À Vincennes, naissance de Charles de France, fils ainé du prince héritier Jean de France et de sa première femme Bonne de Luxembourg.
Son grand-père était le roi Philippe VI de Valois.
Pour la première fois un roi de France voyait de sa vie un successeur à la troisième génération.
Charles vint au monde la Guerre de Cents Ans tout juste éclatée.
L’éducation du jeune prince fut confiée à Sylvestre de la Servelle qu’on peut considérer un avant-coureur des humanistes et qui non seulement lui enseigna le latin et la grammaire mais lui inculqua aussi le goût pour les livres qui lui vaudra le surnom de Charles le Sage. Philippe VI étant mort en 1350 il devint le prince héritier du nouveau roi Jean II, portant le premier le titre de dauphin du Viennois attaché à cette condition.
Le Dauphiné avait été acheté par son grand-père au comte Humbert II de Viennois, désargenté et sans postérité, qui mit comme condition de la vente que le fief fût attribué au successeur de la couronne. Après avoir été lieutenant général et régent du royaume il devint le roi Charles V par la mort de son père, prisonnier des Anglais, le 8 avril 1364. Il fut sacré le 19 mai suivant. Son règne marqua la fin de la première partie de la guerre de Cent Ans : il réussit à récupérer la quasi-totalité des terres perdues par ses prédécesseurs, restaura l'autorité de l'État et relèva le royaume, ravagé par la peste et les désordres, de ses ruines, par la restauration de l’autorité de la couronne et par une politique monétaire énergique. Charles V le Sage épousa Jeanne de Bourbon, fille du duc Pierre 1er de Bourbon, laquelle lui donna huit enfants, dont : le futur roi Charles VI le Bien-Aimé et Louis d’Orléans. Le roi décéda à Beauté-sur-Marne, près de Vincennes, le 16 septembre 1380 et fut inhumé dans la crypte royale de Saint-Denis.
Le règne de ce monarque humaniste fut une parenthèse heureuse entre deux périodes désastreux.