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Religion - Royauté

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11 décembre: Ephémérides

Le 11 décembre est le 345ejour de l'année


(346e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien


Il reste 20 jours avant la fin de l'année


C'était généralement le 21e jour du mois de frimaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'érable à sucre.

Signe du zodiaque : 19e jour du Sagittaire.

 

 

Dictons
« Tel temps à la Saint-Daniel, même temps à Noël » 
Visite les ruches à la Saint-Daniel, mais garde-toi d'ôter le miel

Célébrations 

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Saints chrétiens 

Martyrologe pour le onzième jour de décembre

 

Paul de Narbonne fut le premier évêque de Narbonne au IIIe siècle.

 

C'est l'un des sept apôtres des Gaules, envoyé, pense-t-on, par le pape Fabien (236-250) sous le consulat de Dèce et Gratus (250-251), réévangéliser le pays après les persécutions de Dèce, avec Gatien de Tours, Trophime d'Arles, Saturnin de Toulouse, Denis de Paris, Austremoine de Clermont et Martial de Limoges.

 

Il est fêté le 22 mars.

 

 

st10_01_st-paul-serge.jpg 

Saint Paul-Serge  (Narbonne)

C'est à la Collégiale St Paul de NARBONNE que nous retrouvons des traces de la vénération de St PAUL SERGE , premier evêque de NARBONNE. 

Dans la NARBONNE romaine, se développa très tôt une communauté chrétienne  qui s'organisa , se donna un premier chef spirituel chargé de répandre les paroles de l'Evangile, et qui devait être le premier de la liste de ses evêques. 


Une certaine tradition Narbonnaise l'assimila à  PAULUS SERGIUS , proconsul de Chypre , converti par l'apôtre PAUL . Pour d'autres, c'était plutôt un compagnon au IIIè siècle  des évangélisateurs Trophime d'Arles, Saturnin de Toulouse, Aphrodise de Béziers. 


C' est en bordure de la VOIE d'AQUITAINE que sera construit sa nécropole, puis bien vite ( vers 250) un premier oratoire primitif auquel succèdera divers édifices de plus en plus importants , pour aboutir à la collégiale St PAUL d'aujourd'hui.


Ainsi, une basilique "parvulae" de 12 m x 6,50 sera érigée en 313, puis détruit par le feu au Vème siècle, remplacée par un monastère en 782  qui sera à son tour ruiné. 


Mais ce qui semble acquit, c'est que le tombeau préservé de Saint Paul deviendra lieu de pélerinage et de dévotion, d'autant plus qu'avec le développement du pèlerinage vers COMPOSTELLE, et la situation de NARBONNE sur la voie du piémont Pyrénéen, ce lieu sera de plus en plus vénéré, notamment par les pèlerins en route vers Saint Jacques.

Et les chansons de gestes, attestent la célébrité de la basilique carolingienne, grande étape sur le chemin de Compostelle.


Autour du sanctuaire agrandi, se développera hors murailles antiques, mais se protégeant à son tour par un rempart, le Bourg Saint Paul. Comme la Cité, elle aura ses propres Consuls, et le Consulat siègera toujours dans ce bourg

Au XIIème siècle, dans la propéritée retrouvée, un beau monument  sera édifié, mais le choeur incendié sera reconstruit entre 1224 et 1230, et les vôutes refaites en 1368. 


Au XVème siècle, deux travées supplémentaires sont construites, et au XVIème siècle, on consolide plusieurs piliers et on rajoute 3 arcs. 

 

Sur le plan hagiographique :

st10_02_chapelle_stpaulserge.jpg L'habitude narbonnaise est de considérer qu'il existe deux recensions originales du récit hagiographique de la vie de saint Paul, premier évêque de la ville , que la tradition locale a rebaptisé saint Paul Serge.

La Première remontant problablement au VIème siècle a été éditée par les Bollangistes. 


Ce texte très bref est connu par ailleurs comme la Vita Antiqua de Saint Paul de Narbonne. Il a été edité comme tel par les Bollandistes dans les Acta Sanctorum 371 - 372 à la suite de Bosquet. Il rapporte  qu'au temps des persécutions chrétiennes, l'évêque paul vint à Gaule , convertit les habitants de Béziers, y ordonnant Aphrodise comme évêque avant de rallier Narbonne pour la convertir ; qu'il y fonda deux églises, dont l'une ad Albolas. Deux de ses diacres, possédés, placèrent des chaussures de femmes au pied de son lit et l'accusèrent. Il les confond par un miracle et les pardonne. Ce texte se clôt par une doxologie et un amen.

La deuxième aurait été rédigée au XIVème siècle par Guillaume HULARD, chanoine de saint paul et est renfermée dans un manuscrit conservé à la Bibliothèque municipale  de l'ancienne métropolitaine sous la cote Ms 4.


L'examen de son contenu corrige notablement la vue traditionnelle , non pleinement fondée : l'oeuvre de Guillaume Hulard n'est que partiellement originale et tient à la fois de la rédaction et de la compilation de nombreux textes plus anciens au rang desquels l'antique récension. 


Ce manuscrit renferme le dossier hagiographique de saint Paul de Narbonne, premier évêque de la cité, compilé au XIVème siècle par guillaume HULARD. Ce document se compose de 12 pièces, la plus ancienne remontant au VIème siècle et les plus récentes datant des années 1360 - 1364 .


Au foliot 4v, le texte Ego sicut eiusdem rei integra uerotas  replace Paul Serge dans la romanité en lui attribuant comme ancêtre le vainqueur de Percée de Macédoine, Lucius Emilius Paullus.


Au foliot 7v, commence le texte Vita et transitus . il insiste sur l'"identification entre Paul de Narbonne et serge Paul, proconsul de Chypre  que saint Paul convertit dans les actes des apôtres.


Au foliot 14v, s'ouvre la Vita Gloriosi Domini pauli prothopresulis Narbonensis genus . Elle retrace la généalogie de Paul de Narbonne , sa conversion par l'apôtre Paul.


Un passage initié par les mots Post Passionem Namque Domini nostri Jesu Christi  est appelé par Hulard Vita antiquissima . Ce passage insiste sur l'apostolicité de Paul de Narbonne, sur son rôle de missionnaire et de bâtisseur sur toute la Gaule et l'espagne, lui associant de fameux évêques de Gaule. Prévenu de sa mort prochaine dans son sommeil par son maître l'apôtre Paul, il met en garde les Narbonnais contre les faux prophètes et l'Antéchrist. 
 

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Les miracles : 
Les sept premiers sont réputés se produire à Narbonne ou dans les environs immédiats. En revanche, les quatre derniers ont pour cadre des navires voguant sur le bassin méditerranéen. 

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L'ordination épiscopale de St Paul :

Paul de Narbonne aurait été ordonné évêque par l'apôtre Paul (et accessoirement par l'apôtre Barnabé)

 

D'autre part, saint Pierre aurait reçu la visite de Paul de Narbonne et l'aurait ordonné. 


Guyaume Hulard penche plutôt soit pour une confirmation dans ses fonctions, soit pour une élévation ( l'archiépiscopat?) étant entendu qu'on ne peut être ordonné 2 fois.


 Ces allégations sont évidemment anachroniques sur deux plans :

 Paul de Narbonne est à rattacher au IIIè siècle et ne peut avoir rencontré les apôtres et la question de l'archiépiscopat ne saurait être posée dans les trois premiers siècles de la chrétienté. 

 

 

 

 Visite de la collégiale St Paul  ( Narbonne) 

 

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Extérieur : 

L'église Saint Paul de Narbonne a un aspect méridional. Construction de structure ogivale, ses murs épais sont soutenus par des contreforts.


Le clocher du XVIème siècle a une hauteur de 40 m, et la suspension des cloches le domine de 10 m 


Intérieur :

Sa longueur est de 82 m , sa hauteur sous voûte de 22 m 


Le choeur est du XIIIème siècle, le transept ainsi que 3 travées du XIIème, les 2 dernières du XVème siècle.


Le choeur (1224-1230) est composé d'un double triforium, d'un déambulatoir à voutes, de cinq chapelles absidiales.

 

Le maître-autel en baldaquin du XVIIIème siècle a une chasse d'apparat qui contenait jusqu'à la révolution le corps présumé de Saint-Paul.


 

 

 En faisant le tour de l'église, on passera devant le fameux bénitier à grenouille (bénitier de forme jacquaire)

 

Dans l'axe du choeur, on se trouve la chapelle dite de Petit St Paul  où sont exposées les rares reliques échappées aux destructions de 1793.


Au fond de l'église, les orgues sont de 1840.

 

On y trouvera des sarcophages paléochrétiens. 

 

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la crypte paléochrétienne :

Elle fut mise à jour en 1946 lors de travaux effectués sur la voierie. son sol est décoré de mosaïques des IIème et IIIème siècle  et divers sarcophages du IIIème au Vème siècles sont présents. 


Des sépultures diverses sont présentes, de la plus simple au sarcophage en marbre sculpté. le plus beau et sans doute le plus ancien témoin de la gaule chrétienne.

Extérieurement, vous pourrez aussi voir quelques sacophages , vestiges d'un ancien cimetière paléochrétien.

 

 

 


L'an 384, la naissance au ciel de saint Damase, pape.

 

Il confia à saint Jérôme la traduction de la Bible en latin et développa

 

le culte des martyrs romains en

 

ornant leurs tombeaux de célèbres inscriptions métriques.

 

A la fin du IIIe siècle, le martyre des saints Victoric, Fuscien et  

 

Gentien, décapités à Amiens après

 

avoir résumé leur Credo devant le juge.

 

Vers 342, saint Barsabas, higoumène.

 

Pour avoir confessé sa foi chrétienne devant le gouverneur du roi des

 

Perses, il eut la tête tranchée ;

 

dix de ses moines subirent le même sort.

 

En 493, le trépas de saint Daniel le Stylite, qui, d'après la liturgie

 

byzantine, était "devenu lui-même

 

une colonne de patience"

 

En 1179, la naissance au ciel du bienheureux David, natif de Florence.

 

Malgré sa petite santé, il fut admis à Clairvaux, sous saint Bernard.

 

Par la suite il fut envoyé en Allemagne comme fondateur

 

d'Hemmerode où il passa quarante-six ans.

 

 

Et encore ailleurs, beaucoup d'autres saints et bienheureux.

Saints catholiques   et orthodoxes   du jour

Saints orthodoxes du jour
Prénoms du jour
Saint Damase Ier Pape (37 ème) de 366 à 384 (+ 384)
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Saint Damase, lithographie de 1840

Fils de prêtre et membre du clergé romain par tradition familiale, Damase est élu Pape en 366 dans une époque troublée par les dissensions théologiques et les querelles de partis. On lui opposera même un antipape durant quelque temps. Il soutient la foi en la Trinité que les ariens combattaient. En même temps, il œuvre en faveur de la réconciliation des fidèles que divisaient alors les problèmes de la traduction entre le grec, langue traditionnelle de l'Eglise et le latin, langue populaire qui devenait la langue usuelle de l'Italie. Il aura l'audace de commander à saint Jérôme la traduction latine de la Bible, ce sera la Vulgate. Il organisa le culte des martyrs, nettoya et agrandit les catacombes où ils étaient inhumés et, sur leur tombe, il grave et compose des épigrammes qui font de lui un des premiers poètes latins chrétiens. Il fit écrire sur les murs des catacombes de saint Calixte : "Moi aussi, Damase, c'est ici que j'eusse voulu reposer si je n'avais pas craint de profaner les cendres des saints." et il se fit humblement enterrer dans une église voisine.

Autre biographie:
On convient que saint Damase était d'origine espagnole, quoiqu'on ne sache pas précisément en quelle ville ni en quelle province il naquit, vers l'an 304. Étant venu à Rome avec sa famille, il entra dans les Ordres sacrés et devint par ses mérites un des membres les plus considérables du clergé. Le pape saint Libère en fit son archidiacre ou vicaire général et lui confia la charge de nonce apostolique auprès des empereurs Valens et Valentinien. En 355, Libère, gardien de la foi de Nicée et défenseur de saint Athanase, fut enlevé de son siège par ordre de l'empereur Constance. Ne se contentant pas de témoigner de sa fidélité au souverain pontife, Damase voulut l'accompagner quelque temps jusqu'en Thrace où il souffrit l'exil et la mort. Après le décès du Saint-Père, saint Damase, alors âgé de soixante-deux ans, fut élu pour lui succéder.
Ursin ou Ursicin, diacre ambitieux qui convoitait la haute dignité de souverain pontife, se fit élire antipape. Jaloux de l'ascendant moral dont jouissait saint Damase, Ursin le fit accuser d'adultère. Le saint pontife ne se troubla point de cette noire calomnie, mais pour le bien de l'Église, il assembla à Rome un synode de quarante-quatre évêques où il se justifia pleinement. Ses accusateurs furent excommuniés et chassés de la ville éternelle.
Malgré ces difficultés, saint Damase donna tout son éclat à la papauté au IVe siècle. En 369, sur le conseil de saint Athanase, il convoqua un concile à Rome où il condamna les décrets du faux concile de Rimini dans lequel la profession de foi du concile de Nicée avait été rejetée, et déposa Auxence, évêque arien de Milan. En 373, dans un deuxième concile toujours tenu à Rome, il condamna les nombreuses hérésies qui infectaient alors l'Église d'Orient, surtout celle d'Apollinaire qui prétendait que le corps de Jésus-Christ n'avait pas été formé dans le sein de Marie, et qu'en la personne du Christ, le Verbe tenait lieu de l'entendement humain. Durant ce même concile, saint Damase promulgua la liste des Livres de l'Ancien et du Nouveau Testament reconnus comme divinement inspirés. Ce saint pape régla aussi la psalmodie et introduisit l'usage de terminer tous les psaumes par le Gloria Patri. En 381, après avoir convaincu d'hérésie les évêques Pallade et Secondien, saint Damase tint le second concile général de l'Église dans la ville d'Aquilée, afin de remédier au schisme qui affligeait depuis longtemps l'Église d'Antioche. Cette réunion au sommet se composait de cent cinquante évêques d'Orient. Arius et le prince Macédonius furent condamnés, leurs erreurs démasquées, et la foi orthodoxe ressuscita plus forte et plus belle qu'auparavant. Le saint pape Damase mourut octogénaire, après avoir gouverné pendant dix-huit ans l'Église de Jésus-Christ avec un dévouement inlassable et une sagesse éprouvée.

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/12/11.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Damase_Ier



Saint Daniel le Stylite Prêtre au Proche-Orient (+ 489)
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Originaire de l'Asie Mineure, il passera les trente-trois dernières années de sa vie sur une colonne, au bord du Bosphore, c'est-à-dire une petite plate-forme montée sur deux piliers et entourée d'une balustrade. Il exhortait les fidèles qui venaient à ses pieds et laissait monter ceux qui voulaient lui parler.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsdecembre/dec11.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_le_Stylite



Saint Aleithelas (+ 354)
et saint Apsées, martyrs durant la grande persécution perse du 4ème siècle. Arrêtés, ils furent décapités.



Bienheureux Arthur Bell prêtre franciscain et martyr (+ 1643)
Né en 1590, il étudia à Saint-Omer au collège anglais puis alla à Valladolid en Espagne. Ordonné en 1618, Arthur prit le nom de François. Il travailla à Douai, à Gravelines, puis fut transféré à Bruxelles. Il parlait plusieurs langues et ses dons l'amenérent à faire de nombreuses traductions. Professeur d'hébreu et des langues sacrées des novices franciscains et des jeunes prêtres dont Jean Woodstock et Henri Heath qui furent martyrisés avec lui, Thomas Bullaker et Walter Colman. Nommé provincial pour l'Ecosse, il passa quelque temps en Espagne puis rejoignit l'Ecosse en 1633 et l'Angleterre en 1634. Il continua son travail clandestin jusqu'en 1643. Condamné le 9 décembre, torturé le 11 décembre, il mourut en martyr.

A lire (en anglais) Blessed Francis Bell - Heavenly Patron of West Grinstead
http://www.consolation.org.uk/FrancisBell.html

À Londres, en 1643, le bienheureux Arthur Bell, prêtre franciscain et martyr. Condamné à mort sous le roi Charles Ier uniquement à cause de son sacerdoce, il subit les supplices du gibet à Tyburn.



Saint Avre (7ème s.)
originaire de Sens, il voulut se retirer dans la solitude. Il resta quelque temps à Grenoble où il reçut une paroisse. Mais les calomnies l'en firent partir et c'est en Maurienne qu'il se construisit une cellule pour lui-même, une chapelle pour chanter Dieu et un hospice pour soigner les pauvres.
Un village naquit de ce monastère, Saint Avre-73130
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Avre



Saint Barsabas abbé (+ 342)
Higoumène (Père Abbé) du monastère d'Ishtar près de l'ancienne Persépolis, il confessa la foi chrétienne devant le gouverneur perse de la région et il eut la tête tranchée avec dix de ses moines.



Bienheureux David d'Himmerode (+ 1179)
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L'abbaye d'Himmerod

Originaire de Florence, il entra à Clairvaux en 1131, sous la conduite de saint Bernard. Envoyé en Allemagne en 1134, il fut le fondateur de l'abbaye d'Himmerode, dans le diocèse de Trèves.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_d%27Himmerod



Saint Envel (6ème s.)
Saint Envel le Jeune n'a pour existence historique que l'église qui porte son nom, Loc-Envel-22810 où l'on conserve une chaîne d'un prisonnier détenu injustement et que le saint aurait délivré par ses prières. Il aurait été ermite à Plounevez-Moedec dans les Côtes d'Armor.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loc-Envel



Saint Fivetein (+ 888)
Moine bénédictin en Bretagne, il fut le disciple de saint Convoyon à l'abbaye du Saint-Sauveur de Redon. L'on ne sait rien d'autre de lui. Pas même par l'une ou l'autre légendes puisqu'aucune ne s'est emparée de lui.



Bienheureux Franco Lippi ermite de l’Ordre du Carmel (+ 1291)
Né à Grotton, à proximité de Sienne en Toscane (Italie), il passa sa jeunesse en mauvaise compagnie et devint chef d'une bande de voyous. Fuyant la justice, il rejoignit un groupe de brigands, dont il était le plus criminel. A 50 ans, il devint aveugle, se repentit, se convertit totalement et devint célèbre par l’extrême rigueur de sa pénitence. Il fit le pèlerinage de Compostelle, recouvra la vue, fut absous par le pape Grégoire X, puis il fut accepté chez les Carmes comme religieux frère, à l'âge de 60 ans. Il se signala par sa grande ferveur dans cette vie nouvelle.
Au centre d'études d'histoire de la spiritualité
- Carmes Nantes, on peut consulter le livre 'Il beato Franco Lippi' de Teresa Stanislao di S.
http://www.carm-fr.org/bibli/index.php?lvl=author_see&id=4727&PHPSESSID=58d50d61d8358e4cf55df2d8e



Saint Hildemar (+ v. 844)
Moine de Corbie en Picardie, il fut nommé évêque de Beauvais en 821. Il participa au concile de Paris en 829 et de Beauvais en 844.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%AAque_de_Beauvais#Moyen_.C3.82ge



Saint Léonce d'Achaie (5ème s.)
Son père qui était administrateur du Péloponnèse, lui fit faire de très bonnes études à Constantinople. Il se maria avec une épouse qui comprenait son désir de vie spirituelle et, avec son accord, il abandonna ses biens, se retira sur les hauteurs inhospitalières du mont Klokos et, de là, il gagna en paix l'hospitalité de la demeure éternelle de Dieu.



Saint Luc le Nouveau Stylite (+ 979)
Engagé dans l'armée qui défendait l'empire contre le souverain bulgare Syméon, il la quitta pour devenir moine, puis prêtre et il devint aumônier dans l'armée impériale. Après un long temps d'ascèse au monastère du Mont Olympe en Bithynie, il se fixa près d'un oratoire et s'installa sur une colonne dans un lieu désertique. L'évêque lui demanda de se fixer aux abords de Constantinople, ce qu'il fit avec obéissance et il y demeura quarante ans pour la joie de très nombreux fidèles qui, grâce à lui, se repentaient de leurs fautes.



Sainte María Maravillas de Jesús (+ 1974)
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María Maravillas de Jesús, (Pidal y Chico de Guzmán) (1891-1974) béatifiée le 11 mai 1998, canonisée en Espagne le 4 mai 2003 par Jean-Paul II.
Au cours de la persécution religieuse, Mère Maravillas brilla par son esprit de réparation, par sa force, sa sérénité et sa confiance dans le Seigneur. Elle fonda par la suite dix autres Carmels, dans des lieux appartenant à la tradition de sainte Thérèse et de saint Jean.
(source biographie sur le site du Vatican)
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030504_maravillas_fr.html

"Sainte Maravillas de Jesús vécut animée par une foi héroïque, formée à travers une vocation austère, plaçant Dieu au centre de son existence. Une fois surmontées les tristes circonstances de la guerre civile espagnole, elle fut à l'origine de nouvelles fondations dans l'Ordre du Carmel façonnées par l'esprit caractéristique de la réforme thérésienne. Sa vie contemplative et la clôture du monastère ne l'empêchèrent pas de répondre aux besoins des personnes qu'elle fréquentait et de promouvoir des oeuvres sociales et caritatives autour d'elle."
(source Homélie du Pape Jean-Paul II)
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030504_canonization-spain_fr.html



Bienheureux Martin et Melchior martyrs (+ 1632)
Martin de Saint-Nicolas et son compagnon de martyr, Melchior de Saint-Augustin.
Ils étaient tous deux espagnols. Ils entrèrent chez les Augustins Récollets, l'un en 1618 et le second en 1617. Envoyé aux Philippines puis au Japon, ils furent arrêtés et subirent, ensemble, le martyre à Nagasaki.
Béatifiés le 23 avril 1989.
À Nagasaki au Japon, en 1632, les bienheureux martyrs Martin Lumbreras Peralta et Melchior Sanchez Pérez, prêtres augustins, qui, à peine entrés dans cette ville, furent arrêtés, jetés dans une cellule obscure et enfin brûlés vifs.



Saint Nicon de Kiev Moine de la laure des Grottes de Kiev (+ 1088)
Moine de la laure des Grottes de Kiev, disciple de saint Antoine, il fut pris en otage par les armées polonaises, priant pour ses ravisseurs. Au bout de trois ans, il retrouva la liberté qui lui permit de retourner dans son monastère. L'un de ses gardiens vient l'y rejoindre pour se consacrer aussi à la vie monastique.



Saint Sabin de Plaisance (+ 420)
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Statue de Saint Sabin de Plaisance venerée dans l'eglise de Caselle Landi, Italie, avec le gonfanon municipal

ou Savin.Evêque de Plaisance en Italie du Nord, il était lié d'amitié avec saint Ambroise qui lui soumettait ses écrits pour révision et approbation. Le pape saint Damase l'avait envoyé, bien qu'il ne fut alors que diacre, à Antioche pour régler le schisme mélécien qui divisait cette Eglise.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sabin_de_Plaisance



Saints Victoric, Gentien et Fuscien martyrs (+ v. 303)
Exécutés à Amiens sous l'empereur Maximien. Ils eurent le nez transpercé de broches de fer rougies, puis leurs yeux furent arrachés avant qu'ils soient décapités.
Leur culte fut très populaire comme en témoigne l'existence d'une localité : Saint Fuscien-80680 Les reliques de Saint-Gentien sont à Sains en Amienois (Somme)

"Victoric et Fuscien évangélisèrent Thérouanne et la Morinie. Ils auraient été martyrisés ainsi que Gentien, leur hôte, à une date incertaine à la fin du 3ème siècle ou au début du 4ème siècle. Victoric et Fuscien se rendaient à Amiens pour rencontrer saint Quentin, quand un vieillard, Gentien leur apprit qu'il venait d'être martyrisé. Il les reçut chez lui.. Arrêté,,on lui trancha la tête. Victoric et Fuscien furent lourdement enchaînés et torturés avant d'être décapités."
(source: les saints du Pas de Calais - diocèse d'Arras)
http://arras.cef.fr/page-10040-saints-calais.html

"Le diocèse d'Amiens est créé vers la fin du IIIe siècle, au temps des premiers missionnaires venus évangéliser le nord de la Gaule. Notons, pour le diocèse, Saint Quentin, les Saints Fuscien, Victoric et Gentien"
(source: Histoire du diocèse d'Amiens)
http://catholique-amiens.cef.fr/page/index.php?rub=13

Une internaute nous écrit avoir "découvert ces trois Saints à l'église du Crotoy (baie de Somme)"
Fils de prêtre et membre du clergé romain par tradition familiale, Damase est élu Pape en 366 dans une époque troublée par les dissensions théologiques et les querelles de partis. On lui opposera même un antipape durant quelque temps. Il soutient la foi en la Trinité que les ariens combattaient. En même temps, il œuvre en faveur de la réconciliation des fidèles que divisaient alors les problèmes de la traduction entre le grec, langue traditionnelle de l'Eglise et le latin, langue populaire qui devenait la langue usuelle de l'Italie. Il aura l'audace de commander à saint Jérôme la traduction latine de la Bible, ce sera la Vulgate. Il organisa le culte des martyrs, nettoya et agrandit les catacombes où ils étaient inhumés et, sur leur tombe, il grave et compose des épigrammes qui font de lui un des premiers poètes latins chrétiens. Il fit écrire sur les murs des catacombes de saint Calixte : "Moi aussi, Damase, c'est ici que j'eusse voulu reposer si je n'avais pas craint de profaner les cendres des saints." et il se fit humblement enterrer dans une église voisine.



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Damase 1er (+384), pape (calendrier romain et ambrosien) ; Paul (IIIe s.), confesseur (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (2kiyahk/tahsas) : Abba Or (IVe s.), moine (Église copte) ; Ananias, Azarias et Misaël (VIe s. av J.-C. ; Église éthiopienne)

Luthériens : Lars Olsen Skrelsrud (+1910), missionnaire en Inde

Maronites : Daniel le Stylite (+493) ; Damase, pape

Orthodoxes et gréco-catholiques : Daniel le Stylite, moine

Bonne fête aux :

  • Daniel, au calendrier civol 2009, et ses dérivés : Dana, Danaé, Danaël, Daniè, Daniela, Danièle, Danielle, Daniset, Danitza, Dany, Deniel, Deniela. Mais beaucoup de Daniel doivent leur nom au prophète (17 décembre) et non au stylite de Constantinople.

Bonne fête aussi aux :


Événements 


1688
Le roi Jacques II d'Angleterre (roi Jacques VII d'Écosse) s'enfuit en France.
Il est formellement déposé le 6 janvier 1689.


11 décembre dans les croisades

1098
 prise de Ma'arrat par les croisés[1]


11 décembre 1792
 Le procès du roi
" Je ne croirai à la république que lorsque la tête de Louis ne sera plus sur ses épaules", a déclaré Marat. Depuis plusieurs semaines, le sort du roi se discute à la Convention. Si les modérés et certains Girondins souhaitent sauver le prisonnier, les Montagnards désirent sa mort, seule façon de rompre avec le passé.

Après la découverte aux Tuileries des documents de "l'armoire de fer", la Convention décide de juger le roi. Les débats s'ouvrent le 15 janvier 1793. Ce jour-là, la grande majorité des députés déclare Louis Capet coupable. Reste maintenant à fixer la peine. Le vote doit se faire nominalement et à haute voix à la tribune.

Dans les galeries, la foule se presse, bruyante et gesticulante : les "patriotes" s'apprêtent à acclamer les députés optant pour la mort et à huer les partisans de l'indulgence. Commencé le 16 en fin de journée, le scrutin durera plus de trente heures dans une atmosphère mouvementée. Au soir du 17, les quinquets jettent de lugubres clartés dans la salle et l'Assemblée est épuisée. Enfin, les résultats sont donnés. Sur 721 bulletins, 361 demandent la mort immédiate, le reste se partage entre la mort avec sursis et diverses peines.

Le 20 janvier, le condamné est averti de la sentence. Il formule 3 demandes : un délai pour se préparer à la mort, la permission d'être assisté par un prêtre et de s'entretenir avec sa famille. Seule la première requête est repoussée. Le soir, le roi reçoit l'abbé Edgeworth de Firmon. Il fait ensuite des adieux déchirants aux siens, puis va dormir.

Le lendemain, après avoir entendu la messe, il descend d'un pas ferme l'escalier du Temple. Tout le long du parcours, il récite des prières et se laisse lier les mains au pied de l'échafaud. Quelques secondes plus tard, le bourreau montre au peuple la tête du monarche, symbole de la révolution victorieuse.

Séance du 11 décembre 1792 

C’est Bertrand Barère de Vieuzac qui préside la Convention nationale l’acte énonciatif d’accusation rédigé par Robert Lindet et décrète l’interrogatoire de Louis XVI.

Louis XVI fait son entrée dans la salle de la Convention nationale.

« Louis, dit Barère de Vieuzac, la nation vous accuse, l’Assemblée nationale a décrété le 3 décembre que vous serez jugé par elle ; le 6 décembre, elle a décidé que vous seriez conduit à la barre. On va vous lire l’acte énonciatif des délits qui vous sont imputés... Vous pouvez vous asseoir. »

Les 11 chefs d’accusation 

  1. D’avoir tenté d’empêcher la réunion des États généraux, et par là avoir attenté à la liberté.
  2. D’avoir rassemblé une armée contre les citoyens de Paris et de ne l’avoir éloignée qu’après la prise de la Bastille.
  3. De n’avoir pas tenu ses promesses à l'Assemblée constituante, d’avoir éludé l’abolition de la féodalité et laissé piétiner la cocarde tricolore provoquant ainsi les journées des 5 et 6 octobre 1789.
  4. D’avoir prêté serment lors de la fête de la Fédération pour essayer ensuite de corrompre l'Assemblée constituante en particulier par l’intermédiaire de Mirabeau.
  5. D’avoir trompé l’Assemblée constituante en lui adressant copie d’une lettre adressée aux agents diplomatiques indiquant qu’il avait accepté librement la Constitution, tout en prodiguant l’argent du peuple pour préparer la fuite de la famille royale.
  6. Convention passée entre Léopold II et le roi de Prusse pour rétablir la monarchie française.
  7. D’avoir envoyé des sommes considérables au marquis de Bouillé et aux émigrés.
  8. D’avoir eu une part dans l’insurrection du 10 août 1792.
  9. D’avoir ordonné le stockage de grains, de sucre et de café.
  10. D’avoir mis son veto au décret prévoyant la formation d’un camp de 20 000 fédérés.
  11. D’être responsable de la fusillade du Champ-de-Mars le 17 juillet 1791.

Interrogatoire 

Louis XVI écouta les 11 chefs d’accusation assis dans le fauteuil où il avait accepté la Constitution. Après que le secrétaire lui a donné lecture de l’acte énonciatif d’accusation, le président Bertrand Barère de Vieuzac reprend ensuite chaque article de l’accusation et questionne Louis XVI.

Barère de Vieuzac : Vous êtes accusé d’avoir attenté à la souveraineté du peuple, le 20 juin 1789.
Louis XVI : Aucune loi ne me défendait alors de faire ce que je fis à cette époque.
Barère de Vieuzac : Le 14 juillet 1789, la veille de la prise de la Bastille, vous avez fait marcher des troupes contre Paris ; vous avez fait répandre le sang des citoyens.
Louis XVI : J’étais le maître de faire marcher des troupes où je voulais. Jamais mon intention n’a été de faire couler le sang.
Barère de Vieuzac : Vous avez longtemps éludé de faire exécuter les décrets du 4 août. Vous avez permis que, dans des orgies faites sous vos yeux, la cocarde tricolore ait été foulée aux pieds.
Louis XVI : J’ai fait les observations que j’ai cru justes et nécessaires sur les décrets qui m’ont été présentés. Le fait est faux pour la cocarde ; jamais il ne s’est passé devant moi.
Barère de Vieuzac : Vous avez répandu de l’argent parmi les ouvriers du faubourg Saint-Antoine, pour les mettre dans votre parti[1].
Louis XVI : Je n’avais pas de plus grand plaisir que celui de donner à ceux qui avaient besoin ; il n’y avait rien en cela qui tînt à quelque projet.
Barère de Vieuzac : Vous avez feint une indisposition pour aller à Saint-Cloud ou à Rambouillet, sous le prétexte de rétablir votre santé.
Louis XVI : Cette accusation est absurde.
Barère de Vieuzac : Le 17 juillet, vous avez fait verser le sang des citoyens au Champ de Mars.
Louis XVI : Ce qui s’est passé le 17 juillet ne peut m’être imputé.
Barère de Vieuzac : Vous avez payé vos gardes du corps à Coblentz ; les registres de Septeuil en font foi.
Louis XVI : Dès que j’ai su que les gardes du corps se formaient de l’autre côté du Rhin, j’ai défendu qu’ils reçussent aucun paiement.
Barère de Vieuzac : Vous vous êtes tu sur le traité de Pilnitz, par lequel des rois étrangers s’étaient engagés à rétablir en France la monarchie absolue.
Louis XVI : Je l’ai fait connaître sitôt qu’il est venu à ma connaissance. Au reste, c’est une affaire qui, d’après la constitution, regarde les ministres.
Barère de Vieuzac : Vous avez fait couler le sang au 10 août.
Louis XVI : Non, monsieur ; ce n’est pas moi !

Le roi prononça ces mots avec une véhémente indignation.

L’interrogatoire fut terminé. « Louis, avez-vous quelque chose à ajouter ? », lui demanda Bertrand Barère de Vieuzac.

« Je demande communication des accusations que je viens d’entendre et des pièces qui y sont jointes et la facilité de choisir un conseil pour me défendre ». On lui présenta les pièces produites à l’appui de l’acte énonciatif d’accusation. Louis XVI dit : « Je ne les reconnais pas ». Il ne reconnut pas davantage sa signature et son cachet aux armes de France au bas d’une lettre à l’évêque de Clermont, et affirma ignorer l’existence de « l’armoire de fer » aux Tuileries. L’audience fut terminée.

La Convention nationale accorde des défenseurs à Louis XVI 

Le 12 décembre 1792, la Convention accorde des défenseurs à Louis XVI : François Denis Tronchet, Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, Guy-Jean-Baptiste Target, Raymond de Sèze.

 


La Révolution Française - Procès du Roi

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Procès et mort du Roi

(1)

La Convention proclame la République - Girondins contre Montagnards

A Convention compte sept cent quarante - neuf députés. De son propre choix, la Gironde s'est placée sur les bancs de la droite. Ce seul fait lui imprime un caractère sinon de réaction, du moins de stabilisation, d’arrêt. Gardant ses chefs, Brissot, Vergniaud, Condorcet, Guadet, Gensonné, Isnard, Pétion, elle les a renforcés de quelques recrues qui déjà ont marqué à la Constituante : Camus, Rabaud-Saint-Etienne, Lanjuinais, Buzot.

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Louis XVI - par Ducreux 

dernier portrait exécuté au Temple 

Musée Carnavalet


A gauche, en face d'elle, la Montagne se groupe autour des élus de Paris: Robespierre, Marat Danton, Camille Desmoulins. On retrouve sur ses bancs Cambon, Merlin de Douai, Chabot, Carnot, « l'orateur du genre humain » Anacharsis Clootz. Des noms nouveaux y paraissent le procureur Carrier, le poète M.-J. Chénier, l'ex-prote Tallien, un jeune homme sévère aux traits féminins, au langage acéré, Saint-Just, un capitaine des Indes passionné pour l'aventure et le plaisir, le ci-devant vicomte de Barras.

Description de l'image Cloots01.jpg.

Anacharsis Clootz - lavis de Bonneville - Musée Lambinet

Le centre, ou Plaine, ou Marais, génériquement lâche, et en qui pourtant réside la majorité - il dispose de plus de quatre cents voix -, compte beaucoup d'hommes capables mais sans doctrine, monarchistes d'habitude et de tempérament, et qui vont osciller suivant la passion et surtout l'intérêt du moment Sieyès, inspirateur et témoin de la première Révolution, en fait partie et un ancien conseiller à la cour des Comptes de Montpellier, Cambacérès, dont on entendra parler. Barère y reparaît, il ne tardera pas à passer à la Montagne où par politique le suivra Cambacérès.

Description de cette image, également commentée ci-après

Marie-Joseph Chénier - lavis de Bonneville - Musée Lambinet

Au début Gironde et Montagne semblent faire trêve. L'Assemblée s'occupe dès le premier jour d'un objet essentiel, l'enterrement de la monarchie. Elle vote à l’unanimité, aux acclamations des tribunes, le décret présenté par Collot d'Herbois et appuyé par l'évêque Grégoire, qui abolit la royauté en France. La République est établie par prétérition.

Dans tout Paris, au son des trompettes, à la lueur des torches, le décret est lu à haute voix. Louis XVI l'e

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ntend de sa prison.

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Barère de Vieuzac - par Moreau le jeune - B.N. Estampes

Point d'émotion dans la ville, la proclamation de la République semble une formalité; depuis tant de mois, la royauté n'était plus qu'un nom.

La trêve entre les Montagnards et les Girondins ne pouvait durer. Dès le 22 septembre, les Girondins perdent la première manche à propos de l'élection des juges. Ils cherchent leur revanche et réclament la mise en accusation de Marat, inspirateur des massacres de Septembre. Nouvel et grave échec.

Image illustrative de l'article Jérôme Pétion de Villeneuve

Pétion - d'après Chrétien et Fouquet

Danton s'est démis de ses fonctions de ministre, incompatibles avec le mandat de député.

Il cherche à entraîner dans sa retraite Roland qu'il brocarde avec indécence. Après quelques flottements, Roland, guidé par sa femme, préfère abandonner son siège et garder son portefeuille. Servan, partant pour l'armée, est remplacé par Pache et Danton par Garat.

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Génsonne - par David

Les Montagnards attaquent à leur tour. Les Girondins, en nombre pourtant au club des Jacobins, y sont assaillis de rude manière par Fabre d'Eglantine et Billaud-Varenne, autres massacreurs. La Montagne finit par l'emporter Brissot est exclu pour avoir osé accuser la Commune. Dès lors les Girondins s'abstiennent de paraître au club et le livrent à leurs ennemis. Ils préfèrent se rencontrer chez leurs amis. Ils dînent chez Pétion, chez Clavière, chez Mme Roland, ils se réunissent aussi chez Mme Dodun, femme d'un administrateur de la Compagnie des Indes. Ils y perdent le peu qu'ils avaient de discipline. Ils ne seront plus qu'un parti fractionné qui à chaque coup d'air tourbillonne, tandis que les Montagnards se serrent et se concentrent, « répétant »aux Jacobins tous les grands débats avant d'aborder la Convention.

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Camus - dessin de Moreau le Jeune - B.N. Estampes

Pétion, réélu maire de Paris, démissionne pour demeurer à l'Assemblée. Le médecin Chambon, ami de Brissot, est péniblement nommé à sa place. La Commune s'est renouvelée. Elle n'est pas d'opinion plus modérée. Elle choisit Chaumette pour procureur-syndic avec Réal et Hébert pour substituts. Beau trio; l'Hôtel de ville échappe à la Gironde.

Après avoir commis la faute d'attaquer Marat, les Girondins attaquent Danton. Ils lui demandent des comptes de sa gestion... Harcelé par Brissot, Danton n'échappe que par la lassitude de la Convention qui passe enfin à l'ordre du jour. Mais de ce moment il est à peu près déshonoré. Son influence en baisse d'autant, moins d'ailleurs au profit des Girondins qu'à celui de Robespierre.

C'est ce dernier que les Girondins essaient alors d'abattre. Nouvel échec, plus grave encore. A chaque pas ils perdent du terrain. Maîtres du pouvoir, ils n'osent pas l'exercer; ils ont des orateurs, point d'hommes d’Etat.

Leur hostilité à l'égard de Paris les a privés d'un point d'appui indispensable dans un pays centralisé comme la France. Anacharsis Clootz, naguère lié avec eux, leur reproche ouvertement leur fédéralisme. L'accusation est vraie. Sans l'avouer, Buzot et ses amis tendent à faire de la France un conglomérat de républiques régionales. Ils marchent ainsi au rebours de toute la tradition française. Ils paieront chèrement leur erreur.



 


2008

réunion à Versailles pour protester contre la présence des oeuvres de Koons dans le château de Versailles.

L'IMB s'associe à cette manifestation et invite ses amis et ses adhérents à se rendre le jeudi 11 décembre à 20 heures à l'hôtel de France, à Versailles, au 5 rue Colbert, face au château.

Site : coordination-defense-de-versailles.fr

 

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