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Religion - Royauté

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17 avril: Ephémérides


 

Le 17 avril est le 107ejour de l'année


(108e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien


Il reste 258 jours avant la fin de l'année


C'était généralement le jour de la pensée, 28e jour du mois de germinal, dans le calendrier républicain français.


Signe du zodiaque : 28e jour du signe astrologique du Bélier.

 

Dictons  
  • « Beau temps à la Saint-Anicet, est l'annonce d'un bel été. »
  • « Avril froid à la Saint-Anicet, pain et vin donne, mai froid les moissonne. »
« A la Saint-Anicet, le soleil réapparaît. »

Célébrations

Saints chrétiens 


Martyrologe pour le dix-septième jour d'avril

 

 

A Rome, vers 166, le trépas de saint Anicet, pape, d'origine

 

syrienne. En des années particulièrement difficiles, il reçut la

 

visite de saint Polycarpe de Smyrne qui traita avec lui de la

 

fixation de la date de Pâques.

 

A Vienne, en Dauphiné, saint Pantagathe, qui mourut en 540,

 

avec la réputation d'un des plus dévoués et des plus savants

 

évêques de son siècle.

 

A Cordoue, l'an 856, les saints Élie, prêtre et Isidore, moine, qui

 

furent mis à mort pour avoir confessé leur foi chrétienne face à

 

l'Islam.

 

A Pise, la bienheureuse Marie Mancini.

 

Deux fois mariée et deux fois veuve et ayant perdu tous ses

 

enfants, elle devint tertiaire dominicaine.

 

Elle se consacra alors à la pénitence et au service de pauvres,

 

puis fonda le monastère de Sainte-Croix où elle passa les

 

dernières années de sa vie et mourut en 1431.

 

Ce jour, la naissance au ciel de la bienheureuse Katéri

 

Tékakwitha.

 

Orpheline très jeune, elle fut élevée, ou plutôt exploitée, par un

 

oncle.

 

Instruite par les missionnaires et baptisée à vingt ans, elle dut

 

s'enfuir devant les humiliations subies.

 

Recueillie dans une tribu indienne, elle y mena une vie de travail

 

pénible, de prière et de sacrifice.

 

Elle mourut complétement épuisée le mercredi-saint 1680.

 

 

Et encore ailleurs, beaucoup d'autres saints et bienheureux.

Saints catholiques   et orthodoxes  du jour
  • Anicet († 166), 11e pape de 155 à 166, probablement d’origine syrienne, serait mort martyr.
  • Siméon († vers 341), Siméon de Perse, évêque et martyr avec 1154 compagnons.
  • Donan d'Eigg († vers 617), moine missionnaire martyr en Écosse.
Saints et bienheureux catholiques   du jour
Saints orthodoxes   du jour
Prénoms du jour 

Bonne fête aux :

  • Anicet et son dérivé : Aniceto :

Et aussi aux :

  • Catherine (fête locale, fête majeure le 25 novembre) et ses dérivés : Catalina, Catarino, Caterina, Cathel, Cathelle, Cathy, Catia, Catoun, Katell, Kateri, Kathleen, Kathryn, Kathy, Katia, Ketty, Kittie, etc.
  • Ewen, et ses dérivés bretons : Evan, Even, Ewan, Ewon, Iwen, Uwan, etc.
  • Marianne (fête locale, fête majeure le 9 juillet) et ses dérivés : Manon, Marie-Anne Marianna, Marianne, Mariannick, Myriane, etc.

Traditions et superstitions 


 

Saint Anicet Pape (11 ème) de 155 à 166 (+ 166)

180px-Papa_Aniceto_cropped.jpg

Quand le vieil évêque de Smyrne, saint Polycarpe, vint le voir pour tenter d'obtenir que Rome célèbrât la fête de Pâques à la même date que les Orientaux, ils ne purent s'entendre. Mais, dans cette querelle, saint Anicet donna priorité à la sauvegarde de la paix et de l'unité de l'Eglise.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_690.html

Autre biographie:
Saint Anicet était originaire de la Syrie. Son père se nommait Jean et était habitant du bourg d'Omise; il gouverna l'Église sous Marc-Aurèle, et succéda, sur le trône pontifical, à Pie Ier. Il était le dixième pape depuis saint Pierre.
Il arrivait à la tête de l'Église en des temps difficiles. C'était le moment du Gnosticisme dont le siège était à Rome, avec ses chefs, Valentin et Marcion. Cette hérésie avait été apportée dans la ville par une femme nommée Marcelline, qui fut cause de la perte d'un grand nombre d'âmes. Outre les pernicieuses doctrines qu'ils enseignaient, en se donnant pour chrétiens, ils rendirent la religion odieuse par leur vie désordonnée et leurs actions infâmes. Saint Anicet s'opposa aux progrès de l'hérésie de toute la force de son autorité et de sa doctrine et Dieu, en même temps, le consolait par l'arrivée de plusieurs saints personnages.
C'est sous son pontificat que saint Justin vint passer quelque temps à Rome et y composa cette seconde apologie de la religion chrétienne qui lui valut le martyre. La cinquième année du règne de Marc-Aurèle, Anicet reçut la visite de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, en Asie, et ancien disciple de saint Jean l'Évangéliste, qui venait le consulter sur la question de la célébration de la fête de Pâques, question qui ne fut décidée que sous le pape Victor. Saint Anicet et saint Polycarpe ne purent s'entendre, mais cela ne troubla en rien leur bonne harmonie, et ils se séparèrent après s'être donné le baiser de paix; ils ne devaient plus se revoir qu'au ciel où le martyre les conduisit tous deux. Avant le départ de saint Polycarpe, Anicet lui ayant fait célébrer les saints Mystères, il avait parlé au peuple assemblé: sa parole avait converti grand nombre d'hérétiques, et l'insolence de Marcion avait été confondue par cette parole si connue du Saint : «Je te connais pour le fils aîné de Satan.»
C'est aussi vers l'an 157 qu'Hégésippe, juif converti, vint à Rome, et sur les ordres d'Anicet, composa une histoire de l'Église, dont il ne reste aujourd'hui que des fragments conservés dans Eusèbe. Cette histoire avait pour titre: Commentaire sur les Actes des Apôtres, et s'étendait depuis la Passion jusqu'au pontificat d'Anicet.
On attribue à ce pape un décret adressé aux évêques de France qui défendait aux clercs de porter les cheveux longs. Il ordonna aussi qu'un prêtre ne pourrait être sacré évêque que par trois autres prélats, comme le Concile de Nicée l'a aussi défini plus tard, et que pour le Métropolitain, tous les évêques de sa province assisteraient au sacre. Saint Anicet fit cinq fois les ordres au mois de décembre, et ordonna dix-sept prêtres, quatre diacres et neuf évêques pour divers lieux. Il vécut dans le pontificat huit ans, huit mois et vingt-quatre jours. Il reçut la couronne du martyre pour la foi du Christ, et fut enseveli sur la voie Appienne, dans le cimetière qui fut depuis appelé de Calliste.
Comme on le voit, on sait peu de chose des actions de saint Anicet. Nous vénérons en lui, aujourd'hui, une des glorieuses assises de la maison de Dieu. Il a gouverné l'Église de Jésus-Christ au milieu des tempêtes : nous devons le prier pour qu'il demande à Dieu de Se lever et de commander à l'orage qui gronde toujours.

Père Giry, Vie des Saints, Paris, Victor Palmé, 1875.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anicet_(pape)
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/17/index.html



Sainte Claire Gambacorti Moniale à Pise (+ 1420)
Beata_Chiara_Gambacorti.jpg

Une sainte du pardon donné à tous ses ennemis. Lorsque son père fut élu à la tête de la République de Pise, il annonça qu'il fiançait sa fille Thora, nommée aussi Clara, avec un jeune noble de la ville, Simon de Massa, âgé de 14 ans. Elle l'épousa, mais ne changea rien de ses habitudes de vivre pour les pauvres. Simon tomba bientôt malade et mourut quelques mois plus tard. Claire voulut entrer chez les clarisses. Son père et son frère s'y opposèrent et l'enfermèrent dans une chambre de la maison. Sa constance les ébranla. Ils acceptèrent enfin qu'elle puisse suivre sa vocation, ce qu'elle fit dans l'humilité et l'obéissance entrant au monastère Saint-Dominique de la ville de Pise. Vingt-quatre ans plus tard, les Visconti envahirent Pise et Pietro Gambacorti fut tué. Claire ne pouvant offrir l'asile à ses deux frères, eut également la douleur de les voir assassinés. La fortune tourna et Appiano Visconti fut à son tour assassiné. Pardonnant à sa famille, Claire recueillit dans son monastère sa femme et ses deux filles, les sauvant de la vengeance populaire. A quelque temps de là, Claire rendit son âme à Dieu.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-17.htm#claire
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pise



Saints Elie, Paul et Isidore Martyrs à Cordoue (+ 856)
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Vue générale de Cordoue : le Guadalquivir, le Pont romain et l'ancienne Grande mosquée

Ils connurent le martyre en même temps. saint Elie était prêtre, Paul et Isidore étaient ses disciples. Ils furent mis à mort pour avoir confessé la foi chrétienne face à l'Islam qui s'implantait à Cordoue. C'est saint Euloge témoin de ce martyre qui en a laissé le récit.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/783/Saint-Euloge-de-Cordoue.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cordoue



Saint Etienne Harding Abbé de Citeaux (+ 1134)
200px-Foundersofciteaux.jpg

Les trois fondateurs de Citeaux: Saints Robert, Albéric, et Etienne Harding. Cette peinture commémore et décrit la fondation en 1111, montrant les trois saints vénérant la Vierge marie.

Confesseur. Il était né en Angleterre et regagnait son pays après un voyage en Italie et en France. Passant par la Bourgogne, il rencontra sur sa route l'abbaye de Molesme. Il y entra et s'y fit moine. En 1098, il quitta Molesme, avec une vingtaine de moines, dont le futur saint Robert de Molesme, pour essaimer et fonder à 100 kilomètres de là un monastère plus austère. Ainsi naquit Citeaux dont il devint le Père abbé. Il venait d'entrer dans cette charge quand saint Bernard et ses trente compagnons arrivèrent (1112). L'abbaye reprit vie et la réforme cistercienne ne tarda pas à se répandre dans toute l'Europe. Un de ses moines écrit de lui :"C'était un bel homme, toujours abordable et toujours de bonne humeur."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Etienne_Harding
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_C%C3%AEteaux



Bienheureuse Kateri Tekakwitha (+ 1680)
katerin2.jpg

Kateri est la première sainte indienne du continent nord-américain. Iroquoise, elle est née à Ossernenon, où les saints Isaac Jogues, René Goupil et Jean de la Lande avaient versé leur sang pour la foi. Fille de chef, elle refusa d'être mariée et convertit celui qu'elle devait épouser.
Après bien des péripéties, elle trouve refuge à la mission jésuite Saint-François-Xavier sur le Saint-Laurent. Là elle mènera une vie de prière et de travail exemplaire. Elle y mourra en 1680.
Béatifiée par Jean-Paul II le 22 juin 1980.
En savoir plus sur le site des jésuites
http://www.jesuites.com/histoire/tekakwitha.htm
Un internaute canadien nous signale:
"Elle est décédée le 17 avril 1680, et sa fête dans le calendrier des saints et bienheureux du Canada est fixée au 17 avril."
"Qui est-ce qui m'apprendra ce qu'il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse?"

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kateri_Tekakwitha
http://www.diocese-edmundston.ca/fr/docs/saint_kateri_tekakwitha.pdf



Saint Landry (+ 675)
800px-Hautmont_abbaye.JPG

Abbaye d'Haumont

Evêque de Meaux. Il connut le cheminement de beaucoup de saints de cette époque. Une noble et sainte famille, le désir d'embrasser la vie monastique, l'élection à l'épiscopat. Il renonça à cette charge pour entre au monastère d'Hautmont qu'il gouverna en même temps que celui de Soignies. De nombreux miracles donnèrent au peuple le témoignage de sa sainteté.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_d%27Haumont
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Meaux



Saint Macaire de Corinthe Moine grec (+ 1805)
Confesseur. Les débuts de sa carrière avaient été catastrophiques. Jeune intendant chargé de faire rentrer les impôts, il en dispensait les pauvres. Il payait à leur place. Il fut rappelé à la maison et s'enfuit au couvent. Son père, influent personnage, força les moines à lui rendre son fils. A la mort de ses parents, il abandonna à ses frères et soeurs sa part d'héritage et retourna au couvent. En 1764, il fut mis à la tête de l'évêché de la ville de Corinthe qui allait à vau-l'eau. Il voulut le réformer, mais ce n'était pas ce qu'on attendait de lui. Au bout de trois ans, il démissionna de sa charge, laissant à un autre le soin de le remplacer. Il voulut revenir dans un monastère, mais les moines et l'higoumène, peut-être trop ignorants, l'empêchèrent de se livrer à tout travail intellectuel. Ce fut enfin dans l'île de Chios qu'il trouva une solitude propice pour écrire et prier autant qu'il le voulait. Il y construisit un ermitage où il passa les vingt dernières années de sa vie, servi par un bon frère convers, recevant ceux qui s'étaient mis à son école. Les meilleurs écrivains de sa génération furent de ses disciples. Il ne signait pas les ouvrages qu'il écrivait, mais on a pu en identifier beaucoup sur les grands mystiques, la théologie et les martyrs des temps modernes.



Bienheureuse Marie-Anne de Jésus Vierge (+ 1624)
Marianne Navarra de Guevara.
Elle appartenait à une famille noble de Madrid et ne put réaliser sa vocation monastique qu'à l'âge de 42 ans.
Elle entra alors dans l'Ordre de Notre-Dame de la Merci pour le rachat des chrétiens captifs.
Béatifiée par Pie VI en 1784.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_Notre-Dame-de-la-Merci



Saint Pantaghate (+ 540)
Confesseur. Il avait été consul, mais l'humilité chrétienne le distingua plus que l'éclat de sa dignité consulaire. Il occupa cinq ans le siège épiscopal de Vienne en Gaule qu'il gouverna très sagement. Les actes du concile d'Orléans attestent sa présence.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Concile_d%27Orl%C3%A9ans



Saints Pierre et Hermogène martyrs (4ème s.)
Pierre, diacre, et Hermogène, son serviteur, furent livrés au martyre à Mélitène en Arménie.



Sainte Potentienne Vierge près de Villanueva (7ème s.)
ou Potentiana. Elle aurait vécu au VIIe siècle près de Villanueva de los Infantes, province: Ciudad Real, et serait vénérée en Espagne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Villanueva_de_los_Infantes



Saint Syméon (4ème s.)
et les martyrs perses anonymes au temps du roi Sapor. Le roi des rois avait besoin d'argent pour mener ses guerres contre les Romains. Il doubla les impôts sur les chrétiens qui furent réduits souvent à l'indigence devant la cruauté des percepteurs. Beaucoup renièrent leur foi pour survivre. D'autres, comme l'évêque de Séleucie, saint Syméon Bar Sabbée, refusèrent de se soumettre. Les mages, de leur côté, engagèrent le roi à faire disparaître ces chrétiens qui, par centaines, étaient entassés dans les prisons. Le Vendredi Saint, le catholicos fut décapité et ce martyre marqua le début d'une persécution générale pendant près de quarante ans.

Autre biographie:
SIMÉON BAR SABBA’E (+ 341) pasteur et martyr
Le 14 nisan de l’an 341, un Vendredi saint pour les chrétiens de la Syrie, meurent martyrs le catholicos de Séleucie-Ctesifonte, Siméon bar Sabba’è, et 100 de ses compagnons, tous évêques, prêtres ou diacres de l’Église syro-orientale. Le roi persan Sapor II espéra, par leur mort, donner un coup de grâce, dans ces territoires, à l’attitude des chrétiens, hostiles aux guerres et donc considérés comme un danger pour le royaume de la Perse.
Les connaissances historiques sur la vie de Siméon sont plutôt rares. Elu catholicos suite à la déposition de son prédécesseur, il dut, de fait, attendre la mort de ce dernier pour prendre réellement possession du siège de Séleucie-Ctésifonte. Mais ce qui est surtout connu avec une abondance de détails est l’ultime phase de la vie de Siméon, qui culmina dans le martyre.
Le roi de Perse avait redoublé les impôts pour faire face aux folles dépenses de guerre. Syméon, conscient de l’extrême pauvreté où étaient tombée une grande partie de ses fidèles soumis à sa charge pastorale, refusa de donner suite au décret de Sapore. Alors se déchaîna une persécution contre les chrétiens : leurs églises furent détruites pour les convaincre de payer la nouvelle taxe, et devant leur résistance, Siméon fut arrêté avec tous les membres du clergé responsables de l’opposition des chrétiens.
Sapore tenta par tous les moyens de faire changer Siméon d’idée; mais ce dernier résista jusqu’à verser son sang, après avoir vu mourir un à un tous ses compagnons.
Le souvenir de Siméon Bar Sabba’è, célébré par les Assyriens et les Chaldéens le sixième vendredi de l’été, passa vite aussi à l’Orient byzantin, alors qu’il n’apparaît presque jamais dans les calendriers syro-occidentaux.

Lecture

Alors qu’ils étaient tous conduits à la mort, survint l’archimage qui leur demanda s’ils voulaient vivre, partager la religion du roi et adorer le soleil. Aucun d’eux ne choisit de vivre à ces conditions : quand on les eut conduits au lieu où ils devaient être tués, cependant que les bourreaux s’appliquaient à leur ouvrage et s’occupaient d’égorger les martyrs, Siméon, debout près des victimes, les exhortait à avoir du courage, il leur parlait de la mort, de la résurrection et de la piété ; tirant son assurance des Saintes Écrituress, il leur montrait que mourir ainsi était la vraie vie, mais que trahir Dieu par lâcheté était, de l’aveu général, la mort.

( Sozomène, Histoire de l’Église)

Prière

Avec sagesse tu as acquis les choses du ciel contre celles de la terre, les réalités immuables contre celles qui périssent ; dans la joie tu as changé la gloire corruptible avec celle qui ne se corrompt pas, les tourments avec les couronnes, les tortures de toutes sortes pour le royaume des cieux qui est au-delà de tout ce que la raison peut en savoir : maintenant que tu connais avec tes compagnons l’exultation de ce royaume, prie pour tous ceux qui avec foi te célèbrent.



Saint Vandon (+ 756)
Moine bénédictin, abbé de Fontenelle. À la suite d’une fausse accusation, il doit s’exiler à Troye; mais son innocence prouvée, il retrouve sa charge.



Saint Zosime de Solovki (+ 1478)
Natif de Novgorod, il refusa le mariage que ses parents lui proposaient et se dirigea vers le Grand Nord pour y trouver l'hésycha favorable à la prière. Ayant rencontré saint Germain qui lui parle des îles Solovki, il s'y rendit, affrontant avec vaillance les rigueurs de la nature sauvage dans ce climat polaire. Il y vécut en paix. Ce monastère fut un des plus durs camps de concentration où, durant le régime soviétique, des milliers de chrétiens, de prêtres et d'évêques y donnèrent le témoignage de leur fidélité au Christ.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril17.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Novgorod



Les Églises font mémoire...

Coptes et Ethiopiens (9 barmüdah/miyazya) : Zosime de Palestine (VIe s.), moine (Église copte-orthodoxe)

Luthériens : Louis de Berquin (+ 1529), témoin jusqu’au sang en France ; Max Joseph Metzger (+ 1944), témoin jusqu’au sang en Bavière

Maronites : Agapet Ier (+536), pape ; Anthuse (VIII s.), moniale

Orthodoxes et gréco-catholiques:Siméon Bar Sabba’è, évêque de Perse, et ses compagnons, martyrs ; Acace (Ve s.), évêque de Mélitène ; Nicet d’Albanie et Serres (+ 1808), néo-martyrs (Église serbe)

Évènements 

1457
Pour fêter Pâques
Le prince Vlad Dracul fait empaler toute sa noblesse.

De retour d'exil en Turquie où il a goûté cette spécialité, Vlad y soumet tous ceux qui avaient renversé son père.

Vlad déjeunant devant des empalés / Portrait de Vlad.

Vlad III Dracul, prince de Valachie, n'est pas du style à pardonner à ses ennemis.

Lorsqu'il remonte sur le trône princier, dix ans après l'assassinat de son père et de son frère, il n'a qu'une idée en tête : se venger.

Tous les boyards (aristocrates orthodoxes) ayant trempé dans le complot, il les fera embrocher sur un pal.

Il a pris goût à ce divertissement en Turquie, où il a vécu plusieurs années en exil.

 

Vlad passe à l'action le dimanche de Pâques 1457, profitant de ce jour où toute la noblesse du pays se rassemble au château princier de Târgoviște pour fêter la résurrection du Christ.

La cérémonie religieuse se déroule sans accroc.

Les boyards assistent à l'office, assis sur leurs grosses fesses encore intactes. Ils n'imaginent pas un seul instant que la crucifixion vécue par le Christ relève d'un gentil exercice de relaxation en comparaison de ce qu'ils vont bientôt endurer.

Après la messe, les deux cents convives se rendent dans la salle du banquet pour manger, boire et danser dans une joyeuse ambiance.

Seul Vlad reste silencieux, avec la tête d'un Valls préparant un mauvais coup.

Les boyards auraient dû s'en inquiéter...

En effet, après un signe discret du prince, la salle est envahie par plusieurs dizaines de gardes qui entourent les invités.

Stupeur et effroi dans l'assistance.

Leur hôte se fait un plaisir de leur annoncer le clou de la fête: les chefs de famille connaîtront l'honneur du pal afin de payer leur trahison commise dix ans plus tôt.

"Ça me troue le cul" murmure avec effroi Stéphane Bern ...

Deux méthodes

À l'intention des personnes intéressées par l'artisanat de l'époque, et ayant le coeur bien accroché, voici une description du supplice du pal. En fait, les bourreaux ont le choix entre deux méthodes, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. La plus rudimentaire, préférée en leur temps par les Assyriens, consiste à planter le pal sur le sol, puis à déposer sur la pointe la victime, côté sternum. Il suffit alors d'exercer une petite pression sur le corps pour entamer le processus. Sous son propre poids, le supplicié s'empale de plus en plus. Pour faire durer le spectacle plusieurs jours, le pal a une forme conique, ce qui ralentit la descente de la victime. De son côté, le bourreau fait attention à ce qu'aucun organe vital ne soit endommagé au passage.

La méthode turque, choisie par Vlad, est plus raffinée. La personne est allongée sur le sol pour que le bourreau puisse lui enfoncer délicatement le pieu dans l'anus à l'aide d'un maillet en bois. Pas question pour le bourreau de taper comme un sourd, sinon l'homme en mourrait immédiatement et le plaisir en serait gâché. Le pieu doit progresser centimètre par centimètre. Tout l'art de l'exécuteur consiste à faire ressortir le pal du côté du thorax, de l'épaule ou encore dans la bouche sans tuer le patient. Cela demande un doigté exceptionnel et beaucoup d'entraînement. Un petit truc si vous désirez tenter l'expérience à l'occasion : prenez soin de ne pas tailler la pointe du pal, qui doit rester émoussée pour écarter délicatement les chairs sans les trouer. C'est seulement lorsque le corps est traversé de part en part que le pal est planté verticalement dans le sol. Les Turcs appréciaient cette mise à mort pour deux raisons : elle était économique, car elle ne réclamait qu'un peu de bois, et le spectacle de centaines, voire de milliers, d'empalés avait tendance à refroidir l'ardeur des adversaires.

Légendes

Lorsque tous les boyards de Valachie sont empalés devant les murailles de la ville, Vlad s'intéresse à leurs familles. Il ordonne à ses soldats de les entraîner dans une mortelle randonnée d'une centaine de kilomètres. Le chemin suivi est tellement escarpé que même des chamois s'y encorderaient. Par dizaines, les femmes, enfants et vieillards meurent d'épuisement. Enfin, les survivants arrivent dans une zone isolée où ils devront, durant des années, bâtir une forteresse.

Vlad III l'empaleur avait hérité de son père le qualificatif de Dracul, qui signifie dragon. En raison de son appartenance à l'ordre du Dragon (en latin : Societas Draconistrarum), réunissant les opposants à l'Empire ottoman. En 1896, l'écrivain irlandais Bram Stoker emprunte ce nom pour en affubler son vampire de héros, le comte Dracula. Mais la comparaison entre les deux hommes s'arrête là : le comte habite la Transylvanie (et pas la Valachie), il se régale de sang frais (pas le prince Dracul). À vrai dire, entre Dracul l'empaleur et Dracula le vampire, on se demande bien lequel des deux est le plus fréquentable...

 

1521 
Martin Luther est excommunié

1809

Proclamation de Napoléon Ier à ses troupes : «  J'arrive au milieu de vous avec la rapidité de l'aigle... Nos succès passés nous sont un sûr garant de la victoire qui nous attend »


1955 
Le 17 avril est proclamé jour de gratitude pour l'action du pape (Pie XII) pendant la guerre par l'Union des Communautés Juives d'Italie.

1982 

Ottawa (Canada

La reine Élisabeth II du Royaume-Uni proclame le « rapatriement » de la Constitution canadienne de 1982 (La charte canadienne des droits et libertés)

 

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