Religion - Royauté
Issu d’une famille d’origine protestante, Pierre-Daniel Huet fait ses études au collège des Jésuites de Caen. Il étudie également auprès du pasteur Samuel Bochart. À l’âge de vingt ans, il est déjà reconnu comme un des savants les plus prometteurs de son temps. Installé à Paris, il se lie d’amitié en 1651 avec le conservateur de la bibliothèque Mazarine, Gabriel Naudé et suit, l’année suivante, Samuel Bochart à la cour de la reine Christine de Suède. Il visite Leyde, Amsterdam et Copenhague et Stockholm, où il découvre dans la bibliothèque royale des fragments du Commentaire sur Saint Matthieu d’Origène, qu’il publie en 1668. Cette publication suscite une querelle sur la question de la transsubstantiation, qui cause la mort de Samuel Bochart lors d'une séance de l'Académie royale des Belles-Lettres de Caen.
Il s’occupe également de littérature, traduit les pastorales de Longus, écrit une nouvelle intitulée Diane de Castro et donne avec son Traité de l'origine des romans une histoire du genre romanesque qui, si elle tente sans succès d’en fixer les règles, n'en constitue pas moins une première. Dans la querelle des Anciens et des Modernes, il prend le parti des premiers contre Perrault et Desmarets de Saint-Sorlin. Il publie des poésies latines et grecques, parmi lesquelles Daphnis et Chloé, des œuvres philosophiques en latin et en français et un recueil de pensées, les Huetiana. Il est lié avec Pellisson, Conrart, Segrais, avec qui il finit par se brouiller, et Chapelain, dont il défend la Pucelle. Il fréquente aussi les salons de Madeleine de Scudéry et les studios des peintres. Il s’intéresse aux médailles et à leur origine, dont il discute avec Samuel Bochart, tout en apprenant l’arabe et le syriaque avec le jésuite Parvilliers.
Il combat le cartésianisme, après en avoir été, dans sa jeunesse, un admirateur, mais son biographe, l’abbé d’Olivet ne voit pas en lui pour autant un sceptique. Il publie, avec l’aide d’Anne Dacier, une série des classiques latins ad usum Delphini, pour le dauphin, dont il a été sous-précepteur. Son goût pour les mathématiques le conduit à l’étude de l’astronomie, puis de l’anatomie, domaine où sa myopie l'oblige à s’intéresser presque exclusivement aux questions de la vue et de la formation de l’œil. Il se tourne ensuite vers la chimie et rédige un poème en latin sur le sel.
Membre de l’Académie royale des Belles-Lettres de Caen, il fonde dans cette ville une académie de physique en 1662. À Paris, chez les jésuites, il est membre d'une autre académie que subventionne Colbert et dont Michault a dit : « Le P. Oudin se rappelait toujours avec plaisir les doctes conférences du cabinet de M. Huet, où il eut plus d’une fois l’avantage d’être admis ». Il est reçu le 30 juillet 1674 à l’Académie française, cela après avoir refusé auparavant de céder aux instances de Bossuet, Pellisson, Dangeau et Montausier. Il en mourra le doyen.
Entré dans les ordres en 1684, il est nommé à l’évêché de Soissons en 1685 avant de permuter en 1692, lassé d’attendre son intronisation, avec l’évêque d’Avranches Fabio Brulart de Sillery. En 1699, il échange cet évêché contre l’abbaye de Fontenay, dont il finit par se démettre pour passer les vingt dernières années de sa vie dans la Maison Professe des Jésuites à Paris. Sur la fin de sa vie, il compose un Commentarius, des Mémoires.
Le roi racheta pour la Bibliothèque royale sa grande bibliothèque et ses manuscrits, qu’il avait légués aux Jésuites.
Huet était connu pour son caractère entier, ce qui a fait dire à La Londe qu’il était « de ces gens contre lesquels il n’est pas possible d’avoir raison ». L’esprit de querelle poussé au plus haut point qui le caractérisait, l’amena à se brouiller avec Boileau et Segrais qui a dit de lui qu’il serait « plus facile de blanchir un nègre que de faire changer Huet d’opinion ». Samuel Bochart eut moins de chance qui y laissa la vie.
1761
Charles-Louis-Auguste Fouquet de Belle-Isle
maréchal français
surintendant des finances sous Louis XIV
né à Villefranche-de-Rouergue le 22 septembre 1684
mort à Versailles le 26 janvier 1761
officier et diplomate français.
Il est petit-fils du surintendant Fouquet, duc de Belle-Isle, duc de Gisors
pair de France en 1748, chevalier des ordres du roi et de la Toison d'or, prince de l'Empire, ministre d'État (1756), secrétaire d'État à la Guerre (1758) et maréchal de France.
L’Honorable Margaret Geddes est née le 18 mars 1913 à Dublin, fille de Lord Geddes qui fut ambassadeur de Grande-Bretagne à Washington.
La jeune fille passe la plupart des étés en Bavière où elle rencontre le prince Ludwig de Hesse, deuxième fils du Grand-Duc Ernst Ludwig de Hesse (époux en première noces de la princesse Victoria Melita d’Angleterre) de la princesse Elenore de Solms.
Le mariage est prévu à Londres en novembre 1937. Margaret a choisi sa robe de mariée qui sera d’inspiration bavaroise. Hélàs, le drame familial qui va s’abattre sur la famille de Hesse bouleversera toutes les cérémonies et le destin de Margaret. Ainsi, le frère aîné du prince Ludwig, le prince Georg Donatus devenu chef de la Maison de Hesse et du Rhin à la mort de leur père le 9 octobre 1937, se rend en avion au mariage. A ses côtés, son épouse la princesse Cécile de Grèce et de Danemark (soeur du duc d’Edimbourg) et leurs deux fils Ludwig et Alexander. Leur avion s’écrasera dans des circonstances mystérieuses à Ostende en Belgique.
Apprenant la tragédie, le mariage est célébré dans l’intimité le lendemain soit le 17 novembre 1937 à Londres. Margaret est vêtue d’un simple tailleur noir. Elle devient l’épouse du Chef de la Maison de Hesse et du Rhin.
Au Palais à Darmstadt est restée la petite princesse Johanna, fille cadette des défunts, juste âgée d’un an. Margaret en prendra soin mais la fillette, nouvelle tragédie, décède en 1939. Le couple n’aura pas d’enfants.
Tout au long de la Deuxième Guerre Mondiale, “Peg” Hesse comme on la surnomme, se démènera sans relâche afin de protéger les riches collections d’oeuvres d’art de la famille et transformera des ailes du château en hôpital de campagne.
Son époux s’éteint en 1968 au château de Wolfsgarten.
Pendant près de 20 ans après le décès de son époux, la princesse Margaret mettra son temps, son énergie et son argent au service du rayonnement culturel de la ville de Darmstadt.
Le prince Moritz de Hesse-Kassel, aujourd’hui Chef de la Maison de Hesse, est à la tête de la Hesse House Foundation.
La princesse s’est éteinte le 26 janvier 1997 au château de Wolfsgarten.
Ses funérailles eurent lieu en présence de très nombreux membres du Gotha.