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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 00:00

Fichier:Ferdinand Barbedienne by Thomas Couture.jpg

 

 

Ferdinand Barbedienne

 

(1810-1892)

 

industriel français.

 

Il est connu pour sa fonderie de bronze de reproduction d'art

 

Né le 10 Janvier 1810

 

Décédé le 21 Mars 1892

 

 

repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris

 

Biographie

Fils d’un modeste cultivateur normand, il réalise une première fortune dans les papiers peints dans une affaire installée au 24 et 26 rue Notre-Dame-des-Victoires à Paris, avant de s’associer en 1838 avec le mécanicien Achille Collas (1795-1859), qui venait d’inventer un procédé de réduction d'objets d'art en bronze.

 

En 1839, Barbedienne fonde la maison où il fait reproduire en bronze et en réduction un grand nombre d'œuvres sculptées conservées dans des musées européens pour pouvoir orner les intérieurs modernes.

 

Son idée est de démocratiser l'art, en rendant finacièrement accessible des reproductions fidèles de chefs d'œuvre.

 

Les thèmes choisis sont souvent allégoriques, et puisent largement dans le répertoire antique.

 

Il édite également sous contrat les œuvres de sculpteurs contemporains comme Barye, Fremiet, Gardet, Mène, Chapu, Fabio Stecchi ou Eugène Aizelin, et crée de très nombreux modèles de bronze d’ameublement, des émaux, cloisonnés, hauts et bas-reliefs en bois, etc.

 

N'ayant pas eu d'enfant, c'est son neveu et successeur, Gustave Leblanc-Barbedienne, qui développe la fonderie en se spécialisant dans les bronzes monumentaux.

 

Les ateliers se trouvaient rue de Lancry, Paris Xème. En France, beaucoup de monuments aux morts sont signés Leblanc-Barbedienne.

 

 

La qualité de la fonte, de la ciselure et de la patine, propres à la technique de Barbedienne ont fait que progressivement, la signature du fondeur a gagné en importance.  

 

Notamment grâce à Ferdinand Barbedienne, le rapport de sculpteur à fondeur est devenu analogue au rapport entre le compositeur et l'interprète pour la musique.

 

Références dans la culture

Bibliographie

  • A. de Champeaux, Dictionnaire des fondeurs, ciseleurs, modeleurs en bronze et doreurs depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque actuelle, Paris, Rouam, Londres, Gilbert & Cie, 1886, vol. I (A - C), (Barbedienne, p. 59-68)
  • Catherine Chevillot, « Les Stands industriels d’édition de sculptures à l’Exposition universelle de 1889 : l’exemple de Barbedienne », La Revue de l’Art, 1992, n° 95, p. 61-67
  • Elisabeth Lebon, Dictionnaire des fondeurs de bronze d’art, France 1890-1950, Perth, Marjon éditions, 2003
  • Bernard Metman, « La Petite sculpture au XIXe siècle. Répertoire », Documents sur la sculpture française et répertoire des fondeurs du XIXe siècle, Archives de l’art français (Société d’Histoire de l’Art français), 1989, t. XXX, p. 175-218
  • Florence Rionnet, « Barbedienne ou la fortune de la sculpture au XIXe siècle », Bulletin de la Société de l’Histoire de l’Art français, année 2001, 2002, p. 301-324
  • Florence Rionnet, Le rôle de la Maison Barbedienne (1834-1954) dans la diffusion de la sculpture aux XIXe et XXe siècles. Considérations sur les bronzes d’édition et l’histoire du goût, Université de Paris-Sorbonne (Paris-IV), sous la direction de M. Bruno Foucart, 5 volumes, juin 2006
  • Florence Rionnet, La Maison Barbedienne. Correspondances d’artistes, Paris, CTHS, "format" n°65, 2008

 

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 00:00

Guillaume Apollinaire

http://www.babelio.com/users/AVT_Guillaume-Apollinaire_6086.jpeg

poète et écrivain français


Fichier:Guillaume Apollinaire signature.svg

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/68/Guillaume_Apollinaire_foto.jpg/220px-Guillaume_Apollinaire_foto.jpghttp://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/6c/Guillaume_Apollinaire_1914.jpg/220px-Guillaume_Apollinaire_1914.jpg

                           Apollinaire soldat en 1916            Apollinaire en 1914   

                               après sa blessure        

 

 né Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary de Kostrowicki herb. Wąż.

Apollinaire est en réalité - jusqu'à sa naturalisation en 1916 - son 4e prénom

 

 

né en tant que sujet polonais de l'Empire russe.

 

D'après sa fiche militaire, il est né le 26 août 1880 à Rome 

 

mort pour la France le 9 novembre 1918 à Paris.

 

Tombe au cimetière du Père-Lachaise à Paris


250px-Tombe_de_Guillaume_Apollinaire.JPG

 

 

Il est considéré comme l'un des poètes français les plus importants du début du XXe siècle, auteur de poèmes tels que Zone, La Chanson du Mal-Aimé, ou encore Mai, ayant fait l'objet de plusieurs adaptations en chanson au cours du siècle, Le Pont Mirabeau ; mais son œuvre érotique (dont principalement un roman et de nombreux poèmes) se trouve être également passée à la postérité.

 

Il expérimenta un temps la pratique du calligramme (terme de son invention, quoiqu'il ne soit pas l'inventeur du genre lui-même, désignant des poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classique en vers et strophes)

 

Il fut le chantre de nombreuses avant-gardes artistiques de son temps, notamment du cubisme à la gestation duquel il participa, poète et théoricien de l'Esprit nouveau1, et sans doute un précurseur majeur du surréalisme dont il a forgé le nom.

 

 

Biographie

Sa mère, Angelika Kostrowicka (clan Wąż, ou Angelica de Wąż-Kostrowicky), est née à Nowogródek dans le grand-duché de Lituanie, appartenant à l'Empire russe (aujourd'hui Navahrudak en Biélorussie) dans une famille de la noblesse polonaise. Selon l'hypothèse la plus probable, son père serait un officier italien, Francesco Flugi d'Aspermont2. Arrivé à Monaco en 1887, Guillaume est inscrit aux lycées de Cannes et de Nice. En 1899, il passa l'été dans la petite bourgade wallonne de Stavelot, un séjour quitté à « la cloche de bois » : ne pouvant payer la note de l'hôtel, Wilhelm et son demi-frère Alberto Eugenio Giovanni durent quitter la ville en secret et à l'aube. L'épisode wallon féconda durablement son imagination et sa création. Ainsi, de cette époque, data le souvenir des danses festives de cette contrée (« C'est la maclotte qui sautille ... »), dans Marie, celui des Hautes Fagnes, ainsi que l'emprunt au dialecte wallon.

En 1901 et 1902, il fut précepteur pour la vicomtesse Élinor de Milhau, d'origine allemande et veuve d'un comte français. Il tomba amoureux de la gouvernante anglaise de ses enfants, Annie Playden, qui refusa ses avances3. C'était alors la période « rhénane » dont ses recueils portent la trace (La Lorelei, Schinderhannes). De retour à Paris en août 1902, il garda le contact avec Annie et se rendit auprès d'elle à deux reprises à Londres. Mais en 1905, elle partit pour l'Amérique. Le poète célébra la douleur de l'éconduit dans Annie, La Chanson du mal-aimé, L'Émigrant de Landor Road, Rhénanes.

Entre 1902 et 1907, il travailla pour divers organismes boursiers et commença à publier contes et poèmes dans des revues. En 1907, il rencontra l'artiste peintre Marie Laurencin, avec qui il entretint une relation chaotique et orageuse. À cette même époque, il commença de vivre de sa plume. Il se lia d'amitié avec Pablo Picasso, Paul Gordeaux, André Derain, Edmond-Marie Poullain, Maurice de Vlaminck et le Douanier Rousseau, se fit un nom de poète et de journaliste4, de conférencier et de critique d'art. En septembre 1911, accusé de complicité de vol parce qu'une de ses relations avait dérobé des statuettes au Louvre, il fut emprisonné durant une semaine à la prison de la Santé ; cette expérience le marqua5. En 1913, il publie Alcools, somme de son travail poétique depuis 1898. Sa seconde demande en décembre 1914 fut acceptée, ce qui initia sa procédure de naturalisation6. Peu avant de s'engager, il tomba amoureux de Louise de Coligny-Châtillon, rencontrée à la Villa Baratier, dans les environs de Nice en septembre 1914 et la surnomma Lou. La comtesse était divorcée et menait une vie très libre. Guillaume Apollinaire s'éprit d'elle et la courtisa d'abord en vain. Puis quand sa demande d'engagement fut enfin acceptée et qu'il fut envoyé à Nîmes, elle finit par accepter ses avances et par le rejoindre pendant une semaine, mais elle ne lui dissimula pas son attachement pour un homme qu'elle surnommait Toutou. Rapidement, Guillaume dut partir au front. Une correspondance naquit de leur relation ; au dos des lettres, qu'Apollinaire envoyait au début au rythme de une par jour ou tous les deux jours, puis de plus en plus espacées, se trouvaient des poèmes qui furent rassemblés plus tard sous le titre de Ombre de mon amour puis de Poèmes à Lou7.

Sa déclaration d'amour, dans une lettre datée du 28 septembre 1914, commençait en ces termes : « Vous ayant dit ce matin que je vous aimais, ma voisine d'hier soir, j'éprouve maintenant moins de gêne à vous l'écrire. Je l'avais déjà senti dès ce déjeuner dans le vieux Nice où vos grands et beaux yeux de biche m'avaient tant troublé que je m'en étais allé aussi tôt que possible afin d'éviter le vertige qu'ils me donnaient. »

Mais la jeune femme ne l'aimera jamais, du moins comme il l'aurait voulu ; ils rompirent en mars 1915 en se promettant de rester amis. Le 2 janvier 1915, il fit la connaissance de Madeleine Pagès dans un train. Il partit avec le 38e régiment d'artillerie de campagne pour le front de Champagne le 4 avril 1915. Malgré les vicissitudes de l'existence en temps de guerre, il écrivit dès qu'il le put pour tenir et rester poète (Case d'Armons, et une abondante correspondance avec Lou, Madeleine et ses nombreux amis). Il se fiança à Madeleine en août 1915. Transféré à sa demande au 96e régiment d'infanterie avec le grade de sous-lieutenant en novembre 1915, il fut naturalisé français le 9 mars 1916 sous le nom de Guillaume Apollinaire. Il fut blessé à la tempe par un éclat d'obus le 17 mars 1916, alors qu'il lisait le Mercure de France dans sa tranchée. Évacué à Paris, il fut trépané le 10 mai 1916. Après une longue convalescence, il se remit progressivement au travail, fit jouer sa pièce Les Mamelles de Tirésias (sous-titrée drame surréaliste) en juin 1917 et publia Calligrammes en 1918. Il épousa Jacqueline8 (la « jolie rousse » du poème), à qui l'on doit de nombreuses publications posthumes.

Affaibli par sa blessure, Guillaume Apollinaire mourut le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, « grippe intestinale compliquée de congestion pulmonaire » ainsi que l'écrit Paul Léautaud dans son journal du 11 novembre 1918. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris alors que, dans les rues, les Parisiens célébraient la fin de la guerre. Au passage de son cercueil, les parisiens criaient « À mort Guillaume ! » (pour Guillaume II, l'empereur allemand…)

La tombe de Guillaume Apollinaire au cimetière du Père-Lachaise, division 86, présente un monument-menhir conçu par Picasso et financé par la vente aux enchères de deux œuvres de Matisse et Picasso le 21 juin 19249. La tombe porte également une double épitaphe extraite du recueil Calligrammes, trois strophes discontinues de « Colline »10, qui évoquent son projet poétique et sa mort, et un calligramme de tessons verts et blancs en forme de cœur qui se lit « mon cœur pareil à une flamme renversée ».

Son nom est cité sur les plaques commémoratives du Panthéon de Paris dans la liste des écrivains morts sous les drapeaux pendant la Première Guerre mondiale.

La Bibliothèque historique de la Ville de Paris possède la bibliothèque personnelle de Guillaume Apollinaire, acquise par la ville en 1990, qui regroupe environ 5000 ouvrages d'une très grande variété. Le don de Pierre-Marcel Adéma, premier biographe véritable d'Apollinaire ainsi que celui de Michel Décaudin, spécialiste de l'écrivain, qui fit don de sa bibliothèque de travail, ont permis d'agrandir le fonds Guillaume Apollinaire.

Regards sur l'œuvre

Influencé par la poésie symboliste dans sa jeunesse, admiré de son vivant par les jeunes poètes qui formèrent plus tard le noyau du groupe surréaliste (Breton, Aragon, Soupault - Apollinaire est l'inventeur du terme « surréalisme »), il révéla très tôt une originalité qui l'affranchit de toute influence d'école et qui fit de lui un des précurseurs de la révolution littéraire de la première moitié du XXe siècle. Son art n’est fondé sur aucune théorie, mais sur un principe simple : l’acte de créer doit venir de l’imagination, de l’intuition, car il doit se rapprocher le plus de la vie, de la nature. Cette dernière est pour lui « une source pure à laquelle on peut boire sans crainte de s’empoisonner » (Œuvres en prose complètes, Gallimard, 1977, p. 49). Mais l’artiste ne doit pas l’imiter, il doit la faire apparaître selon son propre point de vue, de cette façon, Apollon, Ades et Zeus se battirent, mais ce fut Athéna qui gagna parle d’un nouveau lyrisme. L’art doit alors s’affranchir de la réflexion pour pouvoir être poétique. « Je suis partisan acharné d’exclure l’intervention de l’intelligence, c’est-à-dire de la philosophie et de la logique dans les manifestations de l’art. L’art doit avoir pour fondement la sincérité de l’émotion et la spontanéité de l’expression : l’une et l’autre sont en relation directe avec la vie qu’elles s’efforcent de magnifier esthétiquement » dit Apollinaire (entretien avec Perez-Jorba dans La Publicidad). L’œuvre artistique est fausse en ceci qu'elle n'imite pas la nature, mais elle est douée d'une réalité propre, qui fait sa vérité.

Apollinaire se caractérise par un jeu subtil entre modernité et tradition. Il ne s’agit pas pour lui de se tourner vers le passé ou vers le futur, mais de suivre le mouvement du temps. « On ne peut transporter partout avec soi le cadavre de son père, on l’abandonne en compagnie des autres morts. Et l’on se souvient, on le regrette, on en parle avec admiration. Et si on devient père, il ne faut pas s’attendre à ce qu’un de nos enfants veuille se doubler pour la vie de notre cadavre. Mais nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » (Méditations esthétiques, Partie I : Sur la peinture).

C’est ainsi que le calligramme11 substitue la linéarité à la simultanéité et constitue une création poétique visuelle qui unit la singularité du geste d'écriture à la reproductibilité de la page imprimée. Apollinaire prône un renouvellement formel constant (vers libre, monostiche, création lexicale, syncrétisme mythologique). Enfin, la poésie et l’art en général sont un moyen pour l’artiste de communiquer son expérience aux autres. C’est ainsi qu’en cherchant à exprimer ce qui lui est particulier, il réussit à accéder à l’universel. Enfin, Apollinaire rêve de former un mouvement poétique global, sans écoles, celui du début de XXe siècle, période de renouveau pour les arts et l'écriture, avec l'émergence du cubisme dans les années 1900, du futurisme italien en 1909 et du dadaïsme en 1916. Il donnera par ailleurs à la peinture de Robert Delaunay et Sonia Delaunay le terme d'orphisme, toujours référence dans l'histoire de l'art. Apollinaire entretient des liens d'amitié avec nombre d'artistes et les soutient dans leur parcours artistique (voir la conférence « La phalange nouvelle »), tels les peintres Pablo Picasso, Georges Braque, Henri Matisse et Henri Rousseau.

Son poème Zone a influencé le poète italien contemporain Carlo Bordini et le courant dit de Poésie narrative.

Derrière l’œuvre du poète, on oublie souvent l’œuvre de conteur, en prose, avec des récits tels que Le Poète assassiné ou La femme assise, qui montrent son éclectisme et sa volonté de donner un genre nouveau à la prose, en opposition au réalisme et au naturalisme en vogue à son époque. À sa mort, on a retrouvé de nombreuses esquisses de romans ou de contes, qu'il n'a jamais eu le temps de traiter jusqu'au bout.

Œuvres

  • Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée, illustré de gravures par Raoul Dufy, Deplanche, 1911. Cet ouvrage a également été illustré de lithographies en couleurs par Jean Picart Le Doux, Les Bibliophiles de France, 1962.
  • Alcools, recueil de poèmes composés entre 1898 et 1913, Mercure de France, 1913.
  • Vitam impendere amori, illustré par André Rouveyre, Mercure de France, 1917.
  • Calligrammes, poèmes de la paix et de la guerre 1913-1916, Mercure de France, 1918.
  • Aquarelliste
  • Il y a..., recueil posthume, Messein, 1925.
  • Ombre de mon amour, poèmes adressés à Louise de Coligny-Châtillon, Cailler, 1947.
  • Poèmes secrets à Madeleine, édition pirate, 1949.
  • Le Guetteur mélancolique, poèmes inédits, Gallimard, 1952.
  • Poèmes à Lou, Cailler, recueils de poèmes pour Louise de Coligny-Châtillon, 19557.
  • Soldes, poèmes inédits, Fata Morgana, 1985
  • Et moi aussi je suis peintre, album d'idéogrammes lyriques coloriés, resté à l'état d'épreuve. Les idéogrammes seront insérés dans le recueil Calligrammes, Le temps qu'il fait, 2006.
                                                 Romans et contes
  • Mirely ou le Petit Trou pas cher, roman érotique écrit sous pseudonyme pour un libraire de la rue Saint-Roch à Paris, 1900 (ouvrage perdu).
  • Que faire ?, roman-feuilleton paru dans le journal Le Matin, signé Esnard, auquel G.A. sert de nègre.
  • Les Onze Mille Verges ou les Amours d'un hospodar12, publié sous couverture muette, 1907.
  • L’Enchanteur pourrissant, illustré de gravures d'André Derain, Kahnweiler, 1909.
  • L'Hérésiarque et Cie, contes, Stock, 1910.
  • Les Exploits d'un jeune Don Juan, roman érotique, publié sous couverture muette, 1911. Le roman a été adapté au cinéma en 1987 par Gianfranco Mingozzi sous le même titre.
  • La Rome des Borgia, qui est en fait de la main de Dalize, Bibliothèque des Curieux, 1914.
  • La Fin de Babylone - L'Histoire romanesque 1/3, Bibliothèque des Curieux, 1914.
  • Les Trois Don Juan - L'Histoire romanesque 2/3, Bibliothèque de Curieux, 1915.
  • Le Poète assassiné, contes, L'Édition, Bibliothèque de Curieux, 1916.
  • La Femme assise, inachevé, édition posthume, Gallimard, 1920.
  • Les Épingles, contes, 1928.
                                      Ouvrages critiques et chroniques
  • La Phalange nouvelle, conférence, 1909.
  • L'Œuvre du Marquis de Sade, pages choisies, introduction, essai bibliographique et notes, Paris, Bibliothèque des Curieux, 1909, première anthologie publiée en France sur le marquis de Sade.
  • Les Poèmes de l'année, conférence, 1909.
  • Les Poètes d'aujourd'hui, conférence, 1909.
  • Le Théâtre italien, encyclopédie littéraire illustrée, 1910
  • Pages d'histoire, chronique des grands siècles de France, chronique historique, 1912
  • La Peinture moderne, 1913.
  • Méditations esthétiques. Les Peintres cubistes, 1913.
  • L'Antitradition futuriste, manifeste synthèse, 1913.
  • L'Enfer de la Bibliothèque nationale avec Fernand Fleuret et Louis Perceau, Mercure de France, Paris, 1913 (2e édit. en 1919).
  • Le Flâneur des deux rives, chroniques, Éditions de la Sirène, 1918.
  • L'Œuvre poétique de Charles Baudelaire, introduction et notes à l'édition des Maîtres de l'amour, Collection des Classiques Galants, Paris, 1924.
  • Anecdotiques, notes de 1911 à 1918, édité post mortem chez Stock en 1926
  • Les Diables amoureux, recueil des travaux pour les Maîtres de l'Amour et le Coffret du bibliophile, Gallimard, 1964.

Références :

  • Œuvres en prose complètes. Tomes II et III, Gallimard, "Bibliothèque de la Pléiade", 1991 et 1993.
  • Petites merveilles du quotidien, textes retrouvés, Fata Morgana, 1979.
  • Petites flâneries d'art, textes retrouvés, Fata Morgana, 1980.
                                                       Théâtre et cinéma
                                                     Correspondance
  • Lettres à sa marraine 1915–1918, 1948.
  • Tendre comme le souvenir, lettres à Madeleine Pagès, 1952.
  • Lettres à Lou, édition de Michel Décaudin, Gallimard, 1969.
  • Lettres à Madeleine. Tendre comme le souvenir, édition revue et augmentée par Laurence Campa, Gallimard, 2005.
  • Correspondance avec les artistes, Gallimard, 2009.
                                                           Journal
  • Journal intime (1898-1918), édition de Michel Décaudin, fac-similé d'un cahier inédit d'Apollinaire, 1991.

Annexe

En 1941, un prix Guillaume-Apollinaire fut créé par Henri de Lescoët et était à l’origine destiné à permettre à des poètes de pouvoir partir en vacances.

En 1951, la partie occidentale de la rue de l’Abbaye dans le 6e arrondissement de Paris est rebaptisée en hommage rue Guillaume-Apollinaire.

Un timbre postal, d'une valeur de 0.5+0.15 franc a été émis le 22 mai 1961 à l’effigie de Guillaume Apollinaire. L'oblitération « Premier jour » eut lieu à Paris le 20 mai14.

En 1999, Rahmi Akdas, publie une traduction en turc des Onze mille verges, sous le titre On Bir Bin Kirbaç. Il a été condamné à une forte amende « pour publication obscène ou immorale, de nature à exciter et à exploiter le désir sexuel de la population » et l'ouvrage a été saisi et détruit15.

 

Les poètes chantés par Léo Ferré

  1. La revue L'Esprit nouveau lui consacra son numéro 26
  2. Anne Clancier, Guillaume Apollinaire. Les Incertitudes de l'identité, l'Harmattan, 2006, p. 129
  3. Le Robert des grands écrivains de langue française, sous la direction de Philippe Hamon et Denis Roger-Vasselin, Les Dictionnaires Le Robert, Paris, 2000, p. 16
  4. Il collabora notamment à la revue avant-gardiste SIC, créée par Pierre Albert-Birot et à laquelle participèrent, entre autres, Louis Aragon, Tristan Tzara ou encore Philippe Soupault
  5. « Le poète en prison » : l’épisode est rappelé par Pascal Pia dans son livre consacré au poète : il avait pris à son service comme factotum le nommé Géry Piéret, ancien collègue belge rencontré dans une rédaction et dont l’esprit fantasque et mythomane l’amusait. Ce cleptomane de musée, mais non trafiquant, dérobait de temps à autre des statuettes au Louvre. Ces disparitions ne furent pas d’abord rendues publiques. Le poète ne fut accusé de complicité (il n'avait pas dénoncé son ami qui s'était enfui) que lorsque ces larcins revinrent à la surface lors du vol de La Joconde auquel ils n'étaient d'ailleurs pas liés: Piéret avait profité de la brûlante actualité pour vanter ses aventures du Louvre auprès de Paris-Journal, qui avait payé ses révélations et promis la discrétion. Mais les bavardages autour de l'affaire du tableau eurent le dernier mot
  6. "Apollinaire demande sa naturalisation", p. 12, Historia, février 2008.
  7. a et b Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou, Genève, P. Cailler, 1955, 1re éd. (OCLC 3A10191485) 
  8. Née au Tholy, le 26 septembre 1891, Amélia Emma Louise Kolb, qui se fait prénommer Jacqueline, a épousé Guillaume Apollinaire à Paris VIIe le 2 mai 1918.
  9. Matisse - Picasso [archive]
  10. […]

    Je me suis enfin détaché
    De toutes choses naturelles
    Je peux enfin mourir mais non pécher
    Et ce qu’on n’a jamais touché
    Je l’ai touché je l’ai palpé

    Et j’ai scruté tout ce que nul
    Ne peut en rien imaginer
    Et j’ai soupesé maintes fois
    Même la vie impondérable
    Je peux mourir en souriant

    Habituez-vous comme moi
    À ces prodiges que j’annonce
    À la bonté qui va régner
    À la souffrance que j’endure
    Et vous connaîtrez l’avenir

  11. Si Apollinaire est bien l'inventeur du mot « calligramme », il n'en est pas pour autant l'inventeur du genre. Edmond Haraucourt, auteur de La Légende des sexes, poèmes hystériques et profanes, paru en 1882, y a publié son célèbre Sonnet pointu en forme de calligramme.
  12. Selon Jean-Pierre Dutel, cet ouvrage est issu en partie d'un plagiat et/ou d'un réemploi d'au moins deux ouvrages érotiques allemands écrits au milieu du XIXe s (Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en France, vol. II, Paris, 2005).
  13. Publié dans l’Anthologie du cinéma invisible de Christian Janicot, éd. Jean-Michel Place/Arte, Paris 1995.
  14. Le timbre [archive]
  15. (fr) Censure d'Apollinaire : Ankara condamné [archive] sur Le Figaro. Consulté le 3 mars 2010

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:00

 

François Arago

 

Dominique François Jean Arago


du Catalan, Francesc Joan Domènec Aragó


né le 26 février 1786 à Estagel en Pyrénées-Orientales 

 

mort le 2 octobre 1853 à Paris

 

Inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 4)


Fichier:Arago grave.jpg

 

astronome, physicien et homme politique français.


Il est le plus célèbre des quatre frères Arago, les trois autres étant

 

Fichier:Arago David d'Angers Louvre RF659.jpg

Buste par David d'Angers

 

Biographie

Après avoir fait ses études secondaires à Perpignan au collège communal, actuel Lycée François Arago, il poursuit ses études supérieures à l'École polytechnique (Promotion X1803), à Paris. Remarqué par Laplace, il est nommé en 1805 secrétaire-bibliothécaire de l'Observatoire de Paris.


En 1806, il est envoyé en Espagne avec Biot pour poursuivre le relevé du méridien de Paris.


Pris dans la guerre d'Espagne, il est fait prisonnier, s'évade plusieurs fois, et rentre en héros à Paris en 1809.


Cette gloire lui permet d'être élu membre de l'Académie des sciences le 18 septembre 1809, à seulement vingt-trois ans.


La même année, il est choisi par Monge pour le suppléer comme professeur de géométrie analytique à l'École polytechnique, et prend le titre de professeur adjoint (de Monge) en 1812.


Il restera vingt ans professeur dans cette école, démissionnant en 1830, lorsqu'il est nommé Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences.

 

Il crée en 1816 à Polytechnique un cours original d'« arithmétique sociale », donnant aux élèves des notions de calcul des probabilités, d'économie mathématique et de démographie.


Ceci ne l'empêche pas de poursuivre sa carrière à l'Observatoire de Paris, qui dépend du Bureau des Longitudes.


Secrétaire-bibliothécaire en 1805, il est nommé membre-adjoint du Bureau des Longitudes en 1807, puis membre titulaire en 1822, à la mort de Delambre.


En 1834, il prend le titre, dont il avait proposé la création au Bureau, de « Directeur des observations à l'Observatoire de Paris » (que dirigeait l'astronome Alexis Bouvard)


À la mort de Bouvard, en 1843, il assurera la direction de l'Observatoire jusqu'à sa mort.


La mort de son épouse, en août 1829, est parfois avancée comme l'une des raisons qui le poussent à se tourner vers la vie publique, tant sur le plan scientifique que politique.


Il est élu Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences le 7 juin 1830, puis remporte ses premiers mandats électoraux (conseiller général de la Seine en septembre 1830, député des Pyrénées-Orientales en juillet 1831)

L'expérience d'Arago (1810), et ses travaux en optique

Les premiers travaux de physique d'Arago concernent l'optique.

Il fait en 1810 une expérience importante, qu'il présente oralement à l'Académie des sciences le 10 décembre 1810 (il ne la consignera par écrit que juste avant sa mort, plus de quarante ans plus tard) : il s'agissait de mesurer la vitesse de la lumière venant des étoiles, en comparant la valeur le matin à h et le soir à 18 h.

Étant donné qu'on n'observe pas d'étoiles pendant la journée, Arago faisait son expérience à ces heures-là.

À h, quand on observe une étoile au zénith, la Terre s'en approche, on devrait mesurer c + V, où V est la vitesse de rotation de la Terre autour du Soleil ; à 18 h, pour une autre étoile au zénith, la Terre s'en éloigne, on devrait mesurer c - V.

Or l'expérience est négative, on mesure c dans les deux cas : cette première expérience négative ouvrira la voie à la théorie de la relativité.

Arago, d'abord adepte de la théorie corpusculaire de la lumière, est convaincu par la théorie ondulatoire de son collègue Fresnel, qu'il aidera pour faire ses expériences à l'Observatoire ou présenter ses résultats à l'Académie des sciences.

Avec Biot, il détermine l'indice de réfraction de l'air et d'autres gaz.

Autres travaux scientifiques


En 1825, il est chargé avec Dulong de déterminer la tension de la vapeur d'eau à des pressions dépassant 3 MPa, soit 30 atm. Ses autres études sont consacrées à l'astronomie, au magnétisme et à la polarisation de la lumière. Il détermine, par exemple, le diamètre des planètes et a expliqué entre autres la scintillation des étoiles à l'aide du phénomène des interférences.

Touche à tout, il se mêle aux expériences de mesure de la vitesse du son et étudie les cuves sous pression. Il fait creuser le premier puits à Paris, dans l'actuel quinzième arrondissement. Il inspire à Foucault son expérience des miroirs tournants, qui permettra de mesurer la vitesse de la lumière avec précision.

Conscient de l'importance potentielle du procédé en astronomie, il promeut la photographie alors naissante en soutenant le daguerréotype mis au point par Daguerre : en janvier 1839, il présente devant l'Académie des sciences et l'Académie des Beaux-Arts réunies les premiers clichés.

Un vulgarisateur de la science

Arago est un orateur redoutable, capable de défaire les plus brillants contradicteurs. Il est aussi pédagogue et grand vulgarisateur scientifique. Afin de faire connaître les travaux de l'Académie des Sciences, il crée en 1835 les Comptes rendus de l'Académie des Sciences, qui existent toujours. Avant Arago, il n'y avait pas de transcription écrite des séances de l'Académie. Il donne aussi, de 1813 à 1846, un cours public d'astronomie populaire4 qui remporte un immense succès.

Carrière politique

Arago a aussi joué un grand rôle politique. Il remporte ses premiers mandats électifs en 1830-1831. Il fut pendant la monarchie de Juillet une des figures du parti républicain. Après la révolution de 1848, il a été ministre de la Guerre, de la Marine et des Colonies dans le gouvernement provisoire de la Seconde République, mis en place par Lamartine puis président de la Commission exécutive, assumant de fait durant un mois et demi une charge proche de celle de Chef de l'état5. Il a contribué à ce titre à l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. Il refuse par la suite de prêter à Louis-Napoléon Bonaparte le serment de fidélité exigé des fonctionnaires et préfère démissionner de son poste au Bureau des Longitudes. Le Prince-Président refuse sa démission, le dispensant implicitement du serment d’allégeance. Après le Coup d'État de 1852 qui aboutit à la création du Second Empire, il démissionne de ses fonctions. Napoléon III demande à ce qu'il ne soit pas inquiété. Malade, souffrant de diabète et de diverses affections, Arago meurt l'année suivante. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 4).

La Royal Society lui décerne la médaille Copley en 1825, puis la Médaille Rumford en 1850.

Famille et descendance

Arago épouse le 11 septembre 1811 Lucie Carrier-Desombes, le couple aura trois fils :

  • Emmanuel Arago (1812-1896), avocat et homme politique républicain ; il fut brièvement ministre pendant le siège de Paris en 1870 ;
  • Alfred Arago (1815-1892), peintre et Inspecteur général des beaux-arts ;
  • Gabriel Arago (1817-1832).

Il était le beau-frère du physicien Alexis Petit (leurs femmes étaient sœurs) et de l'astronome Claude-Louis Mathieu.

Un de ses petit-fils, Pierre Jean François Arago, fils d'Emmanuel Arago, a été député des Alpes-Maritimes sous la Troisième République.

 

Hommages

Article connexe : Arago (homonymie).
 

Œuvres d'Arago en ligne

  • Mémoire sur la vitesse de la lumière, lu à la première Classe de l’Institut, le 10 décembre 1810, en ligne et commenté sur le site BibNum
  • Astronomie populaire, publiée d'après son ordre sous la direction de M. J.-A. Barral. Texte en ligne sur Gallica : tome 1, tome 2, tome 3, tome 4

Références

  1. [1] [archive] Ronald Gosselin, Les almanachs républicains , traditions révolutionnaires et culture politique des masses populaires de Paris 1840-1851, Éditions L'Harmattan, 1992
  2. [2] [archive] Dictionnaire de l'Histoire de France, Éditions Larousse, 2005
  3. [3] [archive] Ministère de la Culture, Célébrations nationales, 2003
  4. [4] [archive] François Arago, Jean-Augustin Barral : Astronomie populaire, Paris, 1857
  5. Maurice Agulhon, 1848 ou l’apprentissage de la république, Paris, Points-Seuil, 1992, p. 36-42

Bibliographie

  • Wilfrid de Fonvielle, La Jeunesse d'un grand savant républicain, s.d. ; texte en ligne sur Gallica
  • James Lequeux, François Arago, un savant généreux : physique et astronomie au XIXe siècle siècle, EDP Sciences Éditions, 2008, (Google Livres), (ISBN 2-86883-999-1)
  • Bruno Belhoste, "Arago, les journalistes et l’Académie des sciences dans les années 1830", publié in P. Harismendy (dir.), La France des années 1830 et l’esprit de réforme, Rennes, PUR, 2006, p. 253-266.
  • Colette Le Lay, François Arago et Jules Verne : de Formentera à l'Astronomie populaire, Revue Jules Verne 21, 2006, p.89-92.

Liens externes

Précédé par François Arago Suivi par
Jacques Charles Dupont de l'Eure
Président de la Commission exécutive
9 mai 1848 - 28 juin 1848
Louis Eugène Cavaignac
Précédé par François Arago Suivi par
Louis Napoléon Lannes
Meuble héraldique Ancre 02.svg Ministre de la Guerre et de la Marine Meuble héraldique Ancre 02.svg
24 février 1848 - 4 mai 1848
Joseph Grégoire Casy
Louis Eugène Cavaignac
Ministre de la Guerre
5 avril 1848 - 11 mai 1848
Jean-Baptiste-Adolphe Charras
Philippe Buchez
Coat of arms of Andorra.svg
Coprince d'Andorre
avec Simó de Guardiola y Hortoneda
1848
Louis Eugène Cavaignac

 

 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Antranik Toros Ozanian, dit Général Antranik

 

http://www.meijsen.net/graveyart/pl/images/graven/extra/antranik1.jpg

 

 

Naissance à Chabin Karahissar (Asie Mineure) le 25 février 1866,

 

Décédé à Fresno (Californie, USA) le 30 août 1927

 

Inhumé au Cimetière du Père Lachaise (94e division) - 75020 Paris

 

Accès le plus pratique : Porte Gambetta du cimetière, métro Gambetta.

 

Statue équestre du général Ozanian Antranik (1865-1927)

Réalisée en pierre par Léon Mourdoff en 1968, elle symbolise la lutte pour l'indépendance.

 

 


 Son nom occupe une place importante dans l’histoire de l’Arménie.

 

Son nom est connu et honoré.

 

Dès son jeune âge, son caractère libre et révolté se remarque, il possède une volonté farouche et une forte personnalité.

 

C’est aussi un garçon réfléchi qui tient compte de ce qui l’entoure, il porte une grande attention à tout ce qu’il entend.

 

Dans ses jeux avec ses camarades, c’est toujours lui qui est le chef.

 

Il manifeste très tôt une volonté certaine pour le commandement.


On le remarque, dès le début des années 1890, dans les rangs des partisans révolutionnaires arméniens.

 

C’est un homme d’église, de sa ville natale qui est le chef de ce groupe de partisans.

 

Cet ecclésiastique nommé Vramchabouh, deviendra évêque à Paris jusqu’en 1941 (également inhumé au cimétière du Père Lachaise).


Mais Antranik est dénoncé et arrêté.

 

Les autorités de la Sublime porte l’emprisonnent, mais, il réussit à s’enfuir et se réfugie dans la capitale de l’Empire.

 

Il part pour le Caucase où il rejoint un groupe de partisans fédais.

 

En 1897, il rejoint le Daron, là, plusieurs années durant, comme simple partisan, il combat sous les ordres de Sérop.

 

Il prend part au célèbre combat dit du Couvent des Saints Apôtres (Sourp Arakelotz Vank)


C’est lui qui exécute l’assassin de Sérop Aghpur, Khalil.


Ce n’est vraiment qu’à partir de 1904, que le nom d’Andranik devient connu de tous.

 

Surtout lorsqu’il est désigné par ses camarades de combat, comme responsable de l’organisation de la lutte de libération dans la région de Sassoun.

 

Il se trouve en bonne compagnie parmi d’autres fédais célèbres alors, mais dont les noms sont quelque peu oublié aujourd’hui.


C’est un chef de guerre redoutable et avisé.

 

Il possède au plus haut point des qualités de chef et d’organisateur. C’est un militaire né.

 

Ceux qui furent ses compagnons de lutte le définissent à cette époque comme sans peur et réfléchi dans l’action.

 

Il prend toujours ses décisions en toute connaissance de cause.


Antranik réussit le tour de force de briser l’encerclement des troupes ottomanes et peut ainsi gagner l’île de d’Aghtamar où il trouve refuge avec ses troupes, et de là combat l’armée turque.

 

Encore une fois, il trompe la vigilance de l’ennemi et réussit à passer en Perse et au Caucase.


Il devient dès lors le drapeau vivant et le flambeau du peuple arménien.

 

Tous les jeunes rêvent de le rejoindre. Andranik se rend alors en Europe et séjourne quelque temps en Suisse à Genève, puis en Egypte et en Bulgarie.

 

Pendant son séjour en Suisse, il dicte ses Mémoires.

 

En Bulgarie, il rédige une brochure consacrée à l’action révolutionnaire (Mardakan Herahakner)

 

La Constitution Ottomane est proclamée, le général Antranik, n’en est pas satisfait, le croyant pas à la volonté de réforme du gouvernement turc.

 

Il fait un séjour à Constantinople, puis retourne en Bulgarie.

 

Pendant la guerre des Balkans, il forme un groupe de partisans et prend part aux combats contre les Turcs.


En 1914, éclate la première guerre mondiale, Antranik apporte sa contribution à l’organisation de volontaires arméniens dont il prend le commandement sur le front persan.

 

Il sera l’artisan de la déroute de Khalil Pacha qui effectuait la retraite précipitée de ses troupes.


Mais survient les heures graves et tragiques de 1915.

 

Le génocide du peuple arménien touche le général au plus profond de son âme, au point qu’il pense en perdre la raison.

 

Seul son attachement et son amour de la patrie pourront le sauver.
Surmontant sa douleur, il se remet à la tâche et prend en main les questions touchant la défense de l’Arménie occidentale.

 

Il assure désormais les fonctions de général.

 

Il se rend sur le front et lutte contre les forces turques.

 

Mais, après l’échec de la défense d’Erzouroum, il se replie dans le Caucase avec ses troupes.

 

Il passe en Perse espérant en vain, se joindre aux troupes britanniques.

 

Il revient alors au Zaguezour et le défend pied à pied jusqu’à l’arrivée des britanniques.

 

Les anglais le contraignent à rentrer à Etchmiadzine.

 

Il quitte ses hommes, remet armes et munitions au Catholicos.

 

Il estime alors ne plus pouvoir rester en Arménie, il quitte son pays en 1922 et s’installe aux Etats-Unis, en Californie.


C’est là, que le 30 août 1927, il rend le dernier soupir.

 

Ses dernières paroles furent : « Je n’ai pas pu achever ma tâche »

 

Sa dépouille est inhumée au cimetière du Père Lachaise en 1928 où elle reposera jusqu’en 2000, sous un monument orné de sa statue équestre que l’on doit à Mourdoff.

 

Le 19 février 2000, le corps du général Antranik arrive à Erevan dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

Désormais, le général Andranik repose au milieu des siens dans la terre d’Arménie, au cimetière de Yeraplour.

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:00

Fichier:Bonnat08.jpg

Antoine-Louis Barye

 

Paris, 24 septembre 1795

 

Paris, 25 juin 1875

 

Fichier:Barye-Pere-Lachaise.jpg

http://www.landrucimetieres.fr/spip/IMG/jpg/barye_49.jpg

Son buste par Hippolyte Moulin, au Père-Lachaise

Biographie

Antoine-Louis Barye naît à Paris, le 2 Vendémiaire de l'An IV (24 septembre 1795) et y passe tout sa vie. Placé très tôt chez Fourier, un graveur sur acier qui fabrique des matrices destinées à exécuter les parties métalliques des uniformes de la Grande Armée, il s’initie à tous les métiers du traitement du métal et devient un ciseleur hors pair.

Il entre à l’École des beaux-arts de Paris en 1818, où il reçoit une formation classique dans l’atelier du sculpteur Bosio et du peintre Gros.

C’est en 1831 qu’il se fait connaître du public en exposant au Salon le Tigre dévorant un gavial, œuvre tourmentée et expressive, qui le classe aussitôt comme premier sculpteur romantique, alter ego de Delacroix en peinture.

Il ne cesse désormais de produire des chefs-d’œuvre, souvent de petites dimensions, qui vont enrichir les collections des cabinets d’amateurs, des deux côtés de l’Atlantique.

En complète rupture avec les tenants du Grand Art qui règnent alors sur l’Institut, Barye ouvre une fonderie et diffuse lui-même sa production, en employant les techniques modernes de son temps. Ses idées républicaines ne l’empêchent pas de se lier avec Ferdinand-Philippe d'Orléans, pour lequel il exécute un surtout de table, chef-d’œuvre des arts décoratifs de cette époque, et de devenir le sculpteur quasi officiel de Napoléon III, sous le règne duquel il réalisera des œuvres monumentales telles que La Paix, La Force, La Guerre et L’Ordre pour la décoration du nouveau Louvre, le Napoléon 1er d’Ajaccio, et une colossale statue équestre représentant Napoléon III, pour les guichets du Louvre.

Malgré son activité commerciale et sa pratique de l’art qui déroutent les membres de l’Institut, ceux-ci finissent par l’accueillir en leur sein, le 30 mars 1868, et l’artiste connaît durant les dix dernières années de sa vie, aisance et reconnaissance.

Barye s’éteint le 25 juin 1875, à 21 heures, d’une maladie de cœur dont il souffrait depuis plusieurs années.

 

inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 49)

 

sculpteur et un peintre français, renommé pour ses sculptures animalières.

 

Il réalise également quelques croquis faits sur nature d'après les animaux du Jardin des Plantes à Paris, qui l'amenèrent petit à petit à pratiquer aussi la peinture.

 

En essayant de situer ses animaux dans leur milieu naturel, Barye les encadra de paysages exotiques qu'il traita avec vigueur et un très grand sens de la vérité.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

 

http://www.ordredelaliberation.fr/images/compagnon/astier_emmanuel.jpg

Emmanuel d'Astier de La Vigerie

 

né le 6 janvier 1900

 

mort le 12 juin 1969 à Paris

 

Inhumé au Père Lachaise

 

écrivain, journaliste et homme politique français.

 


Grand résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il fonde le mouvement de résistance Libération-Sud et le journal Libération, puis devient, en novembre 1943 et jusqu'en septembre 1944, Commissaire à l'Intérieur de la France libre.


Il est l'auteur de la chanson la Complainte du partisan écrite à Londres en 1943.


Après-guerre, il sera l'un des "compagnons de route" du PCF, puis un gaulliste de gauche.


Il est Compagnon de la Libération

 

 

Origine et formation

D'Astier est né le 6 janvier 1900, à Paris, au sein d'une famille originaire du Vivarais anoblie en 1829 sous la Restauration.

 

Son père, le baron Raoul d'Astier de La Vigerie, ancien élève de l'École polytechnique, était officier d'artillerie.

 

Sa mère, Jeanne, née Masson-Bachasson de Montalivet, était la petite-fille de Camille, comte de Montalivet, qui avait été ministre de l'Intérieur et ministre de l'Instruction Publique de Louis-Philippe et arrière-petite-fille de Jean-Pierre de Montalivet, ami et ministre de l'Intérieur de Napoléon.

 

Il est le dernier d'une fratrie de huit enfants et a deux frères ainés : François, né en 1886, et Henri, né en 1897, qui seront eux-aussi compagnons de la Libération.

 

Il fait ses études au Lycée Condorcet, puis à Saint-Jean-de-Béthune et au Lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles.

 

Ses années de lycée seront marquées par son adhésion à l'Action Française. Il entre à l'École navale en 1919.

 

En 1931, il démissionne de la Marine de guerre et débute une carrière de journaliste.

 

D'Astier entre à l'hebdomadaire Marianne.

 

Il effectue divers reportages en Allemagne et en Espagne pour les magazines Vu et Lu, ce qui l'amène à prendre ses distances avec son milieu familial.

 

Il épouse en premières noces Grace Roosevelt Temple (née en 1894 à Ashland, États-Unis, morte en 1977).

Seconde guerre mondiale

Le 27 août 1939, quelques jours avant la déclaration de guerre, il est mobilisé au Centre maritime de renseignements de Lorient.

 

En juin 1940, il rejoint le 5ème Bureau replié à Port-Vendres.

 

Il est démobilisé à Marseille le 11 juillet.

Premiers actes de Résistance

Il choisit d'emblée de lutter contre Vichy et l'occupant et se met aussitôt à la recherche d'hommes et de femmes qui pensent comme lui.

 

Dès septembre, il fonde à Cannes le mouvement La Dernière Colonne, qui se destine au sabotage.

 

La première personne qui se joint à lui est le commandant d'aviation Édouard Corniglion-Molinier.

 

Mais, en décembre, Corniglion-Molinier est arrêté.

 

D'Astier gagne Clermont-Ferrand où règne une atmosphère favorable à la Résistance, notamment au sein de l'équipe de rédaction de La Montagne.


En janvier 1941, La Dernière Colonne étant décimée par les arrestations, il entre dans la clandestinité sous le pseudonyme de « Bernard ».

Création de Libération

En juin 1941, il crée le mouvement Libération avec Jean Cavaillès.

 

Ce réseau deviendra, avec Combat et Franc-Tireur, l'un des trois plus importants mouvements de résistance de la zone sud.

 

Libération recrute le plus souvent ses membres dans les milieux syndicaux (CGT) et socialistes.


À la tête du mouvement, il fait paraître affiches, tracts. En juillet, paraît le premier numéro du journal Libération.

 

En janvier 1942, une liaison est établie avec Londres par Yvon Morandat, représentant du général de Gaulle, puis par Jean Moulin qu'Emmanuel d'Astier rencontre pour la première fois.

 

En mars, a lieu à Avignon la première réunion des responsables des journaux Libération, Combat et Franc-Tireur, sous la présidence de Jean Moulin.

Missions à Londres et aux États-Unis

Dans la nuit du 19 au 20 avril, il profite de la mission de Peter Churchill pour embarquer sur le sous-marin P 42 Unbroken et aller à Londres1

 

Il rencontre le général de Gaulle, début mai.

 

Il l'appellera plus tard « le Symbole »

 

Celui-ci l'envoie en juin en mission à Washington.

 

Il est chargé de négocier auprès de Roosevelt la reconnaissance de la France libre.


Dans le courant du mois de juillet, il rentre en France à bord d'un chalutier, avec le titre de chargé de mission de 1re classe, équivalent au grade de lieutenant-colonel.

Organisation des mouvements de Résistance

Il se rend pour un deuxième voyage à Londres avec Henri Frenay, en novembre 1942, puis regagne la France.

 

Il est désigné pour siéger au Comité de Coordination des Mouvements de Résistance.


En janvier 1943, le CCMR devient le Directoire des Mouvements unis de la Résistance (MUR), dont il devient le Commissaire aux affaires politiques.

 

En avril, il repart pour Londres mais rentre en France en juillet, après l'arrestation de Jean Moulin.


En octobre, il repart à Londres.

Commissaire à l'Intérieur de la France Libre

Il gagne Alger, en novembre 1943, et devient membre de l'Assemblée consultative provisoire.

 

Le 9 novembre, il est nommé par le général de Gaulle Commissaire à l'Intérieur du Comité français de la Libération nationale (CFLN)

 

Emmanuel d'Astier est membre du COMIDAC, Comité d'Action en France, institué en septembre 1943.

 

Il occupe ce poste jusqu'au 9 septembre 1944.


Il est chargé de définir la stratégie et les crédits affectés à l'action de la résistance métropolitaine.

 

En janvier 1944, il rencontre Churchill à Marrakech pour lui demander des armes pour la Résistance.


Un Gouvernement provisoire de la République française est créé, en juin 1944.

 

Il en devient ministre de l'intérieur en août, après son retour en France.

 

À la suite d'un désaccord avec le général de Gaulle, il quitte ses fonctions le 10 septembre après avoir refusé le poste d'ambassadeur à Washington.


À partir du 20 août, il transforme le journal Libération en quotidien.

Après la guerre

Compagnon de route du PCF

Compagnon de la Libération, engagé à gauche et même proche des communistes, à la différence de ses frères François et Henri, il est élu député progressiste de l'Ille-et-Vilaine en 1945, et le restera jusqu'en 1958.


En 1947, il épouse en secondes noces Lioubov Krassine2, née en 1908 à Saint-Pétersbourg, fille de Leonid Krassine, révolutionnaire bolchévique.

 

Deux fils sont issus de son mariage avec Lioubov Krassine, Christophe, né le 23 août 19473, et Jérôme4, né le 23 avril 1952.


Il fait partie de la présidence du Mouvement de la Paix et du Conseil mondial de la paix dans les années 1950 et à ce titre reçoit le Prix Lénine pour la paix en 1958.


En 1952, il s'oppose à la ratification de la CED et, en 1957, il s'oppose au traité de Rome.


Toutefois, en 1956, se différenciant des communistes par son neutralisme, il condamne l'intervention soviétique en Hongrie.

 

Il condamne également l'expédition franco-britannique de Suez.

 

Il n'en demeure pas moins un conseiller prisé par De Gaulle pour les Affaires soviétiques à la fin des années 1950 et début des années 1960.

Gaulliste de gauche

Dans la tourmente de la fin de la IVe République, il vote la confiance au gouvernement Pflimlin, le 13 mai 1958, puis l'état d'urgence en Algérie, le 16 mai, et la révision constitutionnelle proposée par Pflimlin

 

Le 1er juin,il refuse de voter la confiance au général de Gaulle,Président du Conseil désigné.


Il se rapproche ensuite progressivement du général de Gaulle dont il apprécie les politiques étrangère et de décolonisation.


Il apparaît tous les mois à la télévision pendant un Quart d'heure, ce qui en fait une vedette.

 

Il s'y exprime en toute liberté tout en maintenant une attitude de respect à l'égard du général de Gaulle.


En novembre 1964, le quotidien Libération, qu'il avait fondé en 1941, disparaît quand le PCF lui retire son soutien.

 

Il crée ensuite le mensuel L’Événement, qui paraîtra de février 1966 à juin 1969.


Compagnon de route des gaullistes de gauche, son dernier acte politique fut d'écrire dans L’Événement en 1969 : « Je vote pour Pompidou-la scarlatine »


Il meurt à Paris XVe le 12 juin 1969. Il est inhumé au cimetière d'Arronville (Val-d'Oise). Pierre Viansson-Ponté écrit dans Le Monde : "

 

C'était un homme qui ne ressemblait à personne.

 

Il ne se considérait ni comme homme d'État, ni comme homme de gouvernement, ni comme idéologue."

Œuvres

La Complainte du Partisan

Il a écrit à Londres, en 1943, la chanson La Complainte du partisan mise en musique par Anna Marly5

 

Elle devient une chanson populaire dans les années 19506

 

Cette chanson acquiert une renommée internationale quand elle est reprise dans une version anglaise sous le titre The Partisan, en 1969 par Leonard Cohen.


Il ne faut pas la confondre avec le Chant des Partisans, également composé par Anna Marly mais écrit par Joseph Kessel et Maurice Druon, devenu l'hymne officiel de la Résistance française.

Œuvres écrites

  • Passage d'une Américaine, Paris, 1927
  • Sept jours en été, Alger, 1944
  • Avant que le rideau ne tombe, Paris, 1945
  • Sept jours en exil, Paris, 1946
  • Sept fois sept jours, Paris, 1947
  • Les Dieux et les Hommes 1943-1944, Paris, 1952
  • L'Eté n'en finit pas, Paris, 1954
  • Le miel et l'absinthe, Paris, 1957
  • Les Grands, Paris, 1961. Ce livre contient de brillants et vifs portraits de Staline, Churchill, de Gaulle, Eisenhower et Khrouchtchev.
  • Sur Saint-Simon, Paris, 1962
  • Sur Staline, Paris, 1963
  • La Semaine des quatre jeudis, Paris, 2011

Décorations

  1. Brooks Richards, Flottilles secrètes, p. 637-638 et 925.
  2. Elle est divorcée de Gaston Bergery et mère du journaliste et scénariste Jean-François Bergery (1927-1977)
  3. Il devint journaliste à Libération, le journal créé par Serge July.
  4. Il épouse en 1974 Judith Simonka (25 février 1945), dont un fils : Julien (26 avril 1974).
  5. Historique complet, textes de La Complainte du partisan/The Partisan et des extraits sonores [archive]
  6. La Complainte du partisan/The Partisan [archive]

Bibliographie

  • Jean-Pierre Tuquoi, Emmanuel d'Astier. La plume et l'épée, préface de Lucie Aubrac, Paris, Arléa, 1987 (ISBN 978-2869590229).
  • Geoffroy d'Astier de La Vigerie, Emmanuel d'Astier de La Vigerie, Combattant de la Résistance et de la Liberté, 1940-1944, préface de Raymond Aubrac, Éditions France-Empire, 2010 (ISBN 978-2-7048-1066-6).
Précédé par Emmanuel d'Astier de La Vigerie Suivi par
André Philip
Commissaire à l'Intérieur de la France libre
Adrien Tixier

 

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 23:00

http://web.americareadsspanish.tv/authimgs/Miguel-Angel-Asturias-buena.jpg

Miguel Ángel Asturias 

 

poète, écrivain et diplomate guatémaltèque

 

prix Nobel de littérature

 

Né à Guatemala le 19 octobre 1899

 

mort à Madrid le 9 juin 1974 

 

inhumé à Paris, au cimetière du Père-Lachaise (division 10)

Biographie

En 1904, alors qu'il n'a que 5 ans, sa famille quitte la capitale pour Salamá, Baja Verapaz, où elle demeure jusqu'en 1908.

 

En 1917, après un an de médecine, il entame des études de droit à l'Universidad de San Carlos de Guatemala, et obtient le titre d’avocat avec une thèse sur « Le Problème social de l’Indien », un sujet qui lui tiendra toujours à cœur.


Dans les années 1920, il participe au soulèvement contre le dictateur Manuel Estrada Cabrera.

 

À la fin de ses études juridiques, s'intéressant aux cultures précolombiennes, il part étudier l'anthropologie à la Sorbonne (Paris - France), où il suivit les cours de Georges Raynaud.


À Paris, il rencontre artistes et écrivains à Montparnasse, et commence à écrire contes et poésies.


De retour au Guatemala, il se lance dans la politique et est élu député en 1942.

 

Puis, à partir de 1946, il est successivement diplomate au Mexique, en Argentine, au Salvador, puis ambassadeur en France de 1966 à 1970, après un exil en Argentine de 1954 à 1961.

 

Il reçut le Prix Lénine pour la paix en 1966 et le Prix Nobel de littérature en 1967qui consacra son roman Los ojos de los enterrados (Les Yeux des Enterrés)


Décédé le 9 juin 1974 à Madrid (Espagne) après une longue maladie, il a été inhumé sous un totem maya dans la division 10 du cimetière du Père-Lachaise à Paris (France)

Le romancier

Romancier et conteur, il est le promoteur du réalisme magique, influencé à l'origine par le surréalisme, et alimenté par la mythologie indigène, la terre elle-même, le "tellurique", et la lutte des paysans contre le joug impérialiste.

Œuvres

                                                             Poésie
  • Rayito de estrellas (1925 - volume de poésies),
  • Cien de Alondra (1948)
  • Clarivigilia primaveral (1965). Claireveillée de printemps, Gallimard, 1966.
                                                Contes et nouvelles
  • Leyendas de Guatemala (1930). Légendes du Guatemala, Gallimard, 1953. Transcription de légendes mayas. Œuvre majeure.
  • Week-end au Guatemala (1956),
  • Le Miroir de Lida Sal (1967 - nouvelles),
                                                           Romans
                                        Livres pour la jeunesse
  • El hombre que lo tenía todo todo todo (1981). L'Homme qui avait tout tout tout, Gallimard folio junior, 1978
  • La Machine à parler, folio benjamin, 1999* Week-end au Guatemala (1956)
                                                             Théâtre
  • La Audiencia de los Confines (1957)

L'œuvre d'Asturias comprend également des poèmes dont certains en prose, une anthologie de poésie précolombienne (1966), du théâtre et de nombreux articles de journaux.

Études en français

  • Beby Auer-Ramanisa, Miguel Ángel Asturias et la révolution guatémaltèque, étude socio-politique de trois romans, Paris, Anthropos, 1981
  • Marc Cheymol, Miguel Ángel Asturias dans le Paris des années folles, Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 1987.
  • Co-Textes, Miguel Ángel Asturias, 7, Montpellier, novembre 1984.
  • Claude Couffon, Miguel Ángel Asturias, Paris, Seghers, 1970 (Poètes d’aujourd’hui).
    • « Miguel Ángel Asturias ou le double sang d’un poète », introduction à Miguel Ángel Asturias, Poèmes indiens, Paris, Gallimard, 1990 (poésie), p. 7-26.
    • « Notes pour une lecture », introduction à Miguel Ángel Asturias, Une certaine Mulâtresse, Paris, Flammarion, 1994 (GF), p. 9-27.
  • Xavier Domingo, Entretiens avec Miguel Ángel Asturias, Paris, Belfond, 1966.
  • Europe, Miguel Ángel Asturias, 553-554, mai-juin 1975.
  • Aline Janquart, « Maladrón ou la longue gestation de Gestas », América, 12, 1993, p. 203-210.
    • « Hétérodoxies et déviance religieuse dans Maladrón », América, 14, p. 73-86.
    • « Miguel Ángel Asturias », in Claude Cymerman et Claude Fell (dir.), Histoire de la littérature hispano-américaine de 1940 à nos jours, Paris, Nathan, 1997 (Fac littérature), p.25-29.
  • Dorita Nouhaud, Miguel Ángel Asturias, l’aventure antérieure, Paris, L’Harmattan, 1991 (Recherches & Documents Amérique latine).
    • La Brûlure de cinq soleils, Limoges, Presses Universitaires du Limousin (PULIM), 1991.
    • Étude sur Maladrón de Miguel Ángel Asturias, Paris, L’Harmattan, 1993.

 

Précédé par Miguel Ángel Asturias Suivi par
Shmuel Yosef Agnon,Nelly Sachs
Prix Nobel de littérature
1967
Yasunari Kawabata

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 23:00

http://www.myartprints.com/kunst/french_school/jean_louis_baudelocque_1745_1_hi.jpg

Jean-Louis Baudelocque

 

30 novembre 1745 à Heilly en Picardie 

 

2 mai 1810 à Paris

 


Les restes de Baudelocque sont exhumés du cimetière Est de Paris  et transférés  et inhumé le 17 août 1839 au cimetière du Père-Lachaise (45e division1 1re ligne 23, no 24 de la 43e)

 

 

médecin accoucheur et professeur d'obstétrique français.

 

Il est le plus célèbre des médecins accoucheurs de son époque.

 

Père de l’obstétrique et auteur de L’art des accouchements, il fit de l'obstétrique une discipline scientifique.

 

Biographie

Fils de Jean Baptiste Baudelocque, chirurgien, et d'Anne Marguerite Levasseur, Jean-Louis Baudelocque épouse Andrée de Vulier ou de Rullie le 6 avril 1777.

 

Celle-ci meurt le 4 janvier 1787.

 

Il épouse ensuite Marie Catherine Rose Laurent le 14 septembre 1788, dont il aura cinq enfants.


Il était le médecin accoucheur des reines d'Espagne, de Hollande, de Naples et de toutes les dames de la Cour. Il avait été choisi et retenu d'avance pour mettre au monde l'héritier attendu par Napoléon Bonaparte et l'impératrice Marie-Louise d'Autriche. Mais frappé de congestion cérébrale, il n'allait pas voir naître le Roi de Rome.

Baudelocque est connu aussi pour avoir été mêlé à un retentissant procès qui lui avait été intenté par un médecin accoucheur, Jean François Sacombe, farouche opposant de la césarienne et défenseur des pratiques traditionnelles des sages-femmes. Sacombe, qui s'était érigé en défenseur des sages-femmes, accusant Baudelocque d'infanticide, finira par perdre son procès en 1804 et, par la même occasion, tout sens de la mesure.


Jean-Louis Baudelocque est décédé le 2 mai 1810 à Paris (6e) où il demeurait, 16 rue Jacob. Il a été inhumé au cimetière de l'Ouest de Vaugirard, puis exhumé en 1837 pour cause d'expropriation au motif du percement du boulevard Pasteur actuel. Il sera alors inhumé le 17 août 1839 au cimetière du Père-Lachaise (45e division1 1re ligne 23, no 24 de la 43e)


Médecin de l'Hôpital des Enfants malades, il laissera en 1890 son nom à la Clinique Baudelocque. En 1966, sera édifiée la maternité Port-Royal. Les deux fusionnent en 1993. (Paris 14e).

Publications

Ses écrits principaux sont : Principes sur l'art des accouchements, par demandes et réponses, en faveur des élèves sages-femmes de la campagne, 1775 et l'Art des accouchements, 1781, souvent réimprimés.

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 87 
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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 23:00

http://www.audiocite.net/illustrationlivres/balzac1auteur.jpg

 

Honoré de Balzac

 

Honoré Balzac1,2,3

 

Né à Tours le 20 mai 17994

 

mort à Paris le 18 août 1850

 

Inhumé au cimetière du Père-Lachaise


http://pgoh13.com/honore_de_balzac.jpg

 

écrivain français.

 

Il fut romancier, dramaturge, critique littéraire, critique d'art, essayiste, journaliste, imprimeur

 

Il laissé l'une des plus imposantes œuvres romanesques de la littérature française, avec 91 romans et nouvelles parus de 1829 à 1852.


Travailleur forcené, fragilisant par des excès sa santé déjà précaire, endetté par des investissements hasardeux, fuyant ses créanciers sous de faux noms dans différentes demeures, Balzac a vécu de nombreuses liaisons féminines avant d'épouser, en 1850, la comtesse Hańska qu'il avait courtisée pendant plus de dix-sept ans5,6,7.

Honoré de Balzac est un des maîtres incontestés du roman français dont il a abordé plusieurs genres : le roman historique / politique, avec Les Chouans, le roman philosophique avec le Le Chef-d'œuvre inconnu, le roman fantastique avec La Peau de chagrin, le roman poétique avec Le Lys dans la vallée. Mais ses romans réalistes et psychologiques les plus célèbres comme Le Père Goriot ou Eugénie Grandet, qui constituent une part très importante de son œuvre, ont induit, à tort8, une classification réductrice d'« auteur réaliste»9.

Les études balzaciennes récentes soulignent au contraire le romantisme de Balzac et la poétique de ses romans, notamment dans Le Lys dans la vallée, ainsi que l'inspiration fantastique, voire mystique, qui imprègne nombre de ses romans ou nouvelles, et qui, selon Jacques Martineau, « ne disparaît jamais totalement de la Comédie humaine depuis La Peau de chagrin et La Messe de l'athée jusqu'à Louis Lambert »10,11.

Balzac a organisé ses œuvres en un vaste ensemble, La Comédie humaine, dont le titre est une référence à la Divine Comédie de Dante12. Son projet est d'explorer les différentes classes sociales et les individus qui les composent. Il entend « faire concurrence à l'état civil » selon la formule qu'il emploie dans l'Avant-propos de la Comédie humaine13.

Il a réuni ses textes dans des ensembles génériques : Études de mœurs, Études analytiques, Études philosophiques. Il attachait une énorme importance aux Études philosophiques qui permettent de comprendre l'ensemble de son œuvre14. La Peau de chagrin représentait selon ses propres termes « la clé de voûte qui relie les études de mœurs aux études philosophiques par l'anneau d’une fantaisie presque orientale où la vie elle-même est prise avec le Désir, principe de toute passion15. »

Honoré de Balzac a brossé un vaste tableau de la société de son temps créant des archétypes comme celui du jeune provincial ambitieux à la conquête de Paris Eugène de Rastignac, de l'avare tyran domestique : Félix Grandet, l'icône du père : Jean-Joachim Goriot, ce « Christ de la paternité16», ou le bagnard reconverti en policier : Vautrin.

Il a influencé directement des auteurs comme Gustave Flaubert dont le roman L'Éducation sentimentale est directement inspiré du Lys dans la vallée, et Madame Bovary, de La Femme de trente ans17. Le cycle romanesque de La Comédie humaine et le principe des personnages reparaissant ont également influencé de nombreux auteurs de son siècle et du siècle suivant, notamment Émile Zola, pour le cycle des Rougon-Macquart, et plus tard, Marcel Proust18 à propos duquel Georges Cattaui écrit : « Ce sont les fameux « monomanes » de Balzac que nous revoyons, en effet, dans les grands passionnés de Proust19,20. »

On continue de réimprimer les œuvres de Balzac, y compris ses œuvres de jeunesse. Ses romans sont utilisés pour le cinéma qui a adapté dès 1906 La Marâtre, et qui ne cesse depuis de porter ses romans à l'écran, environ une centaine de films et téléfilms dans de nombreux pays.

 


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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 23:00

http://aidara.unblog.fr/files/2012/08/Emile-Chartier-dit-Alain1.jpg

Alain

 

de son vrai nom Émile-Auguste Chartier

 


philosophe, journaliste, essayiste et professeur de philosophie1.

 

Né le  3 mars 1868 à Mortagne-au-Perche, Orne

 

Décédé le  2 juin 1951 à Le Vésinet, Yvelines


enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 94)


http://www.landrucimetieres.fr/spip/IMG/jpg/alain2.jpg

 

http://humanum.online.fr/Site/nouveau/alain.jpg


L'auteur utilisa différents pseudonymes entre 1893 et 1914, tels Criton (1893), Quart d'œil ou encore Philibert, pour signer différentes chroniques dans La Dépêche de Lorient (jusqu'en 1903) puis dans La Dépêche de Rouen et de Normandie et ses pamphlets dans La Démocratie rouennaise2.


L'adjectif utilisé et dérivé de son nom est alinien3.

Enfance et adolescence

En 1881, il entre au lycée d'Alençon où il passe cinq ans4.

Se destinant d'abord à l’École polytechnique, il opte finalement pour une préparation littéraire qu'il effectue comme externe au lycée Michelet.

 

Là, il fait la rencontre décisive de Jules Lagneau, qui l’oriente vers la philosophie.

Professeur et journaliste

Après l'École normale supérieure, il est reçu à l'agrégation de philosophie puis est nommé professeur successivement au lycée Joseph-Loth à Pontivy, Dupuy de Lôme à Lorient, Rouen (lycée Corneille de 1900 à 1902) et à Paris (lycée Condorcet puis au lycée Michelet)

 

À partir de 1903, il publie (dans La Dépêche de Rouen et de Normandie) des chroniques hebdomadaires qu'il intitule « Propos du dimanche », puis « Propos du lundi », avant de passer à la forme du Propos quotidien.

 

Plus de 3000 de ces « Propos » paraîtront de février 1906 à septembre 1914. Devenu professeur de khâgne au lycée Henri-IV en 1909, il exerce une influence profonde sur ses élèves (Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, Simone Weil, Georges Canguilhem, André Maurois, etc.)

Première guerre mondiale

À l'approche de la guerre, Alain milite pour le pacifisme.

 

Lorsque celle-ci est déclarée, sans renier ses idées, et bien que non mobilisable, il s'engage pour satisfaire ses devoirs de citoyen.

 

Brigadier au 3e régiment d'artillerie5, il refuse toutes les propositions de promotion à un grade supérieur.

 

Le 23 mai 1916, il se broie le pied dans un rayon de charrue lors d'un transport de munitions vers Verdun6

 

Après quelques semaines d'hospitalisation, il est affecté pour quelques mois au service de météorologie, puis il est démobilisé en 1917.

Période d'après-guerre

Fichier:Le Vésinet maisonAlain.jpg


La maison du Vésinet où vécut Alain de 1917 à 1951


Ayant vu de près les atrocités de la Grande Guerre, il publie en 1921 son célèbre pamphlet Mars ou la guerre jugée.

 

Sur le plan politique, il s’engage aux côtés du mouvement radical en faveur d'une république libérale strictement contrôlée par le peuple.

 

En 1927, il signe la pétition (parue le 15 avril dans la revue Europe) contre la loi sur l’organisation générale de la nation pour le temps de guerre, qui abroge toute indépendance intellectuelle et toute liberté d’opinion.

 

Son nom côtoie ceux de Lucien Descaves, Louis Guilloux, Henry Poulaille, Jules Romains, Séverine... et ceux des jeunes normaliens Raymond Aron et Jean-Paul Sartre.

 

Jusqu'à la fin des années 1930, son œuvre sera guidée par la lutte pour le pacifisme et contre la montée des fascistes.

 

En 1934, il est cofondateur du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes (CVIA).

Maladie et fin de vie

En 1936, alors qu'il est depuis longtemps atteint de crises régulières de rhumatismes qui l'immobilisent, une attaque cérébrale le condamne au fauteuil roulant.

 

Patrimoine

Trois associations contribuent aujourd'hui à faire connaitre et à diffuser son œuvre en se chargeant de la réédition et de la publication de textes inédits.

 

L'Institut Alain7 est dirigé par l'administrateur littéraire de l'œuvre.

 

L'Association des Amis d'Alain8 et l'Association des Amis du Musée Alain et de Mortagne (laquelle a pour centre le musée Alain de sa ville natale)9 perpétuent le souvenir au travers de leurs Bulletins et manifestations diverses.

Œuvres

Les Propos

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d’ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence souhaitée}}.

Alain met au point à partir de 1906 le genre littéraire qui le caractérise, les "Propos". Ce sont de courts articles, inspirés par l'actualité et les événements de la vie de tous les jours, au style concis et aux formules séduisantes[évasif], qui couvrent presque tous les domaines. Cette forme appréciée du grand public[réf. nécessaire] a cependant pu détourner certains critiques d'une étude approfondie de son œuvre philosophique[réf. nécessaire]. Beaucoup de "Propos" sont parus dans la revue "Libres Propos" (1921-1924 et 1927-1935) fondée par un disciple d'Alain, Michel Alexandre. Certains ont été publiés, dans les années trente, dans la revue hebdomadaire L'École libératrice publié par le Syndicat national des instituteurs.

Il s'inspira de Platon, Descartes, Kant et Auguste Comte — mais il se réclama avant tout[citation nécessaire] de Jules Lagneau, qui fut son premier professeur de philosophie, au lycée de Vanves (actuel lycée Michelet). Il n'oublia jamais[réf. nécessaire], toute sa vie durant, celui qu'il appela « le seul Grand Homme que j'aie jamais connu », et dont il est permis de penser[Par qui ?] que la rencontre fut aussi décisive que celle de Platon avec Socrate : « Parmi les attributs de Dieu, il avait la majesté. […] Ses yeux perçants traversaient nos cœurs et nous nous sentions indignes. L'admiration allait d'abord à ce caractère, évidemment inflexible, inattentif aux flatteries, aux précautions, aux intrigues, comme si la justice lui était due. »[citation nécessaire]

Le but de sa philosophie est d'apprendre à réfléchir et à penser rationnellement en évitant les préjugés. Humaniste cartésien, il est un « éveilleur d'esprit », passionné de liberté[citation nécessaire], qui ne propose pas un système ou une école philosophique mais apprend à se méfier des idées toutes faites. Pour lui, la capacité de jugement que donne la perception doit être en prise directe avec la réalité du monde et non bâtie à partir d'un système théorique.

Alain perd la foi au collège[citation nécessaire] sans en ressentir de crise spirituelle. Bien qu'il ne croie pas en Dieu et soit anticlérical, il respecte l'esprit de la religion. Il est même attiré par les phénomènes religieux qu'il analyse de façon très lucide. Dans Propos sur la religion et Propos sur le bonheur il fait transparaître, un peu comme chez Auguste Comte, une certaine fascination pour l'Évangile dans lequel il voit un beau poème[citation nécessaire] et pour le catholicisme qu'il perçoit, en en reprenant l'étymologie, comme un « accord universel ».[citation nécessaire]

Mars ou la guerre jugée (1921)

Alain y explique que ce qu'il a ressenti le plus vivement dans la guerre, c'est l'esclavage. Il s'insurge contre le mépris des officiers pour les hommes de troupe lorsqu'ils « parlent aux hommes, comme on parle aux bêtes ». Il ne supporte pas l'idée de cette tuerie organisée, de ce traitement que l'Homme inflige à l'Homme.

Il se révolte quand il assiste à la mise au point d'une énorme machine destinée à tenir les hommes dans l'obéissance et explique pourquoi, soldat, il n'a jamais voulu d'autres galons que ceux de brigadier.

Athéisme

Profondément athée, il critique le côté irrationnel de la croyance religieuse. Ainsi, dans Les Dieux, il affirme : « Le propre d'une religion est de n'être ni raisonnable ni croyable ; c'est un remède de l'imagination pour des maux d'imagination ». Il dénonce la croyance sans preuve : « Or, ce croire fanatique est la source de tous les maux humains ; car on ne mesure point le croire, on s'y jette, on s'y enferme, et jusqu'à ce point extrême de folie où l'on enseigne qu'il est bon de croire aveuglément. C'est toujours religion ; et religion, par le poids même, descend à superstition »10. Il pointe du doigt le manque d'humanisme des monothéismes en particulier.

Bibliographie

Éditions

  • aux éditions Gallimard, coll. Pléiade :
    • Les arts et les dieux, 1488 p.
    • Les passions et la sagesse, 1480 p.
  • aux éditions Gallimard, coll. Pléiade :
    • Propos, tome I : propos de 1906 à 1936, 1424 p.
    • Propos, tome II : choix de propos 1906-1914-1921-1936, 1408 p.
  • aux éditions de La Table Ronde
    • Minerve ou la sagesse

Études

  • Didier Gil, Alain, la République ou le matérialisme, Méridiens Klincksieck, 1989, 142 p. (ISBN 2-86563-257-1) 
  • Georges Pascal, Pour connaître la pensée d'Alain, Bordas, 1946 (réimpr. 1956 (3e), 1967 (4e)), 224 p. 
  • Olivier Reboul, L'homme et ses passions d'après Alain, vol. I : La passion, Paris, PUF, coll. « Publications de l'Université de Tunis. Faculté des Lettres et Sciences humaines / 6e série (Philosophie), III », 1968, in-octavo, broché, 385 p. 
  • Olivier Reboul, L'homme et ses passions d'après Alain, vol. II : La sagesse, Paris, PUF, coll. « Publications de l'Université de Tunis. Faculté des Lettres et Sciences humaines / 6e série (Philosophie), III », 1968, in-octavo, broché, 310 p. 
  • |auteur=Olivier Reboul, L'élan humain ou l'éducation selon Alain, Paris : éd. J. Vrin ; Montréal : Presses de l'Université de Montréal, 1974, coll. L'Enfant no XVI.
  • Emmanuel Blondel, Philippe Monart et Cécile-Anne Sibout, Alain et Rouen 1900-1914, PTC, 2007 (ISBN 978-2-35038-025-4)
  • Thierry Leterre, Alain, le premier intellectuel, Paris, Stock, coll. « biographies », février 2006, 15x24 cm, 594 p. (ISBN 2-234-05820-1) [présentation en ligne] 
  • Ollivier Pourriol, Alain, le grand voleur, Le Livre de Poche, biblio essais no 4400 (ISBN 978-2-253-08380-1)
  1. Philippe Foray, « ALAIN (1868-1951) », dans Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée, Paris, UNESCO: Bureau international d’éducation, vol. vol. XXIII, no 1/2, 1993, p. 21-36 [texte intégral [archive] [PDF] (page consultée le 2009-04-02)] 
  2. Alain, Philosophe et Humaniste Normand [archive]
  3. utilisé notamment par Roudinesco E dans philosophes dans la tourmente, Points essais
  4. Le 13 juin 1956, le lycée d'Alençon a pris le nom de son plus célèbre élève : lycée Alain
  5. Cf. T. Leterre, p. 331.
  6. Cf. T. Leterre, p. 349.
  7. l'Institut Alain à Paris [archive]
  8. Les Amis d'Alain [archive]
  9. Amis Du Musee Alain Et De Mortagne [archive]
  10. Georges Minois, Dictionnaire des athées, agnostiques, sceptiques et autres mécréants, Albin Michel, 2012 (ISBN 978-2226239310)

 

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632639
Caribert II
 Roi d'Aquitaine
629632
Roi de Neustrie, de Bourgogne
639657
Roi d'Austrasie
656657
Roi d'Austrasie
639656
Childebert III l'Adopté
Roi d'Austrasie
657662
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Roi de Neustrie, de Bourgogne
65767






Roi d'Austrasie
662675
Occupe la Neustrie
673675







Roi de Neustrie
673691
Roi des Francs 

(en fait uniquement de Neustrie)
L'Austrasie étant aux mains
de Pépin de Herstal
679
691

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Roi de Neustrie, Bourgogne et Austrasie
675 - 676
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Roi d'Austrasie
676679
Clovis IV








Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
691695









Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
695711
Dagobert III









Roi des Francs de 711 à 715
Chilpéric II









roi des Francs de Neustrie et des Burgondes
de 715 à 719
puis de tous les Francs de 719 à 721.
C
lotaire IV


T
hierry IV









Childéric III
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roi des Francs, de Neustrie
de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

************

 

 


Pépin III le Bref
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Carloman Ier
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C
harles Ier
dit Charles le Grand
CHARLEMAGNE

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Louis Ier dit le Pieux
ou «le Débonnaire»
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Lothaire Ier
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Lothaire II

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C
harles II dit le Chauve
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Louis II dit le Bègue
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Louis III de France
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C
arloman II de France
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Charles III dit le Gros
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Eudes Ier de France
Robertin
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Charles III dit le Simple
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Robert le Fort
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Robert Ier de France

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Hugues le Grand
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Raoul Ier de France
aussi appelé Rodolphe

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Louis IV dit d'Outremer
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Lothaire de France
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Louis V dit le Fainéant
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Dernier roi de la lignée
des Carolingiens
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H
ugues Capet
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Robert II le Pieux
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Hugues II de France
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(1007-1025)
Roi de France associé
1017 - 1025
Henri Ier de France
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Philippe Ier de France
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Louis VI le Gros
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Louis VII Le Jeune
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Philippe II Auguste
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Louis VIII le Lion
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Louis IX (Saint Louis)
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Philippe III de France
dit le Hardi
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Philippe IV le Bel
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Louis X le Hutin
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Jean Ier le Posthume

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Philippe V
le Long
http://www.livois.com/phpgedview/media/Philippe_V_le_Long.jpg
Charles IV le Bel
http://www.livois.com/phpgedview/media/Charles_IV_le_Bel.jpg
Valois
Philippe VI le Fortuné
http://www.france-pittoresque.com/rois-france/img/philippe-VI.gif
Jean II le Bon
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Charles V le Sage
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0014/m502004_97de1712_p.jpg
Charles VI le Fol ou le Bien-Aimé
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Charles VII le Victorieux
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Louis XI de Valois
http://jargeau-tourisme.com/img/louis11.jpg
Charles VIII de Valois
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Louis XII d'Orléans
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François Ier d'Angoulème
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Henri II d'Angoulème
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François II d'Angoulème
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Charles IX d'Angoulème
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Henri III d'Angoulème
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