Religion - Royauté

Savez-vous pourquoi le dimanche est aussi appelé "Le jour du Seigneur" ?
"Selon les évangiles, Jésus est mort un vendredi, à la 9ème heure de veille - 15h -
et mis au tombeau avant le coucher du soleil.
Le lendemain du shabbat, le premier jour de la semaine - c'est-à-dire le dimanche -,
les femmes se rendent au tombeau et le trouvent vide.
Pierre et Jean l'ont constaté.
À Emmaüs, deux pèlerins reconnaissent Jésus à la fraction du pain.
Des témoins affirment avoir mangé et bu avec lui après sa résurrection ; des disciples ont reconnu Jésus ressuscité.
Pour ces raisons, ce jour est identifié comme le Jour du Seigneur... du Seigneur ressuscité.
Depuis, les disciples du Ressuscité se réunissent chaque dimanche pour célébrer sa mort, proclamer sa résurrection et attendre sa venue dans la gloire.
C'est ce que nous faisons chaque dimanche pour faire mémoire de l'oeuvre de Dieu qui a bouleversé le monde et pour sanctifier le repos dominical en l'honneur du Seigneur des Vivants"
De l'étymologie du mot "messe" découle sa signification.
Après le signe de la croix et la parole baptismale, le prêtre, en saluant la communauté rassemblée, lui manifeste la présence du Seigneur. Trois formules, issues des Saintes Ecritures, sont proposées par le Missel :
« La grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père,et la communion de l’Esprit Saint, soient toujours avec vous ». (2 Co 13,13). - « Et avec votre esprit »
« Que Dieu notre Père et Jésus Christ notre Seigneur vous donnent la grâce et la paix. »( cf 2 Co 1,2 ; Ep,1,2) - « Béni soit Dieu, maintenant et toujours ! »
La troisième formule est la plus classique : « Le Seigneur soit avec vous », interpellation qui reviendra quatre fois au cours de la messe. On la trouve souvent dans la Bible (cf Rt 2,4 ; Jg 6,12 ; 2 Ch 15,2...). Elle est une manière biblique de se saluer. Pourquoi les chrétiens se rencontrant dans la rue ne remplaceraient-il pas le très banal bonjour par une interpellation de ce genre : « le Seigneur soit avec toi ! » ?
Dans le cadre de la liturgie cette salutation a une portée considérable. Elle correspond au salut de l’Ange Gabriel à la Vierge. Le ministre est l’Ange du Seigneur (cf Ap 2,1) qui salue l’Eglise-Epouse comme l’ange salue Marie, figure de l’Eglise : « Je vous salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec vous » (Lc 1,18). Le grec, comme l’hébreu ou le latin, fait l’ellipse du verbe être, il n’y a donc aucune différence entre « le Seigneur est avec vous » ou « le Seigneur soit avec vous », les deux formules signifiant littéralement « Dominus vobiscum, le Seigneur avec vous ». Oui, que l’Eglise se réjouisse, elle est comblée de grâce puisque le Seigneur, l’Emmmanuel (Dieu avec nous), est avec elle !
La formule qui ouvre la célébration est tirée de Saint Paul.
Elle nous plonge dans le mystère de la Trinité.
"Assemblée qui vient du mot "ecclésia" en grec et en latin, se traduit "Eglise" en français.""
Source: Missel des Dimanches,2007
P = Prêtre, A = Assemblée
Les textes entre [ ] sont un commentaire des concepteurs du missel.
1. OUVERTURE DE LA CÉLÉBRATION
Chant d'entrée - accueil de l'assemblé - rite pénitentiel - kyrie - gloire à Dieu - prière d'ouverture.
Le chant d'entrée
L'orgue, comme au-delà du temps, est voix du peuple et voix de Dieu et les organistes les artistes de la prière.
« Chantez à Dieu de tout votre coeur avec reconnaissance, par des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés » écrit saint Paul aux Colossiens (3,16 ; cf Ep 5,19). Lors de la Cène, Jésus et ses apôtres entonnèrent des hymnes, note l’évangile (Mt 26,30). Il s’agit probablements de ces psaumes (113 à 118) qui prenaient place dans le rituel du repas pascal. De même la messe est ponctuée de chants qui n’ont pas simplement une fonction ornementale mais qui font partie de l’action liturgique elle-même. « Chanter est le fait de celui qui aime » dit saint Augustin. La messe, sacrement de la charité, se doit donc, autant que faire se peut, d’être chantée. Le chant d’entrée a en particulier une triple fonction. Il doit (cf PGMR n°25) :
Favoriser l’union des fidèles rassemblées, l’unité des voix qui chantent étant en à la fois le signe et le moyen de l’unité des coeurs qui célèbrent.
Introduire au mystère du temps ou de la fête liturgique célébrés ce dimanche
Acclamer la procession d’entrée des ministres, comme au jour des Rameaux le peuple acclamait son Seigneur marchant vers la Jérusalem de son saint Sacrifice.
En quoi les chants font-ils pleinement partie de l'action liturgique ?
En marche vers Dieu
Du lien entre la Croix et l'eucharistie.
Résine précieuse qui flatte les sens, l'encens s'utilise lors des célébrations importantes.
Enfant ou adulte, l'enfant de choeur est avant tout serviteur.
Le diaconat est l'un des premiers ministères ordonnés de l'Eglise. C'est dire l'importance du diacre dont l'habit et le rôle le distingue des autres ministres.
Le chant d'entrée achevé, tous, debout, se signent tandis que le prêtre dit:
P: Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. A: Amen.
Après avoir vénéré l’autel par un saint baiser, le prêtre célébrant gagne le siège de présidence et salue l’assemblée. Il introduit la célébration par le signe de croix que tous les fidèles tracent sur eux-mêmes. Comme on aimerait que ce geste soit posé avec ampleur et solennité ! Il est si souvent, hélas, esquissé mesquinement, de manière hâtive et machinale.... Or c’est notre grande marque d’appartenance au Seigneur. Nous sommes signés. Nous nous drapons dans la Croix du Christ comme dans le vêtement de notre salut. C’est le premier geste que l’Église pose sur le catéchumène : elle lui signe les yeux, la bouche, les oreilles... ; elle le signe tout entier. Au début de la messe ce signe nous rappelle ce que nous sommes venus célébrer : le sacrifice de la croix rendu sacramentellement présent.
En se signant le prêtre dit « au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». Cette parole rappelle bien évidemment le baptême (cf Mt 28,19). L’expression « au Nom de... » ne doit pas tromper. En français courant elle veut dire « à la place de... » ou « de la part de... ». Or ce n’est pas du tout ce qu’elle signifie en français théologique ! Le prêtre ne baptise pas « de la part de la Sainte Trinité ». Nous ne célébrons pas l’Eucharistie, par délégation en quelque sorte, à la place de la sainte Trinité qui aurait dû momentanément s’absenter !... Bien au contraire par cette parole nous signifions que la liturgie nous plonge dans la vie trinitaire, nous retrempe à notre baptême.
Qu’il importe de porter attention à ce geste magnifique et à cette parole initiale de notre célébration ! Ce sont des baptisés qui célèbrent ; c’est la famille de Dieu qui est convoquée au Repas du Seigneur.
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Salutation du prêtre
P: La grâce de Jésus notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et
la communion de l'Esprit Saint soient toujours avec vous.
A: Et avec votre esprit.
A: Béni soit Dieu, maintenant et toujours !
Le prêtre (ou un autre membre de l'assemblée) peut exprimer par une brève monition un aspect propre à la célébration du jour : la communauté rassemblée, les lectures, la tonalité du dimanche ou de la fête.
« La première parole du juste est de s’accuser lui-même » dit le sage (Proverbes 18,17, Vulgate). Nous commençons notre célébration en reconnaissant que nous sommes pécheurs. Mis en présence de la sainteté de Dieu notre réflexe est celui de Simon Pierre : « éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur »(Luc 5,8).
Nous ne sommes pas à la hauteur des mystères que nous célébrons ; on n’est jamais de plain-pied avec Dieu.... La première prière de l’office est comme un grand SOS lancé vers le Ciel : « Dieu viens à mon aide, Seigneur à notre secours ! »
Par la récitation du Confiteor, nous confessons que nous avons péché en pensée, en parole, par action et par omission. La messe est un moyen ordinaire de remise des péchés véniels. Par notre sincère participation à l’Eucharistie nos péchés légers et quotidiens sont effacés. Saint Ambroise disait à ses fidèles : « toi qui pèches chaque jour, communie chaque jour ! »
En reconnaissant nos péchés, nous nous frappons la poitrine. Cette percussion rituelle revient trois ou quatre fois durant la célébration (Confiteor, Nobis quoque, Agnus, Non sum dignus). C’est un très beau geste biblique qu’il serait dommage de négliger. C’est le geste du publicain dont la prière toute d’humilité est agréée par Dieu (cf Luc 18,13). C’est un acte de contrition. Etymologiquement, en effet, contritus veut dire broyé. Par ce coup pectoral nous voulons broyer nos coeurs de pierre en nous souvenant des paroles du psalmiste : « Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu,un coeur brisé et broyé. » (Ps 50,19)
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En demandant pardon, le fidèle entre dans la célébration...
Il y a plusieurs manières d'exprimer cette démarche collective,où le peuple rencontre le Dieu saint qui le sauve
A: • Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères, que j'ai péché en pensée, en parole, par action et par omission ; oui, j'ai vraiment péché.
C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
P: • Seigneur, accorde-nous ton pardon. A: Nous avons péché contre toi.
P: Montre-nous ta miséricorde. A: Et nous serons sauvés.
• P: Seigneur Jésus, envoyé par le Père
pour guérir et sauver les hommes,
prends pitié de nous.
A: Prends pitié de nous.
P: Ô Christ, venu dans le monde
appeler tous les pécheurs,
prends pitié de nous.
A: Prends pitié de nous.
.P: Seigneur, élevé dans la gloire du Père,
où tu intercèdes pour nous,
prends pitié de nous.
A: Prends pitié de nous.
Le prêtre conclut ainsi la préparation pénitentielle :
P: Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu'il nous
pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.
A: Amen.
• ou bien le rite de l'eau bénite :
P: Demandons au Seigneur de bénir cette eau ; nous allons en être aspergés en souvenir de notre baptême : que Dieu nous garde fidèles à l'Esprit que nous avons reçu.
Le prêtre dit une des prières suivantes :
P: Dieu éternel et tout-puissant, tu as donné aux hommes l'eau qui les fait vivre et les purifie ; tu veux aussi qu'elle puisse laver nos âmes et nous apporter le don de la vie éternelle ; daigne bénir + cette eau, pour que nous en recevions des forces en ce jour qui t'est consacré. Par cette eau, renouvelle en nous la source vive de ta grâce, défends-nous contre tout mal de l'âme et du corps ; nous pourrons alors nous approcher de toi avec un cœur pur, et profiter pleinement du salut que tu nous donnes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
A: Amen.
ou bien, au temps pascal :
P: Seigneur, Dieu tout-puissant, écoute les prières de ton peuple :
alors que nous venons célébrer la merveille de notre création et
la merveille plus grande encore de notre rédemption, daigne
bénir + cette eau.
(ou à Pâques : nous te rendons grâce pour cette eau.)
P: Tu l'as créée pour féconder la terre et donner à nos corps fraîcheur et pureté. Tu en as fait aussi l'instrument de ta miséricorde : par elle tu as libéré ton peuple de la servitude et tu as étanché sa soif dans le désert; par elle les prophètes ont annoncé la nouvelle Alliance que tu voulais sceller avec les hommes ; par elle enfin, eau sanctifiée quand Jésus fut baptisé au Jourdain, tu as renouvelé notre nature pécheresse dans le bain de la nouvelle naissance. Que cette eau, maintenant, nous rappelle notre baptême et nous fasse participer à la joie de nos frères les baptisés de Pâques. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. Pendant l'aspersion, on chante un psaume ou un chant approprié. Que Dieu tout-puissant nous purifie de nos péchés, et, par la célébration de cette eucharistie, nous rende dignes de participer un jour au festin de son Royaume. Amen.
Ces mots grecs nous sont infiniment chers ! La liturgie a gardé précieusement en son sein des organes témoins des langues bibliques : hébreu (Amen, Alléluia, Hosanna), araméen (Effata, Marana Tha) et grec (Kyrie eleison). Les mots mêmes de l’évangile viennent sur nos lèvres immédiatement après la préparation pénitentielle.
C’est le cri de la femme cananéenne(Mt 15,22), le cri des deux aveugles mendiants de la lumière : « Kyrie eleison, Seigneur ! aie pitié de nous ! » (Mt 20,30). Venant juste après la préparation pénitentielle, le Kyrie n’est pas tant une prière de supplication qu’un chant d’acclamation qui nous introduit au Gloria qui le suit immédiatement. Le Missel insiste sur ce point (PGMR n°30) : « puisque le Kyrie est un chant par lequel les fidèles acclament le Seigneur et implore sa miséricorde, il est habituellement accompli par tous ».
Dans la liturgie byzantine le Kyrie est répété un nombre incalculable de fois et en particulier 40 fois à la fin de l’office. L’appartenance originelle du Kyrie au grandes litanies de l’Eglise d’Orient explique sa répétition, en général six ou neuf fois. Le fait que ces chiffres soient multiples de trois a reçu une interprétation trinitaire. Toutefois il ne faut pas s’y tromper : c’est au Christ que s’adresse le Kyrie eleison comme l’apposition Christe eleison le fait bien comprendre. En effet toute l’antiquité chrétienne et saint Paul déjà réservent le titre de Kyrios à notre Seigneur Jésus, le Christ.
Prière qui vient des Evangiles, le Kyrie tient une place particulière dans la célébration de la messe.
Le Kyrie, litanie traditionnelle adressée au Christ, vient à la suite de la
préparation pénitentielle, sauf si celle-ci a déjà employé cette formule.
P: Seigneur, prends pitié. Kyrie eleison.
A: Seigneur, prends pitié. Kyrie eleison.
P: Ô Christ, prends pitié. Christe eleison.
A: Ô Christ, prends pitié. Christe eleison.
P: Seigneur, prends pitié. Kyrie eleison.
A: Seigneur, prends pitié. Kyrie eleison.
e sont les mots même des anges la nuit de Noël que l’on chante à la messe dominicale en dehors des temps de l’Avent et du Carême : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime » (Luc 2,14). Liturgie céleste et liturgie terrestre s’entremêlent. Cette hymne très ancienne (IIIème siècle ?) fut écrite en grec. Ce n’est que très progressivement qu’elle fut introduite dans la liturgie eucharistique d’abord, bien entendu, pour la messe de Noël (début VIème siècle). Comme toute hymne elle se doit d’être chantée autant que faire se peut. Elle constitue ce que l’Orient appelle la Grande Doxologie pour la différencier de la petite doxologie (Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit pour les siècles de siècles Amen). Aussi bien que la petite doxologie, la grande est insécable, on ne peut pas la morceler en l’entrecoupant par des refrains.
Toutefois une sorte de plan du Gloria se dégage aisément. On peut suggérer deux parties :
Une hymne de glorification adressée au Père (jusqu’à Dieu le Père Tout Puissant)
Une supplication adressée au Fils.
Le sacrifice eucharistique est offert pour la gloire de Dieu et le salut du monde. On ne s’étonne pas dès lors d’y voir alterner glorification et supplication.
Le Gloria est omis pendant l'Avent et le Carême.
A: : • Gloire à Dieu au plus haut des deux,
et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. Nous te louons, nous te bénissons, nous t'adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce,
pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel,
Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu,
le Fils du Père ; Toi qui enlèves le péché du monde,
prends pitié de nous ; Toi qui enlèves le péché du monde,
reçois notre prière ; Toi qui es assis à la droite du Père,
prends pitié de nous.
Car toi seul es saint,
Toi seul es Seigneur, /
Toi seul es le Très-Haut : Jésus Christ,
avec le Saint-Esprit Dans la gloire de Dieu le Père. Amen.
• Gloria in excelsis Deo, Et in terra pax hominibus bonae voluntatis. Laudamus te, benedicimus te, adoramus te, Glorificamus te, gratias agimus tibi
propter magnam gloriam tuam. Domine Deus, rex cœlestis, Deus Pater omnipotens. Domine Fili unigenite, Jesu Christe. Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris. Qui tollis peccata mundi, miserere nobis. Qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram. Qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis. Quoniam tu solus sanctus, tu solus Dominus, Tu solus Altissimus, Jesu Christe. Cum Sancto Spiritu in gloria Dei Patris. Amen.
Prière d'ouverture:
P: Accorde-nous, Seigneur, de pouvoir t'adorer sans partage, et d'avoir pour tout homme une vraie charité.Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
Il ne s’agit pas de la quête ! mais de l’oraison que le prêtre célébrant prononce juste après le Gloria. On l’appelle aussi la prière d’ouverture. Son nom de collecte manifeste son rôle de rassembler la prière de tous. Le prêtre l’introduit par une invitation : « Prions le Seigneur ». Puis un bref temps de silence est laissé. La PGMR précise le rôle de ce silence (n°32) : « tous, avec le prêtre, font silence pendant un peu de temps pour prendre conscience qu’ils se tiennent en présence de Dieu, et pour mentionner intérieurement leurs intentions de prières ». Puis le prêtre prononce la prière les mains étendues dans la position de l’orant (cf Ex 17,11 ; Ps 62,5 ). Les collectes de chaque dimanche sont particulièrement riches et belles. Y prêtons-nous suffisamment d’attention ? Elles expriment la tonalité de la célébration de ce jour là. Dans leur rythme et leur concision toutes latines elles ont souvent une structure bien repérable et très instructive pour notre propre façon de prier. Elles comportent en général :
L’invocation louangeuse de Dieu le Père à qui elles s’adressent : Dieu très bon, Toi qui pardonnes.....Père juste, tu nous as aimés...
La demande : donne à tes enfants de grandir dans l’amour.... ; augmente en nous la foi... ; accorde-nous le bonheur etc...
La doxologie longue où s’affirme la médiation du Christ et la foi trinitaire : Par Jésus-Christ... dans l’Esprit Saint
L’acquiescement du peuple unanime qui reconnaît dans cette collecte sa propre prière : Amen !
Symbolique catholique de la tunique richement décorée portée par le prêtre à la messe.
L'aube est le signe par excellence des chrétiens qui ont revêtu le Christ.
Que signifie le morceau d'étoffe que porte le prêtre par-dessus son aube ?
L'histoire de la mitre souligne le rôle de l'évêque, serviteur de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Parce que la crosse était à l'origine un bâton de berger, elle souligne la qualité de pasteur attachée à l'évêque.
Dans l'aspersion, c'est le signe de l'eau qui importe parce qu'il rappelle le baptême demandé par le Christ.
Parce qu'elle est la Lumière et le Feu, la bougie tient une place symbolique dans le cadre liturgique.
Allumé au feu de Pâques, le cierge pascal est signe de la joie du Christ ressuscité.
La tradition chrétienne a conservé le mot hébreu "amen" par lequel le croyant s'associe à ce qui a été déclaré.
2. LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture - psaume - 2ème lecture - alléluia et évangile - homélie - profession de foi - prière universelle
« Dans la célébration de la liturgie, la Sainte Ecriture a une importance extrême ». Depuis le Concile Vatican II, la liturgie nous offre quotidiennement et chaque dimanche une lecture de la Sainte Ecriture plus abondante, plus variée et mieux adaptée. Il s’agit dans l’optique de la Constitution sur la Sainte Liturgie (SC n° 24 et 35) de restaurer chez les fidèles un goût savoureux et vivant de la Sainte Ecriture. A la Synagogue, le jour du Sabbat, il y avait une première lecture de la Torah, c’est-à-dire des cinq premiers livres de la Bible. Puis suivait une lecture des prophètes. Enfin venait l’homélie. On découvre ce schéma (Torah/Prophètes/Homélie) dans le livre des Actes des Apôtres. Lorsque Paul et Barnabé entrent à la Synagogue d’Antioche de Pisidie, le jour du Sabbat, il est dit : « Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : "Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez." » (Actes 13,14-15). On entrevoit la même séquence liturgique dans la synagogue de Nazareth, mais cette fois c’est Jésus qui est invité à lire le livre du prophète et à faire l’Homélie (Luc 4, 16-22). Il est frappant de constater que notre liturgie catholique connaît semblablement le même ordonnancement des lectures suivie de l’homélie.
« Pour présenter aux fidèles avec plus de richesse la table de la parole de Dieu, on ouvrira plus largement les trésors bibliques pour que, dans un nombre d’années déterminé, on lise au peuple la partie importante des Saintes Ecritures. ». Ce souhait du Concile Vatican II (SC n°51) fut mis en oeuvre par le nouveau lectionnaire qui depuis 1969 propose un cycle de lecture dominicale réparti sur trois ans. L’année A est celle de l’évangile de saint Matthieu (en 2005 nous sommes dans l’année A) ; l’année B est celle de Marc ; l’année C, celle de Luc. Quant à l’évangile selon saint Jean, il est réparti sur les trois années en des temps particuliers, notamment le carême et le temps pascal. Tous les dimanches, en dehors du temps pascal, la première lecture de la messe est tirée de l’Ancien Testament. Elle est choisie en fonction de l’Evangile lu le même dimanche et manifeste ainsi que la Loi et les Prophètes conduisent au Christ.
C'est Dieu qui parle !
Les quatre lectures bibliques de la première partie de la messe sont proclamées d'un lieu particulier avec un livre particulier parce qu'elles sont la voix de Dieu.
« La première lecture est suivie du psaume responsorial, ou graduel, qui fait partie intégrante de la liturgie de la Parole. » (PGMR n°36) Le Peuple qui a écouté le Seigneur lui répond par le chant du psaume. Toute la liturgie de la Parole est ainsi un dialogue entre Dieu et son Peuple. A la lecture répond le psaume, à la deuxième lecture, l’Alleluia, à l’évangile, le credo et la prière universelle... On chantait autrefois le psaume sur une marche (gradus en latin) qui menait à l’ambon, rappelant les pèlerins hébreux qui chantaient les psaumes des montées (Ps 119 à 133) jusque sur les marches du Temple de Jérusalem. C’est pourquoi on appelle aussi le psaume : le graduel. Le Psaume a une importance particulière car il est à la fois une parole d’homme et une parole de Dieu. C’est Dieu en effet qui nous donne les mots qui conviennent pour le prier. Le livre biblique des Psaumes s’appelle en hébreu « les louanges ». Chaque action ou chaque parole de Dieu est suivie par une louange émerveillée et reconnaissante du peuple. Le mot « psaume » vient d’un mot grec qui désigne l’action de faire vibrer une corde. C’est assez dire que les psaumes sont essentiellement une prière chantée, qui idéalement s’accompagne d’instruments à cordes. Qu’on songe à ce rouquin de David et à sa cithare ! Ce n’est que par défaut que l’habitude s’est prise de lire les psaumes. Il est vrai qu’une sonore lecture unanime est souvent plus belle à tout prendre qu’un chant approximatif et fluet...
Poème chanté à l'ambon, le psaume est un chant biblique de louange, de méditation, d'acclamation ou de supplication.
« Il faut accorder la plus grande vénération à la lecture évangélique. » (PGMR n°35). La Majesté de la procession de l’évangéliaire (le livre de l’évangile) escorté de flambeaux et d’encens rappelle la solennité des entrées impériales à Byzance. Le chant de l’Alleluia qui l’accompagne est un écho du chant des anges dans la liturgie céleste (Ap 19,1.3.4.6). Le mot hébreu Alléluia signifie tout simplement « Loué soit Dieu ! ». On le trouve notamment dans les psaumes alléluiatiques (Ps 145-150) : Dans la liturgie copte le chant de l’Alleluia peut durer un quart d’heure ! Tout est fait pour mettre en valeur ce moment essentielle : l’annonce de la Bonne Nouvelle. Il est dommage que dans nos liturgies latines se soit un peu estompé le sens du surgissement de la joyeuse annonce évangélique. Quand le ministre sur la montagne de l’Ambon proclame l’Evangile, c’est Dieu qui parle et c’est le Verbe qui est proféré. Les deux céroféraires (porte-cierges) qui encadrent l’évangéliaire sont comme Moïse et Elie, la Loi et les Prophètes, sur la Montagne de la Transfiguration. Mais dans la nuée de l’encens on ne voit plus que Jésus seul (cf Mt 17,8)...
L'évangéliaire, qui transmet les mots sacrés des évangiles, est comme une crèche.
Elle revient au diacre officiant. Celui-ci s’incline d’abord devant le ministre qui préside la célébration en disant : « Père, bénissez-moi ». Le président prononce alors sur le diacre la bénédiction suivante : « Que le Seigneur soit dans votre coeur et sur vos lèvres pour que vous proclamiez la Bonne Nouvelle au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». Lorsque le président lit lui-même l’évangile il s’incline profondément devant l’autel en disant à voix basse : « Purifie mon coeur et mes lèvres, Dieu très saint, pour que je fasse entendre à mes frères la Bonne Nouvelle » A l’annonce « Evangile de Jésus-Christ selon saint N... » tous les fidèles, debout, répondent « Gloire à Toi Seigneur » en se signant sur le front, sur la bouche et sur le coeur. Par cette triple signation ils expriment le désir d’inscrire l’Evangile dans leur intelligence, de le proclamer de leurs lèvres et d’en vivre de coeur. Ils rejoignent ainsi la pratique juive des phylactères, ces petites boîtes contenant des versets de la Torah. Les juifs pieux les portent sur le front et sur le bras gauche (qui frotte sur le coeur). Ils accomplissent ainsi les prescriptions du Deutéronome : « Que ces paroles que je te dicte aujourd’hui restent dans ton coeur ! Tu les répéteras à tes fils, (...) tu les attacheras à ta main comme un signe, sur ton front comme un bandeau. »(Dt 6,6-8) A la fin de la lecture le peuple acclame la Parole de Dieu en disant : « Louange à Toi Seigneur Jésus ». Le Christ est en effet la Parole vivante proférée dans l’assemblée. C’est Lui l’adorable Evangile que le ministre embrasse en disant : « Que cet Evangile efface nos péchés »
Par ce chant, les chrétiens expriment leur joie de savoir le Christ vivant.
L'homélie, appelée aussi "sermon" ou "prêche", actualise la Parole de Dieu adressée à l'assemblée.
L’Ambon : « La dignité de la parole de Dieu requiert qu’il existe dans l’église un lieu qui favorise l’annonce de cette Parole et vers lequel, pendant la liturgie de la Parole, se tourne spontanément l’attention des fidèles. Il convient que ce lieu soit en règle générale un ambon stable et non un simple pupitre mobile. » (PGMR n° 272) Le mot « ambon » vient du grec anabainein qui signifie monter, il désigne donc une élévation, une hauteur, une montagne. La montagne est en effet dans la Bible le lieu par excellence de la révélation. Quand le ministre proclame l’évangile à l’ambon on songe à Jésus, nouveau Moïse, prononçant son sermon sur la montagne. A la synagogue la lecture de la Torah était faite sur une estrade, la Bema. Le scribe Esdras se tenait sur la Bema quand il lut le Livre de la Loi de Dieu, le traduisant et en donnant le sens. Il disait « "Ce jour est saint pour le Seigneur, votre Dieu, ne soyez pas tristes, ne pleurez pas !" Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la Loi » (Néhémie 8,9). Ainsi tout le peuple chrétien, écoutant la lecture des Saintes Ecritures, ruisselle des larmes de la reconnaissance et de la joie quand il entend depuis l’Ambon son Dieu qui lui parle et le nourrit de sa sainte doctrine...
Parce que l'ambon est une tribune où l'on monte pour proclamer ou commenter la Parole de Dieu, il est un lieu qui signifie sa force et son autorité.
En priant pour tous les hommes, le peuple des baptisés porte le monde devant Dieu.
Après l’homélie on garde un moment le silence pour méditer ce qu’on vient d’entendre (cf PGMR n°23). Après quoi, le dimanche et les jours de solennité, on récite le Credo. Tout le peuple répond par cette unanime profession de foi à la Parole de Dieu qui vient de lui être adressée. Cette communion de l’Eglise dans la foi est le fondement de la communion de l’Eglise dans la charité, fruit essentiel de la messe. A vrai dire la récitation du credo n’a été introduite que tardivement et progressivement dans le rituel de l’eucharistie (au XIème siècle à Rome). La vraie « profession de foi » n’est-ce pas la liturgie elle-même ? Ce n’est pas uniquement à l’Anamnèse mais par toute la célébration que nous « proclamons le mystère de la foi » ! Lex orandi, lex credendi ! La manière de célébrer et de prier est la manière de croire. Les deux symboles que contient aujourd’hui le missel n’ont pas été composés pour la messe. Très anciens, ils sont d’origine baptismale. Le Symbole de Apôtres d’une concision bien romaine pourrait remonter au IIème siècle. Le Symbole de Nicée-Constantinople, plus long et plus oriental, est l’oeuvre, comme son nom l’indique, des Conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381). Tous les fidèles s’inclinent profondément lorsqu’ils disent que le Fils de Dieu a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme. Devant la grandeur de ce mystère de l’Incarnation qui trouve en quelque sorte dans l’Eucharistie son prolongement, tout chrétien se prosterne. Ces textes portent le nom de Symbole parce qu’ils unissent tous les chrétiens dans la confession d’une même et seule foi (cf Ep 4,4). En grec sym-bolos signifie ce qui rassemble. C’est le contraire de dia-bolos, le diable, c’est-à dire celui qui divise et disperse ! L’unanimité de l’Eglise qui professe le Symbole fait fuir le diable ....
Profession de foi
L'orginalité du Credo c'est qu'il permet de dire sa foi de façon à la fois personnelle et universelle.
Symbole de Nicée-Constantinople :
A: Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
D est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu,
Engendré, non pas créé, de même nature que le Père ; et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ;
Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Ecritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts ; et son règne n'aura pas de fin.
Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils ;
Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême
pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts,
et la vie du monde à venir. Amen,
• Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem cœli et terrae, visibilium omnium et invisibilium.
Et in unum Dominum Iesum Christum, Filium Dei unigenitum,
Et ex Patre natum ante omnia sascula : Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero.
Genitum, non factum, consubstantialem Patri ; per quem omnia facta sunt.
Qui propter nos homines, et propter nostram salutem, descendit de cœlis ;
Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine, et homo factus est,
Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus et sepultus est.
Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas, Et ascendit in cœlum ; sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria judicare vivos et mortuos ; cuius regni non erit finis.
Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem ; qui ex Pâtre Filioque procedit ;
Qui cum Pâtre et Filio simul adoratur et conglorificatur : qui locutus est per prophetas.
Et unam, sanctam, catholicam et apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum, Et vitam venturi sasculi. Amen.
A: Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.
Et en Jésus Christ, son Fils unique,
notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié, est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu
le Père tout-puissant,
d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit Saint,
à la sainte Église catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.
Amen.
Prière universelle
Nous exprimons devant Dieu, par de courtes intentions et un refrain, la prière des hommes de ce temps à travers l'univers. Il est bon que les formulations tiennent compte des besoins de l'Église et de ses responsables, des peuples et de leurs dirigeants, de ceux qui souffrent ou sont dans l'épreuve, et de la communauté réunie en ce lieu. Quelques intentions sont suggérées dans les formulaires de ce missel. Plusieurs recueils existent, pour nous aider à formuler les nôtres.
Pour tout connaître en détails sur la Prière Universelle, cliquez sur La prière universelle pour les Nuls ou encore Exemples de prières universelles
« Nourri par la Parole de Dieu, le peuple supplie avec la prière universelle pour les besoins de toute l’Église et pour le salut du monde entier » (PGMR n°33). Rétablie depuis le Concile Vatican II, la prière des fidèles vient au terme de la Liturgie de la Parole. Autrement dit, c’est après avoir écouté Dieu nous parler que nous lui parlons à notre tour. Notre prière universelle se doit de prendre en considération ce que Dieu vient de nous dire. Elle est une réponse à la Parole de Dieu. Aussi les intentions de prière seront-elles toujours bâties en référence avec les lectures du dimanche. Il est impensable de composer une prière universelle sans avoir lu les textes de la liturgie du jour. Il en va non seulement de l’unité de la liturgie mais aussi de la structure même d’une prière chrétienne qui est essentiellement responsoriale. Déjà saint Paul recommandait de prier pour tous les hommes et spécialement pour les détenteurs de l’autorité politique (1 Tm 2,1). En suppliant Dieu pour tous les hommes, le peuple des baptisés exerce sa fonction sacerdotale. La prière universelle n’est pas un bulletin d’information. Il est légitime que l’actualité soit la matière de nos demandes mais on évitera de se mettre à la solde de la dernière nouvelle plus ou moins fiable pour en faire une prière publique. Sans vouloir formuler de loi rigide, le missel indique quelques pistes pour que la prière s’élargisse aux dimensions de l’Église et du monde. Les intentions seront habituellement :
1. pour les besoins de l’Église, 2. pour les dirigeants des affaires publiques et le salut du monde entier, 3. pour tous ceux qui sont accablés par une difficulté, 4. pour la communauté locale. (PGMR n° 46)