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Religion - Royauté

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30 janvier: Ephémérides

Le 30 janvier est le 30e jour de l'année du calendrier grégorien.


Il reste 335 jours avant la fin de l'année 


336 si l'année est bissextile.


C'était généralement le jour de l'hellébore


11e jour du mois de Pluviose, dans le calendrier républicain français.

 

Signe du zodiaque 

10e jour du signe astrologique du Verseau.

 

Dictons

« Prends garde à la Sainte-Martine, car souvent l'hiver se mutine. »[4]

« À la Saint-Hippolyte bien souvent l'hiver nous quitte. »

 

Célébrations 



               Martyrologe pour le trentième jour de janvier

         En 680, la naissance au ciel de sainte Bathilde. Achetée comme esclave et devenue épouse de Clovis II, roi des Francs, elle présida de façon décisive à l'admirable éclosion du monachisme dans son royaume, au viie siècle. Elle-même vint finalement partager la vie des moniales de Chelles, près de Paris. 

               En 226, à Ostie, sainte Martine. Elle fut décapitée après avoir subi divers tourments. Elle est l'une des patronnes célestes de la ville de Rome. 

                En Hainaut, l'an 684, sainte Aldegonde, vierge. Elle se consacra à Dieu sous l'influence de sa soeur Waudru, abbesse de Mons, puis fonda le monastère de Maubeuge. 

                Vers 1097, saint Aleaume ou Élesme.  D'abord soldat, il embrassa la vie monastique à l'abbaye de la Chaise-Dieu, puis fonda un nouveau centre de prières à Burgos, sur la demande du roi de Castille. 

                En 1131, à Saint-Pair-sur-Mer, dans la Manche, la mise à jour des reliques de saint Gaud. D'abord évêque d'Évreux, Gaud renonça à sa charge pour mener une vie de solitude dans un ermitage près de l'église de Scicy, où il mourut en 491.  

               L'an 1917, à Malonne, près de Namur en Belgique, la naissance au ciel de saint Mutien-Marie (Mussien). Entré chez les Frères des Écoles Chrétiennes à l'âge de quinze ans, il parvint à la sainteté au quotidien en se dévouant durant cinquante-huit ans au service des élèves et de son Institut.  

             Et encore ailleurs, beaucoup d'autres saints et bienheureux.
Saints chrétiens 
Saints catholiques[2] et orthodoxes[3] du jour

30 janvier (lune vingt-quatrième)

À Rome, sainte Martine, sous le nom de qui le pape Donus dédia une basilique sur le forum romain dans le VIIIe siècle.


Saints et bienheureux catholiques[2] du jour

 

Saints orthodoxes[3] du jour
Prénoms du jour

Bonne fête aux :

Et aussi aux :

  • Armentaire
  • Jacinthe et ses dérivés : Cynthia, Cynthie, Jacinthie, etc.
  • Sébastien et ses dérivés :Bastian, Bastiane, Bastien, Bastienne, Sébastia, Sébastian, Sébastiane, Sébastienne, etc.

30 janvier dans les croisades

1203

Léon II, roi d'Arménie assiège Antioche[1].

1226

Louis VIII, roi de France, se croise contre les Albigeois[2].

 


Événements 

1018
 Traité de Bautzen entre le Saint Empire et la Pologne.

1419
 Par lettres patentes délivrées « dans sa bonne ville de Rouen », le roi d'Angleterre Henri V, qui se dit « Henri, roi d’Angleterre et de France », donne à un chevalier anglais, Christopher Curwen, le château et la terre de Cany-Caniel avec le domaine qui en dépend dans le bailliage de Caux, lesquels appartenaient au duc Jean II d'Alençon et à sa sœur Catherine, duchesse de Bavière.

1592
 Ippolito Aldobrandini de Florence est élu Pape, il choisit le nom de Clément VIII

1649
 Charles Ier Stuart, roi d'Angleterre, est décapité à Whitehall, près de Westminster, le 30 janvier 1649 (selon le calendrier julien en vigueur en Angleterre à cette époque). Il a 49 ans.


1735
Déclaration d'indépendance des Corses
 

Le 30 janvier 1735, une assemblée corse, la Consulta d'Orezza, rejette la domination de Gênes, qui remonte à la bataille de La Meloria (1284), et donne une Constitution à l'île.

Mais sans s'en douter, les insurgés travaillent pour la France qui ambitionne de prendre pied sur l'île et d'en chasser la République de Gênes.

André Larané
Un rêve avorté

A l'orée du «Siècle des Lumières», la République de Gênes n'est plus que l'ombre d'elle-même et les Corses ne supportent plus leur allégeance. C'est le début d'une «Guerre de quarante ans».

Une première révolte éclate le 27 décembre 1729 lorsqu'un magistrat prétend soutirer une pièce à un berger du village du Borziu sous prétexte d'impôt. Un an plus tard, la révolte paysanne est relayée par les notables. Une assemblée (consulta) désigne trois d'entre eux à la tête de l'insurrection. Il s'agit de Luigi Giafferi, Andrea Ceccaldi et l'abbé Marc-Aurèle Raffaelli.

Gênes fait appel à l'empereur d'Allemagne Charles VI de Habsbourg qui lui envoie 8000 hommes sous le commandement du baron de Wachtendonck. Grâce à ces renforts, la République soumet les notables corses et les amadoue avec de belles promesses. Mais le répit est de courte durée. Dès 1734, la guerre reprend à l'initiative du général Giacinto - ou Hyacinthe - Paoli.

C'est alors que se réunissent à Orezza les délégués de toute l'île. Ils rejettent officiellement la souveraineté génoise et se donnent une Constitution.

Cette Constitution du Royaume de Corse introduit la souveraineté du peuple et la séparation des pouvoirs. Elle prévoit un exécutif de trois Primats et une Assemblée populaire (Consulta) formée par les élus des 90 cantons (pièvi). Rédigée par l'avocat ajaccien Sebastianu Costa, cette Constitution - la première de l'Histoire - n'entrera jamais vraiment en application mais elle inspirera quelques décennies plus tard les Insurgents d'Amérique et les révolutionnaires de Paris.

Par la même occasion, les insurgés corses se donnent un hymne national. C'est le «Dio vi Salvi Régina». L'assemblée se met par ailleurs en quête d'un monarque et offre la couronne de Corse au roi d'Espagne. Mais celui-ci la refuse.

Le 20 mars 1736, un curieux personnage débarque à Aléria d'un bateau anglais. Le baron Théodore von Neuhoff amène avec lui quantité d'armes et de bottes. Il met sa fortune au service des insurgés et reçoit d'eux, en récompense, la couronne qu'avait dédaignée le roi d'Espagne. Mais quelques mois plus tard, découragé par les disputes intestines et par la contre-offensive diplomatique de Gênes, le roi Théodore reprend le bateau pour le continent, en quête de soutiens diplomatiques.

Seuls les Anglais se montrent intéressés à aider les insurgés. C'est qu'ils veulent tirer parti de l'insurrection pour prendre pied en Corse. Le Premier ministre français, le cardinal Fleury, riposte en apportant son aide aux Gênois en 1737.

Une vue du port de Gênes à la fin du XVIIe siècle, par Beerstraten (musée du Louvre, Paris)

Le double jeu de Paris

Chauvelin, secrétaire d'État aux Affaires étrangères dans le gouvernement du cardinal Fleury, projette rien moins que de pousser les Corses à la révolte pour mieux les mater et se rendre ensuite indispensable aux Génois. Il écrit à l'envoyé extraordinaire de France à Gênes, le 26 avril 1735 (*) :
«Après un mûr examen de tout ce que vous m'avez écrit et adressé sur la Corse, Monsieur, voici ce qui a été jugé et résolu par le roi, de l'avis de son conseil.
Sa Majesté estime qu'il y aurait un grand inconvénient à laisser soupçonner nos vues sur cette île qui deviendraient même bientôt publiques si nous faisions quelques propositions au Sénat
; qu'il ne peut pas d'ailleurs nous convenir d'enlever la Corse comme une usurpation sur les Génois ; cela exciterait les cris de toute l'Europe et nous en aurions peut-être le démenti par ce que l'on ne soutient point avec honneur ce qui a l'air d'une injustice. Cependant, le roi juge que cette acquisition est très importante pour le commerce des Français dans le Levant, et voici le seul système que sa Majesté croie praticable, et auquel il convient que pour ce qui vous regarde vous travailliez sans perdre de temps afin que nous ne soyons pas prévenus par d'autres que nous savons qui pensent la même chose.
Il faut dès aujourd'hui commencer à former sourdement un parti en Corse et tâcher que cela se mène sagement et bien secrètement. Appliquez-vous à inspirer (sans laisser deviner la France) aux meilleures têtes de la République que l'île est à charge et que plutôt que de se la laisser enlever, ils devraient songer à s'en accommoder avec quelque puissance qui n'eût intérêt que de protéger les Génois.
Cependant, tâchons d'amener les choses au point, en Corse, que tous les habitants tout d'un coup se déclarent sous la protection de la France : alors et sur-le-champ, le Roi y enverrait quelques troupes et ce que les habitants demanderaient.
Nous déclarerions en même temps à Gênes que nous n'avons envoyé ces troupes que pour que les Corses ne se donnent à personne et que nous sommes prêts de travailler à remettre, s'il est possible, les peuples
sous l'obéissance de la République, à moins qu'elle ne jugeât devoir s'en accommoder avec nous par un traité de vente...».

Les troupes françaises entrent en lice en 1738, sous le commandement du comte de Boissieux puis du maréchal de Maillebois. Battus, les insurgés reprennent les armes un peu plus tard, en 1743. Le marquis de Cursay pacifie l'île et les Français se retirent enfin dix ans plus tard.

La première Constitution de l'Histoire

En Corse, le feu couve sous la cendre.

Pasquale Paoli (1725-1807) Pasquale - ou Pascal - Paoli (30 ans) prend la relève de son père et soulève le peuple. Il crée un «Royaume de Corse» indépendant... et sans roi. Lui-même est proclamé général en chef à la consulta de 1755.

Corte, au centre de l'île, est désignée comme capitale du nouveau royaume, de préférence aux villes génoises de la côte, Ajaccion et Bastia.

Une Constitution est votée la même année. Elle établit la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Elle accorde aussi le droit de vote aux citoyens et citoyennes de plus de 25 ans. C'est la première Constitution écrite de l'Histoire qui ait reçu un début d'application, la précédente, celle de 1735, n'ayant pas eu cette chance.

Pasquale Paoli repousse les Gênois sur la côte, fait assécher les marais, fonde une ville nouvelle sur la côte, l'Ile Rousse, ouvre une Université à Corte,... Il modernise les institutions de l'île et demande même au philosophe Jean-Jacques Rousseau, qui vient de publier le Contrat social, un nouveau projet de constitution pour la Corse (1765).

Lasse de la guerre, Gênes cède «provisoirement» ses droits sur la Corse à la France par le traité de Versailles du 15 mai 1768.

 

1813 
Autriche / Russie

 Les deux empires signent un traité d'armistice.

1853
 Mariage de Napoléon III avec Eugénie de Palafox, comtesse de Teba.

1871
 Bavière

 Le roi Louis II signe les traités de novembre entre la Prusse et les États du Sud, qui assurent à la Prusse l'hégémonie politique.

1875
La France tourne définitivement le dos à la monarchie.

France
 C'est par une seule voix de majorité (353 contre 352) que l'Assemblée nationale adoptz l'amendement Wallon. Celui-ci stipule : «Le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée Nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible.»

1889
 L'archiduc Rodolphe, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, se suicide après avoir tué sa maîtresse, Marie Vetsera, dans un pavillon de chasse à Mayerling.

1988
 Le prince Norodom Sihanouk annonce sa démission de la présidence de la résistance cambodgienne anti-vietnamienne.

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