Saint Yves Yves Hélory, prêtre et juge en Bretagne (+ 1303)Pardon de Saint-Yves.http://irc.lannion.free.fr/index.php?2005/07/13/38-pardon-de-saint-yvesIl était le fils d'un pauvre chevalier breton. Orphelin très jeune, il est élevé par sa mère. Puis il s'en vient à l'Université de Paris. Très doué, il y étudie les arts, c'est-à-dire les lettres, la théologie pour être prêtre, et le droit. Ayant parachevé ses études dans la prestigieuse faculté de droit d'Orléns, il revient au pays. On le nomme à la fois curé de Trédrez, petite paroisse près de Saint Michel en Grèves et official (juge ecclésiastique) à Tréguier. Sous l'influence de moines franciscains avec qui il a de longues discussions sur la perfection et la pauvreté, il se décide à partager ses ressources avec les pauvres. Juge, il assume ses fonctions dans un esprit de conciliation et de justice et, gratuitement, se fait le conseiller ou le défenseur des plaideurs démunis, gardant, sous les attaques parfois acerbes de ses collègues d'en face, une joyeuse égalité d'humeur. Fidèle à l'exemple des saints, saint Martin entre autres, à une vie de prière centrée sur l'Eucharistie et l'étude de l'Ecriture Sainte, il s'adonne aussi à la prédication, souvent dans plusieurs paroisses le même jour, et à l'assistance spirituelle. Sa maison, le manoir de Minihy, devient un abri pour les pauvres. On l'appelle "le prêtre saint". Après sa mort, il connaîtra un culte populaire très fervent, en Bretagne et bien au-delà.
A lire sur le site du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier:
http://saintbrieuc-treguier.catholique.fr/Saint-Yves-de-Treguier"La renommée d’Yves Hélory de Kermartin est mondiale. Le 19 mai 1947, le VIe centenaire de sa canonisation par Clément VI (19 mai 1347) attirait à Tréguier, où la basilique–cathédrale garde son tombeau et ses reliques, cent mille pèlerins 'de toute nation et de toute langue', deux cardinaux, le nonce apostolique, de nombreux archevêques et évêques, des centaines de prêtres, les représentants officiels du gouvernement français et de plusieurs gouvernements étrangers, les délégués des universités, des barreaux de France, de Belgique, de Hollande, du Luxembourg, d’Angleterre, des Etats–Unis…
Cet invraisemblable triomphe, suite et prélude à beaucoup d’autres, est la preuve de l’extraordinaire survie de Saint–Yves. Depuis plus de 600 ans, sa mémoire est en bénédiction.
Pourquoi cet humble prêtre breton a-t-il laissé après lui un tel rayonnement?"
Il fut canonisé le 19 mai 1347 par le pape Clément VI.
A lire aussi:Message du Pape à Mgr Lucien Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, à l'occasion du septième centenaire de la naissance de saint Yves.
http://212.77.1.245/news_services/bulletin/news/13342.php?index=13342Autre biographie:Saint Yves Hélory (1250-1303)
Yves Hélory, dit l'Avocat des Pauvres, est né en Bretagne, au manoir de Kermartin près de Tréguier, en 1250.
Le jeune Yves est envoyé à Paris, vers 14 ans, pour étudier la philosophie et la théologie : il recevra des enseignements de Thomas d’Aquin. Finalement, c’est le droit qui l’attire. Il étudiera à la faculté d’Orléans le droit laïc et ecclésiastique.
Puis il retourne en Bretagne où il est nommé juge ecclésiastique à Rennes en 1280. L’évêque de Tréguier l’appelle auprès de lui et le décide à devenir prêtre en 1283. Il est nommé curé de Trédrez en 1285, puis de Louannec, de 1292 à 1298.
Entre temps, Yves a mené une vie exemplaire. De nombreux témoins de son procès en béatification parleront d’un chrétien et d’un juge doux, équitable, attentif et compatissant aux sort des pauvres et plaidant leur cause. Mais en 1291, Yves ressort transformé d'une visite au mouroir de l’hôpital de Tréguier qui le décide à devenir un pauvre parmi les plus pauvres.
Il se retira dans son manoir familial de Kermartin où il vécut dans la misère et accueillit les indigents, devenant leur avocat. Restant aussi prêtre et évangélisateur, il traverse la Bretagne à pied pour prêcher et apporter la Bonne nouvelle contre vents et marées.
Il mourut à Kermartin le 19 mai 1303 épuisé par le travail et la pénitence. Son corps sera transféré à la cathédrale de Tréguier. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage.
Il est canonisé en 1347, devenant ainsi le second saint breton et sans doute le premier prêtre diocésain élevé à ce rang. Saint-Yves est le patron de la Bretagne, des avocats, des juristes, des juges, des notaires, des personnes abandonnées et des orphelins.
Prière à Saint-Yves (
proposée dans l’Enclos paroissial de Guimiliau )
Saint-Yves, tant que tu as vécu parmi nous
Tu as été l’avocat des pauvres,
Le défenseur des veuves et des orphelins,
La Providence de tous les nécessiteux ;
Écoute aujourd’hui notre prière.
Obtiens nous d’aimer la justice comme tu l’as aimée.
Fais que nous sachions défendre nos droits,
Sans porter préjudice aux autres,
En cherchant avant tout la réconciliation et la paix.
Suscite des défenseurs qui plaident la cause de l’opprimé
Pour que « justice soit rendue dans l’amour ».
Donne nous un coeur de pauvre,
Capable de résister à l’attrait des richesses,
Capable de compatir à la misère des autres
Et de partager.
Toi, le modèle des prêtres,
Qui parcourais nos campagnes
Bouleversant les foules par le feu de ta parole
Et le rayonnement de ta vie,
Obtiens à notre pays les prêtres dont il a besoin.
Saint-Yves, priez pour nous,
Et priez pour ceux que nous avons du mal à aimer.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_H%C3%A9lory_de_Kermartinhttp://www.missionet.fr/s_saint_yves.htmhttp://ledroitcriminel.free.fr/dictionnaire/noms_propres/biographies/saint_yves.htm Saints catholiques du jour
Canonisé par
Clément V, en
1313, sous le nom de saint Pierre Célestin. Patron des relieurs.
Saint Célestin V Pape (190 ème) (+ 1294)Il y avait deux ans que durait le conclave qui devait élire un pape, mais les factions romaines et les cardinaux soumis à l'empereur germanique n'arrivaient pas à s'entendre sur un nom. Devant les menaces, ils élirent un saint vieillard qu'ils tirèrent de sa cellule monastique. Il arriva à Aquila monté sur un âne et comprit bien vite qu'il n'était pas fait pour cette charge. Au bout de six mois, il donna sa démission et fut enfermé par son successeur, Boniface VIII dans le château de Fumone à Agnani. Il y resta dix mois avant de mourir en disant "Je n'ai jamais eu de cellule où l'on put aussi bien prier."
A la particularité d'être à ce jour le seul pape a avoir démissionné...
Autre biographie:PIERRE DU MORRONE (Célestin V ; +1296) moine et pasteurEn 1296 meurt dans la tour du château de Fumone, près de Ferentino, où il avait été isolé par Boniface VIII, Pierre du Morrone, ermite et pape de l’Église de Rome.
D’origine humble – il était le onzième enfant d’une famille de paysans – Pierre était parti tout jeune encore de son Isernie natale au monastère bénédictin de Sainte Marie de Faifoli.
Désirant une majeure solitude, Pierre commença très tôt à mener une vie érémitique et à se vouer totalement à la prière. Il acquit une telle notoriété qu’il dut s’enfoncer jusqu’au pied de la Maiella pour pouvoir se soustraire à la curiosité des pèlerins, attirés par sa quête de Dieu et son radicalisme évangélique.
Mais son nom s’était dès lors répandu à tel point qu’en juillet 1294, à sa grande surprise, il fut élu pape de Rome après un conclave qui avait duré plus de deux ans, et que Pierre lui-même avait stigmatisé pour son incapacité d’en finir.
Ayant pris le nom de Célestin V, Pierre se présenta comme un pasteur extrêmement humain et compatissant ; et son bref pontificat sembla mettre en route une profonde réforme de l’Église. Pourtant, convaincu de son inaptitude pour la charge qu’il avait reçue, Célestin renonça au pontificat avec l’espoir de retrouver la paix de son ermitage. Peu après, cependant, il fut mis aux arrêts par son successeur Boniface qui, bien vite, avait révoqué presque toutes les dispositions prises par Célestin.
Pierre mourut seul, et brève fut aussi la vie de la congrégation d’ermites qu’il avait fondée. Mais son témoignage de liberté évangélique, dont Pétrarque déjà fait l’éloge dans sa poésie, a laissé des marques profondes dans l’histoire de la spiritualité.
LectureLa puissance ne m’attire pas, je la trouve même essentiellement mauvaise. Le commandement chrétien qui résume tous les autres c’est l’amour. Durant ces derniers mois, tandis que je m’étais caché pour échapper aux recherches de votre police, je suis devenu plus conscient que je ne le fus dans le passé, que la racine de tous les maux, pour l’Église, est dans la tentation du pouvoir.
Qu’est devenu le christianisme en s’adaptant au monde ? A quel point l’a-t-il transformé ou en a-t-il été corrompu ? Nous avons oublié que le christianisme a eu son commencement par la Croix…
Mais pourquoi continuons-nous à nous appeler chrétiens ? Qu’est devenue la Croix pour les chrétiens d’aujourd’hui ? Un simple ornement !
(
Ignazio Silone, L’aventure d’un pauvre chrétien)
PrièreÔ Dieu, tu as élevé saint Pierre Célestin à la dignité du souverain pontificat et tu lui as appris à lui préférer l’humilité ; accorde-nous dans ta bonté de mépriser comme lui les choses de ce monde : nous arriverons alors au bonheur de la récompense promise aux humbles. Par le Christ notre Seigneur.
Voir aussi:http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-19.htm#celestinhttp://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lestin_VSaint Adolphe (+ 711)Cathédrale Notre-Dame Cambraiou Hadulphe. Moine de Saint Vaast qui devint évêque de Cambrai. Son hagiographe, tout en donnant quelques légendes, a l'honnêteté de préciser :"On ne connaît pas le détail des actes de son épiscopat qui dura douze ans. Mais la réputation de vertu et de sainteté qu'a laissée ce digne évêque dit assez que tous ses moments furent consacrés à la sanctification de ses ouailles et à la pratique des vertus épiscopales."
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%AAque_de_Cambrai#VIIIe.C2.A0si.C3.A8clehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Archidioc%C3%A8se_de_CambraiBienheureux Alcuin En charge de l'Abbaye de Saint Martin de Tours (+ 804)Raban Maur (gauche), soutenu par Alcuin (milieu), dédicace son œuvre à l'archevêque Otgar de Mayence (droite)Sa famille était originaire d'York en Angleterre et c'est là qu'il fit ses études dans l'école épiscopale où l'on enseignait les arts (lettres), la grammaire et les Saintes Ecritures. Il aimait fréquenter la bibliothèque qui contenait aussi Aristote, Virgile et Cicéron. Alcuin fut chargé très tôt d'y être professeur. Il alla à Rome pour rapporter à son évêque le "pallium" et c'est sur le chemin du retour qu'il rencontra Charlemagne à Parme. De cette rencontre naquirent une grande amitié et une grande estime entre eux deux. Sa mission accomplie, Alcuin revint à la cour de Charlemagne et c'est ainsi que fut fondée l'école du palais (école palatine). Il fut en même temps attaché à l'abbaye de Saint Josse-sur-Mer dont il fut abbé. A quelque temps de là, l'empereur lui donna la charge de l'abbaye de Saint Martin de Tours dont les domaines étaient considérables. Alcuin était fidèle, mais n'hésitait pas à tenir tête à l'empereur, malgré tant de largesses. C'est ainsi qu'il lui écrivit cette remarque à propos de la conversion forcée des Saxons :"On peut être attiré par la foi, mais non y être forcé. Etre contraint au baptême ne profite pas à la foi." L'Eglise accepta le culte populaire qui range le très docte Alcuin parmi les bienheureux.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Alcuinhttp://www.presses.ens.fr/Data/ex_0255-4-reflexion.pdfBienheureux Augustin Novello Ermite de Saint-Augustin (+ 1309)Le centre historique de la ville de Sienne vu depuis le haut du facciatone mur inachevé du DuomoNé Matthieu Termini.
Supérieur général de l'ordre des augustins.
Béatifié par Clément XIII
À Sienne en Toscane, l’an 1309,le bienheureux Augustin, surnommé Nouveau, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui recherchait la vraie humilité et aimait l’observance religieuse.
Martyrologe romainVoir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/SienneSaint Corneille (+ 1537)Monastère de Saint Cyrille-au Lac-BlancApparenté au Grand-Prince de Moscou, il préféra se retirer au monastère de Saint Cyrille-au Lac-Blanc. Pour mieux vivre l'hésychia, il se fit solitaire à Komel et ce n'est qu'à l'âge de soixante ans qu'il accepta d'être entouré de disciples qu'il mit sous la conduite d'une règle monastique inspirée à la fois de saint Nil de la Sora et de saint Joseph de Volokolamsk. Mais un beau jour, les moines se montrèrent indociles et saint Corneille humblement retourna au Lac Blanc. Une invasion des Tatares l'obligea à revenir à Komel et il mourut tandis qu'on y récitait l'hymne acathiste.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_de_Kirillo-Belozerskyhttp://www.kirmuseum.ru/fr/Saint Crispin de Viterbe Capucin italien (+ 1750)Pierre Fioretti.
Béatifié le 17 septembre 1806 par Pie VII
Cannonisé par Jean-Paul II le 20 juin 1982.
Homélie sur le site du Vatican.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fholy_father%2Fjohn_paul_ii%2Fhomilies%2F1982%2Fdocuments%2Fhf_jp-ii_hom_19820620_canonizzazione-crispino_it.htmlBiographie.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fnews_services%2Fliturgy%2Fsaints%2Fns_lit_doc_19820620_crispino_it.htmlVoir aussi, San Crispino (Pietro Fioretti) da Viterbo
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F54425Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Crispin_de_Viterbehttp://santiebeati.it/immagini/?mode=album&album=54425&dispsize=OriginalSaint Dimitri Donskoi (+ 1389)Après l'époque de la longue et implacable domination tatare qui avait réduit la Russie à un état lamentable, Dimitri rénova le royaume et l'Eglise, préparant ainsi l'émancipation du joug mongol. Il y fut aidé par saint Serge de Radonège et saint Théodore de Rostov. Il réunifia les principautés russes de Souzdal, de Riazan et de Tver, affronta les Tatares et les Lituaniens, puis, dans la plaine de Koulikovo, sa victoire sur la Horde d'Or marqua le réveil spirituel et national du peuple russe. Les Tatares continuèrent leurs incusions, mais il sut les contenir sans jamais les vaincre totalement.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Dimitri_IV_de_RussieSaint Dunstan (+ 988)Dunstan et le diable (George Cruikshank)Abbé bénédictin, il devint évêque de Worchester et de Londres, puis archevêque de Cantorbery. Durant ce siècle de fer, il ranima la ferveur monastique en Grande-Bretagne. C'était un homme assez extraordinaire. On dit de lui qu'il n'était pas seulement théologien, mais aussi orfèvre, peintre, fondeur, architecte. L'Eglise anglicane en conserve sa mémoire.
Autre biographie:DUNSTAN DE CANTERBURY (env.910-988) moine et pasteurEn 988 meurt à Canterbury le moine Dunstan, archevêque primat de l’Église d’Angleterre. Dunstan était né aux environs de Glastonbury, probablement en 910. De ses biographies il ne ressort pas de façon claire si sa famille fut noble, ou s’il n’a été introduit qu’après sa naissance dans l’importante maison de l’évêque de Winchester. Quoi qu’il en soit, c’est ce dernier qui l’a orienté vers la vie monastique, en le poussant à entrer dans l’abbaye bénédictine de Glastonbury.
Très cultivé et amoureux de la beauté, Dunstan se voua comme moine à diverses activités artistiques, comme la décoration de manuscrits, la composition de musique sacrée et le travail de métaux précieux.
En 943, le nouveau roi du Wessex le nomma abbé de Glastonbury et profita de sa vaste culture pour engager la renaissance du monachisme dans tout le pays. Comme abbé, Dunstan promut l’étude et l’amour pour l’art dans divers monastères, organisant une réforme qui atteindra son apogée quand il sera élu archevêque de Canterbury sous le roi Edouard. Même si, dès 970, Dunstan perd l’appui du roi, son engagement de prédicateur, de maître et d’animateur du monachisme ne sera pas diminué pour autant. Les hagiographes font mémoire de lui pour son discernement et l’énergie avec laquelle il dirigea jusqu’au bout le diocèse dont il était le pasteur.
LectureDunstan étudia avec zèle les livres des anciens pèlerins irlandais arrivés à Glastonbury, méditant sur les chemins de la vraie foi ; toujours il examina avec attention les livres d’autres savants que lui, grâce à la vue pénétrante de son cœur, avait perçu comme étant garantis par les enseignements des saints pères.
Il veillait sur sa propre conduite en ayant recours, chaque fois qu’il le pouvait, à l’examen des Saintes Écrituress : c’était comme si Dieu lui parlait à travers elles. Et véritablement, chaque fois qu’il pouvait être soustrait aux sollicitudes terrestres pour trouver sa joie dans la prière, il lui semblait que c’était lui qui parlait à Dieu
(Vie de Dunstan 11).
PrièreDieu tout-puissant, tu as fait de Dunstan un authentique pasteur de ton troupeau, un restaurateur de la vie monastique et un fidèle conseiller de qui avait autorité ; accorde à tous les pasteurs les mêmes dons de ton Esprit, pour qu’ils puissent être de vrais serviteurs du Christ et de tout son peuple. Par Jésus Christ notre Seigneur.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Dunstan_de_Cantorb%C3%A9ryhttp://christophe.giordani.free.fr/superstitions.htmBienheureuse Emilienne (+ 1246)Née à Florence, elle fut mariée à seize ans à un mari brutal. Elle s'en vengea en le soignant avec patience, amour et délicatesse durant sa maladie mortelle. Devenue veuve, elle entra dans le Tiers-Ordre de Saint François. Elle connut des extases et des visions. Elle mourut à l'âge de vingt-sept ans.
Bienheureuse Humiliana de Cerchi Recluse laïque à Florence (+ 1246)ou Humiliane.Tiers Ordre franciscain.
Elle subit avec patience les violences de son époux et, devenue veuve, se consacra à la prière et aux oeuvres de charité.
Autre biographie:Fille de la grande famille florentine des Cerchi, elle se maria à l'âge de seize ans. Aprés la mort de son précoce de son mari, elle devint la premiére tertiaire franciscaine cloîtrée de Florence.
Culte approuvé par Innocent XII.
Saint Ignace de Vologda (+ 1522)Mis en prison à l'âge de treize ans, avec ses frères, par le prince de Moscou, pour des raisons de politique, il y vécut trente-cinq ans et y rendit son âme à Dieu, sans avoir connu la liberté, acceptant cette épreuve avec une grande paix intérieure.
http://fr.wikipedia.org/wiki/VologdaSaint Jean Moine de Kantara à Chypre (+ 1231)et les douze moines de Kantara à Chypre qui témoignèrent de leur attachement à la foi orthodoxe devant le roi latin de Chypre qui les condamna à être attachés par les pieds derrière des chevaux lancés au galop dans les rues. Puis on détacha leurs corps expirants pour les jeter dans un bûcher dressé à cette intention, et sur lequel se trouvaient des ossements d'animaux pour mieux les déshonorer.
Voir aussi:http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai19.htmlBienheureux Jean de Cetina et Pierre de Dueñas franciscains, martyrisés à Grenade, Espagne (+ 1397)franciscains, martyrisés à Grenade, Espagne
Pour en savoir plus: Beatos Juan De Cetina (1340-1397) y Pedro De Dueñas (¿-1397) Mártires de Granada por Benjamín Agulló Pascual, o.f.m.
(site de la province franciscaine de Valence en Espagne)
http://www.franciscanos.org/selfran32/juancetina.htmlÀ Grenade en Andalousie, l’an 1397, les bienheureux martyrs Jean de Cetina, prêtre, et Pierre de Dueñas, religieux de l’Ordre des Mineurs Conventuels, qui furent mis à mort de la main même du roi des Maures pour avoir confessé la foi du Christ.
Martyrologe romainVoir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Conventuelshttp://fr.wikipedia.org/wiki/Grenade_(Espagne)Bienheureux Jean-Baptiste-Xavier (Jean-Louis Loir)prêtre capucin et martyr durant la Révolution française (+ 1794)Né le 11 mars 1720, à Besançon, Doubs. Capucin au Petit-Forez, à Lyon. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 19 mai 1794.
Béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II.
Voir aussi les bienheureux martyrs de l'île Madame.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10271/Bienheureux-Jean-Baptiste-de-Souzy.htmlLes bienheureux martyrs des pontons de Rochefort (diocèse de Sens-Auxerre)
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Les-bienheureux-martyrs-des.htmlDepuis 1910, chaque deuxième quinzaine d'août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres déportés
(diocèse de La Rochelle)
http://www.catholique-larochelle.cef.fr/Ile-Madame,246Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste-Xavier (Jean-Louis Loir), prêtre capucin et martyr. Durant la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu inhumainement, malgré ses quatre-vingts ans, sur un bateau négrier et on le trouva mort à genoux.
Martyrologe romainBienheureux Joseph Czempiel Prêtre polonais martyr à Dachau (+ 1942)Né à Józefka (Piekary-Silésie) le 21 Septembre 1883, mort à Mauthausen, en Allemagne, le 19 Juin 1942. Béatifié à Varsovie le 13 juin 1999 par Jean-Paul II.
Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Joseph Czempiel, prêtre de Katowice et martyr. Curé en Silésie, arrêté par l’occupant nazi à cause de son ministère et déporté en Allemagne, après des tortures supportées avec une patience héroïque, il fut conduit à la chambre à gaz.
Martyrologe romainSainte Marie-Bernarde (+ 1924)Verena Bütler était originaire du canton d'Argau en Suisse, mais toute sa vocation s'accomplira en Amérique Latine. Religieuse capucine, elle partit en Equateur, puis en Colombie en 1888, après avoir été supérieure du couvent d'Altstätten en Suisse. Elle aimait répéter: "Celui qui reçoit le corps du Christ ne saurait mépriser ses frères." Elle les servit dans sa vocation éducative et caritative en fondant en Colombie la congrégation des franciscaines de Marie Auxiliatrice.
"Maria Bernarda Bütler (1848-1924), religieuse d’origine suisse, sera la deuxième sainte suisse après saint Nicolas de Flüe qui fut canonisé en 1947. Elle fut la fondatrice à Carthagène, en Colombie, des Missionnaires franciscaines de Marie-Auxiliatrice. Morte en Colombie en 1924, cette dernière avait été béatifiée par Jean Paul II le 29 octobre 1995.
Verena Bütler naît en 1848 à Auw, canton d'Argovie (Suisse), dans une famille de paysans modestes qui compte en tout huit enfants. Elle entre en 1867 chez les Capucines de Maria Hilf à Altstätten et prend le nom de Maria Bernarda du saint Cœur de Marie. Elle assume bientôt les responsabilités de maîtresse des novices puis de supérieure. L'Église de l'Équateur demandant des missionnaires, elle s'embarque avec six compagnes.
Partie pour une fondation, elle se trouve rapidement à la tête d'un nouvel institut: la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Auxiliatrice. A Chone, elle se dévoue à des soins charitables et à l'apostolat. Les conditions sont difficiles: chaleur équatoriale, pauvreté, malentendus avec les autorités ecclésiastiques. Elle supporte tout sans juger personne et en pardonnant à ses détracteurs. Elle essaime dans d'autres localités de l'Équateur. Une révolution d'inspiration maçonnique l'oblige à fuir le pays en 1895. Avec 15 sœurs, elle arrive à Carthagène, en Colombie, où l'évêque de cette ville les a invitées, leur confiant une dépendance délabrée de l'hôpital appelée "Obra Pia". Sa spiritualité est marquée par l'esprit franciscain: amour de Dieu s'exprimant par l'amour de tout homme, spécialement des pauvres et des marginaux."
(source : Service de presse du Vatican)
Canonisée le 12 octobre 2008 par Benoît XVI
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fnews_services%2Fliturgy%2Fsaints%2F2008%2Fns_lit_doc_20081012_verena_it.htmlVoir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Verena_B%C3%BCtlerhttp://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0365.htmSaints Parthène et Calogère eunuques à la cour de Dèce - martyrs (+ v. 304)On connaît peu de faits certains concernant leur vie et leur martyr.
"à Rome, sur la voie Appienne, l'anniversaire des saints Calocer et Parthène eunuques. Le premier était chef des camériers de la femme de l'empereur Dèce, le second, primicier dans un autre emploi; tous deux refusèrent de sacrifier aux idoles, et pour ce motif, par ordre dudit empereur, ils furent tourmentés par des supplices cruels et variés; finalement ils rendirent leur âme à Dieu, après avoir eu la tête brisée avec des tisons ardents." (source: Martyrologe 1961)
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Voie_AppienneSaint Patrice (4ème s.)Evêque de Prousse, martyr avec plusieurs chrétiens. Ils furent décapités en chantant une ultime prière d'action de grâces.
Sainte Pudentienne Vierge à Rome (+ 160)La grande famille romaine des "Pudens" fut l'une des premières à devenir chrétienne et à offrir aux nouvelles communautés chrétiennes les maisons dont elle disposait.
Culte de sainte Pudentienne supprimé en 1969.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Prax%C3%A8dehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Sainte-Prax%C3%A8deBienheureux Raphaël Louis Rafiringa religieux des Écoles chrétiennes (+ 1919)Béatifié le 7 juin 2009 à Antananarivo (Madagascar).
Le Frère Raphaël Rafiringa est la deuxième personnalité malgache, après Victoire Rasoamanarivo, à être béatifiée. Les chemins de ces deux personnes s'étaient, d'ailleurs, croisés durant plusieurs années, de leur vivant.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10155/Bienheureuse-Victoire-Rasoamanarivo.html"Fr. Raphaël Louis Rafiringa est né à Tananarive (Madagascar) le 1er mai 1856. Son activité apostolique infatigable eut à souffrir de deux guerres, en 1883 et en 1895. Tous les missionnaires ayant alors été chassés de l'île, le F. Raphaël sut affronter cette situation difficile avec un courage surhumain couronné de succès. Pour témoigner leur reconnaissance, les autorités françaises le décorèrent de la médaille d'or du mérite malgache. En raison de son activité littéraire remarquable, il fut nommé membre de l'Académie malgache. Il mourut à Fianarantsoa le 19 mai 1919."
(source: site de l'institut et de la famille Lasallienne)
http://www.lasalle.org/A lire:
le livret 'Bienheureux frère Raphaël-Louis Rafiringa' premier Lasallien de Madagascar.
http://www.lasalle.org/Common/rafael_rafiringa/rafiringa_fr.pdfIls étaient des milliers pour la béatification de ce religieux qui dirigea l'Eglise malgache. (Infocatho)
http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/archives/deuxmilneufsem/semaine24/29nx241afriquee.htmlRadio Vatican:
Ce malgache né au XIXe siècle a contribué au développement du christianisme sur l’île. Directeur d’école, il a également favorisé l’instruction. Retour sur la figure de cet apôtre éducateur avec Olivier Tosseri
http://212.77.9.15/audio/ra/00165052.RMMadagascar: Le frère Rafiringa, béatifié - Un modèle de vie et de foi pour les religieux et les laïcs (AllAfrica)
http://fr.allafrica.com/stories/200906081361.htmlVoir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_des_%C3%89coles_chr%C3%A9tiennesSaint Serge de Choukhtov Au monastère de Choukhtov, près de Novgorod (+ 1609)Il se considérait indigne de la vie monastique. Alors il se fit pèlerin, de Solovki dans le Grand Nord jusqu'à Jérusalem, de Novgorod à Constantinople, menant une vie rude et pauvre. A 73 ans, il se prépara à l'étape dernière et se stabilisa au monastère de Choukhtov, près de Novgorod. Six ans plus tard, il se reposa dans le Seigneur.
Voir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Oblast_de_Nijni_NovgorodSaint Théophile de Corte Frère mineur (+ 1740)Prêtre franciscain, il ranima la vitalité de nombreux couvents par sa fermeté et sa douceur, forçant même l'admiration des moines qui lui étaient le moins favorables.
Saint Urbain Ier Pape (17 ème) de 222 à 230 (+ 230)Son pontificat s'écoula entre deux persécutions et il dut en panser les plaies et consolider les bases de l'Église ébranlée par tant d'attaques. Mais on ne sait rien de plus précis sur son action. Saint Urbain est le patron de la paroisse de Thionville-Guentrange 57100. Nous y trouvons sa statue, des vitraux, d'anciennes bannières à son effigie; la grosse cloche de l'église porte son nom.
À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 230, saint Urbain Ier, pape, qui, après le martyre de saint Calliste, dirigea fidèlement l’Église romaine pendant huit ans. (19 mai au martyrologe romain)
Martyrologe romainVoir aussi:http://fr.wikipedia.org/wiki/Urbain_IerLes Églises font mémoire…Anglicans : Dunstan, archevêque de Canterbury, a redonné vigueur à la vie monastique
Catholiques d’occident : Célestin V, pape et ermite (calendrier monastique)
Coptes et Ethiopiens (11 basans/genbot) : Paphnuce (Xe s.), évêque (Église copte-orthodoxe) ; Yared l’Hymnographe (VIe s.), diacre (Église éthiopienne)
Luthériens : Alcuin (+804), abbé et docteur en Franconie
Maronites : Philétère et Eubiote de Nicomédie (III-IVe s.), martyrs
Orthodoxes et gréco-catholiques : Patrice, évêque de Brousse, et ses compagnons (+env. 100), martyrs ; Transfert des reliques de Saint Sava (Église serbe)
LES ROGATIONS1/ SIGNIFICATION ET HISTOIRE DES ROGATIONS
2/ SERMON POUR LES ROGATIONS.
SERMONS DE GUERRIC, ABBÉ D'IGNY, DISCIPLE DE SAINT BERNARD, POUR LE COURS DE L'ANNÉE
1/ SIGNIFICATION ET HISTOIRE DES ROGATIONS1° Qu'est ce que les Rogations ?Rogations, du latin " rogatio ", veut dire une prière de demande. " Les Rogations " sont une prière de demande liturgique, accomplie par la Communauté Chrétienne à une époque de l'année fixée au printemps, les trois jours avant l'Ascension.
Elles ont pour objet de demander à Dieu un climat favorable, une protection contre les calamités et peuvent être accompagnées d'une bénédiction de la terre, des champs et des instruments de travail. On peut aussi les faire dans des circonstances diverses, comme par exemple aujourd'hui la fièvre aphteuse, la maladie de la vache folle, les inondations, etc.
2° Histoire des RogationsLes Rogations avaient été instituées vers 474 par Saint Mamert (encore connu dans le dicton météorologique parmi les " Saints de Glace ", avec les Saints Pancrace et Servais dont la fête tombe les 11, 12 et 13 mai ; c'est à cette époque en effet que peuvent survenir les dernières gelées, les plus dangereuses pour la végétation). A l'époque il y avait des calamités de tout ordre, non seulement agricoles, mais aussi tremblements de terre, destructions incendies et guerres, Saint Mamert proposa donc au peuple chrétien trois jours de prières, processions, litanies et jeûne. On dit que, plus tard, Charlemagne suivait lui-même à pied cette procession.
Les rogations en tout cas avaient été étendues à toute la Gaule Romaine : par Sidoine Apollinaire à Clermont, et Césaire d'Arles les trouve déjà établies dans son diocèse . Les Conciles d'Orléans en 511 , de Tours et de Lyon en 567 ordonnent de les célébrer , et unifient leur date aux trois jours précédant l'Ascension. Le pape Grégoire Ier les institue à Rome.
Lors de la réforme liturgique, en 1969, le nouveau " Calendarium romanum " a maintenu les prières des Rogations, mais en précisant qu'elles ne pouvaient être célébrées à la même date sur toute la terre. En effet les Rogations, avec le temps, avaient accentué leur côté rural, avec des processions et aspersions d'eau bénite dans les champs, et étaient attachées au printemps de l'hémisphère boréal. Le Calendrier Romain de 1969 observait aussi qu'elles n'avaient pas le même sens et la même importance à la ville et à la campagne. Enfin il donnait tâche aux Conférences épiscopales pour en fixer " la discipline ". A ce jour, la Conférence épiscopale française n'a rien fixé.
Même si elles n'ont pas de caractère obligatoire, on peut donc toujours célébrer des Rogations à l'époque du printemps, les trois jours qui précèdent l'Ascension, avec des litanies après une messe ou au cours d'une procession ; une bénédiction avec de l'eau bénite peut être faite. On pourrait d'ailleurs faire de telles prières à d'autres époques selon les circonstances. On trouve dans le " Livre des Bénédictions " une bénédiction sur la terre qui peut être faite justement pendant les Rogations.
(Source :
http://www.1000questions.net/fr/chroniq/rogations.html )
-------------------------------------
SERMON POUR LES ROGATIONS.
SERMONS DE GUERRIC, ABBÉ D'IGNY, DISCIPLE DE SAINT BERNARD, POUR LE COURS DE L'ANNÉE.
1. « Prêtez-moi trois pains (Lc. 11, 5). »
« Des amis » nous sont arrivés de voyage et je n'ai rien à leur servir. « Je ne suis point médecin, et en ma maison, il n'y a pas de pain (Is. 3, 7). » Aussi, je vous le disais dès le principe, « ne me constituez pas prince. » Celui qui ne peut être utile ne doit point commander. Or comment peut-il être utile celui qui n'est point médecin, qui n'a point de pain en sa maison, c'est-à-dire, qui ne connaît pas l'art de guérir, et qui ne possède pas la doctrine suffisante pour nourrir? Voilà ce que je vous disais, mais, hélas! vous ne m'avez nullement écouté; car vous m'avez établi, chef. N'ayant pu éviter le danger, il me restait donc de recourir au remède, et d'entendre à ce sujet le conseil du sage : « On t'a établi supérieur, sois parmi tes inférieurs comme l'un d'entre eux (Si. 32, 1). » Mais malheur à moi ! Ce refuge ne m'a point été laissé. Car, de même que mon peu d'habileté m'empêche d'être au dessus des autres, de même mon infirmité ne me permet pas d'être parmi eux ; et, comme par l'esprit je ne suis pas capable de prêcher la parole, de même par le corps, je ne puis donner l'exemple.
Ne pouvant donc ni vous gouverner, ni hab