Religion - Royauté
Le 7 juin est le 158e jour de l'année
(159e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Il reste 207 jours avant la fin de l'année.
Signe du zodiaque : 18e jour des Gémeaux.


Marie Thérèse de Soubiran
Religieuse, Fondatrice, Bienheureuse
1834-1889
Le 16 mai 1834, Sophie Thérèse de Soubiran naît à Castelnaudary, petite ville du Lauragais à 40 km environ au sud
de Toulouse. Sa famille très chrétienne est issue de la vieille noblesse méridionale, ruinée à la Révolution lorsqu’elle revint de son exil en Espagne.
Six ans plus tard, une petite sœur Marie, vient la rejoindre. Le père, ancien militaire, est austère et attaché aux valeurs traditionnelles ; ses enfants reçoivent une éducation à la maison auprès de leur, mère, de la tante Sophie restée célibataire et de l’oncle paternel, le chanoine Louis de Soubiran. Tous habitent le vieil hôtel familial.
Le chanoine de Soubiran dirige la Congrégation Mariale de Castelnaudary qui regroupe un certain nombre d’enfants et de jeunes filles de cette ville et des environs, de tous milieux sociaux. Sophie Thérèse y est admise très jeune ; c’est là qu’elle entend l’appel à la mission. Elle note dans ses écrits spirituels :
« De quatorze à dix huit ans, le bon Dieu subjugua entièrement mon cœur… L’oraison sur la vie et les mystères de notre Seigneur m’était facile et douce ; j’y recevais de vives lumières sur la vie intérieure, le prix de la souffrance connue de Dieu seul…l’abandon à la sainte volonté. Dès ce moment le bon Dieu s’est attaché mon cœur…Oui les charmes de son amour ont ravi mon cœur….Je reçus de vives lumières sur la beauté du travail apostolique. Je compris l’abnégation qu’exigeait ce travail tout divin et combien il est nécessaire de s’y dépenser sans cesse, sans rien retenir pour soi-même, avec un soin tout particulier de tout rapporter à Dieu….
La grâce d’une grande dévotion au Sacré Cœur de Jésus me fut donnée, une douce confiance en la très sainte Vierge… Mon âme désirait très vivement le carmel, parce que l’on y est à Dieu sans partage… »
Depuis plusieurs années, le chanoine de Soubiran mûrit le projet d’établir à Castelnaudary, un Béguinage, institution religieuse médiévale pour jeunes filles pieuses, restées célibataires mais sans vocation religieuse proprement dite. Pour le réaliser, il compte sur sa nièce qui va avoir vingt ans…
Cette proposition est loin de répondre aux attraits de Sophie Thérèse qui lutte pendant un an et fait une retraite pour se déterminer.
« pour exécuter la volonté divine qui venait de m’être clairement manifestée, mon esprit dut marcher de tout point sur tout ce qu’estime le monde… » Le 8 août 1854, Sophie Thérèse part au Béguinage de Gand , en Belgique pour s’initier à cette nouvelle vie.
De retour, dans sa ville natale le 29 septembre de la même année, elle va directement s’installer à l’Enclos du Bon Secours, préparé à cet effet par son oncle : le Béguinage est fondé.
Des jeunes filles se joignent à elle et le 14 novembre 1855, Sophie Thérèse y fait profession et devient la Supérieure de cette petite communauté, sous le nom de Mère Thérèse. Très vite elle modifie la Règle du Béguinage, pour y mettre une vie plus conventuelle.
Dans la nuit du 5 au 6 novembre 1861, un incendie, ravage tout les bâtiments que l’on vient de construire pour agrandir le couvent. Mère Thérèse emporte le Saint Sacrement dans ses bras pour le mettre à l’abri et passe le reste de la nuit en adoration ; la Sainte Vierge invoquée donna miraculeusement le temps de sauver les religieuses et les 26 enfants de l’œuvre de la Préservation qui étaient accueillies au Bon Secours.
L’année suivante, Mère Thérèse fait le vœu que toutes les Sœurs porteront le nom de Marie ; à la date anniversaire de l’incendie, les religieuses renouvellent une nuit d’adoration devant le Saint Sacrement.
Dès lors, l’aspiration à une vie religieuse plus solidement établie se précise parmi les Sœurs du Béguinage, où l’adoration eucharistique tiendrait une place centrale.
Nuit du 5/6 novembre 1861 au Béguinage de Castelnaudary. Lieu source pour la Congrégation.
« Le 6 novembre 1861, un incendie épouvantable dévora le couvent et faillit envelopper dans ses flammes 26 religieuses et bon nombre d’enfants. La très sainte Vierge invoquée donna miraculeusement le temps de sauver les personnes ; pour l’édifice, il fut détruit ; et chose remarquable, la veille au soir, après une instruction, il avait été dit : être de mauvaises religieuses, donner naissance à une communauté qui serait sans régularité et sans ferveur, il vaudrait mieux mourir mille fois, oui, il vaudrait mieux que le bon Dieu nous détruise toutes d’un seul coup,même en nous brûlant. »[1]
Pendant l’incendie, et dès que les secours furent organisés, Marie Thérèse de Soubiran, qui avait emporté le Saint Sacrement pour le mettre à l’abri, passa le reste de la nuit en adoration, rejointe par quelques religieuses.
« L’événement est fondateur en ce qu’il est à l’origine de l’adoration eucharistique ; et plus précisément de l’adoration de nuit. Il l’est aussi pour la conception de la pauvreté religieuse à vivre à Marie Auxiliatrice.
Nuit de feu riche en symboles bibliques :
– Nuit : temps de repos, temps où peut germer la semence qui pousse toute seule. Nuit qui enveloppe la terre de son mystère quand la Parole se fait chair. Nuit pascale…
– Feu : qui brûle et détruit, purifie et se propage, qui consomme le sacrifice adressé à Dieu. Marie Thérèse n’a pas choisi de brûler sa maison ; celle-ci a été livrée aux flammes sans son accord ! mystère de la destruction d’un bâtiment et d’une œuvre pour la construction d’une autre maison “selon le cœur de Dieu”, c’est le même mystère qui a pénétré les profondeurs du « oui » de Marie Thérèse de Soubiran. Ce feu n’est pas venu par hasard. A la lumière de la foi, elle a compris tout ce qu’il signifiait pour elle et pour nous »[2].
Afin de mieux discerner le dessein de Dieu sur le Béguinage,Mère Marie Thérèse demande conseils et fait une retraite spirituelle de 30 jours selon les Exercices spirituels de St Ignace, à Toulouse en 1864. Dans la prière elle comprend que Dieu lui demande de continuer la fondation ébauchée, mais en lui donnant une autre base.
Les Sœurs adopteront la spiritualité ignatienne et trouveront Dieu aussi bien dans la prière que dans l’action apostolique. Pour mieux se mettre entre les mains de Dieu, « pour ne faire fond que sur Lui seul », Marie Thérèse renonce à tous ses biens personnels par un vœu de pauvreté radicale ; c’était le 7 juin 1864. Dieu lui donne une tâche à accomplir, elle compte uniquement sur Lui pour la réaliser.
Mère Marie Thérèse se met à l’œuvre : elle constate l’exode rural des jeunes vers la ville où l’industrialisation commence à se développer. Le projet apostolique de la Congrégation de Marie Auxiliatrice sera donc de : « Soutenir les jeunes filles de l’âge de quatorze à vingt cinq ans environ. Très spécialement cette partie de la jeunesse qui, sans famille, réside dans les grandes villes, fréquente l’atelier et les fabriques. Ce but étant un besoin de nos sociétés modernes qui centralisent tout et remplacent les familles chrétiennes par des masses d’individus… »
Marie Thérèse fonde une communauté à Toulouse et ouvre une « Maison de famille », ancêtre du Foyer de jeunes travailleuses.
Dès 1869, s’amorce une période d’extension : elle ouvre une maison de famille à Amiens , sur la demande pressante de l’évêque, puis à Lyon A la guerre de 1870, Presque toutes les sœurs partent en Angleterre avec le Noviciat qui regagne la France fin 1871 à Bourges, une communauté reste en Angleterre ; une autre maison de famille s’ouvre à Paris, puis à Angers.
Le développement de la Congrégation a été très rapide, sous l’impulsion de Mère Marie François qui a été élue Assistante Générale en 1871. Fin 1873, cette dernière profite de petites difficultés pour annoncer une faillite avec des comptes qu’elle a falsifiés et elle accuse la Supérieure Générale, Mère M. Thérèse de ne pas savoir gouverner….
Sous l’action intrigante de son Assistante générale, début 1874 Marie Thérèse doit s’éloigner de la Congrégation qu’elle avait fondée :
« Le 9 février, tout se brisait pour moi,
la tempête me sépara violemment
de tout ce qui m’était le plus cher ici-bas…
Je fus rejetée sans asile, chargée de la responsabilité
de tout ce qui s’effondrait,
accusée par tous, de tous les malheurs
prêts à fondre sur Marie Auxiliatrice. »
Marie Thérèse quitte sa communauté de Bourges ; elle va prendre conseil auprès du Père Ginhac S.J qui réside à Castres ; elle démissionne de sa charge de Supérieure Générale
« Mon Dieu seul me restait, seul il me consolait dans ce flot d’amertume dans lequel mon être tout entier semblait être submergé… »
Elle vit son exil à l’hôpital de Clermont Ferrand, où elle est tolérée comme « hôte » ; Marie Thérèse est dans le dénuement et presque l’indigence, elle fait un peu de broderie pour subvenir à ses besoins…Elle prie et s’en remet à la direction du Père Perrard, jésuite, qui l’accompagne dans cette épreuve, et cherche pour elle un couvent qui accepterait de la recevoir…Sa mauvaise santé et son passé de fondatrice, lui ferment bien des portes…
Après 9 mois d’exil, Marie Thérèse de Soubiran est accueillie le 20 septembre 1874, au monastère Notre Dame de Charité, rue St Jacques à Paris. Admise d’abord comme dame pensionnaire, elle entre au Postulat le 24 décembre.
Le 20 avril de l’année suivante, elle prend l’habit et reçoit son nouveau nom : Sœur Marie du Sacré Cœur ; elle est admise définitivement dans ce monastère le 29 juin 1877.
Avec beaucoup d’humilité, de fidélité et d’amour, elle s’initie à tous les usages et coutumes de sa nouvelle famille religieuse ; tantôt seconde portière, ou troisième maîtresse, dans les classes, son apostolat auprès des jeunes filles que recueille cet institut est réduit. Sa santé se détériore très vite.
Pendant quinze ans, Sœur Marie du Sacré Cœur, vit un enfouissement avec le Christ et une résurrection en Lui. Elle relit sa vie, ses épreuves à la lumière d’une foi toujours plus vive et d’une confiance sans limite en l’amour de Dieu qui l’a dépouillée de tout et qui est devenu sa force, sa joie, sa prière, sa plénitude.
« Notre Seigneur m’a traitée comme une tendre mère qui, prenant son enfant dans ses bras, lui enlève tout pour qu’enfin le petit ne regarde qu’elle, ne pense qu’à elle. »
Le 7 juin 1889, Sœur Marie du Sacré Cœur, s’endort dans la paix de Dieu.
Le 20 octobre 1946, le Pape Pie XII, la proclame bienheureuse.
Bonne fête aux :
Et aussi aux :
Martyrologe pour le septième jour de juin
A Rome, vers 165, le martyre de saint Justin.
Né de parents païens, attiré très jeune par la philosophie, il
se convertit vers l'âge de trente ans.
Saint Justin est le premier apologiste chrétien important dont les oeuvres nous soient parvenues.
Vers 350, saint Paul, archevêque de Constantinople.
En moins de vingt ans, il subit deux exils pour sa fidélité à la
foi apostolique et termina sa vie dans un troisième exil en
Arménie, où il fut étranglé.
A Cordoue, en 851, le martyre de saint Pierre et de ses
compagnons, qui furent livrés au martyre pour avoir prêché
publiquement contre Mahomet.
En Angleterre, l'an 1159, saint Robert.
Issu d'une humble famille du comté d'York, il put cependant
faire des études et même les poursuivre à Paris.
Après quelques années d'apostolat, il prit l'habit à l'abbaye
cistercienne de Fountains (Faountainn's) d'où il fonda plus
tard Newminster (Niouminnsteur) aux frontières de l'Écosse.
Au début du xiiie siècle, les bienheureuses Diane et Cécile,
moniales dominicaines, toutes deux véritables disciples de
saint Dominique.
En vertu du traité de Tordesillas, l'Espagne et le Portugal s'entendent pour se partager les Amériques : le Portugal possédera tous les territoires situés à l'est d'un axe nord-sud tracé à 370 lieues à l'Ouest de Cap-Vert, et l'Espagne conservera le reste du territoire.

La version castillane du traité a été ratifiée à Arevalo par le roi Ferdinand II d'Aragon et la reine Isabelle I de Castille le 2 juillet 1494. La version portugaise du traité a été ratifiée à Setúbal par le roi Jean II de Portugal le 5 septembre 1494.
Le roi de France François Ier et le roi d'Angleterre Henri VIII se rencontrent près de Calais (Pas-de-Calais)
Cette entrevue porte essentiellement sur le maintien de l'équilibre européen et sur l'attitude à adopter vis-à-vis du Saint Empire romain germanique, le roi d'Espagne ayant été élu empereur sous le nom de Charles Quint un an plus tôt.
Désormais encerclé par les possessions de l’empereur, François Ier espère convaincre le roi d’Angleterre de faire alliance avec la France. Il déploie pour cela tout le luxe et le prestige possible pour le recevoir, au Camp du Drap d’or.
L'entrevue fut un échec pour François Ier, qui ne parvint pas à l'alliance souhaitée. La démonstration de puissance de François Ier y est sans doute pour quelque chose. Mais le rapprochement d'Henri VIII avec Charles Quint deux semaines plus tard effacera tout le bénéfice que François Ier pensait tirer de cette rencontre.
Tiré du site:
http://www.linternaute.com/histoire/jour/7/6/a/1/1/index.shtml

Il voit les côtes du Groenland et celle du Labrador, atteint la terre de Baffin et donne son nom à une baie: Frobisher Bay
1585
Départ de John Davis pour l'Artique
Le voyage débute le 7 juin 1585 du port de Dartmouth. Il est supporté par le marchand londonien Wiliam Sanderson et la compagnie Merchants of London and The West Country. Les deux navires le " Sunshine " et le " Moonshine ". Il accoste sur les côtes du sud-est du Groenland qu'il nomme Terre de Désolation puis longe l'Ile et dépasse le cercle arctique. Après une halte, il traverse le détroit qui porte son nom aujourd'hui et joint la terre de Baffin jusqu'au pied d'une montagne qu'il nomme mont Ralleight. Il pénètre ensuite dans la baie de Cumberland. Il rentre en Angleterre pensant avoir trouvé l'entrée du Passage.
John Davis fit 3 voyages dans le but de chercher un passage aux Indes orientales par le passage du Nord-Ouest (par le nord du Canada). Il visita les côtes du Groenland, découvrit le détroit qui porte son nom et l'île de Cumberland, mais ne put trouver le passage cherché.
Louis de Buade et de Palluau comte de Frontenac est nommé une deuxième fois gouverneur de la Nouvelle-France avec mission de conquérir la baie d'Hudson et New York. Après un interrègne de sept ans, le comte revient en Nouvelle-France et doit faire face à des Anglais de plus en plus belliqueux. Il fait réoccuper le Fort Frontenac (qui avait entre temps été pris par les Anglais) et fait entreprendre des travaux de fortifications à Québec et à Montréal.
1694
Fondation des Frères des écoles chrétiennes
Les Frères des écoles chrétiennes, congrégation religieuse fut fondée à Reims en 1680 par saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719).
1829
Consécration de la basilique Notre-Dame
La basilique fut construite entre 1824 et 1829 pour remplacer la précédente église Notre-Dame.
Son majestueux décor intérieur n'est rajouté qu'à la fin du XIXe siècle.

1891
http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/illustrations/htm/d692.htm
La basilique Notre-Dame a été le théâtre de grands événements, des funérailles de sir Georges Étienne Cartier en 1873, l’un des pères de la Confédération et ancien premier ministre du Canada, jusqu'à celles de Pierre-Elliot Trudeau en octobre 2000 en passant par les funérailles de Maurice Richard, un des plus grands joueurs de hockey et le mariage de Céline Dion. Le grand congrès eucharistique international de 1910 s’y est tenu et le pape Jean-Paul II y reçut les enfants en 1984.
Elu archevêque de Québec le 24 décembre 1870, Mgr Taschereau fut sacré, dans sa cathédrale, le 19 mars 1871, par Mgr Lynch, archevêque de Toronto. Il devait demeurer titulaire de Québec pendant vingt huit ans, dont vingt quatre d'administration active. Le 7 juin 1886, le premier en date de nos prélats canadiens, il était créé cardinal, par le pape Léon XIII, avec le titre de Sainte Marie des Victoires.

Place St-Pierre
Suite aux accords du Latran entre le Saint-Siège et le Royaume d'Italie du 11 février 1929, le Vatican devient un état souverain.
Carte du Vatican
En ce jour, le Vatican se dote d'une loi, Loi fondamentale n° 1 qui constitue l'État de la Cité du Vatican
qui assure au Saint-Siège l'indépendance absolue et , lui garantit une souveraineté indiscutable même dans le domaine international.

Palais du Gouvernement

Office divin pour le 20090607