Religion - Royauté
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Des enfilades de pièces. Des escaliers, larges ou étroits. Des couloirs, des halls. Et des portes à n'en plus finir. Un vrai parcours du double battant, la visite du château de Pennautier ! « Nous ne voulons pas que Pennautier soit une maison morte. Alors le seul moyen, pour cela, c'est de l'occuper ! », commente, tout en marchant, la maîtresse des lieux, Miren de Lorgeril. En décidant, il y a dix ans, de restaurer entièrement cette vaste maison de famille et d'y proposer un hébergement haut de gamme, elle et son époux, Nicolas, n'ont pas choisi la facilité. Ni financière,
ni physique ! Car si la demeure Louis XIII, inscrite à l'Inventaire des Monuments historiques, est un enchantement esthétique, par ses parquets, ses moulures et dorures, elle appelle aussi ce constat plus trivial : avoir un château demande d'avoir de bonnes jambes !
2 500 mètres carrés
D'autant qu'ici, le château s'apparente davantage à un palais. 2 500 mètres carrés sur trois niveaux, une façade Sud de 100 mètres de long : Pennautier n'usurpe pas son royal surnom de « Versailles du Languedoc ». « Ici, quand on se déplace, il faudrait toujours avoir un plumeau à la main ! », plaisante Miren de Lorgeril. Soucieuse du détail, elle contrôle une salle de bains, réajuste un rideau. Depuis 2008, les propriétaires proposent 20 chambres et salles de bains de standing 4 étoiles, pour des séjours de groupe. Parmi la clientèle : des cadres en séminaire, les artistes du dernier Taratata à la Cité. « Vivre là où nous accueillons nos hôtes, c'est le meilleur moyen de voir quand quelque chose ne va pas ! ».
Et de donner à la rénovation du château, une patine, une âme. Comme avec cette photo de mariage posée sur la cheminée du grand salon d'honneur. Dans les chambres, des meubles de famille, ou chinés aux puces. Tout, pour que Pennautier reste cette « maison » qui, aujourd'hui encore, accueille les cousins pendant l'été. « Toutes les chambres sont différentes et, sauf si un client le demande, elles n'ont pas la télé. Quand il y a un match, tout le monde se rassemble au salon. C'est un anti-Sofitel ! ».
Le lit de Louis XIII
Non, point de standards dans le château construit par l'aïeul des Lorgeril, Bernard de Pennautier, en 1620. Deux ans plus le tard, ce trésorier des Etats du Languedoc, accueille le jeune roi Louis XIII, le temps d'une étape. Le souverain offre à son hôte son mobilier de voyage : un lit à baldaquin, Monument historique, et six fauteuils, précieusement conservés par la famille (photo en haut, à droite).
Le fils de Bernard, Pierre-Louis, agrandit la demeure, et fort de ses rencontres à la cour du Roi Soleil, recrute, ni plus, ni moins, l'architecte et le paysagiste de Versailles pour embellir sa demeure dans le Midi. « Pennautier est une maison qui a été conçue pour recevoir, dans un désir de visibilité, explique Miren de Lorgeril. Molière est venu jouer ici à plusieurs reprises. Nous avons retrouvé les cachets que lui avaient payés Pierre-Louis de Pennautier ». La salle de bal atteste aussi de cette vocation pour l'apparat, avec ses 6,5 mètres de hauteur sous plafond.
Quelques dates
1620 Bernard de Rech de Pennautier, trésorier des Etats du Languedoc, fait construire un château Louis XIII. Ce type de demeure d'agrément est précurseur à l'époque.
1622 Le jeune roi Louis XIII fait étape à Pennautier. Il offre à son hôte son mobilier de voyage, aujourd'hui classé, et toujours conservé par la famille.
1670 Le fils de Bernard de Pennautier, Pierre-Louis, demande à l'architecte et au paysagiste du château de Versailles, Le Vau et Le Nôtre, d'intervenir à Pennautier. Le château est agrandi d'une
salle de bal et d'une orangerie.
1835-1850 Son fils, Rodolphe, agrandit encore le château en comblant la cour centrale. Il redessine le parc de 30 hectares à l'anglaise.
1920 Paule de Pennautier, dernière du nom, entreprend une vaste rénovation du château. A l'arrière, l'aile Nord-Est, endommagée par un incendie, est supprimée. Une partie du parc à la française est reconstituée.
2 000 Son petit-fils, Nicolas de Lorgeril, et son épouse Miren, rénovent complètement Pennautier pour lancer une activité d'accueil.
Voici un forum consacré à la Russie impériale qui a été créé il y a peu par une jeune passionnée de l’Histoire des Tsars.
Cliquez ici pour accéder au forum. Avec tous mes meilleurs encouragements à Caroline.
La princesse Léa de Belgique a écrit à l’occasion du premier anniveraire du décès de son époux le prince Alexandre de Belgique le livre “Une année sans Toi“. Le livre est actuellement en vente à la Maison du Tourisme de Waterloo où se tient par ailleurs une exposition temporaire sur le prince Alexandre et à la librairie “L’Espinette centrale” de Rhode-Sainte-Genèse.
En voici un extrait : “Avant toute chose, pardonnez-moi de m’exprimer à la première personne tout au long de ces pages. Au départ, ma motivation était d’écrire un journal qui m’appartienne, depuis ce malheureux jour du 29 novembre 2009. Insensiblement, j’ai ressenti la nécessité de partager mes pensées pour en faire un témoignage. Puisse le récit spontané de cette première année de deuil être utile à ceux qui connaissent l’expérience d’une brusque et douloureuse séparation. Puissent-ils comprendre qu’ils ne sont pas seuls dans leur détresse et y trouver quelque peu d’espoir et de réconfort.”
Au cours de ses pages agrémentées à la fin de quelques photos (dont certaines sont inédites), la princesse Léa expose son affection et son amour pour le prince, la personnalité du prince Alexandre (son érudition, son goût pour la gastronomie et le bon vin, sa passion pour le sport, les promenades dans la forêt de Soignes et les voyages), le choc qu’a été son décès, le vide qu’il a laissé également auprès des enfants de la princesse Léa qui voyaient en Alexandre de Belgique un père et la difficulté de reprendre la vie et les obligations suite à ce drame. Elle évoque aussi avec une connotation plus joyeuse l’arrivée de son deuxième petit-enfant comme un rayon de soleil pour elle.
Encore à l’affiche du théâtre des Mathurins à Paris, la pièce “Henri IV, le bien aimé” tombe à point nommé en cette année du 400ème anniversaire de son assassinat.
Théâtre des Mathurins - 36, Rue des Mathurins - 75008 Paris