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 Ils sont tous là !
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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 23:00

Louise de Bourbon

 

Abbesse de Fontevraud (1534-1575)

Parents

 

 

D’abord religieuse à Fontevrault, Louise de Bourbon fut ensuite Abbesse de d’Origny (Aisne) puis de Sainte-Croix avant d’être Grande Prieure à Fontevrault et enfin Abbbesse de la dite Abbaye 1 à la suite de sa tante Renée de Bourbon.

 

 

Sous son abbatiat, Louis de Bourbon poursuivit l’oeuvre de sa tante et réforma douze prieurés et se trouva confrontée au problème protestant 2.

 

De 1536 à 1540, Henri VIII, roi d’Angleterre ferma tous les monastères d’Outre-Manche ce qui entraîna la fin des prieurés fontevristes anglais.

 

Aprés le début des guerres de religion, en 1560, l’abbaye fut maintes fois menacée mais s’en sortit indemne.

 

En revanche, de nombreux prieurés furent incendiés et ne s’en reléverent point.

 

D’autre part, nombre de moniales adhérent au protestantisme notamment au prieuré de Madeleine-les-Orléans mais aussi à l’Abbaye-mère qui fut assaillie par les huguenots commandés par Antoine de Bourbon, qui n’était autre que le neveu de l’abbesse.

 

Devant cette montée du protestantisme au sein de l’Ordre, Louise réagit fermement en contraignant les soeurs dissidentes à se rétracter ou à quitter l’Ordre.

 

Vingt quatre moniales furent obligées de quitter le prieuré de la Madeleine-les-Orléans qui était particulièrement touché par les théories protestantes.

 

L’abbesse continua, grâce à de nombreux donateurs, la campagne de travaux commencée sous Renée qui bénéficia de nombreux dons 

 

Catherine de Médicis, en particulier, en visite à l’abbaye en 1567, offrit une somme importante qui permit d’achever le grand dortoir.

 

Furent reconstruite les Grand Moutier, le cloître, la salle capitulaire.

 

S’ajoute à cette liste le début de la reconstruction des grandes infirmeries Saint Benoît.

 

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 23:00

Image illustrative de l'article Charles II de Bourbon

Charles II de Bourbon

 

prélat français qui fut archevêque de Lyon (1444-1488)

 

duc de Bourbon (1488-1488)

5ème duc d'Auvergne (1488-1488)
 

 

créé cardinal par le pape Sixte IV

 

Évêque de Clermont (1476-1488)

Archevêque de Lyon, Primat des Gaules (1446-1488)


Légat du pape

Prieur de Notre Dame de la Charité-sur-Loire (1486-1488)

 

Parents

 

Biographie

Deuxième fils de Charles Ier de Bourbon (1401-1456) et d'Agnès de Bourgogne (1407-1476). Son frère ainé Jean II hérite du titre de Duc de Bourbon et son frère puîné Pierre, seigneur de Beaujeu, épouse en 1474 Anne, la fille de Louis XI.

Élection à l'archevêché de Lyon

À la mort de l'archevêque Amédée de Talaru, les chanoines du chapitre cathédral tentent d'imposer au pape et au roi de France leur candidat: Jean de Bourbon.

 

Mais le pape Eugène IV tarde à envoyer la confirmation et Jean renonce de lui-même au poste en proposant Charles de Bourbon son neveua 1

 

Le chapitre l'élit alors le 6 juin 1444 à l'âge de 11 ans.

 

Mais le pape casse l'élection, au mépris de la pragmatique sanction, et impose Geoffroy de Vassali, alors archevêque de viennea 2

 

Il ne prend jamais possession de l'archevêché.

 

En effet, la famille de Bourbon négocie avec lui et il renonce à son titre en octobre 1445.

 

Le roi et le pape accepte alors la candidature de Charles de Bourbonb 1

Régence du diocèse

L'archevêché est administré pendant sa minorité par Jean Rollin, évêque d'Autun, de 1446 à 1447, puis par Jean Du Gué, évêque d'Orléans, de 1447 à 1449, et Jean de Bourbon, évêque du Puy, de 1449 à 1466a 3

 

Ce dernier mandataire s'appuie pour la gestion du diocèse sur l'abbé de Belleville, Étienne de la Chassagne, qui est évêque in partibusb 2

 

En 1461, à l’avènement de Louis XI, il est fait abbé de Saint-Vaast d'Arras et de saint-Austremoine d'Issoireb 2.

Parcours politique et diplomatique

Avant tout homme de cour, Charles de Bourbon reste toute sa vie un proche du roi, à la fois diplomate et conseiller.

 

La multiplication des bénéfices, son poids politique important et son mécénat montrent qu'il n'appartient plus tout à fait au Moyen Âge, mais déjà en partie à la Renaissanceb 3

 

Après le conflit de la ligue du Bien public, Louis XI l'envoie en 1466 auprès du pape Paul II, en tant qu'ambassadeur, avec Thibaud de Luxembourg1

 

En 1468, Charles de Bourbon est à Péronne pour négocier la libération du roi auprès de Charles le Téméraire.

 

Il est en effet, un parent de ce dernier par sa mèreb 2.

 

L'année suivante, le 7 janvier 1469, il signe une lettre patente royale en tant que son conseiller, au Montilz-lèz-Tours, son principal château près de Tours2

 

En 1470, il suit Louis XI à Liège et l'année suivante, il baptise son quatrième fils Charles et en est le parrainb 2

 

Cette même année, il est fait prieur de Souvigny et de Saint-Pourçainb 2

 

 

Lors de la préparation de la clôture définitive de la guerre de Cent Ans en 1475, l'archevêque est à l'abbaye de la Victoire près de Senlis pendant la négociation avec Édouard IV d'Angleterre et François II de Bretagneb 2,3

 

Avec le roi et son frère aîné Jean II de Bourbon, il arrive à Picquigny le 29 août pour le Traité de Picquigny4

 

Le 16 octobre, il signe ensuite dans l'abbaye une lettre patente royale pour rétablir la paix avec le duc François II de Bretagne5

Crise de la légation

De 14726 à 1476, il exerce également la charge de légat du pape à Avignon.

 

Il n'y arrive cependant que le 23 novembre 14737

 

Le 23 mai 1474, le pape Sixte IV nomme son neveu Giuliano della Rovere en tant qu'évêque d'Avignon, puis deux ans plus tard, légat7

 

Cela provoque un conflit entre Louis XI et le pape, dégénérant à Avignon même entre l'armée royale et les troupes pontificales.

 

Finalement, le 15 juin 14768, afin de résoudre cette difficulté, Louis XI accueille Giuliano della Rovere à Lyon, et Charles II de Bourbon accepte de perdre la légation7

 

C'est la raison pour laquelle, en 1476, il devient administrateur de l'évêché de Clermont et est créé cardinal par le pape Sixte IVb 2.


Portrait présenté dans "Histoire des églises et chapelles de Lyon", 1908, tome II.

D'un roi à l'autre

Le 8 janvier 1476 encore, comme le premier rang du conseil du roi, il signe quatre lettres patentes dont une lettre concernant la liberté de l'Église gallicane, au château de Plessis-du-Parc-lèz-Tours9

 

Il semble qu'après avoir quitté Avignon, il suit de nouveau les itinéraires de Louis XI.

 

En effet, le cardinal était présent auprès du roi au cité d'Arras le 18 mars 147710, lors de la campagne faisant suite à la mort de Charles le Téméraire.

 

En 1480, il est fait abbé de l'Île Barbeb 2

 

Après le décès de Louis XI, il participe au conseil du nouveau roi Charles VIII.

 

Le 27 décembre 1483, il signe au château d'Amboise une lettre patente royale, à la tête du conseil11

 

Il est en 1486, premier prieur commendataire du Prieuré Notre-Dame de La Charité-sur-Loire.

Duc de Bourbon, un court moment

Duc de Bourbon et d'Auvergne à la mort de son frère le 1er avril 1488, il se trouve opposé à son frère Pierre, dont les prétentions au titre son soutenue par son épouse Anne, alors régente de Franceb 2

 

Il renonce à peine au duché qu'il décède le 13 septembre 1488.

 

Il meurt en laissant une fille naturelle, Isabelle, mariée à Gilbert de Chantelot, seigneur de La Chaise (Monétay-sur-Allier), et décédée en 1497.

Archevêque de Lyon

Charles II de Bourbon, vitrail de la cathédrale de Moulins
 

Charles de Bourbon est bien plus un homme de cour qu'un prélat et il s'appuie pour la gestion du diocèse de Lyon sur plusieurs hommes de confiance.

 

Ces derniers sont également des hommes de haute valeur religieuse.

 

Étienne de Chassagne, entouré des vicaires généraux, procède à une visite pastorale du diocèse en 1469 et 1470.

 

Son procès-verbal, bien plus complet que celui de la visite précédente d'Amédée de Talaru mentionne 804 églises et un état général du diocèse plutôt bonb 3

 

De nouveaux statuts synodaux sont également promulguésb 3

 

Sous son épiscopat, la cathédrale Saint-Jean est achevée, et il y est enterré dans la chapelle des Bourbon.

 

De même, il est le premier a occuper le nouveau palais épiscopal situé près de la cathédrale, laissant le [château de Pierre Scize] aux hommes du roib 3

 

Une de ces rares actions à Lyon est de rebaptiser en 1484 l'église des Cordeliers en Saint-Bonaventure, en l'honneur de celui qui y est enterré et que Sixte IV vient de canoniserb 3

 

Charles II de Bourbon dans la littérature

Charles II de Bourbon est mis en scène par Victor Hugo dans son roman Notre-Dame de Paris (v. chap. III. Monsieur le Cardinal)

 

Il évoque les titres et la parenté de Charles II de Bourbon en ces termes : "Charles, cardinal de Bourbon, archevêque et comte de Lyon, primat des Gaules, était à la fois allié à Louis XI par son frère, Pierre, seigneur de Beaujeu, qui avait épousé la fille aînée du roi, et allié à Charles le Téméraire par sa mère, Agnès de Bourgogne."

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 23:00

Louis XVIII

Portrait de Louis XVIII en habits de sacre,par François Gérard, XIXe siècle. 

 

Louis XVIII

surnommé le Désiré1 

 

Louis Stanislas Xavier de France


(Louis Stanislas Xavier de Bourbon)

 

comte de Provence (1755-1795 

duc d'Anjou (1771-1814)

duc d'Alençon (1774)

 

 

roi de France Roi de France et de Navarre 8 juillet 181516 septembre 1824
(9 ans, 2 mois et 8 jours)
de 1814 à 1815 et de 1815 à sa mort

roi de Navarre (Louis VI, 1814-1815, 1815-1824)
VIIe Grand-Maître de l'Ordre du Saint-Esprit (rétabli en 1814)

Grand Maître de l'Ordre de Saint-Michel
 

 

né au château de Versailles le 17 novembre 1755  


ondoyé le même jour par le cardinal de Soubise2

Baptisé le 18 octobre 1761 à la chapelle du château de Versailles

 

Le même jour que son frère Louis Auguste, Louis Stanislas Xavier est baptisé par l'archevêque Charles Antoine de La Roche-Aymon dans la chapelle royale du château de Versailles, en présence de Jean-François Allart, curé de l'église Notre-Dame de Versailles. Son parrain est Stanislas Ier de Pologne, représenté par Louis François de Bourbon-Conti, et sa marraine est Victoire Louise Marie Thérèse de France3.

Décédé le 16 septembre 1824 au Palais des Tuileries à Paris à l'âge de 68 ans

Louis Stanislas Xavier est le quatrième fils du dauphin Louis-Ferdinand et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe, et ainsi le petit-fils de Louis XV. Il est le frère cadet de Louis Auguste, futur Louis XVI, et le frère aîné de Charles-Philippe, futur Charles X. Petit-fils de France, Louis Stanislas Xavier est d’abord titré comte de Provence.

 

Inhumé dans la Basilique royale de Saint-Denis


Tout comme son frère aîné, il passe son enfance au château de Versailles, ou il reçoit une éducation solide, comme le veut son rang.

 

Mariage dans la chapelle royale à Versailles


Louis, comte de Provence et son épouse Marie-Joséphine de Savoie, tous deux à droite.

 

Le 14 mai 1771, dans la chapelle royale du château de Versailles, Louis, comte de Provence, épouse Marie-Joséphine de Savoie, (1753–1810), fille du roi Victor-Amédée III de Sardaigne et de Marie-Antoinette Ferdinande d’Espagne (elle-même arrière-petite-fille du roi Louis XIV de France par la branche paternelle)


(par procuration à Turin, italie, le 16 avril 1771)

 

Les témoins sont Louis XV, Louis Auguste de France (futur Louis XVI), Marie-Antoinette, Charles Philippe de France (futur Charles X), Marie Adélaïde Xavière de France, Marie Adélaïde de France, Victoire Louise Marie Thérèse de France et Sophie Philippe Élisabeth Justine de France4

 

Marie-Joséphine de Savoie est la sœur de Marie-Thérèse († 1805), épouse du roi Charles X de France, frère cadet de Louis XVI et de Louis XVIII.

 

Favorites et favoris

 

 

 

Frère cadet de Louis XVI, exilé sous la révolution et l'empire, il adopte en tant que prétendant au trône le nom de jure Louis XVIII, l'ordre dynastique incluant son neveu Louis XVII (mort en prison sans avoir jamais ni été sacré, ni régné)

 

Émigré lors de la révolution, il revient en France lors de la restauration qui suit la chute de Napoléon et le rappelle au trône.

 

Il est renversé durant les Cent-Jours, puis revient à nouveau au pouvoir après Waterloo.

 

Il meurt sans descendance, et est inhumé à la basilique Saint-Denis.

 

C'est le dernier monarque français à recevoir ce privilège, et également le dernier mort sur le Trône, les trois le suivant ayant tous été renversés.

 

Son frère puiné, le comte d’Artois, benjamin de Louis XVI et chef des ultras, lui succède sous le nom de Charles X.

 

 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 23:00

Louis XI

File:Louis-XI.jpg

Louis XI

dit le Prudent


(Louis de Valois)

 

dauphin du Viennois (1423-1461)

 

roi de France (1461-1483)


sacré roi de France (1461)

Grand-Maître de l'Ordre de Saint-Michel
 

 

né le 3 juillet 1423 à Bourges


 Il fut baptisé en la cathédrale Saint-Étienne de Bourges

 

mort le 30 août 1483 (à 60 ans) au château du Plessis-lez-Tours (commune de La Riche, Indre-et-Loire) d’une hémorragie cérébrale

 

Inhumée dans la Basilique Notre Dame de Cléry à Clery-Saint-Andre Loiret

Tombeau de Louis XI représenté en orant à Cléry-Saint-André,

Louis XI étant revêtu de son costume de l’ordre de Saint-Michel et entouré de quatre génies.

roi de France de 1461 à 1483

 

sixième roi de la branche dite de Valois (Valois directs) de la dynastie capétienne

 

 

     

    Parents

    Le 22 juillet 1461, Charles VII meurt à Mehun-sur-Yèvre. Louis XI affecte l’indifférence, il est absent lors des funérailles royales à Saint-Denis. Il se fait sacrer à Reims trois semaines après avant d’entrer dans Paris le 30 août 1461. Philippe le Bon se fit remarquer avec son escorte comptant pour la moitié du cortège, et comprenant une troupe en armes. Le nouveau roi ne demeura pas longtemps à Paris. Il regagne, le 7 octobre, le château d'Amboise où sa mère Marie d'Anjou résidait. Dès le 9 octobre, il s’installe à Tours, ville gagnée à sa cause, et aussi à Amboise jusqu'à ce que le château de Plessis-lez-Tours soit bien bâti15.

    Durant son enfance, il fut élevé par Catherine de l’Isle-Bouchard, sa marraine, son parrain étant le duc Jean II d'Alençon7, et résida au château de Loches où une éducation de très bonne qualité lui fut dispensée.

     

    Il y commença en effet, à l'âge de 6 ans, à apprendre le latin, l'histoire et les mathématiques sous les directives de Jean Gerson, ancien chancelier de l'université de Paris et de Jean Majoris, licencié en droit et théologien qui fut un bon précepteur pour le futur souverain8,9

     

    Par conséquent, le dauphin, puis le roi, maîtrisait l'art de convaincre et d'ordonner, sachant parfaitement l'art d'écrire avec précision.

     

    Son intense activité diplomatique, perçue par ses adversaires comme sournoise, lui valut de la part de ses détracteurs le surnom d’« universelle aragne »1,2,3

     

    Son règne voit le rattachement de plusieurs grandes principautés mouvantes au domaine royal par des moyens parfois violents: territoires mouvants du duché de Bretagne (1475, Traité de Senlis), des ducs de Bourgogne (1477, confirmé en 1482 par le traité d'Arras avec Maximilien Ier de Habsbourg), Maine, Anjou, Provence et Forcalquier en 1481, par la mort sans héritier de Charles V d'Anjou, et une partie des domaines de la maison d'Armagnac, qui, brisée par l'affrontement avec le pouvoir royal, s'éteignit peu après.

     

    La ligne directrice de sa politique fut constituée par le renforcement de l'autorité royale contre les grands feudataires, appuyée sur l'alliance avec le petit peuple.

     

    Il défendit ainsi les paysans vaudois du Valpute contre l'inquisition épiscopale, en Dauphiné.

     

    La vallée de la Vallouise fut ainsi rebaptisée en son honneur. Alors que l'évêque tombé en disgrâce Thomas Basin développa la légende noire du roi (tyran laid, fourbe et cruel, enfermant ses ennemis dans les « fillettes »), le décrivant dans son Histoire de Louis XI comme un « fourbe insigne connu d’ici jusqu’aux enfers, abominable tyran d’un peuple admirable »4, le « roman national » édifié par les historiens du XIXe siècle en a fait un « génie démoniaque »Note 1,5 père de la centralisation française6.

    Mariages et enfants

    Le 24 juin 1436, il épousa Marguerite d’Écosse, Margaret Stewart, princess of Scotland 1424-1445 fille de Jacques Ier d'Écosse, au château de Tours à la cathédrale de Tours


    Elle meurt le 16 août 1445 à Châlons-en-Champagne sans lui laisser d'enfant vivant.


    Le 18 octobre 1458 était né, de Charlotte de Savoie, Louis son premier fils, à Genappe en Brabant, qui mourut à deux ans en 1460.

     

    Le 15 juillet 1459, toujours au château de Genappe, était né un second fils, Joachim, mort quatre mois plus tard, le 29 novembre (il est enseveli dans la basilique Saint-Martin de Hal)

     

    En 1460, c'est au tour d’une fille, Louise, de mourir en bas âge.

     

    En avril 1461 naquit enfin un enfant qui vivra, Anne, la future Anne de Beaujeu.

     

    Il avait 13 ans, elle 11.

     

    Il la rendra tellement malheureuse10 que, mourant à 21 ans, la dauphine soupira ces ultimes paroles : « Fi de la vie ! Qu’on ne m’en parle plus... »

     

    Dès l’époque de son mariage, il commença à jouer un rôle politique.

     

    En mai 1439, son père le nomma lieutenant général en Languedoc. Il put choisir lui-même ses conseillersNote 2 et capitaines. En décembre de la même année, il fut transféré en Poitou, cette fois sans vrai pouvoir de décision. En février 1440, après une entrevue avec Jean II d’Alençon, il rejoignit la Praguerie, révolte de grands seigneurs mécontents, comprenant également Dunois, le maréchal de La Fayette ou encore Georges de la Trémoille. Cette rébellion du dauphin, menée depuis Niort, s’expliquait par l’absence de responsabilité où le maintenait son père — celui-ci avait constaté les effets désastreux des apanages sur l’unité du domaine royal. Sa fronde fut vite matée. Louis dut offrir sa soumission à Cusset, sous réserve néanmoins d’obtenir le gouvernement du Dauphiné, et d’autres garanties. Charles VII lui accorda le gouvernement, mais refusa le reste.

     

    En 1441, il reprit la bataille contre les partis anglais et bourguignons.

     

    Il mena l’armée royale lors de la bataille qui se déroula du 5 juin au 19 septembre devant Pontoise.

     

    En 1443, il fit campagne contre Jean IV d'Armagnac, grand vassal insoumis.

     

    L’année suivante, il fut chargé de mener hors du royaume les bandes de « routiers », c’est-à-dire les compagnies d’armes laissées sans solde, qui vivaient de rapines.

     

    Il les conduisit en Suisse.

     

    Le 26 août 1444, il remporta la victoire de Pratteln, puis se dirigea contre Bâle où se tenait un concile où l’antipape Félix V avait été élu. Louis fut nommé gonfalonier, c’est-à-dire protecteur de l’Église, par le pape Eugène IV.

     

    Il négocia le traité d’Ensisheim, conduisant à la paix, le 26 septembre 1444.

     

    En récompense de quoi, il fut nommé protecteur du Comtat Venaissin le 26 mai 1445.

     

    Parallèlement, Louis consacrait ses importants revenus à se constituer une clientèle.

     

    Depuis 1437, en effet, il recevait une pension royale de 21 000 livres.

     

    Il fallait y ajouter les subsides accordés par les États qu’il débarrassait des routiers.

     

    Cependant, il restait insatisfait de sa situation.

     

    Il était frustré de n’avoir retiré que le Dauphiné de la Praguerie.

     

    À la fin de l'année 1446, ayant conspiré contre Agnès Sorel et Pierre de Brézé, il fut chassé de la cour et se réfugia dans son gouvernement, en Dauphiné, d'abord à Romans-sur-Isère, puis à Grenoble où il fit son entrée le 12 août 1447.

     

    Installé place Saint-André11 dans l'Hôtel de la Trésorerie, spécialement aménagé, il va faire son apprentissage de roi pendant neuf ans.

     

    Peu à peu, sous son administration rigoureuse, le Dauphiné devient un État nettement distinct de la France.

     

    Il réforma la fiscalité, attira à Grenoble des artisans étrangers et des banquiers juifs qui avaient été maltraités par Humbert II et fonda en 1452 une université à Valence, confirmée par le pape Pie II en 145912.

     

    Il transforma en 1453 le vieux Conseil delphinal en Parlement du Dauphiné, le troisième du royaume après ceux de Paris et Toulouse, faisant passer la cité au statut de capitale provinciale.

     

    Louis chargea même son conseiller Mathieu Thomassin d'établir les bases juridiques de sa souveraineté, par un volumineux bréviaire des anciens droits, honneurs et prérogatives du Dauphiné, intitulé Registre delphinal qu'il achèvera en 1456.


    Représentation héraldique du dauphin Louis, futur Louis XI (vers 1450)

     
     

    Louis continua à entretenir avec le roi son père des relations apparemment excellentes en lui écrivant des lettres pleines de respect.

     

    Malgré ce dévouement, le dauphin poursuivit une politique personnelle en nourrissant l'ambition de constituer un vaste fief sur les deux versants des Alpes13

     

    Il entra à Lyon et Vienne pour recevoir les serments de fidélité de leurs habitants.

     

    En février-mai 1437, il visita le Languedoc et mena seul la reconquête des places-fortes anglaises dans le Velay.

     

    Accompagné de son père, il fit une entrée royale dans Paris, récemment conquise par le connétable de Richemont.

     

    Dans ce but, il signa un traité d'assistance avec le duc Louis Ier de Savoie, et forma le projet d'épouser sa fille Charlotte de Savoie, âgée de 6 ans seulement.

     

    Il en avertit son père qui dépêcha un émissaire en Savoie afin d'exprimer au duc sa surprise et son courroux.

     

    Mais des envoyés du dauphin Louis interceptèrent le cavalier et, sous prétexte de lui faire escorte ralentirent sa marche autant qu'ils le purent.

     

    Enfin arrivé à destination le 8 mars 1451, ce fut pour voir les époux vêtus de velours cramoisi, franchir le seuil de la chapelle du château de Chambéry.

     

    Le 9 mars 1451, Louis épousa en la chapelle du château de Chambéry, Charlotte de Savoie, fille du duc Louis Ier de Savoie, somptueusement dotée de 200 000 écus, dont 12 000 comptant.

     reine de France 1445-1483

     

    Néanmoins, Louis rencontra par la suite des difficultés pour entrer en possession de toute la dot.

     

    Parallèlement au mariage, Louis et le duc de Savoie avaient signé une alliance exclusive.

     

    Il profita également des bonnes grâces du pape pour s’immiscer dans les élections épiscopales.

     

    • dont
      • Louis 1458-1460
      • Joachim 1459-1459
      • Louise 1460-1460
      • Anne 1461-1522
      • Jeanne 1464-1505 Un mois après la naissance de sa fille Jeanne en 1464, il apprend que l’enfant est boiteuse (elle fut d’une laideur proverbiale, petite, contrefaite, malingre) et décide sur le champ de la marier à son lointain cousin Louis d’Orléans, fils du poète Charles d’Orléans, dans le but avoué que le mariage restât stérile et que s’éteignît une branche capétienne rivale de la sienne. Quand il deviendra roi sous le nom de Louis XII, celui-ci obtiendra l’annulation de son mariage.
      • Louis Le troisième fils du roi naît le 4 décembre 1466; prénommé François, il meurt 4 heures plus tard.
      • Charles VIII 1470-1498 le quatrième fils du roi
      • François à Amboise, le 3 septembre 1472 - + Juillet 1473) prénommé à nouveau François, il fut titré duc de Berry 

    Ses relations avec son père étaient tissées de double jeu et d’intrigues, et Charles VII furieux de ses agissements, leva une armée pour marcher contre le Dauphiné et la Savoie.

     

    Apprenant la nouvelle à Grenoble, Louis parvint cependant à négocier une trêve.

     

    Cela ne l’empêcha pas de mener une campagne de libelles contre son père, l’accusant de mœurs dissolues.

     

    Par prudence, il envoya plusieurs ambassades auprès du roi pour se justifier. Charles VII ne s'en laissa pas conter, et envoya Antoine de Chabannes à la tête d'une armée pour lui arracher le Dauphiné.

     

    Le 30 août 1456, Louis s'enfuit en Franche-Comté, puis à Louvain (duché de Brabant), en territoire bourguignon.

     

    Il y fut bien reçu, et en octobre, Philippe le Bon lui rendit hommage et lui alloua le petit château de Genappe, à 20 km de Bruxelles, comme résidence, ainsi qu'une pension annuelle de 36 000 puis 48 000 livres.

     

    Commentaire cinglant et prémonitoire de Charles VII : « Mon cousin de Bourgogne a donné asile à un renard qui, un jour, lui dévorera ses poules »

     

    Louis coûta cher à la Bourgogne, qui n'avait pas une fiscalité permanente, jusqu'à la mort de son père qu'il apprendra le 25 juillet 1461.

     

    Il quitta alors Genappe pour aller prendre possession de son royaume.

    • Relation avec Phelise Regnard, dame de la châtellenie de Beaumont (en Trièves) 1424/1429- 1474

     

    Relations

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    26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 23:00
    Condé, Louis VI Henri de - 2.jpg

    Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé 

     

    prince de sang royal français

     

    né le 13 avril 1756 à Paris

     

    mort le 27 août 1830, au château de Saint-Leu

    Inhumé dans la basilique Royale de Saint-Denis

     

    Il fut le 9e duc d'Enghien (1756-1772)

     

     

    puis duc de Bourbon (1772-1818)

     

    et enfin, à la mort de son père en 1818 

     

    9e  et dernier  prince de Condé

     

    http://www.ina.fr/fictions-et-animations/feuilletons-et-series/video/CPF86618439/l-enigme-de-saint-leu.fr.html

     

    • La vérité sur l'affaire du courrier de Lyon : deuxième partie
    • Qui a tué Henri IV ?
    • La nuit de Varennes
    • Danton
    • Le drame de Sainte-Hélène
    • Marie Walewska
    • Le sacrifice de Madame de Lavallette
    • L'orphelin de l'Europe
    • L'exécution du duc d'Enghien 

     

    Biographie

    Fils unique de Louis V Joseph de Bourbon-Condé (1736-1818), prince de Condé et de la princesse née Charlotte de Rohan-Soubise (1737-1760), Louis Henri Joseph de Bourbon épousa en 1770, Bathilde d'Orléans (1750-1822), fille de Louis Philippe d'Orléans (1725-1785), duc d’Orléans et de Louise Henriette de Bourbon (1726-1759), et petite-fille du Régent.

     

    Âgé seulement de quinze ans au moment de cette union, le prince était jugé trop jeune pour consommer le mariage

     

    Sa femme retourna donc dans un couvent sitôt la cérémonie terminée.

     

    Mais il l'enleva et profita de sa victoire.

     

    Ils eurent un fils Louis Antoine de Bourbon-Condé (1772-1804), duc d'Enghien, que Napoléon Bonaparte ayant eu vent d'un complot royaliste fomenté par Cadoudal et Pichegru, dont il soupçonnait le prince d'être l'âme, devait faire enlever dans le Grand-Duché de Bade par sa police secrète et fusiller dans les fossés du château de Vincennes le 21 mars 1804.

     

    En 1779, à l'occasion d'un bal masqué, une altercation eut lieu entre la duchesse de Bourbon et le comte d'Artois, frère du Roi.

     

    Pour venger l'insulte, le duc de Bourbon se battit en duel au bois de Boulogne avec son cousin.

     

    Deux ans plus tard, en 1781, il se sépara d’avec son épouse, coupable d'avoir persiflé les Condé dans une pièce de théâtre qu'elle avait montée.

     

    Il eut ensuite deux filles naturelles avec une chanteuse de l’Opéra, Mlle Marguerite Catherine Michelot :

    En tant que Pair de France, il fut gouverneur de Franche-Comté.

     

    La correspondance des princes de Condé avec le duc de Bourbon est conservée aux Archives nationales sous la cote 34AP1.

    La Révolution

    Louisvibourbon.jpg

    Portrait par Henri-Pierre Danloux en 1797

    Musée Condé, Chantilly

     

    Dès 1789, il émigra avec son père et son fils. Lors de la campagne de 1792, il partit aux Pays-Bas pour lever sa propre armée, avance sur Namur, mais doit se replier sans avoir combattu après la bataille de Jemmapes2

     

    Il combattit ensuite dans l'armée de son père.

     

    En 1795, il prépara l'expédition avortée du comte d'Artois en Vendée. En 1801, il alla s'installer à Londres avec son père.

     

    En 1814, il rentra en France; durant les Cent-Jours, il chercha à organiser la résistance royaliste en Anjou avant de fuir en Espagne.

     

    Sous la Seconde Restauration, il fut nommé Grand Chambellan.

     

    Alors qu'il vivait en émigration à Londres, où il menait grand train, en 1810 le duc avait rencontré dans une maison close de Piccadilly, Sophie Dawes, simple servante dont il avait fait sa maîtresse, et à qui il fit donner une éducation soignée.

    La Restauration

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    Par Pierre-Louis Delaval,

    Musée Condé de Chantilly

     

    À la Restauration, elle l'avait suivi en France et, après avoir envisagé de s'en séparer, il lui avait fait épouser le baron de Feuchères.

     

    En 1829, il signa un testament lui léguant 2 millions de francs ainsi que ses châteaux et propriétés de Saint-Leu, Taverny, Enghien, Montmorency, et Mortefontaine, ainsi qu'un pavillon au Palais Bourbon, et le château d'Écouen à la condition d'en faire un orphelinat pour les enfants des soldats des armées de Condé et de Vendée, tandis que le reste de sa fortune colossale — dont le château de Chantilly et tous ses autres biens, représentant quelque 66 millions de francs — allait à son petit-neveu et filleul le duc d'Aumale, dernier fils de Louis-Philippe d'Orléans, futur roi des Français.

    Les circonstances de sa mort : l'énigme de Saint-Leu

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    Découverte du corps du prince de Condé.

    Gravure extraite de l'Histoire de Louis-Philippe Ier roi des Français, 1847

     

    Au matin du 27 août 1830, peu après l'avènement de la monarchie de Juillet, le prince de Condé fut retrouvé « pendu » par le cou par un double mouchoir noué par un nœud de tisserand3... mais les pieds touchant le sol, à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre du château de Saint-Leu, qu'il avait acquis en 1816. Rien, dans la vie du prince, qui s'était couché normalement la veille, ne pouvait laisser penser à une tentation suicidaire. Aussitôt, les légitimistes firent circuler la rumeur de l'assassinat, et accusèrent Louis-Philippe et la reine Marie-Amélie d'en être les commanditaires pour permettre à leur dernier fils de capter l'immense héritage du prince. La thèse de l'assassinat affirmait sans preuve que le prince, bouleversé par les Trois Glorieuses et demeuré fidèle à la monarchie légitime, aurait décidé de révoquer son testament en faveur du jeune duc d'Aumale, de partir en exil et de léguer sa fortune au duc de Bordeaux. Averti de ces intentions, Louis-Philippe l'aurait fait étrangler par la baronne de Feuchères et le frère de celle-ci, qui auraient maquillé le crime en suicide. Face à ces accusations, les orléanistes ont cherché à démontrer que le prince s'était rallié au nouveau régime : il avait pris et fait prendre à ses gens la cocarde tricolore ; il avait envoyé 10 000 francs pour les blessés des Trois Glorieuses ; il aurait reconnu implicitement Louis-Philippe en le priant d'excuser son absence à la cérémonie d'intronisation du 9 août 18304.

    Mais si ces faits sont certains, la sincérité de ce ralliement n'est pas établie ; il semble que le vieux prince était inquiet et qu'une partie de son entourage le poussait à émigrer par précaution. La reine Marie-Amélie était d'ailleurs venue à Saint-Leu le 20 août pour le rassurer. Le confesseur du prince, l'abbé Pellier de Lacroix, déclara publiquement que le prince de Condé était « innocent de sa mort », c'est-à-dire qu'il ne s'était pas suicidé. À la suite de la parution de deux libelles en septembre 1830, Jules-Armand-Louis de Rohan demande un supplément d'enquête au tribunal qui nomme le juge d'instruction de la Huproie. Après quatre mois d'enquête, ce juge partisan des Ultras et qui instruit à charge4 conclut à un crime maquillé en suicide et soupçonne la baronne de Feuchères avec la complicité d'un prétendu amant gendarme d'en être l'instigatrice. La baronne étant rentrée en grâce du nouveau couple royal par l'entremise de Talleyrand5, le juge est mis à la retraite d'office le 4 juin 1831, en échange de la nomination de son gendre comme juge titulaire au tribunal de la Seine. Le 21 juin, la Cour royale de Paris qui a dessaisi le tribunal de Pontoise conclut à un suicide et qu'il n'y a donc pas lieu de poursuivre.

    On tient aujourd'hui pour le plus probable que le prince avait recours à la strangulation comme stimulant sexuel. La baronne de Feuchères l'aurait tenu sous sa coupe par son habileté dans cette pratique particulière. Le prince aurait succombé à une séance plus poussée qu'à l'habitude, soit accident, soit assassinat4. La baronne aurait ensuite monté, avec l'aide de son frère, la mise en scène du suicide. Les milieux légitimistes firent circuler ce bon mot : « Mme de Feuchères, cette petite baronne irlandaise, qui a tout l'air d'une espagnolette. »

     

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    24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 23:00

    Louis IX

    Louis IX

     

    dit « le Prudhomme »

     

    Roi de France 8 novembre 122625 août 1270
    43 ans, 9 mois et 17 jours

    plus connu sous le nom de Saint Louis depuis sa canonisation par l'Église catholique en 1297

     

    né à Poissy, le 25 avril 1214

     

    mort à Tunis le 25 août 1270 à l'âge de 56 ans

     

    Considéré comme un saint de son vivant, il est le 44e roi de France, pays sur lequel il règne pendant plus de 43 ans.

    Neuvième roi de France issu de la dynastie des Capétiens directs, il est le énième enfant et quatrième fils connu du roi Louis VIII, dit « Louis le Lion » et de la reine Blanche de Castille, de laquelle il reçoit une éducation très stricte et très pieuse durant toute son enfance.

     

    Aîné des membres survivants de sa fratrie, il hérite de la couronne à la mort de son père, alors qu'il n'est âgé que de douze ans.

     

    Il est alors sacré le 29 novembre 1226 en la cathédrale de Reims, mais c'est la reine mère qui, conformément au testament de Louis VIII, exerce la régence du royaume jusqu'à la majorité du nouveau monarque.

     

    Devenu adulte, Louis IX se soucie de l'extension du domaine royal, auquel il rattache les comtés de Blois, de Chartres et de Sancerre, ou encore la Normandie, le Maine, la Provence et le Languedoc

     

    Mais il ne se contente pas de régler les affaires intérieures: réputé juste et diplomate, il est régulièrement sollicité par les différentes monarchies d'Europe qui font appel à lui en tant que juge.

     

    Il mène un règne inspiré des valeurs du christianisme qui contribue à fonder l’idée que les pouvoirs spirituel et politique peuvent être incarnés par un seul homme.

     

    Il atténue les excès de la féodalité au profit de la notion de bien commun et développe la justice royale où le souverain apparaît comme « le justicier suprême»

     

    Louis IX est un roi réformateur qui veut léguer un royaume dont les sujets seront soumis à un pouvoir juste; il renouvelle la « Quarantaine-le-roi », introduit dans le pays des baillis et des prévôts, ordonne la présomption d'innocence, interdit l'ordalie et institue la supplicatio, consistant à pouvoir faire appel au roi afin de solliciter l'amendement d'un jugement.

     

    Offrant aux Français une monnaie unique, il est l'instigateur des institutions qui deviendront le Parlement et la Cour des Comptes.

     

    Très pieux et souhaitant conduire ses sujets vers le Salut, il décide de punir le blasphème, les jeux d'argent, les prêts à intérêts et la prostitution; il se procure des reliques du Christ pour lesquelles il fait construire la Sainte-Chapelle; il tente également de convertir de gré ou de force les Juifs de France.

     

    À cette fin il finit par leur imposer diverses mesures, dont le port de la rouelle et le brûlement du Talmud.

     

    Conformément à son vœu prononcé à la suite d'une grave maladie, puis confirmé à la suite d'une guérison qu'il considère comme miraculeuse, Saint Louis part se battre avec ses frères Robert d'Artois, Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou, tout d'abord en Égypte lors de la septième croisade, puis en Tunisie lors de la huitième croisade, au cours de laquelle il meurt de la dysenterie.

     

    Aujourd'hui vu comme un monarque ayant offert à la France un renouveau économique, intellectuel et artistique, il est considéré comme l'un des trois grands Capétiens directs avec son grand-père Philippe Auguste et son petit-fils Philippe IV le Bel

     

    Canonisé le 11 août 1297 sous le nom de saint Louis de France par le pape Boniface VIII, sa fête liturgique est fixé au jour anniversaire de sa mort, c'est à dire le 25 août.

     

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    20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 23:00
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    Van Dyck en 1636-38

    Henriette-Marie de Bourbon

    Henriette Marie de France

    Titulature

    Née princesse de France

    Henriette Marie porta durant sa vie différents titres liés à sa situation matrimoniale.

    Elle porta successivement les titres de:

     

    Queen of England (1625-1649)

     

    Reine consort d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande

    Fille du roi de France Henri IV et de la reine Marie de Médicis, elle épousa le roi d'Angleterre Charles Ier (1625)

     

    Elle est la mère de deux rois d'Angleterre Charles II et Jacques II.

     

    La révolution anglaise l'amena à se réfugier en France.

     

    L'État du Maryland, au Nord-Est des États-Unis, fut baptisé ainsi en son honneur.


    Henriette Marie est le sixième enfant et la troisième fille du roi de France Henri IV et de la reine Marie de Médicis

     


    Portrait (âgée d'environ 6 ans)


     

    • Née le 26 novembre 1609 à l' Hôtel du Louvre à Paris
    • Décédée le 21 août 1669 à Colombes (Hauts-de-Seine) à l'âge de 59 ans
    • Inhumée à la basilique royale de  Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

    Sur ordre du Roi, elle est inhumée à Saint-Denis, et son cœur envoyé au couvent de la Visitation de Chaillot. Bossuet lui consacre une de ses plus célèbres oraisons funèbres.

    Parents


    Portraits par Franz Fourbus le jeune en 1615

    Portrait par Daniel Dumonstier en 1624

    Mariage et descendance

    Henriette Marie est séparée de sa mère entre 1617 et 1620 (période où la reine-mère est exilée loin de Paris)

     

    Son frère le roi Louis XIII donne sa main au prince Charles Stuart, futur roi  Charles I Stuart Charles Ier d'Angleterre et d'Écosse le 13 juin 1625 (soit à seize ans)3  à Saint-Augustine's Church, Canterbury

     

    Grâce à son parrain, la fiancée peut épouser l'héritier du trône d'Angleterre, malgré le fait que Charles soit protestant et non catholique.

     

    Ainsi, elle part pour se marier avec un cortège de douze prêtres de l'Oratoire.

     

    C'est George Villiers de Buckingham, favori de son époux qui vient en France négocier son mariage, c'est à cette occasion qu'il courtise la reine Anne d'Autriche, ce qui provoque l'ire de son époux le roi Louis XIII (frère d'Henriette)

     


    Portrait par Daniel Dumonstier en 1629
     

    Le roi Charles et la reine Henriette Marie ont neuf enfants :


    Portrait en 1632 par John Hoskins

    Portraits par Anthony Van Dyck en 1633

     


    Portraits par Van Dyck en 1632 ou 1635

    • Remariée peut-être en 1660 à Paris (mariage secret) avec Henry Jermyn, Comte de St Albans (Earl of St Albans) 1604-1684

    Enfance

     

    La princesse n'a quasiment pas connu son père, assassiné au mois de mai suivant sa naissance et est élevée avec son frère Gaston, duc d'Orléans, d'un an son aîné, par leur mère.

     

    Cela ne l'empêche pas pour autant d'hériter du caractère entreprenant, courageux de son père.

     

    Elle possède également des traits de caractère de sa mère: pieuse, généreuse, un goût prononcé pour l'art, intellectuelle1

     

    Elle est baptisée le 15 juin 1614 en la chapelle de la Reine au palais du Louvre en même temps que son frère Gaston, duc d'Orléans: son parrain est le Cardinal de la Rochefoucauld et sa marraine est Madame Élisabeth, sa sœur aînée2

     

    Reine d'Angleterre

    Jusqu'en 1628, George Villiers de Buckingham fait barrage entre la reine et le roi, mais après l'assassinat de Buckingham, Henriette Marie peut se rapprocher de Charles Ier

     

    La naissance de leurs enfants, à partir de 1629, rapproche les deux époux, et Henriette Marie acquiert beaucoup d'influence sur son mari.

     

    Française, elle le pousse dans le sens d'une politique autoritaire et centralisatrice, ainsi que vers une plus grande tolérance envers les catholiques.

     

    En effet, Henriette, fort pieuse et opiniâtre comme sa mère, pratique ostensiblement le catholicisme, ce qui irrite les puritains anglais, et était venue de France avec un certain nombre de prêtres, dont son aumônier, Jean Paumart (présence de prêtres suivant les clauses de son contrat de mariage négocié entre les cours de France et d'Angleterre)

     

    En outre, la Reine exerce une influence sur les spectacles à la Cour.

     

    Elle devient de plus en plus impopulaire car les puritains la soupçonnent de vouloir éradiquer le protestantisme au profit du catholicisme.

     

    La famille royale est même obligée de se réfugier un temps à Oxford, car Cromwell menaçait d'arrêter la souveraine et avait déjà fait arrêter de ses fidèles.

     

    Simultanément, les Ecossais se rassemblent pour marcher droit sur la capitale pour prendre la défense de la reine.

     

    Lors de la guerre civile, elle profite de son voyage en 1642 dans les Provinces-Unies où elle accompagne sa fille Marie qui épouse Guillaume II d'Orange-Nassau pour réunir des fonds et une petite armée gagnée à la cause royale.

     

    Elle revient à Newcastle en février 1643, après avoir survécue à une tempête au cours de laquelle la Reine prononce une citation exprimant son courage tel que le faisait son père: "Les reines ne se noient pas"

     

    Arrivée à bon port, elle est accueillie par cinq vaisseaux rebelles à coups de canons. Afin de se protéger, elle est contrainte de passer la nuit dans un fossé sale qui la couvre de sable.

     

    Grâce à l'armée qu'elle a réunie, elle réussit à rejoindre le roi à Oxford.

     

    Cependant, le roi décida de diviser en deux les troupes dans le but de réprimer les rébellions, ce qui était une erreur car il diminuait ainsi les forces de l'armée.

     

    Mais une nouvelle grossesse l'éloigna des conflits la reine en juillet 1643, qui se retira à Exeter pour donner le jour, dans une misérable chaumière, à une fille: Henriette Anne.

    Exil en France

    Malgré la fatigue de l'accouchement, elle est déterminée à rejoindre Paris car le Parlement de Londres offrait cinquante mille écus à quiconque rapporterait la tête de la souveraine.

     

    Elle finit par s'embarquer à Plymouth et réussit à s'enfuir, même avec les voiles de son navire déchirées par les boulets de canons.

     

    Devant la fureur de ses assaillants et ne voulant pas tomber en leurs mains vivante, elle ordonna au capitaine :

    "Quand vous ne pourrez plus me défendre, tuez-moi."

     

    Elle ne revit plus jamais le roi son mari, qui sera emprisonné puis condamné à mort comme "tyran" et "traître", bien qu'il eût fait beaucoup de concessions aux partisans de Cromwell.

     

    Ainsi, cet épilogue tragique de la vie du souverain lui valut le surnom de "le meilleur et le plus malheureux des rois"

     

    Il fut décapité le 9 février 1649.

     

    Henriette Marie, apprenant la nouvelle en France, fut effondrée et décida de créer un couvent de la Visitation, à Chaillot, dans lequel elle se retira tout en parachevant l'éducation de ses enfants dans la foi catholique.

     

    Quelques années plus tard, elle mariait la fille qu'elle mit au monde dans la détresse, Henriette Anne, au frère du futur Louis XIV: Philippe de France, duc d'Orléans, en dépit de la mauvaise entente qu'elle aura avec son gendre.

     

    Elle eut la joie de revoir ses fils Charles et Jacques, qui parvinrent à s'enfuir d'Angleterre, mais elle perdit sa fille Elisabeth, prisonnière des puritains (septembre 1650)

     

    La reine veuve resta en France avec sa fille Henriette Anne, tandis que le cardinal Mazarin, principal ministre du jeune Louis XIV, neveu d'Henriette, obligeait Charles et Jacques à quitter le royaume (car Mazarin voulait l'alliance de la république anglaise contre l'Espagne)

     

    Henriette Marie vécut près de Paris, à Colombes, dans une certaine gêne matérielle, restant des journées entières au lit faute de pouvoir acheter du bois pour chauffer son palais.

     

    En 1660, elle accompagne son fils Charles II à Londres lors de sa restauration et assiste à son mariage avec la richissime princesse catholique Catherine de Portugal.

     

    De par ses quelques voyages en Angleterre où elle montre une grande bonté, l'ancienne souveraine anglaise parvient à reconquérir le cœur de ses ennemis de l'époque des troubles.

     

    À cause de tous ses malheurs passés sa santé s'est dégradée, ne supportant plus le climat humide d'Angleterre.

     

    Elle décide de rentrer en France pour se préparer à la mort dans son monastère de Chaillot.

     

    Malade et insomniaque elle est soignée par les médecins que Louis XIV lui envoie.

     

    Le 10 septembre 1669, ils lui présentent une potion dans laquelle, la rassurent-ils, il n'y a pas d'opium (substance qu'elle craignait, de peur d'être empoisonnée), et qu'elle boit.

     

    Mais quelques heures après, elle meurt.

     

    Sur ordre du Roi, elle est inhumée à Saint-Denis, et son cœur envoyé au couvent de la Visitation de Chaillot.

     

    Bossuet lui consacre une de ses plus célèbres oraisons funèbres.

     

    Son château de Colombes est aujourd'hui détruit, mais une rue et une école de la ville sont dédiées à la "Reine Henriette"

     

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    9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:00

     

    Louis II de Bourbon

     

    Louis II de Bourbon

     

    né le 4 février 1337

     

    mort au château de Montluçon le 10 août 1410 à l'âge de 73 ans


    Inhumé en août 1410 dans la chapelle vieille de l'église à Souvigny, Allier

     

    Détail du gisant de Louis II de Bourbon, dans l’église prieurale de Souvigny en Bourbonnais.

     

    Parents

    Mariage et descendance

    Il épousa le 19 août 1371 à Vodable, Puy-de-Dôme Anne d'Auvergne (1358 † 1417), comtesse de Forez, fille de Béraud II dauphin d'Auvergne et de Jeanne de Forez

     

    et eut:

    • Catherine († jeune)
    • Jean Ier (mars 1382 † Londres 5 janvier 1434), duc de Bourbon
    • Isabelle (vers 1390 † Poissy décembre 1452/mars 1454) sans alliance, retirée à Poissy à la fin de sa vie
    • Louis, seigneur de Beaujeu (1388 † Paris 12 septembre 1404, âgé de 16 ans et demi)

    Il eut également plusieurs enfants illégitimes:

    D'autres liaisons, Louis de Bourbon eut d'autres enfants naturels:

    • Philippe, tué en 1396 à Nicopolis
    • Jacques Bertrand, bailli
    • Pierrot, écuyer de Jean I de Bourbon
    • Oger, vivant en 1415.

     

     

     comte de Clermont (Clermont-en-Beauvaisis) (1371), et non de Clermont-Ferrand, ville épiscopale, dépendante du duché d'Auvergne, apanage de son cousin le duc de Berri. Guillaume de Paysac


        seigneur de Thiers

     

    seigneur de Château-Chinon (Nièvre)

     

    duc de Bourbon de 1356 à 1410

     

    baron de Beaujeu

     

    baron de Semur-en-Brionnais (Saône-et-Loire)

     

    baron de Combrailles en 1400

     

    comte de Forez par mariage

     

    Grand capitaine de son temps

     


    Il succéda à son père, tué à la bataille de Poitiers, en 1356

    il avait dix-neuf ans.

     

    Il fut retenu en otage par les Anglais comme garant du traité de Brétigny, il participa aux principales campagnes de Du Guesclin.

     

    Pendant la minorité de Charles VI, il partagea le pouvoir avec les ducs d'Anjou, de Berry et de Bourgogne, en qualité d'oncle maternel du roi.

     

     

     

    Il se distingua à la bataille de Roosebeke en 1382 puis participa à une croisade contre Tunis pour le compte des Génois.

     

    Il se retira à Moulins.

     

    En 1366, il fonda à Moulins l'ordre de l'Espérance ou de l'Écu d'Or.

     

    ce prince sage servit avec fidélité la monarchie française pendant plus d'un demi-siècle.

     

    La longueur de son règne – plus de cinquante ans –, les qualités d'honneur et de courage de ce duc au grand cœur et à l'esprit chevaleresque, son œuvre de restauration et de modernisation du duché dans des temps difficiles ont marqué le Bourbonnais.

     

    En 2010, de grandes célébrations sont organisées en Bourbonnais pour commémorer le sixième centenaire de la mort du bon duc Louis.

     

    Biographie

    Premières armes

    Il était fils de Pierre Ier (1311-1356), duc de Bourbon, et d'Isabelle de Valois, fille de Charles de Valois.

     

    Sa sœur, Jeanne de Bourbon, épousa le futur roi Charles V dont il devint le beau-frère.

     

    En 1356, le roi Jean II le Bon l'envoie seconder son fils Jean nommé lieutenant du roi en Languedoc, Auvergne, Périgord et Poitou.

     

    À la mort de son père à la bataille de Poitiers, il reçoit la charge de Grand chambrier de France.

     

    Louis commence ses faits d'armes en secourant Reims assiégé par Édouard III d'Angleterre en 1359.

     

    Peu après, il est négociateur du traité de Brétigny puis devient l'un des otages livrés à la Cour d'Angleterre en échange de la libération de Jean II le Bon, qui a été fait prisonnier à Poitiers.

     

    Pendant sa captivité, le duché de Bourbon est dirigé par sa mère Isabelle de Valois.

    La captivité et l'anarchie en Bourbonnais

    Pendant l'absence du duc, le duché de Bourbon sombre dans la chaos.

     

    Les compagnies s'y installent et répandent la terreur, tandis que les seigneurs, loin de les combattre, les laissent faire ou même participent à leurs brigandages.

     

    La justice est impuissante face à ces bandes, et le "grand procureur de Bourbon", un dénommé Huguenin Chauveau, ne peut que consigner les méfaits opérés par les vassaux du duc dans un ouvrage qu'il appelle le Livre Peloux.

    Création de l'Ordre de l'Écu d'or (1366)

    Louis II n'est libéré qu'en 1366.

     

    Lorsqu'il retrouve son duché, son autorité est, on l'a vu, gravement mise à mal par les compagnies et les barons. Plutôt que de combattre ces derniers, il choisit de se les rallier en fondant un ordre de chevalerie, l'Ordre de l'Écu d'or, pour récompenser les principaux gentilshommes de ses domaines.

     

    La devise de l'ordre est "Espérance"

     

    Le jour de l'an 1367 a lieu une fête célébrant la création de l'ordre. Selon le chroniqueur Cabaret d'Orville, apparaît ce jour-là à la cour ducale Huguenin Chauveau qui, espérant faire justice, présente au prince son Livre Peloux.

     

    Il ajoute qu'avec les amendes et autres confiscations prononcées comme châtiments, le duc pourrait renflouer ses caisses.

     

    Mais Louis préfère jeter l'ouvrage au feu et accuse à juste titre le "procureur" de vouloir compromettre la noblesse de ses états1

     

    Il prononce donc de fait l'amnistie pour tous les crimes commis par ses vassaux durant son absence.

     

    La concorde rétablie entre les seigneurs du duché, l'armée ducale peut écraser les compagnies lors de deux campagnes en 1367 et 1368.

     

    L'un des barons turbulents qu'il ramène alors en son giron est son ami le puissant seigneur Goussaut de Thoury, qu'il fait Maître d'Hôtel et qu'il sort d'affaires judiciaires plusieurs fois.

    Campagnes de Charles V

    Il seconde Charles V lors de la reconquête des territoires conquis par les Anglais.

     

    Suivant les consignes du roi et de Bertrand Du Guesclin, de ne pas engager de bataille, mais de mener une guerre d'escarmouche, il réussit à prendre une trentaine de places fortes entre 1369 et 1374, dans le Limousin, en Bretagne et en Guyenne.

     

    Une trêve signée en 1374 entre la France et l'Angleterre lui permet de vaincre des bandes de mercenaires dans son comté, puis il part en Castille combattre les Maures, mais le roi Henri II de Trastamare voulant profiter de la présence des Croisés pour attaquer le Portugal, il refuse de continuer dans l'entreprise et revient en France.

     

    En 1378, Charles V l'envoie combattre Charles II le Mauvais en Normandie, où il prend la plupart de ses places fortes.

    Sous Charles VI

    L'oncle préféré du roi


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    Charles VI

     

     

    Après la mort de Charles V, Bourbon fait partie du conseil de régence de Charles VI

     

     Son prestige militaire et les liens étroits qui unissent les Bourbons aux Valois contribuent à faire de ce fidèle serviteur de la monarchie un personnage central sur la scène politique.

     

    Son influence sur son neveu est très grande.

     

    Il le seconde brillamment pendant trente ans, que ce soit à la têtes des armées royales ou sur le terrain diplomatique.

     

    Le duc de Bourbon est l'oncle pour lequel Charles VI a le plus d'affection.

     

    Le roi voit très régulièrement le "bon duc" qui l'accompagne dans beaucoup de ses déplacements.

     

    Bourbon est écouté et respecté au Conseil du roi, bien qu'il ne prenne que rarement parti pour un clan ou un autre.

     

    En cela, il suit la ligne de conduite historique de la Maison de Bourbon, celle de fidèle soutien de la monarchie.

     

    En effet, sans l'appui et les largesses royaux, les maigres revenus de leur province n'auraient pas permis aux ducs de Bourbon d'occuper une place si importante dans les hautes sphères de la royauté.

     

    L'influence du duc se ressent dans de nombreuses décisions symboliques royales.

     

    Ainsi pour le premier anniversaire de son avènement le jeune souverain choisit pour emblème le cerf volant (ou cerf ailé), devise des Bourbons.

     

    Il distribue aussi aux gens de sa cour des livrées à ses couleurs et à sa devise, tradition anglaise introduite par Louis de Bourbon.

     

    Surtout, lorsqu'en 1388 Charles VI décide de gouverner par lui-même, il est le seul de ses oncles à ne pas tomber en disgrâce.

     

    Il apparaît même aux yeux des "Marmousets" qui entourent et conseillent le roi comme le "prince idéal" (ou "modèle des princes"), serviteur de l'État, en opposition aux seigneurs ambitieux et tapageurs que sont les ducs de Bourgogne et de Berry.

     

    Campagnes militaires

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    Louis II de Bourbon et son écuyer

     

     

     

    Il combat encore les Anglais en Guyenne en 1385.

     

    En 1390, il dirige, à la demande de la république de Gênes une expédition contre le royaume de Tunisie qui met le siège devant Mahdia.

     

    La campagne se termine par un demi-échec, et le duc, par son attitude hautaine auprès des chevaliers, perd de sa popularité.

    Expansion du duché de Bourbon

    Le petit duché de Bourbon ne permet pas à l'oncle maternel du roi de rivaliser avec les grands apanages de ses rivaux Berry et Bourgogne.

     

    Afin d'augmenter ses revenus, il espère annexer le duché d'Auvergne, ce qui le met en concurrence avec le duc de Berry2

     

    En 1400, son neveu Édouard II de Beaujeu lui lègue le Beaujolais que convoite aussi Philippe de Bourgogne.

    Un arbitre du duel entre Orléans et Bourgogne

    En 1392, Louis de Bourbon a la garde son neveu lorsque celui-ci connaît sa première crise de folie.

     

    Il revint en France peu après, mais, malgré sa position au conseil de régence, ne put empêcher l'anarchie qui s'installe à cause de la folie de Charles VI et des luttes entre Philippe le Hardi puis Jean sans Peur et Louis d'Orléans.

     

    En 1401, lors du premier accrochage entre Philippe et Louis, il obtient avec le duc de Berry leur réconciliation.

     

    À partir de 1405, il prend parti pour son neveu Orléans car il désapprouve la volonté du duc de Bourgogne de partager le pouvoir avec les États provinciaux.

     

    Lorsqu'en 1407 le duc d'Orléans est assassiné, le vieux prince décide de se retirer dans ses terres et envisage de s'établir dans un couvent de Célestins.

     

    En effet, l'arrivée au pouvoir de Jean sans Peur en 1409 met un terme à son influence sur le gouvernement royal.

     

    Son duché est de plus pris en tenaille d'un côté par les possessions du duc de Bourgogne (qui menace le Beaujolais), de l'autre par celles du duc de Berry.

     

    De retour à la Cour en novembre 1408, alors que l'on craint que Jean sans Peur marche sur Paris pour s'emparer du pouvoir, Louis de Bourbon organise l'"enlèvement" du roi, le conduit hors de la capitale et le met en sécurité à Tours.

    Ralliement aux Armagnacs et fin de vie

    La guerre civile lui faisant horreur, le vieux duc de Bourbon refuse dans un premier temps d'adhérer à la Ligue de Gien conclue en avril 1410 et créant le parti des Armagnacs.

     

    Son fils le comte de Clermont ayant rejoint ces derniers, il le tance très sévèrement.

     

    Au début de l'été, il se décide finalement à rejoindre les princes d'Orléans dans leur lutte contre Jean sans Peur, mais il meurt en chemin le 19 août 1410, à soixante-treize ans.

     

    Il fut considéré comme le premier fondateur de l'État Bourbonnais, celui qui a assuré sa puissance future.

     

    église prieurale de Souvigny

     

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    Enumération des tombeaux dans la chapelle vieille de Souvigny (Allier)

     

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    Mausolée de Louis II duc de Bourbon et de son épouse Anne Dauphine (église de Souvigny -Allier)

     

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    Mausolée de Louis II duc de Bourbon et de son épouse Anne Dauphine (église de Souvigny -Allier)

     

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    Mausolée de Louis II duc de Bourbon et de son épouse Anne Dauphine (église de Souvigny -Allier)
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    31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 23:00

    Louis VI

    dit « le Gros » ou « le Batailleur »1

     

    né le 1er décembre 1081 à Paris

     

    mort le 1er août 1137 au château royal de Béthisy-Saint-Pierre2

     

    Roi des Francs de juillet 1108 à 1137

     

    il est le cinquième roi de la dynastie dite des Capétiens directs.

    Biographie

    Enfance

    Il est le fils de Philippe Ier (1052-1108), roi des Francs et de sa première épouse Berthe de Hollande3.

    Après avoir répudié Berthe en 10924 et malgré les protestations du clergé, son père se remarie la même année5 avec Bertrade de Montfort, comtesse d'Anjou. De cette deuxième union naissent quatre enfants, dont deux fils. Louis, jeune prince issu du premier mariage de son père, est élevé avec Suger, futur abbé de Saint-Denis, qui devient son ami proche, puis son conseiller.

    Au service de son père

    En 1092, son père l'investit du comté de Vexin et des villes de Mantes et de Pontoise. Il vit éloigné de la cour, sa mère ayant été répudiée et son père remarié à Bertrade de Montfort.

    En 1097, à la tête de l'armée royale, il prend part à la guerre, défendant le Vexin contre Guillaume le Roux roi d'Angleterre.

    Après avoir été adoubé chevalier le 24 mai 1098 à Abbeville, par Gui Ier comte de Ponthieu, Louis est associé au trône puis combat le duc de Normandie et les sires châtelains du domaine royal qui se montrent souvent rebelles à l'autorité royale.

    Enfin son père, devenu impotent, incapable de gouverner et de combattre, se réconcilie avec lui. C'est dans le courant de l'année 11016 ou 11037, qu'il lui confie le gouvernement effectif du royaume en qualité de « rex designatus » (roi désigné) ; cette même année, il l'investit aussi du comté de Vermandois.

    Roi des Francs

    Accession au trône

    Le couronnement de Louis VI à Orléans.

    Le 29 juillet 1108, son père meurt à Melun, et suivant sa dernière volonté, est inhumé en l'église abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire. L'enterrement terminé, Louis, se doutant que son demi-frère, Philippe de Montlhéry, souhaite l'empêcher d'accéder à Reims, se hâte de rejoindre Orléans située à quelques kilomètres de Saint-Benoît, afin de se faire sacrer au plus vite. Une raison supplémentaire de ne pas se rendre à Reims était que l'archevêque de Reims d'alors, Raoul le Vert avait été soutenu par le pape Pascal II mais n'avait pas été reconnu par feu Philippe Ier qui lui préférait Gervais de Rethel8.

    Le sacre a lieu le 3 août 1108 dans la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans, il reçoit « l’onction très sainte » de la main de Daimbert, l’archevêque de Sens. L'archevêque de Reims, Raoul le Vert envoya des messagers pour contester la validité du sacre, mais il était trop tard.

    Règne

    Diplôme en latin de 1111 par lequel le roi Louis VI, après avoir fait prisonnier le seigneur du Puiset, fait raser son château et abolit les coutumes établies par ce seigneur sur les terres de l’abbaye de Saint-Denis. Archives Nationales.

    Louis VI encourage les mouvements communaux, associations professionnelles sociales ou religieuses. Dès 1110, il octroie aux habitants des villes divers avantages fiscaux et le droit de s'administrer sous la direction d'un maire. En 1111, il lutte contre le brigandage perpétré par certains seigneurs, tels que Hugues du Puiset, à l'intérieur du domaine royal.

    Dès 1108, il se rendait tous les ans à Saint-Julien-du-Sault et au couvent des Écharlis près de Villefranche afin d'y prendre les eaux minérales de la source et fit de nombreuses donations à l'abbaye9.

    Selon Orderic Vital, en mars 1113 lors de l'entrevue de l'Ormeteau-Ferré entre Louis VI le Gros et Henri Ier Beauclerc, le roi de France concède à son homologue « toute la Bretagne » c'est-à-dire la vassalité directe de la Bretagne. Alain Fergent princeps des Bretons devient « l'homme lige du roi des Anglais ». Conan le fils d'Alain Fergent est alors fiancé avec Mathilde une des filles illégitimes d'Henri Ier10

    Le dimanche des Rameaux 1115, il est présent à Amiens, pour soutenir l'évêque et les habitants de cette ville dans leur conflit avec le célèbre Thomas de Marle, lequel est intervenu militairement à la demande de son père Enguerrand de Boves, comte d'Amiens et seigneur de Coucy. Ce dernier refuse de reconnaître l'octroi d'une charte accordant des privilèges aux habitants de la commune11. Arrivé avec une armée pour aider les bourgeois à faire le siège du Castillon (forteresse dominant la ville d'Amiens, à partir de laquelle le père et le fils partaient en « expéditions punitives »), Louis VI reçoit une flèche dans son haubert, puis part sans vaincre les assiégés réfugiés dans la tour réputée imprenable qui ne tombe que deux années plus tard.

    Le 20 août 1119, se déroule la bataille de Brémule entre les rois d'Angleterre, Henri Ier Beauclerc, et de France, Louis VI. Résultat d'une rencontre fortuite, la bataille se termine par une défaite sévère pour Louis VI, qui est contraint à fuir et à se réfugier aux Andelys.

    En août 1124, l’empereur germanique Henri V voulant aider son beau-père Henri Ier d'Angleterre dans le conflit qui l'oppose à Louis VI pour la succession dans le duché de Normandie, envahit la France et avance avec une puissante armée jusqu'à Reims. Face à la menace germanique et pour la première fois en France, Louis VI fait appel à l’ost. Dans un même élan, ses vassaux répondent présent : son cousin, le comte de Vermandois Raoul « le Borgne », le duc Hugues II de Bourgogne, le duc Guillaume IX d’Aquitaine, le comte Charles Ier de Flandre, le duc Conan III de Bretagne, le comte Foulque V d'Anjou, le comte de Champagne Hugues de Troyes, le comte Guillaume II de Nevers et le comte de Blois, Thibaud IV. Après avoir été chercher l'oriflamme à Saint-Denis, Louis VI se retrouve à la tête d’une immense armée mais l’affrontement, que tout le monde pensait pourtant inévitable, ne se fait pas. Henri V, certainement impressionné par une telle mobilisation et prétextant des troubles dans sa capitale de Worms, se retire sur Metz le 14 août sans combattre12

    Succession

    La succession était destinée à son fils Philippe, couronné roi associé le 14 avril 1129, mais sa mort accidentelle en 1131 amène le cadet, Louis le Jeune, destiné à une carrière ecclésiastique et non éduqué à la fonction royale, à devenir l'héritier.

     

    Il est donc couronné roi associé à son tour le 25 octobre 1131.

     

    En mai 1137, il conclut la paix avec Étienne de Blois, roi d'Angleterre, et reçut l'hommage d'Eustache fils de ce dernier, pour la Normandie.

     

    Ayant noué des rapports amicaux avec Guillaume X, duc d'Aquitaine, celui-ci avant de mourir, donna sa fille et héritière au fils aîné du roi et lui confia sa terre, recevant ses envoyés début juin 1137, « permettant » par là à la dynastie capétienne de reprendre de l'influence dans la France méridionale, par la possession de cet immense fief.

    Décès

    Gisant de Louis VI.
     

    Alors qu'il rentre d'une expédition punitive contre le seigneur pillard de Saint-Brisson-sur-Loire, près de Gien, Louis le Gros tombe soudainement malade au château de Béthisy-Saint-Pierre situé dans la vallée de l'Automne, en forêt de Compiègne, entre Senlis et Compiègne. Il y trépasse le 1er août 1137 d'une dysenterie causée par l'excès de bonne chère, qui l'avait rendu obèse et fut inhumé en l'église de l'abbaye royale de Saint-Denis. Son fils Louis, âgé de 17 ans et couronné depuis six ans, lui succède sans contestation.

    Un moyen-relief en pierre calcaire représentant un roi en pied, en position repliée, portant la maquette d'une église qu'il offre à saint Vincent se trouve sur un autel liturgique roman, dans la petite église d'Avenas, commune du Haut-Beaujolais située dans le département du Rhône. Exécuté entre 1118 et 1124 par le « Maître d'Avenas », dont le nom est resté inconnu à ce jour, ce magnifique bas-relief montre un roi, couronné, déjà bedonnant. Une inscription latine, sur la même pierre, le qualifie de « REX LVDOVICVS PIVS » (Roi, Louis le Pieux). Certains disent que ce roi serait Louis VI, d'autres disent qu'il correspond plutôt à Louis Le Pieux ou encore à Louis VII13,14,15.

    Généalogie

    Ascendance

    Unions et descendance

    En 1104, Louis VI est fiancé à Lucienne de Rochefort16, fille de Gui Ier (mort en 1108), comte de Rochefort. Henri d'Arbois de Jubainville, célèbre archiviste paléographe, dit dans son livre17 que le mariage n'était pas encore consommé qu'il fut cassé par le pape lors du concile de Troyes le 23 mai 110718. La femme « délaissée » se remaria d'ailleurs aussitôt avec Guichard III de Beaujeu.

    Le 3 août 1115, selon le médiéviste, Andrew W. Lewis19, Louis VI épouse à Paris, Adèlaïde de Savoie (v. 1100-1154), fille d'Humbert II de Savoie (mort en 1103), comte de Maurienne, et de Gisèle de Bourgogne (v. 1070-apr. 1133), fille de Guillaume Ier de Bourgogne, surnommé « le Grand » ou « Tête Hardie ». De cette seconde union sont issus sept fils et deux filles :

    1. Philippe (1116 - † 1131) (à ne pas confondre avec son frère cadet du même nom), mort des suites d'une chute de cheval.
    2. Louis VII « le Jeune » (1120 - † 1180), roi de France ;
    3. Henri (vers 1122 - † 1175), évêque de Beauvais (vers 1149-1161) puis archevêque-duc de Reims (1162-1175) ;
    4. Hugues (vers 1122, mort jeune) ;
    5. Robert Ier de Dreux (vers 1125 - † 1188), dit « Robert le Grand », comte de Dreux (1152-1184), comte du Perche ;
    6. Pierre Ier de Courtenay (vers 1126 - † entre 1180 et 1183), marié vers 1152 avec Élisabeth de Courtenay (vers 1135 - † après 1205), dame de Courtenay ;
    7. Constance de France (vers 1128 - † 1180), épouse (1) en 1140 Eustache IV dit « Eustache de Blois », comte de Boulogne - sans postérité connue ; épouse (2) en 1154 Raymond V (1134 - † 1194), comte de Toulouse ;
    8. Philippe (vers 1132/1133 - † 1161)20, à ne pas confondre avec son frère aîné du même nom. Sans alliance ni postérité. Nommé évêque de Paris, il refusa le poste et resta archidiacre.
    9. une fille morte jeune, inhumée à Saint-Victor de Paris.

    Avec une certaine maîtresse prénommée Marie, fille de Renaud de Breuillet de Dourdan, Louis VI est le père d'une fille :

    • Isabelle (vers 1101/1104 - † après 1175), dame de Liancourt-Saint-Pierre, épouse Guillaume Ier de Chaumont (en Vexin)21,fils de Osmond Ier de Chaumont, seigneur de Chaumont-Quitry22.

    Bilan du règne

    Série métallique des rois de France, vue d'artiste de Louis VI le Gros

    Exerçant un pouvoir sans partage, entouré de conseillers comme Yves de Chartres, Étienne de Garlande et surtout Suger, il défendit la paix et le bon droit, protégea les faibles et l'Église, compléta l'œuvre paternelle d'accroissement du domaine royal en intégrant les terres des familles de Rochefort, de la Ferté-Alais, de Montlhéry et du comté de Corbeil, et légua à son fils Louis VII un domaine à peu près pacifié. Comme roi et individu, il se conduisit en chrétien qualifié parfois de rex catholicus et christianissimus, se disant lui-même « propre fils de l'Église romaine23 ». Il fut le premier souverain à toucher les écrouelles de façon habituelle. Il résida à Paris beaucoup plus qu'aucun de ses prédécesseurs.

    C’est à partir des règnes de Louis VI et de Louis VII, conseillés par l'abbé Suger, que la royauté commence à exercer un rôle national, en répondant à l'appel de ses sujets. La justice du roi va se mettre à régler les conflits entre différents vassaux, confirmer des chartes communales aux bourgeois des villes et garantir des propriétés d’abbaye.

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    25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 23:00
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    alt=Description de cette image, également commentée ci-après
     
     
    Portrait du duc de Nemours par Franz Xaver Winterhalter, Château de Compiègne

     

     

    Louis Charles Philippe Raphaël d’Orléans


    prénommé Louis par le roi Louis XVIII

    né le 25 octobre 1814 au Palais-Royal à Paris1

    baptisé le 26 octobre 1814, lendemain de sa naissance, à midi, en la chapelle du roi au Palais des Tuileries à Paris par Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, grand aumônier de France, assisté de Claude Marduel, curé de l'église Saint-Roch, paroisse du nouveau-né, et du père Valoyer, curé de l'église royale de Saint-Germain-l'Auxerrois, qui rédige l'acte dans le registre paroissial de l'église Saint-Roch : le parrain est le roi Louis XVIII et la marraine est Marie-Thérèse-Charlotte de France, duchesse d'Angoulême, appelée aussi Madame Royale, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette2.
    Il disparaît le 26 juin 1896 en l'Hôtel des Réservoirs à Versailles à l'âge de 81 ans5

     

    Il est inhumé dans la Chapelle royale de Dreux (Eure-et-Loir)

     

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    Gisant de Louis d'Orléans, dans la chapelle de Dreux

     

    seizième duc de Nemours

     

    prince français

     

    En janvier 1833, le duc de Nemours et ses frères le prince Ferdinand-Philippe, duc d'Orléans et le prince François, prince de Joinville accompagnent le roi Louis-Philippe Ier dans son voyage dans le département du Nord.

    En 1836-1837, le duc de Nemours participe à une expédition contre la ville de Constantine durant la conquête de l'Algérie et est placé à la tête de la brigade organisant le siège de la cité maghrébine. La ville est prise le 13 octobre et le prince se distingue à plusieurs reprises pendant les combats. En 1841, le prince est à nouveau en Algérie où il sert sous les ordres du général Bugeaud.

    Le duc de Nemours revient ensuite en France par Gibraltar et l’Atlantique. Sur le chemin, il se blesse au bras, ce qui ne l’empêche pas d’assister à l’ouverture des Chambres, le 18 décembre 1837. Lorsqu’il revient finalement en métropole, le duc de Nemours est également nommé commandant du camp de Compiègne.

    En complément de ses actions militaires, il est périodiquement envoyé en mission de courtoisie en Angleterre (1835, 1838 et 1845), à Berlin et à Vienne (1836).

     


    Il est le second fils puîné et le quatrième enfant du roi des Français Louis-Philippe Ier (1773-1850) et de son épouse Marie-Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles

     

    général de division de l’armée royale sous la Restauration

     

    membre de la Chambre des pairs

     

    Il est membre de la maison capétienne d’Orléans

     

     

    Le duc de Nemours reçoit, comme ses frères, une éducation soignée et populaire, d’abord sous les yeux de son père et ensuite au collège Henri-IV.

     

    Mais il est également confié très tôt entre les mains de l'armée et est nommé, à l’âge de douze ans, colonel du 1er régiment de chasseurs à cheval de l'armée royale, sous la Restauration française.

     

    En 1830, le duc de Nemours est fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit par le roi Charles X et entre à la Chambre des pairs.

     

    En 1825, alors qu’il n’a qu'onze ans, le prince est considéré par les chancelleries européennes comme un possible candidat au trône de Grèce.

     

    Mais c'est finalement un prince de Bavière qui devient, en 1832, roi de Grèce sous le nom d'Othon Ier de Grèce.

     

    Plus tard, le 3 février 1831, le duc de Nemours est élu roi par le Congrès national belge alors qu’il participe avec l’armée française aux opérations par lesquelles la France vient épauler la révolution de la Belgique contre l’occupation néerlandaise.

     

    Cependant, la situation internationale (en particulier l’opposition du Royaume-Uni) oblige son père à refuser cet honneur et c’est un prince de la maison de Saxe-Cobourg, Léopold Ier, qui devient finalement Roi des Belges.

     

    Cette déconvenue n'empêche cependant pas le duc de Nemours de participer au siège d'Anvers en 1832.

     

    Portrait par Winterhalter en 1839

     

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