Religion - Royauté
(fiançailles célébrées au Palais Royal le 7 septembre 1644 en présence de Louis XIV),
Gabrielle Louise 1646-1684
Louis 1650-1651
Marie Madelaine 1659-1665
Fils d'un seigneur picard ruiné par les guerres de religion, Claude de Saint-Simon est placé comme page de la petite écurie au service de Louis XIII dont il sait vite conquérir l'amitié. Selon le caustique Tallemant des Réaux, la qualité essentielle du jeune Claude est de « ne point baver dans le cor du roi[1] » , mais surtout de suivre fidèlement le roi dans toutes ses campagnes. Claude apporte au monarque quelques bons conseils comme celui de soutenir Richelieu lors de la Journée des Dupes. En 1627 il devient premier écuyer de France, puis Grand louvetier de France en 1628 et premier gentilhomme de la Chambre du roi. Il se distingue au Siège de La Rochelle et reçoit la seigneurie d'une partie de la ville. En 1630 il est fait gouverneur de Blaye et des châteaux de Saint-Germain et de Versailles. Enfin, en janvier 1635 il est porté au rang de duc et pair sous le titre de duc de Saint-Simon et reçoit l’ordre du Saint-Esprit. Mais il est disgracié en 1636, pour avoir défendu le baron de Saint-Léger, son oncle, qui avait trop vite rendu une place forte[2].
De 1636 à 1643 il est exilé à Blaye. Lorsqu'il peut revenir à la Cour, il assiste à la mort de Louis XIII. Il se tient dès lors à l'écart des affaires politiques, bien qu'il prenne le parti d'Anne d'Autriche et de Mazarin lors de la Fronde. Il réside alors dans son château de La Ferté-Vidame[3], village dont il fait reconstruire l'église. En 1672, inquiet de ne pas avoir d'héritier mâle, son premier mariage n'ayant donné qu'une fille, il se remarie à soixante-sept ans avec Charlotte de l'Aubespine de Châteauneuf. Son fils Louis, le célèbre mémorialiste, naît le 16 janvier 1675 ; le duc Claude le titre vidame de Chartres. Dès lors Claude consacre tous ses efforts à bien éduquer et placer son fils, et meurt en 1693, juste après la nomination au grade de capitaine du vidame de Chartres, dès l’abord bien accueilli par Louis XIV, eu égard à la considération qu’il réservait au père.
Auteur d’études et d’articles sur le Blayais, Blaye, sa citadelle et tout particulièrement sur son gouverneur, le duc Claude de Saint-Simon, dont :
Voir aussi :
Les différentes thèses parues récemment sur le mémorialiste et citées ci-dessous ne font qu’évoquer le nom de son père, étant spécialement consacrées à l’étude des Mémoires du duc de Saint-Simon et ne semblent pas devoir être retenues pour un article spécialement consacré au duc Claude :
S’il n’y en avait qu’une à mettre, ce serait celle de M. François Formel, soutenue à Paris IV-Sorbonne, et publiée en 1983-1984 : Alliance et généalogie …chez Saint-Simon, P., éd. Vendôme et du Tricentenaire, t. XXIII et XXIV (ou 4 volumes brochés en tirés à part) ; sur le duc Claude de Saint-Simon, voir t. XXIV (t. III, br.), p. 34-58, (généalogie et famille), p. 151-152 (iconographie), p. 405-408 (héraldique et armoiries), p. 527 et suiv. (table généalogique).
Voir encore :
militaire français , maréchal de France
né le 16 août 1688 à Dijon, Côte-d'Or
mort le 16 mars 1781, en l'Hôtel Matignon, à Paris
noble, descendant de l'une des plus grandes familles du royaume -remontant au XIe siècle - et un militaire français du XVIIIe siècle, marquis de Cruzy et de Vauvillers (dit de Clermont-Tonnerre), puis duc de Clermont-Tonnerre - il est le premier duc de Clermont-Tonnerre - et pair de France, Seigneur de Mangevel, comte d'Epinac, seigneur de Maugevel, de Champlâtreux, de Saintry, de Mazeline, de Demangevelle, de Pont du Bois, de Selles, premier baron, connétable, grand-maître héréditaire de Dauphiné, maréchal de France, puis doyen des maréchaux de France.
Gaspard fait une carrière militaire brillante dans les armées de Louis XV.
Il s'illustre en 1745 à la bataille de Fontenoy aux côtés de Maurice de Saxe contre les anglo-hollandais.
Il intervient d'une façon décisive à la tête de la cavalerie, en dirigeant une attaque fulgurante qui disloque le carré ennemi et permet de remporter une victoire qui fut longtemps indécise.
Après la bataille de Lauffeld le 17 septembre 1747, Gaspard de Clermont-Tonnerre est nommé maréchal de France.
Le 10 avril 1714, il épouse à Paris Antoinette Potier de Novion (1685-1754), avec laquelle il a trois enfants :
Devenu veuf, il se remarie le 29 juillet 1756 avec Marguerite Pauline de Prondre.
De 1715 à 1723, il fait construire sur ses terres, aux confins de la Champagne, la Lorraine et la Franche-Comté, dans le nord de l'actuel département de la Haute-Saône, le château de Vauvillers, surmonté d'une toiture de tuiles vernissées de plusieurs couleurs, comme aux Hospices de Beaune.
Il aime venir s'y reposer entre deux campagnes. Avec l'âge, ses séjours à Vauvillers s'allongent de plus en plus. Il en profite pour gérer directement les affaires de la seigneurie, régler les contentieux, assainir l'économie du fief, ce qui permet de rouvrir des forges. Le 28 mars 1768, il accepte le projet pour la construction d'une église pour le village, qu'il souhaite beaucoup plus spacieuse. Elle est achevée en 1773, et ne subit que peu de modifications depuis lors.
En 1717, Gaspard de Clermont-Tonnerre est fait chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Le 3 juin 1724, dans la chapelle du château de Versailles, il est reçu dans l'Ordre du Saint-Esprit, dans la troisième promotion du règne de Louis XV.
Le 11 juin 1775, lors du sacre de Louis XVI en la cathédrale de Reims, Gaspard de Clermont-Tonnerre, alors âgé de 87 ans, en sa qualité de doyen des maréchaux du royaume, a l'honneur - comme il est d'usage - de tenir pendant la cérémonie, « Joyeuse », l'épée de Charlemagne. Louis XVI, à cette occasion, élève le maréchal à la dignité de duc et de pair de France.
Le duc Gaspard meurt le 16 mars 1781 à 93 ans, âge respectable pour l'époque.
| Précédé par | Gaspard de Clermont-Tonnerre | Suivi par | |
|---|---|---|---|
| Henri Antoine de Clermont-Tonnerre |
| Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre |
1939
cardinal irlandais, archevêque d'Armagh.