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Religion - Royauté

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05 octobre: Ephémérides

Le 5 octobre est le 278ejour de l'année

(279e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Il reste 87 jours avant la fin de l'année.

C'était le jour du réséda dans le calendrier républicain français.

 

Astrologie 
Dicton du jour 
« À la Saint-Placide, le verger est vide » 

 

Célébrations 

 
 

Martyrologe pour le cinquième jour d'octobre



En Artois, saint Léger, évêque d'Autun, décapité en 678 par ordre

 

d'Ébroïn,

 

maire du palais, après deux ans d'exil chez les moniales de Fécamp.

 

Notre monastère possède deux fragments du chef de ce saint évêque,

 

l'un de ces fragment est dans l'autel majeur de notre église.

 

Vers 520, saint Apollinaire.

 

Tandis que saint Rémi convertissait la France,

 

Apollinaire affrontait les Burgondes ariens et rétablissait la vraie foi

 

dans la région de Valence dont il fut évêque.

 

En Espagne, au début du xe siècle, le retour à Dieu de saint Attilan,

 

évêque de Zamora et de saint Froilan, évêque de Léon.

 

Tous deux firent beaucoup pour restaurer la vie monastique en

 

Espagne.

 

En 1399, le bienheureux Raymond de Capoue, maître général des

 

Frères Prêcheurs.

 

Il fut le confesseur et premier biographe de sainte Catherine de Sienne

 

et consacra une grande partie de son activité à ranimer son Ordre.

 

 

L'an 1938, la naissance au ciel de sainte Faustine Kowalska, religieuse

 

polonaise qui avait reçu la mission de proclamer au monde l'infinie

 

miséricorde du Coeur de Jésus.

 

 

Et encore ailleurs, beaucoup d'autres saints et bienheureux.

Saints catholiques  et orthodoxes   du jour
Sainte Faustine Marie Faustine Kowalska (+ 1938)
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1905-1938.

"Soeur Marie Faustine, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd'hui parmi les Saints les plus célèbres de l'Eglise. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain."

sa vie, site du Vatican http://www.vatican.va/news_services/liturgy/documents/ns_lit_doc_20000430_faustina_fr.html

Canonisation de la bienheureuse Maria Faustyna Kowalska, Homélie du pape Jean Paul II, le dimanche 30 avril 2000. http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000430_faustina_fr.html
Sainte Marie-Faustine (Hélène Kowalska), vierge, de la Congrégation des Soeurs de la Vierge Marie de la Miséricorde, fut très empressée à faire connaître le mystère de la miséricorde divine à Cracovie.
(martyrologe romain)
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Jésus, j'ai confiance en Toi !

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Faustine_Kowalska
http://www.faustine-message.com/
http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=petit_journal
http://www.divinemisericorde.com/index.php?option=com_content&view=article&id=20&Itemid=35



Saint Apollinaire (+ 520)
La Gaule était alors la proie des invasions. Les Huns, les Alains, les Goths, les Wisigoths, les Burgondes, les Francs voulaient la dominer. Choisi par les évêques de la province de Vienne pour devenir évêque de Valence, il affronta les Burgondes alors ariens et rétablit la foi catholique dans son diocèse, à l'époque où saint Rémy convertissait les Francs.



Saints Attila et Froilan (10ème s.)
Saint Attila, évêque de Zamora et saint Froilan, évêque de Leon, fondèrent plusieurs monastères dans le pays de Leon en Espagne. Le pape Urbain II disait qu'ils furent des évêques qui se distinguèrent par leur zèle pour propager la vie monastique, par leur charité pour les pauvres et par bien d'autres vertus et miracles.



Sainte Charitine (4ème s.)
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Une esclave chrétienne martyre sous l'empereur Dioclétien. Pour lui faire honte, on lui rasa d'abord la chevelure et on lui écorcha la peau de la tête. Elle connut d'autres tourments, fut même condamnée à être outragée dans une maison de prostitution. Mais le Seigneur lui épargna cette épreuve et elle rendit son âme à Dieu avant d'y être enfermée.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsoctobre/oct05.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gueberschwihr#Reliquaire_de_Sainte_Charitine



Sainte Charitine (+ 1281)
L'Eglise russe fait aussi mémoire de sainte Charitine, princesse de Litovsk et qui devint higoumène du monastère des Saints Pierre et Paul à Novgorod. Elle y passa de longues années de manière agréable à Dieu et conduisit ses moniales à une haute vie spirituelle.



Sainte Fleur Religieuse hospitalière en Quercy (+ 1347)
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ou Flora.
Fille d'un seigneur d'Auvergne, elle entra très jeune à l'hospice que les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem avaient à Beaulieu dans le Quercy. On y recevait les malades et les pèlerins. Sainte Fleur les soignait avec tendresse. Toute sa vie fut marquée par des extases mystiques qui duraient parfois toute une matinée en action de grâce de la messe.
Elle est devenue la patronne des Violette, des Pâquerette, des Hortense et des Pervenche, des Anne-Aymone et de toutes celles qui ont une fleur comme nom et qui, comme sainte Fleur, doivent répandre le parfum de leur vertu.

Autre biographie:
Née à Maurs (Cantal, France) d'une famille de 19 enfants, elle y mena une vie difficile. Elle devint religieuse hospitalière à Issendolus (Lot), dans un hôpital de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem. Tourmentée intérieurement par le démon qui voulait lui faire perdre sa chasteté, elle trouva la sérénité à travers la prière et la charité au service des malades. Elle est spécialement honorée dans les diocèses de Saint-Flour et de Cahors.Elle est la patronne de toutes celles qui portent un nom de fleur et qui n'ont pas de patronne 'officielle'.
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Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/10/05.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Fleur
http://stefleurmaurs.over-blog.com/



Saint Grégoire (+ 861)
De famille noble, il fut adopté par sa tante, l'épouse du prince Nersès de Karthélie en Géorgie centrale pendant que son époux était prisonnier à Bagdad. Elevé à la cour, saint Grégoire étonnait tous ses proches par ses capacités intellectuelles, sa connaissance des Saintes Ecritures et le don de parler de nombreuses langues étrangères. Sous la pression des princes, il reçut l'ordination sacerdotale, mais quand il apprit qu'on voulait aussi le faire évêque, il s'enfuit en Adjarie, au sud de la Géorgie au monastère d'Opiza. Soutenu par un seigneur de la région, il construisit d'autres monastères et soutint le prince Ashot dans son mouvement de résistance au joug musulman en cette partie sud-ouest de la Géorgie. L'un de ses moines devint primat de Samstiskhé et un autre catholicos de la Géorgie. Mais saint Grégoire resta toujours un humble moine.



Saint Jérôme de Nevers (+ 815)
Evêque de ce diocèse, il releva les églises et les monastères détruits par des guerres désastreuses. C'est lui qui mit la cathédrale de Nevers sous la protection de saint Cyr et de sainte Julitte. Il assista au concile de Tours en 813, destiné à rétablir la discipline de l'Eglise dans le sens voulu par l'empereur Charlemagne.



Sainte Mamelcta (7ème s.)
Prêtresse perse du temple d'Artémis, elle devint chrétienne et se fit baptiser. Les païens, furieux de la perdre, se précipitèrent sur elle et la lapidèrent. Elle mourut encore revêtue de la robe blanche de son baptême.



Bienheureux Marian Skrzypczak prêtre et martyr (+ 1939)
Prêtre du diocèse de Gniezno, au début de l’occupation de son pays par le régime nazi, il fut brutalisé dans son presbytère par un groupe de jeunesse hitlérienne et tué par trois coups de fusil, à la porte de l’église à Plonkowo, en Pologne. Il a été béatifié en 1999.



Bienheureux Matthieu Carreri dominicain (+ 1470)
Prédicateur véhément de la parole de Dieu et le plus éloquent de son temps.
Protecteur confirmé de Vigevano en Lombardie, en 1482, le Pape Sixte IV permit, par oral, le culte du bienheureux.
(source: Informations dominicaines internationales mai 2007, n° 452 P. 139)
http://curia.op.org/fr/index.php/idi/doc_download/16-452-mai-2007



Saint Maurice de Carnoët Abbé en Bretagne (+ 1191)
ou Maurice de Loudéac.
C'est surtout en Bretagne où il naquit à Croixanvec dans le Morbihan qu'on le vénère. Après des études sérieuses à l'Université de Paris, il reçut la charge d'écolâtre. Mais le désir de la solitude l'emporta et il vint frapper à la porte de la jeune abbaye de Langonnet fondée par saint Bernard. Il en fut le premier abbé et le resta durant trente ans. Il repart dans la solitude, mais bientôt on lui demanda de fonder un autre monastère dans la forêt de Carnoët. Il en sera l'abbé pendant 14 ans et en fera un foyer de grand rayonnement spirituel.
Il fut ami et conseiller des ducs de Bretagne. Son culte fut confirmé par Clément XI.
"En 1177 il prit la tête d'un groupe de douze compagnons pour fonder l'abbaye de Clohars-Carnoët. Il y mourut le 29 septembre 1191 et l'abbaye prit ensuite le nom de son fondateur."
(source: diocèse de Quimper et Léon)
http://catholique-quimper.cef.fr/decouvrez_notre_patrimoine/bol-d-air-breton/saint-maurice

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Duault
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Notre-Dame_de_Carno%C3%ABt
http://www.infobretagne.com/abbaye_de_clohars-carnoet.htm



Saint Meinulphe diacre (+ v. 857)
Fils de la noblesse des environs de Paderborn (Allemagne), il est baptisé par l’empereur Charlemagne, qui devient son parrain et se charge ensuite de son éducation. Il devient d’abord clerc, puis diacre, et enfin utilise sa fortune personnelle pour fonder le monastère de religieuses de Boeddeken, près de Paderborn en Saxe, où il établit des vierges consacrées.



Sainte Méthodie (+ 1908)
qui pratiqua l'ascèse dans l'île de Kimolos en Grèce, après avoir été mariée. Devenue veuve, elle se retira dans une petite cellule. Elle n'en sortait que pour communier aux Divins Mystères dans l'église voisine, aidant les pauvres qui venaient vers elle pour un réconfort spirituel ou corporel. Elle s'endormit en paix pour rejoindre le Seigneur à l'âge de 43 ans.



Bienheureux Pierre d'Imola (+ 1320)
Professeur de droit canonique et civil au XIVe siècle, honoré à Florence en Toscane, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui se dépensa avec une vraie charité dans le soin des malades.



Saint Placide Disciple de saint Benoît de Nursie (6ème s.)
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Saint Maur sauvant de la noyade Saint Placide à la demande de Saint Benoît - (Fra Filippo Lippi)

Pendant cinq siècles, les bénédictins l'honorèrent comme un saint serviteur de Dieu. Il ne fut ni évêque, ni martyr. Saint Grégoire le Grand, dans ses "Dialogues" nous apprend qu'il avait été confié très jeune à saint Benoît qui l'emmena avec lui à Subiaco puis au Mont-Cassin où il serait mort dans son lit. Mais au 12ème siècle, d'autres bénédictins de Sicile voulurent en faire un martyr sicilien, lui inventèrent une "passion". Placide serait venu du Mont-Cassin à Messine où des pirates envahirent son monastère et torturèrent les moines. A la fin du 16ème siècle, parmi des squelettes découverts à Messine, l'on attribua l'un ou l'autre à ces pauvres moines. L'histoire est plus sobre. Saint Placide mourut bien au Mont-Cassin.
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Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Placide
http://www.magnificat.ca/cal/fran/10-05.htm



Bienheureux Raymond de Capoue Maître général de l'ordre dominicain (+ 1399)
Maître général des Dominicains, il fut le confesseur et le premier biographe de sainte Catherine de Sienne. Il consacra la plus grande partie de sa vie à réanimer l'Ordre des Frères Prêcheurs. Il mourut à Nuremberg en Allemagne, au cours d'une visite des couvents qui reconnaissaient son autorité.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_de_Capoue
Lettres de Catherine de Sienne à Raymond de Capoue:
http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/cvy.htm



Saint Sabas de Vatopédi (+ 1350)
L'église Orthodoxe fête saint Sabas l'Hésychaste vit le jour vers 1283 à Thessalonique. Ses parents le préparait à une carrière militaire; mais, comprenant la vanité de cette vie terrestre, dès l'âge de 17 ans, il s'enfuit sans rien prendre avec lui vers la Sainte Montagne de l'Athos, recherchant d'une âme altérée par la soif de Dieu un ancien rude et austère qui pourrait le guider sur la voie assurée de l'obéissance et de l'humilité. Ayant trouvé près de Karyès un tel maître dans la Science des sciences, il s'engagea avec ferveur dans le combat ascétique, en buvant avec délice, comme un breuvage d'immortalité, les injures, les moqueries et même les coups de son père spirituel. La faim, la soif et toute sorte de privations étaient pour lui le moyen de complèter dans son corps les souffrances du Christ. Son renoncement complet, en toute occasion, à sa volonté propre le rendait si disponible à la volonté de Dieu et le délivrait si bien de tout souci de ce monde que, devenu comme transparent à la présence de Dieu, le calme et la paix de son âme se reflétaient dans toute son apparence extérieure et le rendait aimable et attirant pour tous. La douceur et l'amour fraternel lui étaient devenus si naturels qu'un jour, comme il cheminait lourdement chargé avec un autre moine, il prit sur lui le sac de son compagnon fatigué, et comme celui-ci tardait encore, il le chargea lui-même sur ses épaules. Finalement, son ancien, admirant l'obéissance et l'humilité de son disciple, lui proposa le Sacerdoce; mais Sabas s'enfuit en secret le jour même de l'Ordination et ne revint que lorsqu'il fut assuré qu'il pourrait demeurer privé de tout honneur.
Pour lire la suite:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsoctobre/oct05bis.html



Sainte Tulle vierge (+ v. 430)
Vierge à Manosque, soeur de sainte Consorce, fille de saint Eucher de Lyon.
- sur le site internet du diocèse de Digne, voir l'antiphonaire de Sainte-Tulle.
http://catho04.cef.fr/decouvrir/paroisses/sainte-tulle/antiph/antiphonaire.html
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/152/Saint-Eucher-de-Lyon.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Tulle



Les Églises font mémoire…

Coptes et Ethiopiens (25 tut/maskaram) : Jonas, prophète (Église copte)

Luthériens : Theodor Fliedner (+1864), père des Diaconesses de Rhénanie

Maronites : Paul le Simple (IVe s.), moine

Orthodoxes et gréco-catholiques : Charitine de Corico, martyre ; Synaxe des saints de Toula (Église russe);
Saint Sabas de Vatopédi (+ 1350)
Saints et bienheureux catholiques[2] du jour
  • Fleur († 1347), Fleur d'Issendolus, religieuse hospitalière dans le Quercy.
  • Faustine († 1938), Faustine Kowalska, religieuse polonaise.

Prénoms du jour 

Bonne fête aux :

  • Fleur, au calendrier civil 2009, et ses dérivés : Amaryllis, Anthéa, Bergamote, Bleuette, Bleunvenn, Cannelle, Capucine, Cerise, Dahlia, Daphné, Eglantine, Fleurette, Fleurine, Flora, Floraine, Florane, Flore, Florelle, Florie, Fougère, Framboise, Garance, Jasmin, Ketsia, Kéziah, Lilas, Lis, Lisian, Lotus, Lyla, Lys, Myosotis, Myrtille, Palmyre, Pâquerette, Pervenche, Pimprenelle, Prune, Prunelle, Santoline, Vanille, Violaine, Violette, Violine, etc.

Et aussi aux :

  • Faustine, et ses dérivés : Marie-Faustine, etc.
  • Placide, et ses dérivés : Placidie, etc.

Événements 

 816

Sacre de Louis Ier le Pieux avec son épouse Ermengarde de Hesbaye à Reims par le pape Étienne IV.

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  Premier sacre à Reims

Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire se fait oindre par le pape Etienne IV (successeur de Léon III, celui qui avait couronné Charlemagne empereur d’Occident) pour réaffirmer son pouvoir dans l’Empire face aux anciens collaborateurs de son père, qui contestaient son autorité. Sa deuxième femme Ermengarde de Hesbaye fut sacrée avec lui.

5 octobre dans les croisades
1199 : une croisade est proclamée en Livonie[1].

1582 

Adoption du calendrier grégorien par les États pontificaux, la Pologne, le Portugal et l'Espagne.

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 Le calendrier grégorien entre en vigueur en vertu de la bulle « Inter gravissimas » ...du pape Grégoire XIII, qui corrigea le calendrier julien à cause d’une grave divergence entre l’année naturel ou astronomique et l’année civil et liturgique. L’équinoxe de printemps, qui régule la fixation de la fête des Pâques, avait un retard de 10 jours. Une commission de mathématiciens et d’astronomes, présidée par le jésuite allemand Christophorus Clavius, fut chargée par le Souveraine Pontife de faire l’ajustement du calendrier civil. On supprima le jour supplémentaire des années bissextiles centenaires à moins qu’il ne fût divisible entre 400. Le calendrier grégorien commença le jour suivant le 4 octobre 1582, qui fut considéré le 15 au lieu du 5, Grégoire XIII ayant supprimé les 10 jours de divergence. Il eut la curieuse circonstance que Sainte Thérèse d’Avila, mourut le 4 octobre 1582 et fut inhumée le lendemain, c’est-à-dire le 15 octobre. Le nouveau calendrier fut inégalement adopté dans les différents pays dû aux raisons religieuses ou politiques. Aujourd’hui il est universellement accepté.

1640

Le 5 octobre 1640, Diane de Grandsaigne, épouse du duc de Mortemart Gabriel de Rochechouart, met au monde sonFrancoise_de_Rochechouart_Mortemart troisième enfant, une fille prénommée Françoise. La famille de Françoise est en étroite relation avec la cour : le duc de Mortemart est gentilhomme de la chambre du roi, son épouse est dame d’honneur de la reine Anne d’Autriche et le frère aîné de Françoise, Louis-Victor est le compagnon de jeu du jeune Louis XIV. La jeune fille s’entend à merveille avec sa sœur aînée Gabrielle. La famille s’agrandira encore de deux filles : Marie-Christine et Marie-Madeleine. Vers l’âge de 12 ou 13 ans, Françoise entre au couvent Sainte-Marie à Saintes pour y recevoir une bonne éducation. Elle y apprend le latin, un peu de grec, le français, l’histoire et tout ce qui est nécessaire à une jeune fille de la noblesse dans le grand monde. Mademoiselle de Mortemart sort du couvent en 1660. A cette date, elle fréquente les prestigieux salons de préciosité de Paris et fait sensation de par sa beauté et son intelligence. Elle y gagne le surnom d’Athénaïs (la jeune femme était dite aussi belle qu’Athéna). Sa mère obtient de la reine-mère Anne d’Autriche que sa fille entre la cour comme demoiselle d’honneur de la future duchesse d’Orléans, belle-sœur de Louis XIV. Françoise-Athénaïs (désormais, seule sa famille l’appellera encore Françoise, Mlle de Mortemart préférant son prénom d’Athénaïs) fait ses premiers pas à la cour à l’âge de 20 ans sous le titre de Mademoiselle de Tonnay-Charente. En 1662, la jeune femme vit une histoire d’amour qui va se transformer en drame : elle est amoureuse du marquis Louis-Alexandre de Noirmoutiers qui a déjà demandé sa main quand il est impliqué dans un duel ou il perd son ami le marquis d’Antin. Le duel est un acte puni de mort par le roi et Louis-Alexandre doit s’exiler en Espagne puis au Francoise_Athenais_jeunePortugal. Athénaïs vit très mal le départ précipité de son fiancé qu’elle ne reverra jamais. Elle se rapproche de Louis-Henry de Pardaillan de Gondrin marquis de Montespan et frère du défunt marquis d’Antin. Le 28 janvier 1663, Athénaïs épouse l’ami de son ex-fiancé et devient marquise de Montespan. Deux enfants naîtront de cette union : Marie-Christine (1663-1675) et Louis-Antoine duc d'Antin (1665-1736). Très vite, le mariage bas de l’aile : le marquis de Montespan s’endette dans sa passion du jeu et des paris et doit vendre ses biens ainsi que les bijoux de son épouse pour subvenir aux besoins des enfants.  Dès que sa fille atteint l’âge de 3 ans, Françoise-Athénaïs l’envoie chez la mère de son époux pour qu’elle y reçoive une éducation religieuse et qu’elle ne manque de rien car le ménage à du mal à joindre les deux bouts et vit sur des crédits. En 1664, Athénaïs avait quitté le service de la duchesse d’Orléans pour devenir dame d’honneur de la reine Marie-Thérèse d’Autriche grâce à l’intervention de Monsieur le duc d’Orléans, frère du roi. A la cour, la marquise de Montespan est admirée pour sa grande beauté, sa grâce lorsqu’elle participe à des ballets, son intelligence vive ainsi que pour sa conversation. Elle s’y est faite une amie en la personne de Louise de la Vallière, maîtresse de Louis XIV. Cette dernière invite souvent Athénaïs à lui rendre visite lorsque le roi est chez elle car Mademoiselle de la Vallière sait que son amie a l’art de divertir le  monarque. Louis XIV est lui aussi charmé par la finesse d’esprit de la marquise et par sa beauté naturelle. Athénaïs devient la nouvelle maîtresse du roi dès 1667. La duchesse de la Vallière servira de paravent à cet amour jusqu’à ce que le roi obtienne la séparation des époux Montespan en 1673. Ce dernier qui au début semblait fortfrancoise_athenais_de_montespan bien s’accommoder de la situation, entra dans une folle colère quand il s’aperçut qu’Athénaïs était de nouveau enceinte et qu’il n’était pas le père de l’enfant. Il promettait de se venger ! Un jour il force la porte de la marquise à la cour et se fit jeter dehors par les gardes. Louis XIV exila le marquis dans sa province en 1669. Ce dernier  emmène avec lui son fils le jeune Louis-Antoine. Sur ses terres, il fait passer son épouse pour morte et porte le deuil. Jusqu’en 1673, la duchesse de la Vallière fait figure de favorite officielle. Si à la cour, plus personne n’ignore qu’Athénaïs de Montespan est devenue la nouvelle maîtresse de Louis XIV, peu savent qu’elle en a déjà eu plusieurs enfants quand le 20 décembre de cette année, le roi légitime ceux qui ont survécus. La marquise aura en tout sept enfants du souverain :

- Louise-Françoise (1669-1672)

- Louis-Auguste (1670-1736) duc du Maine

- Louis-César (1672-1683) comte de Vexin

- Louise-Françoise (1673-1743) Mlle de Nantes puis duchesse de Bourbon

- Louise-Marie-Anne (1674-1681) Mlle de Tours

- Françoise-Marie (1677-1749) Mlle de Blois puis duchesse d’Orléans

- Louis-Alexandre (1678-1737) comte de Toulouse

Pour s’occuper de ses enfants illégitimes, Athénaïs engage en 1670 comme gouvernante Françoise d’Aubigné, veuve duAthenais_et_ses_enfants poète Paul Scarron. C’est sa chère sœur Gabrielle –devenue Mme de Thianges- qui lui a conseillé cette femme discrète et aimant les enfants. En 1674, tandis que la duchesse de la Vallière quitte la cour pour le Carmel, Mme Scarron et les enfants légitimés viennent habiter à la cour près du roi et d’Athénaïs. La marquise de Montespan apprécie beaucoup Françoise Scarron pour sa conversation, son intelligence et le soin qu’elle a de ses enfants. Les deux femmes s’entendent comme les meilleures amies du monde. En 1674, Athénaïs parle au roi pour Françoise qui désire une terre : Louis lui donne Maintenon mais  fait également de la gouvernante de ses enfants la marquise de Maintenon. Dés lors, les rapports entre les deux marquises deviennent tendus. Mme de Maintenon se permet d’aller contre les ordres d’Athénaïs concernant ses enfants et passe de plus en plus de temps avec le roi. Les disputes entre la favorite et la gouvernante se multiplient. Louis XIV envoie parfois son ministre de la guerre pour les réconcilier. Il dira avoir plus de mal à installer la paix entre les deux femmes qu’en Europe ! En 1675, la marquise de Montespan et le roi doivent se séparer car l’Eglise refuse de confesser Françoise-Athénaïs tant qu’elle attire le scandale sur elle. Le roi prend des petites maîtresses : Mme de Ludres, la princesse de Soubise...Mais en 1676, Louis XIV se remet avec Mme de Montespan. De leurs retrouvailles « naissent Mlle de Blois et le comte de Toulouse ». Mais cette fois Françoise de Maintenon refuse de s’occuper des deux derniers enfants d’Athénaïs car elle et le roi sont revenus sur la promesse de séparation qu’ils avaient faite à l’Eglise. Mme de Athenais_en_IrisMontespan supporte de moins en moins Françoise qui s’approprie ses enfants, plus particulièrement le duc du Maine. Parallèlement, c’est sous « le règne » d’Athénaïs que les arts (musique, théâtre) s’affirment car la marquise soutient Molière, Lully, Racine...la période de gloire du Roi-Soleil correspond justement aux années durant lesquelles la marquise de Montespan régnait en reine à la cour. Mais Athénaïs vieillit et elle le sait. Elle voit également que Mme de Maintenon insite le roi à se détourner d’elle pour revenir à la reine sans quoi dieu le punira. Françoise-Athénaïs met alors sous le nez de Louis XIV une jeune fille, Mademoiselle de Fontanges, demoiselle d’honneur de la duchesse d’Orléans. Cette jolie Marie-Angélique est d’une rare beauté mais assez naïve sans grande conversation. Le roi courtise la jeune fille d’à peine 17 ans mais semble épris d’elle plus que la marquise de Montespan ne le voudrait. En 1680, Athénaïs est éclaboussé car l’affaire des poisons : on la soupçonne d’avoir usé de philtres d’amour pour conserver le cœur du roi, d’avoir voulu faire empoisonner Marie-Angélique de Fontanges et d’avoir participé à des messes noires avec sacrifices d’enfants. Louis XIV fait taire toutes les accusations contre la marquise mais celle-ci perd à jamais la confiance et l’amour du roi. En 1681, Mademoiselle de Fontangesmarquise_de_Montespan meurt et les rumeurs d’empoisonnement reprennent. Pour arrêter les soupçons, Louis XIV continu à rendre visite à Athénaïs mais celle-ci sait fort bien que le roi ne l’aime plus et que Françoise de Maintenon est devenue sa maîtresse. Mme de Montespan reste à la cour pour ses enfants puis se retire en 1691 à l’abbaye de Fontevrault (où seront envoyées bien plus tard les filles de Louis XV) dirigée par sa sœur Marie-Madeleine. Athénaïs créé également le couvent de Saint-Joseph à Paris qui accueille des personnes âgées pauvres et des enfants. Délaissant ses belles toilettes, elle se rapproche de dieu par la prière et le jeune. En 1700, la marquise acquiert le château d’Oiron où elle s’installe en 1704 après la mort de Marie-Madeleine. Françoise-Athénaïs de Rochechouart Mortemart de Montespan mourut à Bourbon-l’Archambault le 28 mai 1707 à 66 ans.

 

 

  1643


Le pape Urbain VIII adresse ses bulles au futur cardinal de Retz, il devient archevêque in partibus de Corinthe.

Sous la Fronde, quand il armera un régiment, on appellera celui-ci le régiment de Corinthe.

 


1789
Après les journées du 5 et 6 octobre 1789, sous la pression du peuple de Paris, Louis XVI décida de retourner à Paris pour y installer sa résidence habituelle.
 
Ce changement de lieu de résidence de la Cour allait boulverser Versailles et Paris ainsi que le démagenemnt des services qui servaient le Roi et sa suite : les Ecuries, la Bouche du Roi, les ministères...
 
La vie de Cour reprit son cours quelques jours après l'installation du Roi au château des Tuileries.  Paris n'avait plus connu une vie de Cour depuis le départ de Louis XV en 1722 pour son retour au château de Versailles.
 
Au fil des mois, l'assemblée nationale contribua à modifier  cette  vie par les différentes décisions qui sontt prises.
 
Après les journées d'octobre 1789, Louis XVI reçoit le Corps diplomatique le 12 octobre, comme il le fera tous les jeudis et dimanches ainsi repris la vie de Cour...
 
L'Etiquette demeura active jusqu'à la chute de la Monarchie le 10 août 1792. Une vie de Cour fut envisagée par la mise en place de la Constitution de 1791.
 
Avec le départ pour l'émigration des courtisans et des officiers de la Cour, elle se transporta aussi dans les différents lieux de l'émigration où résidaient les différents membres de la Famille Royale (Coblenz, Worms...) dans l'attente de meilleurs jours.
LISTE CIVILE INDEPENDANTE

L’assemblée constituante distingua sous le nom de la Liste Civile Indépendante les sommes affectées aux besoins du Roi. Elle fût fixée à 25 millions de livres auxquels s’ajoutèrent les 4 millions du douaire de la Reine.

A cette somme s'ajoute un certain nombre de résidences dont le palais du Louvre, le château des Tuileries ainsi que les dépendances ;  les châteaux de Versailles, Fontainebleau, Compiègne, Saint-Cloud, Saint-Germain, Rambouillet avec les domaines et les bois qui en dépendent  et le château de Pau où est né Henri IV.


Le Roi prenait en charge sa Maison Civile, sa Maison Militaire, celles de ses Tantes (jusqu’en 1791) et celle de Madame Elisabeth. La Maison de la Reine et celles de Enfants de France sont supprimées et jointes à celle du Roi.

 

Dans le courant du mois d'août 1792, Louis XVI fait arrêter les comptes de la Trésorerie Nationale par la Ministre des Contributions Publiques. Louis XVI fait arrêter aussi les comptes de la Liste Civile par Laporte et Septeuil en date du 3 sepetembre 1792. Tous les appointenements et toutes les factures de la Couronne sont payés.

 

Louis XVI finira et mourra sans devoir un sou à peronnes.

 

Louis XVI avait octroyé des pensions à de fidèles serviteurs.
Les régimes successifs continueront à les payer.
Les dernières pensions attribuées par Louis XVI ont été versé jusqu'à l'aube de la Première Guerre Mondiale.
VIE DE COUR
Réceptions
 
dimanche et mardi  : dîner de la Famille Royale en public

mardi, jeudi et dimanche : réception dans l’appartement de la Reine

jeudi et dimanche : réception des Ambassadeurs
 
Grand Couvert
 
23 mai 1790, 1er janvier 1791, 24 avril 1791 et 15 juin 1791
GARDE CONSTITUTIONNELLE DU ROI
Création
 
Le décret du 3 sepetembre 1791 de l'assemblée constituante accorde au Roi une garde constitutionnelle de 1200 fantassins et de 600 cavaliers. Elle prit ses fonctions le 16 mars 1792.
 
Service
 
La Garde Constitutionnelle effectue le service d'honneur dans les appartements royaux et accompagne à cheval le Roi, la Reine, le Dauphin, Madame Royale et Madame Elisabeth.
 
Serment
 
Les gardes prêtent serment le 17 mars 1792 devant l'Hôtel de Ville :
" Je jure d'être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi, de mainetnir de tout mon pouvoir la constitution décrétée par l'assemblée nationale en 1789, 1790 et 1791 ; de veiller avec fidélité à la sûreté de la personne du Roi et de n'obéir à aucune réquisition ou service étranger à celui de sa garde."
 
Composition
 
- Infanterie : 1200 hommes répartis en 3 divisions de 8 compagnies de 50 hommes
- cavalerie : 600 hommes répartis en 3 divisions de 4 compagnies de 50 hommes
 
Garnison
 
La Garde Constitutionnelle est en garnison à l' Ecole Militaire et au château de Meudon.
 
Supression
 
Le 29 mars 1792, l'assemblée législative rendit le décret suivant :
 
article 1 : Vu l'incivisme de la garde constitutionnelle actuellement existante et les justes alarmes qui inspirent ses officiers supérieurs, ce corps est licencié ; on le reconstituera sans délais, selon la loi
article 2 : En attendant cette recomposition, la garde nationale repredndra auprès du Roi son service d'autrefois.
 
 
La Garde Constitutionnelle est licenciée au Champs de Mars le 29 mai 1792.
Etat – Major de la Garde Constitutionnelle
Commandant général de la Garde Constitutionnelle
duc de Brissac 1791-1792

Commandant de la cavalerie
comte d’Hervilly 1791-1792

Commandant de l’infanterie
de Pont – l’- Abbé 1791-1792


Au cours des journées révolutionnaires des lundi 5 et mardi 6 octobre 1789, une foule, composée majoritairement de femmes, se dirige de Paris à Versailles, officiellement pour réclamer du pain à Louis XVI qui répondit favorablement à cette demande.

Elle réclamait aussi que les gardes du corps de sa majesté soit remplacés par la Garde nationale, commandée par La Fayette.

Au fur et à mesure elle finit par exiger la venue du Roi à Paris.

Sur ce point, Louis XVI se laisse la nuit pour réfléchir.

Mais il est réveillé par une foule plus revendicative. Chargé désormais de la sécurité du château, La Fayette, en retard, est incapable d'empêcher son invasion meurtrière. Il sauve néanmoins à Versailles la famille royale qui est emmenée à Paris où vient s'établir aussi l'Assemblée constituante.

Début octobre 1789, le Roi continue le bras de fer mené depuis le mois de septembre avec l'Assemblée, sur la promulgation des nombreux décrets dits du 4 août (abolition des privilèges), sur les premiers articles de la constitution ainsi que de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

"Le roi tente de freiner le mouvement révolutionnaire"

 

Le 1er octobre 1789, Louis XVI fait venir le régiment de Flandres, dévoué totalement à la couronne, pour renforcer la sécurité de Versailles. Or l'Assemblée constituante continue de siéger à Versailles.

 

Le 5 octobre, justement, l'Assemblée constituante décide de demander l'acceptation pure et simple des articles constitutionnels et de la déclaration précitée.

 

Une députation s'apprêtait même à rencontrer le roi quand, à ce moment précis, des "centaines de "citoyennes" de la capitale (...) arrivent à la hauteur de la salle des Menus Plaisirs où siège l'Assemblée"

 

Dans la capitale, de nombreux politiciens parisiens, et notamment le milieu entourant le Palais-Royal craignent de perdre de leur influence sur le cours du mouvement révolutionnaire.


Le Roi doit revenir à Paris (les articles du journal de Camille Desmoulins "Révolution de France et de Brabant", édité par Danton et proche, à ce moment, de Philippe d'Orléans le souligne)

 

Tel est la véritable revendication de ce début octobre.

 

Mais d'autres prétextes vont légitimer les évènements du 5 et 6 octobre 1789 :

  1. "Le piétinement de la cocarde tricolore par des troupes royalistes étrangères" : L'entourage royal a proposé d'organiser un grand banquet, dans la salle de l'opéra du Palais en l'honneur du régiment de Flandres. Ce 2 octobre "on boit à Louis XVI, à Marie-Antoinette, au Dauphin, on se dit prêt à verser le sang pour eux (...) Des officiers auraient piétiné la cocarde nationale (...) la nouvelle est, quelques heures plus tard exploitée à Paris avec le maximum de dramatisation"[3].
  2. L'approvisionnement de farine à Paris fait défaut, depuis deux jours: Organisée (selon une majorité d'historien), la disette menace Paris (et seulement Paris), ce matin du 5 octobre 1789, bien que, contrairement à 1788 où les récoltes de blés avaient été mauvaises, les moissons de l'été précédent fussent correctes.

Départ 

Il convient de préciser que les événements de cette journée ont fait l'objet d'une enquête de Police, instruite par le Châtelet . (Lire infra, le paragraphe sur le duc d'Orléans)

 

C'est par le tambour que les "citoyennes" sont appelées à se rendre à Versailles pour demander du pain. Le rassemblement a lieu sur la place de l’Hôtel de ville mal défendu par quelques gardes nationaux. Des armes légères sont distribuées (selon les dépositions, il s'agit de pierres, de piques et de fusils). Quelques hommes font partie du cortège. Certains sont travestis. D'autres sont connus comme des vainqueurs de la Bastille. C'est le cas d'un dénommé Maillard.

 

Ce dernier, une fois arrivé à Versailles, montera à la tribune de l'Assemblée pour lire la déclaration suivante : "Nous sommes à Versailles pour demander du pain et en même temps pour punir les gardes du corps qui ont insulté la cocarde patriotique".

Les manifestants parlent plus violemment, notamment contre la reine sur laquelle les imprécations les plus épouvantables sont vomies.

Première négociation avec le Roi 

Quand la foule arrive à Versailles, vers 16h, Louis XVI est au château. Le Roi, qui chassait à Meudon, avait été rappelé en toute hâte. A 14h, conseil a été tenu pour prévoir toutes les situations. Le Roi suivit l'avis de Necker de ne pas quitter Versailles. Marie-Antoinette refusa de quitter son mari.

 

Quand la foule arrive, un groupe se rend, comme on l'a vu, à l'Assemblée. Tandis que le reste se presse contre les grilles fermées et gardées. Un premier affrontement a lieu à coup de pierres. Pour limiter la pression, le commandant des gardes du corps décide de faire entrer, dans l'enceinte du château, une délégation, uniquement de femmes non armées.

 

À 17h30, une députation de l'Assemblée rencontra le roi, exigeant l'adoption des articles de la constitution et de la déclaration dont le roi refusait la promulgation. Mais il leur demanda d'attendre encore pour recevoir les femmes de Paris. À 17h45, six femmes sont à leur tour introduites chez Louis XVI. Ce dernier promet de faire distribuer de la farine dans la capitale. Elles crient « vive le Roi ». La tension de la foule s'apaise un peu à cette nouvelle. Comme convenu également, les troupes qui défendaient les grilles reçoivent l'ordre de se retirer. La garde de nuit, composée de faibles effectifs, les remplaçe en attendant l'arrivée annoncée du très populaire commandant de la garde nationale, La Fayette.

Fin de la constituante ? 

La députation, présidée par Jean-Joseph Mounier, est reçue une nouvelle fois.

Louis XVI accepte, par écrit, les articles de la constitution et de la déclaration des droits.

Il convoquera plus tard, après l'arrivée de La Fayette, l'ensemble des députés présents pour leur assurer que le Roi ne se séparerait pas de l'Assemblée Nationale.

La Fayette à Versailles 

La Fayette, accouru trop tard pour empêcher ces premiers désordres, lutte toute la journée pour en limiter les conséquences. Enfin un ordre de la Commune de Paris l’envoie à Versailles ; il part à la tête de quelques gardes nationaux, auxquels se joignent plusieurs militaires dévoués à l'ordre et à la monarchie, et certains hommes des faubourgs qu'attire l'espoir du pillage.

 

Il est dix heures du soir quand La Fayette débouche de la grande avenue de Paris à la tête de sa colonne. Le général fait prêter à ses hommes le serment d'être fidèles à la Nation, à la Loi et au Roi, envoie des détachements de grenadiers pour garder les ponts de Sèvres et de Saint-Cloud, paraît à l’Assemblée nationale envahie depuis quelques heures par le peuple et, après avoir fait part à ses collègues des dispositions qu'il venait de prendre, se rend chez le roi. Son entrée cause quelque étonnement parmi les gardes suisses et un chevalier de Saint-Louis, d'une taille élevée, s'écria tout haut : «Voilà Cromwell! - Cromwell, répondit froidement La Fayette, ne serait pas entré seul ici.»

 

Son entretien avec le roi dure une demi-heure. Ses protestations de fidélité sont accueillies avec peu de faveur. Cependant, au sortir de cette conférence, il dit à plusieurs personnes qu'il a décidé le monarque à de salutaires concessions, dont le rappel des gardes français licenciés, car ayant participé aux journées révolutionnaires de juillet.

La nuit du 5 au 6 octobre

Tout paraissant calme à l'intérieur et autour du château, La Fayette, après avoir pris quelques dernières dispositions, se retire vers quatre à cinq heures du matin à l'hôtel de Noailles, résidence versaillaise de son beau-père. Une demi-heure à peine s'était écoulée lorsque des cris signalent qu’une troupe d'assassins a pénétré à l'intérieur du château par une grille (les conditions de l'ouverture de cette grille reste floue en fonction des différents historiens; séduction, ou profit de l'endormissement des gens d'armes censés la garder ; corruption, relève opportunément mal organisée ?)

 

Dirigés par des guides travestis, ils étaient parvenus jusqu'au grand escalier de marbre qui conduisait aux appartements de la reine. Deux gardes du corps sont tués (leurs têtes seront accrochées au bout d’une pique et ramenées "comme trophée" à Paris); onze autres résistent pendant que la reine se sauve dans l'appartement du roi. Mais la foule grossit

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et envahit le château, alors que La Fayette accourt à la tête de quelques grenadiers de la garde nationale et réussit à repousser les agresseurs.

 

Mais la foule, rassemblée sous les fenêtres du roi, demande à grands cris que la reine paraisse et somme impérieusement le roi de se rendre à Paris. Après avoir essayé de calmer les cris, La Fayette s'adresse à Marie-Antoinette et lui demande quelles sont ses intentions : « Je sais le sort qui m'attend, mais mon devoir est de mourir aux pieds du roi et dans les bras de mes enfants.»

 

La Fayette la conjure de se présenter avec lui sur le balcon. Elle y consent. Le général, ne pouvant dominer les cris de la multitude, baise sa main, comme pour annoncer au peuple que la réconciliation est complète, et le nom de Marie-Antoinette est porté aux nues par cette même populace qui, tout à l'heure, la menaçait de mort.

Louis XVI, après une délibération tumultueuse, se décide à se rendre à Paris. Le cortège insurrectionnel se met en marche, précédé des trophées de la journée, et suivi de la famille royale qu'accompagnent les gardes du corps, démontés, désarmés, humiliés.

Le retour du roi à Paris 

Louis XVI est accueilli par Bailly qui lui remet, comme le 17 juillet précédent, les clefs de Paris. Deux discours et une déclaration du Roi sont prononcés. On crie "Vive le roi, vive la nation"

 

Après cette courte pause à l'Hôtel de ville, le roi et sa famille s'installent aux Tuileries où rien n'était préparé pour les recevoir. Étonné lui-même de ce délabrement, La Fayette dit à la reine qu'il allait s'occuper d'y pourvoir. Je ne savais pas, répondit-elle dédaigneusement, que le roi vous eût nommé intendant de sa garde-robe.

Le duc d'Orléans

Une procédure instruite par le Châtelet contre les fauteurs de l'insurrection inculpe assez gravement le duc d'Orléans, qui est incité à fuir par La Fayette au cours d'une rencontre chez le ministre Montmorin.

Le duc part pour Londres et ne revient en France que lors de la Fédération de 1790.

Mais son éloignement ne décourage pas les efforts de ses partisans : des lettres adressées aux ministres dénoncèrent l'explosion imminente d'un complot tendant à placer sur le trône « un personnage puissant »

La Fayette ayant insinué au roi et à la reine que le soupçon ne pouvait regarder que le duc d'Orléans :

« Il n'est pas nécessaire d'être prince, objecta Marie-Antoinette, pour prétendre à la couronne. - Du moins, Madame, répondit le général, je ne connais que le duc d'Orléans qui en voulût »

 

L'assemblée constituante n'avait pas tardé à suivre le roi à Paris ; mais ce double déplacement ne calma pas les esprits.

Ambiguïté du rôle de La Fayette 

Pour certains historiens, ces témoignages d'un entraînement passager seraient insuffisants, sans doute, pour absoudre La Fayette des reproches qui lui sont adressés au sujet de cet épisode de la Révolution française. Il faut remarquer, avant tout, que la marche de La Fayette sur Versailles avait été le résultat d'un ordre précis de la Commune de Paris. Placé par cet ordre dans une position mixte et presque équivoque entre la royauté, dont il semble menacer l'indépendance, et l’insurrection, La Fayette remplit, selon Michaud, tous ses devoirs

 

On lui a reproché son sommeil dans la nuit du 5 au 6 octobre et on l'a stigmatisé, à cette occasion, du sobriquet de général Morphée.(Antoine de Rivarol)

 

Les événements des 5 et 6 octobre sont, selon les probabilités les plus graves, le produit des manœuvres de la faction d'Orléans, qui espérait déterminer ainsi la fuite de la famille royale.

Or, tout le monde sait combien La Fayette était opposé à cette faction, dont il avait toujours repoussé les avances avec dédain

(voir : Mémoires de La Fayette)

 


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"complainte de Marie Antoinette , reine de France nuit du 5 au 6 octobre 1789 "
air : complainte de Marie Stuart
chanson sur les journées d'octobre 1789 et cette nuit du 5 au 6 ou la reine fut particulièrement menacée d'être tondue et menée au couvent (http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A 9es_des_5_et_6_octobre_1789)



interprétation : Simone Bartel (disque 33t la révolution française , chants et chansons des rues et des salons 1989)

de votre reine infortunée,
français , écoutez les remords
à la coupable destinée
demander raison de mes torts
près de mon palais solitaire
autrefois plein de faux amis

du peuple j'entend la colère
il m'accuse et mois je gémis (bis)

à tous les coups mon âme est prête
mais ... ou m'entrainent ces boureaux ?
ou suis je ? j'entend sur ma tête
se croiser de fatals ciseaux
on m'arrache le diadème
un voile est posé sur mon front

je vais donc survivre à moi-même ?
non, je mourrai de cet affront (bis)

O vous pastourelles naives
qui portiez envie à mon sort
dans quelques romances plaintives
placez mon nom apès ma mort
dites de Marie Antoinette
l'ambition et les malheurs

j'expire un peu plus satisfaite
si votre reine obtient des pleurs (bis)

1790
 Début de la discussion à l'Assemblée sur le système des impositions : Claude-Pierre Dellay d'Agier, député de la noblesse de la province du Dauphiné fait un discours « Sur le projet de décret du Comité de l'imposition sur la contribution foncière ».

1793
 Le catholicisme perd son statut de religion d'État en France.

1795
 L'insurrection royaliste est écrasée par Bonaparte, à l'église Saint-Roch.
Buonaparte dirigea la fussillade contre les insurgés royalistes sur les marches de l'église Saint Roch...

1810
Bataille de Pombal au Portugal
1908
 Le prince Ferdinand Ier proclame l'indépendance de la Bulgarie et prend le titre de tsar de Bulgarie. L'Autriche annexe la Bosnie-Herzégovine.
1910
Le roi Manuel II, roi trahi!
  
Rei Dom Manuel II, O Rei traído!
Le dernier roi du Portugal! Il a été expatrié en Angleterre, avec sa famille, le "fameux" 5 Octobre 1910
(Cliquez sur la photo pour voir la vidéo "Dom Manuel II, L'Exil")
1970 
Anouar el-Sadate est choisi pour succéder au colonel Gamal Abdel Nasser en Égypte.

1993
 Publication de l'encyclique Veritatis Splendor par le pape Jean-Paul II.
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