Le 24 août est le 236e jour de l'année
(237e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Il reste 129 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le jour du sucrion, 7e jour du mois de fructidor dans le calendrier républicain français.
un 24 août dans les Croisades.
410
Sac de Rome par les Visigoths d'Alaric Ier après trois sièges.
Ce fut le premier sac ap rès la prise de la ville au IV siècle av. J.-C. par les Celtes.
Les envahissuers pillèrent Rome pendant trois jours.
Cette violation de l'ancienne capitale impériale, aux mains des Barbares, porta un coup terrible dans les esprits des deux empires et marqua le commencement de la fin de celui d'Occident.
1216
Simon IV de Montfort renonce à prendre Beaucaire, mais réussit à ce que la garnison de Lambert de Limoux puisse sortir librement[1]
1219
mort de Yolande de Hainaut, impératrice latine de Constantinople. Son fils Robert de Courtenay lui succède[2].
1266
Baybars écrase l'armée arménienne près d'Alexandrette et sacage Sis[2]
1315
Sacre à la cathédrale de Reims de Louis X le Hutin, roi de France et de Navarre.
Né à Paris, le 4 octobre 1289, il était le fils ainé de Philippe IV le Bel et la reine Jeanne Ière de Navarre (princesse de la Maison de Champagne). À la mort de sa mère, en 1304, Louis hérita le royaume de Navarre et les comtés de Champagne et de Brie (ces derniers furent rattachés au domaine royal en 1314). Sacré roi de Navarre en 1307, il épousa Marguerite de Bourgogne, qui lui donna une fille: Jeanne de France (future Jeanne II de Navarre). Le mariage fut troublé par l'affaire de la Tour de Nesle, impliquant les trois brus de Philippe le Bel, accusées d'adultère. Louis X roi en 1314, sa reine resta cependant enfermée dans la forteresse de Château-Gaillard et fut retrouvée étranglée en avril 1315. Alors le Roi convola en secondes noces avec Clémence de Hongrie, qui fut couronnée le même jour du sacre de son époux. Le règne de Louis le Hutin, d'ailleurs taché par l'inique procès d'Enguerrand de Marigny (ministre de son père), n'est remarquable que pour l'affranchissement des serfs. Il mourra le 5 juin 1316, à cause d'un malaise après une partie de jeu de paume à Vincennes, pour avoir vu du vin glacé alors qu'il était échauffé par l'effort physique. Il ne laissera comme postérité que la princesse Jeanne et un enfant au ventre de la reine Clémence, qui devait naître posthume et ne vivre que cinq jours, ce qui posa la question succéssorale qui se resoudra avec l'affermissement de la loi salique comme un des principes fondamentaux sur lequels s'appuie la Royauté en France.
1361
Pierre Ier, roi de Chypre, prend aux Turcs le port arménien d'Adalia[2].
1516
Bayezid II, sultan ottoman, bat les Mamelouks à Merdj Dâbiq[2].
1424
A Rennes, mariage de Louis de Bourbon. Né vers 1376 - Décédé le 21 décembre 1446 à Tours (37) à l'âge de 70 ans. Inhumé à Saint-Georges de Vendôme comte de Vendôme, et de
Jeanne de Laval. Née en 1406 - Décédée le 18 décembre 1468 au chateau de Lavardin à l'âge de 62 ans aïeux d'Henri IV
Louis de Bourbon, né en 1376, est le second fils de Jean de Bourbon, comte de La Marche (1393), et de Catherine, comtesse de Vendôme et de Chartres ( 1412). Il porte les titres, hérités de ses parents, de comte de Vendôme et de Chartres, de seigneur de Mondoubleau, d'Épernon et de Rémalard. Il avait épousé en 1414 Blanche de Roucy (1421), puis il se remaria en 1424 avec Jeanne de Laval (1468), la soeur de Guy et André de Laval. Gouverneur de Picardie, de Champagne et de Brie, grand chambellan de France en 1408, grand maître de France en 1413.
Il'avait été fait prisonnier
à Azincourt le 24 octobre 1415 et emmené
captif en Angleterre. Il séjourna à la tour de
Londres ; la vie n'y était pas aussi dure que l'on
pourrait penser puisque, d'une idylle avec une jeune
anglaise, Sibylle Bostum, naîtra Jean, bâtard de
Vendôme, dit de Bourbon, légitimé par
lettres patentes du roi en 1449. Louis de Bourbon parvint
à s'évader en 1422.
Revenu en France, il rejoignit le parti du dauphin qui le maintint dans sa charge de grand maître de France, alors que son frère aîné, Jacques de Bourbon, comte de La Marche et de Castres, tenait le parti bourguignon ; ce dernier menait une vie aventureuse en Italie où il avait épousé Jeanne II, reine de Naples et de Sicile ; ayant pris le titre de prince de Tarente, chassé d'Italie, il mourut en 1438 ; c'est alors que son frère cadet, Louis, prendra les titres de comte de La Marche et de Castres en plus de ceux de comte de Vendôme et de Chartres. Louis de Vendôme mourra le 21 décembre 1446 et sera inhumé en la collégiale Saint-Georges de Vendôme, son coeur étant déposé en la cathédrale de Chartres.
Armoiries de Louis de Bourbon,
comte de Vendôme
Les troupes anglaises, qui pillent et brûlent les villages du Ponthieu sur leur passage, mettent à sac Ponthoile le jour de la Saint-Barthélémy, à peine deux jours avant la bataille de Crécy, brûlant l'Église, datant du XIIe siècle.
jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants, à Paris et dans le reste du pays.
C'est le jour le plus noir des guerres de religion entre catholiques et protestants qui ont ensanglanté le pays pendant plus d'une génération. Il est devenu le symbole universel du fanatisme.
Un mariage tendu
Tout commence par un... mariage, le 18 août 1572, celui d'Henri de Navarre et Marguerite de Valois, soeur du roi Charles IX (celle-là même qui entrera dans la légende sous le surnom de reine Margot).
Les assistants de la noce, tant catholiques que huguenots (surnom des protestants), sont très agités en raison de la rumeur d'une prochaine guerre contre l'Espagne catholique du roi Philippe II.
Depuis plusieurs mois, l'amiral Gaspard de Coligny, chef de la faction protestante et principal conseiller du roi, tente de convaincre le roi d'envahir la Flandre, possession espagnole.
Mais les chefs de la faction catholique, à savoir les frères de Guise et le duc d'Anjou, frère du roi Charles IX (qui lui succèdera plus tard sous le nom d'Henri III) ne veulent à aucun prix de cette guerre. La reine-mère Catherine de Médicis n'en veut pas davantage.
Le matin du 22 août, soit quatre jours après le mariage princier, un capitaine gascon blesse Coligny de deux coups d'arquebuse. Le roi se rend au chevet de son conseiller qui l'adjure de ne pas chercher à le venger !
Les noces s'achèvent dans la confusion. Malgré les recommandations de Coligny, les chefs protestants réclament justice. Au palais du Louvre où réside le roi de France, Catherine de Médicis craint d'être débordée par les chefs catholiques, qui reprochent à la monarchie de trop ménager les protestants.
Pour sauver la monarchie, elle décide de prendre les devants et de faire éliminer les chefs protestants (à l'exception des princes du sang, Condé et Navarre, le jeune marié).
Le massacre
Le 24 août, fête de la Saint Barthélemy, Coligny est égorgé dans son lit et son cadavre jeté dans la rue et livré aux exactions de la populace.
Les gardes et les miliciens, arborant une croix blanche sur leur pourpoint et une écharpe blanche, poursuivent le massacre dans le quartier de Saint-Germain l'Auxerrois. Ils massacrent deux cents nobles huguenots venus de toute la France pour assister aux noces princières et rassemblent leurs cadavres dans la cour du Louvre. Certains chefs protestants, prévenus à temps, arrivent à s'enfuir avec les gardes des Guise à leurs trousses.
Quand la population parisienne sort dans la rue, réveillée par le tocsin, elle prend connaissance du massacre. C'est aussitôt la curée. Dans les rues de la capitale, chacun s'en prend aux protestants de rencontre.
Les malheureux, hommes, femmes, enfants, sont traqués jusque dans leur lit et mis à mort des pires façons. Et l'on en profite pour piller les biens des victimes.
À la mi-journée, le roi ordonne d'en rester là. Mais ses sonneurs de trompe ont le plus grand mal à faire respecter ses ordres.
Charles IX assume la responsabilité des événements. Il explique que Coligny avait ourdi un complot et qu'il avait dû l'exécuter.
On évalue le nombre total de victimes dans l'ensemble du pays à 30.000 (plus que sous la Commune de 1871). Il n'empêche que le massacre n'est pas ressenti avec une horreur particulière par les contemporains. Il apparaît à ceux-ci comme relativement banal dans l'atmosphère violente de l'époque.
1911
Tatiana Constantinova de Russie
La grande-duchesse Tatiana de Russie, fille du grand-duc Constantine de Russie et de la princesse Elisabeth de Saxe-Altenburg, est née le 23 janvier 1890 à Saint Petersbourg.
Elle a huit frères et soeurs dont l’aîné le grand-duc Ivan épousa la princesse Helena de Serbie, soeur du celui qui devint roi Alexandre de Yougoslavie (assassiné à Marseille en 1934)
Le 24 août 1911, la grande-duchesse épousait à Pavlovsk le prince Constantine Bagration-Moukhransky, fils du prince Alexandre Bagration-Moukhransky et de la princesse Nina Tarkhan-Moouravi.
De cette union sont nés le prince Theimouraz en 1912 et la princesse Natalia en 1914.
Le prince Constantine a été tué à Jaroslav en 1915.
La grande-duchesse Tatiana s’est remariée en 1921 à Genève avec Alexander Korochenzov qui décéda l’année suivante.
Tatiana Constantinova de Russie s’est éteinte à Jérusalem en 1979. (Copyright photo : DR)