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Religion - Royauté

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30 août: Souvenirs


 roi osthrogoth d'Italie, à Ravenne

1482
À Werz, près de Liège, assassinat de Louis de Bourbon, prince-évêque de Liège par l'av enturier Guillaume de La Marck, dit « le Sanglier des Ardennes »

Louis, né en 1438, était un capétien, issu des ducs de Bourbon, fils de Charles Ier et d'Agnès de Bourgogne, fille de Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Élevé à la cour de son oncle Philippe le Bon, il fut destiné à la carrière écclesiastique, recevant à 18 ans l'Évêché-Principauté de Liège du pape Calixte III, qui le dispensa des ordres sacrés pendant sept ans. Les Liégeois, mécontents de son attachement à la Bourgogne, le chassèrent à plusieurs reprises de son siège mais le Bourguignons le replacèrent autant de fois, jusqu'à ce qu'en 1468 ils ravagèrent complètement la ville. La haine des Liégeois fit qu'ils fêtassent son meurtre. Louis de Bourbon s'unit à celle que certain appelent Catherine d'Egmont et d'autres Catherine de Gueldres, mais le mariage ne fut pas approuvé par le Roi de France et le prince-évêque n'obtint la dispense papale de l'état clérical pour le contracter. Ainsi donc sa posterité, bien que constituant la branche ainée de Capétiens depuis des siècles, n'est pas successible à cause du vice de bâtardise, conformement aux Lois fondamentales du royaume: ce sont les Bourbon-Busset, qui descendent de Pierre, bâtard de Bourbon, baron de Busset (1464-1530), dit « le grand bâtard de Liège ». Louis de Bourbon, prince-évêque de Liège, fut inhumé dans la cathédrale Saint-Lambert de Liège
1483
Louis XI de Valois

Rois de France

dauphin du Viennois (1423-1461), roi de France (1461-1483)
Grand-Maître de l'ordre de Saint-Michel
(Louis de Valois)


Parents
 
Dernier souverain du Moyen Âge et principal artisan de la France moderne, Louis XI fut le seul parmi les rois qui firent la France, à se déclarer "citoyen de Tours".
Fils de Charles VII, le "petit roi de Bourges", et de Marie d'Anjou, le futur "roi tourangeau" naquit à Bourges en 1423. Placé deux ans plus tard, par sûreté, dans la forteresse de Loches, il avait huit ans quand Jeanne d'Arc s'y arrêta, après la victoire remportée à Orléans sur les Anglais.

En 1433, le jeune Louis quitta Loches pour s'établir à Amboise, où, âgé de treize ans, il épousa Marguerite d'Écosse, de deux ans sa cadette. Ayant ensuite suivi son père dans plusieurs expéditions, l'héritier du trône fut bientôt chargé de diverses missions, puis fait lieutenant général pour le Languedoc. Le futur Louis XI contribua à bouter les Anglais hors de France : leur donnant l'assaut, en 1441 à Dieppe.
Devenu six ans plus tard gouverneur du Dauphiné, il s'y maria, en 1451, avec Charlotte de Savoie, contre l'avis de son père, provoquant son exil sur une terre du duc de Bourgogne, près de Bruxelles.

La mort de Charles VII remettra en selle le nouveau souverain, sacré à Reims le 15 août 1461. Tours assista le 8 octobre à l'entrée solennelle du monarque grâce auquel la ville vécut la plus fastueuse période de son histoire. A la vieille forteresse d'Amboise, Louis XI préférait le plus sobre domaine des Montils-lès-Tours, à une lieue à l'ouest de la cité. La découverte de ses provinces ne permit guère au roi, durant les premières années de son règne, de profiter de son nouveau château, rebaptisé le Plessis en 1464 et reconstruit en pierre et en brique vers 1470. Ce fut de cette "demeure en la ville" que "l'universelle araigne" tissa sa toile, Tours étant dès lors devenue la capitale du royaume, les États Généraux du royaume y ayant été assemblés à plusieurs reprises. Capitale incomplète toutefois, puisque les cours souveraines (Parlement, Chambre des comptes, Cour des aides) demeuraient à Paris. Aussi la cité profita-t-elle de ce statut, le "roi tourangeau" l'ayant aménagée autant qu'enrichie.

Déjà haut lieu de la chrétienté, Tours devint aussi un haut lieu des affaires. La ville s'ouvrit notamment à l'orfèvrerie, à la broderie, à l'armurerie et à la fonte des canons, mais de toutes les nouvelles activités de la cité, la plus prometteuse était celle de la soie, à travers laquelle Louis XI entendait montrer le rôle majeur de Tours dans le domaine économique. La soie fit vivre à Tours trois mille des vingt mille personnes de la cité, devenue l'une des plus peuplées du royaume.
Louis XI porta aussi un vif intérêt aux cités de Loches, Chinon et, surtout, Amboise, où résidait une partie de la famille royale et où fut conclu en 1472 un nouveau concordat renforçant les pouvoirs du pape et du roi. Très dévot, le souverain contribua aussi largement à l'aura spirituelle de la nouvelle capitale, en amenant dans ses murs l'ermite calabrais François de Paule, qui fit école bien au-delà de l'enceinte royale. Le religieux l'assista dans ses derniers instants, le 30 août 1483, en son château du Plessis.
On fit sonner les cloches pendant trois jours à la basilique Saint-Martin, cadre des solennelles obsèques. Conformément à sa volonté, le corps du "roi tourangeau" fut inhumé à Notre-Dame de Cléry.

1631
 Charles III de Mayenne

 noble français, duc de Mayenne et d'Aiguillon

Charles Gonzague

IIe du nom, duc de Nevers, de Mantoue (Charles II), et de Mayenne (Charles III)

prince français de la Maison Gonzague, de souche franco-italienne

né en 1609 en France et mort le 30 août 1631 à Cavriana (Province de Mantoue, Italie).

Charles était le fils cadet de Charles Gonzague, Ier du nom, alors duc de Nevers et de Rethel et prince d'Arches. Sa mère était Catherine de Lorraine, fille du célèbre Mayenne, Charles de Mayenne, décédé en 1611, et sœur du duc de Mayenne qui lui succéda, Henri de Mayenne.
Charles, duc de Rethel par courtoisie, est âgé de 12 ans lorsqu'il hérite, en 1621, des fiefs de son oncle Henri. Il devient ainsi duc de Mayenne et d'Aiguillon ainsi que marquis de Villars, comte du Maine, de Tende et de Sommerive.
Son frère aîné, François, héritier en puissance des fiefs de leur père, meurt en 1622 à l'âge de 16 ans. Charles devient donc, dès lors, l'héritier présomptif des duchés de Nevers et de Rethel et de la principauté d'Arches.
En 1627, son père Charles va devenir, à la suite de la guerre de succession de Mantoue, duc de Mantoue et duc de Montferrat et il en sera également l'héritier.
Cette situation ne durera que quatre années car il va décéder dans sa 22e année, le 30 août 1631, laissant les fiefs hérités d'Henri de Mayenne à son frère benjamin Ferdinand ainsi que la succession présomptive de leur père.
Ferdinand ne lui survivra qu'une seule année et ce sera son propre fils, Charles, qui prendra, à l'exception du duché d'Aiguillon, la relève successorale.

Charles se maria, le 26 décembre 1627 à Mantoue, avec Marie de Mantoue (1609-1660), fille du duc François IV et de Marguerite de Savoie. Ce mariage avait été décidé entre le duc de Mantoue régnant, Vincent II, et le père de Charles. Vincent II, sans perspective de descendance, voulut sceller, par le mariage de sa nièce (il était le frère benjamin de François IV) avec l'héritier de la branche dite de Nevers de la famille Gonzague, sa volonté de voir les Nevers prendre sa succession à la tête de Mantoue et Montferrat, contrairement aux souhaits de l'empereur Ferdinand II de Habsbourg qui préférait un Gonzague de Guastalla, Ferdinand II. Vincent mourut quelques heures après le mariage et son décès fut à l'origine de la guerre de succession de Mantoue qui finit par consacrer les Nevers.
Charles et Marie eurent trois enfants :

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