Religion - Royauté
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Suite au départ en 1035 pour la Terre sainte de Robert le Magnifique, Henri Ier devient le tuteur de son fils, le futur Guillaume Ier, duc de Normandie. Quand la nouvelle de la mort de Robert lui parvient, il soutient le jeune duc contre les seigneurs de Normandie qui lui sont hostiles. Ensemble, ils les combattent et les défont à la bataille du Val-ès-Dunes en 1047. La montée en puissance du duc inquiète le roi de France qui se brouille avec Guillaume Ier. Ce dernier le vainc à Mortemer en 1054, puis quatre ans plus tard à Varaville.
Le règne de ce roi batailleur et querelleur est une longue suite de luttes féodales. Il perd la Bourgogne et ne gagne que le Sénonais.
C'est durant cette période difficile que les évêques français proclament la paix de Dieu, puis la trêve de Dieu.
Il est fiancé en 1033 à Mahaut (Mathilda, v.1027 - 1034), fille en bas-âge de l'empereur Conrad II le Salique, mais celle-ci trouve la mort à l'âge de sept ans.
En 1034, il épouse en premières noces Mathilde de Frise, (v. 1025/1026 - 1044), fille de Luidolf de Frise.
Le 19 mai 1051 à Reims, il épouse en secondes noces Anne de Kiev, fille de Iaroslav le Sage, grand-prince de Kiev, et de Ingigerd de Suède.
Leur fils aîné, associé au trône en 1059, succède à son père sous le nom de Philippe Ier.
En 1059 - 1060, en réaction à la prééminence croissante du pape Léon IX, il fonde une collégiale dédiée à saint Martin, à l'emplacement de l'ancienne basilique mérovingienne sur lequel se trouve actuellement le Musée des arts et métiers.
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Jean-Marie Vianney est né à Dardilly, près de Lyon, trois ans avant la révolution française. Il est le quatrième d'une famille de six enfants. Mathieu et Marie, ses parents, sont cultivateurs. Il commence à 20 ans à se préparer au sacerdoce auprès du curé d'Ecully, Charles Balley, qui l'aide à apprendre le latin, discipline qui pose de gros problèmes au jeune homme.
Ordonné prêtre en 1815, il est d'abord vicaire à Ecully. Il est chargé de desservir Ars, un tout petit village de la Dombes d'environ 200 habitants, à 700 mètres du château des comtes de Garets. Là, il réveille la foi de ses paroissiens. Il vit en ascète, restaure son église, rétablit les confréries, fonde une école de filles ainsi que l'orphelinat de la "Providence" pour les enfants malheureux. Il vient au secours des gens en difficulté, tente de résoudre les problèmes humains qu'on lui présente et collabore aux missions paroissiales des environs, forçant le respect et l'admiration de tous.
Pourtant, le brave curé se croit indigne de sa tâche.
A partir de 1830, sa réputation de confesseur et de faiseur de miracles lui attire de plus en plus de pénitents venus chercher la paix de l'âme et une direction spirituelle. Cet afflux de pélerins bouleverse sa paroisse et devient un nouveau tourment pour le curé d'Ars.
En 1843, après une grave maladie, il tente de fuir ces foules en se réfugiant à Dardilly mais regagne finalement Ars pour continuer à communiquer à tous l'idée de communauté impliquant charité et entraide.
Pendant plus de 41 ans, il accueille ainsi les foules qui se pressent pour le voir, l'entendre et recevoir le pardon de Dieu.
Jean-Marie Vianney meurt le 04 août 1859. En 1866, c'est l'ouverture de son procès en canonisation.
En 1905, c'est la béatification par Saint Pie X et, le 31 mai 1925, la canonisation à Rome par le pape Pie XI.
En 1929, il est proclamé "Patron de tous les curés de l'univers"
Aujourd'hui, Ars et ses 900 habitants reçoit chaque année près de 500 000 pélerins ou touristes dont un grand nombre d'étrangers de tous les continents. Ils viennent visiter le musée de cire où 17 scènes et 35 personnages retracent la vie du Saint curé. A l'orphelinat de la Providence ou au presbytère dans lequel Jean-Marie Vianney vécut pendant 41 ans dans le plus grand dénuement, on peut également découvrir de nombreux objets lui ayant appartenu.
Les touristes sont également attirés par la Chapelle de la Providence bâtie en 1847, la Chapelle du Coeur bâtie en 1830, la Basilique du XIIè siècle qui a été agrandie par le curé d'Ars, le monument commémorant sa rencontre avec un petit berger le jour de son arrivée et, enfin, la crypte, église souterraine construite à l'occasion du centenaire de sa mort et où repose le corps momifié de Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars.
Alfred Monin (1823-1886), frère de mon ar. ar. grand-père, ordonné prêtre le 28 mars 1846, fût désigné par l'évêque de Belley, Monseigneur Pierre-Henri de Gérault de Langalerie, pour être le biographe officiel du Saint Curé d'Ars. Il avait passé trois années à seconder le Curé d'Ars, de 1856 à 1859. Il s'acquitta de cette tâche avec brio et publia en 1862 :"Le Curé d'Ars,Vie du Bienheureux Jean-Baptiste Marie Vianney".
(Henri Poisot)
http://www.ephphata.net/Jean-Marie-Vianney/jmv-10.html :
En 1855, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur
La demande en avait été présentée par le sous-préfet de Trévoux et le préfet de l'Ain. Le maire vient lui annoncer la nouvelle :
– « Est-ce de l'argent pour mes pauvres ? » demande le curé.
– « Non, c'est une simple distinction honorifique !
– Dans ce cas, puisque les pauvres n'ont rien à y gagner, dites à l'Empereur Napoléon III que je n'en veux point »
Evidemment, le maire n'en fait rien !
Peu après, Monsieur Vianney reçoit une lettre de la chancellerie de la Légion d'Honneur : on lui demande douze francs pour l'expédition de la croix.
– « Mais j'ai refusé» dit-il « Non et non…Ces douze francs seront mieux au service des pauvres ! »
On s'acquitte de la note à l'insu du Curé.
Plus tard, celui-ci, trompé, dira : « Je n'ai point envoyé l'argent, et ils m'ont tout de même envoyé la croix »
Malgré tout, il ne l'a porta jamais… sinon après sa mort, fixée, là aussi à son insu, sur son cercueil.