Religion - Royauté
Série télévision pour la Reine Julianna, qui fut Reine des Pays-Bas du 06 septembre 1948 au 30 avril 1980. Cette série retrace de façon romanesque la vie amoureuse et tumultueuse auprès de son mari Bernhard zur Lippe Biesterfeld, prince sérénissime allemand devenu par la suite S.A.R. le prince Bernhard des Pays-Bas. Ils eurent quatre filles, les princesses Beatrix (1938), Irène (1939), Margriet (1943) et Christina (1947).
"l’historien Cees Fasseur dans son livre Juliana & Bernhard. Het verhaal van een huwelijk livre relate amplement la triste relation entre la solitaire, irrésolue et nébuleuse Juliana et le charmant aventurier pragmatique Bernhard, pour qui la fidélité conjugale ne comptait guère et qui à l’époque déjà ’souffrait d’une mémoire sélective’."
"Il écrit que la rumeur qui veut que Bernhard aurait fait deux fils à sa maîtresse Ann Lady Orr-Lewis est une fable. Et la lettre de stadhouder dans laquelle Bernhard aurait proposé ses services à Hitler, en 1942, n’a jamais existé non plus. D’autres conclusions sont que Juliana, en 1956, était certes ’déboussolée’, mais qu’elle n’a jamais songé à abdiquer. Par ailleurs, elle n’aurait jamais transgressé ses droits constitutionnels, en dépit de différentes tentatives d’obtenir gain de cause dans des questions politiques. Le livre reproche au premier ministre PvdA de l’époque, Willem Drees, d’avoir fait du ’replâtrage’. Il aurait eu trop de respect pour la vie privée de Juliana, une des raisons de l’escalade de l’affaire Hofmans. Il est par ailleurs remarquable que Fasseur estime que c’est à la guérisseuse Hofmans qu’on peut faire ’le moins de reproches’. Elle ne communiquait à Juliana des ’informations des sphères supérieures’ que lorsqu’elle le demandait et elle n’avait pas de stratégie politique précise. Juliana l’appelait son ’cher ange’. En revanche, le secrétaire de Juliana, le baron Walraven van Heeckeren van Molecate et sa femme Rita, ancienne gouvernante des quatre princesses, sont désignés comme les principaux coupables de médisances. Fasseur dépeint Van Heeckeren comme une ’figure triste, trop bête pour se rendre compte qu’il voulait jouer un rôle qui ne lui revenait pas’. C’est de ce couple qu’émanait la rumeur selon laquelle Bernhard aurait eu l’intention de déposer Juliana, pour ensuite opérer comme régent de sa fille aînée, la princesse Beatrix, après ce ’coup d’Etat’. ’Des fadaises’, écrit Fasseur, tout comme la rumeur (’d’origine communiste’) que le gouvernement projetait de faire enfermer Juliana dans un asile".
