Religion - Royauté
Le pape Benoît XVI et son secrétaire particulier Mgr Georg Gaënschwein-
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Le Saint-Père nous a fait une belle frayeur. Tout va bien à présent.
Nous pouvons nous imaginer l'agitation dans la petite villa des Combes.
Le Pape qui tombe, l'inquiétude de ses médecins, et ce poignet malencontreusement contusionné et douloureux.
Et hier matin le choix, de toute façon, d'aller à l'hôpital en voiture, et d'entrer sur ses jambes ; façon de dire, avec l'évidence des faits: je suis bien, il n'y a rien de grave.
Les patients aux urgences d'Aoste étaient ébahis, à la vue de cet extraordinaire «patient ».
Les médecins se précipitent, tandis que les agences de presse avec leur premier - « le Pape à l'hôpital » - font sursauter les rédactions des journaux en ce paresseux matin de Juillet.
Ensuite, une fois finis l'attente, les radios, le check up, tout est en ordre - sauf ce poignet fracturé.
La salle d'opération, l'intervention, simple mais peut-être avec un souffle d'anxiété dans le cœur des médecins : cet homme, fiché comme « patient inconnu 917 », est le Pape.
Et ensuite le bulletin bénin, et Benoît XVI qui quitte l'hôpital en saluant avec la main gauche la petite foule de ceux qui, dès qu'ils ont su, ont accouru, et les journalistes essoufflés.
Cela n'a été qu'une chute banale, qui, comme cela arrive à un certain âge, a cassé l'os rendu fragile par les 82 ans. Il en est quitte pour un « plâtre » à porter pendant un mois ; et peut-être ensuite ces petits ennuis que connaît quiconque s'est fracturé un os, comme de ressentir qu'il va pleuvoir, avant le baromètre : des douleurs subtiles des os qui renâclent, quoique parfaitement réajustés.
Tout va bien, en tout cas : au point que, sorti de la salle opératoire, le chirurgien a annoncé que Benoît XVI pourra recommencer à jouer parfaitement du piano .
Ce dont nous sommes heureux.
Même si le poignet, et donc la main droite, avant le piano, sert au Pape pour des choses encore plus importantes. C'est la main que dans le monde entier, avec une affection filiale, des hommes et des femmes cherchent pour la serrer et y déposer un baiser.
Et c'est celle qui lui sert pour écrire. Mais, avant tout, pour bénir.
C'est l'ample geste dominical de la fenêtre de Saint-Pierre ; cette croix tracée sur Rome, qui conclut la semaine et en ouvre une nouvelle, pendant que son écho porté par la radio s'élargit dans les angles les plus lointains de la planète. Ce sont les gestes de la Messe et de la consécration, qui chaque matin répètent, dans les mains du Pape, le sacrifice du Christ.
Et ensuite, la main droite est celle qui écrit.
Avec la plume, ou à l'ordinateur, c'est elle qui trace, ou qui court sur le clavier. Benoît XVI écrit beaucoup. Deus Caritas est, Spe Salvi, Caritas in veritate.
Trois encycliques, et si denses et chargées de sens, en peu d'années. Et encore son « Jésus de Nazareth » (la première partie déjà livrée à l'impression et à la réflexion d'une multitude, et la deuxième encore en rédaction, en ces jours de congé).
Certes, ceux qui peuvent écrire pour lui ne manquent pas. Mais ce n'est pas la même chose de dicter à quelqu'un d'autre ou au contraire de travailler seul, dans l'obéissance docile de la main droite qui transcrit la pensée, et s'arrête, rature, et poursuit, compagne et presque complice.
Et il nous plaît de penser que le Pape aussi, comme cela arrive aux gens ordinaires, cherchera à reprendre la plume en main, et puis éprouvant la rigidité du « plâtre » soupirera avec ennui - comme nous le faisons aussi, dans ce cas.
Combien de temps encore ? - demandera t'il peut-être, impatient - combien de jours ?
Vingt, trente jours, juste le temps du plein été. Une pause forcée de calme - des pensées qui attendent d'être écrites comme en attente, en file dans la tête du Pape. Bonne convalescence, Sainteté.
Peut-être Quelqu'un a t'il décidé que son travail mérite plus de repos, cet été, que ce qu'il était disposée à se concéder. Et avec ce Quelqu'un, il le sait bien, on ne discute pas. Nous, nous attendrons : que sa main recommence à écrire les mots qu'il a à nous dire.
Riches, mesurés, remplis. Qu'il recommence à tracer, chaque dimanche, cette large croix bénissante, sur le ciel de Rome.
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Cette angoisse de ne pouvoir écrire a été confirmée par le père Lombardi, et par le cardinal Bertone :
"Le pape - a t'il expliqué - écrit en créant et crée en écrivant. Il avait déjà pensé au projet de la seconde partie de son livre sur Jésus, et il avait en tête l'architecture du texte. A présent, il doit ralentir, et étudier comment réaliser ce projet".
Le porporato a raconté qu'il avait parlé avec le Pape hier après-midi après l'opération, tandis que les effets de l'anesthésie se dissipaient.
"Il ressentait un peu de douleur, mais il m'a dit qu'un peu de souffrance ne faisait pas de mal. Ce qui l'ennuyait le plus était de ne pouvoir bénir avec la main droite, et de ne pouvoir serrer la mains de tous les gens, à l'occasion de l'angelus de demain.... L'affection des gens sera de toute façon très forte ".
Le bras en écharpe et portant une veste matelassée blanche, le pape s'est ensuite promené sur un chemin de forêt en compagnie de son secrétaire particulier.
Le pape se rendra comme prévu par hélicoptère dimanche à Romano Canavese, dans la région voisine du Piémont, pour la prière de l'Angélus, a également indiqué le père Federico Lombardi.
Quelque 10.000 personnes sont attendues dans cette localité, village natal de Tarcisio Bertone, selon l'Ansa.
"Le reste de son programme est également maintenu", a encore précisé père Lombardi, en particulier les vêpres dans la Cathédrale d'Aoste le 24 juillet et l'angélus du dimanche 26 juillet aux Combes."
Il doit demeurer sur son lieu de villégiature jusqu'au 29 juillet
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MEDECINS, BIEN SUIVI POST OPERATOIRE
"Le suivi post-opératoire du Saint Père va très bien", a communiqué à l'ANSA, après la visite de vérification à Les Combes, Laura Mus. La spécialiste en chirurgie de la main avait opéré hier sa Sainteté Benoît XVI avec le chef du service d'orthopédie de l'hôpital Parini d'Aoste, Manuel Mancini.
La visite d'environ une heure, qui a eu lieu aujourd'hui, peu après midi, au chalet dans les alentours d'Introd, est qualifiée de "routiné. "Nous avons pu constater avec que l'opération chirurgicale est bien réussie", a dit la spécialiste. Et le médecin d'ajouter: "Le Pape était de très bonne humeur et il a même plaisanté avec nous". ( regione.vda)
► Le pape Benoît XVI hospitalisé pour une fracture du poignet droit - 17.07.09
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