Religion - Royauté
1665
À l’Alcazar de Madrid, décès de S.M.C. Philippe IV de Habsbourg dit le Roi Planète, roi d’Espagne et des Indes, de Portugal et des Algarves, de Naples, Sicile et Sardaigne, duc de Milan, souverain des Pays-Bas et comte palatin de Bourgogne.
Né à Valladolid le 13 mars 1605
fils ainé du roi Philippe III et de sa femme la reine Marguerite d’Autriche-Styrie.
Il hérita d’un royaume en pleine décadence quoique auréolé encore d’un prestige que son gendre Louis XIV finit par lui arracher. Pendant son règne –dont la première partie se développa sous le gouvernement du favori le comte-duc d’Olivares- le Portugal, les Pays-Bas et la Catalogne se soulevèrent contre la domination de l’Espagne, qui perdit les deux premières possessions. En 1659, la Paix des Pyrénées mit fin à l’hégémonie espagnole en Eurrope en faveur de la France, juste un siècle exact après la Traité de Cateau-Cambrésis (1559). Philippe IV se maria deux fois : la première avec Élisabeth de France, fille d’Henri IV et Marie de Médicis, appelée en Espagne Élisabeth de Bourbon, qui lui donna plusieurs enfants dont deux seulement franchirent la barrière de l’enfance et ceux-ci furent le prince Balthasar-Charles (mort adolescent et sans descendance) et l’infante Marie-Thérèse, femme du Roi-Soleil (à travers de qui la couronne d’Espagne passera aux Bourbons) ; la deuxième avec sa nièce Marianne d’Autriche, fille de l’empereur Ferdinand III et de Anne-Marie d’Autriche (sœur de Philippe), dont il eut cinq enfants parmi lesquels n’arrivèrent à l’âge adulte que l’infante Marguerite-Thérèse, femme de l’empereur Léopold Ier, et celui qui allait devenir le roi Charles II dit l'Ensorcelé, le dernier Habsbourg sur le trône d’Espagne. Un autre fils de cette seconde union fut immortalisé par Velázquez : le prince Philippe-Prosper, mais il mourut avant d’avoir quatre ans d’âge. Philippe IV fut aussi dit « le Grand », mais, comme disait ironiquement l’écrivain Quevedo, « sa grandeur était comme celle des troues : plus terre on leur enlève et plus grands ils sont ». Le Roi fur inhumé dans la crypte royal du palais-monastère de l’Escurial.
1879
Monseigneur Charles Amable de la Tour d'Auvergne Lauraguais