Religion - Royauté
Comme chaque 17 février, la Famille royale belge a assisté en l’Eglise Notre Dame de Laeken au te-deum en mémoire des défunts de la famille.
Cette année, on commémorait plus particulièrement le 75ème anniversaire du décès du Roi Albert Ier
Le Roi Albert II et la Reine Paola étaient accompagnés par les ducs de Brabant, la princesse Claire, la princesse Astrid et l’archiduc Lorenz.
(Copyright photos : Reuters)
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Diverses commémorations sont prévues à cette occasion, cliquez sur ce lien pour tous les détails
Il était le fils du prince Philippe, comte de Flandre (le frère de Léopold II)
et de la princesse Marie de Hohenzollern-Sigmaringen.
Le 2 octobre 1900, il épousa Élisabeth, duchesse en Bavière, fille du duc Charles-Théodore en Bavière et de Marie-José de Bragance (maison de Wittelsbach), Princesse de Belgique, Reine des Belges (1909- et par courtoisie jusqu'à sa mort en 1965) dont il eut trois enfants :
N.B.: Après la Première Guerre mondiale (1914-1918), Albert Ier ne fit plus porter les titres duc(hesse) de Saxe et prince(sse) de Saxe-Cobourg-Gotha, qui étaient d'origine allemande (Duché de Saxe), origine de l'envahisseur. Toutefois ces titres sont encore présents sur certains actes officiels (acte de naissance et de décès...)
Statue du roi à cheval, à Paris
appellé de son vivant le Roi Chevalier
en raison de sa présence constante auprès des troupes belges
sur le front de l’Yser lors de la Première Guerre Mondiale
Histoire de la monarchie belge - Monarques de Belgique - Belgique - Politique de la Belgique
Le peuple éprouvait énormément de sympathie envers lui et envers sa reine, qui menaient une vie simple, sans grand apparat. Le 23 décembre 1909, la foule présente à Bruxelles réserva donc un accueil particulièrement chaleureux au nouveau Roi. Albert Ier fut le premier souverain à prêter serment en français et en néerlandais.
En Europe, quand la tension augmenta, les pays commencèrent à conclure des alliances et à fourbir leurs armes. En 1913, le Roi Albert se rendit en Allemagne et en France pour insister sur la neutralité de la Belgique et pour les prévenir que s’ils violaient le territoire belge, la Belgique se défendrait. Il ratifia également la loi sur le service militaire obligatoire. Cette mesure fit passer le contingent de l’armée de 180.000 à 340.000 hommes.
En 1914, la Grande Guerre éclate. Le 2 août, l’Allemagne lance un ultimatum à la Belgique: l’Empereur Guillaume II d'Allemagne, bien que lié à la famille belge, réclame le libre passage de ses troupes, faute de quoi la Belgique serait considérée comme ennemie. Albert refuse, prend le commandement de l'armée. Le 4 août, les Allemands envahissent la Belgique. Après une lutte acharnée à Liège et à Anvers, l’armée belge se retranche derrière l’Yser, le 15 octobre. Elle tiendra quatre années.
Le Roi refuse de suivre le gouvernement à Sainte-Adresse, dans la banlieue du Havre et reste à la tête de l’armée pour la diriger. Il visite régulièrement le front pour encourager ses hommes. Sa bravoure lui permet d'acquérir le surnom de « Roi soldat » ou de « Roi chevalier »
Après la Première Guerre mondiale, le roi Albert Ier représente la Belgique aux négociations de paix à Versailles, défendant les intérêts de son pays mais tentant aussi en vain de s'opposer à la politique d'humiliation excessive de l'Allemagne. Il consacre ensuite son énergie à la promotion des grands travaux d'utilité publique pour redresser le pays pillé sous l'occupation. Le plus bel exemple est le canal qui relie les ports de Liège et d'Anvers : il portera son nom. Passionné de sciences, il crée en 1928 le Fonds national de la recherche scientifique (F.N.R.S.). Très attentif aux problèmes linguistiques qui commençaient à déchirer le pays, il favorise la flamandisation de l'Université de Gand en 1930. Avec son épouse, la reine Élisabeth, le roi Albert Ier était l'ami de nombreux artistes, écrivains et scientifiques.
Adepte de l'escalade, il mourut suite à une chute dans les rochers de Marche-les-Dames, dans la vallée de la Meuse, près de Namur, le 17 février 1934.
Il est inhumé auprès de ses ancêtres dans la crypte royale de l'église Notre-Dame de Laeken.
Son attitude et sa détermination pendant la guerre et sa mort accidentelle contribuèrent à créer un véritable mythe autour de sa personnalité.
Membre de l'Institut de France (associé étranger de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, 6 février 1926)