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Religion - Royauté

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17 juin: Ephémérides

Saint Hervé Abbé en Bretagne (+ 568)
saint_50.jpg

Saint Hervé et son loup. Eglise Saint-Hervé de Lanhouarneau.
Léon. Bretagne. XVIIIe.

A part saint Yves de Tréguier, il n'est pas de saint aussi populaire que lui en Bretagne.
Il était né dans une famille de bardes. Aveugle depuis son jeune âge, guidé par un loup, selon la légende, il mena une vie de pèlerin.
Un jour cependant, il se fixa à Plouvien, puis à Lan-Houarneau (Herwan ou Hervé en breton) où il se consacra à Dieu pour en chanter les louanges dans le monastère qu'il y fonda.
Saint Hervé-22460.
Un internaute nous écrit:
"Selon la légende, Saint Hervé vivait avec avec ses loups à l'endroit qui s'appelle actuellement l'ermitage Saint-Hervé à Tréouergat (29290). Il s'agit d'un petit bois où on peut encore trouver les traces une ancienne chapelle, d'un abri (sans doute celui de Saint Hervé), ainsi qu'une fontaine qui laisse toujours couler de l'eau. Tout le monde ignore à quoi ressemblait cet endroit du temps de Saint Hervé, mais les traces manifestes sont troublantes. Excepté son abri, la chapelle a été rasée ainsi que quelques autres murs alentours ; seules les premières pierres décrivent le tracé des parois au sol. Joli petit endroit, fascinant par son mystère."
im-St-Herve2.jpg

Autre biographie:
Fils d’Hoarvian (ou Hyvarnion), un barde d’origine galloise émigré en Armorique, il naît aveugle. À deux ans, il devient orphelin de son père, et sa mère le confie à ses oncles qui se chargent de son éducation. À 14 ans, il rejoint l’un de ses oncles qui vit en ermite et dirige une école monastique dans la forêt de Plouvien. Au décès de son oncle, Hervé devient abbé de cette maison. Quelque temps plus tard, il déménage sa communauté et fonde un autre monastère à Lanhouarneau, dans le nord du Finistère. Il est bientôt rejoint par une de ses nièces, Christine, qui vient s’installer dans une hutte près de là et qui prend soin de lui dans ses derniers jours (+ 575, ou 568 selon d’autres sources) Selon la légende, Saint-Hervé aurait apprivoisé un loup qui venait de dévorer l'âne d'un laboureur; à partir de ce moment, ce loup lui servit de guide et accomplit tous les travaux à la place de l'âne. En raison de son handicap, Saint-Hervé est invoqué pour tous les problèmes reliés à la vue et aux yeux. Certaines sources mentionnent également qu’il aurait le pouvoir de faire cesser le coassement des grenouilles et de protéger les chevaux contre les attaques des loups.
http://www.infobretagne.com/lanhouarneau.htm
Saint Hervé est à l'origine du Cantique du paradis.

Cantique du paradis:

Jésus, qui vit aux cieux
Et règnes près de Dieu,
J'attends ton paradis
Car tu me l'as promis.

J'irai vers ta clarté
Ô Christ ressuscité,
Je crois que ton regard
Ne peut me décevoir.

Plus d'ombre, plus de pleurs
Ni larmes, ni douleurs,
Jésus, car près de toi
Tout n'est que paix, que joie !

Qu'à l'heure de ma mort
Ta voix me dise encore :
Ami, dès aujourd'hui
Viens dans mon Paradis.

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/06/17.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Herv%C3%A9
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/17/index.html



Saint Adulfe Évêque d'Utrecht, en Hollande (VIIe siècle)
Frère de Bothulphe. Adulphe (Adolphe) prit l'habit en Gaule belge puis Évêque d'Utrecht.



Saint Ananie de Novgorod (+ 1581)
Il ne franchit jamais les portes de son monastère de Saint Antoine de Novgorod, consacrant toutes ses journées à la prière et à l'iconographie, exprimant par les traits et la couleur les fruits de sa contemplation.



Saint Avit Troisième abbé de Micy-Saint Mesmin (+ 530)(+ 530)
ou Avy.
Il était auvergnat d'origine, mais se fit solitaire dans le Perche à Saint Calais et enfin s'en vint mourir dans l'Orléanais où il fut le troisième abbé de Micy-Saint Mesmin, près d'Orléans. De nombreuses localités se sont mises sous sa protection : Saint Avit-41170.
Il y a aussi saint Avit (date incertaine) qui aurait également été abbé à Micy et peut-être dans la même période.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/9681/Saint-Avit.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Mesmin_de_Micy

Autre biographie:
Originaire d’Orléans, il entre au monastère de Menat (en Auvergne) en même temps que Saint-Calais, mais ils y restent peu de temps. Ils déménagent alors au monastère de Micy, près d’Orléans, et dont Avit devient l’abbé. Là aussi, le séjour est de courte durée et les deux saints partent s’installer comme ermites dans le Perche. Les disciples affluent en grand nombre et Saint-Calais décide de partir s’installer en autre lieu pour s’isoler. Vit, quant à lui, fonde et dirige l’abbaye Saint-Avit de Châteaudun, au diocèse de Chartres.



Saint Blitharius (Blier) Ermite à Seganne, en Champagne, France (VIIe siècle)
Né en Ecosse, il accompagna saint Fursy en France et s'installa à Séganne en Champagne, où il est toujours vénéré.



Sainte Emilie de Vialar Fondatrice de la congrégation de Saint-Joseph de l'Apparition (+ 1856)
Sainte Emilie est née en 1797 à Gaillac (France). En 1832 elle a fondé, en cette même ville, une Congrégation missionnaire: les Sœurs de St Joseph de l'Apparition. Ce nom évoque l'apparition de l'Ange à St Joseph relatée en Mt. 1, 20-24. Comme St Joseph, les sœurs de cette Congrégation s'efforcent de contribuer à la réalisation du Plan sauveur de Dieu pour l'humanité, témoignant que Dieu a tant aimé les hommes qu'il leur a donné son Fils unique.
Sainte Emilie est morte à Marseille en 1856.
Site du Vatican, Chemins de l'Esprit, Recueillement et zèle apostolique
http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010227_emilie-de-vialar_fr.html

Elle sera canonisée le 17 juin 1951, par Pie XII.
Ses soeurs sont aujourd'hui présentes sur les cinq continents...
La fête canonique est le 24 août mais, dans les communautés, on la fête le 17 juin.
La maison généralice est à Rome.
Le siège social de la congrégation est au 83 Rue de l'Abbé Groult, 75015 Paris.
Maison Provinciale, 86 Rue Jullien, 92170 Vanves.
"Emilie de Vialar est décédée le 24 août 1856. On la fête à Marseille à cette date. Elle fonde la congrégation à Noël 1832. Lorsqu'elle quite l'Algérie, la congrégation s'étend en Tunisie puis à Malte et dans le monde." (message d'un internaute)



Saint Gondulphe Évêque dans le Berry (VIe siècle)
Évêque en Gaule, il serait mort à Bourges.



Saint Herbaud (8ème s.)
Originaire de Grande Bretagne, il s'en vint en Bretagne armoricaine pour devenir solitaire au diocèse de Quimper. Les malades et les infirmes accoururent près de lui en raison des guérisons que sa prière obtenait.



Saint Hypatios (+ 446)
Higoumène du monastère de Rufinianes, il s'enfuit de sa famille et transforma cette fugue coléreuse en une fuite vers Dieu. Parvenu en Thrace, il s'engagea comme berger et devint lecteur dans l'église locale à cause de sa belle voix. Il vivait en solitaire, mais se mettait au service des malades. Tant et si bien qu'un monastère naquit autour de lui. Il le quitta pour Constantinople, mais fut appelé à y revenir. Saint Jean Chrysostome l'avait en grande estime et lui montrait toute son affection. Il fut l'un de ceux qui combattirent la restauration prévue des Jeux Olympiques qu'il jugeait être une célébration païenne de l'homme.



Saint Isaure avec Innocent, Félix, Jérémie et Pérégrin (3ème s.)
Ce sont des chrétiens athéniens qui vivaient au 3ème siècle.
Pour échapper à la persécution, ils s'enfermèrent dans une caverne à Apollonie de Macédoine, mais ils y furent découverts et témoignèrent de leur foi. Ils furent décapités après de cruelles tortures.



Saints Martyrs MANUEL, SABEL (Icône ci-dessous) et ISMAEL
st-s-34.jpg

Ces glorieux Martyrs étaient trois frères d'une noble famille perse. Instruits par leur mère de la doctrine chrétienne et confiés à un Prêtre, Eunoikos, pour leur éducation, ils menaient une vie pieuse. Ils n'en étaient pas moins honorés à la cour du roi Batanus.
Julien les invita à se joindre à lui et à sa cour, pour aller assister, près de Chalcédoine, à des fêtes somptueuses, au cours desquelles devaient être offerts des sacrifices aux dieux. Tous prirent part au sacrifice, exceptés les trois jeunes perses qui, se détournant avec mépris de cette démonstration d'impiété, s'étaient retirés dans un coin, pour prier Dieu avec larmes d'accorder la lumière de Sa connaissance à ceux qui gisaient dans les ténèbres. On les conduisit alors à l'extérieur de la ville de Constantinople et ils furent exécutés.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin17.html



Sainte Marie la Douloureuse (+ 1294)
Originaire de la région de Bruxelles, elle se plaça sous la protection de la Vierge Marie et se fit recluse. Elle fut accusée de vol et emprisonnée pour cette raison, d'où son nom de "douloureuse", car elle en était innocente. Elle fut condamnée à mort, sentence habituelle à cette époque pour une telle faute. Elle pardonna à celui qui l'avait accusée puis, enterrée vivante, pieds et mains liés, les bourreaux lui enfoncèrent un pieu dans le corps. Sept ans plus tard, son calomniateur avoua son mensonge et sa délation.



Bienheureux Marie-Joseph Cassant moine cistercien (+ 1903)
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Joseph-Marie Cassant naquit le 6 mars 1878 à Casseneuil, dans le Lot-et-Garonne (diocèse d'Agen, France). Joseph entra à l'abbaye cistercienne de Sainte-Marie du Désert (diocèse de Toulouse, France) le 5 décembre 1894, ordonné prêtre le 12 octobre 1902.
Béatifié le 3 octobre 2004.
Source Ordre Cistercien de la Stricte Observance (Trappistes)
http://www.ocso.org/
"Le Sacré Cœur était toute sa vie"

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Joseph_Cassant
http://www.ocso.org/HTM/net/biographiecassant-fr.htm
http://www.clairval.com/lettres/fr/2005/04/13/6130405.htm



Saint Nicandre Compagnon de Saint-Marcien (+ 173, 297 ou 303, selon les sources)
Deux soldats de l’armée impériale, martyrs en Mésie (sur les territoires qui correspondent actuellement à la Roumanie et de la Bulgarie).



Saints Ours (6ème s.)
Ils sont plusieurs à porter ce nom.
- Celui-ci serait né en Irlande pour venir dans la région de Digne dans les Alpes où son évangélisation marqua grandement la population. Puis il arriva dans la vallée d'Aoste où il seconda l'évêque et fonda une collégiale. Il était bon pour les pauvres et on a trouvé de vieux autels où on voit saint Ours entouré de pauvres et leur distribuant des chaussures. Il est l'un des patrons spirituels de la vallée d'Aoste. Une localité s'est placée sous son patronage : Saint Ours-73410.
- Evêque qui se dépensa au service de l'Eglise d'Auxerre pendant six ans.
Un internaute nous signale:
"Un Saint Ours est connu dans la région auvergnate pour avoir encouragé le développement de l'industrie, notamment par l'implantation des premiers moulins à vent dans la plaine de la Limagne. La commune de Saint-Ours (63230) dans le Puy de Dôme est patronnée par ce saint. L'emblème de la ville est constitué des ailes d'un moulin. La fête du village et du saint patron se déroule le dernier dimanche de juillet."



Saint Posen (6ème s.)
Saint Posenne, Posen ou Pozan, honoré le 17 juin à Châtillon sur Loire où l'abbaye de Fleury avait quelques biens.
Dès le milieu du XIème siècle (Miracula sancti Benedicti), on parle d'une fontaine S. Posenne près d'une chapelle où était conservé son corps, les miracles sont attribués à la fois à saint Benoît et à saint Posenne. Il est mentionné dans des livres en provenance de Fleury, passe dans des martyrologes locaux où on en fait un prêtre... Ancien berger, il était invoqué pour les troupeaux le 17 juin et les 'vendredis blancs'.
Le diocèse de Bourges le cite et nous communique:
http://catholique-bourges.cef.fr/histoire/saints/index.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Fleury

"Deux moines André de Fleury et Raoul Tortaire de l'abbaye de Fleury (Saint Benoît sur Loire)
(http://www.abbaye-fleury.com/) citent dans leur livre Liber miraculorum santi Benedicti, son nom et quelques miracles survenus à son tombeau par son intercession. De ces données, l'abbaye de Fleury avait extrait un office de Saint Posen en douze leçons, qui se lisait, le 17 juin pour la fête du saint.
Saint Ponsen était d'abord berger puis il est devenu ermite dans le nord du département du Cher. Il avait une chapelle dédiée sur la commune de Santranges. Il n'en reste rien aujourd'hui victime de la révolution en 1791.
Au XIXe siècle on élève dans l'église de Santranges un autel représentant Saint Posen revêtu d'une aube et d'une étole, avec un agneau près de lui pour rappeler son origine de berger."
A l'origine de cette fiche, la demande d'un internaute: "Saint Posen a été berger à Santranges dans le Cher où il est vénéré et fêté en juin chaque année"
Voir aussi Santranges sur le site du conseil général du Cher.
http://www.cg18.fr/cg18/commune/santranges/decouverte.html



Saint Rainier Prédicateur laïc (+ 1160)
Joueur de lyre, il sacrifia ses talents artistiques pour l'amour de Dieu. C'était en effet un troubadour renommé qui allait de châteaux en châteaux, chantant ses chansons accompagné de sa viole. Il en profitait pour y passer quelques nuits de péché, car les occasions ne lui manquaient pas. Mais un jour, il rencontra un saint moine de qui il reçut la lumière sur sa vie et lui rendit la grâce de Dieu. Il jeta sa viole au feu, s'en fut marchand pour se rendre pèleriner aux Lieux Saints. Faute d'argent, il s'engagea comme rameur sur une galère, ramant, mangeant avec les galériens, priant aussi avec eux et les amusant par sa bonne humeur au point qu'ils trouvèrent la traversée trop courte. Revenu à Pise, il entra au monastère de Saint Guy pour le reste de sa vie, bienfaiteur de ses concitoyens par sa joie. Les consuls de la ville le portèrent eux-mêmes en terre. Il est également très vénéré en Provence en raison des liens de cette région de France à la ville de Pise.

Autre biographie:
Fils d’un riche négociant de Pise (Italie), il occupe une grande partie de sa jeunesse à jouer de la musique et se produit comme ménestrel dans les châteaux des environs. À la suite d’une rencontre (avec Albert de Sienne, selon certains auteurs), il se convertit, abandonne sa vie d’artiste et s’initie au métier de son père, mais ne tire aucune satisfaction du fait d’accumuler des richesses. Il décide alors de tout donner et devient un pauvre moine pénitent. Après avoir effectué plusieurs pèlerinages en Terre Sainte, il entre d’abord chez les Oblats Conventuels à l’abbaye bénédictine Saint-André, puis déménage à l’abbaye Saint-Guy. Il consacre le reste de sa vie à la prière (1117-1160) Saint-Rainier est le patron de la ville de Pise et des voyageurs.



Saint Ramnold (+ 1001)
ou Rambold. Abbé de l'abbaye de Saint Emméran à Ratisbonne en Bavière, il devint aveugle mais supporta toutes les épreuves avec patience et humour. Ses frères le canonisèrent spontanément.



Sainte Thérèse du Portugal Reine (+ 1250)
Fille du roi de Portugal, Sanche Ier, elle épouse son cousin Alphonse IX, roi de Léon dont elle a trois enfants. Mais le Pape Clément III déclare ce mariage nul. Elle retourne donc au Portugal en 1195, fonde un couvent de cisterciennes où elle se retire pour y mener une vie de prière et de pénitence jusqu'à sa mort. Des miracles qui ont lieu sur son tombeau témoignent de sa sainteté.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_IX



Saint Vérédème Evêque d'Avignon (+ 720)
Grec d'origine, il s'enfuit en Gaule parce que son père lui refusait le droit de mener la vie érémitique. Il y rejoignit saint Gilles dans la vallée de la Durance. A la mort de saint Agricol, il lui succéda à l'évêché d'Avignon. Il fut honoré à Cavaillon, Apt et Carpentras.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1774/Saint-Gilles.html
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1779/Saint-Agricol-d-Avignon.html




Les Églises font mémoire…

Anglicans : Samuel (+1913) et Henriette Barnett (+1936), réformateurs sociaux

Coptes et Ethiopiens (10 ba’unah/sanë) : Dabamon, Epistémon et Sophie de Sais (IIIe s.), martyrs (Église copte)

Luthériens : August Hermann Werner (+1882), réformateur social dans le Württemberg

Maronites : Amos (VIII s. av. J.-C.), prophète

Orthodoxes et gréco-catholiques : Manuel, Sabel et Ismaël de Perse (+362), martyrs.
1789 Avioth 20050919.jpg
Proclamation de l'Assemblée nationale
 après une proposition de Sieyès, le Tiers état décide de se constituer en Assemblée nationale.


Ce jour-là, 17 juin, Siyès domine tout le débat.


Les Communes, affirme-t-il, représentent « les quatre-vingt-seize centièmes de la nation ».


Seuls leurs pouvoirs ont été vérifiés.


Les chambres du clergé et de la noblesse ne sauraient s’opposer à leurs délibérations, ni la Couronne y appliquer un veto.


Il conclut en réclamant le nom d’Assemblée nationale.


Sa motion est votée par quatre cent quatre-vingt-onze voix contre quatre-vingt-neuf. La représentation du peuple se dresse ainsi, face au roi.


La répercussion est immédiate. Le duc d’Orléans, Clermont-Tonnerre, La Fayette, d’Aiguillon.


La Tour-Maubourg, La Rochefoucauld, Mathieu de Montmorency, Alexandre de Lameth, Adrien Duport demandent la réunion de la noblesse au Tiers.


Lally-Tollendal est le plus éloquent.


Fils du gouverneur de l’Inde assassiné sous Louis XV par un procès inique, il a passé sa jeunesse dans des fourrés de procédure pour obtenir la réhabilitation de son père.


Il est beau, aimable, un peu trop joufflu, « le plus gras des hommes sensibles », dit-on de lui.


Il retrouve souvent du bon sens.


Mais la réunion rencontre encore chez les nobles une majorité d’adversaires.


Le conseiller d’Esprémesnil réclame même la dissolution des Etats généraux.


La discussion est si violente qu’un partisan de la résistance, Caylus, met l’épée à la main.


Philippe d’Orléans s’évanouit.


Une fois de plus, la réunion est rejetée.


Cependant la chambre du clergé, elle, la vote, entraînée par plusieurs prélats.


Une foule énorme, massée autour de l’hôtel des Menus, porte en triomphe les « bons » évêques.


Derrière, suit la grosse troupe des curés démocrates, épanouis de joie.


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Les gardes françaises refusent de tirer sur le peuple le 23 juin 1789 - gravure du temps


Le roi et la reine sont venus à Marly passer les premiers jours de leur deuil.


Complètement dominé par Marie-Antoinette, que son chagrin aigrit, entouré du parti de résistance aveugle dont le garde des sceaux Barentin et le comte d’Artois sont les chefs, Louis reçoit les exhortations de l’archevêque de Paris, Mgr de Juigné, du cardinal de La Rochefoucauld, du duc de Luxembourg, qui lui montrent sa couronne en péril, s’il ne dissout et sans délai les Etats généraux.


Le Parlement, se sentant perdu, a fait savoir qu’il entérinera toutes les mesures financières jugées utiles.


Le roi convoque les ministres pour arrêter une décision.


En carrosse avec ses collègues et amis Saint-Priest et Montmorin, Necker leur confie qu’il va conseiller au souverain d’autoriser la réunion des ordres pour toute discussion d’intérêt général, sous la réserve de sa sanction, d’accorder aux Etats le droit de modifier la constitution du royaume, à condition que la législature reste composée de deux Chambres au moins, de déclarer abolis les privilèges en matière d’impôt, enfin d’ouvrir également à tous les citoyens les emplois civils et militaires.


Programme incomplet sans doute, mais qui déjà forme un tout consistant.


Il eût été reçu avec enthousiasme le 5 mai.


Aujourd’hui les esprits sont devenus plus exigeants.


Il peut encore servir de base, si l’on ne tarde point.

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Mgr de Juigny, Archevêque de Paris - dessin anonyme B.N. Estampes


Dès qu’il arrive à Marly, la reine mande Necker.


Pressé par elle et par les deux frères du roi de renoncer à son projet, il tient bon. L


e Genevois montre là du caractère.


Il continue d’en montrer au Conseil où, dans une séance longue et animée, en dépit des protestations du ministre de la guerre Puységur et de Barentin, Louis XVI finit par pencher en sa faveur.


Soudain un officier entre, parle bas au roi qui se lève, s’excuse et sort.


- C’est la reine qui l’envoie chercher ; il n’y a rien de fait ! souffle Necker à son voisin Montmorin.


Marie-Antoinette, en effet, conjure le roi de suspendre sa décision.


Bien plus que Louis, elle est opposée d’instinct aux concessions.


Elle les juge pleines de honte et de danger.


Elle se piète opiniâtrement, sans soupçonner du reste ce que veulent les Français, ce qu’est la vraie France.


Ses instances, ses arguments persuadent le roi.


De retour au Conseil, il arrête tout. Necker veut insister...


Le monarque, rompant la séance, lui ferme la bouche.

 

1816 

En la cathédrale Notre-Dame de Paris, mariage de Charles, duc de Berry, et de Marie Caroline, princesse des Deux-Siciles.



 L.N.Lemasle, Le mariage de la princesse Marie Caroline de Bourbon des Deux-Siciles et de Charles Ferdinand de Bourbon, duc de Berry

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