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Religion - Royauté

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Boniface de Montferrat. Marquis de Montferrat et roi de Thessalonique en 1205

1207
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/62/Argent_a_chief_gules.svg/150px-Argent_a_chief_gules.svg.png
  • Né vers 1150
  • Décédé le 04 septembre 1207 à l'âge de  57 ans

De la famille des Alérame (Aleramici)

 (en italien Bonifacio del Monferrato, en grec Βονιφάτιος Μομφερρατικός)

marquis de Montferrat et roi de Thessalonique de 1205 à 1207.

Il fut aussi l’un des chefs de la quatrième croisade

Boniface a d'abord été marié vers 1170 à Helena del Bosco.

Ils ont eu trois enfants:

Selon Nicétas Choniatès, Boniface se marie, fin 1186 début 1187, avec Jeanne de Châtillon, fille de Renaud de Châtillon et sa première épouse la princesse Constance d'Antioche.

 

Certaines sources affirment qu’en 1197, Boniface épouse Éléonore, une des filles de son cousin Humbert III de Savoie

Si tel est le cas, Usseglio est sceptique quant à ce mariage[1].

Il est à noter que, dans ses chansons, Vaqueiras, ne fait aucune allusion à cette épouse.

 

En 1204 à Constantinople, il se marie avec Margaret de Hongrie, fille du roi Bela III de Hongrie, elle est la veuve de l’empereur Isaac II Ange.

Ils ont un fils:

Généalogie des Montferrat
La jeunesse 

Boniface est le troisième fils de Guillaume V de Montferrat et Judith de Babenberg (fille de Conrad III de Hohenstaufen), né après le retour de son père de la deuxième croisade. Boniface appartient donc à la famille des Aleramici. Il est le jeune frère de Conrad Ier de Jérusalem.

Il apparaît, pour la première fois, dans un document rédigé à Turin, le 14 juin 1178. On sait peu de chose sur les premières années de sa vie. Selon certains historiens, vers 1182, année dont on le sait loin de Montferrat, il pourrait être en Ligure, lieu où le trouvère provençal Raimbaut de Vaqueiras chante les aventures chevaleresques de son seigneur. L’artiste reste à la cour de Boniface une grande partie de sa vie.

Comme le reste de sa famille, il soutient son cousin Frédéric Ier Barberousse dans ses guerres contre les communes lombardes.

Boniface est membre du conseil de régence créé par Humbert III de Savoie pour son jeune fils Thomas. En 1190 Boniface en compagnie du comte de Savoie, rend l’hommage à Henri VI, empereur, pour lequel Boniface occupe de nombreuses charges au point d’être récompensé par l’acquisition de plusieurs fiefs en 1191.

Boniface devient marquis 

Le 19 novembre 1191 Otton Ier du Carretto lui vend la seigneurie de Albissola; le 5 juillet 1192 le marquis Bérenger de Busca lui concède une partie de Cossano Belbo et de Loreto. Conrad et son père Guillaume V meurent, Boniface reste l’unique héritier et en 1192, il devient marquis.

Fidèle à Henri VI, il passe plusieurs mois aux cotés de l’empereur en Allemagne, lequel lui accorde le fief d’Alexandrie. En 1194 il commande une expédition navale pour conquérir Gaète qui a pour objectif la conquête de la Sicile orientale. Il est dans la suite d’Henri lors de son couronnement à Palerme, le 25 décembre, l’accompagnant lors de son retour avant de rentrer dans le Montferrat en 1196, où il s’engage pleinement dans les guerres contre les communes de l’Italie.

Il obtient arbitrairement de l’empereur la ville d’Asti mais avec la mort d’Henri VI, les habitants s’allient à Alexandrie et se révoltent occupant Castello di Annone.
En juin 1199 Boniface se voit contraint de s’allier avec Asti, Alexandrie, Vercelli, Milan et Plaisance pour participer à une expédition dans le nord de la Lombardie.

 

Quatrième croisade.

 

Sa mort

Alors qu’il assiège Nauplie, il reçoit la nouvelle qu’à Thessalonique une révolte a éclaté. À toute vitesse, il revient sur ses pas, découvrant que la révolte a déjà pris fin. Sa seconde femme Margaret de Hongrie, qui lui a donné son fils Démetrios, s’est réfugiée dans la forteresse de Thessalonique.

Inquiet de la menace des Bulgares, qui ont attaqué Thessalonique pendant la rébellion, il décide de créer une force composée de croisés. Prenant la tête de l’expédition avec Henri de Hainaut, Boniface est tué, le 4 septembre 1207, alors qu’il revient d’une incursion sur les monts du Rhodopes dans le territoire bulgare.

 

Le royaume de Thessalonique passe à sa femme Margaret et à son fils Démetrios.

 

ce tableau est resté jusqu'à une date récente dans la famille de l'artiste; il n'a pas rejoint la salle des croisades à l'époque des travaux, mais se trouve actuellement conservé dans les réserves du château de Versailles.
Depuis l'origine, il est réputé représenter une Scène de la vie de saint Louis.
Un étiquetage contemporain erroné intitule ce tableau Adhémar de Monteil, Raymond de Saint-Gilles et les chevaliers provençaux.
Toutefois, le doyen Jean Richard de l'Institut formule une hypothèse différente.
L'artiste, réformé fervent, semble avoir tardé à livrer son oeuvre commandée en 1842.
Il est hasardeux d'identifier avec certitude les personnages.
De plus, les archives de la famille de l'artiste, par ailleurs fourmillantes d'anecdotes, restent muettes sur ce tableau.
Le doyen Richard constate que le massif occidental de l'église est imaginaire.
Il se pourrait qu'une partie de l'architecture soit inspirée par Notre-Dame la Grande de Poitiers.
Essayons de nous livrer à une identification des armoiries : pour les unes, cela ne souffre aucun doute; pour d'autres, nous avons une preuve de plus que la vexillologie s'affranchit parfois de la science héraldique; quelques-unes enfin échappent aux motifs connus mais peuvent susciter des hypothèses.

Personnage central du tableau, né en 1150, il appartient aux Aléramic, famille germanique burgonde de Lotharingie. Marquis de Montferrat et roi de Thessalonique en 1205, il meurt le 4 septembre 1207.


Troisième fils de Guillaume V de Montferrat et de Judith de Babenberg (fille de Conrad III de Hohenstaufen), il est le jeune frère de Conrad I°` de Jérusalem.

Au cours de sa jeunesse, il guerroie en Ligurie et inspire les chansons de son ami le troubadour Raimbaut de Vaqueiras : tous deux meurent à la bataille du mont Rhodopes près de Thessalonique.

Solidaire de sa famille, il soutient son cousin Frédéric I" Barberousse contre les communes lombardes.

Vassal du comte de Savoie, il rend l'hommage-lige à Henri VI; il reçoit plusieurs fiefs et charges ainsi que le rang de marquis.
Parmi les terres les plus prestigieuses, il faut noter Loreto, où se trouve la maison de la Vierge de Nazareth, miraculeusement transportée à Notre-Dame de Lorette.
L'empereur Henri VI lui accorde le fief d'Alexandrie, où trône le prestigieux siège de saint Marc.
Il guerroie encore à Gaète puis assiste au cou¬ronnement impérial à Palerme le 25 décembre 1194.
En 1199, la guerre reprend en Lombardie.

Elu, chef de la quatrième croisade

est élu à Soissons en 1201.
Un tableau d'Henri Decaisne représente l'événement dans les salles des croisades à Versailles.
Il se peut que la concurrence entre les deux peintres ait conduit le pouvoir royal à trancher en faveur de la commande répondant le mieux aux objectifs politiques que devait soutenir le programme artistique.
Boniface, guerrier d'élite, compte de nombreux parents et fidèles en Terre sainte.
Il s'assure l'appui de Philippe-Auguste et du doge de Venise Enrico Dandolo.
Pour obtenir une flotte, il doit soutenir la Sérénissime en réduisant les cités rebelles de Moglie, Trieste et Zara.
C'est à Venise que se négocie la future opération contre Constantinople, en accord avec Philippe de Souabe et Alexis, fils de l'empereur d'Orient, L'usurpateur Alexis III ayant été renversé, les Francs couronnent Alexis IV.
Toutefois, la crise persiste : Alexis IV meurt, auquel succède Alexis V Doukas, Les Vénitiens décident alors avec les Francs de se partager le butin, proclamant Boniface empereur.
Il affronte Baudouin de Hainaut, obtenant le marquisat de Montferrat, la Macédoine autour de Thessalonique et la Crète. Il revend aussitôt l'île aux Vénitiens.
Ces moyens lui permettent de monter une opération en Thessalie, de capturer Alexis III et de l'incarcérer à l'abbaye de Lucedio.
Il fait ensuite mouvement vers Athènes, Thèbes et Corinthe.
Alors qu'il assiège Nauplie en Péloponnèse, il doit rentrer d'urgence à Thessalonique où les rebelles menacent sa femme Margaret de Hongrie et son fils Démétrios.
Tandis qu'il organise les opérations avec Henri de Hainaut pour repousser les Bulgares, il est tué en revenant d'un raid dans les monts du Rhodopes.
Son fils Démétrios âgé de deux ans lui succède sous la régence de la reine Margoter. sur le tableau de Labouchère
Dans les salles des croisades au château de Versailles, parmi les 754 boucliers de chevaliers peints sur les murs, certains permettent d'identifier les bannières du tableau de Pierre-Antoine Labouchère



1: Hugues VII, dit le Brun, sire de Lezignem, 1147, Burelé d'argent et d'azur. Hugues VII de Lusignan est réputé avoir suivi Louis le jeune, Son fils Hugues VIII aurait été capturé à la bataille de Harenc le 13 août 1165. En 1204, le chevalier vivant serait. Guillaume, fils d'Hugues X.

2: Henry, seigneur de Mon treuil- Bellay, 1202, D'argent à la bande fuselée de gueules, accompagnée de six fleurs¬de-lys, d'azur, mises en orle, trois en chef et trois en pointe

3: Thibaut de Montmorency, armes primitives : D'or à la croix de gueules cantonnée de quatre alérions d'azur: Ce troisième fils de Matthieu I°'' semble erre le premier à avoir adopté la devise APLANOS, qui signifie sans varier

4: Bertrand de Blanquefort, grand-maître de l'ordre du Temple, Écartelé : aux premier et quatrième d'argent, à la croixe parée et alaisée de gueules, aux deuxième et troisième, fascé contre-fascé d'or et de gueules de quatre pièces. Bertrand de Blanquefort ou Blanchefort était le fils de Godefroy, seigneur de Blanquefort. Il eut la réputation d'un religieux ferveur et d'un remarquable guerrier. Possessionné en Guyenne, il succéda à Bernard de Tramelay en 1153. Sous son magistère, le pape Alexandre III accorda plusieurs privilèges à l'ordre du Temple. Capturé en 1156 par Noureddin, il dut attendre trois ans, avant que l'empereur Manuel Comnène, versât sa rançon. En 1166, Louis VII d'Outre-Mer lui accorda le titre de "Grand¬Maître par la grâce de Dieu", confirmant ses prérogatives de droit divin, que seul le roi de France pouvait lui reconnaître afin de le placer hors de la vassalité du Saint-Empire romain germanique. Certains prétendent que Bertrand de Blanchefort aurait entretenu des relations avec les Cathares. Le célèbre Cathare Raymond Roger de Trencavel serait un de ses anciens frères d'armes. Il est curieux de constater que le pape Clément V, qui en 1.307 sous Philippe le Bel devait condamner l'ordre du Temple, était le fils d'Ida de Blanchefort, de la famille de Bertrand. Mort en 1169, il ne pouvait pas être présent à la 4' croisade, puisque le grand-maître templier était alors Philippe du Plaissis, qui blasonne De gueules fretté d'or.

5: Guillaume de Dampierre, D'argent à trois losanges de sable. Son nom figure sur une charte Courtois. La branche de Dampierre de Millencourt, fixée en Picardie, en Guadeloupe et en Martinique, reçut deux confirmations de noblesse en 1700 et 1728.

6:  Ces armoiries se rapprochent de celles des deux che¬valiers suivants Herbert II, vicomte de Thouars, 1096, D'or semé de fleurs de lis d'azur, au franc-quartier de gueules. Rietstap mentionne cette maison de vicomte en Poitou, éteinte, dont le canton de gueules est parfois chargé d'une épée d'argent. Ce chevalier légendaire serait l'ancêtre de Guy de Thouars, seigneur d'Oiron, chevalier à la suite de Louis VII. Il est acceptable que les armoiries des vicomtes de Thouars figurent sur le tableau, puisque la lignée s'éteint dans les mâles en 1397.

6 bis:  Otbert de Roubaix, D'hermine au chef de gueules. Cq. Timbré d'une couronne dégueules. C.: deux jambières a ontées d'argent, garnies d'or, les pieds en bas. L. d'hermine et de gueules. Cri : DORESENAVANT ! Son nom figure sur une charte Courtois. Les chevaliers Otbert et Bernard de Roubaix, petit-fils d'Hugues II (chevalier qui fit « le voyage d'oultre-mer avec le duc Godefroy de Bouillon » en 1096) portent des armes aux mouchetures d'hermine qui semblent être une brisure de cadet dont la lignée aînée s'appelait Bourghelles. Pour preuve, le cri de la famille de Roubaix, jusqu'à Pierre, dernier rejeton mâle, était : <Bourghailles ! Bourghailles ! » Identique à la famille de Bourghelles qui portait d'argent au chef de gueules.

7: Enguerrand, seigneur de Crèvecceur, 1202, Dégueules à trois chevrons d'or. C.: deux bras, parés de manches étroites d'or, sous d'autres manches larges et courtes d'azur, rebrassées d'hermines, les mains de carnation, I pressant un crut crevé de gueules, dégouttant de sang. Cri : LA TOUR LANDRY!

8: Guillaume de Straten, Fascé d'argent et d'azur de huit pièces. Cette très ancienne maison du comté de Flandre prit le nom d'une seigneurie proche de Bruges. Irhistoriographie romantique place Athélard de Straten parmi les grands barons à la suite du comte Robert Il de Flandre. Une légende narre qu'après le retour de Robert en Flandre. Athélard obtint le pri¬vilège de fonder une abbaye dédiée à saint André dans le fief de Straten. Cette pieuse intention devait conserver le souvenir du jour de la victoire de Robert sur les Sarrasins pendant le siège d'Antioche. Bien que la filiation ne soit pas suivie, il semble que Guillaume de Straten soit son descendant. Il servit sous les ordres de Beaudouin de Flandre à la conquête de Constantinople. Jusqu'au XVII' siècle, certains historiens ont soupçonné les Straten d'être impliqués dans le meurtre de Charles le Bon, comte de Flandre, à Bruges, dans l'église Saint-Donat, le 2 mars 1127. Il s'agit d'une confusion entre les familles de Straten et d'Errembault, résolue par les Jésuites de Bruges. Jean V de Straten fut ambassadeur de Charles Quint au Danemark et en Pologne. Cette lignée fut illustrée par plusieurs chevaliers de Sainte-Marie, aussi appelés teutoniques, ainsi que des chanoines de plusieurs cha¬pitres nobles. Elle compte des alliances avec les familles d'Aspremont, Beauffort, Cherisey, Gerlache, Hamal-Brialmont, Maulde, Witry. Lors de l'ouverture de la salle des croisades, le chef de nom et d'armes était M. Henri, baron van der Straten-Waillet, portant Fascé d'azur et d'argent de huit pièces, au che f d'or, chargé de trois pieds d'aigle de sable arrachés de gueules. Devise : Preux et loyal. Rietstapp propose Straten-Waillet (van der) Fascé d'argentés d'azur de huit pièces, aui chef d'or, chargé de trois membres d'aigle de sable arrachés de gueules, les serres en bas. Cq cour. C.: un membre d'aigle de l'écu, entre un vol de sable. L.: d'argent et d'azur. S. : deux aigles regardants de sable, languées de gueules, tenant chacun une bannière fascée d'argent et d'azur de huit pièces. D.: PREUX ET LOYAL, En 1861, Guerrier Damas cite cette famille au nombre des petits chevaux de Lorraine.

9:  Hugues de Beaumez; De gueules à la croix engrêlée d'or. Une famille de ce nom, Fixée en Artois, Picardie et Bretagne, petit avoir pour ancêtre commun ce châ¬telain de Beaumez cité par Villehardouin.

10:  Robert de Maulde, D'or à la bande de sable frettée d'argent. Casque couronné. Cimier : une tête et col de cerf d'or. Lambrequins : d'or et de sable. Cri : LIGNE! Son nom figure dans une charte Courtois. Connue aussi sous le nom de Maulde de La Towelle, cette maison d'extraction fut reconnue noble par d'Hozier en 1693.

11:  Baudouin de Grandpré, 1101, Burelé d'or et de gueules. Chevalier à la suite d'Étienne de Champagne, comte de Blois, il fut capturé et mourut sous la torture. Après la gloire des armes, il eut la palme du martyre. La maison des comtes de Grand-Pré s'est éteinte. Voir le Père Anselme, Histoire des grands offi¬ciers de la couronne.

12:  Croix patriarcale et bannière de procession.

13:  Arnaud d'Apchon, 1102, D'or semé de fleurs de lis d'azur. Cri HAUTECLAIR. Arnaud, comtor d'Apchon, aurait été l'un des vassaux du comte Guillaume d'Auvergne. Le comtor vivant en 1204 était Guillaume 1" d'Apchon.

14:  Armoiries de Conrad et de Boniface de Montferrat. Conrad de Montferrat, marquis cheTyr, D'argent au chef de gueules. Au Piémont et en Dauphiné. Conrad, conquérant de Tyr, fut le second mari de Sybille, ce qui lui valut des droits sur le royaume de Jérusalem en 1191 et une opposition de Guy de Lusignan dès que celui-ci sortit de captivité. Il influence un tri¬bunal ecclésiastique pour faire casser le mariage d'Humphroy de Toron et d'Isabelle de Jérusalem, héritière de sa sreur Sybille, puis épouse cette prin¬cesse. L'attachement de Conrad à Philippe-Auguste incita Richard Coeur-de-Lion à s'opposer provisoirement à son couronnement, puis à se ranger à la décision des croisés : exercitus facit impératorem. En allant chercher les regalia à Ascalon, il fut assassiné en 1192 par les Haschischin. Robert de Clari l'ap¬pelle souvent li marquis Courras. La lignée fut illustrée par son frère le marquise Boniface de Montferrat (1150t1207), roi de Thessalonique de 1204 à 1207, qui prit la tête de l'host rassemblé pour la 4' croisade par le comte de Champagne, après te décès de ce dernier. Il commanda l'armée des croisés jusqu'à Constantinople. Évincé de l'empire au profit de Baudouin, Boniface fonda la principauté franque de Thessalonique. Il mourut lors d'une embuscade en Bulgarie en voulant affermir son royaume.

15: Deux chevaliers portent des armes assez proches. Didier, seigneur de Sassenage, Burelé d'argent et d'azur au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or, brochant. Cri : SASSENAGE ! D.: 1' ; J'AI LA GARDE DUPONT; 2', SI FABULA, NOBILIS ILLA EST; 3', SUR TOUTES. En Dauphiné.

15 bis:  Renaud, seigneur de Montmirail, 1205, Burelé d'argent et de sable, au lion de gueules, brochant, Villehardouin l'appelle Renauz de Monmirail (...) malt hait baron. Après avoir été cri vocé en qualité d'ambassadeur en Syrie, ce seigneur rejoignit l'armée à Constantinople puis fut tué à labataille d'Andrinople. Eustache de Canteleu, 1204, Losangé d'or et de sable. En Picardie. Robert de Clari cite Wistasses de Canteleu, à la suite du comte de Saint-Pol.

16: Jean, vicomte de Muras, 1102; D'azur à trois fastes d'argent nzaÇonnéea et crénelées de sable, la troisième ouverte, Cri : MURAT! En Dauphiné et Lyonnais. Cette maison d'ancienne extraction, marquis de Lestang en juin 1643, fut maintenue noble en 1667 . et fut reçue aux honneurs de la Cour en 1788 et 1789. 15 Deux chevaliers portent des armes assez proches. Didier, seigneur de Sassenage, Burelé d'argent et d'azur au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or, brochant. Cri : SASSENAGE ! D.: 1' ; J'AI LA GARDE DUPONT; 2', SI FABULA, NOBILIS ILLA EST; 3', SUR TOUTES. En Dauphiné. 15 bis Renaud, seigneur de Montmirail, 1205, Burelé d'argent et de sable, au lion de gueules, brochant, Villehardouin l'appelle Renauz de Monmirail (...) malt hait baron. Après avoir été cri vocé en qualité d'ambassadeur en Syrie, ce seigneur rejoignit l'armée à Constantinople puis fut tué à labataille d'Andrinople. Eustache de Canteleu, 1204, Losangé d'or et de sable. En Picardie. Robert de Clari cite Wistasses de Canteleu, à la suite du comte de Saint-Pol. 16 Jean, vicomte de Muras, 1102; D'azur à trois fastes d'argent nzaÇonnéea et crénelées de sable, la troisième ouverte, Cri : MURAT! En Dauphiné et Lyonnais. Cette maison d'ancienne extraction, marquis de Lestang en juin 1643, fut maintenue noble en 1667 . et fut reçue aux honneurs de la Cour en 1788 et 1789.

17: Enguerrand, seigneur de Crèvecœur, 1202, Dégueules à trois chevrons d'or. C. : deux bras, parés de manches étroites d'or, sous d'autres manches larves et courtes d'azur, rebrassées d'hermines, les mains de carnation, pressant un eteur crevé de gueules, dégouttant de sang. Cri: LA TOUR IANDRY!

18: Jean III, Jean IV et Raoul de Nesle, Burelé d'argent et d'azur, à la bande de gueules brochant. Cri SOISSONS!En Picardie. Ces armes sont portées par la famille de Néelle de Falvy. La dame de Nesle est citée par Communes.

19: Geoffroy de Montbourcher, D'or à trois channes de gueules. Cette maison de Bretagne serait attestée par un accord passé entre le duc de Bretagne et Raoul de Fougères en 1170, ayant pour témoins Simon et Guillaume de Montbourcher. Puis, un chevalier Geoffroi de Montbourcher et Guillaume de Goyon figurent dans une charte Courtois prétendument datée 1249. Sous le nom de Montbourchier, cette lignée fut illustrée par un capitaine de la place de Rennes en 1532 ; un garde des sceaux et grand écuyer de Bretagne ; un gouverneur du Limousin ; un officier général tué sous Philipsbourg. La terre du Bordage fut érigée en marquisat en 1656. René de Montbourchier fut président à mortier au parlement de Bretagne en 1732. Cette famille compte des alliances avec celles de Coigny et de Goyon. Elle porte : D'or à trois channes on marmites de gueules. Soutiens : deux lévriers au naturel, colleté dégueules, bordé et bouclé d'or.

20: Aymery I", vicomte de Narbonne, porte De gueules plain. Devise : NO DESCENDONOS DE LOS REYES, SINO LOS REYES DE NOS. Jean, comte de Foix, vicomte de Narbonne, fils de Gaston, comte de Foix et d'Éléonore d'Aragon, reine de Navarre, mort en 1500, fut cité par Commynes. La branche de Narbonné-baya, maison d'extraction chevaleresque, maintenue noble en 1660, fut reçue dix fois aux hon¬n ors de la Cour entre 1749 et 1789. Celle-ci portait jrartelé : aux 1 et 4 de gueules à deux chaudières fascées d'or et de sable d'où sortent 8 serpents de sinople 4 et 4 a senestre; aux l et 3 de gueules plain.

21: Grand-maître teutonique.

22: Baudouin, comte de Flandre, puis empereur de Constantinople (1172] 1206), Écartelé:auxpretnier et quatrième, d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules (qui est de Flandre) ; aux deuxième et troi¬sième, chevronné d'or et de sable (qui est de Hainaut). Baudouin IX, cocus (comte) de Flandre et de Hainaut, ensuite empereur de l'empire latin de Constantinople du 23 mai 1204 à 1206. Chef de la 4` croisade avec Boniface de Montferrat et Entiers, Dandolo, il fut élu par les barons, ce qui provoqua le mécontentement de Boniface, réduit au rang de vassal, Il fut capturé lors d'une expédition près d'Andrinople et mourut mystérieusement.

23: Vervelle de chien aux armes de Lezignem (voir la notice 1)

24: Geoffroy V de Villehardouin (1170- 1218), De gueules à la croix ancrée d'or. Maréchal de Champagne et chroniqueur de la 4' croisade en 1204, il narra la prise de Constantinople, justifia l'action des croisés, établit la chronologie et la pré¬cision des faits. L'empereur Baudouin lui confia la charge de maréchal de Romanie. Sa famille se fixa en Grèce, où elle reçut les principautés d'Achaïe et de Morée. Elle compte des alliances avec les empe¬reurs de Constantinople et des dynasties régnantes d'Europe.

25: Gilles de Landas, Coupé-émanebé d'argent ét de gueules de dix pièces. C.: un bouc issant, entre un vol de sable. Cri: LANDAS!L. : degueules etd'hermines. Ce chevalier aurait été tué à la prise de Zara. Ces Landas ont toujours porté Parti-émanché d'argent et de gueules.

26: Masse d'armes dans le style du XVL siècle. À l'exception de la cappa magna rouge du patriarche coiffé d'une mitre blanche, de nombreux équipe¬ments et pièces d'armement sont des anachronismes, image d'études médiévales en pleine effervescence. Ainsi, l'arbalète du templier à gauche du tableau ressemble à une arme de chasse du XVII' siècle, ou encore la trompe de chasse du valet de chien à droite du tableau.

Une peinture savante


Fermées à la visite publique, les salles des croisades ne sont accessibles que par le livre qui répertorie ses tableaux et ses 754 boucliers, ainsi que les travaux annexes qui devaient faire partie de cet immense chantier, comme le tableau de Pierre-Antoine Labouchère. Cette scène, fidèle à une pratique commune à tous les peintres du chantier de la salle des croisades, puise dans le registre des armoiries identifiées par le conservateur des archives royales. Ce sont parfois des hypothèses que les savants demandent aux peintres d'illustrer. Leur talent supplée aux lacunes de certains documents. Nous pouvons saluer ce peintre qui a su traiter un sujet difficile avec brio. Un pei tre d'histoire se pre ~ de passion pour ~ genre orientaliste Pierre-Antoine Labouchère (1807 11873) est surtout connu comme peintre du protestantisme et de la vie de Luther. Son père, armateur et consul de la ville de Nantes, l'envoie en Angleterre et en Allemagne suivre des études bancaires, puis le place à la banque Baring Bros aux États-Unis, dont il devient associé. En 1832, il s'installe en Chine en qualité de subrécargue, officier de marine marchande chargé des intérêts des armateurs. Passionné par la peinture, il renonce àsa carrière de marine et suit à Rome les cours du peintre Paul Delaroche. Il épouse Nathalie Mallet en 1839, petite-fille du manufacturier Oberkampf. De ses voyages en Algérie, il rapporte de nombreuses aquarelles orien¬talisres. En 1846, il accompagne son cousin le comte Narcisse de Salvandy, ministre de Louis¬Philippe, lors du mariage de la fille du maréchal Bugeaud, gouverneur général de l'Algérie. Ses com¬mandes pour la salle des croisades ont séduit les grands du royaume. De 1843 à 1870, il expose chaque année au Salon de Paris. Réputé pour le soin de ses études préalables à chaque sujet historique, il rassemble une importante documentation. Parmi ses succès les plus populaires, il faut remarquer Le duc d'Aumale dans le bois d'oliviers (musée de Chantilly), Luther, Melanchthon, Pomeranus et Crucifier traduisent la Bible, plusieurs tableaux actuellement au musée du Désert (un hameau près de Mialet) dont un Épisode de la guerre des Cévennes. Son grand sujet de prédilection reste le portrait de Luther, connu en plusieurs exemplaires. Bibliophile et collectionneur d'autographes, il rassemble un fonds important sur l'histoire du protestantisme, qu'il lègue à la bibliothèque municipale de Nantes. Son tableau Jeanne d'Albret présentant son fils à l'armée protestante est offert au temple de Saint¬Germain-en-Laye. Il meurt à Paris le 28 mars 1873 et est inhumé au Père-Lachaise
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