Religion - Royauté
Guillaume de Champagne
dit Guillaume de Blois ou Guillaume aux Blanches Mains
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| Archevêque de Sens (1169-1176) Primat des Gaules et de Germanie (1169-1176) Archevêque-duc de Reims (1176-1202) À ce titre, il fut le 1er duc de Reims (1176-1202) et pair de Reims. Évêque de Chartres (1164-1176)
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Son père était le frère d'Adèle de Champagne, épouse du roi Louis VII de France et mère de Philippe Auguste.
Destiné très jeune à une carrière ecclésiastique, il fut éduqué par Bernard de Clairvaux.
Chanoine de Saint-Quiriace de Provins, puis prévôt des églises de Soissons et de Troyes, il fut élu évêque de Chartres en 1164. Malgré son jeune âge et les réticences du pape Alexandre III, il fut confirmé sur ce siège.
En 1169, le chapître de Sens le choisit comme archevêque mais il conserva le diocèse de Chartres.
Il accorda des privilèges à la cité de Villeneuve-l'Archevêque qui venait d'être fondée et organisa le rétablissement des règles qui s'étaient relâchées dans certains monastères.
En 1179, il fut créé cardinal et, à la mort d'Henri de France, le chapître de Reims le choisit pour lui succéder.
Il renonça alors aux diocèses de Chartres et de Sens.
La même année, il sacra roi de France son neveu Philippe II Auguste.
Il accorda en 1182 une charte, dite charte Willelmine, aux bourgeois de Reims.
Cette charte resta en usage pendant plus de cinq siècles.
Il est également l'initiateur de la loi de Beaumont, loi qui affranchissait, entre autres, les habitants des localités de toute servilité envers le seigneur.
La charte willelmine

Charte de l'archevêque Guillaume aux Blanches Mains (1182)
Guillaume aux Blanches Mains est en même temps l'archevêque et le seigneur de la ville de Reims. Il appartient à un illustre lignage : né en 1135 du comte de Champagne Thibaud II le Grand, il est le beau-frère du roi Louis VII et l'oncle de Philippe Auguste (qu'il sacre d'ailleurs à Reims en 1185)
Cette appartenance de son archevêque à la très haute aristocratie montre bien l'importance prise par Reims dans la seconde moitié du XIIe siècle.
L'épiscopat de Guillaume de Champagne marque un moment très important de l'évolution de la ville. Reims compte environ 10 000 habitants en 1176 lorsqu'arrive son nouvel archevêque et s'organise autour de deux ensembles - la Cité, centre religieux et politique avec la Cathédrale et le palais épiscopal et le bourg monastique autour de Saint Rémi - qui sont reliés par la rue du Barbâtre et la rue Neuve (Chanzy-Gambetta aujourd'hui). Seule la Cité est entourée d'une muraille. Au XIIe, les faubourgs étant en plein développement, l'archevêque décide de lotir des terrains lui appartenant :
- d'une part un nouveau quartier se constitue autour d'un axe central, la rue de la Couture (actuelle place d'Erlon) destinée à servir de champ de foire, et de trois artères perpendiculaires, les rues de Chaitivelle (Chastivelle), large (Buirette) et de Tilloy (Thillois). Fin XIIe commence la construction de l'église Saint Jacques.
- d'autre part est ouverte la rue du Jard aux drapiers (Reims est une ville textile).
En 1210 la ville a atteint ses limites extrêmes pour la période médiévale et on décide la
construction d'une nouvelle enceinte qui l'entourera totalement mais qui ne sera achevée qu'en 1358.
En 1182, Guillaume accorde aux bourgeois de son ban une charte (appelée Willelmine du nom de son auteur) qui restera le fondement de leurs libertés pendant cinq siècles. Il leur reconnaît des libertés d'ordre essentiellement judiciaire : ils obtiennent ainsi le droit d'être jugés, en cas de procès, par douze échevins élus chaque année le jour des Cendres et leur est reconnu aussi le droit de récréance (liberté sous caution avant un jugement). L'archevêque se réserve la juridiction pour les délits de vol, meurtre et trahison. Leur élection et leur connaissance des coutumes locales feront la force des échevins mais Guillaume de Champagne s'est montré habile et soucieux de son autorité : il n'a pas accordé de véritable charte communale (le mot est absent et il n'y a pas d'association jurée) et il reste le garant de la loi avec le roi et le pape qui ont confirmé sa charte.
La charte willelmine par Michel Royer, AD51
Carrière
Chanoine de Saint Quiriace à Provins.
Prévôt de l'église de Soissons.
Eveque de Chartres (1165).
Archevêque de Sens (1169).
Légat du Pape en France.
Archevêque de Reims, duc de Reims, premier duc et Pair de France et primat de la Gaule Belgique (1176).
Cardinal (1179).
Premier ministre du Roi Philippe (1183).
t> E Fr Akc E troisième fils du roy Loiiis le Gros. De chanoine de l'église de saint Quiriace
de Provins, & prévôt de celle de Soissons, il e'toit devenu évêque de Chartres en
116<;. si l'on en croit Robert abbé du Mont saint Michel , qui ajoute que le pape
V le dispeníà de différer son sacre encore cinq années , à cause de son jeune âge ,
cependant il devoit avoir alors trente &un an. Aïant été élu archevêque de Sens en
116p. il fut consacré le zz. décembre de la même année ; & le pape le nomma son légat
en France: fut élevé à l'archevêché de Reims en Iij6. continua d'être légat du saint
siège, & s'étant rendu au concile de Latran, il y fut ciéé cardinal par le pape Alexandre
IIL en mars 117s». (a) Le même pape lui donna un bref, pour que nul autre que <") R°g" &
l'archevêqùe de Reims ne pût sacrer &: couronner les roys de France, &: il en fit la oveden«?-s8i.
fonction fur son neveu Philippe Augufte, dans son église métropolitaine le premier No-
vembre 1179. Henry dit le jeune, roi d'Angleterre ,àqui le roy Henry II. Son pere
venoit de céder son royaume &r le duché de Normandie, y fit les fonctions de
pair de France. ( b ) C'cíl - ia la ^miere cérémonie où l'on ait vû avec ordre
& détail les pairs de France. Aussi lc roy Louis VII. en avoit-il prescrit Tordre,afin
qu'il fut observe à Pavenir au sacre & couronnemenr des roys de Franec . un peut le voir
p dans le Cérémonial François. ( c ) Quelques historiens disent que le même jour le comté de
Reims fut érigé en duché-pairie par le même roy Loiiis VII. beau-frère de l'arche-
vêqùe , & qu'il confirma pour lui &: pour ses successeurs le privilège de couronner
les roys. Le roi Philippe le prit pour ion premier ministre en n 83. & partant pour
la Terre-Sainte l'an 1190. il rétablit régent du royaume sous fa mere Alix de Cham-
pagne,qui étoit sœur de ce prélat. II sacra & couronna dans Arras la reine, Iseniberge
de Danemark , Tan 1193. fut nommé légat du pape Innocent III. en Allemagne vers
l'an 1198. Etant tombé malade en Italie , où il s'etoit rendu pour la troisième fois, il
se fit rapporter en France, & mourut en chemin le 7. septembre 1202, suivant Xobi-
tnaire de saint Remy de Reims, &: celui de saint Bafle de la même ville; âgé de 6%. ans.
Albericdit le 9. octobre 1202. & la chronique de Robert , moine de íaint Martin
d'Auxerre, dit qu'il mourut d'apoplexie à Laon, &£ parle de lui dans des termes qui
méritent bien d'être méditez par ceux qui remplissent les premières dignitez de l'Eglise.
„ Son corps fut enterré dans son Eglise métropolitaine. * Consultez, l'histoire de Reims par
Marlot, depuis la sage 403. jusqu'à la 453. les lettres de Pierre deB lois, P hijìoire des mi-
nières d'état, par le baron d'Auteiiil, [histoire de Blois, par Bernier qui a écrit la vie de
ce prélat dans fa 3. partie , les fleurs de l'histoire des cardinaux, par Loiiis Dony d'Attichy
pag. 210. letom. 2. des Analeclts de Dom Mabillon pag. $$6. histoire des cardinaux fran-
II étoit quatrième fils de T H 1 B A u D IV. du nom, comte-palatin de Champagne?
de Brie, de Blois & de Chartres, surnommé le Grand, &de Mahaudàc Carinthie,
* Voyez le §. vi. chapitre 11.de ce volume , eu l'histoire des comtes de Cham-
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Ecole navale (1906).
Entre au carmel en 1920 après avoir achevé la guerre comme lieutenant de vaisseau.
Mobilisé en 1939 et nommé capitaine de Corvette (février 1940), il participe à la défense de l'arsenal de Cherbourg. Fait prisonnier le 19 juin, il s'évade dès le 22.
Il rallie le général de Gaulle le 30 juin 1940 en considérant que sa place doit être celle d'Aumônier de la France libre. Mais le petit nombre des officiers alors présents l'amène, après autorisation de ses supérieurs, à garder l'uniforme, il est alors nommé, en juillet 1940, chef d'Etat-major des Forces navales françaises libres (FNFL).
Il participe à l'opération de Dakar, est membre du Conseil de l'Empire, puis après une mission au Canada (mars 1941) est nommé Haut-commissaire de France pour le Pacifique avec les pleins pouvoirs civils et militaires (juillet 1941).
Commandant des Forces navales en Grande-Bretagne (juillet 1943), c'est lui qui conduit le 14 juin 1944, à bord de la Combattante, le général de Gaulle vers la France. Il l'accompagne ensuite lors de son entrée dans Paris le 25 août.
vice-amiral (décembre 1944), chef d'état-major adjoint de la marine et inspecteur général des forces maritimes.
Délégué de la France à la conférence de San Francisco (1945) puis Haut commissaire de France et commandant en chef pour l'Indochine (1945).
Inspecteur général des forces maritimes et vice-président du Conseil supérieur de la marine.
Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur à 24 ans.
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