877
Charles II le Chauve
roi de France et empereur d'Occident
À Avrieux en Savoie, décès à 54 ans de Charles II le Chauve, roi des Francs depuis 840 et empereur romain d'Occident depuis 875. Né à Francfot-sur-le-Main le 13 juillet 823, il était le fils de l'empereur Louis Ier le Pieux et de sa troisième femme Judith de Bavière, fille de Welf Ier, seigneur d'Altdorf et de Ravensburg. Sa naissance modifia le partage de l'Empire carolingien conçu par son père. Dès août 829 à Worms, delui-ci le fit duc d'Alémanie (incluant la Rhétie, l'Alsace et une partie de la Bourgogne) et en 832 il le nomme roi d'Aquitaine. Successivement Charles obtint aussi les territoires côtiers situés entre la Frise et la Seine, le Maine, la région comprise entre la Seine et la Loire, la Francie occidentale comprise entre la Meuse et la Seine, l'ouest et le sud de la Bourgogne, la Provence, la Neustrie, la Marche de Bretagne, la Gascogne et la Septimanie. En 840, à la mort de Louis le Pieux, éclata la guerre entre ses fils Lothaire, Louis le Germanique et Charles le Chauve. Les deux derniers s’allièrent entre eux et signèrent le 14 février 842 les Serments de Strasbourg, qui constituent le premier monument de la langue française. Finalement tous les trois arrivèrent à un accord de partage définitif par le traité de Verdun d’août 843, en vertu duquel : Lothaire Ier reçut la Francie médiane (Francia media), de la mer du Nord à l'Italie (la Lotharingie), et fut nommé Empereur ; Louis le Germanique reçut la Francie orientale (Francia orientalis ou Germanie, la future Allemagne), et Charles le Chauve reçut la Francie occidentale (Francia occidentalis, la future France). Charles soutint des guerres contre Vikings et Bretons et en Aquitaine et Lotharingie, réussissant à raffermir son autorité et à agrandir son royaume. Son frère Louis le Germanique étant mort en 875, il fut reconnu son successeur dans l’Empire et couronné par le pape Jean VIII la nuit de Noël, 75 ans jour par jour après le couronnement de son grand-père Charlemagne par le pape Léon III à Rome. Son règne fut marqué par un fait fondamental : la naissance de la féodalité, qui eut lieu quand Charles le Chauve promulgua en juin 877 le capitulaire de Quierzy qui établissait l’hérédité des charges comtales et des honneurs. Même s’il avait laissé des instructions très précises pour être enseveli à Saint-Denis, d’où il avait été abbé, son corps fut inhumé à Nantua, dans le diocèse de Lyon, dû à son état avancé de décomposition par un embaumement manqué. Ce fut huit ans après seulement que ses os furent transférés à la nécropole royale.
1180
Amaury de Nesle
prieur du Saint-Sépulcre, puis patriarche latin de Jérusalem de 1158 à 1180.
1349
Jeanne II de Navarre
fille du roi Louis X le Hutin et de Marguerite de Bourgogne, veuve du roi de Navarre Philippe III le Bon.
À Conflans, décès de la reine Jeanne II de Navarre, comtesse de Champagne et d'Évreux, née princesse de France (Conflans, 28 janvier 1311), seule enfant du roi Louis X de France et de Navarre, dit le Hutin, et de sa première femme Marguerite de Bourgogne, fille du duc Robert II de Bourgogne, roi titulaire de Thessalonique, et d'Agnès de France (dont le père était Saint Louis IX). Elle resta tôt orpheline de sa mère qui fut étranglée en prison où se trouvait à cause de l’ « affaire des brus de Philippe le Bel ». À la morte de son père en 1316, on attendit la délivrance de la belle-mère la reine Clémence de Hongrie, qui accoucha d’un fils, reconnu tout de suite comme le roi Jean Ier dit le Posthume, mais qui ne vécut que quelques jours. C’était la première fois chez les Capétiens qu’un roi mourait sans laisser descendants mâles. On se posa alors pour la première fois la question de la succession par les femmes, mais Jeanne de France fut écartée dû aux soupçons sur sa naissance à cause de la conduite légère de sa mère. Ce fut son oncle Philippe, comte de Poitiers, frère puiné de Louis le Hutin, qui devint roi soit de France que de Navarre comme Philippe V dit le Long. Mais celui-ci mourut sans laisser non plus que de filles. Son frère cadet Charles, comte de la Marche lui succéda alors en 1322. Jeanne épousa en 1325 à Conflans son cousin Philippe III d’Évreux dont elle eut huit enfants. En 1328 son oncle Charles IV le Bel mourut dans le même cas que son prédécesseur, étant de dernier des Capétiens directs par les mâles. La question de la succession féminine tourna à être posée : les plus proches parents du roi défunt étaient ses propres filles, sinon Jeanne II et les filles de Philippe V. Il y avait aussi la seule fille de Philippe IV le Bel, Isabelle de France, mère du roi Edouard III d’Angleterre, lequel avança ses prétentions sur le trône de France au nom d’elle. Mais la race d’Hugues Capet ne s’était éteinte par les mâles, car il y avait plusieurs branches qui en descendaient, les Valois à la première place, issus de Philippe III le Hardi par son fils cadet Charles, comte de Valois. Le royaume décida de reconnaître Philippe, le fils de ce dernier, comme le successeur légitime en dépit des femmes qui étaient plus proches parentes des derniers capétiens directes. Ce fut ainsi que la Loi Salique se trouva consacrée comme Loi Fondamentale du Royaume, ce qui donna stabilité à la Maison de France. Philippe VI de Valois céda la Navarre à sa cousine Jeanne en échange de la Champagne. Elle partagea sa couronne avec son époux Philippe d’Evreux. Tous les deux régnèrent comme Jeanne II et Philippe III. La reine et son époux étant le plus souvent à Paris, ils nommèrent un gouverneur de la Navarre, en 1329. Jeanne fut succédée par son fils Charles d’Evreux, qui se nomma Charles II et fut dit le Mauvais.
1644
Élisabeth de France
À l’Alcazar de Madrid, décès de la reine Elisabeth d’Espagne, dite Isabelle de Bourbon, née princesse de France et de Navarre, première femme du roi catholique Philippe IV d’Espagne et des Indes. Elle naquit à Fontainebleau le 22 novembre 1602 et était l’ainée des filles du roi Henri IV de France et III de Navarre et de sa femme Marie de Médicis, née princesse de Toscane. Elisabeth épousa l’alors prince Philippe des Asturies à Bordeaux le 25 novembre 1615. Elle donna à son mari huit enfants, dont l'héritier au trône Balthazar-Charles (immortalisé par les pinceaux de Velázquez et qui n’arriva pas à régner) et sa plus jeune fille, Marie-Thérèse, future reine de France, qui apporta à l'ennemi héréditaire de la Maison d'Autriche des droits sur le trône et sur les possessions espagnols que le roi Charles II d’Espagne et des Indes fera valoir lorsqu’il nommera par son testament le duc d’Anjou, arrière-petit-fils de la reine Elisabeth, l’héritier de son immense empire. La mort d’Elisabeth de France se produisit de suites d’un érysipèle qui lui survint en accouchant de son huitième enfant, né mort. Sa dépouille fut inhumée au Panthéon d’Infants de l’Escurial et non pas à côté de son mari pour n’avoir pas été mère d’un roi d’Espagne.
fille de Henri IV.
1789
Victime de la Révolution François Baltard
Conducteur de travaux du Pont Louis XVI (de la Concorde) /http%3A%2F%2Froglo.eu%2Froglo_f%3Flang%3Dfr%3Bm%3DIM%3Bd%3D1237619858%3Bi%3D2561671%3Bk%3D%2Ffrancois.0.rouph_de_varicourt)
François Rouph de Varicourt, Né le 5 juillet 1760 à Gex dans l'Ain Tué le 5 octobre 1789 à Versailles à l'âge de 29 ans lors des émeutes du 5 et du 6 octobre 1789 à Versailles, garde du corps de la reine, sa tête fut tranchée et plantée au bout d'une pique
Succombe sous les coups lors des émeutes des 5 et 6 octobre 1789 qui amènent les femmes de Paris à venir chercher à Versailles « le Boulanger, la Boulangère et le Petit Mitron » Se précipitant à la porte des appartements royaux en criant « Sauvez la Reine ! », il contient avec un autre camarade, Miomandre de Sainte Marie, la ruée de ceux qui veulent assassiner « l'Autrichienne » Leur courage va permettre à la Reine de se réfugier dans l'appartement du Roi. La tête de François fut tranchée et mise au bout d'une pique, c'est sa tête et celle de son camarade Antoine Joseph Pagès des Huttes que l'on voit sur les gravures montrant le peuple escortant le retour de la famille royale à Paris.
Antoine Joseph Pagès des Huttes sieur de Nierestang Né en 1759 à Vic-sur-Cère (15) Tué lors des émeutes de 5 et 6 octobre 1789 à Versailles, garde du corps de la reine, sa tête fut tranchée et plantée au bout d'une pique à l'âge de 30 ans Entré au service du roi Louis XVI à l'âge de 22 ans. Pour avoir tenté de protèger la fuite de la reine Marie-Antoinette, il fut tué à Versailles dans l'émeute du 6 octobre 1789 avec l'autre garde, François Rouph de Varicourt. Son cadavre fut décapité et sa tête hissée en enseigne sur une pique.
1914
Comte Albert de Mun ( Eléments de biographie....pdf)
http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academici...
C'est lui qui est à l'origine de la législation du travail en France. C'est lui qui a déposé le premier projet de loi sur les syndicats (il s'agissait de créer des syndicats mixtes où auraient coopéré ouvriers et patrons) ; c'est à lui, et non aux députés républicains, trop souvent partisans du statu quo, que nous devons aussi des lois voire des premières propositions de loi sur le repos dominical (1883), sur le salaire minimum légal (1888-1909), sur la réglementation de la durée du travail (1889) et sur la suppression du travail de nuit des enfants et des femmes (1891), sur les retraites (1886), les assurances sociales (1892), les accidents du travail (1893), le patrimoine syndical (1895), etc...
Avec La Tour du pin, Le Play et d'autres, il fait partie de ces Légitimistes trop souvent ignorés aujourd'hui, et injustement traités, à qui Michel Mourre a rendu justice, dans son Dictionnaire encyclopédique d’Histoire, article Légitimistes (page 2624, extrait) :
« …Ce serait faire une caricature que de représenter tous les légitimistes comme des nostalgiques du passé, fermés aux problèmes de leur temps ; bien au contraire, ils furent les premiers, avec les socialistes, à dénoncer les méfaits du capitalisme sauvage. Villeneuve-Bargemon, dans son Traité d’économie politique chrétienne (1834) et Villermé, dans sa grande enquête de 1840 sur la condition ouvrière, furent les précurseurs du catholicisme social. Bénéficiant de la confiance d’une grande partie des masses rurales, les légitimistes firent campagne, souvent en liaison avec les républicains, contre le régime électoral censitaire de la Monarchie de Juillet. Leur force électorale se manifesta après la Révolution de 1848, avec 100 élus à l’Assemblée constituante (avril 1848) et 200 à l’Assemblée législative (mai 1849). Cédant à l’affolement suscité par l’émeute socialiste de juin 1848, la plupart des députés légitimistes se réunirent avec les orléanistes dans le « parti de l’Ordre ». Fermement hostiles au coup d’Etat du 2 décembre et au second Empire, ils apparurent, après les défaites de 1870, comme les hommes de l’ordre et de la paix et eurent de nouveau près de 200 élus à l’Assemblée nationale élue en février 1871.
Ils incarnaient toujours la vieille France rurale, mais, avec Albert de Mun et La Tour du Pin, ils continuaient aussi à affirmer leurs préoccupations sociales et leur soucis de défendre les ouvriers contre les abus du capitalisme....."
1983
Terence James Cooke
cardinal américain, archevêque de New-York (° 1ermars1921).
1993
Victor Razafimahatratra
cardinal malgache, jésuite et archevêque de Tananarive