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Religion - Royauté

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06 octobre: Anniversaires

Naissances 

1289

Venceslas III

 

roi de Hongrie, de Bohême et de Pologne.


1773 

Louis-Philippe Ier

 

roi des Français 

  Naissance de Louis-Philippe

(ci dessous : Louis-Philippe et ses fils devant le château de Versailles en 1846, par Horace Vernet). 

LOUIS PHILIPPE.jpg
        "Il ne lui a manqué que d'avoir accepté le suffrage universel. En 1851, c'est en l'offrant au peuple que Louis-Napoléon réussira son coup d''Etat. Louis-Philippe l'eût-il fait -j'aime à le croire-, sans doute serait-il mort aux Tuileries" (Alain Decaux).

           Faisons un petit effort d'originalité, et tâchons d'aborder ce Roi et ce règne sous un angle pas toujours suffisamment étudié. Et faisons pour une fois un peu d'uchronie, cette chose vaine et insensée que Bainville nous recommandait justement de ne jamais faire. Et imaginons ce qui se serait passé si avant, pendant et après la révolution on avait demandé son avis au peuple.

          Centrons donc notre réflexion sur un seul point : l'attitude erronée de l'ensemble des périodes royales qui ont précédé (pour Louis XVI) et suivi la révolution et l'Empire (pour la Restauration et la Monarchie de Juillet) vis à vis du suffrage universel.

          Voici un passage du tout début du chapitre XIX de l'Histoire de France, qui permet de comprendre beaucoup de choses -et de nourrir beaucoup de regrets.... - ; un passage dans lequel Bainville offre, comme d'habitude, une explication judicieuse et pertinente :

louis_phil_2.jpg

Peint par Winterhalter

          ".....Louis-Philippe, ne pouvant se réclamer de la légitimité comme Louis XVIII, ne s'appuyait pas non plus sur le plébiscite comme Napoléon. C'est le point essentiel pour l'éclaircissement de ce qui va suivre, car c'est sur la question du droit de suffrage que la monarchie de juillet, au bout de dix-huit ans, est tombée.

          Les théories sont changeantes et il paraît surprenant que d'authentiques libéraux aient été aussi obstinément hostiles au suffrage universel. En général, cette hostilité est attribuée à un esprit de méfiance et de crainte à l'égard des masses populaires, à l'idée que des électeurs bourgeois, des « citoyens qui possèdent », sont plus conservateurs que les autres. Cette opinion était sans doute en faveur chez ceux qui considéraient le suffrage universel comme une force révolutionnaire, et le suffrage restreint comme un moindre mal, en quoi ils se trompaient beaucoup. Il est surprenant qu'après l'expérience orageuse du système parlementaire sous la Restauration, un esprit aussi pénétrant que celui de Louis XVIII, un caractère entreprenant et même aventureux comme celui de Charles X, une intelligence aussi subtile que celle de Louis-Philippe, n'aient pas discerné cette erreur. Mais les libéraux raisonnaient autrement et, à leur point de vue, ils raisonnaient mieux. Le suffrage universel leur apparaissait comme un poids immobile, sinon comme une force rétrograde. Ils étaient dans les mêmes sentiments que les Constituants de 1790 qui avaient divisé les Français en citoyens actifs, ceux qui votaient, et en citoyens passifs, indignes de voter par leur condition. Robespierre lui-même avait refusé le droit de suffrage aux « domestiques », de manière à écarter surtout les salariés agricoles. Or, la France était en grande majorité rurale. Il semblait impossible aux libéraux de conduire une politique neuve, hardie, généreuse avec ce peuple de terriens, nécessairement attachés à leurs intérêts matériels, bornés à l'horizon de leur village. Pour comprendre et pour aimer le progrès, pour pratiquer le régime de discussion, il fallait des hommes affranchis des préoccupations vulgaires de la vie, inaccessibles aux considérations mesquines comme aux influences que subissent les ignorants et les besogneux. On ne vote selon des principes que si l'on est indépendant. Et d'où vient l'indépendance, sinon de la fortune? En vertu de cet axiome, on en arrivait à considérer que ceux qui étaient soldats, faute d'argent pour acheter un remplaçant, ne devaient pas décider par leur vote de la paix et de la guerre, leur jugement n'étant pas libre.

 

LOUIS PHILIPPE 1.jpg

          Cependant Louis-Philippe allait pratiquer, à l'extérieur, la même politique de paix que la Restauration. Comme elle, il sera accusé d'humilier la France, d'être l'esclave des traités de 1815. La Révolution de 1830 avait relevé les trois couleurs qui signifiaient les frontières naturelles, l'affranchissement des peuples, la revanche, la gloire : d'où le nom de « trois glorieuses », donné aux journées de juillet. Edgar Quinet dira plus tard : « La Révolution a rendu son épée en 1815; on a cru qu'elle allait la reprendre en 1830. » Là encore, un sentiment fut froissé, un espoir déçu. Les hommes qui avaient fait cette Révolution voulaient l'action, le « mouvement » au-dedans et au-dehors. Louis-Philippe, qui connaissait l'Europe, se rendit compte du danger, qui était, par une politique extérieure téméraire, de réunir les Alliés et de remettre en vigueur le pacte de Chaumont. Il prit le parti de la modération, de l'ordre, de la prudence, qu'on appela la « résistance » par opposition au « mouvement ». Sortie d'une poussée révolutionnaire, c'est-à-dire (car les deux choses se confondaient) belliqueuse, la monarchie de juillet sera conservatrice et pacifique. Elle donnera satisfaction au besoin de tranquillité, aux intérêts matériels qui dominent le plus grand nombre. Mais elle mécontentera les esprits ardents qui vivaient sur les souvenirs de la République et de l'Empire, et elle ne pourra pas compter, pour défendre cette politique, sur les masses, surtout rurales, à qui cette politique devait plaire, car, de la guerre, c'étaient elles qui payaient les frais encore plus alors que de nos jours.

          Ainsi, en s'obstinant à repousser le suffrage universel, la monarchie de juillet se privait d'une base large et solide, celle qui avait déjà manqué à la Restauration....."


1893
Assureur à Carcassonne
Parents
1932
Parents

1960
Parents

2008

Guido von Rohr et son épouse la princesse Christina von Loewenstein-Wertheim-Rosenberg

viennent d'avoir des jumelles le 6 octobre 2008.

Maria Sylvia et sa soeur Cecilia Marie

sont les troisième et quatrième enfants du couple.


Le couple a deja deux fils: Antonius (7-8-2003) et Konstantin (8-6-2007)

Source: Deutsches Adelsblatt (par Hein Bruins)
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