S.A.S Alfred-Emmanuel de Croÿ, Prince de Croÿ et de Solre
Né le 13 mars 1842 à Dülmen
Décédé le 21 mai 1888 à l'âge de 46 ans à Bruges
Il se destina à la diplomatie et fut docteur en sciences politiques et administratives.
Il fut nommé attaché de légation le 9 novembre 1864, puis envoyé en mission en Russie pour notifier le décès du roi Léopold I° et l'avènement de Léopold II
Le 9 décembre 1866, il fut nommé secrétaire de légation de 2° classe à Vienne le 30 décembre 1868, secrétaire de légation de 1° classe à Paris, puis à Londres le 13 novembre 1872.
Sur sa demande, il fut mis en congé illimité le 18 janvier 1875.
Il reçut de son père la terre d'Havré et celle de Solre-le-Château.
Suite à quatre générations de cousins germains qui se marièrent entre eux pour réunir les terres, Alfred de Croÿ (1842 † 1888), eut l'excellente idée de séduire Elizabeth Parnell (1855 † 1912)
La dégénérescence datait de plusieurs siècles, puisqu'il était coutume de se marier dans le même milieu, qui à l'altitude sérénissime est limitée.
Autant de mariages consanguins avaient fait des originaux.
Il en résulte des caractéristiquement physiques, tels que grands nez, pommettes saillantes dont les portraits des Croÿ sont pris en exemple, mais également d'amusantes doubles articulations.
Il épousa à Londres (Grande-Bretagne), le 12 janvier 1875, Elisabeth-Marie Parnall (née à Landhearn, Angleterre, le 29 décembre 1855), fille de Charles-Samuel Parnall, et d'Elisabeth Helgar Simmonds.
Elizabeth était issue d'une excellente famille bourgeoise irlandaise, mais non aristocrate, ce qui fut considéré comme exagéré.
Elle était la cousine de Charles Stewart Parnell, Président du "'Irish National Land League", qui avait pour objectif à long terme de permettre aux paysans d'en accéder à la propriété de terres qu'il louaient.
Le mouvement était très populaire auprès des irlandais, mais pas auprès des anglais qui votaient une loi visant à combattre la ligue, et emprisonner ses chefs.
Parnell en prison
Sorti de 5 mois en prison, Charles, surnommé "le roi d'Irlande sans couronne", fut victime d'une cabale.
"The Times", publia une série de lettres qui aurait été signées par lui, visant à faire croire qu'il était impliqué dans le meurtre de Lord Frédérick Cavendish et de son sous-secrétaire, T.H. Burke. Deux ans plus tard, Richard Piggott avoua avoir contrefait les lettres, puis s'enfuit à Madrid, où il se suicida. The Times dut verser une importante somme d'argent pour le dédommager Charles. Suite à cela, la presse révéla qu'il vivait avec une femme mariée dont il avait trois enfants. Son mari refusait de divorcer dans l'espoir de lui rafler l'héritage d'une vieille tante, qui finit par léguer sa fortune à une autre nièce, pour éviter qu'il n'en touche un centime. Le divorce était interdit par la religion catholique. La situation était trop d'avant garde.
Elle acheta le château de Bellignies qui avait déjà appartenu dans le passé aux Croÿ.
Elle mourut au château de Bellignies (Nord), le 7 septembre 1912, et fut inhumée à Clarfavt. (Nord)
Alfred et Elisabeth eurent trois enfants:
Marie (1875 † 1968) Resistante de la 1° guerre mondiale, déportée en Allemagne Arrêtée en 1915, sera jugée et déportée en Allemagne "Marie de Croÿ, promue au grade de chevalier de l’ordre de Léopold, recevra la Croix civique belge. En France, elle sera décorée de l’ordre de la Libération et de la Légion d’honneur"
Léopold prince de Croÿ-Solre Né
le 20 février 1877 à San Remo, Italie - Décédé
le 22 décembre 1965 à St-Benin-d'Azy, 58 à l'âge de 88 ans
Reginald Né
le 26 septembre 1878 à Londres - Décédé
le 13 avril 1961 à Woluwe-Saint-Pierre à l'âge de 82 ans
Mort jeune et déshérité, Alfred laissa Elisabeth veuve à trente-trois ans et un petit chef de famille âgé de onze ans.
Elle décida d'élever les petits princes sur la terre de leurs ancêtres et ils acquirent un ancien château de la famille: Bellignies, non loin des terres de Solre, dans le nord de la France.
Le plus ancien souvenir extraordinaire de Léopold, mon grand-père, fut d'avoir rencontré un centenaire qui enfant, avait vu Napoléon revenir de campagne à la tête de ses troupes.