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Gazettes & Sites Royaux

rois.jpg
 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:00

1346

Jean Ier l'Aveugle

comte de Luxembourg (1309-1346)

König von Böhmen (1310-1346)
(Jean de Luxembourg)


Parents

Inhumé Saint Vitus Cathedral
Prague, Czech Republic
John of Luxembourg
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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:01
Evénements qui se sont déroulés

un 25 août dans les Croisades.

1224
 Le pape Honorius III accepte les termes du serment que Raymond VII de Toulouse, Roger-Bernard II de Foix et Raimond II Trencavel ont prononcé à Montpellier le 3 juin et les confirme dans leurs possessions
 
1248
 Saint-Louis et la septième croisade s'embarquent à Aigues-Mortes

1270
 

100_346.jpg


  Saint-Louis meurt devant Tunis Fichier:DeathSaintLouis.jpg
Mort de Saint-Louis

Événements 


Avant JC  

218 av. J.-C.

 Le général carthaginois Hannibal traverse le Rhône


325

 Fin du concile de Nicée mettant fin à l'arianisme

 

1718

Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, sieur de Bienville (1680-1767), explorateur franç ais né au Canada (Nouvelle-France), fonde à l'embouchure du Mississipi la ville de la Nouvelle-Orléans, baptisée ainsi en l'honneur du duc d'Orléans, qui exerce alors la régence pendant la minorité de Louis XV.


Elle deviendra la capitale de la Louisiane.


Cédée en 1762 à l'Espagne, qui la restituera à la France en 1800, elle sera vendue aux Etats-Unis en 1803 par le premier consul, Napoléon Bonaparte, avec le reste de la Louisiane.

2001

 Mette-Marit de Norvège

Le 25 août 2001, le prince héritier Haakon Magnus de Norvège, fils du Roi Harald et de la Reine Sonja de Norvège épousait en la Cathédrale d’Oslo Mette-Marit Tjessem-Hoeby.

 

Toutes les familles royales et princières assistaient à la noce.

 

Mette-Marit avait confié la réalisation de sa robe de mariée à Ove Harder Finselh et Anna Bratland.

 

Son voile long de 6 mètres était retenu par un diadème de perles et platine offert quelques jours auparavant par les souverains norvégiens.

 

Depuis, le couple a eu 2 enfants : Ingrid Alexandra et Sverre Magnus qui grandissent auprès de Marius, fils de la princesse Mette-Marit.

2010

Tatiana de Grèce

Le 25 août 2010 sur l’île de Spetses en Grèce, le prince Nicolas de Grèce, fils du roi Constantin et de la reine Anne-Marie de Grèce, née princesse de Danemark, a épousé Tatiana Blatnik.

 

La mariée portait une création d’un styliste vénézuélien.

 

Son voile était retenu par un diadème de perles et brillants qui fut offert par le roi Frederik et la reine Ingrid à leur fille Anne-Marie et qui était à l’origine une broche de corsage ayant appartenu à la reine Victoria de Suède.

 

Parmi les invités du Gotha : la reine d’Espagne, l’infante Elena, l’infante Cristina et Inaki Urdangarin, le prince et la princesse des Asturies, la reine Margrethe de Danemark, Willem-Alexander et Maxima des Pays-Bas, la princesse de Preslav, la princesse héritière Victoria et le prince Daniel de Suède, la princesse Madeleine de Suède,…

 

Il s’agissait du premier mariage d’un des enfants du roi Constantin sur le sol grec depuis l’exil de la famille royale.

 

 Le prince Paul et la princesse Alexia ayant célébré leurs noces à Londres.

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:00
383
L'empereur Gratien, celui qui a donné son nom à la ville de Grenoble (Gratianopolis), meurt près de Paris.
591
(ou Yriez)
fondateur du monastère d'Atane, au diocèse de Limoges.
775 
abbé de Saint-Martin d'Utrecht, et administrateur du diocèse d'Utrecht, en Frise, auprès de son maître saint Boniface.
 
1270  
Louis IX (saint Louis)
Fichier:DeathSaintLouis.jpg
meurt de la peste à Tunis, lors de la VIIIe croisade

SAINT Louis, roi de France
(1214-1270)
Louis IX de France

est né le 25 avril 1214 à Poissy

mort le 25 août 1270 à Tunis pendant la huitième croisade

Inhumé en l'église de l'abbaye royale de Saint-Denis

Philippe III le Hardi, jeune roi de France, transportant les reliques de son père Saint Louis

à la basilique de Saint Denis, la nécropole des Rois

Saint Louis est donc mort très loin de chez lui de l'autre côté de la Méditerranée, le 25 août 1270.

Or, il est enterré à Saint-Denis le 22 mai 1271, soit neuf mois plus tard: dans quel état était le corps du roi, quel type de dépouille a ainsi été portée en terre?

Si le Moyen Age ignore les techniques de l'embaumement, il pratique le démembrement des corps, au nord des Alpes, afin de rapatrier des cadavres devant entreprendre un long voyage

Morcellement de la sainte dépouille

On fait ainsi bouillir le corps dans du vin et de l'eau afin de détacher les chairs molles des os.

 

Les chairs, dorénavant appelées "le bouillon" sont conservées dans une vasque, les os soigneusement entrep osés dans un reliquaire.

 

Le coeur a lui aussi été séparé et probablement embaumé, ou du moins a-t-il dû bénéficier d'un traitement particulier permettant de le conserver à peu près intact

 

Où l'enterrer?


Charles d'Anjou voudrait récupérer le corps et le déposer dans une chapelle palermitaine.

 

Il se justifie en expliquant que la Sicile n'est pas loin de Tunis, ce qui techniquement serait plus pratique

Philippe III le Hardi, le f ils de Louis IX, dorénavant roi, n'est pas d'accord: son père doit reposer à Saint-Denis parmi ses ancêtres


L'enjeu réel de ce débat politique lié au prestige de la dépouille de ce roi dont tout le monde soupçonne la future canonisation

Avoir le corps de louis IX en ses terres, c'est aussi bénéficier de sa légitimité

 

Un double enterrement

un compromis est trouvé: les parties molles iront à Charles d'Anjou tandis que le squelette (et probablement le coeur) retournera en France

Le parcours du cadavre est bien entendu semé de miracles
 
Les ossements de Saint Louis ont par la suite été déposés dans une châsse, à Saint Denis en 1298 tandis que son crâne a été transféré en 1306 à la Sainte Chapelle


Il fut roi de France de 1226 à 1270

neuvième de la dynastie des Capétiens directs.

Il développa notamment la justice royale où le roi apparaît alors comme
"le justicier suprême"

Il est le fils de Louis VIII (1187-1226), dit Louis le Lion, roi de France
et de Blanche de Castille (1188-1252)

Il est aussi le frère aîné de Charles Ier de Sicile (1227-1285), comte d'Anjou

Testament de Saint Louis

http://medieval-time.cowblog.fr/images/424pxLouisIXouSaintLouis.jpg

Louis IX, dit le Saint(1226-1270)


Beau Fils, la première chose que je t’enseigne est que tu mettes tout ton cœur à aimer Dieu. Car sans cela nul ne peut se sauver.

Garde-toi de faire chose qui à Dieu déplaise, c’est-à-dire mortel péché. Tu devrais même souffrir toutes manières de tourment plutôt que de pécher mortellement.

Si Dieu t’envoie adversité, souffre-la en bonne grâce et en bonne patience, et rends-Lui en grâce et pense que tu l’as bien desservi et qu’il tournera tout à ton profit.

S’il te donne prospérité, L’en remercie humblement, en sorte que tu n’en sois pas pire ou par orgueil ou par autre manière, de ce dont tu dois mieux valoir. Car l’on ne doit pas Dieu de ses dons guerroyer.

Confesse-toi souvent, et élis confesseurs prud’hommes qui te sachent enseigner ce que tu dois faire et de quoi tu dois te garder…

Le service de Sainte Eglise écoute dévotement sans bourder et rire, regarder çà et là ; mais prie Dieu de bouche et de cœur en pensant à Lui dévotement et spécialement à la Messe à l’heure que la Consécration est faite.

Le cœur aie doux et pitoyable aux pauvres et à ceux qui souffrent de cœur et de corps, et les conforte et leur aide selon ce que tu pourras.

Maintiens les bonnes coutumes du royaume et les mauvaises abaisse.

Ne convoite pas sur ton peuple, ne le charge pas d'impôts ni de taille, et si ce n’est par trop grand besoin.

Si tu as quelque affliction de cœur, dis-la aussitôt à ton confesseur ou à quelque prud’homme. Ainsi tu la porteras plus légèrement.

Gardes que tu aies en ta compagnie tous prud’hommes, soit religieux, soit séculiers ; aie souvent parlement avec eux et fuis la compagnie des mauvais.

Et écoute volontiers les semons ou publics ou privés ; et recherche volontiers prières et pardons.

Aime tout bien et hais tout mal en quoi que ce soit.

Nul ne soit si hardi qu’il dise devant toi parole qui attire ou pousse à pécher, ou qu’il médise par détraction.

Ne souffre que l’on dise devant toi nulle vilenie de Dieu ni de ses saints, que tu n’en fasses tantôt vengeance.

Rends souvent grâces à Dieu de tous les biens qu’Il t’a faits, afin que tu sois digne d’en plus avoir.

Pour justice et droiture garder, sois raide et loyal envers tes sujets, sans tourner ni à droite ni à gauche, mais toujours droit.

Et si un pauvre a querelle contre un riche, soutiens le pauvre plus que le riche jusques à temps que la vérité soit éclaircie.

 

Si quelqu’un a querelle contre toi, sois toujours pour lui et contre toi jusque l’on sache la vérité. Car ainsi jugeront les conseillers plus hardiment selon droiture et selon vérité.

Si tu retiens rien d’autrui, ou par toi ou par tes devanciers, si c’est chose certaine, rends sans tarder. Si c’est chose douteuse, fais enquérir par sages hommes en hâte et diligemment.

À cela tu dois mettre toute ton attention que tes gens et tes sujets vivent en paix et en droiture sous toi, mêmement les bonnes villes et les bonnes cités de ton royaume ; et les garde en l’état et en la franchise où tes devanciers les ont gardées. Et s’il y a choses à amender, amende-les et les redresse, et les tiens en faveur et amour.

Car par la force et la richesse de tes bonnes villes, les particuliers et étrangers redouteront de se mal conduire envers toi, spécialement les pairs et les barons. Il me souvient de Paris et des bonnes villes de mon royaume, qui m’aidèrent contre les barons quand je fus nouvellement couronné.

Honore et aime particulièrement les religieux et toutes personnes de sainte Eglise.

L’on raconte du roi Philippe, mon aïeul, qu’une fois un de ses conseillers lui dit que la sainte Eglise lui faisait grands torts et forfaits, en ce que les clercs lui ôtaient de son droit et empiétaient sur sa justice ; que c’était grande merveille qu’il le souffrît. Et le bon roi répondit qu’il le croyait bien. Mais quand il regardait les bontés et les courtoisies que Dieu lui avaient faites, il aimait mieux laisser son droit aller que susciter contestation ou scandale à la Sainte Eglise.

À ton père et à ta mère tu dois honneur et révérence porter, et garder leurs commandements.

Aime tes frères et veuille toujours leur bien et leur avancement, et tiens leur lieu de père pour les enseigner sur tout bien. Garde-toi que, par amour pour eux, tu te détournes de faire droit et que tu ne fasses à autrui chose que tu ne dois.

Donne les bénéfices de sainte Eglise à personnes bonnes et dignes, et sur le conseil de prud’hommes. Et donne à ceux qui n’ont rien de sainte Eglise.

Garde-toi d’exciter guerre sans très grande délibération et surtout contre tout homme chrétien. S’il faut la faire, garde sainte Eglise et ceux qui n’ont en rien méfait, de tout dommage.

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Saint Louis

 

Apaise au plus tôt que tu pourras guerres et conflits soit tiens, soit de tes sujets comme Saint Martin faisait ; car, au temps que par Notre Seigneur il savait qu’il devait mourir, il alla pour mettre la paix entre les clercs de son archevêché ; et lui fut avis que, ce faisant, il faisait bonne fin.


Sois diligent d’avoir bons prévôts et bons baillis et enquiers souvent d’eux et de ceux de ta maison, comme ils se conduisent.


Cher Fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévot à l’Eglise de Rome et au souverain pontife, notre père, et que tu lui portes révérence et honneur comme tu dois à ton père spirituel.

 

Travaille-toi à empêcher tout péché et principalement vilain sermon et fais détruire les hérésies suivant ton pouvoir.


Encore je te requiers que tu reconnaisses les bienfaits de Notre-Seigneur et que tu lui rendes grâces et merci.


Prends garde que les dépenses de ton hôtel soient raisonnables et mesurées.

Enfin, doux fils, je te conjure et requiers que, si je meurs avant toi, tu fasses secourir mon âme en messes et oraisons, par tout le royaume de France, et que tu m’accordes une part spéciale et plénière dans tout le bien que tu feras.


En dernier, cher fils, je te donne toutes bénédictions que bon père et pieux peut donner à son fils, et que benoîte Trinité et tous les saints te gardent et te défendent de tout mal ; et que Dieu te donne sa grâce de faire sa volonté toujours, de sorte qu’il soit honoré par toi.


Et que nous puissions après cette mortelle vie être ensemble avec Lui et Le louer sans fin.


Amen.

 

 

http://a21.idata.over-blog.com/600x400/0/14/08/09/statues/Saint-Louis.JPG

Statue de Saint Louis

 

"Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel"

Blanche de Castille

      

1270
1471 

(Thomas Haermmerleim ou Haermmerchen)
religieux augustin au monastère du Mont-Sainte-Agnès, près de Zwoll, en Hollande.

1940

Fichier:Jean d'Orléans (1874-1940).jpg
duc de Guise (1899)
(Jean Pierre Clément Marie d'Orléans)


Parents


 

  Parrain et marraine


 


con la figlia Anna il giorno delle nozze (1927) seguiti dallo sposo Amedeo d'Aosta con la madre

 

 

2004 

Marcelo González Martín

cardinal espagnol, archevêque de Tolède

 

Mgr Marcelo González Martín


né le 16 janvier 1918

Rappelé à Dieu le 25 août 2004


cardinal espagnol.


Fils d’un petit commerçant de Valladolid, il débuta ses études de théologie à l’Université pontificale de Comillas à l’âge de 17 ans.


Ordonné prêtre en 1941, il est nommé conférencier de théologie dogmatique à Valladolid.


Il reçut son premier évêché, celui d’Astorga, en 1961.


Sa promition de coadjuteur de l’archevêché de Barcelone vint cinq ans plus tard dont il prit la succession en 1967.


Cette nomination déplut souverainement aux Catholiques de la Catalogne qui auraient préféré un des leurs à ce poste. Il restera cinq ans à Barcelone avant de devenir archevêque de Tolède et primat de l’Espagne en 1973. Cette même année le verra élevé à la pourpre cardinalice par le pape Paul VI.


Évangéliste, il fit du recrutement de nouveaux prêtres et de l’ouverture de plusieurs séminaires ses priorités.


L’archidiocèse de Tolède fut aussi le premier en Espagne à obtenir son propre réseau radiophonique.


Il fut aussi celui qui célébra les funéraires du général Franco en 1975.

Il prit part aux conclaves qui élirent les deux papes en 1978.

Durant tout son mandat, Mgr González sera un farouche partisan de la moralité conservatrice, s’opposant à la constitution démocratique de son pays puis qu’on y omettait d’y inscrire la souveraineté de Dieu sur le royaume espagnol et qui, selon lui, ouvrait la porte aux pires débauches, dont la légalisation du divorce et au contrôle des naissances.


Il fit les manchettes en 1983, en refusant d’offrir la communion à la petite-fille de Franco dont le divorce faisait d’elle une femme adultère.

Il prit sa retraite en 1995.

 

 

 

 

  2007

 

Édouard Gagnon

 

cardinal canadien, président émérite du conseil pontifical pour la famille 

2009

Monique de Cassagne de Saint-Jean de Libron

Parents

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:00
1530
 Ivan IV de Russie

 (« Ivan le Terrible »)
  À Madrid, naissance de Louis de Bourbon, héritier de la Monarchie espagnole, fils ainé du roi Philippe V d'Espagne et des Indes et de sa première femme la reine Marie-Gabrielle, née princesse de Savoie. Le Cortès lui prêtèrent serment comme Prince des Asturies le 7 avril 1707 dans le Monastère royal de Saint-Jêrome. En 1722 on le maria à la princesse Louise-Élisabeth d'Orléans, dite Mademoiselle de Montpensier (1709-1742), fille du Régent. Louis XV de France se trouvant gravement malade, Philippe V décida d'abdiquer la couronne d'Espagne en son fils Louis, le 15 janvier 1724, pour mieux se préparer à ceindre celle de France, en tant qu'ainé des Capétiens, le cas écheant. Le duc de Saint-Simon, pourtant ami et parrisan du duc d'Orléans, déclara que si Philippe V devait régner, il irait le recevoir à la frontière comme à son nouveau maître. Louis Ier ne gouvernera réellement car la politique espagnole se faisait dans la cour parallèle de l'ex roi Philippe et de son seconde épouse Élisabeth Farnèse à La Granja (Ségovie). Le jeune roi ne s'occupait que des fêtes et du cérémonial. De son côté la reine Louise-Élisabeth scandalisait la cour de Madrid par son indolence et ses extravagances. Elle demontra, quand même, une grande présence d'esprit lors de la dernière maladie de son auguste époux, qu'elle soigna amoureusement au risque de contracter la petite-vérole. Louis Ier en décéda le 31 août 1724, âgé de 17 ans et après seulement 7 mois et 8 jour de règne. Son cadavre fut enseveli dans la crypte du Monastère royal de l'Escurial tandis que sa veuve était renvoyée en France. Le peuple appela son roi Louis Ier le Bienaimé tout comme son cousin Louis XV de France.
1774
Renvoi du chancelier René Nicolas de Maupeou par Louis XVI, mal conseillé par Maurepas Maupeou, quei était marquis de Morangles et de Bully et vicomte de Bruyères-le-Châtel, avait été le melleur appui de Louis XV dans sa lutte contre les Parlements, qu'il réforma de fond en comble.
L'ancienne magistrature, janseniste, gallicaine et toujours fronseuse, combattit cette réforme avec le soutien de la noblesse, mais le Roi et son chancelier tinrent fort.
Il faut dire que le plan de Maupeau aurait contribué à sauver la Royauté si Louis XVI avait été plus clarivoyant.
1845
 

Au château Nymphenburg à Munich, naissance de Louis de Wittelsbach, fils ainée de l'alors prince héritier Maximilien de Bavière (futur Maximilien Ier) et de son épouse Marie, née princesse de Prusse.

Il est prénommé Louis pour la fête de la Saint-Louis et aussi pour son grand-père le roi Louis Ier, qui sera son parrain au baptême.

Devenu à son tour prince héritier par l'abdication de celui-ci et l'ascension au trîone de son père comme conséquence de la Révolution de Munich de 1848, il passera son enfance dans le château d'Hohenschwangau, au milieu des Alpes Bavarois, qu'il aimera et préférera toujours à sa capitale.

C'est dans ce décor de rêve, tout impregné de l'imagerie romantique du Moyen-Âge, que Louis, d'une sensibilité estrème, forgera son goût pour la grandeur et la beauté.

Il montera à 18 ans au trône par la mort prématuré de son père.

D'abord salué avec des grands espoir par tous, Louis s'aliénéra les volontés de ses ministres qui le jugent excentrique et atrabiliaire.

Sa protection sur le dépenseur Richard Wagner causera scandale et le Roi se verra obligé de l'éloigner sans pourtant abandonner le grand et coûteux projet du Théatre de Bayreuth.

Pourtant, Otto von Bismarck, qui fera la connaissance personnelle de Louis II, le jugera un jeune souverain intélligent et hors du commun et arrivera à l'apprecier sincèrement.

Le Roi fera face à la politique bismarckienne pendant la Guerre du Schleswig-Holstein et la Guerre Austro-Prussienne, mais la defaite de l'Empire Autrichien à Sadowa en 1866 marquera la montée de la Prusse et Ludwig devra voir à contrecoeur la Bavière engagée dans la Guerre Franco-Prussienne.

Birmarck voudra que ce soit lui, comme le premier monarque de l'Allemagne, à demander au roi Guillaume de Hohenzollern d'assumer la couronne impériale.

Après cette humiliation, Louis se renfermera en soi même de plus en plus et se vouera exclusivement à ses projets architectoniques: Neuschwanstein, Linderhof, Herrenchiemsee...

Il comptera, au moins, sur l'amour de son peuple qui lui restera tout dévoué.
Mais en 1883, un complot politique de son cabinet organise un coup de main et le Roi est enlevé de son château de Neschwanstein et enfermé sous surveillance dans le château de Berg après avoir été déclaré inhabile à exercer le pouvoir.

Ce sera son oncle Luitpold de Bavière qui prendra les rênes de l'état comme régent.
Le 13 juin 1886, Ludwig sera trouvé mort aux bords du lac de Starnberg, près du château de sa réclusion.
À son côté on trouvera aussi le cadavre de son medecin, le psychiatre Von Gudden.

Ne s'ayant pas marié, Ludwig sera succedé par son frère Othon, bien qu'il soit complètement fou.

Le prince Luitpold continuera de gouverner au nom de son neveu.

Louis II laissera le souvenir d'un souverain qui n'aura vécu que pour le culte de la beauté.

Verlaine dira de lui qu'il fut "le seul vrai roi de son temps"
 

1921
 Paulos Tzadua

 cardinal éthiopien, archevêque d'Addis Abeba († 11 décembre 2003).

1927  
Michel Coloni

 évêque catholique français, archevêque émérite de Dijon.

1941
Vincent Landel

 évêque catholique français, archevêque de Rabat (Maroc)

2009
 Gaetano Dailly
 
 fils de Pierre-Louis Dailly et de son épouse, née princesse Adélaïde d'Orléans.
 la naissance du premier enfant du duc et de la duchesse de Vendôme est prévue pour la fin de l'automne.

Naissance du 82ème arrière-petit-enfant de la défunte comtesse de Paris.

 

La princesse Adelaïde d’Orléans, fille du comte et de la comtesse d’Evreux, a en effet donné naissance à son troisième enfant Gaetano.

 

La princesse est mariée avec Pierre-Louis Dailly.

 

Le couple a déjà 2 enfants :

Almudena et Diego.

 

Gaetano Dailly aura pour marraine la princesse Bianca de Savoie-Aoste, fille de la princesse Claude de France.

 

Adélaïde d'Orléans

                                                          (Adelaïde Jeanne Marie d'Orléans)
                                           Née le 11 septembre 1971


 

Parents

Parrain et marraine
Filleul:
 Constantin d'Orléans 2003- 
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:01

Le 24 août est le 236e jour de l'année

(237e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Il reste 129 jours avant la fin de l'année.

C'était généralement le jour du sucrion, 7e jour du mois de fructidor dans le calendrier républicain français.

 

 un 24 août dans les Croisades.

 

410

Sac de Rome par les Visigoths d'Alaric Ier après trois sièges.

 

Ce fut le premier sac ap rès la prise de la ville au IV siècle av. J.-C. par les Celtes.

 

Les envahissuers pillèrent Rome pendant trois jours.

 

Cette violation de l'ancienne capitale impériale, aux mains des Barbares, porta un coup terrible dans les esprits des deux empires et marqua le commencement de la fin de celui d'Occident.

 

 

1216 

Simon IV de Montfort renonce à prendre Beaucaire, mais réussit à ce que la garnison de Lambert de Limoux puisse sortir librement[1]

 

1219 

mort de Yolande de Hainaut, impératrice latine de Constantinople. Son fils Robert de Courtenay lui succède[2].

 

1266

Baybars écrase l'armée arménienne près d'Alexandrette et sacage Sis[2]

 

 

1315

 

Sacre à la cathédrale de Reims de Louis X le Hutin, roi de France et de Navarre.

Né à  Paris, le 4 octobre 1289, il était le fils ainé de Philippe IV le Bel et la reine Jeanne Ière de Navarre (princesse de la Maison de Champagne). À la mort de sa mère, en 1304, Louis hérita le royaume de Navarre et les comtés de Champagne et de Brie (ces derniers furent rattachés au domaine royal en 1314). Sacré roi de Navarre en 1307, il épousa Marguerite de Bourgogne, qui lui donna une fille: Jeanne de France (future Jeanne II de Navarre). Le mariage fut troublé par l'affaire de la Tour de Nesle, impliquant les trois brus de Philippe le Bel, accusées d'adultère. Louis X roi en 1314, sa reine resta cependant enfermée dans la forteresse de Château-Gaillard et fut retrouvée étranglée en avril 1315. Alors le Roi convola en secondes noces avec Clémence de Hongrie, qui fut couronnée le même jour du sacre de son époux. Le règne de Louis le Hutin, d'ailleurs taché par l'inique procès d'Enguerrand de Marigny (ministre de son père), n'est remarquable que pour l'affranchissement des serfs. Il mourra le 5 juin 1316, à cause d'un malaise après une partie de jeu de paume à Vincennes, pour avoir vu du vin glacé alors qu'il était échauffé par l'effort physique. Il ne laissera comme postérité que la princesse Jeanne et un enfant au ventre de la reine Clémence, qui devait naître posthume et ne vivre que cinq jours, ce qui posa la question succéssorale qui se resoudra avec l'affermissement de la loi salique comme un des principes fondamentaux sur lequels s'appuie la Royauté en France.

 

1361 

Pierre Ier, roi de Chypre, prend aux Turcs le port arménien d'Adalia[2].

 

 

1516 

Bayezid II, sultan ottoman, bat les Mamelouks à Merdj Dâbiq[2].

 

   410 

Le roi des Wisigoths Alaric Ier s'empare de Rome.

1066 
Consécration par Libert, évêque de Cambrai, et Théoduin de Bavière, évêque de Liège, de l'église de Notre-Dame de Huy, reconstruite, après sa destruction en 1053 par le comte de Flandre Baudouin V le Pieux (v. 1012-1067).

   1215 

{{{légende}}}

Le Pape Innocent III déclare invalide la Magna Carta (ou Grande Charte) accordée par le roi d'Angleterre Jean sans Terre aux barons anglais.

1315 
Arms of the Kingdom of France & Navarre (Ancien).svg
Louis X Le Hutin.jpg
Louis X est sacré roi de France à Reims.
Précédé par Louis X de France Suivi par
Philippe IV
Arms of the Kingdom of France & Navarre (Ancien).svg Roi de France Transparent.gif
1314-1316
Jean Ier
Jeanne Ire et Philippe Ire
Roi de Navarre
1305-1316
  1424 
A Rennes, mariage de Louis de Bourbon. Né vers 1376 - Décédé le 21 décembre 1446 à Tours (37) à l'âge de 70 ans. Inhumé à Saint-Georges de Vendôme
comte de Vendôme, et de Jeanne de Laval. Née en 1406 - Décédée le 18 décembre 1468 au chateau de Lavardin à l'âge de 62 ans
aïeux d'Henri IV

Louis de Bourbon, né en 1376, est le second fils de Jean de Bourbon, comte de La Marche (1393), et de Catherine, comtesse de Vendôme et de Chartres ( 1412). Il porte les titres, hérités de ses parents, de comte de Vendôme et de Chartres, de seigneur de Mondoubleau, d'Épernon et de Rémalard. Il avait épousé en 1414 Blanche de Roucy (1421), puis il se remaria en 1424 avec Jeanne de Laval (1468), la soeur de Guy et André de Laval. Gouverneur de Picardie, de Champagne et de Brie, grand chambellan de France en 1408, grand maître de France en 1413.

 



Il'avait été fait prisonnier



à Azincourt le 24 octobre 1415 et emmené



captif en Angleterre. Il séjourna à la tour de



Londres ; la vie n'y était pas aussi dure que l'on



pourrait penser puisque, d'une idylle avec une jeune



anglaise, Sibylle Bostum, naîtra Jean, bâtard de



Vendôme, dit de Bourbon, légitimé par



lettres patentes du roi en 1449. Louis de Bourbon parvint



à s'évader en 1422.




 

 Revenu en France, il rejoignit le parti du dauphin qui le maintint dans sa charge de grand maître de France, alors que son frère aîné, Jacques de Bourbon, comte de La Marche et de Castres, tenait le parti bourguignon ; ce dernier menait une vie aventureuse en Italie où il avait épousé Jeanne II, reine de Naples et de Sicile ; ayant pris le titre de prince de Tarente, chassé d'Italie, il mourut en 1438 ; c'est alors que son frère cadet, Louis, prendra les titres de comte de La Marche et de Castres en plus de ceux de comte de Vendôme et de Chartres. Louis de Vendôme mourra le 21 décembre 1446 et sera inhumé en la collégiale Saint-Georges de Vendôme, son coeur étant déposé en la cathédrale de Chartres.

Armoiries de Louis de Bourbon,

comte de Vendôme

1346 
Les troupes anglaises, qui pillent et brûlent les villages du Ponthieu sur leur passage, mettent à sac Ponthoile le jour de la Saint-Barthélémy, à peine deux jours avant la bataille de Crécy, brûlant l'Église, datant du XIIe siècle.
1572 

 

 jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants, à Paris et dans le reste du pays.

 


C'est le jour le plus noir des guerres de religion entre catholiques et protestants qui ont ensanglanté le pays pendant plus d'une génération. Il est devenu le symbole universel du fanatisme.

Un mariage tendu

Tout commence par un... mariage, le 18 août 1572, celui d'Henri de Navarre et Marguerite de Valois, soeur du roi Charles IX (celle-là même qui entrera dans la légende sous le surnom de reine Margot).

Les assistants de la noce, tant catholiques que huguenots (surnom des protestants), sont très agités en raison de la rumeur d'une prochaine guerre contre l'Espagne catholique du roi Philippe II.

Depuis plusieurs mois, l'amiral Gaspard de Coligny, chef de la faction protestante et principal conseiller du roi, tente de convaincre le roi d'envahir la Flandre, possession espagnole.

Mais les chefs de la faction catholique, à savoir les frères de Guise et le duc d'Anjou, frère du roi Charles IX (qui lui succèdera plus tard sous le nom d'Henri III) ne veulent à aucun prix de cette guerre. La reine-mère Catherine de Médicis n'en veut pas davantage.

Le matin du 22 août, soit quatre jours après le mariage princier, un capitaine gascon blesse Coligny de deux coups d'arquebuse. Le roi se rend au chevet de son conseiller qui l'adjure de ne pas chercher à le venger !

Les noces s'achèvent dans la confusion. Malgré les recommandations de Coligny, les chefs protestants réclament justice. Au palais du Louvre où réside le roi de France, Catherine de Médicis craint d'être débordée par les chefs catholiques, qui reprochent à la monarchie de trop ménager les protestants.

Pour sauver la monarchie, elle décide de prendre les devants et de faire éliminer les chefs protestants (à l'exception des princes du sang, Condé et Navarre, le jeune marié).

Le massacre

Le 24 août, fête de la Saint Barthélemy, Coligny est égorgé dans son lit et son cadavre jeté dans la rue et livré aux exactions de la populace.

Les gardes et les miliciens, arborant une croix blanche sur leur pourpoint et une écharpe blanche, poursuivent le massacre dans le quartier de Saint-Germain l'Auxerrois. Ils massacrent deux cents nobles huguenots venus de toute la France pour assister aux noces princières et rassemblent leurs cadavres dans la cour du Louvre. Certains chefs protestants, prévenus à temps, arrivent à s'enfuir avec les gardes des Guise à leurs trousses.

Quand la population parisienne sort dans la rue, réveillée par le tocsin, elle prend connaissance du massacre. C'est aussitôt la curée. Dans les rues de la capitale, chacun s'en prend aux protestants de rencontre.

Les malheureux, hommes, femmes, enfants, sont traqués jusque dans leur lit et mis à mort des pires façons. Et l'on en profite pour piller les biens des victimes.


À la mi-journée, le roi ordonne d'en rester là. Mais ses sonneurs de trompe ont le plus grand mal à faire respecter ses ordres.

Charles IX assume la responsabilité des événements. Il explique que Coligny avait ourdi un complot et qu'il avait dû l'exécuter.

On évalue le nombre total de victimes dans l'ensemble du pays à 30.000 (plus que sous la Commune de 1871). Il n'empêche que le massacre n'est pas ressenti avec une horreur particulière par les contemporains. Il apparaît à ceux-ci comme relativement banal dans l'atmosphère violente de l'époque.

1788 
En France, renvoi du ministre Loménie de Brienne.
1789 
L'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen affirme la liberté de la presse en France.
1911
Tatiana Constantinova de Russie

La grande-duchesse Tatiana de Russie, fille du grand-duc Constantine de Russie et de la princesse Elisabeth de Saxe-Altenburg, est née le 23 janvier 1890 à Saint Petersbourg.

 

Elle a huit frères et soeurs dont l’aîné le grand-duc Ivan épousa la princesse Helena de Serbie, soeur du celui qui devint roi Alexandre de Yougoslavie (assassiné à Marseille en 1934)

 

Le 24 août 1911, la grande-duchesse épousait à Pavlovsk le prince Constantine Bagration-Moukhransky, fils du prince Alexandre Bagration-Moukhransky et de la princesse Nina Tarkhan-Moouravi.

 

De cette union sont nés le prince Theimouraz en 1912 et la princesse Natalia en 1914.

 

Le prince Constantine a été tué à Jaroslav en 1915.

 

La grande-duchesse Tatiana s’est remariée en 1921 à Genève avec Alexander Korochenzov qui décéda l’année suivante.

 

Tatiana Constantinova de Russie s’est éteinte à Jérusalem en 1979. (Copyright photo : DR)


 


 

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Published by Yann Sinclair - dans CALENDRIER
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:00

Ces commentaires, trouvés sur le site "Église catholique en France", permettent à toute personne de bonne volonté, chrétienne ou non, de mieux comprendre la Bible, le livre le plus diffusé au monde, en
  • donnant des explications historiques ;

  • donnant le sens passé de certains mots ou expressions dont la signification a parfois changé depuis ou peut être mal comprise (aujourd'hui, "fils de l'homme", "fils de Dieu", "pouvoir des clés" ; je consacre une page de mon blog à recenser tous ces mots ou expressions) ;

  • décodant le langage imagé utilisé par l'auteur.

Je souhaite arriver à mettre ici, chaque dimanche, les commentaires de Marie-Noëlle Thabut. Ma seule contribution consiste à surligner les passages que je trouve les plus enrichissants et à écrire en rouge ceux qui parlent d'un thème qui m'est cher : la liberté (trois autres pages de mon blog sont consacrées à ces passages des Évangiles, du reste du Nouveau Testament ou de l'Ancien Testament qui parlent de la liberté). D'après Marie-Noëlle Thabut, "... si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c'est que nous ne les avons pas compris."

 

Version audio, trouvée sur le site de Radio-Notre-Dame.

Parole du SEIGNEUR adressée à Shebna le gouverneur.
19 Je vais te chasser de ton poste,
t’expulser de ta place.
20 Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur,
Éliakim, fils de Hilkias.
21 Je le revêtirai de ta tunique,
je le ceindrai de ton écharpe,
je lui remettrai tes pouvoirs :
il sera un père pour les habitants de Jérusalem
et pour la maison de Juda.
22 Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David :
s’il ouvre, personne ne fermera,
s’il ferme, personne n’ouvrira.
23 Je le rendrai stable comme un piquet
qu’on enfonce dans un sol ferme ;
il sera comme un trône de gloire pour la maison de son père.


Aujourd’hui, on parlerait de remaniement ministériel. Nous sommes à la cour de Jérusalem sous le règne d’Ézéchias, c’est-à-dire vers 700 av.J.C. Ézéchias est le fils d’Achaz, c’est de lui que le prophète Isaïe avait annoncé la naissance en disant : « Voici que la jeune femme est enceinte et va enfanter un fils, elle lui donnera le nom d’Emmanuel » (Is 7, 14).

Shebna (dont il est question aujourd’hui) fut donc gouverneur du palais de Jérusalem au cours du règne d’Ézéchias (716 – 687). Le poste de gouverneur du palais était certainement important puisqu’il y avait un véritable rituel d’intronisation au moment de la nomination : on en devine des bribes à travers le texte d’aujourd’hui. En particulier, le gouverneur recevait une tunique et une écharpe qui étaient les insignes de sa fonction. Concrètement, parmi les attributions du gouverneur de Jérusalem, figurait le « pouvoir des clés ». Au moment de la remise solennelle des clés du palais royal, il recevait pleins pouvoirs sur les entrées au palais (et donc sur la possibilité d’être mis en présence du roi) et l’on disait sur lui la formule rituelle : « Je mets sur son épaule la clef de la maison de David : s’il ouvre, personne ne fermera, s’il ferme, personne n’ouvrira. » (Is 22, 22). C’était donc un symbole d’autorité sur le royaume et la marque d’une très grande confiance de la part du roi.

Mais Shebna s’est mal comporté : en relisant un peu plus largement le contexte qui entoure le passage retenu pour aujourd’hui, on s’aperçoit que le prophète Isaïe (de la part de Dieu, bien sûr), lui fait deux reproches. D’une part, il est de très mauvais conseil pour le roi : la confiance marquée par celui-ci l’autorisait très certainement à prendre position sur les affaires politiques ; et on devine que Shebna faisait partie du clan pro-égyptien.

Je m’explique : le père d’Ézéchias, le roi Achaz, avait dû accepter la tutelle de l’empire assyrien ; le prophète ne l’avait pas souhaitée mais il estimait que la faiblesse du royaume de Jérusalem interdisait toute révolte. Ezéchias, au contraire, tout au long de son règne, cherchera à recouvrer son indépendance, quitte à s’allier avec l’Egypte. Mais cela lui coûtera très cher, à lui et à son peuple ; car chaque tentative de révolte contre le suzerain assyrien, chaque marque d’insoumission est durement réprimée. En 701, effectivement, l’empereur assyrien Sennachérib envahit toute la région, mata très durement les insoumis, annexa purement et simplement la plupart des villes qui composaient le royaume de Jérusalem, aggrava considérablement les conditions financières de sa tutelle et Ezéchias fut bien obligé de se soumettre définitivement.
Les conseils d’alliance avec l’Égypte prodigués par Shebna à Ézéchias étaient donc fort mal inspirés. C’est le premier reproche que lui faisait Isaïe. Il y en avait visiblement un second ; toujours entre les lignes, on devine que Shebna se préoccupait de ses propres intérêts et non de ceux du peuple de Dieu. Or, il lui avait été clairement précisé le jour de sa prise de fonction qu’il devait être « un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda ».

La décision du prophète Isaïe est donc prise : il annonce à Shebna sa destitution et son remplacement par un nouveau gouverneur du palais, Élyakim, un véritable serviteur du peuple. Dans les versets qui précèdent notre texte d’aujourd’hui, Isaïe n’y va pas par quatre chemins : « Le SEIGNEUR va te secouer, beau sire, il va t’empaqueter, t’envoyer rouler comme une boule vers un pays aux vastes étendues (l’Égypte). C’est là-bas que tu mourras, là-bas avec les chars qui font ta gloire et le déshonneur de la maison de ton maître. » (Is 22, 17-18). (Les chars, « déshonneur d’Ézéchias », sont une allusion à la politique pro-égyptienne prônée par Shebna, à la fureur d’Isaïe). En réalité, il semble que Shebna ait échappé à de trop rudes sanctions puisqu’on le retrouvera quelque temps plus tard comme secrétaire du roi aux côtés du nouveau gouverneur, Élyakim.

Ce texte a probablement été composé pour nous délivrer plusieurs messages :

Premièrement, on peut s’étonner que la Bible, livre dans lequel nous cherchons fondamentalement un langage théologique, une révélation sur Dieu, se complaise à tant de récits historiques, plus ou moins touffus d’ailleurs et aux intrigues de palais, dont celle de Shevna et Éliakim par exemple. Première leçon, Dieu n’est pas à chercher ailleurs que dans le creux même de notre vie ; et rien dans nos vies n’est trop insignifiant à ses yeux ; il se révèle au jour le jour dans notre histoire. C’est là qu’il nous faut apprendre à lire sa présence et son action.

Deuxièmement, nous découvrons le rôle des prophètes : tout d’abord, on devine que le roi était assez docile à ses conseils pour qu’Isaïe puisse se permettre d’intervenir dans les histoires du palais. Et on ne peut qu’admirer la véhémence du prophète, tout occupé, lui, des véritables intérêts du peuple de Dieu. C’est peut-être l’une des caractéristiques d’un véritable prophète.

Troisièmement, la grande, l’unique préoccupation de Dieu et qui doit être celle de ses serviteurs est le service du peuple : dans la Bible, on ne manque jamais une occasion de rappeler aux responsables que la seule raison d’être de tout pouvoir (celui du roi ou du gouverneur) est l’intérêt du peuple. A tel point que, dès que l’avenir de son peuple est gravement en jeu, Dieu intervient ! Ici, par exemple, Dieu ne laissera pas son roi privé trop longtemps des collaborations indispensables. Et Dieu s’engage à ses côtés pour cette mission : « Je le rendrai stable comme un piquet qu’on enfonce dans un sol ferme ; il sera comme un trône de gloire pour la maison de son père. »

Dernière remarque : pour les auteurs du Nouveau Testament, il ne fait pas de doute que Jésus-Christ est le vrai maître des clés ; (c’est lui qui, réellement, nous « met en présence du Roi » !) L’Apocalypse, en particulier, en parle à plusieurs reprises ; dans la lettre à Philadelphie, par exemple : « Ainsi parle le Saint, le Véritable, qui tient la clé de David, qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul ne peut ouvrir. » (Ap 3, 7). L’auteur de l’Apocalypse, ici, a littéralement décalqué la phrase rituelle de l’Ancien Testament.
—————————
Complément
Sur le pouvoir des clés : on lit une autre allusion au pouvoir des clés détenu par le Ressuscité dans la grande vision du premier chapitre de l’Apocalypse : « Je suis le Premier et le Dernier, et le Vivant ; je suis mort, et voici, je suis vivant pour les siècles des siècles, et je tiens les clés de la mort et de l’Hadès » (Ap 1, 18). C’est bien Jésus, triomphant de la mort, qui est annoncé là : l’image des clés ici nous suggère qu’il a pouvoir d’enfermer les puissances de mort. Ce pouvoir d’ouvrir et de fermer n’a donc rien d’inquiétant : de toute évidence, après tous les siècles de découverte du Dieu d’amour et de pardon, nous savons bien que Jésus ne fermera jamais la porte à l’un de ses frères ; sa phrase « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » est là pour en témoigner. En revanche, c’est au mal qu’il ferme la porte. (cf également Mt 16, 19 ; l’évangile de ce jour).


PSAUME – 137 (138), 1-3. 6.8

1 De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce,
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
2 vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
3 Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

6 Si haut que soit le SEIGNEUR, il voit le plus humble ;
8 Le SEIGNEUR fait tout pour moi !
SEIGNEUR, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.


Ce psaume est très court, puisque nous venons de l’entendre presque en entier, mais chacun de ses vers, chacun de ses mots est chargé de toute une histoire ; cette histoire, toujours la même, bien sûr, que nous retrouvons dans tous les psaumes, celle de l’Alliance entre Dieu et Israël. C’est Israël qui a été le peuple choisi par Dieu pour être son confident, son prophète.

Confident de Dieu il a eu cette révélation que Dieu est Amour ; prophète de Dieu, il est chargé de le dire au monde entier. C’est, je crois, exactement le sens de ce psaume 137. Encore une fois c’est Israël tout entier qui parle : le « je » est un sujet collectif comme dans tous les psaumes.

Je le reprends tout simplement dans l’ordre : et vous verrez qu’il est moins limpide qu’il ne paraît ; d’autant plus que la traduction ne simplifie pas toujours les choses. Notre liturgie a choisi le texte grec, mais le psaume a été originellement écrit en hébreu, il ne faut pas l’oublier. Or le texte primitif hébreu et sa traduction en grec sont par moments assez différents.

Comme un certain nombre de psaumes, celui-ci commence par les deux mots « de David » qui ne nous ont pas été répétés et pour cause parce que personne ne sait très bien ce qu’ils veulent dire au juste ; je crois qu’on pourrait traduire « à la manière de David ». En tout cas, il y a fort peu de chances que ce psaume ait été composé par David, mais que David ait eu le cœur plein d’action de grâce, c’est certain.

Je reprends le premier verset : « De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce » : le texte hébreu ne dit pas la raison de cette action de grâce, sans doute est-elle évidente ; mais le texte grec explicite : « Je te rends grâce car tu as entendu les paroles de ma bouche ». N’est-ce pas justement la caractéristique du croyant que d’être assuré en toutes circonstances que Dieu entend ses cris ? Pour le peuple d’Israël, c’est une conviction bien ancrée depuis l’épisode du buisson ardent. Ce jour-là, Dieu avait dit à Moïse : « Oui, vraiment, j’ai vu la souffrance de mon peuple en Égypte , je l’ai entendu crier sous les coups de ses chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances. » (Ex 3, 7). Dieu sait, Dieu entend, Dieu connaît nos difficultés, nos souffrances et il nous donne la force de tenir debout, de ne pas nous laisser submerger par le mal. « Si haut que soit le SEIGNEUR, il voit le plus humble » avons-nous entendu dans ce psaume. Beaucoup plus tard, Ben Sirac le Sage écrira : « La prière du pauvre traverse les nuées » (35, 21). Sous-entendu, elle atteint Dieu. Et, plus tard encore, un autre fils d’Israël dira : « Je sais, Père, que tu m’exauces toujours » ; vous avez reconnu la prière de Jésus lorsqu’il se rendit devant le tombeau de Lazare (Jn 11).

Je continue le psaume : « Je te chante en présence des anges » : là encore une difficulté, ou au moins une différence entre les deux textes hébreu et grec : le mot traduit ici par « anges » était en hébreu « Élohim » qui veut dire « les dieux » ; voilà donc deux formulations franchement différentes ! Dans ces cas-là, il ne faut pas jouer une traduction contre l’autre : les deux sont inspirées, les deux doivent nous inspirer ; « Je te chante en présence des anges », c’est la phrase du croyant déjà transporté dans la liturgie céleste où les serviteurs de Dieu chantent sans fin « Saint, Saint, Saint le SEIGNEUR Dieu de l’univers ». (Vous avez reconnu là le chant des séraphins au cours de la grande vision d’Isaïe qui détermina sa vocation ; Is 6, 3). L’autre traduction possible, « Je te chante devant les Élohïm », est la profession de foi d’Israël : Dieu seul est Dieu, les Élohïm, c’est-à-dire les idoles, les dieux des autres peuples ne sont que néant.

Et si vous avez la curiosité de poursuivre la recherche, vous verrez que le texte syriaque (araméen), lui, a traduit « rois », ce qui veut dire encore autre chose : « je te chante en présence des rois », cette fois c’est l’engagement missionnaire qui est dit : Israël n’oublie pas sa vocation de témoin au milieu des nations. Tous ces sens s’ajoutent les uns aux autres car cette parole de Dieu est vivante dans le cœur de ceux qui la scrutent de génération en génération.

« Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité » : l’expression « ton amour et ta vérité » est l’une des formules préférées pour rappeler l’Alliance de Dieu et son œuvre en faveur de son peuple ; voilà encore un écho de l’événement de l’Exode, car c’est la définition que Dieu a donnée de lui-même à Moïse au Sinaï : « (Je suis) le SEIGNEUR, Dieu miséricordieux et bienveillant, lent à la colère, plein d’amour et de vérité ». (Ex 34, 6). Cette expression « amour et vérité » est devenue très habituelle dans la religion juive. Elle rappelle à tous la fidélité absolue de Dieu à l’Alliance qu’il a lui-même proposée à son peuple au Sinaï.

A la fin du psaume, nous retrouverons ce thème de l’amour de Dieu : « éternel est ton amour » ; c’est encore une autre manière de dire la fidélité de Dieu. On retrouve cette formule dans plusieurs psaumes, en particulier, c’est le refrain du psaume 135 (136).

Et le psaume se termine par une demande : « n’arrête pas l’œuvre de tes mains », ce qui veut dire « continue malgré nos infidélités répétées » ; il faut lire ensemble les deux phrases « SEIGNEUR, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains. » C’est parce que l’amour de Dieu est éternel que nous savons qu’il n’arrêtera pas « l’œuvre de ses mains ».


DEUXIÈME LECTURE – Romains 11, 33 – 36

33 Quelle profondeur dans la richesse,
la sagesse et la science de Dieu !
Ses décisions sont insondables,
ses chemins sont impénétrables !
34 Qui a connu la pensée du Seigneur ?
Qui a été son conseiller ?
35 Qui lui a donné en premier
et mériterait de recevoir en retour ?
36 Car tout est de lui, et par lui, et pour lui.
A lui la gloire pour l’éternité ! Amen.


Ces lignes clôturent une méditation de Paul sur une situation historique et religieuse à proprement parler bouleversante : depuis plusieurs siècles, le peuple d’Israël se savait et se sentait messager du seul et unique vrai Dieu dans un monde où l’idolâtrie apparaissait comme la relation normale entre l’homme et le divin. Toute l’histoire de ce peuple était celle de l’Alliance que Dieu avait scellée avec lui au cours des événements de l’Exode : d’une troupe de fuyards évadés de l’Égypte, pays de leur servitude, Dieu avait fait un peuple libre ; il lui avait donné des règles de vie, et lui avait promis une fidélité sans faille et un avenir resplendissant : « Interroge donc les jours du début, ceux d’avant toi, depuis le jour où Dieu créa l’humanité sur la terre… Est-il rien arrivé d’aussi grand ?… Est-il arrivé à un peuple d’entendre comme toi la voix d’un dieu parlant du milieu du feu et de rester en vie ?… A toi, il t’a été donné de voir, pour que tu saches que c’est le Seigneur qui est Dieu ; il n’y en a pas d’autre que lui. » (Dt 4, 32… 35).

Les prophètes avaient de siècle en siècle, et surtout aux pires moments, rappelé à Israël qu’il était le peuple élu et qu’il pouvait compter sur la solidité du pacte que Dieu avait fait avec lui et sur le lumineux avenir qu’il lui avait promis : « Je t’ai destiné à être la lumière des nations, afin que mon salut soit présent jusqu’aux extrémités de la terre. » (Is 49, 6).

Et voilà que tout avait basculé : la naissance de la communauté chrétienne a représenté pour Israël un déchirement de toutes les certitudes : au sein même du peuple juif et émanant de lui est né un nouveau groupe de croyants, les fidèles de Jésus ; Paul est l’un d’eux : il est à la charnière de ces deux communautés, la juive et la chrétienne ; lui-même au début a ressenti comme une trahison de la cause juive la fidélité des disciples de Jésus à leur maître ; devenu Chrétien à son tour, il éprouve au plus profond de son cœur un nouveau déchirement. Nous avons lu depuis deux dimanches la souffrance qu’il éprouve et les questions qu’il se pose : le peuple élu va-t-il être écarté ? L’Alliance entre Dieu et Israël peut-elle être rompue au bénéfice d’un autre peuple ?

Pour méditer sur ce problème, Paul, en bon Juif qu’il est toujours, fait appel à toutes les ressources de l’Écriture, ce que nous appelons aujourd’hui l’Ancien Testament. Il y trouve plusieurs motifs d’espérance.
Tout d’abord, Dieu est fidèle à son Alliance, aucun Juif ne saurait en douter. Comme dit le livre du Deutéronome, « Si le SEIGNEUR vous a libérés, c’est que le SEIGNEUR vous aime et tient le serment fait à vos pères. » (Dt 7, 8). Le « Dieu d’amour et de vérité » (au sens de fidélité) tel qu’il s’est révélé lui-même ne saurait se renier. Les prophètes avaient été jusqu’à comparer cette alliance entre Dieu et son peuple à un lien d’amour tel que celui des fiançailles ou du mariage. Dans un moment de grande infidélité du peuple, Osée affirmait que Dieu déployait toutes les ressources de son amour pour ramener la fiancée infidèle : « C’est moi qui vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur… Là elle répondra comme au temps de sa jeunesse. » (Osée 2, 16-7). Et vous vous souvenez des promesses du prophète Isaïe qui comparait l’amour de Dieu pour Israël à celui d’un époux qu’aucune infidélité ne peut lasser : nous les avions lues à propos de cette même lettre aux Romains, pour le dix-neuvième dimanche (Is 54, 6-7. 10). Par exemple : « Mon Alliance de paix jamais ne sera branlante, dit celui qui te manifeste sa tendresse, le SEIGNEUR. » (Is 54, 10). C’est pour cela que Paul a pu affirmer un peu plus tôt : « Les dons de Dieu et son appel sont irrévocables » (Rm 11, 29). C’était notre lecture de dimanche dernier.

Deuxième motif d’espérance, Dieu sait tirer le bien de tous les événements, même du mal. Paul l’a affirmé un peu plus haut, dans cette même lettre aux Romains (Rm 8, 28) : « Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment » (c’est-à-dire de ceux qui lui font confiance) ; et ce peuple continue à croire en Dieu, Paul en est sûr. Dans un premier temps, c’est le refus des Juifs devant l’évangile qui est devenu, grâce à Dieu, la chance des païens qui ont été accueillis dans l’Église du Christ. Seul un petit nombre de Juifs, un Reste d’Israël, pour parler comme l’Ancien Testament, y est entré aussi. Dans un deuxième temps, c’est ce Reste d’Israël qui sauvera l’ensemble du peuple qui n’a jamais cessé d’être le peuple de l’Alliance.

Comment cela se fera-t-il ? Paul n’en sait rien, mais cet avenir lui apparaît absolument certain. Devant cette certitude, il tombe en admiration : « Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! » Humblement, il retrouve les versets des contemplatifs de l’Ancien Testament : l’auteur du psaume 138/139, par exemple, qui chantait : « Mystérieuse connaissance qui me dépasse, si haute que je ne puis l’atteindre… Dieu, que tes projets sont difficiles pour moi ! » (Ps 138/139, 6. 17). Ou le livre de la Sagesse : « Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! » (Sg 17, 1).

Quand il s’exclame : « Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? », il cite en fait les propos du prophète Isaïe : « Qui a mesuré l’Esprit du SEIGNEUR ?… De qui donc a-t-il pris conseil qui puisse l’éclairer, lui enseigner la voie du jugement, lui enseigner la science et lui indiquer le chemin de l’intelligence ? » (Is 40, 13-14 1). Et c’est au livre de Job encore qu’il emprunte un autre verset : « Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ? » (Jb 41, 3).

Rappel salutaire pour les Chrétiens auxquels il s’adresse, qui sont majoritairement de culture grecque et donc amoureux de la philosophie : elle était à leurs yeux la plus haute vertu. Manière aussi de ramener ses lecteurs à une saine humilité : les Juifs les précèdent sur le chemin de la Sagesse. Et dans cette foi même qu’il a héritée du Judaïsme, Paul ne perd pas espoir : les desseins de Dieu sont impénétrables : il saura sauver son Alliance.
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Note
1 – Paul cite les paroles d’Isaïe non pas d’après l’original hébreu (d’où la différence avec nos traductions d’Isaïe) mais d’après la traduction grecque, la Septante.

Complément
La doxologie qui termine chacune de nos prières eucharistiques « Par lui, avec lui et en lui tout honneur et toute gloire » ressemble à la finale du texte de Paul (verset 36).


ÉVANGILE – Matthieu 16, 13 – 20

13 Jésus était venu dans la région de Césarée de Philippe,
et il demandait à ses disciples :
« Le Fils de l’homme, qui est-il,
d’après ce que disent les hommes ? »
14 Ils répondirent :
« Pour les uns, il est Jean-Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
15 Jésus leur dit :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
16 Prenant la parole, Simon-Pierre déclara :
« Tu es le Messie,
le Fils du Dieu vivant ! »
17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
18 Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre
sera délié dans les cieux. »
20 Alors, il ordonna aux disciples
de ne dire à personne qu’il était le Messie.


Très certainement, aux yeux de Matthieu, cet épisode de Césarée constitue un tournant dans la vie de Jésus ; car c’est juste après ce récit qu’il ajoute « A partir de ce moment, Jésus Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des Anciens, des Grands Prêtres et des scribes, être mis à mort et, le troisième jour, ressusciter. » L’expression « A partir de ce moment » veut bien dire qu’une étape est franchie.

Une étape est franchie, certainement, mais en même temps, et c’est ce qui est le plus surprenant dans ce passage, rien n’est dit de neuf ! Jésus s’attribue le titre de Fils de l’homme, ce qu’il a déjà fait neuf fois dans l’évangile de Matthieu ; et Pierre lui attribue celui de Fils de Dieu, et il n’est pas non plus le premier à le faire !

Premier titre, le « Fils de l’homme » : une expression sortie tout droit du livre de Daniel, au chapitre 7 : « Je regardais dans les visions de la nuit, et voici que sur les nuées du ciel venait comme un Fils d’homme ; il arriva jusqu’au Vieillard, et on le fit approcher en sa présence. Et il lui fut donné souveraineté, gloire et royauté : les gens de tous peuples, nations et langues le servaient. Sa souveraineté est une souveraineté éternelle qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera jamais détruite. » (Dn 7, 13-14). Quelques versets plus loin, Daniel précise que ce Fils d’homme n’est pas un individu solitaire, mais un peuple : « Les Saints du Très-Haut recevront la royauté, et ils possèderont la royauté pour toujours et à tout jamais… La royauté, la souveraineté et la grandeur de tous les royaumes qu’il y a sous tous les cieux, elles ont été données au peuple des Saints du Très-Haut : sa royauté est une royauté éternelle ; toutes les souverainetés le serviront et lui obéiront. » (Dn 7, 18. 27). Quand Jésus s’applique à lui-même ce titre de Fils de l’homme, il se présente donc comme celui qui prend la tête du peuple de Dieu.

Le deuxième titre qui lui est donné ici, c’est celui de « Fils de Dieu ». En langage du temps, c’était exactement synonyme de « Messie-Roi ». Vous vous rappelez qu’à la fin de l’épisode de la marche sur les eaux, ceux qui étaient dans la barque s’étaient prosternés devant Jésus et lui avaient dit : « Vraiment, tu es Fils de Dieu. » Ce jour-là, les disciples ne se sont pas trompés sur le titre ; ils ont bien deviné la véritable identité de Jésus, mais cela ne veut pas dire qu’ils ont parfaitement compris la mission de ce Messie : c’est la puissance de Jésus sur la mer qui les a impressionnés. Il leur reste toute une étape à franchir pour découvrir qui est réellement Jésus.

A Césarée, ce qui est nouveau, c’est que Pierre ne dit pas cela devant une manifestation de puissance de Jésus : au contraire, dans les versets qui précèdent la profession de foi de Pierre, Jésus vient de refuser de donner un signe convaincant aux Pharisiens et aux Sadducéens qui le lui demandaient. Maintenant, une étape est franchie, Pierre est en marche vers la foi. « Heureux es-tu, Simon, fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela (c’est-à-dire tu ne l’as pas trouvé tout seul), mais mon Père qui est aux cieux. »

Ce qui est nouveau aussi, à Césarée, ce n’est pas l’usage de l’un ou l’autre des deux titres de Jésus, c’est leur jonction. « Qui est le fils de l’homme ? » demande Jésus et Pierre répond « Il est le Fils de Dieu ». Jésus fera le même rapprochement au moment de son interrogatoire par le Grand Prêtre : celui-ci lui demande « Je t’adjure par le Dieu vivant de nous dire si tu es toi, le Messie, le Fils de Dieu. » Et Jésus répond : « Tu le dis. Seulement, je vous le déclare, désormais vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite du Tout-Puissant et venant sur les nuées du ciel. » (Mt 26, 63). Jésus parle bien de puissance, mais à ce moment précis, bien sûr, on ne peut plus se tromper : Dieu se révèle non comme un Dieu de puissance et de majesté, mais comme l’amour livré aux mains des hommes.

Dès que Pierre a découvert qui est Jésus, celui-ci aussitôt l’envoie en mission pour l’Église : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église » ; cette Église qui sera son corps et constituera avec lui le Christ total, le peuple des saints du Très-Haut dont parlait le prophète Daniel. Et sur quoi le Christ construit-il son Église ? Sur la personne d’un homme dont la seule vertu est d’avoir écouté ce que le Père lui a révélé. Cela veut bien dire que le seul pilier de l’Église, c’est la foi en Jésus-Christ.

Et Jésus ajoute : « Ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » : c’est ce que l’on appelle « le pouvoir des clés ». Cela ne veut pas dire que Pierre et ses successeurs sont désormais tout-puissants ! Cela veut dire que Dieu promet de s’engager auprès d’eux. Pour nous, il nous faut et il nous suffit d’être en communion avec notre Église pour être en communion avec Dieu. Si l’on se souvient de la première lecture, cela veut dire aussi que la mission de l’Église est d’introduire les hommes auprès du Père.

Dernier motif pour nous rassurer : Jésus dit « JE bâtirai mon Église » : c’est lui, Jésus, qui bâtit son Église. Nous ne sommes pas chargés de bâtir son Église, mais simplement, d’écouter ce que le Dieu vivant veut bien nous révéler. Et, parce que c’est le Christ ressuscité, Fils du Dieu vivant, qui bâtit, nous pouvons en être sûrs, « La puissance de la mort ne l’emportera pas ».

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:00
Datei:Kaźko IV Słupski seal 1373.PNG
duc de Szczecin

 (en polonais Kazimierz III, en allemand Kasimir III.)

 

connu aussi sous le nom de Casimir III de Szczecin, est né vers 1348 et il est mort le 24 août 1372. Il est duc de Poméranie (Duché de Szczecin).

Casimir III est le fils de Barnim III le Grand et d’Agnès, la fille du duc Henri II de Brunswick-Grubenhagen. Il est le frère ainé de Świętobór Ier et de Bogusław VII. Casimir III est célibataire. De 1357 à 1367, il est éduqué à la cour de Charles IV à Prague.

Au cours de la seconde moitié du XIVe, la Poméranie se décompose. Les villes hanséatiques mènent leur propre politique, entrent en conflit avec le Danemark, sans que les ducs poméraniens ne puissent intervenir efficacement dans les évènements. Après les décès de Barnim IV (le duc de Wolgast et de Rügen) en 1365 et de Barnim III le Grand (le duc de Szczecin) en 1368, la Poméranie est divisée entre les héritiers et s’affaiblit.

Les jeunes ducs de Szczecin doivent immédiatement faire face à des attaques du margrave de Brandebourg dans le Neumark et dans l’Uckermark. Un cessez-le-feu intervient en 1369. Suite à l’intervention de Valdemar IV de Danemark, ils sont contraints d’abandonner l’Uckermark dans un traité de paix signé avec le Brandebourg le 20 juillet 1371.

Avec la reprise des combats dans le Neumark et dans l’Uckermark, les ducs de Szczecin s’allient avec le Mecklembourg le

3 mars 1372.

 

Assiégé à Chojna, dans le Neumark, Casimir III est gravement blessé et meurt quelques jours plus tard à Szczecin, le 24 août 1372

. Il y est inhumé dans l’église Saint-Othon.

1542 
Blason de Gasparo Contarini
Image de Gasparo Contarini
cardinal italien, évêque de Belluno

 né le 16 octobre 1483 à Venise 

 

mort le 24 août 1542 à Bologne

 

diplomate et cardinal italien du XVIe siècle.

 

Il fut cardinal et légat du pape à la diète de Ratisbonne (1541), et qui fit de vains efforts pour rapprocher les Catholiques et les Protestants.

 

Il a laissé plusieurs ouvrages, entre autres un traité De immortalitate animas, contre Pomponazzi, qui avait été son maître.

 

La relation de ses Ambassades se trouve dans les Relazioni degli ambasciatori Veneti al Senato, d'Eugenio Albèri, 1840.

 

On lui attribue parfois la postérité du sola fide : il aurait par inadvertance contribué à la propagation du protestantisme. 

Ouvrages 

  • De potestate Pontificis, 1529 ;
  • Confutatio articulorum seu quaestionum Lutheri, vers 1530 ;
  • Tractatus seu Epistola de iustificatione, 1541 ;
  • De magistratibus et republica venetorum, Paris, 1543 ;
  • De sacramentis christianae legis et catholicae ecclesiae, Florence, 1553.
Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Gasparo Contarini » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 

1572 
François Clouet - Admiral Gaspard II de Coligny.jpg
amiral de Henri II puis chef des Huguenots
noble et amiral français, né le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing et décédé le 24 août 1572 à Paris, lors du massacre de la Saint-Barthélemy. Comte de Coligny, baron de Beaupont et Beauvoir, Montjuif, Roissiat, Chevignat et autres lieux, seigneur de Châtillon, amiral de France, il est l'un des membres les plus connus de l'illustre maison de Coligny.

C'est le fils de Gaspard Ier de Coligny, maréchal de France sous François Ier, et de sa femme Louise de Montmorency. Il est le frère d'Odet, cardinal de Châtillon et de François d'Andelot.

1628
  décès de George Villiers, Ier duc de Buckingham À Greyhound Pub, Portsmouth, favori du roi Jacques Ier d'Angleterre et VII d'Écosse, que Dumas présente aussi comme l'amant de la reine Anne d'Autriche.
Il périt assassiné par le fanatique John Felton.
1679 
Image de Jean-François Paul de Gondi de Retz
cardinal français, archevêque de Paris 
1883 
Grand Royal Coat of Arms of France.svg
Comte-de-chambord.jpg
connu sous les noms de duc de Bordeaux, puis de
« comte de Chambord »
et de
« Henri V » 
Le comte de Chambord (première partie). 2000 ans d'Histoire sur France Inter de Patrice Gélinet avec Daniel de Montplaisir (historien). 10.09.2008

 


« Je ne laisserai pas arracher de mes mains le drapeau blanc d'Henri IV. Il a flotté sur mon
berceau, je veux qu'il ombrage ma tombe. »
(Henri V, comte de Chambord)

Le 25 août 1883, devant le corps du comte de Chambord qui était mort la veille au Château de Frohsdorf en Autriche, le comte de Blacas prononça les premiers mots que l'on entendait toujours, depuis des siècles, devant la dépouille d'un roi de France : « le roi est mort ».

Mais, pour la première fois, dans l'histoire de la monarchie française, on n'entendit pas « Vive le roi », la fin de cette phrase rituelle qui, après la mort d'un souverain annonçait le début du règne de son successeur.

Le comte de Chambord n'avait pas de successeur. Il était le dernier descendant de la branche ainée des Bourbons qui régnait sur la France depuis Henri IV, et le dernier roi de France. Mais le roi sans couronne d'un royaume qu'il n'a pas connu.

Vivant en exil depuis plus de 50 ans, refusant de revenir en France avec un autre drapeau que le drapeau blanc de ses ancêtres, détestant le drapeau tricolore qu'on voulait lui imposer parce qu'il représentait depuis la Révolution les malheurs de sa famille, le comte de Chambord avait raté en 1871 l'occasion de revenir sur un trône qu'il n'a occupé que quelques jours. Lorsque son grand père Charles X lui avait légué sa couronne pendant la révolution de 1830.
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invité:

*Daniel de Montplaisir
historien

Le comte de Chambord (deuxième partie). 2000 ans d'Histoire sur France Inter de Patrice Gélinet avec Daniel de Montplaisir (historien). 10.09.2008


« Je ne laisserai pas arracher de mes mains le drapeau blanc d'Henri IV. Il a flotté sur mon
berceau, je veux qu'il ombrage ma tombe. »
(Henri V, comte de Chambord)

Le 25 août 1883, devant le corps du comte de Chambord qui était mort la veille au Château de Frohsdorf en Autriche, le comte de Blacas prononça les premiers mots que l'on entendait toujours, depuis des siècles, devant la dépouille d'un roi de France : « le roi est mort ».

Mais, pour la première fois, dans l'histoire de la monarchie française, on n'entendit pas « Vive le roi », la fin de cette phrase rituelle qui, après la mort d'un souverain annonçait le début du règne de son successeur.

Le comte de Chambord n'avait pas de successeur. Il était le dernier descendant de la branche ainée des Bourbons qui régnait sur la France depuis Henri IV, et le dernier roi de France. Mais le roi sans couronne d'un royaume qu'il n'a pas connu.

Vivant en exil depuis plus de 50 ans, refusant de revenir en France avec un autre drapeau que le drapeau blanc de ses ancêtres, détestant le drapeau tricolore qu'on voulait lui imposer parce qu'il représentait depuis la Révolution les malheurs de sa famille, le comte de Chambord avait raté en 1871 l'occasion de revenir sur un trône qu'il n'a occupé que quelques jours. Lorsque son grand père Charles X lui avait légué sa couronne pendant la révolution de 1830.
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invité:

*Daniel de Montplaisir
historien

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livre:

*Le Comte de Chambord : Dernier roi de France
Daniel de Montplaisir
Perrin
2008
« Pour l'histoire, l'homme reste le " comte de Chambord ". Pour les royalistes, qui l'ovationnèrent comme " duc de Bordeaux puis le reconnurent comme " Henri V ", il fut le " roi ", le dernier roi de France.

Il le fut doublement : le 2 août 1830, lorsque son grand-père Charles X abdiqua en sa faveur, et le 24 août 1883, lorsqu'il mourut sans enfants, laissant béante une succession de France qui demeure irrésolue à ce jour.

L'alternance de ses silences et de ses prises de position publiques, les choix qu'il fit, dans des conditions souvent mystérieuses, passionnèrent les historiens.

Pourquoi avait-il refusé la couronne que la chute du second Empire lui offrait sur un plateau ? Son obstination à n'accepter de Restauration qu'avec le drapeau blanc cachait-elle un prétexte pour échapper à son destin ou bien un manque consternant de sens politique ?

Faute de réponse, l'histoire oublia le comte de Chambord. Jusqu'à ce que ses archives privées, que l'on croyait perdues, soient récemment retrouvées. Leur exploitation permet de redécouvrir le roi Henri V et sa raison d'être : se préparer à assumer la charge de la France.

Elle permet aussi de dépeindre l'homme qui, loin des cercles royalistes qui en firent une icône, mena la vie quotidienne d'un haut personnage de son temps.

Le présent ouvrage dissipe le mystère politique et humain. Mais l'héritage du dernier monarque continue de planer comme une ombre sur l'histoire de France. »
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audio:

*La Tribune de l'Histoire : L'heure du destin, le comte de Chambord
André Castelot & Alain Decaux
dramatique
1959
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vidéo:

*Bouvard et Pécuchet
Jean-Daniel Verhaeghe
téléfilm
Koba Films
1989
DVD
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lien internet:

*Comte de Chambord (site officiel)
http://www.comtedechambord.fr/



La deuxième raison pour laquelle les légitimistes et les orléanistes ne sont pas d'accord:

Le 31 juillet Louis-Philippe est présenté aux parisiens depuis le balcon de l’Hôtel de Ville. Le 7 août 1830 suite à un vote favorable des Chambres
il devient Louis-Philippe 1er. Il refuse le titre de roi de France qui l’aurait fait Philippe VII au profit du titre de roi des Français et prête serment à la Charte constitutionnelle de 1814. A noter que cette charte à été révisée pour mettre en avant l’utilisation du drapeau tricolore, la baisse du cens, l’abolition de la censure et la liberté de la presse.
Photo : La deuxième raison pour laquelle les légitimistes et les orléanistes ne sont pas d'accord: Le 31 juillet Louis-Philippe est présenté aux parisiens depuis le balcon de l’Hôtel de Ville. Le 7 août 1830 suite à un vote favorable des Chambres il devient Louis-Philippe 1er. Il refuse le titre de roi de France qui l’aurait fait Philippe VII au profit du titre de roi des Français et prête serment à la Charte constitutionnelle de 1814. A noter que cette charte à été révisée pour mettre en avant l’utilisation du drapeau tricolore, la baisse du cens, l’abolition de la censure et la liberté de la presse.


Les légitimistes: courant de la monarchie avec une conception différente des orléanistes
Opposition de tous les côtés: D'abord historique. Avec le souvenir de Philippe-Egalité, le père de Louis-Philippe qui a voté la mort de Louis XVI et qui l'a provoqué puisque cette mort a été votée par une voix de majorité

Ensuite la forfaiture de Louis-Philippe prenant le pouvoir en 1830

Enfin, ce sont deux conceptions de la société qui s'affrontent: Les Légitimistes sont attachés au Droit Divin, à la monarchie traditionnelle, à une France ancienne fondée sur les valeurs du catholicisme et les Orléanistes , beaucoup plus ouvert au libéralisme politique et économique (au reste, les Légitimistes accusent Louis-Philippe d'avoir été aux mains des puissances d'argent et de la grande bourgeoisie

Le comte de Paris, par exemple (petit-fils de Louis-Philippe) était très attaché à la République et au drapeau tricolore alors que les Légitimistes sont attachés au drapeau blanc de la monarchie

Le comte de Chambord n'a jamais pu accepter de régner avec le drapeau tricolore auprès de lui "JE NE LAISSERAI PAS ARRACHER DE MES MAINS LE DRAPEAU BLANC D'HENRI IV. IL A FLOTTE SUR MON BERCEAU, JE VEUX QU'IL OMBRAGE MA TOMBE"
Le Comte de Chambord n'est pas prétendant au trône de France, il est l'Héritier du trône (la notion prétendant est une notion orléaniste) (voir la loi salique http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_salique)
  • Par ailleurs, il ne faut pas confondre « loi salique » et « primogéniture masculine », la loi dite salique constituant un élargissement de la primogéniture masculine pour éliminer complètement les femmes de la succession au trône, y compris les filles du souverain décédé.

 

 

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:00
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  Naissance de Geoffroy V d'Anjou
dit le Bel
fils du comte Foulques V d'Anjou et d'Ere mbourg de La Flèche, comtesse du Maine et dame de Château-du-Loir.
Il épousera en 1128 Mathilde l'Emperesse, fille d'Henri Ier d'Angleterre dit Beauclerc et veuve d'Henri V du Saint-Empire, empereur romain germanique, en la cathédrale du Mans.
De cette union, qui scelle pa paix entre la Normandie et l'Anjou, naîtra Henri d'Anjou, qui deviendra roi d'Angleterre à la mort de son oncle Etienne de Blois, inaugurant la dynastie des Plantagênets (appelée ainsi par Geoffroy, qui avait l'habitude de porter un brin de gênet attaché à son chapeau)
Henri héritera de son père le comtés d'Anjou et de Mortain et le duché de Normandie, et de sa mère le comté du Maine.
En épousant Aliénor d'Aquitaine, divorcée de Louis VII de France, il constituera l'Empire Angevin, qui coûtera deux Guerres de Cent Ans.
Geoffroy Plantagênet mourra à Château-du-Loir le 7 septembre 1151.

Blason de Avery Dulles  
cardinal américain, professeur émérite

1929

La princesse Alix de Luxembourg

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Alix, Marie, Anne, Antoinette, Charlotte, Gabrielle, princesse de Luxembourg, princesse de Nassau, princesse de Bourbon-Parme
née le 24 août 1929 au château de Berg.
Fille de la grande-duchesse Charlotte de Luxembourg (1896-1985) et du prince Félix de Bourbon-Parme (1893-1970), elle est la benjamine de la famille.
En effet, avant elle sont nés Jean (1921), Elisabeth (1922-2011), Marie-Adélaïde (1924-2007), Marie-Gabrielle (1925) et Charles (1927-1977)
Elle a été baptisée en la Salle des Chevaliers du château de Berg.
En 1931, la poste luxembourgeoise lui consacre une série de timbres-postes au profit de Caritas.
Sa communion a été célébrée en 1938 en même temps que son frère Charles.

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1937.jpg


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Lors de sa communion
 
Son enfance, c'est au château de Berg qu'elle l'a passée. 
L'enseignement primaire y est d'ailleurs dispensé par Mademoiselle Marie Knaff ainsi que par d'autres précepteurs luxembourgeois et étrangers.
Le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale a interrompu cette vie familiale plutôt paisible.
La famille grand-ducale prend le chemin de l'exil dans la nuit du 10 mai 1940. Installée provisoirement en Dordogne, ils traversent ensuite l'Espagne et trouvent refuge au Portugal où un croiseur sera envoyé par le président américain pour les acheminer vers les Etats-Unis. Afin de respecter, à l'époque, la neutralité américaine, la famille s'installe finalement au Québec. Les filles de la famille sont logées auprès de la famille impériale autrichienne dans la villa Saint-Joseph à Sillery. Elle fut scolarisée au Collège Jésus-Marie de Sillery, tout comme ses soeurs Elisabeth, Marie-Adélaïde et Marie-Gabrielle, ainsi que sa cousine l'archiduchesse Elisabeth d'Autriche (fille de l'impératrice Zita). En 1942, la princesse apprend la disparition de sa grand-mère maternelle, la grande-duchesse Marie-Anne, qui est décédée à New York. La grande-duchesse Charlotte, mère d'Alix, qui se rendait souvent au Londres, où le gouvernement luxembourgeois s'était réfugié, s'y installe définitivement dès 1943. La princesse Alix a retrouvé son pays le 14 mai 1945 et la famille grand-ducale reçut un accueil triomphal.


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La princesse Alix (à droite) avec ses soeurs, Marie-Adélaïde (à gauche) et Elisabeth (au centre) (© D.R.)
C'est la première des enfants du couple grand-ducale à convoler en noces. L'heureux élu est le prince Antoine de Ligne, issu d'une des plus prestigieuses familles belges. Les fiançailles se sont déroulées au château de Beloeil, fief de la famille princière. En grande pompe, le 17 août 1950, elle l'épouse en la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg. Pour l'occasion, son voile était rehaussé d'un diadème feuillagé de la famille grand-ducale que porteront plus tard ses soeurs lors de leurs mariages.

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Les fiançailles (© Segers)

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Les mariés au balcon du Palais grand-ducal, avec la grande-duchesse Charlotte, le prince et la princesse Eugène de Ligne et le prince consort Félix

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Lien vers une vidéo du mariage


Le prince Antoine, Marie, Joachim, Lamoral de Ligne est né le 8 mars 1925 à Bruxelles. Il est le fils cadet d'Eugène (1893-1960), 11ème prince de Ligne en titre, et de Philippine de Noailles (1898-1991). Cette dernière était la fille du 6ème duc de Mouchy et prince-duc de Poix.

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(© D.R.)


Le prince Antoine s'est illustré durant le guerre. Il a rejoint le Royaume-Uni en 1943 et s'est entraîné dans des écoles de la Royal Air Force. Il a d'ailleurs obtenu ses ailes de pilote dans la Flying Training School de Medicine Hat au Canada. Le Flying Officier de Ligne a rejoint le 349 Belgian squadron à Weenstorf peu après la fin de la guerre. Suite à cet engagement, il a reçu de nombreuses décorations : Croix des Évadés 1940-1945, Médaille du Volontaire de Guerre, Médaille du Volontaire de Guerre combattant, Médaille commémorative de la Guerre 1940-1945, Croix de Chevalier, puis Commandeur, de l'Ordre de Léopold, Croix de Chevalier de l'Ordre de Léopold II, Croix de Chevalier, puis Officier, de l'Ordre de la Couronne, etc.
 
La guerre terminée, il entre à la Force Aérienne Belge où il sert dans les 1er, 2e et 7e wings de chasse et a gravit les échelons : caporal, sergent, sergent aviateur, sous-lieutenant auxiliaire d’aéronautique, lieutenant d’aéronautique, lieutenant aviateur, capitaine aviateur et enfin capitaine-commandant aviateur en 1954. L'année suivante, il démissionne et entre en réserve.

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(© D.R.)
 
Le couple a eu trois fils et quatre filles : Michel en 1951, Wauthier en 1952, Anne en 1954, Christine en 1955, Sophie en 1957, Lamoral en 1959 et Yolande en 1964. Tous sont nés au château de Beloeil hormis le prince Lamoral qui a vu le jour au château de Berg, résidence à l'époque de ses grands-parents maternels, la grande-duchesse Charlotte de Luxembourg et le prince consort Félix.

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La princesse Alix peu après la naissance du prince Lamoral, en présence de la princesse Anne
(© Collection privée Valentin Dupont)
Quelques mois après la naissance de Sophie, son époux prend part à une expédition en Antarctique avec le baron Gaston de Gerlache de Gomery dans le cadre de l'Année géophysique internationale. Parti le 12 novembre 1957, le prince Antoine a servi comme second pilote de l'Auster VI sur skis, assistant météorologue et photographe de cette expédition qui a notamment construit la Base Roi Baudouin. Cette mission a manqué de prendre un tournant tragique pour l'époux de la princesse Alix. En effet, le 5 décembre 1958, l'avion du prince heurte des glaces  figées lors d'un atterrissage. Après plusieurs jours d'attente et le stock des vivres diminuant, les quatre naufragés ont entrepris de rejoindre péniblement la base à pied. Finalement, ce sont les Russes qui ont réussi à les retrouver. C'est le 2 avril 1959, la mission terminée, que les explorateurs ont été accueillis chaleureusement à Ostende à bord du "Polarhov". Plusieurs milliers de personnes s'étaient massées sur les quais. Le roi Baudouin était présent, tout comme la famille de Ligne et le prince Charles de Luxembourg, beau-frère d'Antoine. La journée s'est clôturée par un accueil tout aussi enthousiaste à Beloeil.

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En famille vers 1965 (© D.R.)
Le prince est retourné par la suite encore une fois en Antarctique. En 1962, il a été décidé de nommer "Monts Prince de Ligne" plusieurs montagnes, se situant non loin des Monts Belgica, découvertes lors de l'expédition de 1957-1959.  Sa passion pour le pilotage le feront également devenir président de l'Aéro-Club royal de Belgique de 1959 à 1977, président de la Fédération Aéronautique Internationale de 1981 à 1982, tout comme pilote et propriétaire de ballons à air chaud. Président de l'Union Nationale des Cadets du Travail - il fut Cadet du Travail comme capitaine aviateur en 1951 -, il est nommé administrateur de l'Institut Royal des Élites du Travail en 1954. Il n'a eu de cesse de promouvoir cet organisme. Face à cet engagement, il a été fait Cadet d'Honneur du Travail en 1965 et Lauréat du Travail honoris causa en 1969. Par ailleurs, le prince Antoine a présidé le WWF-Belgique de 1966 à 1975.

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Lors du mariage du prince Michel en 1981 avec la princesse Eléonore d'Orléans-et-Bragance à Rio de Janeiro (© D.R.)
Face à une telle personnalité, la princesse Alix est plus effacée, elle joue le rôle de mère au foyer et de maîtresse de maison. En 1976, son fils, le prince Wauthier, épouse la comtesse Régine de Rénesse. Ce mariage lui donne son premier petit-fils, le prince Philippe, né à Beloeil l'année suivante. Mais 1977 est cependant aussi assombrie par la perte prématurée de son frère, Charles, qui est décédé des suites d'une crise cardiaque. L'année 1981 est plus heureuse puisque que ce sont Michel, Anne et Christine qui se marient, respectivement avec la princesse Eléonore d'Orléans-et-Bragance, Olivier Mortgat (divorce en 2001 et remariage en 2010 avec le chevalier Charles de Fabribeckers de Cortils et Grâce) et le prince Antonio Joao d'Orléans-et-Bragance. Sa fille, Sophie, épouse en 1982 le comte Philippe de Nicolay (divorce en 1998).

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Alix et Antoine en 1985 en compagnie de leur petit-fils, Philippe (© D.R.)
En 1985, le prince Antoine devient le chef de famille. Son frère aîné, Baudouin, est décédé sans postérité bien qu'il se soit marié en 1946 avec la comtesse Monique de Bousies (divorce en 1954). L'époux d'Alix devient donc le 13e prince de Ligne et du Saint-Empire, prince d'Amblise et d'Epinoy, ainsi que Grand d'Espagne. La même année, elle perd sa mère, la mythique grande-duchesse Charlotte. Son père, le prince Félix, était déjà décédé quinze ans auparavant.

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La princesse Alix et le roi Baudouin, suivi par la reine Fabiola, en octobre 1986 lors du 50e anniversaire de l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique au château de la Follie chez le comte et la comtesse Charles-Albert de Lichtervelde (© D.R.)


Le prince Antoine, désormais pleinement propriétaire du château de Beloeil, prend en main le destin de cette demeure et de son parc. Loin des paysages de l'Antarctique, il prend à bras le corps la destinée de sa propriété. Il est à l'origine des "Nuits musicales" ainsi que de l'exposition d'amaryllis qui fête cette année son 25e anniversaire. La princesse Alix, elle, préfère les voyages qui l'emmènent naturellement au Luxembourg, auprès de ses soeurs, au Brésil chez sa fille Christine, etc. Certes le couple était très uni, mais les époux appréciaient avoir une vie indépendante chacun de son côté. Les vacances communes, ils aimaient les passer à Majorque.

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(© Corbis)
En 1986, le prince Antoine a accordé son Haut Patronage à une série de rééditions de Nouvelles Annales du Prince de Ligne. A partir de cette date, et jusqu'en 1994, il fut le président de l'Association Belge de l'Ordre de Malte dont il était Bailli Grand-Croix d'Honneur et de Dévotion et Grand-Croix de l'Ordre pro merito Melitensi avec plaque et grand-cordon. Il était également Grand-Croix de l'Ordre d'Adolphe de Nassau, Grand-Croix de l'Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem et  s'est vu décerné en 2000 la distinction de Chevalier de l'Ordre autrichien de la Toison d'Or.

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Lors de la soirée de l'association "Aider Autrui" en 1995 où le prince et la princesse de Ligne sont aux côtés de l'archiduchesse Rodolphe d'Autriche et du duc Franz de Bavière (© A. Smolderen)
Le couple est également présent à de nombreuses manifestations mondaines qui ont lieu bien souvent pour récolter des fonds pour des associations. Avec leurs enfants, ils sont des fidèles de la soirée annuelle d' "Aider Autrui" une association dans laquelle s'implique l'archiduchesse Rodolphe d'Autriche et qui vient en aide aux plus démunis en Belgique mais aussi en Europe centrale ou de l'Est. A partir de 1995, Antoine et Alix ont décidé d'accorder leur Haut Patronage à l'asbl Fonds voor het Zeepreventorium De Haan qui avait pour but d'accueillir des enfants atteints de maladies chroniques à la côte belge.

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En 1997, Alix assiste avec la reine Paola à la 11e Convention internationale des roses à Bruxelles (© Van Parys/Sygma)
En 1994, la princesse Yolande se marie avec Hugo Townsend, fils du fameux amant de la princesse Margaret d'Angleterre. Le prince Lamoral, lui, est le dernier enfant du couple à franchir le cap du mariage en 2001, et ce avec la comtesse Jacqueline de Lannoy.  
 
Le 9 juillet 2005, le couple a le plaisir d'assister aux noces de leur petite-fille Elisabeth, la fille du prince Wauthier. Le 21 août, le prince Antoine assiste à la messe en la basilique de Notre-Dame de Tongres à Chièvres. Le soir, vers vingt-deux heures, souffrant d'angine de poitrine depuis quelques jours, il succombe à une attaque cardiaque dans son lit au château de Beloeil alors que son épouse est en Bavière. Il avait 80 ans et une semaine auparavant on le voyait encore tondre les pelouses de sa demeure qui depuis 1985 était devenu presque sa vie. Ses funérailles se sont déroulées le 27 août en l'église Saint-Pierre à Beloeil en présence du grand-duc Jean et de la reine Fabiola.

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En 2004, à l'occasion des 90 ans de la princesse Pedro Henrique d'Orléans-et-Bragance, née princesse Marie de Bavière, où Alix est présente avec sa fille Christine, son beau-fils Antonio et leurs enfants.
Veuve, la princesse Alix apparaît de moins en moins en public. Habitant toujours le château de Beloeil, elle amait, encore jusqu'il y a peu, se rendre en voyage pour retrouver sa famille. Elle est d'ailleurs vingt fois grand-mère et quatre fois arrière-grand-mère. Elle a eu cependant la douleur de prendre en 2009 son petit-fils, le prince Pedro Luis d'Orléans-et-Bragance, dans l'accident du vol 447 d'Air France qui s'est écrasé dans l'Atlantique. Ces dernièrs années, la princesse Alix a également perdu deux soeurs : la princesse Marie-Adélaïde en 2007 et la princesse Elisabeth en 2011.

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La princesse Alix passe les fêtes de fin d'années auprès de sa fille Christine au Brésil, avec ses petits-enfants Pedro Luiz, Rafaël Antonio, Amelia Maria et Maria Gabriela
(© Causa Imperial do Brasil)
Elle fêtera ses 84 ans le 24 août prochain. Tout comme son frère Jean, dont elle est proche, ses déplacements sont parfois difficiles en vertu de son état de santé, privilégiant parfois une chaise roulante. Malgré ses années passées en Belgique, elle n'en oublie pas son pays d'origine et d'ailleurs elle a toujours été moins présente dans la vie locale comparé à son époux. Ainsi, en 2011 elle a tenu à accueillir au château de Beloeil, avec le prince Wauthier, le Luxembourg City Tourist Office (LCTO) et des guides officiels luxembourgeois à l'occasion de la fin de la saison touristique. Dernièrement, on a pu la voir aux funérailles de la comtesse Philippe de Lannoy et lors du mariage religieux du grand-duc héritier Guillaume et de la comtesse Stéphanie de Lannoy.

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Aux côtés du grand-duc Jean et de la reine Fabiola lors du mariage de Guillaume et Stéphanie (© Wort)
 
Blason de Cormac Murphy-O'Connor

cardinal britannique, archevêque émérite de Westminster.
1936 
Image de Antonio María Rouco Varela


 né le 24 août 1936 à Villalba en Espagne

 cardinal espagnol, archevêque de Madrid depuis 1994.

Biographie 

Prêtre

Après avoir été étudié au séminaire de Mondoñedo et à l'Université pontificale de Salamanque, Antonio María Rouco Varela a été ordonné prêtre le 28 mars 1959 pour le diocèse de Salamanque en Espagne.

Après son ordination, il a complété sa formation en Allemagne, obtenant un doctorat en théologie à l'Université de Munich.

Il a consacré l'essentiel de son ministère à la formation des prêtres, enseignant la théologie fondamentale, le droit canon en Espagne et en Allemagne. En 1972, il devient vice-recteur de l'Université pontificale de Salamanque.

Évêque 

Nommé évêque auxiliaire de Saint-Jacques de Compostelle en Espagne le 17 septembre 1976, il a été consacré le 31 octobre suivant par le cardinal Angel Suquía Goicoechea. Il a ensuite été nommé archevêque de Saint-Jacques de Compostelle le 9 mai 1984 avant de devenir archevêque de Madrid le 28 juillet 1994.

Comme archevêque de Saint-Jacques de Compostelle, il a accueilli le pape Jean-Paul II pour la quatrième Journée mondiale de la jeunesse (JMJ).

Il a présidé la Conférence épiscopale espagnole de 1999 à 2005.

Cardinal 

Il a été créé cardinal par le pape Jean-Paul II lors du consistoire du 21 février 1998 avec le titre de cardinal-prêtre de S. Lorenzo in Damaso.

Au sein de la Curie romaine, il est membre de la Congrégation des évêques, de la Congrégation pour le clergé, de la Congrégation pour l'éducation catholique, du Tribunal suprême de la Signature apostolique, du Conseil pontifical pour les textes législatifs, du Conseil pontifical pour la culture, du Conseil pontifical « Cor unum » pour la promotion humaine et chrétienne et du Conseil pontifical pour les communications sociales.


 

 

 

Cardinal
48px-Berretta_cardinalizia.png
Antonio María Rouco Varela
de l'Église catholique romaine
Image de Antonio María Rouco Varela
 
Cardinal-prêtre
de S. Lorenzo in Damaso
Blason de Antonio María Rouco Varela
 
Naissance 24 août 1936 à Villalba (Espagne)
Ordination
sacerdotale
28 mars 1959
Consécration
épiscopale
31 octobre 1976 par le cardinal Angel Suquía Goicoechea
Évêque Évêque auxiliaire de Saint-Jacques de Compostelle (Espagne)
Archevêque de Saint-Jacques de Compostelle
Archevêque de Madrid (Espagne)
Créé
cardinal
21 février 1998 par le pape Jean-Paul II

 

1941

Etienne de Monts de Savasse

Parents

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Vaincre, Gloire, Saint-Cyr, Honneur

 

 

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:00


Henri V de Bourbon
duc de Bordeaux, comte de Chambord
(Henri de Bourbon)
(Henri d'Artois)
(Henri Charles Ferdinand Marie Dieudonné de Bourbon)

  • le 29 septembre 1820 à Paris au palais des Tuileries dans le pavillon de Marsan
  • Décédé le 24 août 1883 à Frohsdorf (Autriche) à l'âge de 62 ans
  • Inhumé dans la Cripte Convento di Castagnavizza, Gorizia (Italie)

Parents

Parrain et marraine

 

Le carrosse de Monseigneur :

préparé pour la Restauration manquée de 1871, il se trouve actuellement à Chambord.

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Portrait : Henri V, comte de Chambord par Adeodato Malatesta très probablement au balcon du Palais Cavalli Gussoni (aujourd'hui Palais Franchetti) à Venise avec au fond, une vue sur l'église Santa Maria della Salute derrière le Grand Canal.

(Grégoire de Thoury)

 

Naissance du duc de Bordeaux - Charles Nicolas Raphaël Lafond (image: R.S.)



Portrait d'Henri d'Artois et de sa sœur Louise Marie Thérèse par Louis Hersant


Fils posthume de Ferdinand duc de Berry (assassiné le 13 février 1820), et de Marie Caroline de Bourbon.
Le roi Charles X abdique en sa faveur, mais Henri suit son grand-père en exil en Angleterre puis à Prague.
En 1832, sa mère essaie de soulever l'Ouest de la France, mais sa tentative échoue.
En 1833, âgé de 13 ans, il est considéré comme majeur.

 


Portrait vers 1840 qui fut offert par le Roi à un particulier
lot 105 de la vente Rouillac du 6 juin 2010 (Grégoire de Thoury)

 



 

Fils posthume de Ferdinand duc de Berry (assassiné le 13 février 1820), et de Marie Caroline de Bourbon.
Le roi Charles X abdique en sa faveur, mais Henri suit son grand-père en exil en Angleterre puis à Prague.
En 1832, sa mère essaie de soulever l'Ouest de la France, mais sa tentative échoue.
En 1833, âgé de 13 ans, il est considéré comme majeur.
Après la chute de l'Empire en 1870, les Légitimistes essaient d'imposer la restauration des Bourbons sur le trône de France. Ce fut un échec, Henri refusa le drapeau tricolore, lui préférant le drapeau blanc. Il déclara : "Je ne laisserai pas arracher de mes mains l'étendard d'Henri IV, de François 1er et de Jeanne d'Arc. C'est avec lui que s'est faite l'unité nationale... Il a flotté sur mon berceau, je veux qu'il ombrage ma tombe... Français! Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d'Henri IV"

crypte du couvent de la Castagnavizza
Inscriptions placées sur les tombes de Henri V :
Ici est déposé
très haut et très excellent prince
Henri cinquième du nom
par la grâce de Dieu
roi de France et de Navarre
né à Paris le 29 septembre 1820
mort à Frohsdrof le 24 août 1883



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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:01
  Sainte Rose de Lima Vierge (+ 1617)

Première sainte du Nouveau Monde, elle fut canonisée en 1671.

Rose de Flores était la dixième enfant d'une pauvre famille espagnole de Lima au Pérou.
Très vite, elle manifeste pour le Christ un amour si violent qu'elle multiplie les austérités.
A 4 ans et demi, elle reçoit la grâce de savoir lire sans avoir appris, l'ayant simplement demandé dans la prière.
Elle en profitera pour se nourrir de la vie de sainte Catherine de Sienne qui deviendra son modèle.
A 5 ans, elle se consacre à Dieu.
A 20 ans, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines.
Les onze années qui lui restent à vivre, elle les passera, à demi-recluse, dans un minuscule ermitage au fond du jardin de ses parents, dans la prière et une austérite effrayante.
En échange, elle reçoit des grâces mystiques étonnantes.
Dans le même temps, elle se dévoue au service des indiens, des enfants abandonnés et des vieillards infirmes.
Ses visions éveillent les soupçons de l'Inquisition.
Elle devra subir des examens et la sûreté doctrinale de ses réponses impressionnera ses interrogateurs.
A sa mort, le petit peuple de Lima se presse sur sa tombe pour en recueillir un peu de terre.
Sainte-Rose de Lima est la patronne des Amériques, des brodeuses, des fleuristes, des jardiniers, de la Californie, du Pérou et de l’Amérique du Sud en général.
Elle est invoquée par les personnes qui craignent de succomber à la vanité.

Selon la tradition, ces martyrs romains auraient été jetés dans les égouts publics durant la persécution de l'empereur Valérien.
Ils sont inhumés à Rome, au cimetière de saint Laurent sur la voie Tiburtina.



Saint Antoine de Hieracio ermite (10ème s.)

Ermite de Saint-Basile (basiliens) au monastère de Saint-Philippe, près de Locres en Calabre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Locres



Sainte Asceline (+ 1195)

Elle serait cousine de saint Bernard.
En tout cas, elle prit le voile de cistercienne au monastère de Boulancourt en Champagne.
Elle en deviendra même l'abbesse.



Saint Astérios (3ème s.)
et les saints Claude, Néon et Néonille.

Ils perdirent leur mère et furent sous la tutelle de la seconde femme de leur père lorsque celui-ci mourut à son tour.
Pour s'emparer des biens qui leur étaient dévolus, elle les dénonça comme chrétiens.
Asterios fut flagellé puis décapité.
Claude fut suspendu par les doigts à une potence et eût les pieds brûlés.
Néon fut décapité et Néonille mourut la poitrine recouverte de charbons ardents.



Saint Callinique (8ème s.)

Patriarche de Constantinople, (septembre 694– printemps 706) il fut arrêté par l'usurpateur Justinien qui était devenu empereur de 705 à 711. Callinique fut rendu aveugle, envoyé en exil à Rome, où il fut emmuré vivant.
Le Pape d'alors, Jean VII, le fit ensevelir dans la basilique de Saint-Pierre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_primats_de_l%27%C3%89glise_orthodoxe_de_Constantinople



Saints Claude, Astère et Néon martyrs à Égée, en Cilicie (+ v. 303)

Sous l’empereur Dioclétien et le préfet Lysias, ces trois frères furent, dit-on, accusés par leur belle-mère d’appartenir à la religion chrétienne et moururent décapités.
(martyrologe romain)

A lire:

- Leclercq (R.P. Dom H.) - Le troisième siècle. Dioclétien.
Recueil de pièces authentiques sur les martyrs depuis les origines jusqu'au XXe siècle.
http://www.galaxidion.com/home/catalogues.php?LIB=alsace&CAT=592078

- Histoire de l'Eglise Par Antoine Henri Berault-Bercastel (pages 408 & 409).
http://books.google.fr/books?id=xsoE8D0fE-QC&pg=PA409&lpg=PA409&dq=sainte+Th%C3%A9onille&source=web&ots=h0UKMboBHG&sig=2b0f5P-TsMaY3KRSCCTFn0hznGk&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=10&ct=result#PPA408,M1

"Les gouverneurs suivaient impunément leurs humeurs, ou leurs haines particulières, et faisaient valoir au besoin les anciens édits.
Lysias se signala en ce genre dans son gouvernement de Cilicie. Son zèle impie le poussa jusqu'à interroger lui-même Claude, Astère et Néon, tous trois frères, et deux femmes nommées Domnine et Théonille, que le magistrat municipal d'Egée avait fait arrêter tous ensemble pour cause de religion.
Claude fut présenté le premier, et demeura inébranlable. Le proconsul le fit pendre au chevalet, ordonna qu'on lui appliquât le feu sous les pieds, qu'on lui coupât des morceaux de chair aux talons, et qu'on les lui mît sous les yeux. Il n'est point de perte affligeante, dit-il en les voyant, pour ceux qui aiment Dieu. Ces maux apparents sont les arrhes des biens éternels. Lysias commanda de le déchirer avec les ongles de fer, de frotter ses plaies avec des morceaux raboteux de pots cassés, de leur appliquer des torches ardentes. Tout fut inutile, et l'on reconduisit Claude en prison. Astère fut traité de la même manière, et marqua la même constance. Comme Néon était fort jeune, le proconsul en espéra davantage: mais la force de la grâce n'en parut qu'avec pins d'éclat. Toutes les tortures ne servant enfin qu'à couvrir le tyran de confusion, on conduisit les trois frères hors de la ville pour y être crucifiés j après quoi on amena les deux chrétiennes qu'on croyait fort épouvantées par ces spectacles où on les avait tenu présentes.
Domnine confessa la première, et fut fouettée avec tant d'indignité et de rigueur, qu'elle expira sous les coups. Théonille ne témoigna que du mépris pour les efforts et le vain espoir du persécuteur, qui ne se possédant plus de colère, dit aux bourreaux: Souffletez-la, jetez-la par terre, liez-lui les pieds; ne vous lassez point de la tourmenter. Suivez-vous vos propres lois, dit Théonille, et vous est-il permis de traiter de la sorte une étrangère de condition libre? Lysias dit: Pendez-la par les cheveux, dépouillez-la depuis les pieds jusqu'à la tête, et qu'il n'y ait aucune partie de son corps sans blessure. N'as-tu pas honte, reprit-elle, de me mettre en cet état, et ne penses-tu pas que tu outrages dans mon sexe ta mère et ton épouse? Lysias dit: Qu'on lui coupe les cheveux, afin qu'ils ne lui cachent plus le visage, et qu'elle essuie toute la honte à quoi elle paraît si sensible; qu'on lui applique des épines autour du corps en forme de ceinture; qu'on l'étende à quatre pieux; qu'on la frappe de courroies, non seulement sur le dos, mais sur toutes les parties du corps; qu'on lui mette des charbons ardents sous le ventre, et qu'elle meure ainsi. Peu après l'exécution de ces ordres barbares, le geolier et l'un des exécuteurs vinrent dire au proconsul: Seigneur, elle a rendu l'esprit. Plus cruel que les bourreaux, et non encore satisfait: Cousez, leur dit-il, son corps dans un sac, liez-le bien, et le jetez dans l'eau; ce qui fut exécuté sur le champ."



Saint Eugène évêque (6ème s.)
Owen ou Tir Eoghain, Tyrone.
Irlandais, enlevé par des pirates et emmené comme esclave en Angleterre puis en Bretagne.
Il s'échappa et devint moine. Abbé de Kilnamanagh, puis ermite dans le comté de Tyrone, conseiller spirituel de saint Kevin de Glandalough, premier évêque de Aardstraw, diocèse dont le siège a été déplacé à Derry en 1254, saint Eoghain est patron de ce lieu.



Saint Filleul (+ 548)
ou Flavius, seizième évêque de Rouen.
Il était d'une famille romaine. Intendant des finances du roi Clotaire, il fut choisi pour devenir évêque de Rouen. Nous avons la signature de sa souscription aux conciles d'Orléans en 533, 538 et 541. Il eut grand soin de faire disparaître ce qui restait de tradition païenne, par exemple en transformant une fontaine, dédiée au culte païen, en un baptistère.



Saint Flavien évêque d'Autun (6ème s.)
Quinzième évêque d'Autun, qui vécut au temps du roi Clovis. Le vingt-et-unième évêque d'Autun s'appelait également Flavien et il a lui-même un culte local.



Bienheureux François Dachtera prêtre et martyr (+ 1944)
Prêtre polonais de Gniezno et martyr.
Professeur de religion au lycée de Bydgoszcz, il fut arrêté dès les premiers jours de l’occupation de la Pologne par le régime nazi, en 1939. Déporté dans le camp de concentration de Dachau en Bavière, il y mourut, victime d’expérimentations pseudo-médicales.



Bienheureux Jean Bourdon prêtre et martyr (+ 1794)
Prêtre franciscain (frère Protais) et martyr, sous la Révolution française. Parce qu'il avait refusé de signer la Constitution civile du clergé, il fut détenu sur un bateau négrier, sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, avec beaucoup d’autres prêtres à qui il cherchait à apporter du soulagement. Il mourut de la contagion qui régnait à bord.
Voir aussi les bienheureux martyrs de l'île Madame béatifiés le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10271/Bienheureux-Jean-Baptiste-de-Souzy.html
Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort (diocèse de Sens-Auxerre)
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Les-bienheureux-martyrs-des.html
Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d'août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres déportés (diocèse de La Rochelle)
http://www.catholique-larochelle.cef.fr/Ile-Madame,246



Saint Julien de Lescar évêque (+ 400)
C'est une antique tradition qui nous fait connaître le premier évêque du diocèse de Lescar, actuellement rattaché au diocèse de Bayonne dans le Sud-Ouest de la France. Recueillie dans le bréviaire, nous pouvons la lire comme une certitude quant à l'évangélisation de cette région. Il est difficile d'accepter les multiples faits et gestes qui la commentent avec force détails de l'enthousiasme régional.
Saint Julien de Lescar, texte de soeur Pascale du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron,
http://nominis.cef.fr/contenus/SaintJulienLescar.pdf
extrait de son ouvrage 'Témoins du Christ en Béarn et au Pays Basque' (1.6Mo)
http://nominis.cef.fr/contenus/soeurpascale2009.pdf

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Lescar



Saint Louppos martyr (?)
ou Loup.
Esclave martyr à Novae en Mésie inférieure, région bulgare proche de la Macédoine, dont on rapporte qu’il obtint par l’épée la liberté du Christ.



Bienheureux Martyrs espagnols martyrs au cours de la guerre civile (+ 1936)
Tous furent victimes, dans la région de Valence, durant la persécution déclenchée contre l’Église au cours de la guerre civile :
Constantin Carbonell Sempere, prêtre, Pierre Gelabert Amer et Raymond Grimaltos Monllor, religieux jésuites, assassinés à Tavernes de Valldigna
Florentin Pérez Romero, prêtre, et Urbain Gil Saez, religieux du Tiers-Ordre franciscain, exécutés près de Vallbona
Jean-Marie de la Croix (Marien Garcia Mendez), prêtre du Sacré-Cœur de Jésus, tué à Silla
Rosalie (Pierrette-Marie-Victoire Quintana Argos) et Séraphine (Emmanuelle-Juste Fernandez Ibero), tertiaires capucines de la Sainte Famille, à Puzol.
Voir aussi les martyrs espagnols béatifiés par Jean-Paul II le 11 mars 2001.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10140/Bienheureux-Martyrs-espagnols.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_de_la_guerre_d%27Espagne



Saints Memnon et Sevère (4ème s.)
et trente-huit autres martyrs, en Thrace, qui connurent de cruels supplices. Après avoir été amputés des mains et des pieds, ils furent brûlés vifs.



Saint Quiriace Martyr (3ème s.)
ou Cyriaque.
Evêque, martyrisé près d'Ostie avec saint Maxime, prêtre, saint Archelaus, diacre et plusieurs soldats romains durant la persécution de l'empereur Alexandre Sévère.



Sainte Richilde (Bienheureuse) Vierge, recluse à Hohenwarth (+ 1100)
Moniale bénédictine à Hohenwarth, dans le diocése d'Augsbourg en Haute-Bavière, elle se retira comme ermite.



Saintes Théonille et Domnine martyres à Égée, en Cilicie (+ v. 303)
Théonille, veuve de Claude, martyrisée avec Domnine sous Dioclétien.

A lire:
- Leclercq (R.P. Dom H.) - Le troisième siècle. Dioclétien. Recueil de pièces authentiques sur les martyrs depuis les origines jusqu'au XXe siècle.
http://www.galaxidion.com/home/catalogues.php?LIB=alsace&CAT=592078

- Histoire de l'Eglise Par Antoine Henri Berault-Bercastel (pages 408 & 409).
http://books.google.fr/books?id=xsoE8D0fE-QC&pg=PA409&lpg=PA409&dq=sainte+Th%C3%A9onille&source=web&ots=h0UKMboBHG&sig=2b0f5P-TsMaY3KRSCCTFn0hznGk&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=10&ct=result#PPA408,M1

"Les gouverneurs suivaient impunément leurs humeurs, ou leurs haines particulières, et faisaient valoir au besoin les anciens édits.
Lysias se signala en ce genre dans son gouvernement de Cilicie. Son zèle impie le poussa jusqu'à interroger lui-même Claude, Astère et Néon, tous trois frères, et deux femmes nommées Domnine et Théonille, que le magistrat municipal d'Egée avait fait arrêter tous ensemble pour cause de religion.
Claude fut présenté le premier, et demeura inébranlable. Le proconsul le fit pendre au chevalet, ordonna qu'on lui appliquât le feu sous les pieds, qu'on lui coupât des morceaux de chair aux talons, et qu'on les lui mît sous les yeux. Il n'est point de perte affligeante, dit-il en les voyant, pour ceux qui aiment Dieu. Ces maux apparents sont les arrhes des biens éternels. Lysias commanda de le déchirer avec les ongles de fer, de frotter ses plaies avec des morceaux raboteux de pots cassés, de leur appliquer des torches ardentes. Tout fut inutile, et l'on reconduisit Claude en prison. Astère fut traité de la même manière, et marqua la même constance. Comme Néon était fort jeune, le proconsul en espéra davantage: mais la force de la grâce n'en parut qu'avec pins d'éclat. Toutes les tortures ne servant enfin qu'à couvrir le tyran de confusion, on conduisit les trois frères hors de la ville pour y être crucifiés j après quoi on amena les deux chrétiennes qu'on croyait fort épouvantées par ces spectacles où on les avait tenu présentes.
Domnine confessa la première, et fut fouettée avec tant d'indignité et de rigueur, qu'elle expira sous les coups. Théonille ne témoigna que du mépris pour les efforts et le vain espoir du persécuteur, qui ne se possédant plus de colère, dit aux bourreaux: Souffletez-la, jetez-la par terre, liez-lui les pieds; ne vous lassez point de la tourmenter. Suivez-vous vos propres lois, dit Théonille, et vous est-il permis de traiter de la sorte une étrangère de condition libre? Lysias dit: Pendez-la par les cheveux, dépouillez-la depuis les pieds jusqu'à la tête, et qu'il n'y ait aucune partie de son corps sans blessure. N'as-tu pas honte, reprit-elle, de me mettre en cet état, et ne penses-tu pas que tu outrages dans mon sexe ta mère et ton épouse? Lysias dit: Qu'on lui coupe les cheveux, afin qu'ils ne lui cachent plus le visage, et qu'elle essuie toute la honte à quoi elle paraît si sensible; qu'on lui applique des épines autour du corps en forme de ceinture; qu'on l'étende à quatre pieux; qu'on la frappe de courroies, non seulement sur le dos, mais sur toutes les parties du corps; qu'on lui mette des charbons ardents sous le ventre, et qu'elle meure ainsi. Peu après l'exécution de ces ordres barbares, le geolier et l'un des exécuteurs vinrent dire au proconsul: Seigneur, elle a rendu l'esprit. Plus cruel que les bourreaux, et non encore satisfait: Cousez, leur dit-il, son corps dans un sac, liez-le bien, et le jetez dans l'eau; ce qui fut exécuté sur le champ."



Saint Zachée Evêque de Jérusalem (+ 116)
Saint Épiphane et plusieurs Pères de l'Église parlent de lui comme étant le quatrième après saint Jacques, frère du Seigneur, à gouverner l’Église de Jérusalem au 2e siècle.



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Rose de Lima (+1617), vierge (calendrier romain et ambrosien) ; Claude et ses compagnons (+285), martyrs d’Egée (calendrier mozarabe)

Coptes et Éthiopiens (17 misra/nahasë) : Jacques de Mangoug (IIIe s.), martyr (Église copte)

Luthériens : Gaspard de Coligny (+1572), témoin de la foi jusqu’au sang en France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaspard_II_de_Coligny

Maronites : Isaac le Syrien disciple d’Ephrem (IVe-Ve s.), confesseur

Orthodoxes et gréco-catholiques : Clôture de la fête de la Dormition ; Loup de Thessalonique (+ env.306), martyr
mémoire du Saint Hiéromartyr Irénée, Evêque de Lyon:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout23bis.html
mémoire du Saint Hiéromartyr IRÉNÉE, Evêque de SIRMIUM et de ses compagnons ÔR et OROPSIS
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout23.html

Syriens d’occident : Paul d’Edesse (+ env.619), évêque.

634 


Mort du 1er Calife musulman, beau-père et successeur du Prophète Mahomet, Abou-Bakr.

Un des premiers croyants, dès que Mahomet, son ami, commença la révélation de ses " songes ".

 

Né en 570, il appartenaient au clan Taym de la tribu Kuraysh qui faisait partie de la bourgeoisie mecquoise et dont Mahomet lui-même était issu. Abu Bakr, avant sa conversion à l'islam, était, comme la plupart des membres de sa tribu, un marchand de la bourgeoisie moyenne. Sa fortune lui permettait de mener une vie aisée. La nouvelle religion avait séduit notamment cette moyenne bourgeoisie, libérale et opposée à la classe dirigeante mecquoise, aristocratique et conformiste. Abu Bakr, dont on dit qu'il fut l'ami de Mahomet dès avant l'annonce de son message, fut parmi les premiers qui ont apporté leur adhésion et leur soutien à ce dernier. Il témoigna d'un attachement indéfectible à la cause de la nouvelle religion et à son inspirateur. Homme courageux, plein de bon sens et de pondération, il sut acquérir une place importante au sein de la petite communauté musulmane naissante. Il joua auprès du Prophète le rôle de principal conseiller, et l'homme qui avait la réputation d'un fidèle inconditionnel savait parfois exercer sur les décisions du Prophète une influence modératrice. Quand les membres de la communauté choisirent l'exil en Abyssinie pour fuir les persécutions des couches dirigeantes de la société mecquoise, Abu Bakr demeura à La Mecque aux côtés de Mahomet. Celui-ci le choisit pour l'accompagner dans son émigration à Médine (622), événement qui lui conféra un grand prestige. Il s'installa dans le faubourg al-Sunî où il se fit construire une maison. L'amitié entre le Prophète et son disciple et la position particulière que celui-ci occupait dans la communauté musulmane furent consacrées par le mariage de Mahomet avec Aisha, la propre fille d'Abu Bakr. Celui-ci participa aux expéditions conduites par le Prophète, l'assistant de ses avis et de ses conseils. Il fut le premier à être informé du but véritable de l'expédition de 630, an 8 de l'hégire, au cours de laquelle La Mecque fut conquise. Mahomet le chargea de conduire le pèlerinage de l'année suivante et de diriger la prière publique à Médine pendant sa dernière maladie, marques dans lesquelles on a vu une sorte de désignation à la succession. La mort de Mahomet (8 juin 632) fut un moment critique pour le jeune État islamique, la cohésion de celui-ci étant pendant un temps menacée par les partis rivaux cherchant à s'emparer du pouvoir. Les cousin et gendre du Prophète, et les siens se prévalaient de leur parenté avec Mahomet et se considéraient comme ses légitimes successeurs. Les chefs médinois, qui avaient accueilli et protégé Mahomet ainsi que sa petite communauté dans les moments les plus difficiles et qui furent écartés du pouvoir réel, accaparé par les Mecquois, désiraient du moins le partager avec eux. Mais le triumvirat, comme dit Lammens, composé de Abu Bakr, et des principaux conseillers influents de Mahomet, participait déjà au pouvoir et entendait le conserver. Il réussit à persuader l'assemblée réunie pour débattre du problème de la succession, d'accepter l'investiture d'Abu Bakr. Celui-ci fut désigné " Khalîfe " (successeur de l'envoyé de Dieu). Ainsi prit naissance l'institution du califat (al-Khilifa ). Abu Bakr consacra son califat, qui dura un peu plus de deux ans (632-634), à réprimer le mouvement sécessionniste politico-religieux qui se déclencha à la mort de Mahomet et que les historiens arabes appellent la ridda (littéralement : apostasie). Les tribus incomplètement islamisées ou celles qui étaient soumises au paiement du tribut se soulevèrent contre le pouvoir central de Médine. Abu Bakr, mesurant l'importance du danger, mobilisa toutes les forces musulmanes pour l'enrayer. Il lui fallut un an pour soumettre les sécessionnistes. Abu Bakr fit preuve de beaucoup de clémence vis-à-vis des chefs prisonniers Après avoir rétabli la pax islamica en Arabie, il amorça le mouvement de la conquête musulmane dans les Empires byzantin et perse. Durant l'été 633, il fit entreprendre des expéditions dans les terres persanes de la Chaldée. Vers la fin de la même année et en 634, d'autres expéditions furent envoyées en Syrie et en Palestine ; il défit même l'armée Byzantine. Abu Bakr mourut le 23 août, laissant à ses successeurs la tâche de continuer le mouvement d'expansion musulmane. Il fut enterré à Médine, à côté du Prophète Mahomet.

1188
Saladin prend Bakas Shork (principauté d'Antioche)[1].

1244
 les Khwarizmiens reprennent Jérusalem aux croisés[2].

Les Korasmiens également Chorasmiens, Kharezmiens ou Khwarezmiens. L'ancien royaume iranien de Khwarezm, entre la mer Caspienne et la mer d'Aral, est attesté depuis l'Antiquité.

Islamisé et turquisé au Moyen Âge, il devient une puissance majeure d'Asie centrale aux XIIe ‑ XIIIe siècles avant d'être balayé par les Mongols gengiskhanides en 1221. Le shah du Kharezm et le reste de ses armées vont vagabonder pendant des années entre l'Iran, l'Inde et le Proche-Orient. En 1244, ils s'emparent de Jérusalem, pratiquement désarmée depuis Frédéric II, et la pillent de fond en comble. Les princes ayyoubides utilisent leur concours contre les croisés, avant de se retourner contre eux et de les détruire. Le grand raid des Kharezmiens affaiblit les États latins d'Orient, mais aussi les Ayyoubides, qui dépendent de plus en plus de leurs mercenaires mamelouks.


1300

 


Féministe avant l'heure !

Mort sur le bûcher d'une " soeur ", partisan d'une Église féminine.

En 1260, date prophétique qui doit, selon Joachim de Flore, voir l'avènement du règne des Saints, arrivent à Milan une jeune veuve et son fils.

Guiglelma, dite de Bohême, passe pour être la fille de Constance, épouse du roi de Bohême.

Rien n'authentifie une telle parenté si ce n'est la déclaration d'un de ses disciples, Andrea Saramita, que le souci d'une dette à recouvrer aurait mené chez Constance.

Très vite, sa piété exemplaire lui attire des dévots, dont le nombre s'accroît avec sa réputation de thaumaturge et la multiplication de guérisons miraculeuses.

Le culte de la sainte est bientôt pris dans le tourbillon des idées messianiques à la mode.

Ses sectateurs laissent entendre qu'elle a été choisie pour convertir juifs et sarrasins, ainsi que pour instaurer l'universalité de la foi chrétienne.

Vers 1276, une légende dorée soutient qu'elle est l'incarnation du Saint-Esprit, érigé par Joachim de Flore en annonciateur du troisième âge.

Elle s'incarnera dans la troisième personne de la Trinité, comme le Christ étaitl'incarnation de la deuxième dans le corps d'un homme.

Sa nature est à la fois divine et humaine, s'il faut en croire ses plus zélés partisans, apparentés à la puissante famille des Visconti.

Guiglelma a la prudence de contester ouvertement une prétention aussi sujette à caution inquisitoriale, mais, avec ou sans son consentement, son rôle de sainte s'inscrit dans la double signification du millénarisme et de cette prééminence féminine qui ne laissera pas d'inquiéter l'Église.

Quand Guiglelma meurt, le 24 août 1281, elle laisse ses biens à la communauté cistercienne de Chiaravalle, près de Milan, où elle est enterrée dans un grand luxe de piété et où le culte qui s'organise donne naissance à un profitable commerce.

Un mois après la translation des restes, Andrea Saramita fait, en grande pompe, exhumer le cadavre.

Il le lave avec du vin et de l'eau, et conserve le précieux mélange comme crème à l'usage des malades.

Maifreda l'utilise pour la guérison des pèlerins, instaurant en outre des cérémonies particulières lors de l'anniversaire de la mort et de la translation de la sainte.

L'abbaye, dont le prestige croît d'année en année, s'attire la faveur de généreux donateurs.

L'un d'eux, Giaccobo de Novati, un noble milanais, lui lègue tous ses biens et offre aux guillelmites sa puissante protection.

Il n'en faut pas davantage pour que le groupe prétende constituer le noyau d'une nouvelle Église, marquant l'avènement du règne des Saints.

Andrea, fils spirituel de Guiglelma, s'attache alors à définir un dogme nouveau.

L'archange Raphaël a annoncé à la bienheureuse Constance que le Saint-Esprit s'incarnerait en elle; il a choisi la forme féminine, car, sous une forme masculine, il aurait péri comme le Christ, et le monde entier avec lui. Le tombeau de Chiaravalle est élevé à la gloire du Saint-Sépulcre ; des rites sont prescrits ; une communion s'y organise.

De temps à autre, Guiglelma apparaît à ses fidèles sous la forme d'une colombe.

Les Évangiles sont remplacés par les écrits d'Andrea, imitant les épîtres de Paul.

Maifreda, auteur de litanies et de prières, prophétise la seconde venue de Guiglelma et la fin de la papauté traditionnelle.

Elle-même deviendra papesse et s'emploie, à cette fin, à former un collège cardinalice exclusivement composé de femmes.

Elle accorde sa bénédiction, célèbre la messe, consacre l'hostie, donne la communion aux fidèles, somptueusement vêtus.

Le soutien accordé par nombre de riches Milanais, dont les Visconti eux-mêmes, explique, selon toute vraisemblance, les lenteurs et les hésitations de l'Inquisition.

Celle-ci s'est inquiétée des guillelmites en 1284, mais pour se contenter d'une simple admonestation.

Les enquêtes de 1295 et de 1296 demeurent sans suite. Mais comme Maifreda ranime le danger millénariste en annonçant la venue du Saint-Esprit pour la Pentecôte de 1300, l'Église se décide à intervenir contre le foyer d'agitation.

Parmi les guillelmites arrêtés, quatre ou cinq sont condamnés comme relapses.

Le 23 août 1300, sur Giaccoba dei Bassani monte sur le bûcher.

En septembre, c'est le tour d'Andrea Saramita et de Maifreda.

Des peines légères frappent les autres.

La dépouille de Guiglelma est alors exhumée et brûlée.

Ainsi prend fin un schisme qui opposait à l'Église patriarcale la volonté de fonder une Église féminine et de prêter à l'espérance millénariste une constitution gynécratique.

L'église féminine et le salut par les femmes devront encore attendre ...

 

 

1328 

Bataille de Cassel entre les milices flamandes menées par Nicolaas Zannekin et l'armée du roi de France Philippe VI de Valois qui lance son fameux cri de ralliement : « qui m'aime me suive ! »

 

1341

Assassinat de Léon V, roi d'Arménie

Son cousin Guy de Lusignan lui succède, sous le nom de Constantin IV[2]


2008

Mariage de la Princesse Adelheid de Liechtenstein et du comte Dominik von Coudenhove-Kalergi

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