Religion - Royauté
né Louis de Dampierre, dit Louis de Male ou de Maele
(° château de Male (Bruges), 25 ou 29 novembre 1330 - † Saint-Omer, 30 janvier 1384)
Comte de Flandre, de Nevers et de Rethel 1346-1384. Duc de Brabant (1356) Comte d'Artois et de Bourgogne 1382-1384.
Fils du comte Louis Ier et de la comtesse de Bourgogne et d'Artois Marguerite Ire (1310-1382)
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La guerre d’indépendance
Voué dès son plus jeune âge à embrasser la carrière des armes, Armand de La Rouërie se signale par une ardeur batailleuse et amoureuse qui fait de lui "le plus élégant des mauvais sujets". Ses frasques à l'Opéra font le tour de la Cour et de la ville, ses duels provoquent la colère du roi et le mettent en disgrâce. Désireux de trouver ailleurs la gloire qui lui échappe en France, il s'embarque en février 1777, à ses frais, et par le hasard d'un premier combat contre la flotte anglaise, débarque en Amérique... à la nage !
George Washington le nomme commandant d'un corps de partisans qu'il recrutera et équipera sur ses deniers. La "Légion Armand", quatre fois décimée, quatre fois reconstituée, s'illustra dans vingt combats, à Short Hills, Brandywine, Germantown, White Marsh, Camden et Yorktown, où Armand fut l'un des auteurs de la victoire. Chevalier de Saint-Louis en 1781, il est nommé en 1783 Brigadier General dans l’armée américaine, et rentre finalement en France pendant l’été 1784, couvert de gloire et gardant l’amitié de George Washington avec lequel il continue à correspondre.
En marge de ses faits d’armes, il rapporte de son voyage des plants de tulipiers de Virginie (offerts par Washington). Ce sont les premiers à être importés en Europe, et ils sont encore visibles au château de Saint-Ouen-la-Rouërie.
La conjuration bretonne
Embastillé à la veille de la révolution (le 14 juillet 1788 !) pour avoir porté au roi une protestation solennelle contre les édits qui annulent les libertés bretonnes, il est libéré un mois plus tard et revient en héros dans sa province. Mais, après 1789, devant la montée d'un nouveau despotisme, la déchéance progressive de Louis XVI, et surtout après la Constitution civile du Clergé, Armand se révolte.
Il crée en 1791 l'Association bretonne, mobilise les énergies pour la restauration des libertés provinciales et de l'honneur du souverain. Il crée des comités dans dix-neuf villes, monte une organisation hiérarchisée, rassemble des armes, dans le dessein de rejoindre les alliés de la monarchie à Paris avec les troupes levées à l'Ouest. Valmy anéantit ce plan. La Conjuration bretonne n'apparaîtra jamais au grand jour. Traqué, à bout de forces, malade, le marquis meurt au château de la Guyomarais, le 30 janvier 1793, peu après avoir appris l’exécution de Louis XVI.
Enseveli clandestinement dans le petit bois à l'est du château de La Guyomarais, son corps est finalement découvert par les sans-culottes qui décapiteront son cadavre avant de jeter sa tête aux pieds de Mme de la Guyomarais.
La Conjuration bretonne a fait long feu mais elle servira de modèle à la Vendée et à toute la Chouannerie de l'Ouest, qui ne cessera de se rallumer pendant quinze ans.
(d'après Le marquis de La Rouërie, Christian Bazin, Perrin 1990)

Le 30 janvier 2009, il y aura 20 ans qu’Alfonso de Bourbon, duc de Cadix
(ici photographié en compagnie de ses deux fils Francisco, décédé dans un accident de voiture, et Luis Alfonso) décédait accidentellement en skiant sur une piste du Colorado.
Une messe en sa mémoire se tiendra le 30 janvier à 18h30 en l’église Royale du Val de Grâce à Paris
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277 bis, rue Saint-Jacques 1, place Laveran
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Quartier : Notre-Dame / Quartier Latin
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Alphonse II
Succession légitimiste
1975-1989
Alphonse Jacques Marcellin Emmanuel Victor Marie de Bourbon
duc de Bourbon (25 novembre 1950 - 3 août 1975), duc de Bourgogne, duc de Cadix (1972), 17ème duc d'Anjou (1975-1989)
considéré par ses partisans français comme successeur des rois de France, est né à Rome le 20 avril 1936, et décédé à Beaver Creek, Colorado (États-Unis) le 30 janvier 1989.
Il possédait la double nationalité française (héritée de sa mère) et espagnole (héritée de son père)
Connu sous le titre de courtoisie de « duc d'Anjou », il était considéré par les partisans légitimistes d'une restauration de la royauté comme le candidat appelé à régner en France.
En effet, il était l'aîné des descendants mâles par primogéniture d'Hugues Capet
Alphonse Jacques Marcellin Emmanuel Victor Marie de Bourbon, « duc de Bourbon », « duc de Bourgogne », puis duc de Cadix et « duc d'Anjou », considéré par ses partisans français comme successeur des rois de France, est né à Rome le 20 avril 1936, et décédé à Beaver Creek, Colorado (États-Unis) le 30 janvier 1989.
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monastère de Las Descalzas Reales à Madrid
Inhumé dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste avec son fils au monastère de Las Descalzas Reales à Madrid, ainsi que son frère don Gonzalo dans la chapelle Saint-Sébastien, et d'autres infants et infantes d'Espagne
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Il possédait la double nationalité française (héritée de sa mère) et espagnole (héritée de son père)
Connu sous le titre de courtoisie de « duc d'Anjou », il était considéré par les partisans légitimistes d'une restauration de la royauté comme le candidat appelé à régner en France.
En effet, il était l'aîné des descendants mâles par primogéniture d'Hugues Capet,
Alphonse de Bourbon est le fils aîné de Jacques Henri de Bourbon (1908-1975) et de son épouse Emmanuelle de Dampierre (née en 1913), fille de Roger de Dampierre (1892-1975)
Le 25 novembre 1950, il est titré duc de Bourbon et de Bourgogne par son père, Jacques Henri de Bourbon, fils ainé du roi Alphonse XIII.
Le 19 juillet 1969, ce dernier renouvelle, par une lettre envoyée à Francisco Franco, sa renonciation au trône d'Espagne, en faveur de son neveu, l'actuel Juan Carlos Ier
Cette renonciation est faite "en vue du bien commun de l’Espagne, de la paix et de la prospérité du peuple espagnol"
Le 23 juillet 1969 à Madrid, Alphonse de Bourbon signe à son tour un acte d’acceptation de la désignation par Francisco Franco de son cousin germain Juan Carlos comme futur roi d’Espagne.
Le 8 mars 1972, en la chapelle du palais du Pardo (près de Madrid), il épouse Carmen Martínez-Bordiú (née en 1951), fille de Cristóbal Martínez-Bordiú (1922-1998), marquis de Villaverde, et de Carmen Franco (née en 1926), elle-même fille du général Francisco Franco. De ce mariage il a deux fils, François (1972-1984) et Louis Alphonse (né en 1974). Cette union est déclarée nulle par l'Église catholique le 16 décembre 1986. Les deux époux s'étaient séparés dès 1979, puis avaient divorcé le 14 mai 1983 à Madrid.
Le 22 novembre 1972, il est titré "S.A.R. le duc de Cadix" par Francisco Franco, en accord avec le comte de Barcelone, père du futur Juan Carlos Ier.
Le 20 mars 1975, au décès de son père à Saint-Gall (Suisse), il devient l'aîné des Capétiens, il est donc le chef de la Maison de Bourbon, le roi de France de droit pour les légitimistes et prend le 3 août 1975, le titre de « duc d'Anjou », comme l'avait fait son père en 1946.
Le 5 février 1984, il est victime d'un grave accident automobile, qui coûte la vie à son fils aîné François (décédé à l’hôpital de Pampelune le 7 février 1984). Il est soigné, à sa demande, en France, à Paris.
À partir de la fin de l'année 1984, après des mois d'hospitalisation et de rééducation, il vit entre Madrid et la France, multipliant les rencontres, les échanges avec les autorités françaises et les Français, épaulé par l'Institut de la Maison de Bourbon.
Pendant l’année 1987, il participe à plusieurs commémorations officielles du Millénaire capétien en qualité d'aîné des descendants d’Hugues Capet, le fondateur en l’an 987 de la dynastie capétienne.
Il est membre titulaire de la Société des Cincinnati de France, où il représente Louis XVI de France, chef suprême des armées françaises lors de la guerre d’indépendance des États-Unis, Alphonse de Bourbon étant le plus proche parent de Louis XVI par les mâles. La Société des Cincinnati de France regroupe les descendants en primogéniture mâle des officiers français ayant combattu aux côtés des indépendantistes états-uniens.
En 1989, alors qu'il teste une piste de ski pour le Championnat du monde de ski alpin à Beaver Creek (Colorado (États-Unis), il heurte un câble tendu pour supporter une signalétique de la compétition.
Il décède peu après et est inhumé à Madrid, dans la chapelle du couvent des Déchaussées Royales (De las Descalzas Reales), aux côtés de son fils aîné.
La double tombe porte l’inscription en espagnol Sus Altezas Reales don Alfonso y don Francisco de Borbón 20-IV-1936 - 30-I-1989 22-XI-1972 - 7-II-1984.
Alphonse de Bourbon était considéré par les légitimistes comme successeur des rois de France et de Navarre sous le nom d'« Alphonse II », ce qui était contesté par les orléanistes, quant à eux partisans d’Henri d'Orléans (1908-1999). Les orléanistes arguaient notamment des renonciations faites lors des traités d'Utrecht (1713) par Philippe de France, ancêtre direct d’Alphonse de Bourbon, ainsi que d’une « fusion » intervenue en 1883 à la mort d’Henri d'Artois (1820-1883) entre les orléanistes et les légitimistes de l’époque.
Aux yeux des orléanistes, Alphonse de Bourbon n'était « que » Son Altesse royale[1] don Alfonso de Borbón y Dampierre, duc de Cadix. Les orléanistes déniaient à Alphonse de Bourbon le droit de porter les pleines armes de France ainsi que le titre de duc d'Anjou, mais la justice française, saisie en 1988 par le « comte de Clermont »[2], a déclaré "irrecevable" la demande d'interdiction.
Les légitimistes arguaient au contraire, au regard du droit monarchique stricto sensu - notamment loi de succession par primogéniture mâle et règle d'indisponibilité de la couronne (le Roi reçoit la couronne pour en exercer droits et devoirs mais il n'en dispose pas : il ne peut ni abdiquer, ni désigner ni écarter de successeur) -, d'une nullité des renonciations faites lors des traités d'Utrecht.