Miracle attribué à Jean Paul II examiné
Le Vatican a refusé de commenter des rumeurs sur d'éventuels problèmes autour du miracle à l'étude pour béatifier Jean Paul II, celui d'une soeur française guérie de la maladie de Parkinson, affirmant aujourd'hui que le processus n'en est qu'au tout début. "Le processus est dans sa toute première phase, celle de l'étude du miracle par deux experts nommés par la Congrégation pour la cause des saints", a déclaré à l'AFP le père Ciro Benedettini, vice-directeur de la salle de presse du Vatican. "Ceux-ci doivent rédiger un rapport qui sera examiné par une commission de sept médecins", a-t-il précisé.
Le père Ciro Benedettini s'est refusé à donner d'autres précisions, soulignant que "l'ensemble du processus est secret". Des rumeurs étaient parties jeudi de Pologne: le journal Rzeczpospolita indiquait avoir appris - sans citer une seule source - que la Congrégation pour la cause des saints ne s'était toujours pas réunie pour débattre du miracle attribué au prédécesseur de Benoît XVI.
Selon le quotidien, des doutes étaient apparus sur la nature de la maladie dont était atteinte soeur Marie Simon-Pierre, à savoir s'il s'agissait de la maladie de Parkinson ou d'une autre maladie ayant des symptômes similaires. Le Vatican aurait demandé des opinions médicales supplémentaires à des spécialistes mondiaux de la maladie de Parkinson, ajoutait le journal.
Jean Paul II a été proclamé "vénérable" par Benoît XVI le 19 décembre, dernière étape avant la béatification. La presse italienne avait évoqué comme dates probables de la cérémonie le printemps, au cinquième anniversaire de son décès survenu le 2 avril 2005, ou octobre pour marquer le 16 octobre 1978, date de son élection à la tête de l'Eglise catholique.
Le printemps semblait cependant trop proche et Benoît XVI a entre-temps annoncé six canonisations pour le 17 octobre, ce qui semble repousser à l'année prochaine la béatification de son prédécesseur. Le processus avait été déclenché par Benoît XVI deux mois après le décès de Jean Paul II, un délai exceptionnellement bref, autorisé par une dérogation papale à la norme des cinq ans. Pendant les obsèques de Jean Paul II place Saint-Pierre au Vatican de nombreux fidèles avaient crié "Santo Subito", réclamant sa sanctification immédiate.
Le pape Benoît XVI reçoit les évêques de l'Ouganda en visite ad limina
Benoît XVI a reçu ce matin les évêques ougandais achevant leur visite Ad Limina, devant lesquels il a d'emblée tenu à évoquer les victimes des récentes inondations de la région de Bududa.
Texte original du discours du Saint Père ► Anglais
Regarder la vidéo en Italien « La vie est toujours victorieuse »
Mgr Castet, évêque de Luçon, lors de la messe en mémoire des victimes de la tempête Xynthia
Devant les familles des victimes et le Premier Ministre François Fillon, Mgr Alain Castet, évêque de Luçon, a assuré la prédication durant la messe en mémoire des victimes de la tempête célébrée jeudi 4 mars 2010. Nous reproduisons ici l'intégralité de son homélie. A la fin de son sermon, Mgr Castet a lu à l'assemblée qui s'était pressée dans et à l'extérieur de la cathédrale de Luçon (Vendée) le message que lui a spécialement fait parvenir le pape Benoît XVI.
Mgr Alain Castet s'apprête à célébrer la messe en hommage aux victimes de la tempête Xynthia en la cathédrale de Luçon.
« Au cœur d’une nuit ordinaire, sans doute plus bruyante qu’à l’accoutumée, sur ce littoral vendéen où la mer et le vent sont le quotidien des habitants, les éléments se sont conjugués révélant la fragilité des hommes, de leurs vies et de leurs entreprises.
En cette fin de semaine, des familles vivaient en paix et aucun vent même violent ne pouvait troubler ceux qui ont connu bien des bourrasques et des marées. Et puis, au cœur de la nuit, l’inattendu est survenu, engloutissant les vies, séparant les familles, terrassant les plus faibles.
Au cœur de cette nuit d’angoisse, de silence et de froid, dans la profondeur des ténèbres, dans le déferlement d’une force inconnue et aveugle, la mer a pénétré brutalement dans ces maisons que l’on avait bâties pour la paix, fracassant les lieux d’intimité conçus pour la vie en y faisant entrer la mort. Cette terre de paix et de tranquillité a été dévastée.
Comment ne pas entendre en écho la parole angoissée du Psalmiste :
« Les flots s'élèvent, Seigneur
les flots élèvent leur voix,
les flots élèvent leur fracas. » et celle de ceux qui, à l’approche des Ténèbres nous confient, avec affection :
« dites bien combien j’ai aimé cette terre ». Puis, pour ceux et celles qui ont pu échapper à la mort, dans le silence et le froid, ce fut l’attente. Blottis sur de fragiles refuges, le temps est devenu interminable dans l’incertitude du sort des êtres aimés.
Quelques jours après ce drame, nous pensons en tout premier lieu aux victimes en priant le Dieu des miséricordes de les accueillir dans sa demeure de lumière et de paix. Nous prions aussi pour les familles éprouvées dans leur cœur et dans leur chair. Si la mort de celui que l’on aime paraît toujours injuste, nous savons que la brutalité d’une catastrophe ajoute au bouleversement. La perte du conjoint, de l’enfant, du père, de la mère ou de l’ami désoriente, comme si le sol se dérobait. Elle rend vivante cette parole du Livre des lamentations :
« Toute mon assurance a disparu »,
« Quand je reviens sur cette misère où je m’égare, c’est l’amertume » Comment ne pas ressentir également de la compassion envers ceux et celles qui ont tout perdu. Leur maison, leur outil de travail, les souvenirs d’une vie, l’espoir d’une retraite méritée et heureuse. Comment ne pas mentionner également ces villes meurtries, ces rivages dévastés, ces paysages façonnés pas le travail de plusieurs générations anéantis en peu de temps.
Comment pourrions-nous exprimer notre profonde reconnaissance à tous ceux et celles qui se sont dressés, faisant face avec courage et refusant la fatalité du drame. Permettez-moi de saluer les élus, les pouvoirs publics, la gendarmerie, les pompiers, les sauveteurs et les associations qui ont montré et qui montrent un solide sens de l’organisation, de l’abnégation mais aussi une capacité à accueillir et à accompagner les personnes dans ces circonstances tragiques. Je vous invite également à remercier par anticipation ceux et celles qui sauront soutenir les sinistrés dans la durée.
De l’éprouvante recherche des victimes à l’immense élan de solidarité de ceux et celles qui ont accueilli avec générosité, apporté du réconfort ou donné de leur temps, c’est un même mouvement qui a révélé la grandeur de l’homme. La Vendée a forgé son identité dans l’épreuve et l’attention fraternelle. Les jours qui s’écoulent lui permettent d’écrire avec dignité une nouvelle page tragique de son histoire.
La communauté chrétienne ne vit pas à l’écart des autres hommes. Comme eux, dans le malheur, dans l’épreuve, atteinte par cette souffrance qui mine le fond de l’être, elle interroge son créateur, comme au jour du Vendredi Saint :
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Le cri de Marie, la sœur de Lazare mêlant confiance et angoisse, devient le sien :
« Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». La force du mystère d’iniquité, la puissance du mal qui survient et terrasse, ébranle jusqu’à faire naître ce cri de révolte qui est le signe d’une humanité blessée. « Si tu avais été là ! » « Où est-il ce Dieu qui permet l’inacceptable ? »
Aujourd’hui, Jésus se rend chez des amis. Lazare, l’un de ses proches, vient de mourir. Par ses paroles, ses attitudes et ses actes, le Seigneur nous révèle le visage d’un Dieu humain, d’un Dieu qui sait compatir, d’un Dieu blessé par l’injustice de la mort de l’être aimé. Le Dieu des Chrétiens n’est pas un Dieu froid et lointain dont l’absence ou l’irritation permettrait les détresses. Il demeure à nos côtés, victime lui-même du mal jusqu’à subir l’injustice et le supplice de la croix. Devant le tombeau de Lazare, Jésus est
« bouleversé d’une émotion profonde » qui s’exprime dans les larmes. Aujourd’hui, nous entrons dans son intimité, Il entre dans la nôtre, proche compagnon de nos détresses. Il est l’icône d’un Dieu qui écoute, s’émeut et comprend.
Repris par l’émotion, à l’entrée du tombeau, Il révèle un Dieu qui aime jusqu’à ne pas laisser le dernier mot à la mort. Il n’accepte pas sa loi implacable. La mort n’est pas une fatalité. Tel est le sens de cette parole forte, proférée avec autorité :
« Lazare, Viens dehors ! » Cette parole est adressée à chacun et à chacune d’entre nous, avant de l’être à l’ami qui se relève. A chacun le Seigneur dit :
« Viens dehors ! », ne reste pas dans les ténèbres de la mort et de la crainte,
« Viens dehors ! », la vie est toujours victorieuse. Si nous acceptons cette parole, les liens de la peur qui nous retiennent se brisent et l’espérance nous illumine, révélant par delà l’épreuve, la justesse de ce verset du livre des Lamentations :
« Les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées, ses miséricordes ne sont pas finies. » Ainsi, au cœur du carême se profile déjà le triomphe de Pâques, une nuit de Lumière qui vient transfigurer la nuit de ténèbres que nous avons vécue.
Alors en ce jour, à la lumière des cierges résonnera le chant de l’Exultet:
« ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine,
la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)…
Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre,
où s’unissent l’homme et Dieu. » Frères et sœurs, chères familles éprouvées par le deuil et la séparation, après les bouleversements légitimes, un horizon nouveau s’ouvre à nous, laissant entrevoir la certitude d’une rencontre nouvelle par delà le seuil éprouvant de la mort. Telle est la foi des chrétiens, telle est l’espérance qu’ils proclament. Cette espérance est la force et la grandeur des saints.
Permettez-moi de laisser le dernier mot au Pape Benoît XVI qui a bien voulu me transmettre ce message à votre intention :
« Informé de la violente tempête qui s’est abattue sur plusieurs régions de France, faisant de nombreuses victimes, j’exprime mes vives condoléances aux familles endeuillées et assure de ma profonde sympathie toutes les personnes atteintes par cette catastrophe. Je recommande les défunts à la miséricorde de Dieu et prie pour qu’une généreuse solidarité permette aux personnes touchées par ce drame, notamment celles qui ont tout perdu, de trouver le réconfort et l’assistance dont elles ont besoin. De grand cœur, j’invoque l’abondance des Bénédictions divines sur toutes les personnes durement éprouvées . Amen »
Le pape Benoît XVI exprime ses vives condoléances aux victimes de la tempête Xynthia
Informé de la violente tempête qui s'est abattue sur plusieurs régions de France, faisant de nombreuses victimes, le Pape Benoît XVI exprime ses vives condoléances aux familles endeuillées et assure de sa profonde sympathie toutes les personnes atteintes pas cette catastrophe. Une messe en mémoire des victimes et de leurs familles a été célébrée à la cathédrale de Luçon, ce jeudi 4 mars à 15h00.
Monseigneur A.Planet présidera la Sainte Messe en mémoire des victimes et de leurs familles endeuillées victimes de la tempête Xynthia lundi 08 mars à 18H à la cathédrale Saint Michel de Carcassonne
Voici un secrétaire d'état parfait. Mais c'était il y a cent ans
Il s'appelait Rafael Merry del Val et Pie X voulut l'avoir à ses côtés. Rarement une nomination a été aussi réussie. L'historien Gianpaolo Romanato en fait le portrait. Ce qui amène à une comparaison avec la curie vaticane d'aujourd'hui.
Le journal du Saint-Siège qui a publié, le 26 février 2010, l'article du professeur Romanato à propos du cardinal Merry del Val ► L'Osservatore Romano
Secrétaire du conclave de 1903, Merry del Val en écrivit le journal officiel, publié pour la première fois en annexe dans le livre suivant ► Luciano Trincia, "Conclave e potere politico. Il veto a Rampolla nel sistema delle potenze europee, 1887-1904", Edizioni Studium, Rome, 2004, 322 pages, 23,00 euros.
A propos du pape dont Merry del Val fut le secrétaire d’état, Pie X, et de son œuvre de "modernisation" de l’Église catholique, voir ce reportage de www.chiesa, contenant un autre article important du professeur Romanato, tiré de "L'Osservatore Romano" ► Saint Pie X un pape d'arrière-garde - Non, un cyclone réformateur comme on n'en avait jamais vu - 13.05.08
Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.
Irak : La situation est difficile, mais les chrétiens ne perdent pas l’espérance
“Construire une nation plus mûre, où les chrétiens soient reconnus et respectés”. Interview du P. Bashar Warda CSsR, recteur du Séminaire chaldéen d’Ainkawa