Religion - Royauté

Née en mai 974
Décédée le 14 janvier 1045
Inhumée dans la crypte de la Collégiale Saint Servatius
Quedlinbourg Saxe-Anhalt, Allemagne
fille de l'empereur Otton II et de Théophano Skleraina.
Elle fut élevée par sa tante Mathilde[1] (v. 955 – † 6 février 999), (elle-même fille d'Otton le Grand), première abbesse de l'abbaye de Quedlinbourg.
À la mort de celle-ci (le 7 février 999), Adélaïde fut élue à son tour à la tête de l'abbaye qu'elle devait diriger de 999 à sa mort, survenue en 1045.
Par la suite, Adélaïde fut dotée de nouveaux bénéfices : en 1014, elle fut aussi élue abbesse des congrégations réunies de Gernrode et Frose, et peu après prit la tête de la congrégation de Vreden.
Le jour de la Saint-Michel 1039, son titre d'abbesse de Quedlinbourg ayant été remis aux votes, elle fut de nouveau consacrée par l'évêque Arnolphe d'Halberstadt en présence d'autres prélats et de plusieurs comtes.
Enfin à la mort de sa sœur Sophie (janvier 1039), elle fut élue également abbesse de Gandersheim ; toutefois, l'empereur Conrad II ne l'entendait pas de cette oreille, et elle ne fut consacrée qu'à la mort de ce dernier.
Le domaine abbatial de Quedlinbourg s'enrichit sous son sacerdoce des nombreuses donations de son frère, l'empereur Otton III et du successeur de celui-ci, l'empereur Henri II, dans la mesure où ces deux souverains y organisèrent les festivités impériales (les Rameaux et Pâques) à de multiples reprises.
Les Annales de Quedlinbourg décrivent en détail la consécration en 1021 par l'évêque Arnolphe d'Halberstadt, l'archevêque de Magdebourg Géron et d'autres évêques, de la chapelle et de ses autels en présence de l'empereur.
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Mathilde de Dammartin, née vers 1202, morte le 14 janvier 1259, fut comtesse de Dammartin, de Boulogne (Mathilde II) et d'Aumale de 1214 à sa mort.
Elle était fille de Renaud, comte de Dammartin et d'Aumale, et d'Ide de Lorraine, comtesse de Boulogne.
Son père ayant été vaincu et fait prisonnier à la bataille de Bouvines, Philippe Auguste, prit le contrôle du Boulonnais et maria Mathilde en 1218 à son fils Philippe Ier Hurepel de France (1200 † 1234), comte de Clermont-en-Beauvaisis.
Le comté de Boulogne fut d'abord sous l'administration directe du roi de France, puis à la mort de ce dernier, en 1223, Philippe Hurepel put exercer le pouvoir.
La paix apporta la prospérité et Philippe fit restaurer et améliorer les fortifications de la ville et de plusieurs places fortes du comté.
A la mort de ce dernier, Blanche de Castille, alors régente de France, la maria en 1235 à un de ses neveux Alphonse IIIroi de Portugal (1210 † 1279). Ils eurent deux fils : (1219 † 1279),
En 1237, le comté de Boulogne devient vassal du comté d'Artois, qui vient d'être donné en apanage à Robert de France, frère de saint-Louis. En 1253, Alphonse répudie Ide pour épouser Béatrice de Castille, mais conserve le titre de comte de Boulogne. D'une manière générale, le règne de la comtesse Mahaut fut considéré pour le Boulonnais comme une période de paix et de prospérité, si bien que les chroniques et les chartes se réfèrent aux actes du temps de la comtesse Mahaut.
Elle mourut en janvier 1259 et avait eu quatre enfants. Trois étaient déjà morts, et le quatrième avait renoncé à tous ses fiefs français pour s'établir en Angleterre. Sa succession fut âprement disputé par, une branche cadette de famille de Dammartin, qui avaient déjà reçu le comté d'Aumale à la mort de Philippe Hurepel, Henri III de Brabant, petit-fils de Mahaut d'Alsace, la sœur cadette d'Ide de Lorraine, Adélaïde de Brabant, la seule fille survivante de Mahaut d'Alsace, et le roi de France, en tant que neveu de Philippe Hurepel. Finalement, le Parlement de Paris trancha en 1262 en faveur d'Adélaïde de Brabant, veuve de Guillaume X de Clermont, comte d'Auvergne.
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