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Religion - Royauté

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La Messe en Vidéos II


3. LITURGIE EUCHARISTIQUE


Offertoire - lavement des mains - prière sur les offrandes   

Préface - sanctus - prière eucharistique

 

[L'eucharistie est l'action de grâce rendue à Dieu pour Jésus Christ : il s'est offert par amour pour nous, afin de rétablir la communion entre Dieu et les hommes. Le sacrifice de sa mort, acceptée et vécue dans l'amour du Père et des hommes, est devenu un passage vers la vraie vie.

Jésus Christ nous appelle désormais à partager cette vie nouvelle. Le baptême nous y donne accès ; l'eucharistie nous procure l'aliment qui la nourrit. Cet aliment est Jésus lui-même qui nous présente son corps mort et ressuscité.

Ce corps transformé par le Saint-Esprit est rendu présent lorsque l'Eglise refait les gestes que fit Jésus la veille de sa mort :

  1. Il prit du pain.
  2. Il dit la prière d'action de grâce.
  3. Il rompit le pain et le donna aux siens. De là proviennent les grandes parties de la liturgie eucharistique.

 PRÉPARATION DE L'AUTEL ET PRÉSENTATION DES DONS

[Comme Jésus prit du pain et une coupe de vin lors de son dernier repas,

 on apporte du pain et du vin sur l'autel, et on les présente à Dieu ]

 

 

 

PRÉSENTATION DES DONS

La-procession-des-offrandes1_mea_petit.j
Une ancienne tradition
Dans la tradition chrétienne, la présentation des dons revêt un caractère fonctionnel mais surtout symbolique
L’Autel

 

L’Autel : « Quand il s’offre pour notre salut, le Christ est à lui seul l’autel, le prêtre et la victime » (5ème préface du temps pascal).

L’autel est le centre de toute l’action liturgique qui se déroule à la messe. Il ne peut pas être confondu avec n’importe quelle table, pupitre, porte-micro ou autre...

En entrant dans le sanctuaire le prêtre vénère l’autel par un saint baiser. Puis éventuellement il l’encense. L’autel, en effet, c’est le Christ. Dans le sacrifice de la croix, rendu présent sous les signes sacramentels, c’est le Christ qui offre (il est Prêtre) qui est offert (il est Victime) et qui reçoit le sacrifice (il est Autel). Ce n’est pas rien de s’approcher de l’autel du Dieu Vivant ! Tout au long de la célébration on manifeste envers l’autel, la sainte Table du Seigneur, toute sorte de marques de respect et de joyeuse ferveur.

«  Je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, la joie de ma jeunesse » (Psaume 42,4 ). De l’autel de la croix coule sur tous les fidèles une fraîcheur juvénile et baptismale...


Préparation de l'autel

Les ministres préparent l'autel. Le pain et le vin peuvent être portés en procession par des membres de l'assemblée.

Quête


Lorsque Moïse voulut ériger le sanctuaire conformément aux ordres du Seigneur, il fit appel aux dons des fidèles. Ceux-ci se montrèrent si généreux que l’on dut rapidement faire passer ce mot d’ordre : « "Que personne, homme ou femme, ne fasse plus rien pour la contribution du sanctuaire" , et l’on empêcha le peuple de rien apporter. » (Exode 36,6). Combien plus les chrétiens doivent-ils être soucieux de participer selon leurs ressources à l’édification de l’Eglise ! Edification matériel du batîment, bien sûr ; mais surtout édification spirituelle par la propagation de la foi et la charité fraternelle. On sait quelle place la collecte en faveur des plus démunis occupe dans les préoccupations de saint Paul (cf 2 Cor 8-9). L’Apôtre y voit un signe d’unité de toute l’Eglise. Le dimanche chacun apportait ce qu’il avait pu épargner (cf 1 Cor 16,2) Au-delà de cette indispensable solidarité matérielle, la quête a aussi, par sa place dans la liturgie, une forte dimension spirituelle. Notre petite aumône nous rappelle la grande aumône que le Christ nous fait par le don de sa vie dans le sacrifice eucharistique qui est le sacrifice de la croix. Elle nous rappelle aussi que l’on n’est jamais à la messe en simple spectateur d’un mystère qui se trame sans nous. Les quelques euros que le fidèle jette dans la corbeille manifestent l’offrande qu’il fait de lui-même à Dieu. Tous les fidèles s’unissent en effet au Christ qui s’offrent à son Père. Telle est l’eucharistie : le sacrifice de toute l’Eglise, comme le proclame précisément le prêtre célébrant juste après la quête. « Que l’Esprit saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire ! »

 

Elle permet aux fidèles de s'associer à la présentation des dons, en mettant en commun leurs offrandes, destinées à la vie de la communauté, aux activités d'Église et au partage avec les plus démunis.


Présentation des dons

Pour présenter les dons, le prêtre dit à voix basse (il peut le dire à haute voix s'il n'y a pas de chant ou de musique d'orgue) :

Tu es béni, Dieu de l'univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie.

(Béni soit Dieu, maintenant et toujours !)

En mettant l'eau dans le calice, le prêtre dit à voix basse : Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l'Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité.

Tu es béni, Dieu de l'univers, toi qui nous donnes ce vin, fruit de la vigne et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le vin du Royaume éternel.

  (Béni soit Dieu, maintenant et toujours !)

En s'inclinant au milieu de l'autel, le prêtre dit à voix basse :

Humbles et pauvres, nous te supplions, Seigneur, accueille-nous : que

notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi.

En se lavant les mains :

Lave-moi de mes fautes, Seigneur, purifie-moi de mon péché.

Invitation à la prière

P: Prions ensemble,

au moment d'offrir le sacrifice de toute l'Église.

A: Pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

 


PRIÈRE SUR LES OFFRANDES

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Une oraison et non une quête

Prière d'ouverture du prêtre, la collecte invite les fidèles à exprimer leur propre prière.

Pour te servir, Seigneur, nous déposons nos offrandes sur ton autel : accueille-les avec indulgence, pour qu'elles deviennent le sacrement de notre salut. Par Jésus

 

 

 PRIÈRE EUCHARISTIQUE

Les quatre prières eucharistiques

 

Dans la primitive église chaque évêque pouvait improviser selon son cœur un chant d’action de grâce sur le pain et le vin. Mais on s’aperçut très vite qu’il était préférable de codifier quelque peu l’inspiration, pas toujours orthodoxe, des pontifes....C’est ainsi qu’apparurent les Canons, règles de la prière. De nos jours le missel Romain propose principalement quatre canons :

-  La prière eucharistique numéro 1 : appelée Canon Romain car, remontant au moins à saint Ambroise (+397), elle fut durant des siècles et jusqu’au Concile Vatican II l’unique Canon de l’Eglise latine. « Père infiniment bon, Toi vers qui monte nos louanges... » On la reconnaît notamment à l’énumération des saints de Rome (Lin, Clet, Clément, ...).

-  La prière eucharistique numéro 2 : C’est une adaptation récente de la plus ancienne prière eucharistique connue : celle de saint Hippolyte de Rome (vers 215). C’est aussi la plus utilisée, peut-être parce que c’est aussi la plus brève ! « Toi qui es vraiment saint, Toi qui es la source de toute sainteté... »

-  La prière eucharistique numéro 3 : Elaborée au moment du Concile, cette prière se veut un modèle de prière eucharistique, avec une structure idéale. Elle est la plus élaborée au point de vue théologique et souligne notamment le rôle de l’Esprit Saint, en mettant en relief les deux épiclèses. « Tu es vraiment saint, Dieu de l’univers, et toute la création proclame ta louange... »

-  La prière eucharistique numéro 4 : Elle s’inspire des anaphores orientales, surtout de la très vénérable anaphore de saint Basile (+379). Elle comprend une Préface propre qui lui est indissociablement liée et qui met l’accent sur le Dieu créateur. Elle développe une véritable histoire du salut. « Père Très saint, nous proclamons que tu es grand... »

 

[Déjà commencée par la Préface et le Sanctus, cette grande prière se déploie selon une certaine variété, mais comporte normalement les éléments suivants :

  • Une invocation à Dieu pour qu'il envoie l'Esprit Saint (épiclèse) sur le pain et sur le vin.
  • Le récit du dernier repas de Jésus où il a institué l'eucharistie (récit de l'institution). Le pain et le vin deviennent le corps et le sang, c'est-à-dire la personne, du Christ mort et ressuscité qui nous sauve (consécration).
  • Une acclamation de l'assemblée qui chante ce salut.
  • Une prière du prêtre qui en fait mémoire (anamnèse).
  • Une invocation à l'Esprit Saint pour qu'il unisse l'assemblée (seconde épiclèse).
  • Des intercessions pour l'Église et pour le monde, pour les vivants et les défunts, en union avec les responsables de l'Église, dans la communion des saints.

• Une conclusion en forme d'action de grâce à la Sainte Trinité ]

 

P: Le Seigneur soit avec vous.

A: Et avec votre esprit.

P: Élevons notre cœur.

A: Nous le tournons vers le Seigneur.

P: Rendons grâce au Seigneur notre Dieu.

                    A: Cela est juste et bon.

 

P: Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, par le Christ notre Seigneur. En naissant parmi les hommes, il les appelle à renaître ; en souffrant sa passion, il a supprimé nos fautes ; par sa résurrection d'entre les morts, il donne accès à la vie éternelle, et par son ascension auprès de toi, notre Père, il nous ouvre le ciel. C'est pourquoi, avec tous les anges et tous les saints, nous chantons l'hymne de ta gloire et sans fin nous proclamons : 

Sanctus

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Béni soit celui qui vient

Acclamation commune aux juifs et aux chrétiens, le sanctus exprime la grandeur de Dieu.

A:  Saint.' Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers ! Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

           Hosanna au plus haut des d'eux. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

         Hosanna au plus haut des cieux.

 • Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dominus Deus Sabaoth ! PJeni sunt cœli et terra gJoria tua. Hosanna in excelsis .' Benedictus qui venit in nomme Domini. Hosanna in exceisis !

P: Voici l'offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus. (Par le Christ, notre Seigneur. Amen.)

Sanctifie pleinement cette offrande par la puissance de ta bénédiction, rends-la parfaite et digne de toi : qu'elle devienne pour nous le corps et le sang de ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, notre Seigneur.

                   FRACTION DU PAIN ET COMMUNION

Le pain et le vin

« Fidèle à l’exemple du Christ, l’Église a toujours employé le pain et le vin avec de l’eau pour célébrer le banquet du Seigneur. »(PGMR n°281). Lors de la Cène, il est très probable que Jésus ait rompu, conformément à la liturgie juive de la Pâque, du pain azyme (c’est-à-dire sans levain). C’est pourquoi l’Eglise latine utilise du pain azyme pour célébrer l’Eucharistie du Christ notre Pâque (cf 1 Cor 5,7-8). « Le vin de la célébration eucharistique doit provenir du fruit de la vigne »(PGMR n°284). Au pain de la nécessité et du labeur s’adjoint le vin de l’allégresse et de la fête. Le vin qui réjouit le coeur de l’homme (Ps 140,15) et figure la « sobre ébriété de l’Esprit »(cf Actes 2,13). Ce vin, signe de joie messianique, dont Jésus lui-même dit le Jeudi Saint qu’il le boira nouveau dans le Royaume de son Père(Mt 26,29). « Venez, mangez de mon pain, buvez du vin que j’ai préparé ! »(Proverbes 9,1-5). C’est ainsi que la Sagesse harangue les passants. A chaque messe Jésus, Sagesse incarnée, est le Grand-Prêtre selon l’ordre de Melchisédech qui offre pain et vin au Très-Haut(cf Gn 14,18). Il est notre Grand Panetier et Grand Echanson qui sert pour nous le repas de notre salut plus délectable que tous les festins de Pharaon(cf Genèse 40)

 

 

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Un geste central

Les premiers chrétiens appelaient l'eucharistie : "la fraction du pain"


L'hostie


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L'hostie est ronde, blanche et plate. Ressemble-t-elle...


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Un plat sacré

D'origine romaine, la patène est un plat devenu sacré en portant les hosties, corps du Christ ressuscité.

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Un signe d'alliance

L'eau c'est nous. Le vin, c'est le Christ !

L’eau

« Le diacre, ou le prêtre, verse le vin et un peu d’eau dans le calice, en disant à voix basse : Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. » (Missel Romain). Pourquoi cette eau dont il n’est pas fait mention dans les récits évangéliques de la Cène ? Certes le vin employé par Jésus devait être de ces vins forts de Palestine qui exigent d’être coupés avec de l’eau. Mais cette adjonction d’eau, probable historiquement et dont saint Justin fait déjà mention au IIème siècle, a surtout reçu une valeur symbolique. Elle rappelle le sacrifice du Christ qui de son côté ouvert laissa couler du sang et de l’eau (Jn 19,34). Pour les orientaux elle signifie les deux natures du Christ, l’eau de son humanité étant jointe au vin de sa divinité. Chez les latins, elle exprime davantage l’union de l’Eglise au sacrifice du Christ. La messe est en effet le sacrifice de toute l’Eglise et cette petite goutte d’eau dans le calice : c’est nous ! « Nous voyons que par l’eau c’est le peuple qu’il faut entendre, explique saint Cyprien (+ 257) et par le vin, le sang du Christ. Quand on mêle l’eau au vin dans le calice, c’est le peuple qui ne fait plus qu’un avec le Christ, c’est la foule des croyants qui se joint et s’associe à celui en qui elle croit. (...) Ainsi donc, quand on consacre le calice du Seigneur, on ne peut pas plus offrir l’eau toute seule que le vin tout seul ; si on n’offre que le vin, le sang du Christ se sépare de nous, s’il n’y a que de l’eau c’est le peuple qui se sépare du Christ. »

 


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Le signe de la nouvelle alliance

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Un geste emblématique

Toute vie chrétienne peut devenir une élévation.

La préface

Elle s’ouvre par une invocation très ancienne : élevons notre cœur ! Saint Cyprien (+258) témoigne déjà de cette interpellation du président à toute l’assemblée : « Sursum corda ! haut les cœurs ! ». Par ces paroles, explique-t-il, les fidèles sont avertis qu’ils ne doivent penser qu’à Dieu. Et de fait le peuple répond : « habemus ad Dominum ! nous tournons (nos cœurs) vers le Seigneur ». La préface n’est pas seulement un préambule, comme le laisserait croire son nom, mais une proclamation solennelle devant le peuple (Prae-fatio) : « Vraiment il est juste et bon de te rendre grâce ! ... ». C’est surtout dans la préface que s’exprime l’action de grâce, dit la PGMR (n°55) : Le prêtre, au nom de tout le peuple saint, glorifie Dieu le Père et lui rend grâce pour toute l’oeuvre de salut ou pour un de ses aspects particuliers, selon la diversité des jours des fêtes ou des temps. Le missel Romain contient un très large choix de préfaces pour toutes sortes de circonstances particulières

 

De l'origine hébraïque du rituel de la coupe à la symbolique du vin dans l'eucharistie.

 

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Un vase sacré

Longtemps, le calice a été une oeuvre d'art.

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Parole de gloire

"Par lui, avec lui et en lui" ou la doxologie est typique de la prière chrétienne.


Juste avant qu’il ne prononce la prière eucharistique la liturgie met sur les lèvres du prêtre la magnifique prière des trois jeunes gens dans la fournaise de Babylone(cf Daniel 3,38-40) : « Humbles et pauvres, nous te supplions, Seigneur, accueille-nous : que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi. » Après quoi le prêtre se lave les mains. Ce rite du ’’Lavabo’’ avait certes un aspect pratique au temps où étaient apportées à l’offertoire toute sorte de dons : légumes, poulets, argent, fromages... Le prêtre devait très concrètement se laver les mains après avoir manipulé ces offrandes. Mais le geste s’est très vite spiritualisé : il est devenu un rappel du baptême et un rappel du lavement des pieds (Jn 13). Il s’accompagnait de la prononciation du psaume 25,6-7 : « Je lave mes mains en signe d’ innocence pour approcher de ton autel, Seigneur, (lavabo inter innocentes manus meas et circumdabo altare tuum Domine) pour dire à pleine voix l’action de grâces et rappeler toutes tes merveilles ». De nos jours le prêtre dit à voix basse ce verset du Psaume 50,4 : Lave-moi de mes fautes, Seigneur, purifie-moi de mon péché.

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Un geste de purification

De pratique, le geste du lavement des mains après les offrandes s'est chargé d'un sens spirituel.

 

 

P: La veille de sa passion, il prit le pain dans ses mains très saintes et, les yeux levés au ciel, vers toi, Dieu, son Père tout-puissant, en te rendant grâce il le bénit, le rompit, et le donna à ses disciples, en disant :

" Prenez, et mangez-en tous :

ceci est mon corps livré pour vous. "

De même, à la fin du repas, il prit dans ses mains cette coupe incomparable ; et te rendant grâce à nouveau, il la bénit, et la donna à ses disciples, en disant :

" Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude, en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. "

.

[Comme Jésus, le prêtre partage le pain. Avant de recevoir celui-ci,

l'assemblée dit la prière des enfants de Dieu et accueille la paix

que Dieu lui offre.]

 

Il est grand, le mystère de la foi :
Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus,
nous célébrons ta résurrection,

nous attendons ta venue dans la gloire.

• Quand nous mangeons ce pain et buvons à cette coupe, nous
célébrons le mystère de la foi :

Nous rappelons ta mort,

Seigneur ressuscité,

et nous attendons que tu viennes.

• Proclamons le mystère de la foi :
Gloire à toi qui étais mort,

gloire à toi qui es vivant, notre Sauveur et notre Dieu : Viens, Seigneur Jésus !

C'est pourquoi nous aussi, tes serviteurs, et ton peuple saint avec nous, faisant mémoire de la passion bienheureuse de ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse ascension dans le ciel, nous te présentons, Dieu de gloire et de majesté, cette offrande prélevée sur les biens que tu nous donnes, le sacrifice pur et saint, le sacrifice parfait, pain de la vie éternelle et coupe du salut. Et comme il t'a plu d'accueillir les présents d'Abel le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t'offrit Melkisédek, ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour et, dans ta bienveillance, accepte-la.

tous t'en supplions, Dieu tout-puissant : qu'elle soit portée par on ange en présence de ta gloire, sur ton autel céleste, afin |u'en recevant ici, par notre communion à l'autel, le corps et le ang de ton Fils, nous soyons comblés de ta grâce et de tes bénédictions. (Par le Christ, notre Seigneur. Amen.)

Souviens-toi de tes serviteurs (N. et N.), qui nous ont précédés, marqués du signe de la foi, et qui dorment dans la paix...

Pour eux et pour tous ceux qui reposent dans le Christ, nous implorons ta bonté : qu'ils entrent dans la joie, la paix et la lumière. (Par le Christ, notre Seigneur. Amen.) Et nous, pécheurs, qui mettons notre espérance en ta miséricorde inépuisable, admets-nous dans la communauté des bienheureux Apôtres et Martyrs, de Jean Baptiste, Etienne, Matthias et Barnabe (Ignace, Alexandre, Marcellin et Pierre, Félicité et Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie) et de tous les saints. Accueille-nous dans leur compagnie, sans nous juger sur le mérite mais en accordant ton pardon, par Jésus Christ, notre Seigneur.

C'est par lui que tu ne cesses de créer tous ces biens, que tu les bénis, leur donnes la vie, les sanctifies et nous en fais le don.

Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l'unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles. Amen.

La Prière Eucharistique

 

Nous te rendons grâces, notre Père, pour la sainte vigne de David ton serviteur, que tu nous as fait connaître par Jésus ton serviteur(...) Comme ce pain rompu, d’abord dispersé sur les montagnes, a été recueilli pour devenir un, qu’ainsi ton Église soit rassemblée des extrémités de la terre dans ton royaume... (Didachè, 1er siècle)

On l’appelait autrefois le Canon, c’est-à-dire la règle immuable de la prière. En Orient on l’appelle l’anaphore, c’est-à-dire l’élévation en offrande. Mais désormais dans le monde latin on la nomme la prière eucharistique. Elle est le « centre et sommet » (PGMR n°54) de la célébration. Elle remonte à Jésus lui-même qui d’après les évangiles « prononça la bénédiction sur le pain et rendit grâce »(Marc 14,22-23). Nous avons des exemples très anciens de ces prières eucharistiques, comme celle de la Didachè, ci-dessus. De quoi se compose une prière eucharistique (cf PGMR n°55) : 1) La Préface 2) Le Sanctus 3) L’épiclèse sur les dons 4) Le récit de l’Institution 5) L’Anamnèse 6) L’épiclèse sur le peuple 7) Les intercessions 8) La doxologie finale

 


4. Rite de communion
Notre père - prière pour la paix et signe de paix - fraction du pain - agneaux de Dieu - communion du prêtre et des fidèles.

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La vie éternelle

Parce que la communion est un acte d'intimité avec Dieu, elle requiert une grande dignité.


Prière du Seigneur

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Coeur de la prière chrétienne

Prière évangélique, le Pater est la prière par laquelle le chrétien se reconnaît enfant de Dieu

  • P: Comme nous l'avons appris du Sauveur, et selon son commandement, nous osons dire :
  • Unis dans le même Esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que nous avons reçue du Sauveur :

• ou une autre introduction.

Notre Père qui es aux deux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. 

Pater noster, qui es in cœlis : sanctificetur nomen tuum ; adve-niat regnum tuum ; fiât voluntas tua, sicut in cœlo, et in terra. Panem nostrum cotidianum da nobis hodie ; et dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris ; et ne nos inducas in tentationem ; sed libéra nos a malo

. Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps ; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves, en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l'avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.

Car c'est à toi qu'appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles !

 

• À toi, le règne, à toi, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles !

Rite de la paix


"Donnez-vous la paix" signifie que, par ce geste, le Christ se transmet de l'autel à l'assemblée.


Seigneur Jésus Christ, tu as dit à tes Apôtres : " Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix " ; ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ; pour que ta volonté s'accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l'unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. 

Amen. 

Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous

Et avec votre esprit. 

Dans la charité du Christ, donnez-vous la paix.


FRACTION DU PAIN,        pendant qu'on chante "Agneau de Dieu "


Partage du pain consacré

Pendant que le prêtre partage le pain consacré pour la communion, l'assemblée chante :

Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous.

On peut chanter ce refrain plusieurs fois. On termine par :

Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, donne-nous la paix.

Agnus Dei qui tollis peccata mundi, miserere nobis (dona nobis pacem).

En mettant un fragment de l'hostie dans le calice, le prêtre dit à voix basse :

Que le corps et le sang de Jésus Christ, réunis dans cette coupe, nourrissent en nous la vie éternelle.

Les fidèles qui vont donner la communion et ceux qui vont porter la communion aux malades s'approchent de l'autel pour communier.

Communion



Avant de communier, le prêtre dit à voix basse :

• Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu vivant, selon la volonté du Père
et avec la puissance du Saint-Esprit, tu as donné, par ta mort, la vie au
monde ; que ton corps et ton sang me délivrent de mes péchés et de
tout mal ; fais que je demeure fidèle à tes commandements et que
jamais je ne sois séparé de toi.

• Seigneur Jésus Christ, que cette communion à ton corps et à ton
sang n'entraîne pour moi ni jugement ni condamnation, mais qu'elle
soutienne mon esprit et mon corps et me donne la guérison.

Que le corps du Christ me garde pour la vie éternelle. Que le sang du Christ me garde pour la vie éternelle.

Heureux les invités au repas du Seigneur !

Voici l'Agneau de Dieu

qui enlève le péché du monde.

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ; mais dis seulement une parole et je serai guéri.

 

La-procession-de-communion1_mea_petit.jp
Un pèlerinage

La marche des fidèles vers l'autel symbolise le déplacement spirituel vers Dieu.


Le corps du Christ. Amen. Le sang du Christ. Amen.

 

  • CHANT DE COMMUNION 

Prière après la communion :

Nous avons été fortifiés, Seigneur, par le sacrement de notre Rédemption; permets que cet aliment de salut éternel nous fasse progresser dans la vraie foi. Par Jésus.




Le-tabernacle1_mea_petit.jpg
Lieu de la présence de Dieu

Où l'on comprend par l'étymologie du mot le sens spirituel de la sainte réserve qu'est le tabernacle.

Priere-pour-l-eveque1_mea_petit.jpg
Une antique tradition

Dite à toutes les messes, la prière pour l'évêque est signe de communion de l'Eglise.


La-chorale1_mea_petit.jpg
La voix de l'assemblée

La chorale entraîne la prière des fidèles par le chant.



 
Les-mains1_mea_petit.jpg
Jeux de mains, jeux de chrétiens

Levées, jointes, tendues, croisées, les mains ne cessent de parler pendant la messe.

Les-autels1_mea_grand.jpg

Quelle est l'origine et la fonction de l'autel chrétien...

L-autel1_mea_grand.jpg

L'autel est-il table de communion, lieu de sacrifice ou...

 

Le-baiser1_mea_petit.jpg
Un signe de communion

Pour tout savoir sur la symbolique du baiser pendant la messe.

 

Le-siege-de-presidence1_mea_petit.jpg
Une place pour présider
En harmonie avec le lieu où il se trouve, le siège dit l'autorité de celui qui l'occupe  
Comprendre chaque élément de la messe, son origine, sa fonction, sa symbolique. 
La-custode1_mea_petit.jpg
Un tabernacle portatif
Grâce à la custode, les fidèles portent la communion à ceux qui ne peuvent se déplacer pour la recevoir

Le-signe-de-la-croix1_mea_petit.jpg
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit

Quand et pourquoi faisons-nous le signe de la croix pendant la messe ?


5. Bénédiction finale et envoi

[Le dernier repas de Jésus ne s'est pas clos sur lui-même : il a été suivi par le don total de Jésus sur la croix, qui a entraîné sa résurrection, le don de l'Esprit, et, finalement, l'envoi en mission.]

Les avis pour la semaine sont donnés ici.

Le Seigneur soit avec vous. Et avec votre esprit.

La bénédiction peut être précédée d'une prière sur le peuple ou être développée sous une forme solennelle.

Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen.

Allez, dans la paix du Christ.

Nous rendons grâce à Dieu.

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Geste et parole de bienfait

"La bénédiction, c'est Dieu qui nous veut du bien, et nous, qui disons Amen pour vivre bien !"


Le-sens-du-mot-messe1_mea_petit.jpg
Allez ! C'est l'envoi
L-envoi1_mea_petit.jpg
Parole d'ouverture

L'envoi invite le chrétien à vivre des dons de l'eucharistie au milieu du mon


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Les servantes du mystère

Vénérable instrument de musique, la cloche appelle les fidèles à se rassembler et matérialise l'invisible.

Offrande et louange

Si la décoration florale n'a pas de rôle liturgique, les hommes s'en servent pour louer Dieu Créateur.

 

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