ROME, Vendredi 22 mai 2009 (ZENIT.org)
Le Vatican publie aujourd'hui le programme de la visite de Benoît XVI dimanche 24 mai à la ville de Cassino, au sud de Rome, et à l'abbaye bénédictine du Mont-Cassin.
L'abbaye du Mont-Cassin se situe au sommet du mont éponyme, à 80 km à l'ouest de Naples, entre Rome et Naples, près de la commune de Cassino, dans la province de Frosinone, dans la région du Latium, en Italie.
On sait la fibre bénédictine de Benoît XVI, qui se trouvait à Subiaco encore quelques jours avant son élection, et a voulu prendre le nom du saint patron de l'Europe.
Mais avec les souvenirs de la seconde guerre mondiale c'est aussi le pape de la paix - comme l'a montré son voyage en Terre sainte - qui se rend au Mont-Cassin : Benoît XVI a aussi expliqué qu'il prenait ce nom en mémoire de Benoît XV, le farouche opposant à la « boucherie » de 1914-1918.
Le 65e anniversaire de la meutrière bataille du Mont-Cassin, qui a vu l'abbaye détruite par les bombardements alliés, tandis que seul le 1er Corps polonais réussissait à déloger les forces nazies de la forteresse, a été célébré lundi dernier.
Le pape arrivera à 9 h 30 en hélicoptère au centre sportif « Salveti » de Cassin.
A 10 h 15, sur la place Miranda, le pape présidera la messe de l'Ascension.
A 12 h, il présidera la prière mariale du Regina Coeli et adressera quelques mots comme à son habitude à l'assemblée à cette occasion.
A 12 h 30, il se rendra en voiture à l'abbaye bénédictine, avec une halte en chemin à la Maison de la Charité de Cassino.
A 13 h 30, il déjeunera à l'abbaye.
A 16 h 30, Benoît XVI rencontrera la communauté monastique et les organisateurs de la visite.
A 17 h, le pape présidera les vêpres en présence de l'abbé et de l'abbesse et des deux communautés des moines et des moniales.
A 18 h, il ira se recueillir au cimetière polonais du Mont-Cassin, pour repartir vers 18 h 30, le retour au Vatican est prévu à 19 h.
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L’ancien rédacteur en chef de « La Croix », qui fut aussi un remarquable scientifique, un diplomate et un historien
ecclésiastique français, éditorialiste à La Croix, byzantiniste, historien.
Né à Rohrwiller (Bas-Rhin)
Décédé vendredi soir 22 mai à l'âge de 89 ans.
Ses obsèques seront célébrées mercredi 27 mai à 15 heures à Lorgues dans le Var
Fils de Charles Wenger, Ouvrier, et de Mme, née Philomène Gambel.
Son œuvre dans les années 1960 et 1970 a consisté à répandre l'esprit de Vatican II, que le cardinal Ratzinger avait dénoncé comme étant un anti-esprit de Vatican II dans sa conférence avec Vittorio Messori en 1985.
«Témoins et artisans de l’Histoire » : c’est ainsi qu’Antoine Wenger avait titré son éditorial du numéro 25 000 de La Croix, le 9 mars 1965. Le pluriel voulait réunir tout le journal dans une même vocation, mais il résumait d’abord l’idée qu’il se faisait de sa propre mission. Les mêmes mots pourraient résumer l’ensemble d’une vie remarquablement remplie : « Se faire le témoin de cette histoire (des personnes et des peuples) par le reflet que nous en projetons, fidèle comme un miroir, est un noble travail. Être, pour une part, les artisans de cette histoire par la conscience que nous donnons aux hommes des tâches auxquelles l’événement les provoque, est une mission exaltante. »
Mission accomplie, aujourd’hui, pour le P. Antoine. Et au terme de quel parcours ! Au faîte des honneurs et des responsabilités, il avait soin de rappeler d’où il venait : une famille ouvrière alsacienne de Rohrwiller, où il était né en 1919, à trois kilomètres à vol de cigogne du village de son prédécesseur à La Croix, le P. Émile Gabel. Après des études secondaires dans les séminaires assomptionnistes, il prend en 1937 l’habit de cette congrégation, puis étudie la philosophie et la théologie. Déjà, il attire l’attention du P. Merklen, alors rédacteur en chef de La Croix.
Ordonné prêtre en 1943, c’est pourtant à la recherche scientifique qu’on le destine. Le P. Wenger approfondit sa formation historique, littéraire et théologique aux universités de Paris et Strasbourg, ainsi qu’à l’École pratique des hautes études et à l’Institut national des langues orientales, avant d’intégrer en 1946 le prestigieux Institut français d’études byzantines fondé par la congrégation et d’enseigner la théologie orientale à la Catho de Lyon. Passionné par les Pères grecs, le jeune religieux ne tarde pas à se montrer un spécialiste reconnu. En témoignent sa thèse sur l’Assomption de la Vierge, dont il met au jour les plus anciens témoignages byzantins, et sa publication très remarquée de huit catéchèses inédites de saint Jean Chrysostome, qu’il a dénichées en 1955 dans les greniers du Mont Athos : la trouvaille lui vaut une consécration internationale.
Une passion incurable du quotidien
Rédacteur en chef, il sera à la fois, indissociablement parfois, témoin et acteur de la politique française et internationale, de la vie ecclésiale hexagonale et mondiale. Par la grâce de Mgr Villot et de Paul VI, le P. Wenger sera ainsi le seul journaliste admis aux séances du Concile (sa chronique de Vatican II sert aujourd’hui encore de référence), remplira une mission en Chine au nom du Pape, contribuera à la rencontre historique entre celui-ci et le patriarche Athénagoras… Entre Rome et La Croix, il sera l’homme de la confiance sans faille. D’aucuns diront : d’une obéissance sans conditions. Il le savait et l’assumait. Tout comme il a compris, après 1968 et Humanae vitae, qu’un journal catholique pouvait difficilement continuer à fonctionner ainsi désormais.
Seul maître à bord du journal douze ans durant, il en laissera le gouvernail au tandem du P. Lucien Guissard et d’André Géraud. En 1969, il part à Strasbourg retrouver ses amours premières pour l’enseignement des Pères, tout en conservant dans La Croix
L’âge de la retraite ne pouvait être celui de l’inaction pour un religieux habité d’une telle passion. Confiées par Rome ou le Quai d’Orsay, des missions, ponctuelles ou durables, le porteront à nouveau vers cette Russie dont il aima le peuple et la culture, dont parlèrent et ses premiers et ses derniers articles dans La Croix, et à laquelle il a consacré des ouvrages de ferveur autant que de rigueur. L’unité de sa vie aura été celle d’un même amour au service de l’Église – avec une tendresse égale pour les trois Rome – et de l’homme. une chronique hebdomadaire jusqu’à ce que, quatre ans plus tard, il soit nommé conseiller ecclésiastique de l’ambassade de France près le Saint-Siège. Son immense connaissance du contexte politique et religieux national et international rendra, pendant dix ans, des services remarqués.
Michel KUBLER
Le pouvoir de Rome
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Deuxième Journée mondiale de prière pour l’Eglise de Chine instituée par le Pape Benoît XVI
Le 23 mai 2009 - (E.S.M.) - Le pèlerinage des fidèles chinois de tout le pays vers les sanctuaires mariaux, et surtout celui de la Vierge de She Shan, continue, intense, en vue de la Journée du 24 mai instituée par le Pape Benoît XVI dans la Lettre aux catholiques chinois du 27 mai 2007.
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