Religion - Royauté
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Elle avait pour frères et soeurs :
sans compter les nombreux bâtards du feu roi son père dit le "Vert-Galant".
D'ailleurs, elle ne connut guère son père qui mourut assassiné alors qu'elle n'avait que 4 ans. Sa mère fut alors nommée régente avant d'être disgraciée en 1617.
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C'est l'action d'un homme d'État portugais, le comte de Castelo Maior, qui fut à l'origine de ce mariage visant à une alliance du Portugal et de la France contre leur ennemi commun, l'Espagne.
Le mariage commence par une tentative de rapt en mer par les Espagnols : informés par leurs espions de la date de l'embarquement de la princesse pour le Portugal, ils envoient depuis Cadix une escadre pour intercepter le convoi nuptial. Le commandant de cette flotte de 15 navires décide de s'emparer au préalable du fort Saint-Jean sur les petites îles Berlengas, au large de Peniche et du Cap Cavoeiro, à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne. Cet endroit offrait des anses propices à l'ancrage des bâtiments. Il avait longtemps été une base logistique pour les pirates de toutes nationalités cherchant à s'emparer des richesses du trafic maritime portugais et espagnol à destination de l'Afrique, de l'Amérique ou de l'Europe du Nord. L'affaire tourne mal pour les Espagnols : la petite garnison du fort (25 hommes) finit par se rendre mais résiste si bien qu'elle affaiblit l'armada qui abandonne son plan et rentre à Cadix. De leur côté, instruits peut-être des projets espagnols, les Français avaient modifié les dates du voyage.
La jeune reine arrive à Lisbonne mais ne tarde pas à être certainement profondément choquée par le spectacle de la cour, extrêmement exotique et arriérée vue de France, ainsi que par la personnalité de son mari. Celui-ci est décrit, dans la littérature portugaise, comme un imbécile et un caractériel. Affaibli par une maladie infantile, il fut rebelle à toute éducation et, dans sa jeunesse, passait son temps avec des gens de la plus basse extraction dans et hors du palais, à des jeux jugés indignes de sa condition : batailles, courses à pied, chahuts divers. Il introduisit même à la Cour un ami étranger (gênois) qui aurait eu une grande influence sur lui. Cet Afonso, « incapable d'aimer et de se faire aimer » fut sans doute un repoussoir pour la ravissante Marie Françoise qui fut séduite par le propre frère de Dom Afonso VI, Dom Pedro. Amours adultérines et un peu incestueuses.
Les deux amants réussirent à mener une cabale et à faire renvoyer Castelo Maior. Ils firent prononcer par les Cortes la déchéance du roi le 24 novembre 1667 et le firent interner pendant quatre ans « au diable », c’est-à-dire dans l'une des îles des Açores. Ils parvinrent aussi à faire annuler le mariage de Marie Françoise et Afonso le 28 mars 1668 au moyen d'une procédure douteuse au cours de laquelle des calomnies furent prononcées contre Afonso.
Marie Françoise de Savoie (Paris, 21 juin 1646 - † Lisbonne, 27 décembre 1683),
princesse d'Aumale, fille du défunt Charles-Amédée de Savoie, duc de Nemours et d' Elisabeth de Bourbon-Vendôme
Marie Françoise mena désormais une vie pieuse et édifiante, finançant notamment la construction de l'église de Nossa Senhora da Conceição, à Atouguia da Baleia, près de Peniche.
Afonso sera finalement rapatrié en 1675 et confiné au palais de Cintra où il mourut, âgé de 40 ans, d'une crise d'apoplexie, en entendant la messe, le 12 septembre 1683.
Marie-françoise redevient reine du Portugal... pour trois mois ... puiqu'elle suit son ex-mari dans la tombe dès le 27 décembre suivant.
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Pierre Gaston d'Orléans-Bragance est le premier fils et le second enfant de Pierre d'Alcântara d'Orléans-Bragance (1875-1940) et de son épouse morganatique, la comtesse tchèque
Élisabeth Dobrzensky de Dobrzenicz (1875-1951)
Pierre-Gaston est donc, entre autres, le frère d'Isabelle d'Orléans-Bragance (1911-2002), « comtesse de Paris », et de
Françoise d'Orléans-Bragance (1914-1968), « duchesse de Bragance »
En 1944, Pierre-Gaston d'Orléans-Bragance épouse, à Séville, Espérance de Bourbon (1914-2005), princesse des Deux-Siciles et sœur de Marie des Grâces de Bourbon (1910-2000), comtesse de Barcelone.
De cette union naissent 6 enfants :
Comme ses frères et sœurs, Pierre-Gaston d'Orléans-Bragance passe les premières années de son enfance au château d'Eu en Normandie, aux côtés de ses parents et de ses grands-parents, le comte et la comtesse d'Eu[1].
De fait, il visite pour la première fois le Brésil à l'âge de 7 ans, en 1920, lorsque la loi d'exil touchant sa famille est abrogée par le président Epitácio Pessoa. Par la suite, Pierre-Gaston revient dans son pays en 1922, à l'occasion de la fête du centenaire de l'indépendance du Brésil.
Il réalise ensuite la plus grande partie de ses études en Europe. Mais, en 1936, il participe avec sa sœur Françoise à l'expédition qu'organise son père dans le Mato Grosso pour entrer en contact avec les peuplades indigènes et découvrir les régions encore sauvages de son pays.
À partir de la Seconde Guerre mondiale, Pierre-Gaston d'Orléans-Bragance et sa famille quittent définitivement la France et retournent vivre au Brésil. Et même si c'est en Espagne qu'il épouse Espérance de Bourbon en 1944, Pierre-Gaston retourne par la suite vivre dans le pays dont il s'estime être l'« héritier du trône »
En 1945, le prince Pierre-Gaston renonce à ses droits au titre de « duc de Bragance » afin de conforter la position d'héritiers du trône de Portugal de sa sœur cadette et de l'époux de celle-ci, le prétendant migueliste dom Duarte Nuno de Bragance.
Jusqu'à la fin des années 1990, Pierre-Gaston d'Orléans-Bragance dirige la Compagnie Immobilière de Petrópolis, qui gère le patrimoine familial de l'ancienne famille impériale du Brésil.
Lors du référendum institutionnel brésilien de 1993[2], le prince Pierre-Gaston est, avec son cousin et rival Louis Gaston d’Orléans-Bragance, le principal soutien de la restauration monarchiste. Mais, après la victoire des républicains, il interdit à ses partisans de fonder un parti royaliste. Il se retire peu après sur la propriété de sa femme à Villamanrique de la Condesa, en Espagne, où il décède fin 2007[3]
Pour une partie des monarchistes brésiliens et pour lui-même, Pierre Gaston d'Orléans-Bragance est le « chef de la Maison impériale du Brésil » depuis la mort de son père en 1940.
Pourtant, ce dernier avait renoncé à ses droits dynastiques en épousant une femme issue d'une famille non souveraine et a toujours reconnu son neveu, Pierre-Henri d'Orléans-Bragance, comme l'unique « héritier du trône » brésilien.
Mais Pierre Gaston d'Orléans-Bragance considère cette renonciation comme nulle et sans valeur juridique.
Ce 27 décembre 2009, il y a 2 ans que le prince Pedro Gastao d’Orléans-Bragance, considéré par une partie des Brésiliens comme Pedro IV du Brésil, est décédé à Villamanrique en Andalousie où il possédait avec son épouse -décédée 3 ans plus tôt- une résidence.
Le prince Pedro Gastao, Maria, Joao, Lourenço, Felipe, Humberto, Miguel, Rafael, Gonzaga d’Orléans-Bragance naquit en 1913 au château d’Eu pendant l’exil de la famille impériale du Brésil (suite à la proclamation de la république en 1889 et de la loi dit “du Banimlentao”). Sa naissance fut déclarée à l’ambassade du Brésil à Paris par son père le prince Pedro de Alcantara. Il étudia aussi à la Sorbonne l’économie et les sciences politiques.
A l’âge de 7 ans, il revint au Brésil avec ses parents le prince Pedro de Alcantara et la comtesse Elisabeth Dobrzensky von Dobrzenicz. Dans les mémoires de sa soeur Isabelle devenue comtesse de Paris, il se confie “Je me souviens que nous nous sommes installés à l’Hôtel Gloria à Catete“. En 1927, la famille se réinstalle définitivement au Palais du Grao-Para, une annexe du Palais impérial de Petropolis.
A la mort de son père en 1940, il devient le Chef de la Maison impériale du Brésil (ainsi reconnu par une partie des Brésiliens).
En 1944, Dom Pedro épouse la princesse Maria Esperanza de Bourbon-Deux-Siciles. De cette union sont nés 6 enfants : Pedro Carlos (31.10.1945) , Maria da Gloria (13.12.1946) aujourd’hui duchesse de Segorbe et mère des princes Pierre, Alexandre et Philippe de Serbie, Afonso (25.04.1948), Manuel (17.06.1949), Cristina (16.10.1950) et Francisco (09.12.1956).
Le prince était parent avec de nombreux membres du Gotha : oncle du roi Juan Carlos (fils de la comtesse de Barcelone, soeur de son épouse la princesse Esperanza), oncle de l’actuel comte de Paris, oncle du duc de Bragance, grand-père du prince Pierre de Serbie, oncle et grand cousin des Bourbon-Deux-Siciles, des Bourbon-Parme, Habsbourg,…
Le prince est décédé à Villamanrique. Ses funérailles ont eu lieu en présence de ses 6 enfants et de ses 17 petits-enfants ainsi que de nombreux membres du Gotha.
Point de Vue publia dans son numéro 3102 du 2 au 8 janvier 2008 un article intitulé “L’empereur est mort”, où on pouvait lire “Le dernier empereur est mort. Avec lui, c’est encore un petit bout des empires d’autrefois, qui disparaît dans la légende.” (Merci à Astrid Bodstein pour les photos, les infos du texte de Eduardo Henriques de Araujo et la traduction de Victor Villon)
En compagnie de Jean et Joséphine-Charlotte de Luxembourg
Lors de la visite du roi et de la reine de Suède au Brésil
Le prince et son épouse rencontrent la reien d’Angleterre et le duc d’Edimbourg lors de leur visite en Espagne
En compagnie de son neveu le comte de Paris et son épouse
En 1997, il est présent (derrière le roi et la reine de Suède)lors du mariage de l’Infante Cristina à Barcelone
Moment de complicité avec sa soeur Isabelle, comtesse de Paris
2009
Taillis, Pleurtuit (Ille- et-Vilaine). Paris. Dompierre-sur-Yon (Vendée).
Il a plu à Dieu de rappeler auprès de Lui, le 27 décembre 2009, dans sa 91 e année, munie des sacrements de l'Église,
Mme Amédée LE PRÉVOST de LA MOISSONNIÈRE née Yvonne de Gazeau Robiou de Lavrignais,
ancienne hospitalière de Notre-Dame du Salut de Lourdes.
De la part de :
M. et Mme Henry Le Prévost de La Moissonnière, M. et Mme Hervé Le Prévost de La Moissonnière, la comtesse Hervé de Maynard en union avec le comte Hervé de Maynard (†), M. et Mme Yves Le Prévost de La Moissonnière, ses enfants, ses 15 petits-enfants et ses 28 arrière-petits-enfants,
la vicomtesse Tanneguy de Ferron, sa sœur, ses neveux et nièces des familles Gazeau, Carcouët, Ferron et La Moissonnière, M. et Mme Antoine Rousselle, Mme Olivier Tarneaud, sa filleule.
La cérémonie religieuse aura lieu le mercredi 30 décembre, à 15 heures, en l'église de Taillis (Ille-et-Vilaine).
Ni fleurs ni couronnes, des messes.