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Religion - Royauté

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14 août : Ephémérides

1284 

 

1789 

Armand-Gaston Camus est nommé archiviste à la Commission des archives de l'Assemblée Constituante 

il sera à l'origine de la création des Archives nationales

Armand Gaston Camus

Armand Gaston Camus fut l'un des premiers à prêter le serment du Jeu de paume. L'Assemblée nationale fit de lui son archiviste le 14 août 1789. Il défendit la déclaration des droits de l'homme mais voulut y adjoindre une déclaration des devoirs. Élu de la Haute-Loire à la Convention, il fut l'un des commissaires qu'elle manda pour arrêter Dumouriez et les généraux suspects, mais tomba aux mains des Autrichiens, qui le détinrent trente-trois mois. Il entra le 23 vendémiaire an IV au Conseil des Cinq-Cents, dont il fut président quelque temps. Il fut le premier conservateur de la Bibliothèque de l'Assemblée lors de la création de celle-ci, le 4 mars 1796. Nommé garde des archives générales le 4 thermidor an VIII, il mit sur pied un système rigoureux de classement des documents et procès-verbaux des assemblées parlementaires.

Armand-Gaston Camus, né le 2 avril 1740 à Paris et mort le 2 novembre 1804 à Montmorency (Seine-et-Oise), est un avocat, jurisconsulte et homme politique français, qui exerca son activité pendant la Révolution. Il est le fils de Pierre Camus, procureur au parlement de Paris.

Enthousiasmé par les bouversements politiques de l'époque, il est élu député du tiers état aux États généraux par la ville de Paris, le 13 mai 1789, et est l'un des premiers à prêter le serment du Jeu de paume. Élu président de l'assemblée constituante le 28 octobre 1789, il conserve cette fonction jusqu'au 11 novembre de la même année.

Nommé le 14 août 1789 archiviste à la Commission des archives de l'assemblée constituante, il est à l'origine de la création des Archives nationales. Il conserve ces fonctions d'archiviste national et de bibliothécaire du corps législatif jusqu'à sa mort. Il découvre et communique à ses collègues le Livre rouge contenant la liste des pensions payées par le Trésor royal.

Armand-Gaston Camus se fait haïr par ses anciens clients, en contribuant à rédiger et en faisant voter la Constitution civile du clergé. Il fait également supprimer les annates versées à la papauté, et pousse à l'annexion du comtat Venaissin. Le 30 juillet 1791, il obtient la suppression des titres de noblesse.

Élu à la Convention par le département de la Haute-Loire le 5 septembre 1792, il est en mission lors du jugement de Louis XVI, mais il écrit, le 13 janvier 1793, qu'il vote « la mort sans appel et sans sursis ». Dès son retour, il est nommé membre du comité de salut public.

Il est envoyé en Belgique comme commissaire de la Convention près l'Armée du Nord, commandée par le général Dumouriez, qui le fait arrêter ainsi que ses collègues, et les livre aux Autrichiens, le 3 avril 1793. Transférés à Mons, où est le quartier général du prince de Cobourg, ils sont avertis par le baron de Mack qu'ils sont retenus en otages pour sauver la reine Marie-Antoinette et son fils, et que leurs têtes en répondent ; détenus par la suite à Maastricht, Coblence et Olmütz, ils sont échangés à Bâle le 4 nivôse an IV (vendredi 25 décembre 1795) contre la fille de Louis XVI, et rentrent en France après trente-trois mois de captivité.

Élu au Conseil des Cinq-Cents, il refuse le ministère des Finances et de la Police qu'on lui propose.

Œuvres

Armand-Gaston Camus a publié :

  • Lettres sur la Profession d'avocat, 1772, qu'il compléta en 1777 par sa Bibliothèque de droit, et qui ont été reproduites par M. André Dupin sous le titre de Manuel de l'avocat en 1832, et beaucoup d'écrits sur les matières ecclésiastiques et juridiques comme son Code matrimonial de 1770.

Camus cultivant aussi avec succès la littérature grecque, on lui doit :

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Armand-Gaston Camus » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions]  (Wikisource)

 

Reproduction d'une édition de l'Esprit des Lois, de Montesquieu, annotée par Camus

 

 

1857
Inauguration du "nouveau Louvre"



Le Palais avait commencé sous Philippe Auguste, en 1204. Pendant six siècles, tous les monarques, les représentants de tous les régimes qui se sont succédé ont apporté leur pierre au vieil édifice:
François Ier édifia, sur les fondations de l'ancienne forteresse, un palais selon l'esthétique de la Renaissance.
Henri IV entreprit la construction de la Grande Galerie et du pavillon de Flore qui réunissent le Palais aux Tuileries.
Louis XIII donna à la cour carrée ses dimensions actuelles en faisant édifier le pavillon de l'Horloge par Lemercier.
En 1659, Louis XIV s'attacha à donner à la façade extérieure du palais une grandeur royale. La cour carrée fut débarrassée de ses deux ailes gothiques. Une autre façade fut construite sur la Seine et reliée à la colonnade.
Abandonné pour Versailles, le Louvre fut de nouveau à l'honneur sous l'Empire : si c'est à Napoléon III que l'on doit le Louvre tel qu'il se présente aujourd'hui du côté des Tuileries: Haussmann dégagea la place du carrousel. Visconti puis Lefuel ajoutèrent des bâtiments aux bras du palais: inauguré le 14 août 1857, le nouveau Louvre est le plus grand palais du monde. Sauvé de justesse de l'incendie sous la Commune, il fut restauré par Lefuel de 1873 à 1875. Aujourd'hui, le plus grand palais du monde abrite le plus grand musée du monde.

La colonnade du Louvre

 

 

1887 

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le pape Léon XIII couronne sainte Radegonde de Poitiers, mère de la patrie française

 

1919

Prince Waldemar de Prusse et princesse Calixta Agnes de Lippe
Mariage le 14 août 1919 du prince Waldemar de Prusse (1889-1945), fils du prince Heinrich de Prusse (1862-1929, frère de l'empereur Guillaume II) et de la princesse Irene de Hesse et du Rhin (1866-1953, soeur de la dernière impératrice de Russie)
avec la princesse Calixta Agnes de Lippe (1895-1982), fille du prince Friedrich Wilhelm (1858-1914) et la comtesse Gisela zuYsenburg-Büdingen in Meerholz (1871-1964).
La mort tragique du prince Waldemar est racontée dans le livre "Le sang des rois" de Jürgen Thorwald, Presses de La Cité, 1976.
La branche des comtes de Lippe-Biesterfeld portent le titre de princes et de princesses de Lippe depuis 1905 (voir le volume de l'Allemagne dynastique consacré à la Maison de Lippe)
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