Religion - Royauté
duc de Reggio, maréchal de France
né le 2 août 1767 à Bar-sur-Ornain.
Il s’enrôla en 1784 dans le régiment de Médoc, le quitta au bout de quelques années, mais reprit du service quand éclata la Révolution, et fut nommé en 1791 chef de bataillon des volontaires de la Meuse.
Il se distingua en septembre 1792 par une belle défense du château de Bitche, et obtint le régiment de Picardie dont le colonel venait d’émigrer.
Le corps des officiers allait suivre cet exemple : une harangue d’Oudinot les retint au poste de l’honneur.
En juin 1794, attaqué près de Moclauter par 10.000 ennemis, il résista pendant dix heures avec un seul régiment, opéra ensuite sa retraite sans être entamé, et pour prix de cette conduite, il fut fait général de brigade.
Au mois de juillet suivant il s’empara de Trèves par une manœuvre hardie et y commanda jusqu’en août 1795.
Passé alors à l’armée de Moselle, il fut en octobre attaqué de nuit à Neckerau, blessé de cinq coups de sabre, pris et envoyé en Allemagne.
Échangé au bout de cinq mois, il enleva à l’ennemi, dès son retour à l’armée, Nordlingue, Donauwerth et Neubourg. Au blocus d’Ingolstadt, où il eut à lutter contre des forces décuples, il reçut une balle à la cuisse, trois coups de sabre sur les bras et un sur le cou ; cependant, sans attendre que sa guérison fût complète, il rejoignit sa division à Ettenheim et chargea l’ennemi le bras en écharpe.
L’affaire du pont de Manheim, la bataille de Feldkirch et la prise de Constance, que défendait le prince de Condé, lui valurent le grade de général divisionnaire.
Blessé de nouveau à la bataille de Zurich, il devint chef d’état-major de Masséna qu’il suivit en Italie et avec lequel il soutint le glorieux siège de Gênes.
Conservé par Brune dans les fonctions de chef d’état-major de l’armée d’Italie, il se distingua à toutes les affaires dont les rives du Mincio furent le théâtre, et fut chargé de porter à Paris la nouvelle de la paix bientôt signée à Trévise.
Grand Aigle de la Légion-d’Honneur en 1805, il part du camp de Boulogne à la tête de 10.000 grenadiers, s’empare de Vienne comme en passant, au bout de 45 jours de marche, se présente au pont du Danube que défendent 180 pièces de canon, arrache la mèche du premier canonnier autrichien, passe le fleuve, occupe la rive opposée avec sa division, et force à capituler toutes les troupes ennemies qu’il rencontre.
Après avoir participé aux combats de Wertingen et d’Armstetten, Oudinot, blessé encore une fois à celui de Juncersdorff, assista, quoique convalescent, à la bataille d’Austerlitz, où il cueillit de nouveaux lauriers.
En 1806 il prit possession des comtés de Neuchâtel et de Valengen, puis il entra à Berlin.
Au commencement de 1807 il gagna en Pologne la bataille d’Ostrolenka qui lui valut le titre de comte et une dotation d’un million.
Il alla ensuite avec une forte division renforcer le corps du maréchal Lefebvre qui assiégeait Dantzig et amena la capitulation de cette place.
Le 14 juin, attaqué à une heure du matin par 80.000 Russes dans la plaine de Friedland, il résista jusqu’à midi, et alors Napoléon survenant avec le reste de l’armée, remporta cette sanglante victoire qui fut suivie bientôt de la paix de Tilsitt.
Gouverneur d’Erfurth en 1808, pendant la réunion des souverains, Oudinot continua de commander en 1809 les grenadiers réunis.
Cette formidable avant-garde, partout victorieuse, battit les Autrichiens à Pfaffenhofen le 19 avril, entra le 13 mai à Vienne, concourut à la victoire de Wagram, et valut à son digne chef les titres de maréchal et de duc de Reggio.
En 1810, il s’empara, sans coup férir, du royaume de Hollande, et y commanda jusqu’à l’ouverture de la campagne de Russie.
Placé alors à la tête du 2e corps de la grande armée, il se rendit à Berlin, dont il fut deux mois gouverneur, et participa ensuite aux affaires les plus mémorables, jusqu’à ce que, grièvement blessé à celle de Polotsk, il dut remettre son commandement au général Gouvion-Saint-Cyr.
Toutefois, en apprenant bientôt l’évacuation de Moscou, nos premiers désastres et la blessure de son successeur, il se hâta, quoiqu’à peine guéri, de rejoindre son corps, concourut, avec les maréchaux Ney, Mortier et Victor, à assurer aux débris de l’armée française le passage de la Bérésina, et fut encore blessé.
En 1813 Oudinot combattit glorieusement à Bautzen, mais il essuya un rude échec à Gross-Beeren, et partagea, peu après, celui de Ney à Dennewitz.
À Leipzig il combattit encore ; mais quelques jours avant la bataille de Hanau, il tomba malade et fut emporté mourant du théâtre de la guerre.
Cependant il prit part aux plus terribles affaires de la campagne de France en 1814, aux combats de Brienne et de Champ-Aubert, ainsi qu’aux revers de Bar et de La Ferté-sur-Aube.
Après la capitulation de Paris et la déchéance de Napoléon, le duc de Reggio se voua tout entier au service de Louis XVIII, qui le nomma colonel général des grenadiers et chasseurs royaux, et gouverneur de Metz.
Mais tous ses efforts ne purent contenir que jusqu’à Troyes l’impatience de ses troupes qui l’abandonnèrent pour aller au-devant de Napoléon.
Il passa les Cent-Jours dans sa campagne de Montmorency, et après la seconde Restauration, il fut nommé commandant en chef de la garde nationale parisienne, major-général de la garde royale, Pair de France, ministre d’État, grand-croix de l’ordre royal de Saint-Louis, et enfin chevalier du Saint-Esprit.
Dans la guerre d’Espagne de 1823, le maréchal Oudinot, à la tête d’un corps d’armée, entra sans coup férir à Madrid, reçut du prince généralissime le commandement de cette capitale, et jusqu’à son départ pour Paris, il s’appliqua à contenir une populace féroce et fanatisée.
Quand éclata la révolution de Juillet 1830, Oudinot était encore un des quatre majors généraux de la Garde royale.
Il prêta serment au gouvernement nouveau, mais il parut le bouder pendant quelques années ; puis, en 1837, il accepta le poste de grand chancelier de la Légion-d’Honneur, qu’il n’a quitté, en 1842, que pour passer à celui de gouverneur des Invalides.
Le maréchal Oudinot est mort dans l’exercice de ces dernières fonctions le 13 septembre 1847, à six heures du soir.
Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, Mullié
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Louis Alphonse Gonzalve Victor Emmanuel Marc de Bourbon
né à Madrid (Espagne) le 25 avril 1974
connu, à la suite de son père, sous le titre de courtoisie de « duc d'Anjou »
Comme chef de la branche aînée de la maison de Bourbon, il est devenu en 1989 prétendant et héritier présomptif de la couronne de France
(« Louis XX » pour ses partisans, appelés « légitimistes »)
| | Prétendants au trône de France | |
| François Jacolin | |
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| Évêque de Mende | |
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| Naissance | 25 avril 1950 à Fontainebleau |
| Ordination sacerdotale | 4 avril 1982 |
| Consécration épiscopale | 18 mars 2007 par Mgr Guy Thomazeau |