Bienheureuse Alde Tertiaire des Humiliés (+ 1309)
Le centre historique de Sienne dominé par la Torre del Mangia, le Duomo...
ou Alda ou Alida. Sienne en Toscane fut la ville de toute sa vie.
Elle y épousa le jeune Bindo Bellanti, comme elle, de la noblesse siennoise. Elle aima cet époux dont la bonté était aussi grande que la piété.
Lorsqu'il mourut, elle n'avait que trente ans et se consacra dans le "tiers Ordre des humiliés", des humbles.
Saint Saintin, disciple de saint Denis, et saint Anaclet.Vie de saint Denis. XVe siècle.
ou Clet.
Son nom se trouve sur la liste des Papes, mais on ne sait rien de lui.
Il est considéré comme le successeur de saint Lin.
En raison de l'ignorance des actes de sa vie historique, son culte a été supprimé lors de la réforme de 1969, mais il est toujours cité dans la première prière eucharistique.
Il figure au martyrologe romain à la date du 26 avril.
Saint Basile était évêque d'Amasée.
Il fut arrêté avec deux de ses diacres, lié par les poignets et les jambes, comme une brebis d'abattoir et mené ainsi jusqu'à la prison de Nicomédie.
Toujours sur les routes, sans or ni argent, ils quêtaient chaque jour leur nourriture, annonçaient à tous la parole de Dieu, vénérés à Bezians en Aragon.
Saint-Dominique de Besians est invoqué pour écerter les risques d’être victime d’un accident alors qu’on chemine en région montagneuse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_autonome_d%27AragonSaint Etienne de Perm Confesseur et évêque (+ 1396)Il était le fils d'un clerc d'Oustioug en Russie. Très jeune, il entra au monastère de Rostov-le-Vieux où il apprit le grec et se perfectionna dans la connaissance des Saintes Ecritures.
Nous connaissons sa vie par l'historien de saint Serge de Radonège.
Devenu prêtre, il partit évangéliser les tribus païennes (Les Komis) qui vivaient sur les pentes occidentales de l'Oural, apprenant leur langue, la transcrivant avec un alphabet adapté et traduisant les Livres Saints à leur intention.
Il connut bien des difficultés pour illuminer ces populations de la Grâce de l'Evangile, mais il les supporta avec patience.
Devant le succès de cet effort missionnaire, le métropolite de Moscou lui conféra l'épiscopat.
Elle appuyait sa vie spirituelle sur les religieux du monastère Saint Ursion à Isle et, sous la direction des pères, elle fut conduite sur le chemin de la Vie éternelle.
Saint Guillaume et Pérégrin ermites (12ème s.)
Ermites près de Foggia dans les Pouilles.
"Saint Guillaume était originaire d'Antioche en Syrie; il naquit de parents très fortunés, qui lui donnèrent une éducation digne de son rang.
Il se maria, entra au service de l'état, et remplit tous ses devoirs avec la plus scrupuleuse fidélité, selon le véritable esprit du christianisme, l'esprit de l'amour et de l'obéissance filiale envers Dieu.
Quand il priait, il avait le recueillement d'un ange; il était plein de respect pour la religion et ses ministres; tendre et bienfaisant envers les pauvres et les nécessiteux; toujours empressé à venir au secours de ceux qui étaient l'objet de persécutions ou de vexations injustes.
Quant à lui-même, il s'imposait les plus grandes mortifications, et il était tellement résigné à la volonté de Dieu qu'il semblait avoir abjuré entièrement la sienne.
Guillaume avait un fils nommé Pérégrin, à qui il tâcha d'inspirer, par la plus sévère surveillance, les principes de toutes les vertus: il était persuadé que rien ne serait plus efficace à cet égard que l'exemple paternel; aussi son fils ne tarda-t-il pas à devenir non seulement la plus douce consolation de ses parents, mais aussi un modèle de véritable piété.
Après la mort de son épouse, Guillaume résolut de renoncer à toutes les affaires de ce monde, et de ne se consacrer qu'au Seigneur et au salut de son âme.
Le père et le fils passèrent ainsi plusieurs années dans une pieuse union, s'édifiant l'un l'autre et ne s'occupant que des moyens de plaire à Dieu, sans s'inquiéter des choses temporelles.
Lorsque Pérégrin eut atteint l'âge viril, il demanda à son père la permission de faire un pélerinage à Jérusalem et de visiter les saints lieux.
Après avoir fini ses dévotions, il demeura encore quelque temps dans la Terre Sainte et prit du service dans un hôpital pour y donner gratuitement ses soins aux malades.
Cependant son père, qui l'aimait tendrement, attendait son retour, et se voyant tous les jours trompé dans son attente, il partit lui-même pour Jérusalem, afin de voir encore une fois son fils.
Mais sa santé était tellement affaiblie à la fin de son voyage, qu'il se vit forcé de demander à être admis dans un hôpital.
Dieu voulut que ce fût précisément celui dans lequel Pérégrin s'acquittait de ses devoirs de charité.
Le père ne reconnut pas son fils, et celui-ci ne se fit connaître que lorsque la maladie prit un caractère sérieux.
Quelle fut alors la joie du père, lorsque dans ce garde-malade si plein de soin et d'attentions il vit son propre fils.
Ils s'embrassèrent avec une sainte ardeur, et bientôt après ils eurent la consolation de pouvoir se remettre en route pour leur patrie.
Ils vendirent à Antioche tout ce qu'ils possédaient, firent un second voyage à Jérusalem, firent don à l'hôpital, en faveur des pauvres et des malades, du produit de leur vente et partirent pour l'Italie, où ils s'établirent dans le royaume de Naples, dans une partie appelée Kapitanata, située sur la rivière Zarbaro (Nehervaro)
Là ils exercèrent sur le peuple une influence salutaire, par leurs paroles et leur conduite, et devinrent, pour un grand nombre, un instrument de salut. Peu de temps après le vieillard chargé d'années tomba malade, et mourut, riche en vertus et en mérites.
Ce coup fut si sensible à Pérégrin qu'il ne tarda pas à suivre son père dans les célestes demeures.
Cathédrale Saint-Apollinaire de Valence consacrée le 5 août 1095
Confesseur. Chanoine de la cathédrale de Lyon, il voulut devenir cistercien et c'est ainsi qu'il entra dans l'abbaye de Bonnevaux, près de Vienne en Dauphiné.
Il y accueillit saint Pierre de Tarentaise, fonda les abbayes de Tamié et de Léoncel.
Il fut appelé à devenir évêque de Valence, pour remplacer un évêque dont les folles dépenses et la dureté de coeur envers les pauvres, obligèrent saint Bernard à obtenir du Pape sa destitution.
L'apparition de Notre-Dame du Bon Conseil est si célèbre, Son image si répandue et si honorée dans l'Église, qu'il convient de donner place à cette forme de dévotion.
La petite ville de Gennazano, à dix lieues environ de Rome, sur les montagnes de la Sabine, honora, dès le Ve siècle, la Sainte Vierge sous le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil.
Au XVe siècle, l'église menaçait ruine.
Une pieuse femme, nommée Petruccia, entreprit de la reconstruire, malgré ses quatre-vingts ans ; elle y employa sa fortune, qui ne suffit pas à l'achever.
Petruccia prédit que la Sainte Vierge achèverait l'oeuvre.
Or, le 25 avril 1467, à l'heure des vêpres, une céleste harmonie se fit entendre dans les airs, la foule vit descendre une nuée brillante qui alla se reposer sur l'autel de la chapelle de Saint-Blaise, par où avait commencé la restauration de l'église.
Au même moment, toutes les cloches du pays sonnèrent leurs plus joyeuses volées.
La nuée disparue, la foule émerveillée aperçut une image de Marie portant l'Enfant Jésus, peinte sur enduit et se tenant au fond de l'autel, près du mur, sans appui naturel.
Il fut dûment constaté que cette peinture avait été transportée miraculeusement d'une église de Scutari, ville d'Albanie.
La Providence avait voulu la soustraire aux profanations des Turcs, maîtres de ce pays, et l'envoyer comme récompense de la foi de Pétruccia et des habitants de Gennazano.
L'histoire des merveilles de tous genres accomplies, depuis ce temps, autour de l'image miraculeuse, demanderait des volumes entiers.
Souvent on a vu l'image changer d'aspect, et les yeux de la Sainte Vierge prendre un air de vie exprimant la joie ou la douleur.
Que de maladies et d'infirmités guéries !
Que de grâces spirituelles obtenues !
Gennazano est toujours un lieu de pèlerinage vénéré et très fréquenté, et beaucoup de pieux pèlerins même étrangers à l'Italie, si le temps le leur permet, tiennent à visiter ce sanctuaire béni.
Les souverains Pontifes ont comblé d'indulgences la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil, et Léon XIII a inséré dans les Litanies de la Sainte Vierge le titre de Mère du Bon Conseil.
Notre Dame du Bon Conseil est particulièrement fêtée à Ajaccio en Corse, à Châteauroux en Berry et à Cuébris dans le comté de Nice.
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/26/index.htmlSaint Paschase Radbert Abbé à Corbie, bénédictin (+ 865) Abbaye de CorbieConfesseur. Enfant abandonné sous le porche de la cathédrale de Soissons et recueilli par des religieuses, dont la mère abbesse n'était autre qu'une cousine de l'empereur Charlemagne, il fugua pour mener une vie dissolue, puis il revint pour entrer dans la célèbre abbaye de Corbie où "il se nourrit de la philosophie, de la Sagesse chrétienne et de l'Ecriture Sainte" selon ses propres paroles. Il fut en effet un personnage important pour son époque, cherchant à "éclaircir " le mystère de la présence eucharistique de Jésus, ce qui le range parmi les grands témoins de la foi de l'Eglise sur ce mystère. Professeur aux écoles théologiques de Corbie, il leur donna un grand rayonnement et ses moines le choisirent comme Abbé. Mais quelque temps après, ses collègues théologiens l'obligèrent à partir et il se réfugia à l'abbaye de Saint-Riquier dans la Somme. Ce qui ne le fâcha pas, car il put ainsi davantage se consacrer à ses études. Les moines de Corbie finirent enfin par le rappeler. Il retourna dans son monastère et y vécut le reste de ses jours dans la plus grande humilité.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Paschase_Radberthttp://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Corbiehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-RiquierSaint Raphaël Arnaiz Baron religieux cistercien (+ 1938)Encore novice au monastère de Saint-Isidore de Dueñas, en Espagne, il fut atteint d’une maladie grave, et supporta son état physique avec une extrême patience, mettant toujours sa confiance en Dieu. (marturologe romain)
Béatifié le 27 septembre 1992 par Jean-Paul II.
Canonisé le 11 octobre 2009 à Rome par Benoît XVI.
"Evoquant un des nouveaux saints espagnols Rafael Arnaiz, mort à l’âge de 27 ans, des suites d’une grave maladie alors qu’il était encore novice, Benoît XVI a tourné ses pensées vers les jeunes qui aspirent à la vérité pleine, à la joie indescriptible, des valeurs que l’on ne peut atteindre que grâce à l’amour de Dieu."
(source: Radio Vaticana - Cinq nouveaux saints pour l'Eglise universelle - 11 octobre 2009)
http://www.radiovaticana.org/Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapha%C3%ABl_Arnaiz_Baronhttp://www.ocso.org/HTM/net/straf-fr.htmSaint Riquier Prêtre dans le Ponthieu (+ 645)Abbaye de Saint-RiquierConfesseur. Converti par des moines irlandais qui passaient dans son pays, il soigna tout d'abord des lépreux puis partit missionnaire itinérant. Il fonda le monastère de Centule en Ponthieu qui, par la suite, pris son nom de Saint-Riquier. Mais il se fit ermite durant les dernières années de sa vie dans la forêt de Crécy.
http://fr.wikipedia.org/wiki/PonthieuAutre biographie:Jeune païen originaire de la région d’Amiens, il prend un jour la défense de deux missionnaires irlandais qui sont dangereusement pris à partie par les habitants de la contrée. Ces deux moines (Cadoc et Frichor) lui enseignent la foi chrétienne et le convertissent. Ordonné prêtre, il part pour l’Angleterre où il séjourne plusieurs années. De retour en France, il fonde l’abbaye de Celles, dont il devient l’abbé, et acquiert rapidement une grande renommée de prédicateur. Il utilise les dons qui lui sont accordés par les gens riches pour soulager les pauvres et le rachat des captifs. Après quelques années, il abandonne sa charge et se retire comme ermite (+ vers 645)
Voir aussi:http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril26.htmlhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Riquierhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Riquierhttp://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pica_0398-3064_1978_num_5_1_1271http://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_de_Cr%C3%A9cySaint Stanislas Kubista (+ 1940)Religieux polonais de la congrégation du Verbe Divin, il fut un grand rédacteur de publications missionnaires. Arrêté par les nazis à cause de ces activités, il fut déporté à Sachsenhausen en février 1940 et assassiné par un gardien le 26 avril suivant.
Autre biographie:Stanislas Kubista naquit dans une famille pieuse de neuf enfants à Kostrechna. La famille récitait tous les soirs devant l'autel marial de la maison le rosaire. Il était évident qu'il deviendrait prêtre. Une de ses soeurs Anna entra au couvent près de Vienne. Il étudiait à l' école allemande et était donc bilingue. Enfant il fut impressionné par les prédications des Pères missionnaires de la Sainte Croix de Steyl - ou missionnaires du Verbe Divin. Il fit ses études dans leur école à Neisse. Il fut enrôlé en 1917 dans l' armée où il fut téléphoniste sur le front occidental. Démobilisé en mai 1919 à Stettin, il poursuivit ses études à Neisse au noviciat des Pères missionnaires verbistes rêvant de devenir lui-aussi missionnaire en Chine. Les Pères publiaient de nombreuses publications et brochures en polonais. Il fut envoyé au noviciat Saint-Gabriel de Mödling près de Vienne. Il fut ordonné en 1927 à 29 ans. Econome de l'école et du couvent de Gorna Grupa, il avait la responsabilité de 300 personnes ( élèves et professeurs. ) Il devint par la suite procurateur. Il publiait des ouvrages et des brochures en particulier pour la jeunesse et se passionnait pour les missions. Il avait une grande dévotion pour saint Joseph. Ses écrits étaient célèbres en Pologne. Lorsque les Allemands envahirent la Pologne, il fut arrêté avec d'autres missionnaires et prêtres de sa congrégation auxquels vinrent s'ajouter de nombreux prêtres diocésains. Dans la congrégation du Verbe Divin furent arrêtés 14 pères, 14 religieux, 4 frères et 12 novices. La province de Pologne créée en 1919 comprenait vingt ans après 29 pères et 61 frères. En février 1940 il fut déporté à Nowy Port près de Dantzig puis à Stutthof et en avril 1940 au camp de Sachsenhausen. Affaibli et malade il fut destiné à la mort après trois jours d'agonie. C'était le 26 avril 1940.
Il fut béatifié par Jean-Paul II en 1999 avec trois autres membres de sa congrégation les Pères Frackowiak, Liguda et Mzyk. La congrégation a été rétablie en Pologne en 1946 et rayonne aujourd' hui autour de ses quatorze établissements.
Les Églises font mémoire…Catholiques d’occident : Timothée, disciple de l’apôtre Paul (calendrier mozarabe)
Coptes et Ethiopiens (18 barmūdah/miyazyā) : Arsène (III-IVe siècle) martyr (Église copte)
Luthériens : Tertullien, docteur de l’Église en Afrique du Nord
(Voir ci-dessous)Maronites : Clet (+ env.90), pape ; Basile d’Amasée (+ env. 332) martyr.
Orthodoxes et gréco-catholiques : Basile d’Amacée, hiéromartyr et Glaphire sa compagne, martyre.
TERTULLIEN (IIe-IIIe siècle) témoinIl est des hommes dont la vie annonce l’Évangile, même s’ils ne sont pas en mesure de dire avec éloquence la profonde expérience de communion qu’ils ont vécue avec le Seigneur. D’autres, au contraire, sont doués d’un esprit prophétique et capables de faire une lecture profonde et originale du mystère de Dieu, mais leur vie nous apparaît sous le signe de la contradiction. C’est sans doute le cas de Tertullien, théologien et auteur spirituel parmi les plus pénétrants et les plus importants entre le II è et le III è siècle, qui se ferma cependant toujours davantage aux autres, au point de mourir entouré seulement d’un petit nombre d’adeptes, hors de la communion avec la grande Église et loin d’être en accord avec les prophètes montanistes qu’il avait pourtant soutenus avec vigueur.
Membre d’une famille païenne aisée de Carthage, Tertullien était né vers 160 et avait reçu une solide culture classique. Sa passion pour la recherche s’accompagna toujours d’une précision de langage caractéristique du milieu romain. C’est ce qui fit de lui le fondateur du langage théologique qui prévaudra dans la théologie latine. Ses travaux sur le baptême, la prière et le martyre seront abondamment repris par les auteurs ultérieurs.
Mais sa rigueur intellectuelle, unie à une verve de grand polémiste et à la rencontre avec les mouvements prophétiques de forte inspiration ascétique des milieux montanistes, amena Tertullien à manifester une intolérance de plus en plus grande. Sa rupture avec la grande Église fut consommée en 213, mais les données historiques sur l’issue de l’événement nous restent en grande partie inconnues.
Tertullien a laissé un corpus d’enseignements de grande valeur. Peut- être n’a-t-il pas pleinement saisi la condescendance de Dieu pour les faiblesses des hommes, mais il est certain que le Seigneur aura purifié cette lacune, en lui montrant finalement sa miséricorde infinie qu’il n’avait pas comprise.
Lecture« Ainsi donc la chair ressuscitera, et assurément, toute chair, en son intégrité. Où qu’elle soit, elle est en dépôt auprès de Dieu, grâce à ce médiateur très sûr entre Dieu et les hommes, Jésus Christ, qui rendra Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, l’esprit à la chair et la chair à l’esprit, lui qui a déjà réuni ces deux éléments en sa personne, qui a donné une épouse à l’époux, un époux à l’épouse. En effet, si l’on considère que l’âme est l’épouse, sans doute la chair suivra-t-elle l’âme à titre de dot (…)Pourquoi donc, ô âme, en vouloir à la chair ? Il n’est personne de plus proche de toi, et tu dois l’aimer tout de suite après Dieu ; personne n’est pour toi plus fraternel, elle qui naît en Dieu même en même temps que toi. C’est pour elle surtout que tu aurais dû demander la résurrection : car s’il lui est arrivé de pécher, c’est par ta faute »
(Tertullien, La résurrection des morts)Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/TertullienORIGÈNE (env. 185-254) prêtre et martyrVers 254, Origène, prêtre de l’Église universelle, meurt martyr à la suite des mauvais traitements subis durant les persécutions de Dèce.
Son ministère de pédagogue itinérant de la foi prit fin quand se déchaîna la persécution de l’empereur Dèce. Arrêté, torturé, il fut sauvé du martyre proprement dit par la mort inattendue de l’empereur, même si, en raison de son âge avancé, il survécut bien peu de temps aux souffrances qu’il avait subies. Certaines de ses déclarations, faites sous l’influence de la philosophie néo-platonicienne en vogue à Alexandrie, seront condamnées par la suite, mais davantage à cause des excès de ceux qui se référèrent à ses enseignements que pour la réelle portée de ce qui, pour Origène, n’était autre qu’un ensemble d’hypothèses de travail.
LectureJe voudrais être un fils de l’Église. Non pas être connu comme l’initiateur d’une quelconque hérésie, mais porter le Nom du Christ. Je voudrais porter ce Nom, qui perdure, comme une bénédiction, sur la terre. Je désire que mon esprit comme mes œuvres me donnent le droit d’être appelé chrétien.
Si moi, qui aux yeux d’autrui, suis ta main droite, moi qui porte le nom de prêtre et qui ai comme mission d’annoncer Ta parole, s’il m’arrivait de commettre quelque erreur contre l’enseignement de l’Église ou contre la règle de l’Évangile au point de devenir une pierre de scandale pour l’Église, que l’Église tout entière alors, par une décision unanime, me retranche, oui moi, loin de sa main droite et me rejette dans l’oubli
(Origène, d’une de ses prières).Le Sauveur est descendu sur terre, ému de pitié pour le genre humain ; il a souffert nos douleurs encore avant de pâtir sur la croix et de vouloir assumer notre chair ; s’il n’avait pas souffert, il ne serait pas venu prendre la condition de notre vie d’hommes. D’abord il a souffert, puis il est descendu et s’est manifesté. Quelle est cette passion qu’il a souffert pour nous ? C’est la passion de l’amour. Même le Père, Dieu de l’univers, plein de pitié, de clémence et de grande bonté, n’a-t-il pas souffert lui aussi d’une certaine manière ?Le Père non plus n’est pas impassible. Si nous le prions, il éprouve pitié et miséricorde, souffre d’aimer et s’identifie aux sentiments que de lui-même il ne pourrait avoir, étant donné sa grandeur par nature »
(Origène, Homélie sur Ezéchiel 6,6).Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Orig%C3%A8ne Événements
1265
prise d'Arsouf par Baybars[1]
1248
Avec ses quinze verrières et sa grande rosace qui forme un spectaculaire mur de lumière,
la Sainte-Chapelle est sans conteste un joyau de l'art gothique.
Consécration solennelle de la Sainte Chapelle de Paris
( http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article25 )
Il a fallu six ans pour réaliser cette construction, ordonnée par Saint Louis afin d'abriter la Couronne d'épines et les autres reliques de la Passion du Christ, rachetées par lui à l'empereur de Byzance, Baudoin II.
La Sainte Chapelle est avant tout une gigantesque châsse destinée à recevoir les reliques de la crucifixion : la couronne d'épines portée par le Christ lors de la Passion, acquise en 1238 pour 135 000 livres, le fragment de la Vraie Croix, la lance et l'éponge de la Passion, des reliques de la Vierge... toutes présentées aujourd'hui dans le Trésor de la cathédrale Notre-Dame de Paris :
- http://www.ebior.org/encyc/resurrection/reliques-passion....
- http://www.ordre-du-saint-sepulcre.org/lieutenance/reliqu...
Pour accueillir des reliques si précieuses, il fallait un lieu spécifique.
Saint Louis fait le choix d'inclure l'église qu'il veut construire dans le palais de la Cité (aujourd'hui palais de Justice), afin de ne pas dissocier les reliques de la royauté.
L'édification de la Sainte Chapelle n'est donc pas seulement un acte de piété : c'est aussi un acte politique.
On ne peut pas affirmer avec certitude le nom de l'architecte qui dirigea le chantier, mais on pense qu'il peut s'agir de Pierre de Montreuil (l'architecte de Notre-Dame) ou de Jean de Chelles.
Ce chef-d' oeuvre ne fut épargné que de justesse à la Révolution, mais sévèrement endommagé.
Transformée en dépôt d'archives, la Sainte-Chapelle fut sauvée sous Louis-Philippe, où le gothique était revenu au goût du jour.
Elle fut restaurée par Jacques-Félix Duban, Jean-Baptiste Lassus puis Viollet-le-Duc et quelques autres vers 1845.
Long de 36 m, large de 17, et haut de 42, 50 m, l'édifice abrite deux chapelles : la chapelle basse réservée aux serviteurs, et la chapelle haute, destinée à la famille royale, qui communiquait avec les appartements royaux.
Cet édifice-reliquaire constitue un joyau de l'architecture gothique rayonnante.
Outre ses somptueuses verrières, la Sainte-Chapelle est ornée de peintures murales, fidèlement restituées au XIXe siècle et d'un décor sculpté remarquable par sa finesse et sa variété.
La chapelle haute (ci dessus et ci dessous), où étaient conservées les reliques, est délicatement peinte et ouvragée.
Elle comporte un décor sculpté, remarquable de finesse et de variété. Les hautes verrières, dont les deux tiers sont d'origine, constituent l'ensemble le plus complet de l'art du vitrail au XIIIe siècle.
Elles racontent l'Ancien Testament dans la nef, la Passion et la Résurrection dans l'abside, la Vie de la Vierge, de Jean le Baptiste et de Jean l'Evangéliste autour de cette dernière.
26 avril 1248
Saint Louis met la couronne d'épines et les couches de Jésus dans la Sainte-Chapelle.
Avant de partir en croisade, le roi entasse son bric-à-brac de reliques de la Passion dans le joyau architectural qu'il vient d'inaugurer.

À gauche, le vitrail montre saint Louis apportant les reliques à la Sainte-Chapelle.
À droite, la couronne du Christ.
En l'an de grâce 1248, Louis IX, le futur Saint Louis, entre dans sa vingt-deuxième année de règne alors qu'il n'a que 34 ans. Il s'apprête à partir pour sa première croisade pour remercier Dieu de l'avoir sauvé lors d'une sévère crise de dysenterie, quatre ans auparavant. Reste à savoir pourquoi Dieu le laissera mourir de la même dysenterie lors de sa deuxième croisade. Les voies du Seigneur sont impénétrables, il faudrait interroger Christine Boutin là-dessus... Mais c'est une autre histoire. Avant d'entamer son circuit en Terre sainte, le souverain inaugure le 26 avril 1248 la Sainte-Chapelle qu'il vient de faire ériger au coeur de sa capitale, sur l'île de la Cité. C'est un écrin qu'il destine à son extraordinaire ensemble de reliques de la Passion. L'homme est un collectionneur enragé qui achète coûte que coûte tout ce que le Christ et sa parenté auraient pu utiliser, porter, toucher ou émettre. C'est obsessionnel.
Cette passion des vieilleries le prend vers 1237, quand il apprend que Baudouin II de Courtenay, empereur latin de Constantinople, a emprunté une somme considérable à un marchand vénitien en lui confiant, en guise de gage, la Sainte Couronne d'épines. Comme Baudouin, raide comme un passe-lacet, est incapable de rembourser la somme due, Saint-Louis se propose de le faire à sa place. Mais, auparavant, il fait mener une enquête sur l'authenticité de l'objet. Pas question de se faire refiler une copie chinoise. Rassuré sur ce point, il acquiert la couronne en août 1238 pour la somme énorme de 40 000 livres tournois. Trois ans plus tard, Saint Louis se procure auprès du même fournisseur plusieurs autres reliques de la Passion, dont un fragment de la Sainte Croix et sept autres babioles, dont le Saint Sang, un fragment de la pierre du sépulcre et le fameux Mandylion, un carré de tissu sur lequel la face du Christ s'est mystérieusement imprimée en sa présence.
Le mystérieux architecte
Un an après, le roi rajoute à la sainte collection le fer de la Sainte Lance et un morceau de la Sainte Éponge. UPS n'existant pas encore, la Sainte Couronne est rapportée à pied jusqu'à Paris après un périple de plusieurs mois. Tout au long de son parcours, elle soulève l'enthousiasme des foules sur son passage. Christine Boutin, qui la voit à Lyon, tombe évanouie... Finalement, la châsse arrive au château de Vincennes par bateau. Le 19 août, le roi, son frère et ses deux fils viennent l'y chercher. Pieds nus et habillés en pénitents, les quatre hommes la portent jusqu'à la chapelle Saint-Nicolas du palais royal, dans l'île de la Cité.
Bientôt, les autres reliques suivent. Mais où les déposer ? Pour de tels trésors, il faut un écrin exceptionnel, un reliquaire géant en dentelle de pierre ! Le roi fait donc ériger la Sainte-Chapelle, le joyau de l'art gothique. Qui en est l'architecte ? On ne le sait pas vraiment. Certains penchent pour Pierre de Montreuil, maçon de Saint-Denis et futur maître d'oeuvre de Notre-Dame, sans en apporter franchement la preuve. L'architecte, quel qu'il soit, imagine la Sainte-Chapelle comme une châsse composée de deux chapelles superposées. L'inférieure destinée à accueillir les gens du commun, la supérieure réservée au roi et à son proche entourage. Sans vouloir faire un cours d'architecture, précisons tout de même que c'est le premier bâtiment au monde à utiliser le chaînage métallique, une technique redécouverte seulement au XXe siècle. À noter que Saint Louis dépense 135 000 livres pour acquérir l'ensemble des reliques, 100 000 livres pour faire fabriquer la grande châsse en argent qui les abritera toutes, et "seulement" 40 000 pour ériger la Sainte-Chapelle.
Consécration
Après un chantier de sept ans, l'édifice est achevé, prêt à recevoir les précieuses reliques. La consécration solennelle se déroule le 26 avril 1248. Autant vous dire qu'elle n'a rien à voir avec l'inauguration d'une MJC municipale avec buffet de tartelettes. Saint Louis met les petits plats dans les grands. Toute la noblesse de France est présente, tous les ambassadeurs, tous les ordres, et même Léon Zitrone dans sa cabine de commentateur. Comme il y a deux chapelles, il y a deux consécrations. Au premier étage, le cardinal Eudes de Châteauroux, légat du pape, entouré des grands prélats du royaume et de quelques-uns venus de l'étranger, comme l'archevêque de Tolède, dédie la chapelle aux reliques. Il profite de son sermon pour inciter le roi à poursuivre son projet de croisade. Au-dessous, c'est Pierre Berruyer, archevêque de Bourges, qui oeuvre. La chapelle inférieure est dédiée à la Vierge.
Si aujourd'hui, presque huit siècles après sa construction, la Sainte-Chapelle s'élève toujours sur l'île de la Cité, ce n'est plus qu'une coquille creuse. Au fil des siècles, les descendants de Saint Louis ont tapé dans la collection des objets saints pour assurer leurs fins de mois difficiles. Ainsi Philippe VI a-t-il vendu une épine de la Sainte Couronne à Rodolphe II de Saxe. Quand survient la Révolution française, il ne reste plus que quelques babioles qui sont alors planquées par les prêtres. Plus tard, ces ultimes reliques seront remises à l'archevêché de Paris qui les joindra au trésor de la cathédrale Notre-Dame : les reliquaires de la Sainte Couronne d'épines, un fragment et un clou de la Croix. Et si on les mettait au clou, pour combler une partie de l'endettement actuel de la France ?
Liste des 22 reliques cédées à Saint Louis par Baudouin de Constantinople :
1 - La couronne d'épines. 2 - Un morceau de la Croix. 3 - Le sang du Christ. 4 - Un morceau de couche de l'enfant Jésus. 5 - Un autre morceau de la Croix. 6 - Du sang issu d'une image du Christ. 7 - La chaîne. 8 - Le Mandylion. 9 - Une pierre de la tombe. 10 - Du lait de la Vierge Marie. 11 - La lance. 12 - Une croix victorieuse. 13 - Le manteau pourpre. 14 - Le roseau. 15 - L'éponge. 16 - Un morceau du suaire. 17 - La serviette qui a séché les pieds du Christ. 18 - Le bâton de Moïse. 19 - Un fragment de la tête de saint Jean le Baptiste. 20 - La tête de saint Blas. 21 - La tête de saint Cléme