Religion - Royauté
Le 5 septembre est le 248e jour de l'année
(249e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Il reste 117 jours avant la fin de l'année.
L'armée du duc de Parme, venue de Hollande, contraint Henri IV à lever le siège devant Paris.
Chute de Nicolas Fouquet : le surintendant des finances de Louis XIV est arrêté à Nantes par d'Artagnan, capitaine des mousquetaires du roi avant d'être transféré au château de Vincennes, puis à Angers et à Amboise. Il restera incarcéré dans la forteresse de Pignerol jusqu'à sa mort en 1680.
Le tsar Pierre le Grand fait exécuter les « Streltzy », un corps d'arquebusiers devenu dangereux pour le pouvoir.

Le 4 septembre 1725, le jeune Louis XV, bel adolescent de 15 ans, épouse la modeste et pieuse Marie Leszczynska (22 ans), fille d'un ex-roi de Pologne en exil et ruiné.
Ce mariage de l'arrière-petit-fils de Louis XIV, souverain du plus puissant royaume d'Europe, voire du monde, avec une princesse inconnue, est le résultat d'étonnantes intrigues nobiliaires à la cour de Versailles.
Le duc Philippe d'Orléans a gouverné le pays avec le titre de Régent après la mort de Louis XIV, dix ans plus tôt.
Quelques mois avant de mourir, le 2 décembre 1723, il fait sacrer le roi à Reims. Louis XV est déclaré majeur le 15 février 1723.
Comme l'adolescent ne manifeste pas la volonté de prendre en main les affaires du royaume, le duc de Bourbon offre de s'en charger à la place du précédent régent.
Il est prévu que Louis XV, qui n'a pas encore treize ans, épousera plus tard une infante d'Espagne. Mais celle-ci n'a pour l'heure que trois ans et la santé chétive du roi fait craindre que le mariage n'ait jamais lieu.
L'intrigant duc de Bourbon songe que si le roi venait à disparaître avant d'avoir pu donner un héritier à la couronne, c'est le fils de l'ancien Régent qui deviendrait roi selon les règles normales de succession. Cette éventualité est insupportable au duc de Bourbon, qui descend du Grand Condé et ne peut imaginer de s'incliner devant la famille rivale des Orléans !
Usant de son influence au gouvernement, le duc fait capoter le projet de mariage du roi avec la petite infante d'Espagne et il met ses conseillers en quête d'une princesse bonne à marier. Il faut que la future ait du sang royal, soit catholique... et en âge d'enfanter. Les personnes qui réunissent ces qualités ne sont pas légion...
C'est ainsi que Stanislas Leszczynski et son épouse Catherine Opalinska ont la surprise un jour, dans leur retraite de Wissembourg, de recevoir du duc de Bourbon une demande en mariage du roi pour sa fille Marie. On imagine la surprise de l'un et de l'autre ! Bien entendu, les beaux-parents du roi de France quittent Wissembourg pour une résidence mieux en rapport avec leur nouvelle situation, à Meudon.
Au demeurant, le mariage va se révéler heureux, du moins pendant les premières années. Le jeune roi de France se montre sincèrement amoureux de sa femme et celle-ci, bonne épouse, lui donne pas moins de dix enfants en dix ans avant qu'il ne cherche d'autres plaisirs dans les bras des marquises.
Quelques mois après son mariage, Louis XV a la sagesse de renvoyer le duc de Bourbon. Il le remplace à la tête du gouvernement par son précepteur, l'évêque de Fréjus, André de Fleury (73 ans).Celui-ci devient cardinal la même année (dans le désir de s'inscrire dans la continuité de Richelieu et Mazarin, deux cardinaux qui avaient remarquablement dirigé la France au siècle précédent)
Bataille de la baie de Chesapeake
Olympe de Gouges rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
1793
Début officiel de la seconde Terreur de la Révolution française
La loi des suspects
A la séance de la Convention du 5 septembre 1793, une députation de la Commune, conduite par le maire et le procureur syndic Chaumette, vient déclarer la création d'une armée révolutionnaire, recrutée à Paris et chargée des parcourir les provinces de France pour y arrêter les ennemis de la nation.
Barrère approuve l'entreprise en prononçant la formule célèbre à l'ordre du jour. "Il ajoute célèbre : "Plaçons la terreur à l'ordre du jour. " Et il ajoute : "Les royalistes veulent du sang : eh bien ! ils auront des conspirateurs, des Brissot, des Marie-Antoinette. Ils veulent préparer un mouvement : eh bien ! ils vont en éprouver les effets, ce sont les tribunaux révolutionnaires qui vont l'opérer."
Le 17 septembre 1793, la Loi du Suspect est ainsi instituée : "Sont déclarés suspects les ci-devant maris, femmes, frères, fils ou filles ou soeurs d'agents d'émigrés qui n'ont pas constamment manifesté leur attachement à la Révolution ; suspects ceux qui ont émigré dans l'intervalle du 1er juillet 1789 à la publication du décret du 30mars 1792, quoiqu'ils soient rentrés en France dans les délais fixés par ce décret ou précédemment ; suspectes ceux qui, soit par leur conduite, soit par leur relation, soit par leurs propos ou leurs écrits se sont montrés partisans de la tyrannie ou du fédéralisme et ennemis de la liberté. Sont également suspects ceux qui ne pourront pas justifier de leurs moyens d'existence, suspects ceux ceux qui, ayant toujours les mots de liberté, n'ont aussi rien fait pour elle."
Cette loi des suspects marque le début de la Terreur. Désormais, il suffit de crier "Vive le roi !" ou de s'apitoyer sur le sort du roi emprisonné au Tmple pour être arrêté, jugé, condamné, et exécuté dans la même journée.
Le nombre des condamnations à mort passe à 15 en octobre, 65 en novembre, 116 en février-mars 1794, 155 en mars-avril 1794, et atteindra, après prairial, le chiffre de 796 en juillet 1794. Pendant ce temps, le nombre des acquittements va en diminuant : "Les têtes tombent comme des ardoises sous l'ouragan", constate l'accusateur public Fouquier-Tinville. De son coté le Montagnard Forestier écrit : "Rien n'est plus beau qu'un tribunal révolutionnaire ! Rien n'est plus majestueux que cette foule d'accusés qui y passent en revue avec une rapidité incroyable et que ces jurés qui font un feu de file. Un tribunal révolutionnaire est une puissance bien au-dessus de la Convention."