Le 6 avril est le 96ejour de l'année (97e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Il reste 269 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le jour du mélèze, 17e jour du mois de germinal, dans le calendrier républicain français.
Signe du zodiaque : 17e jour du signe astrologique du Bélier.
Dicton
"
Au jour de Saint-Prudence, s'il fait du vent, les moutons dansent."
Célébrations
Martyrologe pour le sixième jour d'avril,
A Carthage, en 413, saint Marcellin, ami de saint Jérôme et de saint Augustin. Il mourut à cause de son zèle pour la défense de la foi.
L'an 344, le martyre de cent-vingt chrétiens, arrêtés à Séleucie de Mésopotamie par ordre du roi des Perses, Sapor. Ils périrent par le glaive après avoir été emprisonnés pendant six mois dans de très pénibles conditions.
En 912
le bienheureux Notker, moine de Saint-Gall.
Il mit ses talents poétiques et musicaux au service de la liturgie, en
composant des séquences alléluiatiques.
Au monastère de Saint-Gall en Suisse, le bienheureux Notker le Bègue, moine et confesseur, qui passa la plus grande partie de sa vie dans ce couvent, composant de nombreuses séquences. Il était faible de corps, non d’âme, bègue de parole, pas d’esprit, appliqué aux réalités d’en-haut, patient dans l’adversité, doux envers tous, assidu à prier, lire, méditer et dicter († 912).
L'an 1203, saint Guillaume, chanoine de Sainte-Geneviève de Paris, appelé au monastère d'Eskill, au Danemark, pour y ranimer la vie conventuelle.
A Milan, en 1252, saint Pierre de Vérone, dominicain, "decus prædicatorum" et fervent promoteur de la vie communautaire. Martyrisé par les Cathares, il eut la force, avant d'expirer, de tracer avec son sang les premiers mots du Credo.
Et encore ailleurs, beaucoup d'autres saints et bienheureux.
Saints chrétiens
Saint Célestin Ier Pape (43 ème) de 422 à 432 (+ 432)
Il avait grand souci des responsabilités de sa charge et nous le voyons intervenir auprès des Eglises de Gaule, d'Afrique et de Provence. Il soutint Cyrille d'Alexandrie dans son opposition à Nestorius et condamna le patriarche de Constantinople. Le concile d'Ephèse marquera l'affaiblissement de Rome devant Alexandrie. Mais le pape saint Célestin fera toujours rappel de l'autorité romaine en matière doctrinale.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lestin_IerSaint Eutyches (+ 565)Patriarche de Constantinople. Il voulait devenir moine, mais il comprit que sa vocation était surtout l'édification de l'Eglise. Prêtre à trente ans, nous le trouvons dans un concile local avec les évêques orthodoxes pour réfuter les thèses hérétiques de Théodore de Mopsueste et de Théodoret de Cyr qui, bien que morts, exerçaient encore une grande influence. Le patriarche Ménas le prépara pour être son successeur. Devenu patriarche, il s'attira les foudres de l'empereur Justinien qui, sous la pression d'évêques jaloux, le condamna à un exil de quinze années. Il s'endormit en paix à Constantinople, quatre ans après son retour sur le trône patriarcal.
voir aussi:http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril06.htmlhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_primats_de_l%27%C3%89glise_orthodoxe_de_Constantinople#Patriarches_de_Constantinople_.28depuis_381.29http://fr.wikipedia.org/wiki/Justin_IISainte Galla veuve à Rome (6ème s.)Fille du consul Symmaque, après la mort de son mari, elle demeura auprès de la basilique de Saint-Pierre, pendant de nombreuses années, occupée à la prière, aux aumônes, aux jeûnes et aux autres oeuvres saintes. Le pape saint Grégoire le Grand a décrit sa vie et son trépas à Rome au VIe siècle.
Saint Gennard (+ 720)Vue partielle de l'abbaye de FlayConfesseur. Il fut longtemps à la cour du roi Clotaire III où il se lia d'amitié avec saint Ansbert qui devint par la suite évêque de Rouen. Ensemble, ils décidèrent d'entrer à l'abbaye de Fontenelle fondée par saint Wandrille et où ils rencontrèrent saint Ouen qui décida de leur donner le sacerdoce. Lorsque saint Ansbert fut élevé à l'épiscopat, il demanda à saint Gennard de l'aider dans son ministère pastoral, ce qu'il fit jusqu'à la mort de saint Ansbert. Il se retira alors à l'abbaye de Flay dans le diocèse de Beauvais. C'est là qu'il entra dans la béatitude éternelle.
Voir aussi:http://nominis.cef.fr/contenus/saint/598/Saint-Ansbert.htmlhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Germer-de-Flyhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Wandrille_de_Fontenellehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Dioc%C3%A8se_de_BeauvaisSaint Grégoire le Sinaïte Confesseur (+ 1346)Monastère Sainte-CatherineNé dans une famille aisée non loin de Smyrne, il fut capturé avec d'autres chrétiens par les Turcs Seljoucides qui ravageaient alors toute l'Asie Mineure. Ayant réussi à payer leur rançon grâce à des chrétiens amis, ils furent libérés et saint Grégoire se rendit à Chypre, puis au Sinaï pour y trouver la solitude qui rapproche de la présence de Dieu. La jalousie s'installant entre les moines, il préféra quitter le monastère de Sainte Catherine plutôt que de briser l'unité. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il trouva une grotte pour se retirer dans l'île de Crète. Il préféra finalement le Mont-Athos au monastère de Philotheou, où il put pratiquer l'hésychia et la prière contemplative. Ses écrits spirituels forment d'ailleurs une partie fondamentale de la "Philocalie". De nouvelles invasions des Turcs le mirent dans l'obligation de quitter quelque temps la Sainte Montagne. Durant les dernières années de sa vie de nombreux disciples rayonnèrent sa spiritualité. Ils étaient Grecs, Bulgares, Serbes, Roumains. Ils s'appelaient saint Cyprien de Kiev et saint Euthyme de Tirnovo. On peut dire que saint Grégoire le Sinaïte est la source de ce vaste mouvement hésychaste que Byzance allait bientôt léguer au monde slave comme son héritage le plus précieux.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_8215.htmlhttp://nominis.cef.fr/contenus/saints_5294.htmlVoir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9sychasmehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_Sainte-Catherine_du_Sina%C3%AFSaint Guillaume Eskill Abbé à Eskill, au Danemark (+ 1202)Confesseur. Il reçut son éducation et ses connaissances auprès de son oncle qui était abbé de l'abbaye de Saint Germain des Prés à Paris et qui en fit un chanoine de Sainte Geneviève de Paris. Ce chapitre canonial connaissait de graves désordres et le pape Eugène III, lors de son passage à Paris, décida de donner une communauté plus édifiante à l'Eglise Sainte Geneviève en y établissant les religieux de l'abbaye de Saint Victor. Saint Guillaume décida alors d'y entrer. A la demande du roi du Danemark, inspirée par l'évêque de Roskild, lui-même ancien élève de l'Université de Paris et avec l'accord de l'abbé de Sainte Geneviève, il s'en fut au Danemark et devint abbé de l'abbaye Saint Thomas d'Eskill dans le Seeland où il rétablit une authentique vie monastique. C'est là qu'il s'endormit en paix après quarante années dans la charge abbatiale.
Autre biographie:Fils d’une riche famille, il est éduqué par les moines de Saint-Germain-des-prés, à Paris, sous la direction de son oncle Hugues. Ordonné prêtre, il officie comme chanoine à l’Église Sainte-Geneviève. Mais détesté par ses collègues (plutôt laxistes) pour son austérité excessive, il doit démissionner et part se retirer à Épinay, dans la banlieue parisienne. En 1148, le Pape Eugène III, qui effectue une visite à Paris, constate la légèreté des chanoines de Sainte-Geneviève et les remplace par des hommes plus sérieux, qui sont bientôt rejoints par Guillaume. Vers 1170, il est invité à se rendre au Danemark pour réformer les monastères du diocèse de Roskilde. En 1194, il effectue à Rome un pèlerinage en faveur d’Ingeburge, la sœur du roi du Danemark (qui vient d’être répudiée par son époux Philippe-Auguste, roi de France) mais décède peu de temps après son retour. Il est aussi le fondateur et l’abbé de Ebelhold (1125-1203) Sainte-Guillaume d’Eskill est invoqué pour enrayer la chute des cheveux.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_de_Parishttp://www.magnificat.ca/cal/fran/04-06.htmhttp://en.wikipedia.org/wiki/William_of_%C3%86belholtSaint Irénée de Sirmium évêque et martyr (+ v. 305)Evêque de Sirmium, aujourd'hui Mitrovica, au temps de l’empereur Maximien , sous le préfet Probus, il endura des tortures, subit une longue et pénible détention et fut enfin décapité à Sirmium en Pannonie - l'actuelle Hongrie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/SirmiumSaint Méthode (+ 885)Icône de Cyrille et MéthodeLes Eglises d'Orient font mémoire séparée de saint Cyrille et de saint Méthode, "Egal aux Apôtres et Illuminateur des Slaves" qu'ils célèbrent également au jour de leur mémoire commune avec son frère saint Cyrille, le 11 mai.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyrille_et_M%C3%A9thodeBienheureux Michel Rua, premier successeur de saint Jean Bosco (+ 1910)Prêtre à Turin dans le Piémont, il succéda à saint Jean Bosco à la tête de la Société de Saint-François de Sales, à laquelle il donna une merveilleuse extension.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Michele_Ruahttp://www.don-bosco.net/index.php/regard-sur-les-salesiens/342-naissance-dune-congregationSaint Notker le Bègue Ecolâtre de Saint-Gall (+ 912)Atelier de Saint-Gall, Xe siècleConfesseur. Moine de Saint-Gall en Suisse, il fut surnommé "le Bègue", et mit ses talents poétiques et musicaux en composant de nombreuses séquences liturgiques, malgré ce défaut et peut-être à cause de lui.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Notker_le_B%C3%A8guehttp://www.musicologie.org/Biographies/n/notker_le_begue.htmlSaint Paul le Bao Tinh (+ 1857)Originaire du Tonkin, il fut jeté en prison et torturé pour sa foi chrétienne alors qu'il n'était encore que séminariste. Libéré, il fut ordonné prêtre, il fut de nouveau arrêté et condamné à être décapité. Nous avons de lui un recueil d'homélies et de catéchèse. On estime qu'entre 1857 et 1862, cent quinze prêtres vietnamiens, cent religieuses vietnamiennes et plus de cinq mille fidèles furent martyrisés et quarante mille au moins furent exilés en raison de leur foi ou moururent de faim dans la jungle.
Saint Philarète Moine basilien en Sicile (+ 1070)Moine du monastère basilien de Saint-Élie, à Aulinas en Calabre, il était adonné tout entier à l’oraison.
http://fr.wikipedia.org/wiki/BasiliensVoir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/CalabreBienheureuse Pierina Morosini vierge martyre (+ 1957)Né(e) à Fiobbio di Albino (Bergame) (Italie) le 07.01.1931 Retourné(e) à Dieu le 04.04.1957 Béatifié(e) le 04.10.1987 par Jean-Paul II à Rome Réf. dans l'Osservatore Romano: 1987 n.41 Réf. dans la Documentation catholique: 1987 p.983 Ouvrière à la filature. Dirige l'AC des enfants. Agressée à son retour de l'usine, elle meurt la tête fracassée par une pierre.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierina_MorosiniSaint Pierre de Vérone prêtre dominicain martyr (+ 1252)Saint Pierre de Vérone (Pedro Berruguete - 1493)Issu d'une famille cathare de Lombardie, il entra chez les dominicains de Bologne où il avait suivi les cours de la célèbre Université. Il voulut combattre les erreurs au milieu desquelles il avait vécu sa jeunesse. Il fut l'un des plus redoutables inquisiteurs. Il s'appuyait sur les confréries mariales pour mieux encadrer la masse des fidèles. Son œuvre à Milan comme à Florence fut immense et il s'attira nombre d'inimitiés. Un jour qu'il se rendait de Côme à Milan, il fut attaqué par un certain Carino qui le tua d'un coup de faucille dans le crâne et l'acheva en lui enfonçant son épée dans le cou. Plus tard, Carino qui avait réussi à s'enfuir de la prison, entra chez les dominicains, saisi de repentir et demanda à y expier sa faute. Il devait d'ailleurs mourir lui-même en odeur de sainteté. Deux ans après sa mort, Pierre de Vérone était canonisé pour exalter ce héros de la lutte contre l'hérésie.
Voir aussi:
Pierre de Vérone sur le site de la province des dominicains du Canada
http://www.dominicains.ca/Histoire/Figures/verone.htmet sur le site de l'Ordre des Prêcheurs.
http://curia.op.org/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=107-pierre-de-verone-saint&catid=57-saints&Itemid=62Près de Milan, en 1252, la passion de saint Pierre de Vérone, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Né de parents nobles mais manichéens, il embrassa, encore enfant, la foi catholique et reçut, adolescent, l’habit des frères prêcheurs des mains de saint Dominique. Il mit ensuite toute son ardeur à réfuter les hérésies et, frappé au crâne par des conjurés sur la route de Côme à Milan, il écrivit de son sang le début du Credo.
Martyrologe romainLa Mort de Saint Pierre de Vérone par Gentile da FabrianoVoir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_V%C3%A9ronehttp://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/2002/april/documents/hf_jp-ii_spe_20020411_message-card-martini_fr.htmlSaint Prudence Confesseur (+ 861)Originaire d'Espagne, il abandonna son nom de Galando pour prendre celui d'un de ses compatriotes, le poète chrétien du 4ème siècle, Prudence. Comme lui, il fut un bon écrivain et un auteur fécond. Chapelain de l'empereur Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, il publiera un recueil des plus beaux passages des Psaumes à l'intention de la deuxième femme de l'empereur. Cette anthologie sera, durant tout le Moyen Age, le bréviaire des moines itinérants. Devenu évêque de Troyes, il publie un petit code de dogme et de morale, les "precepta" que tous ses prêtres devaient savoir par coeur. S'étant placé au premier rang de l'épiscopat des Gaules, il défendit la doctrine augustinienne de la Grâce, polémiquant avec l'orthodoxe Scot Erigène tout autant qu'avec les hérétiques. Ce qui survit de nos jours encore, c'est sa "Chronique" où l'on trouve de nombreux détails sur les affaires ecclésiastiques, civiles et militaires. Cette chronique des événements importants est marquée de son amour pour Dieu et pour les hommes.
Autre biographie:Natif des marches de l’Espagne, il est d’abord baptisé « Galindo » par ses parents. Encore jeune, il émigre en France pour échapper aux persécutions des sarrasins, et devient étudiant à l’école Palatine (c’est à cette époque qu’il décide de changer son nom pour Prudence). Ses études terminées, il demeure à la cour où il occupe diverses charges. Vers le milieu de sa vie, il quitte son emploi civil pour se consacrer à la vie religieuse, et vers 843, il est nommé évêque de Troyes. Théologien, historien et poète, il est surtout reconnu pour ses nombreux écrits (+ 861).
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Prudence_de_TroyesSaint Vinebaud Confesseur (+ 623)D'origine romaine, il naquit à Nogent-sur-Seine et vécut ses premières années près de Troyes. Moine, il fut abbé du monastère de Saint Loup et, selon son biographe un peu trop expansif, il échangea sa vie de misère contre le séjour des bienheureux.
Autre biographie:St-Winebaud Fils d’une famille gallo-romaine, il naît à Nogent-sur-Seine. Après ses années d’études, il s’installe comme ermite près de Troye, et s’astreint à une discipline très sévère. Il acquiert bientôt une renommée et est appelé par Gallomagnus, l’évêque de Troye, qui le nomme abbé pour succéder à Auderic. En 614, il intervient auprès du roi Clotaire II pour qu’il fasse libérer Saint-Loup, l’évêque de Sens, qui avait été injustement emprisonné à la suite d’une calomnie. Il rentre ensuite à son monastère où il poursuit sa vie de pénitent (+ vers 620).
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Martin-de-Bossenay#Histoirehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Nogent-sur-SeineBienheureux Zéphyrin Agostini prêtre fondateur des Ursulines Filles de Marie Immaculée (+ 1896)prêtre fondateur des Ursulines Filles de Marie Immaculée pour l'éducation de la jeunesse défavorisée.
"Il y a 150 ans (le 1er novembre 1856), la petite 'semence' de la famille religieuse des Sœurs Ursulines, Filles de Marie Immaculée (F.M.I), était jetée par la divine Providence dans le terrain de la paroisse des Saints Nazaro et Celso, à Vérone (Italie). Par la grâce du Seigneur et le zèle infatigable du curé, le bienheureux Zefirino Agostini, ainsi que par la générosité de quelques jeunes filles de l’Oratoire marial, cette semence initiale s’est peu à peu transformée en une petite plante, puis un grand arbre, qui déploie actuellement ses racines bien au-delà de l’Italie.
Les Ursulines Filles de Marie Immaculée sont nées suite à un projet du bienheureux don Zefirino Agostini (1813 - 1896), lequel était très soucieux de répondre aux besoins de son peuple, en particulier des jeunes filles du quartier de 'Veronetta', vaste territoire très peuplé, caractérisé par une forte immigration de familles en quête de travail."
(source: Église catholique romaine à Genève)
http://www.cath-ge.ch/shared/pdf/CP/CP2006_03.pdfZéphyrin ou Zephirin Agostini (1813-1896) Béatifié le 25 octobre 1998 par Jean-Paul II (homélie en italien )
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1998/documents/hf_jp-ii_hom_25101998_beat_it.htmlLes Églises font mémoire...Catholiques d’occident : Pierre de Vérone (+1252), prêtre et martyr (calendrier ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (28 baramhät/maggäbit) : Constantin (+337), empereur (Église copte)
Luthériens : Notker le Bègue (+912), moine et hymnographe à Saint Gall
Maronites : Eutychius, patriarche de Constantinople ; Grégoire le Sinaïte (+1347), moine (Église grecque) ; Irénée de Sirmium (IVe s.), évêque et martyr (Église roumaine)
Vieux catholiques : Notker le Bègue, moine
- Saints catholiques[2] et orthodoxes[3] du jour
- Brychan († vers 500), roi gallois père de 24 enfants la plupart vénérés comme saints.
- Eutyches († 582), ou Eutychius, patriarche de Constantinople de 552 à 565 et de 577 à 582, président du cinquième concile œcuménique.
- Gennard († 720), ou Génard, moine de Saint-Wandrille, puis abbé de Saint-Germer à Flay, dans le diocèse de Beauvais en Normandie.
- Méthode († 885), Méthode de Sirmium, évêque et compagnon de saint Cyrille, apôtres des Slaves (mémoire commune le 11 mai).
- Notker († 912), Notker le Bègue, hymnographe et musicien à l'abbaye de Saint-Gall en Suisse.
- Saints et bienheureux catholiques[2] du jour
- Saints orthodoxes[3] du jour
Prénoms du jour
Bonne fête aux :
- Célestin (au calendrier civil 2009) et ses dérivés : Célestine, etc.
Et aussi aux :
Traditions et superstitions
Le festival des Ludi megalenses (en), jeux de Megalesia (du grec μϵγάληϑϵός, Grande Déesse, autre nom de Cybèle) se déroulait entre le 4 et 10 avril : la statue de la déesse, sous un vacarme de cymbales et tambours, était portée en procession dans Rome, tandis que se déroulaient les jeux et qu'étaient suspendues les activités du forum.
Saints catholiques et orthodoxes du jour
Martyrologe pour le sixième jour d'avril,
A Carthage, en 413, saint Marcellin, ami de saint Jérôme et de saint Augustin. Il mourut à cause de son zèle pour la défense de la foi.
L'an 344, le martyre de cent-vingt chrétiens, arrêtés à Séleucie de Mésopotamie par ordre du roi des Perses, Sapor. Ils périrent par le glaive après avoir été emprisonnés pendant six mois dans de très pénibles conditions.
En 912, le bienheureux Notker, moine de Saint-Gall. Il mit ses talents poétiques et musicaux au service de la liturgie, en composant des séquences alléluiatiques.
L'an 1203, saint Guillaume, chanoine de Sainte-Geneviève de Paris, appelé au monastère d'Eskill, au Danemark, pour y ranimer la vie conventuelle.
A Milan, en 1252, saint Pierre de Vérone, dominicain, "decus prædicatorum" et fervent promoteur de la vie communautaire. Martyrisé par les Cathares, il eut la force, avant d'expirer, de tracer avec son sang les premiers mots du Credo.
Sant' Eustorgio à Milan en Lombardia, Italie
Portinari Chapel
- Méthode († 885), Méthode de Sirmium, évêque et compagnon de s. Cyrille, apôtres des Slaves (mémoire commune le 11 mai).
Saints catholiques du jour
Saints orthodoxes du jour
Mort, au château de Châlus, en Limousin, du roi Richard Ier d'Angleterre, dit Richard Coeur de Lion.
1782
En Thaïlande, le roi Taksin est mis à mort après un coup d'état. Rama Ier est couronné le lendemain.
1875
C’est le 6 avril 1875, au Palais Anitchkov, que la Tsarevna Maria Feodorovna, épouse du futur Alexandre III, donne naissance à sa première fille : Xenia Alexandrovna, dont le prénom pourrait même s’écrire « Ksénia » car cette graphie rendrait bien meilleur compte de la russité qu’il suggère et du choix de la famille impériale de rapprocher à dessein ses princes nouveaux-nés de l’esprit slave traditionnel.
Sainte Xenia de Saint-Pétersbourg (1735-1806) , alors seulement bienheureuse, avait selon la piété populaire, la faculté de procurer un logement à ceux qui en étaient dépourvus. Quelques décennies plus tard, en des circonstances que personne n’aurait pu imaginer en cette année 1875, ce don sera largement prodigué à la Grande-Duchesse.
Elle est baptisée le jour du cinquante-septième anniversaire de son grand-père, le Tsar Alexandre II qu’Ignati Grinevitski assassinera six ans plus tard. Narodnoya Volya et ses affidés nihilistes faisant peser une bien trop lourde menace, le Tsar Alexandre III quitte, deux semaines après les funérailles de son père, le trop vulnérable palais d’hiver pour celui de Gatchina, résidence plus sûre (au détour de presque chaque sentier du parc on rencontre la rassurante présence d’un garde) et plus paisible pour élever une famille dans un cadre verdoyant propice aux activités en contact étroit avec la nature que prisent tant l’Emprereur et les siens.
Celle que ses proches nomment « Ksyusha » et que l’on décrit comme assez timide reçoit d’abord les soins d’une nourrice : Anastasia Grigorievna « Nastya » aidée de la fidèle Kitty Strutton, une nurse anglaise qui avait déjà élevé Alexandre III et ses frères ; mais c’est la tsarine qui supervise elle-même l’éducation de sa fille aînée qui lui ressemble tant par la vivacité de l’intelligence, les manières et le charme.
Très proche de ses enfants et volontiers exclusive, Maria Feodorovna décrit de la sorte une scène de la vie ordinaire à Gatchina à sa mère la Reine Louise de Danemark : « tous trois sont couchés près de moi et Nicky nous raconte une petite histoire. »
Plus tard, comme ses frères aînés Nicolas et Georges, Xenia recevra l’enseignement rudimentaire de Madame Ollongren : des cours de cuisine, d’artisanat, de bricolage, et de couture… A l’instar des quatre autres enfants du couple impérial, elle bénéficie des leçons du peintre Kirill Lemokh, l’un des chantres de la vie campagnarde russe. Elle parle couramment l’anglais, le français (grâce un parisien nommé Monsieur Dupeyret) et l’allemand, mais pas le danois contrairement aux jeunes Grands-Ducs.
Son enfance est rythmée par les activités en plein air : équitation, pêche à la mouche avec ses frères, visite de ménagerie et promenades avec sa mère dont elle est la favorite. Elle joue du piano, aime la gymnastique et devient une compagne de jeux très appréciée de ses aînés.
Lors de sa première communion en 1883, sa mère écrit : « elle était très grave toute la journée du vendredi et personne ne pouvait dire à quoi elle songeait. » La même année, elle assiste au couronnement de ses parents au Kremlin, cérémonie qui marque symboliquement le lien spirituel unissant Dieu, le Tsar et le peuple. Xenia participe ensuite aux rituels de vénération des icônes préconisés par l’Eglise Orthodoxe russe.
Chaque été, elle profite de vacances familiales au Danemark où elle se lie d’une amitié durable à sa cousine la Princesse Marie de Grèce. Xenia est très connue dans la patrie de ses grands-parents maternels où son père a acheté une maison aux portes du domaine de Fredensborg. Le compositeur Valdemar Vater va jusqu’à lui dédier une mazurka.
En 1884, lors du mariage d’Ella avec le Grand-Duc Serge, Xenia fait la connaissance d’Alix, sœur cadette de la mariée, alors âgée de douze ans. Leurs liens se maintiendront à distance sous la forme d’échanges épistolaires. Dans leurs lettres, Alix , la future impératrice, sera «la vieille poule » et sa cousine « le poulet ».
A partir de 1889, elle passe aussi des vacances en Finlande dans le chalet de pêche de Langinkoski, appartenant au Tsar. Là, abandonnant tout protocole, la tsarine fait cuire elle-même les saumons et épluche avec ses enfants les pommes-de-terre destinées aux repas familiaux.
Le 6 août 1894, au Palais de Peterhof à Saint-Pétersbourg, Xenia épouse enfin son cousin le Grand-Duc Alexandre Mikhaïlovitch (1866-1933) surnommé Sandro : « grand, brun et beau » selon les mots du Prince Youssoupov. Elle l’aimait depuis son enfance et lui envoyait de naïves missives alors qu’il était en mer. A quinze ans, malgré l’avis défavorable de ses parents qui la jugeaient beaucoup trop jeune pour convoler, elle voulait déjà se marier avec lui et persistera dans sa décision jusqu’à ce que la tsarine, quelque peu possessive, y voit l’avantage non négligeable d’éviter le départ de sa fille vers une cour étrangère.
Lors des fêtes données en l’honneur des nouveaux mariés, Marius Petipa, premier Maître de Ballet de Saint-Pétersbourg, donne en avant-première « Le réveil de Flore » œuvre anacréontique dans le genre de celles qui plaisent tant à la famille impériale car ils peuvent sans peine s’identifier aux protagonistes issus de la mythologie qui règnent sur les hommes et favorisent les amours heureuses selon les codes convenus. Flore est bien entendu conquise par Apollon avant que le tableau final ne fasse descendre sur scène tout l’Olympe sur une musique de Riccardo Drigo qu’admiraient beaucoup Alexandre III et Maria Feodorovna. Après leur nuit de noces au Palais de Ropsha, Xenia et Sandro passent leur lune de miel à Aï Todor en Crimée. Leur mariage constitue le dernier événement officiel où le tsar, déjà atteint par la maladie qui l’emportera trois mois plus tard, est présent.
En 1895, est inauguré, sous le patronage de la Grande-Duchesse l’Institut Ksenia qui accueillera jusqu’en 1918, des jeunes filles orphelines issues de familles modestes afin de leur dispenser un enseignement secondaire de qualité. Xenia patronnera également un établissement scolaire poursuivant les mêmes objectifs à Kazan au pays des Tatars.
En à peine douze ans, sept enfants viennent au monde au foyer de Xenia et d’Alexandre : une fille Irina « Baby Rina » (1895-1970) , épouse du Prince Felix Youssoupov, qui sera suivie de six fils : Andreï (1897-1981), Feodor (Théodore) (1898-1968), Nikita (1900-1974), Dmitri (1901-1981), Rostislav (1902-1978) et Vassili (1907-1989).
Au début de leur mariage, Sandro et Xenia fréquentent assidûment le nouveau couple impérial, mais progressivement, les relations entre Alix et sa belle-soeur se refroidiront pour diverses raisons : la naissance de six fils en excellente santé (la tsarine, mère de quatre filles suivies d’un fils atteint – on le sait – par l’hémophilie, a subi d’énormes pressions avant qu’elle n’offre un héritier à la couronne impériale) qu’admire et chérit tant Maria Feodorovna, la personnalité parfois exubérante de Sandro et surtout l’ostracisme que Xenia inflige à Raspoutine, en qui elle ne voit qu’un dangereux intrigant. Le temps du « Poulet et de la vieille poule » est désormais bien révolu, mais Xenia restera toutefois proche de ses nièces : elle organise ainsi en 1911, un bal mémorable à Livadia afin de fêter la majorité – les seize ans – d’ Olga Nicolaïevna, fille aînée de Nicolas II.
Le Prince Felix Youssoupov écrira au sujet de Xenia : « Son principal attrait ne réside pas dans sa beauté, mais plutôt dans le charme délicat dont elle avait hérité de sa mère. Ses merveilleux yeux gris semblaient vous pénétrer au plus profond de l’âme. Quiconque l’approchait semblait devenir prisonnier de sa grâce, de sa modestie et de sa bonté d’âme. »
Peu à peu, les sentiments qui unissaient Sandro et Xenia se sont doucement mués en amitié. Dès 1907 (juste après la naissance de son dernier fils Vassili), le Grand-Duc débute une liaison à Biarritz avec une certaine Maria Ivanovna, tandis que l’année suivante, c’est Xenia qui tombe amoureuse d’un Anglais dénommé Fane, celui qu’elle désigne comme le « Prince F » dans son journal intime et qu’elle rencontrera clandestinement à Paris ou à Londres jusqu’au début de la première guerre mondiale.
En fait, Sandro marin dans l’âme n’est heureux que loin de Saint-Pétersbourg et préfère la douceur des villégiatures sous les cléments climats du Caucase ou du Pays Basque. Après l’instauration de la Douma d’Etat, il démissionne de ses fonctions de directeur général au ministère de la marine marchande et bénéficie désormais d’une liberté accrue. Il accepte le commandement d’une escadrille de destroyers de la Baltique afin d’être le plus spouvent possible en mer, mais le Tsar ayant eu vent d’une mutinerie au sein de l’unité que commande son cousin lui enjoint de quitter ce poste.
En 1911, il envisage de s’enfuir avec sa nouvelle maîtresse, une jeune et jolie Américaine rencontrée à Biarritz, et de s’établir avec elle dans une ferme qu’il compte acheter à Sydney. Cependant il ne mettra jamais ce projet à exécution et, jusqu’à la révolution, Xenia et lui vivront loin de la cour à Aï-Todor où Alexandre possède un domaine hérité de son père près de Yalta et, de temps à autre, ils recevront les visites du Tsar et de ses filles.
Le 22 février 1914 à Saint-Pétersbourg le mariage d’Irina avec Felix Youssoupov est célébré avec un faste digne du rang des époux. Cette cérémonie sera la dernière occasion de voir réunie la haute société russe avant l’effondrement de l’Empire.
Dès l’entrée en guerre, Xenia alors à Londres avec sa mère, décide de retourner à la hâte en Russie, croyant pouvoir traverser l’Allemagne sans encombres. Le 3 août 1914, leur train arrive en gare de Berlin où une foule hostile les accueille en brisant les vitres de leur wagon et en déchirant les stores. Elles eurent toutefois de la chance car on les laissera finalement passer au Danemark, neutre, afin de rejoindre Saint-Pétersbourg par la Suède et la Finlande. Peu après, Xenia, Sandro et Maria Feodorovna s’installent au somptueux palais Elaguine, dans le delta de la Neva, mais la Grande-Duchesse aura peu le loisir d’observer le Golfe de Finlande depuis sa terrasse. Elle vient en effet d’ouvrir un institut destiné à fournir les prothèses pour les mutilés de guerre. Elle participe d’ailleurs très activement aux soins dispensés aux blessés et préside en 1915 un comité chargé de procurer un emploi aux soldats après leur séjour à l’hôpital.
Très déprimée par les événements tragiques que connaît la Russie, elle nourrit de grandes inquiétudes face à la soumission du tsar à son épouse beaucoup trop impliquée dans les affaires du gouvernement. En 1916, elle s’interroge dans une lettre adressée à sa mère : « Que se serait-il passé si Papa était encore en vie ? Y aurait-il aussi la guerre et le désordre ? Je ne le pense pas. »
Elle se réfugie alors en Crimée où elle apprend, non sans éprouver un certain soulagement, l’assassinat de Raspoutine. L’un des tueurs n’est autre que son gendre le Prince Félix Youssoupov.
En février 1917, de retour à Saint-Pétersbourg, elle constate : « il y a des émeutes dans la ville, mais tout est calme sur Nevsky. Les gens demandent du pain et les usines sont en grève. »
Avertie de l’abdication de son frère, elle tente de le voi