés, hauts et bas-reliefs en bois, etc.

 

N'ayant pas eu d'enfant, c'est son neveu et successeur, Gustave Leblanc-Barbedienne, qui développe la fonderie en se spécialisant dans les bronzes monumentaux.

 

Les ateliers se trouvaient rue de Lancry, Paris Xème. En France, beaucoup de monuments aux morts sont signés Leblanc-Barbedienne.

 

 

La qualité de la fonte, de la ciselure et de la patine, propres à la technique de Barbedienne ont fait que progressivement, la signature du fondeur a gagné en importance.  

 

Notamment grâce à Ferdinand Barbedienne, le rapport de sculpteur à fondeur est devenu analogue au rapport entre le compositeur et l'interprète pour la musique.

 

Références dans la culture

Bibliographie

  • A. de Champeaux, Dictionnaire des fondeurs, ciseleurs, modeleurs en bronze et doreurs depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque actuelle, Paris, Rouam, Londres, Gilbert & Cie, 1886, vol. I (A - C), (Barbedienne, p. 59-68)
  • Catherine Chevillot, « Les Stands industriels d’édition de sculptures à l’Exposition universelle de 1889 : l’exemple de Barbedienne », La Revue de l’Art, 1992, n° 95, p. 61-67
  • Elisabeth Lebon, Dictionnaire des fondeurs de bronze d’art, France 1890-1950, Perth, Marjon éditions, 2003
  • Bernard Metman, « La Petite sculpture au XIXe siècle. Répertoire », Documents sur la sculpture française et répertoire des fondeurs du XIXe siècle, Archives de l’art français (Société d’Histoire de l’Art français), 1989, t. XXX, p. 175-218
  • Florence Rionnet, « Barbedienne ou la fortune de la sculpture au XIXe siècle », Bulletin de la Société de l’Histoire de l’Art français, année 2001, 2002, p. 301-324
  • Florence Rionnet, Le rôle de la Maison Barbedienne (1834-1954) dans la diffusion de la sculpture aux XIXe et XXe siècles. Considérations sur les bronzes d’édition et l’histoire du goût, Université de Paris-Sorbonne (Paris-IV), sous la direction de M. Bruno Foucart, 5 volumes, juin 2006
  • Florence Rionnet, La Maison Barbedienne. Correspondances d’artistes, Paris, CTHS, "format" n°65, 2008

 

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 00:00

LECTURE DU LIVRE DE L’EXODE  17, 3-7

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              En ces jours-là,
3            dans le désert, le peuple, manquant d’eau,
              souffrit de la soif.
              Il récrimina contre Moïse et dit :
              « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?
              Était-ce pour nous faire mourir de soif
              avec nos fils et nos troupeaux ? »
4            Moïse cria vers le SEIGNEUR :
              « Que vais-je faire de ce peuple ?
              Encore un peu, et ils me lapideront ! »
 5           Le SEIGNEUR dit à Moïse :
              « Passe devant le peuple,
              emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,
              prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,
              et va !
6            Moi, je serai là, devant toi,
              sur le rocher du mont Horeb.
              Tu frapperas le rocher,
              il en sortira de l’eau,
              et le peuple boira ! »
              Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.
7            Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)
              et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),
              parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au SEIGNEUR,
              et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :
              « Le SEIGNEUR est-il au milieu de nous,
              oui ou non ? »
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              On a beau chercher sur la carte du désert du Sinaï, le lieu dit « Massa et Meriba »  n’existe pas ; c’est un nom symbolique : Massa veut dire « défi », Mériba veut dire « accusation » parce que, effectivement, c’est l’histoire d’un défi, d’une accusation, presque d’une mutinerie qui s’est passée là.  L’histoire se passe à « Rephidim », en plein désert, quelque part entre l'Égypte et Israël : le texte dit simplement : « Les fils d’Israël campaient dans le désert à Rephidim » ; Moïse guidait la marche du peuple, hommes, femmes, enfants, troupeaux, de campement en campement, de point d’eau en point d’eau. Mais un jour, à l’étape de Rephidim, l’eau a manqué. On imagine bien qu’en plein désert, en pleine chaleur par-dessus le marché, le manque d’eau peut vite devenir gravissime et cela peut dégénérer. En quelques heures, la déshydratation devient une question de vie ou de mort et la panique peut nous prendre.

              Ce n’est évidemment pas la bonne attitude ! La seule bonne attitude serait la confiance : il aurait fallu trouver la force de se dire « Dieu nous veut libres, il l’a prouvé, donc il nous fera trouver les moyens de survivre ».

              Au lieu de cela, la panique a pris tout le peuple. Que fait-on quand on se laisse envahir par la panique ? Nos ancêtres du treizième siècle av. J.-C. ont fait exactement ce que nous ferions aujourd’hui : ils s’en sont pris au gouvernement ; et le gouvernement de l’époque, c’est Moïse. C’était tentant de s’en prendre à lui ; parce que c’est bien joli de fuir l’Égypte pour conquérir sa liberté... Mais si c’est pour mourir ici, en plein désert, à quoi bon ? Mieux vaut être esclave et vivant... que libre et mort... Et comme, en plus, on a toujours tendance à embellir les souvenirs, ils commencent tous à s’attendrir sur le passé et sur les délicieuses marmites et l’eau en abondance qu’ils avaient chez leurs maîtres en Égypte.

              En fait, bien sûr, la mutinerie contre Moïse vise quelqu’un d’autre... Dieu lui-même, parce qu’on sait bien que si Moïse a conduit le peuple jusque-là, c’est en se référant à un ordre qu’il dit avoir reçu jadis, quand Dieu lui a parlé dans un buisson en feu et qu’il lui a dit « Descends en Égypte et fais sortir mon peuple »... Mais qu’est-ce que c’est que ce Dieu qui prétend libérer une nation et qui l’amène crever de faim et de soif dans un désert stérile ?

              La phrase : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » peut vouloir dire deux choses : dans un premier temps, on trouve que Moïse s’est bien mal débrouillé « tu nous as fait sortir d’Égypte, c’est entendu, mais si c’est pour en arriver là, tu aurais mieux fait de t’abstenir » ... les heures passant, le ton monte et l’angoisse aussi. Et on en arrive à faire un véritable procès d’intention à Moïse et surtout à Dieu : sur le thème : « On a compris ; tu nous as fait sortir, tu nous as amenés au fin fond du désert pour qu’on y meure de soif, pour te débarrasser de nous ».

              Alors le texte dit que Moïse se mit à crier vers Dieu : « Que dois-je faire pour ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! ». Et Dieu répond : « Emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Alors Moïse a frappé le rocher et le peuple a pu étancher sa soif.

              Cette eau qui jaillit, c’est la soif apaisée, d’abord, et déjà c’est un immense soulagement. Mais c’est encore plus : c’est la certitude retrouvée que Dieu est bien là, « au milieu de son peuple » comme on dit, c’est-à-dire à ses côtés et qu’il mène lui-même son peuple sur le chemin de la liberté ... Ce dont on n’aurait jamais dû douter.

              Et voilà pourquoi, dans la mémoire d’Israël, ce lieu ne s’appelle plus Rephidim, comme si c’était le nom d’un campement parmi d’autres ; ce qui s’y est passé est trop grave. « Moïse donna à ce lieu le nom de ce lieu s’appelle « Massa et Meriba » : c’est-à-dire « Épreuve et Querelle », parce que les fils d’Israël avaient accusé le SEIGNEUR et parce qu’ils l’avaient mis au défi, en disant « le SEIGNEUR est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n’y est-il pas ? » En langage moderne, on dirait « le Seigneur est-il pour nous ou contre nous ? »

              Cette tentation de douter de Dieu est aussi la nôtre quand nous rencontrons des difficultés ou des épreuves : le problème est bien toujours le même, tellement toujours le même qu’on en est venu à dire qu’il est « originel », c’est-à-dire qu’il est à la racine de tous nos malheurs. L’auteur du récit du jardin d’Éden n’a fait que transposer l’expérience de Massa et Meriba pour nous faire comprendre que le soupçon porté sur Dieu empoisonne nos vies. Adam confronté à un commandement qu’il ne comprend pas écoute la voix du soupçon qui prétend que Dieu ne veut peut-être pas le bien de l’humanité... Chacun de nous rencontre des difficultés à faire confiance, quand vient l’épreuve de la souffrance ou la difficulté de rester fidèles aux commandements... Qui nous dit que Dieu nous veut vraiment libres et heureux ?

              Quand le Christ enseignait le Notre Père à ses disciples, c’était précisément pour les installer dans la confiance filiale ; « ne nous laisse pas succomber à la tentation » pourrait se traduire « tiens-nous si fort que nos Rephidim ne deviennent pas Massa », ou si vous préférez « que nos lieux d’épreuve ne deviennent pas lieux de doute ». Dans la difficulté, continuer à appeler Dieu « Père », c’est affirmer envers et contre tout qu’il est toujours avec nous.

PSAUME   94 (95), 1-2. 6-7. 8-9

 

1       Venez, crions de joie pour le SEIGNEUR,         
         acclamons notre Rocher, notre salut !      
2       Allons jusqu'à lui en rendant grâce,         
         par nos hymnes de fête acclamons-le !

 6       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,   
         adorons le SEIGNEUR qui nous a faits. 
7       Oui, il est notre Dieu :      
         nous sommes le peuple qu'il conduit.

          Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?   
8       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert    
9       où vos pères m'ont tenté et provoqué,     
         et pourtant ils avaient vu mon exploit. »
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           Dans la Bible le texte de la dernière strophe que nous venons d’entendre est légèrement différent ; le voici : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? Ne fermez pas votre cœur comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit ». C’est dire que ce psaume est tout imprégné de l’expérience de Massa et Mériba ; on comprend bien pourquoi nous le chantons pour ce troisième dimanche de Carême, en écho au récit de Massa et Mériba, qui est la première lecture.

           Dans cette simple strophe, est résumée toute l’aventure de notre vie de foi, personnelle et communautaire. C’est ce que l’on peut appeler, au vrai sens du terme, la « question de confiance ». Pour le peuple d’Israël, la question de confiance s’est posée à chaque difficulté de la vie au désert : « Le SEIGNEUR est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n’y est-il pas ? » ce qui revient à dire « Peut-on lui faire confiance ? S’appuyer sur lui ? Être sûr qu’il nous donnera à chaque instant les moyens de nous en sortir... ? »

            La Bible dit que la foi, justement, c’est tout simplement la confiance. Cette question de confiance, telle qu’elle s’est posée à Massa et Meriba, est l’un des piliers de la réflexion d’Israël ; la preuve, c’est qu’elle affleure sous des quantités de textes bibliques ; et, par exemple, le mot qui dit la foi en Israël signifie « s’appuyer sur Dieu » ; c’est de lui que vient le mot « Amen » qui dit l’adhésion de la foi : il signifie « solide », « stable » ; on pourrait le traduire « j’y crois dur comme pierre » (en français on dit plutôt « dur comme fer »).

            Toute une autre série de textes brodent sur le mot « écouter », parce que quand on fait confiance à quelqu’un, on l’écoute. D’où la fameuse prière juive, le « Shema Israël » : « Écoute Israël, le SEIGNEUR ton Dieu est le SEIGNEUR UN. Tu aimeras le SEIGNEUR ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit, de toutes tes forces »... Tu aimeras, c’est-à-dire tu lui feras confiance.

            Pour écouter, encore faut-il avoir l’oreille ouverte : encore une expression qu’on rencontre à plusieurs reprises dans la Bible, dans le sens de mettre sa confiance en Dieu ; vous connaissez le psaume 39/40  « tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu m’as ouvert l’oreille » ; ou encore ce chant du serviteur d’Isaïe : « Le SEIGNEUR Dieu m’a ouvert l’oreille... » (Is 50, 4-5). Et les mots « obéir, obéissance » sont de la même veine : en hébreu comme en grec, quand il s’agit de l’obéissance à Dieu, ils sont de la même racine que le verbe écouter, au sens de faire confiance. En français aussi, d’ailleurs, puisque notre verbe « obéir » vient du verbe latin « audire » qui veut dire « entendre ».  

            Cette confiance de la foi est appuyée sur l’expérience... Pour le peuple d’Israël, tout a commencé avec la libération d’Égypte ; c’est ce que notre psaume appelle « l’exploit de Dieu » : « Et pourtant ils avaient vu mon exploit. » (verset 9). Cette expérience, et de siècle en siècle, pour les générations suivantes, la mémoire de cette expérience vient soutenir la foi : si Dieu a pris la peine de libérer son peuple de l’esclavage, ce n’est pas pour le laisser mourir de faim ou de soif dans le désert.

                        Et donc, on peut s’appuyer sur lui comme sur un rocher... « Acclamons notre rocher, notre salut », ce n’est pas de la poésie : c’est une profession de foi. Une foi qui s’appuie sur l’expérience du désert : à Massa et Meriba, le peuple a douté que Dieu lui donne les moyens de survivre... Mais Dieu a quand même fait couler l’eau du Rocher ; et, désormais, on rappellera souvent cet épisode en disant de Dieu qu’il est le Rocher d’Israël.

                        Le récit du paradis terrestre, lui-même, peut se lire à la lumière de cette réflexion d’Israël sur la foi, à partir de l’épisode de Massa et Meriba : pour Adam, c’est-à-dire chacun d’entre nous, la question de confiance peut se poser sous la forme d’un obstacle, une limitation de nos désirs (par exemple la maladie, le handicap, la perspective de la mort)... Ce peut être aussi un commandement à respecter, qui limite apparemment notre liberté, parce qu’il limite nos désirs d’avoir, de pouvoir... La foi, alors, c’est la confiance que, même si les apparences sont contraires, Dieu nous veut libres, vivants, heureux et que de nos situations d’échec, de frustration, de mort, il fera jaillir la liberté, la plénitude, la résurrection.

                        Pour certains d’entre nous la question de confiance se pose chaque fois que nous ne trouvons pas de réponse à nos interrogations : accepter de ne pas tout savoir, de ne pas tout comprendre, accepter que les voies de Dieu nous soient impénétrables exige parfois de nous une confiance qui ressemble à un chèque en blanc... Il ne nous reste plus qu’à dire comme Pierre à Capharnaüm, « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».

                        Quand saint Paul dit dans la lettre aux Corinthiens « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » on peut traduire « Cessez de lui faire des procès d’intention, comme à Massa et Meriba » ou quand Marc dit dans son Évangile « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle », on peut traduire « croyez que la Nouvelle est bonne », c’est-à-dire croyez que Dieu vous aime, qu’il n’est que bienveillant à votre égard.

                Ce choix résolu de la confiance, il est à refaire chaque jour : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? » Je lis cette phrase comme très libérante : chaque jour est un jour neuf, aujourd’hui, tout est de nouveau possible. Chaque jour nous pouvons réapprendre à « écouter », à « faire confiance » : c’est pour cela que ce psaume 94 est le premier chaque matin dans la liturgie des heures ; et que chaque jour les juifs récitent deux fois leur profession de foi (le SHEMA Israël) qui commence par ce mot « Écoute ». Et le texte d’Isaïe que je citais tout-à-l’heure à propos du Serviteur le dit bien : « Le SEIGNEUR Dieu m’a donné une langue de disciple... Matin après matin, il me fait dresser l’oreille, pour que j’écoute, comme les disciples. »

                        Dernière remarque, le psaume parle au pluriel : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? »... Cette conscience de faire partie d’un peuple était très forte en Israël ; quand le psaume 94  dit « Nous sommes le peuple que Dieu conduit », là non plus, ce n’est pas de la poésie, c’est l’expérience d’Israël qui parle ; dans toute son histoire, on pourrait dire qu’Israël parle au pluriel. « Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous » sous-entendu sans vous demander où vous en êtes chacun dans votre sensibilité croyante ; nous touchons peut-être là un des problèmes de l’Église actuelle : dans la Bible, c’est un peuple qui vient à la rencontre de son Dieu... « Venez, crions de joie pour le SEIGNEUR, acclamons notre rocher, notre salut ! »

LECTURE DE LA LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX ROMAINS  5, 1-2. 5-8

               Frères,
1            nous qui sommes devenus justes par la foi,
              nous voici en paix avec Dieu
              par notre Seigneur Jésus Christ,
2            lui qui nous a donné, par la foi,
              l’accès à cette grâce
              dans laquelle nous sommes établis ;
              et nous mettons notre fierté
              dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
5            Et l’espérance ne déçoit pas,
              puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs
              par l’Esprit Saint qui nous a été donné.
6            Alors que nous n’étions encore capables de rien,
              le Christ, au temps fixé par Dieu,
              est mort pour les impies que nous étions.
7            Accepter de mourir pour un homme juste,
              c’est déjà difficile ;
              peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.
8            Or, la preuve que Dieu nous aime,
              c’est que le Christ est mort pour nous,
              alors que nous étions encore pécheurs.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              Le chapitre 5 marque un tournant dans la lettre aux Romains : jusque-là, Paul parlait du passé de l'humanité (des païens comme des croyants) ; désormais il parle de l'avenir, un avenir transfiguré pour les croyants, par la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

              Peut-être pour comprendre la pensée de Paul, faut-il lire ce texte en commençant par la fin : premièrement, le Christ a accepté de mourir pour nous, alors que nous étions pécheurs ; deuxièmement, l'Esprit Saint nous a été donné, et avec lui, c'est l'amour même de Dieu qui s'est répandu dans nos cœurs ; troisièmement, désormais, tout notre orgueil est là, nous espérons et nous savons que nous aurons part à la gloire de Dieu.

              Premièrement, le Christ a accepté de mourir pour nous, alors que nous étions pécheurs ; la formule « pour nous » en français est ambiguë : elle ne signifie pas « à notre place » ; comme si les condamnés à mort que nous étions avaient pu se faire remplacer par lui. « Pour nous » veut dire « en notre faveur ». « Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort en faveur des coupables que nous étions », dit Paul.

              De quoi étions-nous coupables ? De toute la haine et la violence qui envahissent la vie des hommes, tout cela, bien souvent, par amour de l’argent ou du pouvoir...

              De quoi étions-nous coupables ? De cette espèce de dévoiement général que Paul décrit au début de cette lettre aux Romains, et qui fait qu’on a bien souvent envie de dire « pauvre humanité ». Créée pour la paix, la tendresse, l’amour, le partage des biens et des joies, l’humanité a laissé s’installer en son sein des germes sans cesse renaissants de divisions, d’injustice et donc de haine et on a bien peur que ce soit sans issue ; Jésus prend cette situation à bras le corps et il la combat jusqu’à en mourir. Il vient dire ce qui est pourtant simple, mais que nous avons bien du mal à entendre : « Il vous faut retrouver le seul chemin qui mène au bonheur ; dussé-je en perdre la vie, je vous montrerai jusqu’au bout ce qu’aimer et pardonner veut dire. Et alors il vous suffira de me suivre, de prendre le même chemin que moi pour vous retrouver, avec moi, dans le monde pour lequel vous êtes faits, celui de la grâce et de l’amour. »

              Deuxièmement, l’Esprit Saint nous a été donné, et avec lui, c’est l’amour même de Dieu qui s’est répandu dans nos cœurs ; ce que Paul dit là, c’est que, mystérieusement, mais de façon certaine, dans ce paroxysme d’amour du Fils de Dieu qu’a été la passion et la croix, l’Esprit de Dieu s’est répandu sur le monde. Jusqu’à ce chapitre 5, la lettre aux Romains ne mentionne jamais l’Esprit Saint sauf dans les toutes premières lignes qui constituent l’adresse. Mais, dans le corps de la lettre, c’est la première fois que Paul en parle, et ce n’est certainement pas un hasard ; c’est justement le moment où il parle de la croix du Christ ; le lien entre les deux versets est frappant : « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions. »

              Saint Jean fait exactement le même rapprochement dans son évangile ; déjà au moment de la fête des tentes quand Jésus avait parlé de l’eau vive : « Le dernier jour de la fête, qui est aussi le plus solennel, Jésus, debout, se mit à proclamer : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive celui qui croit en moi. Comme l’a dit l’Écriture, de son sein couleront des fleuves d’eau vive. » Et Jean ajoute : « Il désignait ainsi l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; en effet, il n’y avait pas encore d’Esprit (sous-entendu donné aux croyants) parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. » (Jn 7, 37-39). Et, au moment de la mort du Christ, pour montrer que cette promesse est accomplie, Jean note « Dès qu’il eut pris le vinaigre, Jésus dit : Tout est achevé ; et, inclinant la tête, il remit l’esprit. » (Jn 19, 30).

              Troisièmement, désormais, tout notre orgueil est là, nous espérons et nous savons que nous aurons part à la gloire de Dieu. Paul utilise plusieurs fois le mot « orgueil » ou le verbe « s’enorgueillir » dans sa lettre et il a une position très ferme là-dessus ; elle tient en deux points : tout d’abord, nous n’avons en nous-mêmes aucun motif d’orgueil, quelles que soient nos bonnes œuvres ; ce serait oublier que tout nous vient de Dieu, y compris le peu de vertu que nous avons. En revanche, et c’est le deuxième point, nous avons le droit d’être orgueilleux des dons de Dieu, à partir du moment où nous avons découvert à quel destin fabuleux Dieu nous invite ; déjà son Esprit nous habite ; et mieux encore, nous savons quelle gloire nous attend, quand ce même Esprit, justement, aura transformé nos cœurs et nos corps à l’image du Christ ressuscité. Le récit de la Transfiguration, dimanche dernier, nous en a donné comme un avant-goût.

              Quel chemin depuis Massa et Mériba, le récit du peuple soupçonneux de notre première lecture ! Un chemin que seule notre foi en Jésus-Christ peut nous faire parcourir : « Notre Seigneur Jésus Christ nous a donné, par la foi, l’accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c’est d’espérer avoir part à la gloire de Dieu. »

              Dernière remarque : cet Esprit que Jésus nous a transmis, c’est l’Esprit même de Dieu, c’est-à-dire l’amour personnifié ; cette certitude devrait vaincre toutes nos peurs. Avec lui, les croyants d’abord, toute l’humanité ensuite, vaincront les forces de division. C’est une certitude puisque « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. »

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN  4, 5 ... 42  (lecture brève)

 

                 En ce temps-là,
5               Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
                 près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
6               Là se trouvait le puits de Jacob.
                 Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
                 C’était la sixième heure, environ midi.
7               Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
                 Jésus lui dit :
                 « Donne-moi à boire. »
8               – En effet, ses disciples étaient partis à la ville
                 pour acheter des provisions.
9               La Samaritaine lui dit :
                 « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
                 à moi, une Samaritaine ? »
                 – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
10             Jésus lui répondit :
                 « Si tu savais le don de Dieu
                 et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
                 c’est toi qui lui aurais demandé,
                 et il t’aurait donné de l’eau vive. »
11             Elle lui dit :
                 « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
                 et le puits est profond.
                 D’où as-tu donc cette eau vive ?  
12             Serais-tu plus grand que notre père Jacob

                 qui nous a donné ce puits,
                 et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
13             Jésus lui répondit :
                 « Quiconque boit de cette eau
                 aura de nouveau soif ;
14             mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
                 n’aura plus jamais soif ;
                 et l’eau que je lui donnerai
                 deviendra en lui une source d’eau
                 jaillissant pour la vie éternelle. »
15             La femme lui dit :
                 « Seigneur, donne-moi de cette eau,
                 que je n’aie plus soif,
                 et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.
19             Je vois que tu es un prophète !...
20             Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
                 et vous, les Juifs, vous dites
                 que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
21             Jésus lui dit :
                 « Femme, crois-moi :
                 l’heure vient
                 où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
                 pour adorer le Père.
22             Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
                 nous, nous adorons ce que nous connaissons,
                 car le salut vient des Juifs.
23             Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
                 où les vrais adorateurs
                 adoreront le Père en esprit et vérité :
                 tels sont les adorateurs que recherche le Père.
24             Dieu est esprit,
                 et ceux qui l’adorent,
                 c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
25             La femme lui dit :
                 « Je sais qu’il vient, le Messie,
                 celui qu’on appelle Christ.
                 Quand il viendra,
                 c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
26             Jésus lui dit :
                 « Je le suis,
                 moi qui te parle. »

39             Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.
40             Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
                 ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
                 Il y demeura deux jours.
41             Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
                 à cause de sa parole à lui,
                 et ils disaient à la femme :
42             « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
                 que nous croyons :
                 nous-mêmes, nous l’avons entendu,
                 et nous savons que c’est vraiment lui
                 le Sauveur du monde. »
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

             L'eau courante n'apporte pas avec elle que des bienfaits ; nous ne connaissons plus les rencontres autour du puits, le puits en plein désert ou le puits du village : combien de relations sont nées là, combien de mariages dans la Bible ? Auprès d’un puits, le serviteur d’Abraham a rencontré Rébecca, celle qui devait devenir la femme d’Isaac ; auprès d’un puits, Jacob s’est épris de Rachel ; auprès d’un puits de Palestine, Jésus entame l’un des dialogues les plus célèbres de l’évangile de Jean, le dialogue avec celle qu’on appelle désormais la Samaritaine.

          Jésus est de passage en Samarie, en route vers la Galilée ; il a quitté la Judée où les Pharisiens commencent à le surveiller ; il est environ midi : pourquoi Jean précise-t-il l’heure ? Dans un pays chaud, ce n’est pas l’heure d’aller puiser de l’eau ; la Samaritaine, mal vue dans son village, choisit-elle cette heure précisément pour ne rencontrer personne ? Ou bien Jean veut-il nous faire entendre que c’est l’heure de la pleine lumière et que la lumière du monde vient de se lever sur la Samarie, avec la révélation du Messie ? Car aux yeux des Pharisiens la Samarie passait pour avoir bien besoin de conversion.

          La brouille entre Judéens et Samaritains remontait loin : du côté de Jérusalem, on considérait depuis longtemps les Samaritains comme des hérétiques, parce que certains d’entre eux descendaient de populations païennes installées là par l’empire assyrien après la conquête de Samarie. Mais, soyons francs, les Samaritains le leur rendaient bien ; car il n’y avait quand même pas que des descendants de populations déplacées parmi eux ; il y avait également des descendants des tribus du Nord et qui essayaient tout autant que les habitants de Jérusalem de rester fidèles à la loi de Moïse ; et ils trouvaient tout autant de reproches à faire à ceux qui se croyaient plus purs qu’eux à Jérusalem. L’inimitié était donc parfaitement réciproque et la méfiance mutuelle n’avait fait que se durcir au cours des siècles ; on la ressentait très nettement à l’époque du Christ. D’où l’étonnement de la femme de Samarie : un Juif s’abaisserait-il à lui demander quelque chose ?

          Mais simplement parce qu’elle l’a écouté, Jésus peut lui proposer le don véritable « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te parle » ; le don de Dieu, c’est Jésus lui-même ; c’est de le connaître : Jésus le redit dans sa dernière prière, toujours dans l’évangile de Jean « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi et celui que tu as envoyé » (Jn 17,3).

          Bien qu’ils soient des hérétiques aux yeux des Pharisiens de Jérusalem, les Samaritains attendent, eux aussi, le Messie et ils savent qu’il leur fera tout connaître : comme la Samaritaine le dit à Jésus « Je sais qu’il vient le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, il nous fera connaître toutes choses ». Simplement parce qu’elle a accepté le dialogue, parce qu’elle a été ouverte, parce qu’elle a demandé de bonne foi une explication sur ce qu’il fallait faire pour plaire à Dieu, elle peut entrer dans cette connaissance du Messie « Je le suis, moi qui te parle ».

          Tout au long de ce récit, Jean nous fait comprendre qu’avec la venue du Messie, la face du monde est changée : toutes les questions ont trouvé leur réponse, les temps sont accomplis : l’heure vers laquelle tendait toute l’histoire humaine a sonné. Désormais, le culte n’est plus une affaire de lieu, de temple, de montagne. L’eau vive jaillit dans chaque cœur croyant : « Celui qui boira de cette eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle ». Vous avez remarqué l’insistance de Jésus sur le don : avec le Dieu d’amour tout est don et pardon ; la Samaritaine qui se sait bien peu vertueuse accueille tout simplement, (plus simplement que d’autres, peut-être ?) le don et le pardon.

          Et quand Jésus parle de source jaillissante, il veut peut-être dire que l’eau qui jaillit des cœurs croyants peut désormais en abreuver d’autres ? En tout cas c’est ce que vivra la Samaritaine qui aussitôt va dire à toute la ville « J’ai rencontré le Messie ».

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 00:00

Jacques de Molay, dernier grand maître, meurt sur le bûcher.

 
L’ordre du Temple, fondé vers 1119, disparaît et entre dans la légende. Aujourd’hui, le sujet fascine encore chercheurs et historiens.
 
Sur le trésor, l’organisation ou la disparition des Templiers.
 

 

La légende dispose que Jacques de Molay, dernier maître de l'Ordre des Templiers, aurait proféré cette malédiction alors que son corps était déjà la proie des flammes sur le bûcher de l'île aux juifs à Parisle 18 mars 1314.

 

Quarante deux jours plus tard, Bertrand de Got dit Clément V , pape ayant dissout l'Ordre du Temple en 1312, succombe à une subite maladie. Toujours en 1314, L'affaire de la tour de Nesles défraye la chronique. Les brus du roi de France, Marguerite de Bourgogne épouse du futur Louis X Le Hutin et Blanche d'Artois épouse du futur Charles Le Bel trompent leurs époux avec la complicité de Jeanne d'Artois. Courroucé de ce scandale entâchant la couronne de France, Philippe Le Bel livre les deux amants à la question, puis les fait écorcher vif s, décapiter puis pendre. Emprisonnée, Marguerite meurt de froid et de mauvais traitements à Château Gaillard, tandis que Blanche décède dans le couvent où elle est engeôlée. Au début du mois de novembre 1314, Philippe le Bel est gravement blessé tandis qu'il se livre, semble-t-il, à une partie de chasse en solitaire dans la gaste forêt de Saint Maxence. L'étendue des blessures et la souffrance ont raison du roi Philippe IV qui décède à Fontainebleau le 29 novembre. Louis X Le Hutin premier fils de Philippe Le Bel, déshonoré par l'infidélité de son épouse Marguerite de Bourgogne, lave cet affront en la faisant assassiner dans son cachot. Il épouse ensuite Clémence de Hongrie. Le 04 juin 1316, Louis X, après seize mois de règne, meurt subitement tandis que Clémence, son épouse, est enceinte. Le 15 novembre 1316, Clémence de Hongrie enfante Jean 1er. Le 20 novembre, soit 5 jours de règne plus tard, le nouveau né décède, vraisemblablement assassiné. En 1316, Philippe V le Long prend les rennes du royaume de France à la suite de son frère Louis X. Mais le 03 janvier 1322, il succombe à la dysentrie sans héritier. Son frère, Charles IV, lui succède aussitôt mais décéde à son tour le 01 février 1328, toujours sans héritier mâle susceptible de monter sur le trône de France. La dynastie capétienne prenait fin. Ainsi, à l'aube de la guerre de cent ans, le royaume de France, déstabilisé, est en proie à la disette et aux grandes épidémies dont la peste noire constitue le fer de lance. Fatalité? Hasard? ou Malédiction?

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 00:00

Le bûcher de Montségur

 

  Hugues des Arcis, sénéchal de Carcassonne, prend le château le 16 mars 1244, après un siège de dix mois.

 

Les Parfaits réfugiés dans le château refusent d’abjurer leur foi et 200 d'entre eux sont aussitôt brûlés (Seuls trois arriveront à s'échapper du château la nuit précédant le bûcher)

Guy II de Lévis, seigneur de Mirepoix, prend ensuite possession du château

 

Le 16 mars 1244, au pied de la forteresse de Montségur, plus de 200 hérétiques qui ont refusé de renier la foi cathare montent volontairement sur le bûcher.

 

Leur martyre marque la fin de la croisade contre les Albigeois.

 

Jean-François Zilberman
Résistance

Après vingt ans de violents combats, la croisade contre l'hérésie cathare avait abouti en 1229 à la soumission du comte de Toulouse.

 

Mais les exactions des croisés venus du Nord suscitent la rébellion de nombreux chevaliers du Midi, les faidits.

 

Ces seigneurs dépossédés par les croisés entrent en résistance au côté des hérétiques cathares.

Bonshommes et faidits trouvent refuge auprès de forteresses comme Montségur, dont le seigneur est acquis à leur cause.

Fatal débordement

La citadelle de Montségur aujourd'hui

À 1207 mètres d'altitude, sur un piton rocheux au milieu des forêts de l'actuel département de l'Ariège, la forteresse de Montségur a été renforcée dès 1204 par le seigneur du lieu, Raymond de Péreille, à la demande de la communauté cathare.

 

À l'intérieur de l'enceinte vivent une centaine d'hommes d'armes (des faidits), leurs familles, ainsi que le seigneur du lieu, Raymond de Pareille.

 

À l'extérieur, au pied des murailles, s'est constitué un véritable village cathare de 600 habitants avec son évêque, ses diacres et ses fidèles.

 

Le roi de France, qui n'est autre que Louis IX (plus tard Saint Louis), n'a aucune envie d'user son armée dans la conquête de Montségur aussi longtemps que celle-ci ne lui cause aucun tort.

 

Chacun s'accommode donc du statu quo... jusqu'à un jour de mai 1242 où les chevaliers de Montségur apprennent que tous les inquisiteurs de la région ont fait halte dans un village voisin pour y passer la nuit.

 

Ces chevaliers ont tous des comptes à régler avec l'Inquisition et, à la différence des cathares, ne se dispensent pas de tuer quand l'envie leur en vient.

 

Le 29 mai 1242, une trentaine d'entre eux, sous le commandement d'un seigneur dont la femme et la fille ont été torturées et brûlées par l'Inquisition, se ruent sur le village d'Avignonet, près de Castelnaudary.

 

Dans la nuit, ils massacrent les onze inquisiteurs dont leur chef, le tristement célèbre Guillaume Arnaud.

 

Le pape exige aussitôt qu'il soit mis fin à l'impunité de Montségur, qualifiée de «synagogue de Satan». S'ouvre le dernier acte de la croisade des Albigeois.

Un siège de dix mois
 

Le roi de France envoie à Montségur une armée de 4.000 hommes sous le commandement du sénéchal Hugues des Arcis.

 

Mais la citadelle, sur son piton calcaire, est remarquablement défendue et n'est accessible que par un étroit sentier (celui qu'empruntent aujourd'hui les touristes)

 

Elle ne peut non plus être atteinte par les pierres propulsées du bas de la colline par les catapultes.

 

Après plusieurs mois d'un vain siège, le sénéchal choisit d'attaquer la citadelle à l'endroit le plus difficile d'accès... et donc le moins défendu.

 

Pour parfaire la surprise, il n'hésite pas à s'y prendre pendant l'hiver 1243 (la nuit même de Noël, assurent les croisés !)

 

Une quinzaine de Gascons, sans doute conseillés par un habitant de la région, escaladent la falaise à l'endroit dit «Roc de la Tour»

 

Ils amènent bien évidemment avec eux leurs armes. Pour juger de l'exploit, il faut savoir que cette falaise est aujourd'hui classée hors-catégorie par les spécialistes de l'escalade !

 

Les grimpeurs arrivent à une barbacane, un petit poste de défense avancé situé sur la crête à 1500 mètres du château proprement dit.

 

Après avoir égorgé les sentinelles, ils font monter des menuisiers et sans attendre assemblent des machines de jet.

 

La citadelle et ses dépendances ne tardent pas à être bombardées de pierres.

 

Les combats au corps à corps se multiplient par ailleurs aux abords des murailles.

 

Hérétique cathare sur le bûcher (Archives nationales, Paris)Les effectifs des défenseurs fondent si bien que le 1er mars, après une ultime tentative de sortie, le seigneur du château, en accord avec les chefs cathares, décide d'entamer les négociations.

 

Hugues des Arcis, homme du roi, homme d'honneur (rien à voir avec un Simon de Montfort), accorde aux vaincus des conditions généreuses.

 

Elles tiennent en quatre points :

– liberté pour tous les défenseurs catholiques,
– vie sauve pour les hérétiques qui se convertiront sincèrement,
– pas de pillage,
– délai de deux semaines avant la mise en oeuvre des précédentes conditions.

 

Le délai accordé aux assiégés va exciter plus tard la curiosité des chercheurs de trésor : les cathares en auraient-il profité pour mettre à l'abri un hypothétique «trésor» ?

 

L'hypothèse s'appuie sur une chronique de l'époque faisant allusion à quatre cathares s'étant enfuis avec un sac.

 

On peut cependant penser que le sac contenait tout simplement des provisions pour une longue période de clandestinité...

 

Comme prévu, la citadelle se livre le 16 mars 1244 après un siège exceptionnellement long de dix mois.

 

Plus de deux cents cathares, hommes et femmes, refusent de renier leur foi (leur nombre exact demeure inconnu)

 

Ils sont menés vers un bûcher géant aménagé au pied de la forteresse, en un lieu aujourd'hui connu sous le nom de «Prats dels Crémats» (Champ des Brûlés)

 

Selon d'autres hypothèses, ils auraient été suppliciés à 60 kilomètres de là, dans le village de Bram...

Épilogue

Avec la chute de Montségur, il ne subsiste pratiquement plus rien de l'hérésie qui avait pendant quelques décennies menacé l'unité de la Chrétienté occidentale.

 

Un demi-siècle plus tard, les inquisiteurs auront raison de ses derniers fidèles dans quelques villages reculés des Pyrénées comme Montaillou, devenu célèbre avec le livre que lui a consacré en 1975 l'historien Emmanuel Leroy-Ladurie.

 

La France de langue d'oc se rallie sans réticence à la monarchie capétienne. Le temps de la réconciliation arrive et les seigneurs méridionaux suivent avec dévouement le roi Louis IX dans ses folles croisades à Damiette, en Égypte, puis à Tunis.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 00:00

 

Zita di Borbone

Zita de Bourbon-Parme

(Zita Maria delle Grazie Adelgonda Michaela Raffaela Gabriella Giuseppina Antonia Luisa Agnese di Borbone)

Principessa di Borbone Parma

 

princesse de Parme puis, par son mariage, impératrice-reine d’Autriche-Hongrie

 


Née le 9 mai 1892 à la Villa Pianore, Capezzano Pianore, province de Lucca (Italie)

 

  • File:Kapuzinergruft Wien4.JPG

Le tombeau de Zita dans la crypte des Capucins, près de la stèle et du buste de Charles.

 

 

Épouse de l’empereur Charles Ier, elle est la dernière impératrice d’Autriche, reine de Hongrie et reine de Bohême.

 

 

Parents

File:Zitawed.jpg

 

Dix-septième enfant du duc Robert Ier de Parme, destitué du duché de Parme et de Plaisance après l’annexion de ce dernier par le Royaume de Piémont-Sardaigne, et de l'infante Maria Antónia de Portugal, sa deuxième femme, Zita se marie avec l’archiduc Charles d’Autriche en 1911.

 

Celui-ci devient l’héritier direct de l’empereur François-Joseph d’Autriche en 1914, après l’assassinat de son oncle l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche.

 

Charles accède ensuite au trône en 1916, après la mort de l'empereur.

 

Après la Première Guerre mondiale, en 1918, les Habsbourg sont déposés tandis que l’Empire d’Autriche-Hongrie est divisé en plusieurs nations indépendantes: l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et l’État des Slovènes, Croates et Serbes principalement.

 

Charles et Zita sont alors forcés de s’exiler en Suisse puis à Madère, où Charles meurt en 1922.

 

Pendant son veuvage et alors qu’elle n’a que 29 ans, Zita et son fils Otto deviennent des symboles d’unité pour la dynastie exilée.

 

Fervente catholique, Zita reste fidèle à la mémoire de son mari et élève ses huit enfants dans les traditions des Habsbourg.

 

Son procès de béatification, ouvert le 10 décembre 2009, est en cours.

 

  

 

imperatrice-zita.jpg

 

 

Elle est née à Viareggio, près de Lucques, le 9 mai 1892. Son père est alors âgé de 43 ans et a perdu le pouvoir à Parme depuis déjà 32 ans. Sa mère Maria Antónia de Bragança (1862-1959) accouche là de son cinquième enfant. À l'âge de 19 ans, Zita épouse Charles d'Autriche, un petit-neveu de l'empereur François-Joseph, mari de Sissi, qui devient Kronprinz en 1914, après l'assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo, puis l'empereur Charles Ier d'Autriche à la mort du vieil empereur, dont le seul fils, Rodolphe, se suicida à Mayerling en 1889).

Le couple impérial

Ils arrivent sur le trône dans un empire d'Autriche et un royaume de Hongrie en guerre engagés aux côtés de l'empereur Guillaume II d'Allemagne. Leur pays est économiquement exsangue et subit d'énormes pertes humaines. Charles Ier et Zita veulent mettre fin à ce carnage, quitte à rechercher une paix séparée avec la France.
Des négociations secrètes ont lieu par l'intermédiaire de deux frères de Zita engagés dans l'armée belge, Sixte et François-Xavier, alors que trois autres sont dans l'armée autrichienne. Cependant ces négociations n'aboutirent pas, notamment en raison de l'opposition farouche de Clémenceau, mais, divulguées, elles déclenchèrent une campagne des milieux pan-germanistes contre « Zita l'Italienne » ou « Zita la Française »

Zita_Imperatrice.jpg                        
 

L'exil

À la fin de la Première Guerre mondiale, la république fut instaurée, et le couple impérial partit en exil en Suisse.

 

Ainsi Zita n'a-t-elle régné que deux ans avant que son mari ne soit détrôné en 1918.

 

Après deux tentatives de restauration menées en Hongrie en 1921, ils furent relégués à Madère.

 

Tous leurs biens ayant été saisis, ils vécurent dans le dénuement matériel le plus complet.

 

En exil définitif avec leurs cinq enfants, ils en eurent encore trois autres.

 

Charles Ier mourut le 1er avril 1922 d'une pneumonie.Le corps de l'empereur et roi repose dans l'église Nossa Senhora Do Monte sur les hauteurs de Funchal.

 

Son cercueil est posé dans une alcôve sous un grand crucifix.

 

Zita, souveraine à 24 ans, exilée à 26, est veuve à 30 ans alors qu'elle attend son huitième enfant, l'aîné n'en ayant que 10.

 

En effet, à la mort de son mari, Zita est enceinte de sept mois et demi. Leur dernier enfant, une fille naît le 21 mai suivant. Zita éleva ses huit enfants, avec le protocole et les programmes scolaires de la Cour de Vienne.

 

Elle changea souvent de refuge: l'Espagne, la France, la Belgique, le Québec en 1940, New York et à nouveau la Suisse à partir de 1949, mais elle ne renonça jamais à ses droits ni à ses titres.

 

En 1971, à la mort de sa fille Adélaïde, qui est enterrée au Tyrol, la république autrichienne interdit à l'impératrice octogénaire d'assister aux obsèques.


Ce n'est qu'en 1982, après l'intervention du roi Juan Carlos Ier d'Espagne - de la Maison de Bourbon dont Zita est issue - auprès du chancelier autrichien Bruno Kreisky, qu'elle est autorisée à venir jusqu'à Vienne, où elle reçut un accueil triomphal lors d'une cérémonie à la cathédrale Saint-Étienne.


Sur son passeport d'exilée, Zita était intitulée duchesse de Bar (bien que l'aîné des descendants des ducs de Lorraine et de Bar fut et reste Georg von Hohenberg (né en 1929, mais issu d'un mariage morganatique, il ne fait pas partie de la Maison de Habsbourg-Lorraine)

 

Zita meurt le 14 mars 1989 à Zizers en Suisse.

 

Le 1er avril 1989, 67e anniversaire de la mort de son mari, Vienne lui rendit hommage par des obsèques respectant le protocole des Habsbourg, suivis par plus de 40 000 personnes dont des délégations de tous les pays et provinces de l'ancien empire.

 

Pour l'occasion, le vieux carrosse funéraire qui avait porté le cercueil de François-Joseph en 1916 est sorti de la Hofburg.

 

La cérémonie des funérailles retransmise à la télévision fut suivie par plusieurs centaines de milliers de personnes.

 

Zita est inhumée dans la Crypte des Capucins, près du buste de son mari.

 

Le 3 avril, une foule considérable assista à une messe de Requiem à la mémoire de l'ancienne impératrice-reine Zita, célébrée par le cardinal-primat de Hongrie dans l'Église Matthias de Budapest, en présence de l'archiduc Otto de Habsbourg, fils aîné du couple impérial.

 

Son mari a été béatifié en 2004.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:00
alt=Description de cette image, également commentée ci-après
Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti en habit de chasse.
Portrait par Louis Petit, 1774. Chantilly, musée Condé
 

Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti

 

comte de La Marche puis (1776)

 

dernier prince de Conti

 

duc de Mercœur

 

aristocrate français

 

né à Paris le 1er septembre 1734 


baptisé le 29 novembre 1742 dans la chapelle royale du château de Versailles, avec pour parrain Louis XV et pour marraine la reine Marie Leszczyńska.

 

mort à Barcelone (Espagne) le 13 mars 1814

 

Décédé le 10 mars 1814, peu avant la Restauration et y est inhumé dans l'église Saint-Michel.

 

Trente ans plus tard, Louis-Philippe Ier, ayant appris que cette église doit être démolie, ordonne au consul de France, Ferdinand de Lesseps, de faire procéder à l'exhumation du corps qui, embarqué sur le Lavoisier, est transporté à Dreux et réinhumé le 2 avril 1844 dans la chapelle royale de Dreux (Eure & Loir)



 

Biographie

Fils de Louis-François de Bourbon-Conti, prince de Conti, et de Louise-Diane d'Orléans, il manque de mourir à sa naissance et reste toute sa vie de santé délicate.

 

 

Le 17 mai 1750, il est fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit.

 

Sous l'Ancien Régime

Pendant la guerre de Sept Ans, il participe à la bataille de Hastenbeck (26 juillet 1757) et à la bataille de Krefeld (23 juin 1758) en qualité de maréchal de camp. Rappelé en France par son père, il épouse par procuration le 7 février 1759 et en personne, à Nangis-en-Brie, le 27 février, Marie-Fortunée d'Este-Modène (1731-1803), fille de François III, duc de Modène.

 

À cette occasion, il reçoit du Roi un don de 150 000 livres.

 

Les deux époux ne tardent pas à se brouiller car le comte de La Marche prétend imposer à sa femme la présence auprès de lui d'un fils naturel1 qu'il a eu en 1761 de Marie-Anne Véronèse, dite Mlle Coraline, artiste du Théâtre-Italien.

 

Le comte de La Marche a un second enfant naturel2 avec cette personne en 1767.

 

Ceci porte un coup fatal à son ménage : les deux époux se séparent à l'amiable à la fin de l'année 1775.

 

La séparation est définitive le 12 juin 1777

 

Après le coup de force du chancelier de Maupeou (1771), le comte de La Marche refuse de s'associer aux protestations des princes du sang contre la suppression des parlements et reste fidèle au Roi.

 

Cette attitude lui vaut une brouille durable avec son père.

 

Ils ne se réconcilieront que peu avant la mort de ce dernier en 1776.

 

Le nouveau prince de Conti se retrouve à la tête d'une fortune très compromise par les dilapidations de son père.

 

Il doit vendre de nombreux biens.

 

Les célèbres collections du palais du Temple sont notamment dispersées en 1777.

 

Les dépenses considérables qu'il engage lui-même à L'Isle-Adam, dont il ambitionne de faire le plus beau domaine cynégétique de France, le contraignent en définitive, en octobre 1783, à vendre le reste de ses biens au comte de Provence, agissant comme prête-nom de Louis XVI, pour 11 000 000 livres.

 

Conti se réserve toutefois la jouissance de ses châteaux de L'Isle-Adam, Stors et Trie.

 

Le prince de Conti est l'un des sept princes du sang qui prennent part à l'Assemblée des notables convoquée à Versailles entre le 22 février et le 25 mai 1787.

 

Il n'y joue qu'un rôle relativement effacé, mais insiste sur le délabrement des finances du royaume.

 

Ses interventions montrent qu'il pressent la gravité de la crise que traverse la monarchie.

 

Après 1789



Louis François Joseph de Bourbon-Conti

 

 

Peu avant le 14 juillet 1789, le prince de Conti, hostile au doublement du tiers, fait partie des personnes désignées comme ennemis de la patrie par les bandes révolutionnaires du Palais-Royal.

 

Il émigre dès le 18 juillet avec le comte d'Artois et le prince de Condé.

 

Mais il rentre en France dès le 2 avril 1790, et se présente devant le roi et la reine avec une cocarde tricolore à son chapeau, tandis que les habitants de L'Isle-Adam le nomment commandant de la garde nationale.

 

Au mois de janvier 1792, il s'installe à Paris, rue de Grenelle, où il séjourne sans discontinuer jusqu'au 10 juillet.

 

Le 15 octobre, il prête le serment civique devant la municipalité de Villiers-sur-Marne et vit paisiblement à l'écart de Paris dans sa terre de La Lande, sans se cacher et sans prendre part aux intrigues de la contre-révolution.

 

Il est décrété d'arrestation par la Convention nationale le 6 avril 1793 et arrêté le lendemain pour être conduit à Marseille avec d'autres membres de la maison de Bourbon.

 

Il arrive à destination le 24 avril et est incarcéré au fort Saint-Jean.

 

Il est libéré le 25 juin 1794 après plusieurs pétitions adressées à la Convention.

 

Le 29 avril 1795, sur proposition du Comité des finances, la Convention lui accorde même la somme de 12 000 livres pour subvenir à ses besoins.

 

En août 1795, Conti retrouve sa propriété de La Lande et adresse au Conseil des Cinq-Cents une pétition pour obtenir la levée du séquestre de ses biens. Mais après le 18 fructidor (4 septembre 1797) et le vote de la loi de déportation qui frappe l'ensemble des membres de la maison de Bourbon, il est conduit sous escorte armée jusqu'à la frontière espagnole, non sans avoir obtenu du Directoire une provision annuelle de 50 000 francs sur le produit de ses biens, grâce à une réclamation du citoyen Desgraviers, institué son légataire universel.

 

Réfugié à Barcelone, il y reçoit en 1804 une provision de 100 000 francs.

 

 

 

Les papiers personnels de Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti sont conservés aux Archives nationales sous la cote 72AP3

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:00

 

Un préfet du Premier Empire (1810)

Germain Boullé
(Germain Joseph Marie Boullé)

baron Boullé
 

 

Préfet sous la monarchie de Juillet

 

préfet de l'Aude (22 septembre 1834-1836)

 

préfet du Finistère (21 octobre 1836-1848)

 

sous-préfet de Vannes (1811-1814)

(1814-1815)

 

préfet du Tarn-et-Garonne (30 mars 1833-1834)

 

préfet de la Vienne (12 août 1830-1833)

 

Auditeur au Conseil d'État

  • Inhumé au cimetière Saint-Michel à SAINT-BRIEUC (22) 
  • http://www.landrucimetieres.fr/spip/IMG/jpg/boulle.jpg

Parents

 

Auditeur au conseil d'Etat le 1er Août 1810.

 

Sous-préfet de Vannes le 14 janvier 1811, il devra cesser ses fonctions le 7 décembre 1814, sera renommé le 27 mars 1815 et cessera de nouveau ses fonctions en juillet.

 

  A la retraite : propriétaire du château de Boscq (Saint-Servan) 

 

Il cessera toute fonction en février 1848  (Bargeton, Préfets)

 

 

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 00:00

8-31 mars: César assiège et prend Avaricum (Bourges) épargnée par Vercingétorix à la demande des Bituriges Cubes, et sur 40 000 habitants, seuls 800 guerriers peuvent rejoindre Vercingétorix

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691

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Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
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roi des Francs de Neustrie et des Burgondes
de 715 à 719
puis de tous les Francs de 719 à 721.
C
lotaire IV


T
hierry IV









Childéric III
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roi des Francs, de Neustrie
de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

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Hugues II de France
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