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Religion - Royauté

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Saint Gimer, 1er évêque de Carcassonne

Guimer ou Gimer

Il est né à Carcassonne, dans le quartier qui porte aujourd'hui son nom.
La tradition nous rapporte qu'il vendit les biens qu'il tenait de sa famille et en distribua l'argent aux pauvres avant de se placer sous la règle des chanoines de l'église de Carcassonne.

A la mort de l'Evêque Gislerand, il fut unanimement choisi pour lui succéder

Il accomplit sa tâche avec grande vigilance et sagesse d'un saint pasteur, soucieux du bien de l'Église universelle

Il participa aux différents conciles réformateurs qui se sont tenus au 10ème siècle soit à Barcelone et en divers points de la Gaule Narbonnaise.

La tradition rapporte encore qu'il embellit son église de Saint-Nazaire.

Il retourna à Dieu en 931 environ

Son corps fut enseveli à Carcassonne dans l'Eglise saint Nazaire, sa cathédrale.

Très vite son amour pour les pauvres en fit un Saint captant la vénération du peuple

Sa maison natale devint un lieu de pèlerinage et fut ainsi transformée en oratoire.

 

 
Un peu d’Histoire

L’église doit son nom à Saint Gimer, évêque de Carcassonne de 902
à 931.
Il est connu pour sa charité envers les pauvres. Son enfance fut
illustrée par le miracle du pain. En effet, il avait pour habitude de
prendre le pain que sa mère faisait ce qui entraînait son courroux.
Jusqu’au jour où sa mère a vu s’accroître de manière miraculeuse la
quantité de pain quelle venait de pétrir. La tradition rapporte qu’il vendit
les biens qu’il tenait de ses parents et en distribua l’argent aux pauvres.
Evêque réformateur, il assiste au concile de Narbonne tenu à Barcelone
en 906, à ceux de Saint-Thibery, Maguelone et Fontcouverte. C’est saint
Gimer qui transféra son siège épiscopal de l’église Sainte Marie du Saint
Sauveur à l’église saint Nazaire et Saint Celse. Il fut enterré dans sa
cathédrale. Il n’a jamais été oublié des Carcassonnais qui lui ont même
dédié une chanson.

L’église primitive

Voisine de l’église actuelle, au sud de la rue Barbacane (n°58),
l’église aurait été construite, vers la fin du XIe siècle sur l’emplacement
de la maison natale de saint Gimer. Aujourd’hui désaffecté, l’édifice
porte au dessus de la porte l’écusson en marbre blanc, aux armes de Mgr
de L’Estang, provenant de la démolition du mausolée élevé dans l’église
Saint-Nazaire.

L’église actuelle
La constitution de la paroisse Saint-Gimer en 1840 et l’érection en
succursale de la chapelle fait sentir la nécessité de lui donner une plus
grande étendue. Pour cela, on projette de construire à droite et à gauche
des bas-côtés et de donner une longueur de 28m au lieu des 18m qu’elle
possède actuellement.

Dès 1848, la chapelle menace de s’effondrer. En 1852, la commune
et la fabrique abandonnent le projet de reconstruction pour celui de la
construction d’une nouvelle église. Elle s’élèvera à l’emplacement de
l’ancienne barbacane dont on peut voir les vestiges à l’arrière de l’église.
C’est Eugène Viollet Le Duc qui en dessinera les plans.

1852, la construction débute. L’architecte propose de bâtir une église
simple, mais fonctionnelle pour 60 000 fr. Dès le début sous la conduite
de l’entrepreneur Magné, l’élévation des fondations pose de grandes
difficultés, à cause du terrain. En 1854, Eugène Viollet-Le Duc, en butte
à des désaccords avec la ville se désengage de la construction et
demande à Cals, architecte diocésain, son représentant, de reprendre ses
plans.

1857, la ville abandonne la direction de la construction à Mgr de la
Bouillerie qui aidé du dynamique abbé Bruel, bataille pour recueillir des
fonds et finir la construction.

1859, l’église est achevée sous la direction de son concepteur,
Eugène Viollet Le Duc et consacrée le 9 Juin.

Les objets de l’ancienne église ont été transportés dans la nouvelle.
Elle représente pour Eugène Viollet le Duc un exemple simple et
fonctionnel d’église paroissiale qui peut servir de modèle. Les plans
conservés de la construction soulignent l’attention aux moindres détails
en particulier pour la partie décorative : l’autel, la chaire, les chapelles,
les supports de bougie et les grilles.
Eugène Viollet Le Duc (1814-1879) est
particulièrement connu comme le restaurateur de la Cité
de Carcassonne. Attaché à la commission des Monuments
Historiques, il est nommé architecte diocésain de l’Aude
et accomplit la réhabilitation de la cathédrale Saint
Michel et la construction de l’église Saint Gimer. Il a
réalisé peu d’églises, mais il montre, ici, comme à la
chapelle du Petit Séminaire de Paris un goût pour une
architecture adaptée aux fonctions demandées, un souci
de technicité et une retenue dans les références
historiques. Architecte déjà moderne, il conçoit des
édifices pour moins de cent milles francs susceptibles
d’être modifiés et de servir de modèle. Le choix du style
architectural s’inscrit dans le même ordre
d’idée : « l’architecture gothique a tous les avantages, à
la fois nationale, rationnelle et logique ». Il a marié les
styles gothiques du nord et du sud. L’influence du nord
est marquée par la répartition en trois vaisseaux inégaux
en hauteur et les colonnettes engagées aux retombées des
voûtes, l’influence du sud se caractérise par l’écriture très
simple et compacte des volumes extérieurs et l’éclairage
de la nef par une série d’oculus.
L’église n’a plus de prêtre résidant depuis 1966 et est
desservie actuellement par l’abbé Vaqué.
Elle a été restaurée en 1988.
Elle est classée en même temps que la Cité (1997)
comme Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Description :
L’église comprend une nef et deux bas-côtés,
précédés d’un chevet à sept côtés. Deux sacristies
cantonnent le chevet. Un porche occupe le mur ouest,
surmonté d’une tribune où se trouve un orgue. Il est
attribué à la maison Puget et daté entre 1860 et 1870. Le
buffet néo-gothique est en un seul corps avec 3 platesfaces.
Il a éte restauré en 1999.

Chanson de Saint Gimer

Cant dé san Gimer
Refrain : San Gimer qu’éro un sant’omé
Tretziémé abesqué dé Cioutat,
Prégo Dious per la Barbocano
E per Guillamoumé Soulaïrac.
Les basés qué soun al parterro
Se flouriran aquest’hiber,
Las pourtaren à la capelo
Al serbici dé san Gimer.
I- Salut, bel jour de nostro festo
Entendets bouëtos, carillou,
Cal qué cadum, à l’houro présto
Canté Gimer nostré Patrou.
Toutis anen à sas capellos
D’un cor countent et débouat
Pourten ulléts, rosos nouvelos
Et démandén bouno santat.
II- Gimer fousquet touto sa bido
Un boun amic d’al malhérous
Quant de cops bejet sa ma bido
D’uno pécèto, d’un pa rous ;
Mais un bel jour, jour que prégabo
Dal boun Dious entendet la bouës
A soun aouta Dious l’appelabo
Seignür farei ço que boulet.
III- Bité Gimer mounto la costo
Pér ana bésé Gisléran
Parloun, et l’abesqué riposto
A Gmer tout en l’embrasan ;
« Es l’enfan de la proubidenço
D’intr’a l’escolo de Cioutat,
Le trabal douno la scienço
Déjà poussédès la piétat »
IV- Gimer coupén qué Dious l’appelo
« Adious, Parens, amics aimats,
Per bous farei loungo priéro
Siogeys per Dious toujours zélats ;
Mès Gisléran quitet la terro ;
Calget un abesqué noubel
Gimer déjà sant’omé qu’éro,
Fousquet cargat de soun troupel.
V- Gimer coumo Jésu moudélo,
Proch’el bésio grands et pichous.
Sabio rempli tout’escarcèlo
Et caressa les maînatchous.
Al grand disio : « Faî pénitenço » ;
A l’umblé : « Sios persébérent ;
E tu, ma filho, counfienço ;
Le cel sousten le coumbattent »
VI – Très cops hurouso Barbacano,
Ount és un templ’ancien oustal ;
Bei capelo tan pla mannado,
Hier de Gimer oustal paîral.
Distren per dir’uno priéro ;
Le sant à Dîous la pourtara
Et si Satan nous fa la guerro
Nostré patrou nous défendra.
VII- Grand san Gimer fasen la festo
En té dounan tout nostr’amour ;
E dé boun cor cadun s’apresto
A t’ounoura toujour, toujour.
Oublidès pas la Barbacano
Ount as d’amics tant débouats
E qu’a la fi de cad’annado
Pousqu’en rédiré tas bountats.

 



 

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