Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Religion - Royauté

Publicité

Actualités Royales du jour

Albert II de Monaco reçu en audience privée par le Pape
http://photo-media.daum-img.net/200910/16/yonhap/20091016221304486.jpg


Vendrededi 16 octobre 2009
à 12H
à la Basilique Royale de Saint-Denis

célébrée dans le rit extraordinaire

Le duc de Beauffremont; Mr Laurent de La Rozière et le frère de Mgr le Prince Louis de Bourbon.
étaient présents à la Messe pour le 216ème anniversaire de l'assassinat de la Reine Marie-Antoinette qui s'est déroulée à la Basilique Royale de Saint-Denis ce matin


Ci-joint un diaporama grâce à Renard Jean Pierre


Union des Cercles Légitimistes de France
Vendredi 16 octobre 2009, à Bordeaux : Messe pour Marie-Antoinette
Renseignements : Cercle Aliénor d’Aquitaine


Le roi de Thaïlande toujours hospitalisé

Depuis le 19 septembre dernier, le roi Bhumibol de Thaïlande est hospitalisé afin de soigner une pneumonie. La Cour a cependant indiqué que son état est bon mais qu’une longue convalescence sera nécessaire compte tenu de son âge et de l’infection respiratoire qu’il a eue. 


Jean d’Orléans à Radio Notre-Dame

le mardi 13 octobre 2009


Le Prince, que Radio Notre Dame reçoit aujourd’hui, se veut, je dirais de toute son âme, prince chrétien. Cela est dû bien sûr à son baptême, à sa confirmation, qui l’ont constitué dans tout son être enfant de Dieu, frère en Christ. Mais il y a aussi dans cette notion de prince chrétien, une dimension de théologie politique, qui nous renvoie à l’histoire et à quelques penseurs qui ont particulièrement réfléchi aux relations du temporel et du spirituel et des modifications que le christianisme apporte aux principes même de la philosophie politique.

Ainsi, je suis frappé par l’insistance qu’un Jacques Maritain accordait à la place singulière du roi dans la monarchie du Moyen-Âge. Il rappelle dans Humanisme intégral comment Jeanne d’Arc avait tenu, avec la dernière énergie, à faire sacrer le roi à Reims. Le sacre ce n’est pas seulement la légitimation sacrale de l’autorité royale. Dans une perspective chrétienne, c’est encore bien autre chose. Jeanne, rappelle Maritain, obtint de Charles VII qu’il fasse abandon du Saint Royaume au Christ, pour qu’il le reprenne ensuite mais en commandes. Cette désapropriation signifie que le roi n’est pas maitre absolu, il est délégué, par rapport à la suprême autorité devant laquelle il s’incline humblement. Maritain pensera que ce rôle du prince chrétien devra en régime moderne être assumé aussi par ce qu’il appelle la partie la plus évoluée politiquement et la plus dévouée du laïcat chrétien. C’est donc que ce modèle devait en quelques sortes se renouveler dans une fidélité créatrice.

Mais un autre philosophe politique, lui aussi chrétien, Pierre Boutang a repris toute une réflexion approfondie sur la légitimité évangélique du pouvoir, en s’inspirant notamment du grand théologien Urs Von Balthasard. Ce dernier avait en effet développé l’importance centrale de la kénose en christologie. Qu’est ce que c’est que la kénose ? Tous les chrétiens connaissent par cœur le fameux texte de Saint Paul aux Philipiens, sans cesse repris dans la liturgie de la semaine Sainte. « Lui, de condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave, devenant semblables aux hommes. S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix. » Et bien, le prince chrétien, qui se veut dans l’authentique ressemblance christique rentre lui-même dans le mouvement de l’abandon suprême, de la remise de sa puissance pour parvenir à une disposition intérieure de don de soi absolu. Pierre Boutang a ainsi parlé de « modification chrétienne du pouvoir ». Le pouvoir n’est nullement aboli dans ses missions et la charge de l’autorité. Mais il est modifié, selon l’exemple christique de qui donne sa vie, renonce à soi, pour être au service intégral du bien commun. Le théologien orthodoxe, Olivier Clément allait dans le même sens en rappelant une ancienne tradition russe qui vouait le prince au martyre. Haute spéculation dira-t-on, certes, mais nous ne pourrons pas échapper à la nécessaire modification évangélique du pouvoir qui s’impose aujourd’hui, autant qu’hier.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article